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Full text of "Précis de minéralogie"

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A.de Lapparent 


Précis 


4 + de 
_ Minéralogie 


Paris 
Masson & C* Editeurs 


PRÉCIS 


MINÉRALOGIE 


OUVRAGES DU MÊME AUTEUR 


Cours de Minéralogie, 3° édition. 14 vol. grand in-8° avec 619 gra- 
vures dans le texte et une planche lithographiée, , . 45 fr. 


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augmentée. 3 vol. grand in-8° avec 850 fig. dans le texte. 35 fr. 


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géologique de la France, imprimée en couleurs, cartonné 
OT Tes PT M Re AE. nie int ue n'OALDE 


La Géologie en chemin de fer. Descriplion géologique du bassin 
parisien (Brelagne aux Vosges. Belgique à Auvergne). 1 vol. 
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Leçons de Géographie Physique, 2° édilion entièrement refon- 
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Notions générales sur l'écorce terrestre. 1 vol. in-18 avec 
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Le Siècle du fer. 4 vol. in418. . . . . . . . 2-6 le ot ÉTOR 


Coulommiers. — Imp. Pau BRODARD. — 676-190]. 


_. C £ 
MINÉRALOGIE 


A. DE LAPPARENT 


MEMBRE DE L'INSTITUT 
PROFESSEUR A L'ÉCOLE LIBRE DE HAUTES ÉTUDES 


QUATRIÈME ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE 


AVEC 3939 GRAVURES DANS LE TEXTE 
ET UNE PLANCHE CHROMOLITHOGRAPHIÉE 


PARIS 
MASSON ET Ci, EDITEURS 
120, BOULEVARD SAINT-GERMAIN 


1902 


Tous droits réservés. 


TABLE DES MATIÈRES 


INTRODUCTION . Sd 


CHAPITRE I. NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA. SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


4, Disposition de la malière dans les corps cristallisés, , , ÿ 
2, Principes de la symétrie cristalline. . . . , . . . . . « 46 
3. Notion des formes cristallines. re 2ÿ 
CHAPITRE II. ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 

1. Système cubique. . . . nor Le + 35 
DE — hexagonal. tete ä 5l 
8. — quadratique. ë : 56 
4. = rhomboédrique. : ôl 
5. -— rhombique. . : 12 
6, monoclinique. . D NET ON NS 18 d 
iË — triclinique. . . Tr Be tm eo Ci Oo UP 
8. Principe des mesures et des calculs cristallographiques. 


LIVRE PREMIER 


CRISTALLOGRAPHIE 


PREMIÈRE SECTION 


CRISTALLOGRAPHIE GÉOMÉTRIQUE 


TABLE DES MATIÈRES. 


DEUXIÈME SECTION 


= CRISTALLOGRAPHIE PHYSIQUE 


CHAPITRE I. PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


£ 4. Lois générales de la réfraction dans les cristaux, . . , . 89 
$ 2. Cristaux à un axe. Cristaux à deux axes. . . . . . . . . 94 
3 Apparells de polarisalion: % 0: 5.3, 0 4 00700 98 


Pal 

S 4, Figures d’interférence des cristaux. . , : : . . . . . . . 400 
£ 5. Polarisation rotatoire. Polarisation chromatique. Poly- : 
CALME NS En nn Rec Ms is en ei a AUD | 
CHAPITRE IT, PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERSES. GROUPEMENTS [ 
CRISTALLINS. CRISTALLOGÉNIE, 
$ 4. Action des phénomènes mécaniques, de la chaleur et de L 

lÉIECUTICILE SUN IES CTISAUX, rene em ce un nn d0 

RP GTOUDEMENLTS CHISLAINS SERA OMR 0, Re at OLlIR 

À S+3, Isomorphisme. Polymorphisme. . . . . . . , . . . . . 1429 
ROTISIALIORENIE 216 Che eo tenter 21e Ve IN NUS 4 

LIVRE DEUXIÈME 
DESCRIPTION DES ESPÈCES MINÉRALES 

CHAPITRE I. GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. l 

$ 4. Composition et notation des espèces. . , . , , , . . . . 4137 

S2-2Délermination les MINÉTAUX, 6505 es 5. 1. ED 
Se “ 


NCIS CATON TES PESPRCES M Se re 0 rester 010) 


CHAPITRE II. DESCRIPTION DES MINÉRAUX DU PREMIER GROUPE 
OU ÉLÉMENTS DES ROCIES FONDAMENTALES. 
Premier ordre. Éléments silicatés des roches acides. 


PREMIÈRE CLASSE. ÉLÉMENTS ESSENTIELS. 


Famille de la silice, — Quartz, Calcédoine, Tridymite, Opale, 
Famille des feldspaths. — Genre feldspathide. -— Orthose, 


TABLE DES MATIÈRES. 


Microcliné, Albite, Oligoclase, Andésine, Labrador, Anor- 


thite. Isomorphisme des plagiocläses, , . . . . . . . . 476 | 
Genre feldspathoïde. Leucile ou Amphigène, Néphéline, 
Haüyné, Noséane, Oulremer ou Lapis-Lazuli, Sodalite, Tri- fi 
phane ou Spodumène, Pélalile ou Castor. : . . . . . . . + 155 
Famille des Micas, Biotite, Méroxène, Lépidomélane, Phlo- | 
gopite, Zinnwaldite où Lithionite, Lépidolite, Muscovile, 
Damourite, Paragônite, Séricile, Margarite, , . . , . . . , 189 


DEUXIÈME CLASSE, SILICATES ACCESSOIRES DES ROCHES ACIDES. : 


Première famille. Silicates accessoires des granites et gneiss. 


—Cordiérite ou Dichroïte, Sphène, . . 4 : : : . . , , .. 492 ! | 
Deuxième famille, Silicales accessoires des pegmatites. 
Tourmaline, Axinite, Topaze, Emeraude ou Béryl. . . . . . 494 | | 


Troisième famille, Silicates accessoires des syéniles éléoli- 
tiques. Zircon, Cérérite ou Cérile, Thorile ou Orangite, ; Il 
Gadolinite, Allanite1Octhile a D re  eUz 


Deuxième ordre, Éléments silicatés des roches basiques, 


PREMIÈRE CLASSE. ÉLÉMENTS ESS 


ENTIELS, 


Famille des pyroxènes et des amphiboles. Genre Pyroxène. 
Diopside, Salite, Hédenbergite, Diallage, Fassaïle, Augite. 204 
Genre Amphibole. — Trémolite, Actinote, Hornblende. , . . 207 
Genre Enstalite. — Enstatile, Bronzile, Hypersthène. . . . . 209 
Famille du Péridot. — CGhrysolile, Olivine, Hyalosidérite, 


LRU COR M En A On CV 


DEUXIÈME CLASSE. SILICATES DES ROCHES AMYGDALOÏDES. ZÉOLITES. 


Mésolype, Analcime, Thomsonile, Ghristianite, Apophylilite, 
Chabasie, Slilbite, Heulandite, Laumonite, Prehnite, Har- 
MOUIOE TR GlotAtatens er ein Die sa 2 Cu D 'UTIRATE 


Appendice. — Glauconie, Nontronile, Palagonite. . , , . . . 219 À 
Troisième ordre. Silicates de métamorphisme, 


PREMIÈRE CLASSE. SILICATES D’ALUMINE. | 


Famille des silicates anhydres d’alumine. — Andalousite, Chias- | | 
tolite ou Macle, Sillimanite, Fibrolite, Disthène, Slaurotide. 219 

Famille des silicates d'alumine hydratés. Genre Argile. — 

Halloysile, Argiles plastiques, Argiles réfractaires, Allophane, 


TABLE DES MATIÈRES. 


Kaolin, Pyrophyllite, Pagodite, Agalmatolite, Montmorillo- 
nite, Stéargilite, Argiles smectiques où Smectiles, Bol. . 


DEUXIÈME CLASSE. SILICATES NON EXCLUSIVEMENT ALUMINEUX. 


Famille des silicates anhydres ou peu hydratés. — Genre 
Grenal. — (Grossulaire, Pyrope, Almandine, Spessarline, 
Mélanite, Ouwarowite, Idocrase,, . 5 + , à. 27e 

Genre Wernérite. — Méïonite, Paranthine ou Wernérite, 
Dipyre, Couseranile. :.: :, £ ; 

Famille des silicates hydratés. — Épidote, Diemoniles Zoïsie, 
Wollastonite. — Genre Chlorite. — Pennine, Clinoc os 
Ripidolite. — Genre Clintonite. — Seyhertite (Clintonite), 


Cbloritoïde, Sismondine, Otlrélite. . . . . . . . . . …. , . 
Genre Serpentine, — Tale, Stéatite, Magnésite, Serpentine. . 
TROISIÈME SECTION 


DESCRIPTION DES MINÉRAUX DU DEUXIÈME GROUPE 
OU ÉLÉMENTS DES GITES MINÉRAUX 


Premier ordre. Oxydes et oxysels non métallifères, 


Oxydes., — Glace, Rulile, Analase, Brookite, Corindon, Dias- 
pore, Beauxite, : . . . . UT PORT DIN ARTE TRE 
Aluminates: — NON banes Spiele, Hercynite, Gahnite, 
CrelitOMEEMDYSIUILES eme em er em el di 
NIGrA LS = INIETE AA NN tale reele ed ia we tete ER 
Borales, — Borax, Pricéile, Boracite, . . . . M ut 
Carbonates. — Famille des carbonates obieues — W ithé; 


rite, Strontianite, Aragonite, Alstonite, Barylocalcite, . - . 
Famille des carbonates rhomboédriques. — Calcite, Dolomie, 
Giobertite, Pistomésite, Mésiline, . . à. . . , 4. 


Famille des carbonates hydratés. — Natron. , , . . . . 
Sulfates. Famille des sulfates anhydres. — Barytine, Célestine, 

Anhydrite (Karsténite). . . . . . . LIN PNR NANTES 
Famille des sulfates hydralés. — Éypse, Roi) Kiesérite, 

Polyhalite, Webstérile, Alunite, Alun, . , . , . . 
Phosphates. — Apatite, Uranite, Chalcolite. . . . . . .. 
Famille des phosphates alumineux. — Wavellite, Tv aUDIEe 

RIADIOIDITE PE Se ee Ce TT Te 
Arséniales. — Pharmacies 


Tungstales, Niobates. — Scheelite, Pyrochlore. 


TABLE DES MATIÈRES. IX 


Deuxième ordre. Sels haloïdes, 
Chlorures. — Sel gemme, Carnallite, Salmiac. . . . . . . . 264 
Fluorures. — Fluorine, Cryolite. . . . . . . . . TOTAT SN RADR 
QUATRIEME SECTION 


DESCRIPTION DES MINÉRAUX DU TROISIÈME GROUPE 
OU MINERAIS MÉTALLIQUES 


Premier ordre. Minéralisateurs. 


PREMIÈRE CLASSE. MINÉRALISATEURS PROPREMENT DITS. 


Éléments minéralisateurs. — Soufre, Sélénium, Tellure, 
ATEeNIC,,  ADUITOIME, 2575 Me le Bras Ch OR TND 

Combinaisons mutuelles des éléments minéralisateurs. — 
Genre Arsenic. — Orpiment, — Réalgar. . . . . . . : , . 271 
Genre Antimoine, — Stibine, Sénarmontite, Exitèle ou Valen- 


tinite, Kermésite, Allemontite. 


DEUXIÈME CLASSE. MINERAIS DES MÉTAUX ACIDIFIABLES, 


Genre Molybdène, — Molybdénite, 273 
Genre Chrome, — Chromite, Chromocre. 274 
Genre Tungstène, — Wolfram. ST MALO TPE 275 
Genre Manganèse, Minerais non oxydés. — Alabandine. 275 
Oxydes. — Pyrolusite, Braunite, Hausmannite, Acerdèse, Psi- 

lomélane, Wad. St 0 Do TANT OIL LA SRES 276 

Oxysels. — Dialogite, Triplile, Rhodonite, Friedélite. 278 
Deuxième ordre, Minerais des métaux proprement dits. 
Minerais de fer, — Fer natif, — Fer, ,; + + «=, , . , . . . +: "280 

Minerais non oxydés., — Sulfures. — Pyrrhotine, Pyrite, Sper- 

Mise O0-Marcasile. 2 et: cree MS tr ce tt TR TR 
Arséniosulfure: —"Mispickel 4 me TT RE AE 
Minerais oxydés. — Oxydes. — Magnétite ou fer oxydulé, Oli- 

giste, Martite, IIménite ou fer tilané, Gœthite, Limonite. ., 285 
Oxysels; Carhonate, Sulfate. — Sidérose, Mélantérie. . . , . 289 
Phosphate, Arséniates, Silicate., — Vivianile, Scorodile, Phar- 

macosidérite, Arséniosidérite, Chamoisite. . . . . 291 


Minerais de cobalt. — Minerais non oxydés. — Smaltine, Cobal- 
tine, Glaucodoto. Er Li 


TABLE DES MATIÈRES. 


Minerais oxydés. — Asbolane, Érythrine. 

Minerais de nickel. — Minerais non oxydés. — Millérites Nické- 
line, Chloanthite, Disomose ou Gersdorffile. , . . . . . . . 

Minerais oxydés. — Annabergite ou Nickelocre, Pimélile, Gar- 


niérite, Nouméite. Mes TOR LE LR PT 
Minerais de zinc. — Minerais non oxydés. — Sulfures. — 
Blende, Wurtzile, Spiaulérile. , CES TR 
Minerais oxydés, — Oxydes et Carbonates. — Zincite, Fran- 
klinile, Smilthsonile, Zinconise. 
MST EAP M PR NET 20 RU 
Silicates. — Willémite, Troostite, Calamine, 
Minerai d'étain. — Cassilérile. . . . . . . , à 1 à 
Minerais de plomb, — Minerais non oxydés. — Sulfure. =Gpiène. 
Antimoniosulfure. — Bournonite. : : 
Minerais oxydés. — Oxydes. — Massicot, Minime 
CGarbonate, Sulfate. — Cérusile, Anglésite,. Le 14 
RURALE, Arséniates. — Pyromorphile, Plombgomme, Mimé. 
Molybdale, Vanadates, Chromate. — Wulfénile ou Mélinose, 
Vanadinile, Descloizite, Crocoïse. st À di FES 
Minerais haloïdes, —- Chlorure, Chloroc born t — Cotunnite, 


PHOSBENLLON LEE, L'arbre E 
Minerais de bismuth. — Bismuth natif. 


Minerais non oxydés, — Bismuthine, Patrinite. 6 
Minerais oxydés. — Bismuthocre, Bismuthite, Éulyline: : 
Minerais de cuivre. — Cuivre natif. RER OS 2 
Minerais non oxydés. — Sulfures, — Chalcosine, Covelline, 
Chalcopyrite, Erubescile, . . . . ï PER Pur 


Arséniures, Arséniosulfures, Attinionbsalture s, Cuivres gris. 
— Enargite, Famalinite, Chalcostibite, Panabase, Tennantite. 

Minerais oxydés. — Oxydes. — Cuprile. . , . . . . +1 

Carbonâtes. — Malachile, Azurite. 

Sulfates. — Cyanose, Brochantite. : 

Phosphates, Arséniales, — Libethénite, Lunnite, Olivénite, 

Silicates. — Dioptase, Chrysocolle. 

Minerais haloïdes, — Alacamite, 

Minerais de mercure, — Mercure natif. 

Sulfure, — Cinabre. 

Chlorure, — Calomel. 

Minerais d'argent. — Argent natif. 

Minerais non oxydés. — Amalgame. . . . . 

Sulfures. — Argyrose, Argyrile ou Argentite, Aonnihite, ‘Arseh 

topyrite. 


297 
298$ 
299 
300 
302 
303 
303 
304 


305 


307 


309 
309 
310 
310 
310 


311 


313 
315 
316 
317 
317 
318 
318 
318 
319 
319 
320 
320 


TABLE DES MATIÈRES. XI 


Antimoniure, Anlimoniosulfures, Arséniosulfures. — Dyscrase, 
Polybasile, Stéphanite ou Psathurose, Pyrargyrite ou Argy- 


rYEhTose, PTOUSELLO MIT EVE MR SN TUE 
Minerais haloïdes. — Cérargyrile, Bromargyre, Embolite, 

lodargyre. ME di, Ta ET 
Minerais d'or, Or natif. . ; À : STE 2 
Amalgame, Tellurures. Auramalgame, Sylvanite, Nagyagile 

ou Elasmose. 324 
Minerais divers. — Platine. 325 

CINQUIÈME SECTION 
DESCRIPTION DES MINÉRAUX DU QUATRIÈME GROUPE 
OU COMBUSTIBLES MINÉRAUX 

Série du Carbone. — Diamant, Graphite. . . . . . . . . . . 326 
Charbons fossiles. Anthracite, Houille, Lignite, Tourbe, . 328 


Cires, Bitumes, Résines. — Ozocérite, Bitumes, Naphte, Éla- 
térite, Asphalte, Ambre ou Succin, . . . . . . . . « « . « 330 
Sels organiques. — Mellite. . . do ar EN 
APPENDICE 


Recueil d'indications pratiques pour la détermination des 


cristaux et des espèces caractéristiques. 331 
LEXIQUE 
Table des noms d’espèces den hit 


FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES 


En SA Se CR JR 


PRÉCIS 


DE 


MINÉRALOGIE 


INTRODUCTION 


La iMINÉRALOGIE a pour objet la connaissance des espèces 
entre lesquelles peuvent se répartir les corps inorganiques ou 
minéraux, 

Tandis que, chez les êtres organisés, chaque individu est 
formé de parties distinctes, qui diffèrent entre elles par leur 
nature et par leur structure, toutes les portions d’un minéral 
homogène sont identiques et construites de la même facon. 
De plus, alors qu'un organisme est le siège de transformations 
incessantes, dont la série ordonnée constitue ce qu'on appelle 
la vie, l'état d'un minéral est destiné à demeurer absolument 
invariable, aussi longtemps que le milieu ambiant ne subit 
pas de modifications. 

Si l’on brise un minéral homogène, chacun des fragments 
obtenus est un individu, au même litre que le corps dont il 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE, 1 


2 INTRODUCTION, 

provient. Il y à cependant une limite à ce fractionnement. 
Tout corps est formé par la réunion d'un certain nombre 
d'alomes, c'est-à-dire de particules qui, par leur petitesse, 
échappent à nos sens, mais dont chacune n’en est pas moins 
caractérisée par l'invariabilité de sa masse, comme par la 
constance de ses propriétés. En vertu de leurs attractions et 
de leurs affinités réciproques, les atomes se groupent, sans se 
toucher, de manière à former par leur association de petits 
assemblages, appelés molécules. Si, par la pensée, on réduit 
les atomes à des points, l'ensemble de ces points, distribués 
d'une manière déterminée autour du centre de gravité de 
chaque molécule, fait naître une figure géométrique, C'est un 
polyèdre infiniment petit, dont chaque sommet correspond à 
un atome et qui peut être considéré comme le véritable indi- 
vidu minéral. Or il est clair que si l’on détruit cet assemblage, 
on pourra bien encore avoir de la matière, mais on aura fait 
disparaître l'individualité du corps considéré 1, 

Tout corps minéral est donc caractérisé spécifiquement par 
son polyèdre moléculaire, c’est-à-dire par la nature, le nombre 
et l'arrangement mutuel des atomes dont la molécule physique 
se compose. Si ces atomes sont de même nature, le minéral 
est dit simple; s'ils sont de nature différente, le minéral est 
composé. Deux minéraux sont de même espèce lorsqu'il y à 
indentité dans leurs polyèdres moléculaires. 

C'est à la chimie minérale que revient le soin de déterminer 


la nature et le nombre des atomes propres à chaque molé- 


1. On pourrait, à la rigueur, concevoir théoriquement des corps simples, 
dont la molécule se réduirait à un seul atome. Mais bien des raisons, dont les 
plus fortes sont tirées de Ja cristallographio, autorisent à penser que tous les 
corps simples cristallisables sont polyatomiques, c'est-à-dire que leurs der- 
niers éléments sont des molécules, formées par la réunion de plusieurs atomes 


identiques. 


INTRODUCTION. 3 
cule. Mais l'arrangement de ces atomes, c'est-à-dire l'architec- 
ture de la molécule, est du ressort de la Minéralogie. C'est 
aussi à cette science qu'il appartient de définir les diverses 
propriélés physiques des espèces, au moins de celles qui se 
présentent toutes faites dans la nature et qui, affectant d’une 
manière habituelle l'état solide, entrent à ce titre dans la 


composition de l'écorce terrestre. 


Pour une espèce donnée, c'est-à-dire pour une forme et une 
nature déterminées du polyèdre moléculaire, il pourrait 
exister de très nombreuses variétés, en ce qui concerne l'ar- 
rangement réciproque des molécules. Mais il n'y a guère, en 
réalité, que deux manières d'être distinctes pour les miné- 
raux : l’état amorphe, caractérisé par l'absence de tout arran- 
gement intérieur, ce qui fait que le minéral, en devenant 
solide, s'adapte exactement aux formes du milieu qui le 
contient; l’état cristallin, où les molécules se disposent 
régulièrement, de telle sorte que le minéral solide se termine 
par des surfaces planes, encadrant un polyèdre susceptible 
d’une définition géométrique, Le premier état prend nais- 
sance quand un corps passe brusquement de la condition de 
liquide à celle de solide. On peut se le représenter en ima- 
ginant que les molécules aient été jetées pêle-mêle, les unes 
à côté des autres, Le second élat se manifeste quand la soli- 
dification du corps à été assez lente et assez exempte de 
troubles extérieurs pour que les molécules aient été libres de 
n'obéir qu'à leurs actions réciproques. 

D'après cela, on peut dire que la cristallisation représente 
l'état de perfection de la matière minérale, et on comprend 


que la définition chimique des espèces doive toujours se faire 


INTRODUCTION, 
de préférence à l’aide des variétés cristallisées. Cette manière 
d’être est même tellement conforme à l'ordre de la nature 
. qu'il n'existe presque pas de minéraux absolument amorphes. 
Le plus souvent ceux qu'on regarde comme tels sont des 
assemblages de parties cristallisées très petites et confust- 
ment enchevêtrées. Pour ce motif, la cristallographie, c'est- 
à-dire la science qui traite de la matière cristalline, est la 
partie fondamentale de la Mintralogie. Son importance est 
d'autant plus grande, qu'ayant affaire aux corps dans leur ‘ 
plus grand état de simplicité et de stabilité, elle permet, 
mieux que toute autre branche de nos connaissances, de ‘ 


pénétrer dans les secrets les plus intimes de la matière. 


LIVRE PREMIER 


CRISTALLOGRAPHIE 


PREMIÈRE SECTION 


CRISTALLOGRAPHIE GÉOMÉTRIQUE 


CHAPITRE PREMIER 


NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE 


s1 


DISPOSITION DE LA MATIÈRE DANS LES CORPS 
CRISTALLISÉS 


Définition de l’état cristallin, — On se représente commu- 
nément un cristal comme un assemblage nécessaire de faces 
planes et d'arêtes rectilignes, limitant un solide d'apparence 
géométrique. Mais si cette figure extérieure est la manifesta- 
tion habituelle de l'état cristallin, elle n’en est pas une con- 
dition indispensable, et un corps peut être parfaitement 
cristallisé sans qu'on y observe de faces ni d'arètes. L'essence 
de la cristallisation réside tout entière dans la régularité de 
l'arrangement des particules, et cette régularité se traduit par 
le mode de distribution des propriétés physiques. Expliquons- 
nous sur ce point. Pour cela, choisissons une propriété par- 


6 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


ticulière, par exemple le mode de propagation de la chaleur à 
l'intérieur des corps, el voyons comment s'effectuera celte 
propagation, suivant que le minéral considéré est amorphe ou 
cristallisé. 

Pour étudier ce qu'on appelle justement la conductibilité 
calorifique d'un corps, on y taille, dans une direction quel- 
conque, une face plane; on étend sur cette face une couche 
mince et uniforme de cire; puis on approche une pointe 
étallique chaude, jusqu'à ce qu'elle touche la face consi- 
dérée, À partir de ce point, la chaleur se propage de proche 
en proche, ce qui fait fondre la cire, Au bout d’un certain 
temps, la portion fondue est séparée de la partie encore solide 
par une courbe, qui réunit tous les points simultanément 
atteints par le mouvement calorifique. 

Or si l’on fait cette expérience avec un corps amorphe, tel 
que le verre, la courbe est toujours un cercle, quelle que soit la 
direction suivant laquelle la face à été taillée. Cela prouve 
que, dans un tel corps, {a chaleur se propage également vite 
suivant toules les directions. Il en est autrement avec-un corps 
cristallisé. En général, la courbe de fusion est une ellipse; c'est- 
à-dire qu'au bout d’un temps donné, l& chaleur s'est propagée 
à des distances inégules, ayant cheminé plus vite suivant cer- 
taines directions privilégites. De plus, la forme de cette 
ellipse, c’est-à-dire la valeur relative des vitesses de propagu- 
tion, varie avec la direction de la fuce considérée, Seulement, 
pour toutes les faces parallèles, en quelque endroit qu'elles 
aient été taillées, l'ellipse est la même et toujours orientée de 
la même facon. 

De là il est permis de conclure que, dans un corps cristallisé, 
la conductibilité calorifique, variable avec les directions considé- 
rées, est la même pour toutes les directions parallèles, quel qu'en 
soit le point de départ. 

D'un autre côté, ce mode de distribution n'est en aucune 
façon spécial à la conductibilité calorifique. Il en serait exac- 
tement de même pour toutes les autres propriétés physiques, 
conductibilité optique, dureté, élasticité, ete. On peut donc 
dire que ce qui caractérise un corps cristallisé, par opposition 
avec un corps amorphe, c’est, d'une part, la différence des pro- 
priélés physiques suivant les diverses directions, et, d'autre part, 


DISPOSITION DE LA MATIÈRE DANS LES CORPS CRISTALLISÉS. 1 


l'identité des mêmes propriétés suivant toutes les directions paral- 
lèles, quel qu'en soit le point de départ. 

Mais, dans un corps, la distibution des propriétés physiques 
ne peut dépendre que du mode de répartition des particules 
matérielles. En effet, comment la chaleur, en particulier, se 
propage-t-elle? En excitant, de proche en proche, un mouve- 
ment vibraloire, qui se transmet de particule à particule, Si, 
sur deux directions données, le mouvement se propage iné- 
galement vite, c'est sans doute parce que les particules y sont 
inégalement rapprochées et qu'ainsi la communication des 
ébranlements ne s’y fait pas de la même façon. On peut donc 
transformer l'énoncé de la proposition précédente et dire 
que, dans un corps eristullisé, la répartition des particules maté- 
rielles, variable en général avec les directions considérées, est la 
méme pour toutes les directions parallèles. 

Interprétation géométrique des faits. Assemblage de 
parallélépipèdes. — La formule que nous venons d'établir 
est le résumé de ce que l'expérience nous apprend relative- 
ment à la constitution des corps cristallisés. Or cette formule 
est si simple, qu'elle peut recevoir de suite une remarquable 
interprétation géométrique. Il suffit pour cela de la trans- 
former légèrement, de la manière suivante : 

Puisque, dans l'étude des propriétés physiques, le choix du 
point de départ des directions, à l'intérieur du corps, est 
absolument indifférent, si, à partir d'un point donné, on 
représente, d'une manière quelconque, la distribution des 
particules suivant les diverses directions de l’espace, la figure 
ainsi obtenue ne sera pas spéciale au point considéré. Il y 
aura, dans le corps, une infinité de points auxquels cette 
même figure sera applicable, c'est-à-dire relativement aux- 
quels la distribution des particules Sera la méme. Donnons à ces 
points le nom de points homologues, et nous pourrons dire 
que, dans un corps cristallisé, il existe une infinité de points 
homologues. Au contraire, dans un corps amorphe, la distri- 
bution de la matière, établie autour d'un point donné, est 
spéciale à ce point, et ce ne pourrait être que par le plus 
grand des hasards qu'elle serait la même autour d'un autre 
point. On peut dire que, dans un tel corps, l'arrangement des 
particules est essentiellement confus. De là vient que toutes 


8 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE, 


les directions se valent; non que, sur loutes, les particules 


soient disposées de même, mais parce que, de tous côtés, il 
règne assez de confusion pour qu'aucune direction ne soit 
prépondérante relativement à d’autres. 

Le fait de l'existence d’une infinité le points homologues étant 
établi, une analyse très simple, qui n'exige que les ressources 
de la géométrie la plus élémentaire !, permet de démontrer 
les propositions suivantes : D'abord, toute ligne qui réunit 
deux points homologues, distants d'une longueur 4, en con- 
tient une infinité d’autres, équidistants de la même quantité 
a. Ainsi les points homologues sont répartis sur des séries de 
files linéaires, dont chacune est caractérisée par son équidis- 
tance ou paramètre, variable en général avec la direction 
suivie, mais identique pour toutes les directions parallèles, 
Cela revient à dire que, dans un cristal, sur chaque direction 
suivie, les particules matérielles ont un espacement uniforme, 
variable avec la direction, 

En second lieu, les files linéaires se groupent ensemble sui- 
vant des plans parallèles, où leur entre-croisement produit 
des réseaux de parallélogrammes, dont les sommets ou nœuds 
sont les seuls points homologues de chaque plan. 

Enfin, si l’on véut avoir tous les homologues d'un milieu 
cristallin, supposé indéfini, on les trouvera seulement aux 
intersections mutuelles de trois systèmes de plans parallèles 


| et équidistants, définissant une suite de parallélépipèdes égaux 

| et régulièrement juxtaposés. Ainsi, dans le milieu cristallin 
d représenté par la figure 1, tous les points homologues sont les 
| points tels que A, A,, A, A", Bo, Bi, B'o, B', ele. Ce sont 


les intersections mutuelles des plans A, A° A,, B, B' Bi, d'une 
part; A5 À 6 Bo; Ai Ai B;, d'autre part; enfin A,A, B,A'0 A! B. 
Ces intersections s'appellent nœuds, parce que, dans chaque 
plan, elles sont disposées comme les nœuds d'un filet ou 
réseau à mailles de parallélogrammes. 

Il semble qu'on puisse déduire de ce qui précède un mode 
de représentation très simple d'un corps cristallisé. Dans un 
tel corps, les centres de gravité des divers polyèdres molécu- 
laires apparaissent, au premier chef, comme des points homo- 


1. On on trouvera le détail dans notre Cowrs de Minéralogie. 


DISPOSITION DE LA MATIÈRE DANS LES CORPS CRISTALLISÉS. 9 


logues. Ils doivent donc tous occuper les nœuds d'un assem- 
blage de parallélépipèdes. De plus, en continuant à appliquer 
le même principe fondamental, on voit sans peine que ces 
polyèdres doivent être orientés de la même façon; et, d'ailleurs, 


Fig. 1. 


on se rend compte que cette identité d'orientation est de 
nature à assurer beaucoup mieux l'équilibre interne du 
système. Par suite, la constitution particulière des cristaux 
homogènes semblerait pouvoir être exprimée par quelque 
chose d'analogue à la figure 2 (où chaque sommet de parallé- 
lépipède porte le centre de gravité d’un polyèdre moléculaire, 
auquel on à donné la forme d’un octaèdre non régulier). 

Notion des particules complexes. — Cependant cette con- 
ception résulte d’une extension abusive du principe expéri- 
mental qui nous a servi de base. 

En effet, si tous les points d’un cristal nous paraissent 
identiques, c'est parce que l'expérience, qui établit cette iden- 
tité, porte non sur des points mathématiques, mais sur une 
portion appréciable de matière autour de chaque point. Quel- 


D 


| 
| 
| 
| 


10 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


que perfectionnés que soient nos appareils, ils sont toujours 
loin de rendre sensibles des dimensions comparables aux 
intervalles moléculaires, qu’on sait, pour diverses raisons, 
devoir être inférieurs à un centième de micron (le micron 
étant le millième de millimètre). C'est donc sans droit qu'on 
se baserait sur le principe fondamental pour admettre l'iden- 
tilé d'orientation de tous les polyèdres moléculaires, 

En outre, l'analyse détaillée des phénomènes de cristallisa- 


tion conduit à penser que l'élément primordial d'un cristal 
doit être quelque chose de beaucoup plus compliqué qu'une 
simple molécule chimique. Déjà, pour les vapeurs, par exemple 
pour la vapeur de soufre, on sait que la densité est suscep- 
tible de varier en raison inverse de la température; ce qui ne 
peut s'expliquer que si, avec la diminution de cette dernière, 
il se fait une condensation qui réunit plusieurs molécules en 
une seule, La condensation doit être plus forte encore quand 
on passe à l'état liquide, pour s'accentuer avec le passage à 
l'état solide. 

De la sorte, il est très vraisemblable, conformément à la 
conception développée par M. F. Wallerant, que le dernier 
élément d'un cristal est ce qu'on peut appeler une particule 
complexe, formée par le groupement, autour de certains 
éléments de symétrie, de plusieurs particules fondamentales, les 
unes identiques entre elles, mais différemment orientées, les 


DISPOSITION DE LA MATIÈRE DANS LES CORPS CRISTALLISÉS. 411 


autres inverses des premières, c’est-à-dire se comportant, 
relativement à celles-ci, comme un objet relativement à son 
image vue dans un miroir. Enfin chaque particule fondamen- 
tale résulterait elle-même du groupement de plusieurs molé- 
cules chimiques. 

C'est donc seulement aux particules complexes que s'appli- 
querüil la notion d'orientation identique, et la figure 2 n’expri- 
merait la structure du cristal qu'à la condition d'y voir, sur 
lesnœuds,non pas des polyèdres moléculaires, mais les polyèdres 
incomparablement plus compliqués que formerait l’associa- 
tion de plusieurs particules fondamentales en une particule 
complexe. 

Conséquences de la disposition réticulaire. — Un assem- 
blage réticulaire a cela de particulier que, si lon y choisit trois 
nœuds quelconques, tels que As, A1, A (fig. 3), ces trois nœuds 
définissent un plan qui contient une intinité d’autres nœuds, 


disposés en quinconce ou en réseau avec les trois premiers, I y 
a donc, dans un cristal, une infinité de plans réticulaires dont 
chacun offre, en toutes ses parties, la même distribution de 
la matière, el si, en général, cette distribution varie avec la 
direction des plans, elle est la même pour tous les plans 
parallèles. Ce n'est d'ailleurs que suivant des surfaces planes 
qu'a lieu cette identité de constitution. De là vient qu'un 
cristal tendra toujours à se limiter au dehors par des plans, 
dont chacun réunit dés particules qui, à un moment donné, 


12 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALEINE, 


sont toutés dans les mêmes conditions relativement au milieu 
ambiant. De là vient aussi que. si la direction de ces plans est 
importante, leur position absolue l'est beaucoup moins, ce qui 
fait qu'un cristal n’a pas, à proprement parler, de forme 
définie, mais seulement un ensemble de faces, dont les direc- 
tions seules sont invariables et qui peuvent se rapprocher ou 
s’écarter les unes des autres de toutes les manières possibles. 
C'est ainsi, par exemple, qu'un cristal prismatique de quartz 
peut avoir aussi bien la section hexagonale régulière de la 
figure 4 que la section aplatie de la figure 5, Toutes deux sont 
cristallographiquement équivalentes, parce que, dans l'une et 
dans l’autre, tous les angles ont la même valeur, ce qui fait 
que les plans correspondants demeurent parallèles. 

Ce n'est pas tout, Chaque direction de plan réticulaire est 


r— 


Fig. 4. Fig, 5. 


caractérisée par la densité du plan, c’est-à-dire par le nombre 
des centres de gravité particulaires dont il est chargé sur 
l'unité de surface. Or cette densité varie beaucoup suivant les 
directions que l'on considère. Elle peut être très forte pour 
certains plans et très faible pour certains autres. Sur ces 
derniers, les particules auront nécessairement moins de cohé- 
sion et, par suite, les faces ayant celte direction auront très 
peu de chances de se produire. Ainsi, bien que, thtorique- 
ment, le nombre des faces possibles, dans un cristal, soil 
illimité, en pratique, celles-là seules se produiront, qui cor- 
respondent à des plans de grande densité. 

Enfin, s'il existe (comme on peut le voir dans les figures 
1 et 3) bien des manières de former les parallélépipèdes d'un 
assemblage cristallin ou assemblage réticulaire, suivant la façon 
dont on opère la jonction des nœuds, du moins il y à une 
chose qui ne varie pas : c’est le nombre des nœuds contenus 


ASSEMBLAGES RÉTICULAIRES, 13 


dans un espace donné. De quelque façon qu'on les réunisse 
(à condition d'en embrasser une suflisante quantité pour que 
le nombre de ceux qui resteraient en dehors de la réunion 
opérée soit relativement négligeable), il y aura toujours autant 
de parallélépipèdes que de nœuds. Par conséquent, le volume de 
ces parallélépipèdes est invariable. Or ce volume est le pro- 
duit de la surface de la base par la distance des deux plans 
choisis pour limiter le parallélépipède. Plus la surface de la 
base sera petile (c'est-à-dire plus sera grande la densité du 
plan réticulaire auquel elle appartient), et plus la distance 
des deux plans devra être grande pour faire compensation. 

Par là s'explique la propriété du clivage, en vertu de laquelle 
lant de cristaux se débitent en lames parallèles, dont l'épais- 
seur n'a souvent d'autre limite inférieure que la finesse de 
l'outil employé pour opérer la séparation. Un cristal clivable 
sé divise suivant des surfaces planes, parce que c'est sur de 
telles surfaces que se produit le maximum de cohésion et que 
les particules tendent avec le plus de force à demeurer unies. 
Les plans dé plus grande densilé particulaire se séparent 
d'ailleurs plus aisément que les autres, parce que l'effort 
nécessaire pour opérer la division rencontre entre ces plans, 
à cause de la plus grande valeur de leur écartement, le mini- 
muin de résistance. Toutes les directions parallèles étant iden- 
tiques, le même clivage doit se produire par tout le cristal 
avec une égale facilité et, s'il est dans l'essence du milieu 
qu'il s'y trouve plusieurs directions planes de même densité 
réliculaire, le clivage s'y produira dans les mêmes conditions, 
Au contraire, à des directions d'inégale densité correspondront 
des clivages inégalement faciles. C'est ainsi que la galèné 
présente trois clivages également faciles, tandis que la fluo- 
rine en offre quatre et que la blende en possède six. Au con- 
traire, les divers clivages du gypse sont inégalement faciles, 
parce qu'ils correspondent à des directions réticulaires qui 
ne sont pas identiques. 

Définition géométrique des cristaux, — Troncatures 
rationnelles. — [Un assemblage cristallin, autrement dit un 
corps cristallisé défini, est complètement caractérisé par son 
noyau, c'est-à-dire par son parallélépipède, et celui-ci, à son 


tour, sera pleinement connu si l’on donne (fig. 6) les direc- 


1% NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


tions Ox, Oy et Oz de ses trois arêtes fondamentales, ainsi que 
leurs paramètres «, b, c. 

Ces trois arêtes sont trois files de centres particulaires, sui- 
vant chacune desquelles l’équidistance 
des centres est égale au paramètre 
correspondant, 

Par suite, puisqu'elles suffisent entiè- 
rement à définir le cristal, toute direc- 
tion de face admissible, telle que QRS, 
devra être formée par la jonction d'un 
nœud quelconque Q de Ox avec deux 
autres nœuds, pris l’un R sur Oy et 
l'autre S sur 03. OQ est égal à un nom- 
bre entier de fois le paramètre 4, On 


peut donc poser 0Q = ma; de même, 
Fig. 6 OR = nb, OS = pe; m, n, p élant trois 
nombres entiers. Les lrois quantités 

ma, nb, pe définissent pleinement la direction de la face. 

Une autre face sera définie par m'a, n'b,p'e, m', n'elp' étant 
trois autres nombres également entiers. Alors les rapports 
respectifs de ces trois quantités seront Us ï. D c'est-à-dire 
des nombres rationnels \, 

Cest précisément ce qu'Haüy avait découvert expérimenta- 
lement comme la loi fondamentale de la cristallographie. 
Pour lui, un cristal quelconque était toujours le résultat de 
modifications apportées à une forme primitive prismatique, 
c'est-à-dire parallélépipédique, par voie de troncatures opé- 
rées sur les angles ou sur les arêtes, Ainsi, soit ABCDEFGH 
(fig. 7) le parallélépipède primitif d'une espèce minérale 
donnée. Toute face non parallèle aux faces de ce prisme fon- 
damental peut être conçue, dans le cas le plus général, comme 
venant tronquer l'angle A. Peu importe d’ailleurs à quelle dis- 
tance du point A cette troncature sera placée, les faces d'un 
cristal n'étant définies que par leur direction et non par leur 
position absolue. Si donc QRS est la troncature en question, 


1. On appelle ainsi des nombres entiers ou constitués par le rapport de deux 
nombres entiers. 


TRONCATURES RATIONNELLES, 15 


: sa direction sera entièrement définie par les rapports mutuels 

: des longueurs AQ, AR, AS, ou, ce qui revient au même, par 

les valeurs relatives des rapports D a les trois arêtes 
AB, AD, AE étant les trois paramètres «, b, e, qui servent, par 
leurs directions et leurs grandeurs, 
à définir entièrement la forme fon- 
damentale. 


K 
Posons N 
il { C 
AU—ESMAB, AR —=- TAN, 
q r » 
1 : 
AS = =. AE, | 
5 | 
q, r,S élant trois nombres quelcon- 
ques, qui servent à définir la tron- Fig. 7. 1 
cature. Une autre face, Q'R'S, | 
non parallèle à la première, sera définie à son tour par trois b 


! ' U Q e] e 
nombres g'2" s', si l’on pose 


AOL ARE AD 

q r 
Or l'observation avait conduit Haüy à reconnaître que les 
ADR: ASE à té To à 
A0" AR” As" c'est-à-dire q 
rationnels etgénéralementexprimés par des nombres simples. 
Si d’ailleurs, pour définir les longueurs AB, AD, AE des 


I EBRe : 
1, 7, Sont toujours 
ñ À 


1 Si 


rapports 
ap] ë 


arêtes du prisme, on se sert précisément de l’une de ces faces, 
par exemple de g'?' s' (ce qui revient à admettre AQ° = AB, 
AR’ = AD, AS’ = AE), les rapports précédents deviennent 
TX (Qu ‘ 
SRE 

({ VS 

Ainsi les faces d'un cristal sont caractérisées par ce fait, que 


- ét portent le nom d'indices de la face ou troncature QRS, 


les indices numériques qui servent à les définir sont toujour 
rationnels et généralement simples. Telle est la loi des indices 
ralionnels, établie par Haüy pour les trois arêtes du prisme 
fondamental et étendue depuis à tout système de trois axes 
cristallographiques, c’est-à-dire de trois arêtes cristallines 
divergeant d'un même point. 

Or, d'après ce que nous venons de voir, cette loi expéri- 


16 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


mentale n'est rien autre chose que la traduction nécessaire de 
la constitution parallélépipédique des corps cristallisés. 
Zones. — l'ensemble des faces parallèles à une même 
direction porte, en cristallographie, le nom de zone, et on 
appelle axe de la zone la direction commune à laquelle les 
diverses faces sont parallèles, Ainsi un parallélépipède 


ABCDEFGIH (fig. 7) résulte de la combinaison de trois zones : 
1o la zone des faces ABCD, BCFG, FGHE, HEAD, ayant pour 
axe la direction BC; 2° la zone des faces ABCD, ABFE, FEHG, 
HGCD, avec AB pour axe; 3° Ja zone des faces ABFE, BFGC, 
GCDH, DHEA, avec AE pour axe. Chaque face fait ainsi partie 
de deux zones, ce qui la détermine entièrement si l'on con- 
naît les deux axes de zones, un plan étant défini en direction 
par la condition d’être parallèle à deux lignes données. 

La considération des zones joue un grand rôle dans les 
applications pratiques de la cristallographie. Deux zones indé- 
pendantes, formées par quatre faces distinctes, suffisent pour 
définir un solide cristallographique et, en groupant deux à 
deux les intersections de ces quatre faces, on fait naître, par 


dérivalions successives, toutes les faces admissibles dans le 
système. Ce n'est pas seulement une vue théorique. L'expé- 
rience enseigne que les faces d'un cristal se groupent toujours 
par zones, quelquefois très riches en facettes, comme si l’exis- 
tencé des zones déjà formées commandait, en quelque sorte, 
celle des t'oncatures modificatrices. 


$S 2 
PRINCIPES DE LA SYMÉTRIE CRISTALLINE 


Définition de la symétrie, — Puisque tous les corps cris- 
tallisés sont des assemblages de particules identiquement 
orientées, dont les centres de gravité occupent les nœuds d'un 
système de parallélépipèdes, il est clair qu'autant il y aura de 
variétés d’assemblages, autant il y aura de combinaisons 
admissibles pour la symétrie cristalline. 

Or une étude géométrique très simple ! permet d'établir 


1. On en trouvera le développement dans notre lors de Minéraloyie. 


DÉFINITION DE LA SYMÉTRIE, 17 


que les assemblages réticulaires ne comportent que sept 
variétés distinctes. Chacune d'elles est définie par la forme 
particulière du noyau qui lui correspond. Mais il est rare que, 
dans la nature, ce noyau parallélépipédique se présente à 
nous dans toute sa simplicité, Tantôt il est modifié par des 
h'oncatures, qui abattent certains angles ou certaines arêtes; 
tantôt ces troncatures se développent au point de faire entiè- 
rement disparaître les faces du noyau. Dans tous les cas, le 
nombre des faces et leur direction sont réglés par des lois 
fixes. Une face donnée, définie par sa forme et ses propriétés 
physiques (éclat, développement, état terne, rugueux ou strié 
de la surface, etc.), se répète un plus ou moins grand nombre 
de fois, mettant en évidence, dans le cristal, une symétrie qui 
dépend de la nature du noyau. Voilà pourquoi, avant d'indi- 
quer les diverses variétés de parallélépipèdes qui peuvent 
exister, il convient, pour en faciliter la définition ultérieure, 
de dire en quoi consiste et comment s'exprime la symétrie 
d'un polyèdre. 

On appelle centre de symétrie d'un polyèdre un point tel, que 
tous les sommets du polyèdre se correspondent deux à deux, 
sur des lignes menées par ce centre et à égale distance de 
part et d'autre. Il est aisé de voir que tout parallélépidède est 
nécessairement pourvu d'un centre, qui est le point commun 
de rencontre des quatre diagonales, 

On appelle axe de symétrie une ligne telle qué, si l’on fait 
tourner le polyèdre d'un certain angle autour de cette ligne; 
on procure simplement la substitution mutuelle des sommets, 
De la sorte, après celte rotation, l'aspect du polyèdre, pour 
un observateur immobile, se retrouve exactement le même 
qu'auparavant. Si l'angle de la rotation qui procure cette sub- 
stitulion est égal à 7 c'est-à-dire s’il est contenu n fois dans 
la circonférence entière), on dit que l'axe de symétrie est 
d'ordre n. Ainsi une rotation de 180 degrés correspond à un 
axe d'ordre 2 ou binaire; celle de 120 degrés à un axe d'ordre 3 
ou ternaire, etc. 

Enfin on appelle plan de symétrie un plan tel, que les som- 
mets du polyèdre se correspondent, deux à deux, sur des per- 
péndiculaires à ce plan et à égale distance de part et d'autre. 


z ñ c) 
PRÉCIS DE MINERALOGIE, # 


ÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


18 NOTIONS GE) 


Cela posé, il est facile de démontrer qu'un parallélépipède, 
en vertu même de sa constitution géométrique, n’admet d'au- 
tres axes que ceux d'ordre 2, 3, # ou 6, c’est-à-dire binaires, 
ternaires, qualernaires et sénaires. Toute autre valeur du 
numéro d'ordre de l'axe serait absolument incompatible avec 
la structure parallélépidédique. C'est ce qui explique com- 
ment la symétrie quinar'e, ou d'ordre 5, ne s'est jamais ren- 
contrée dans les cristaux !. 

Ces définitions une fois posées, il nous reste à faire con- 
naître, pour chaque système admissible, la nature du noyau 
parallélépipédique, ainsi que le degré de sa symétrie. 

Étude des systèmes de symétrie. — 10 Système cubique. — 
Le plus parfait des noyaux, le plus riche en éléments de 
symétrie, est celui dont les trois arêtes fondamentales ont le 
même paramètre el, de plus, sont à angle droit les unes sur 
les autres. Ce noyau est un cube, Les éléments de symétrie, 
passant tous par le centre 0, se disposent de la manière sui- 
vante (fig. 8, 9) : 

Il y a trois axes quaternaires QQ', Q10Q', Q:0Q':, respectivement 
parallèles aux trois systèmes d’arêles du cube, et ayant leurs 
paramètres égaux, définis par la longueur O0. On voit aist- 
ment que si, autour de QQ', par exemple, on fait tourner le 
noyau de 909, le sommet 1 se substituant à 5, 5 prend la place 
de 6, 6 celle de 2, et 2 celle de 1. 

Ensuite viennent quatre axes ternar'es, qui sont les diago- 
nales du cube, savoir : 1-8, 2-7, 6-3, 5-4, Une rotation de 1200 
autour de 1-8 substitue 1-2 à 1-5, 1-5 à 1-3 et 1-3 à 1-2. Le 
paramètre de ces axes est la demi-diagonale O1. 

Enfin il y a six aves binaires, qui sont les lignes BB, B,B’, 
B,B',, BB, B,B',, B,B', (fig. 9). Chacune d'elles joint le milieu 
d'une arête au milieu de l'arête opposée et est, par consé- 
quent, parallèle à la diagonale de l'une des faces du cube. Ainsi 
BB' est parallèle à la diagonale qui irait de 4 à 4. Son para- 
mètre est la valeur de cette demi-diagonale, On s'assure aisé- 
ment que, si l’on fait tourner tout le noyau de 1809 autour de 


1. Ce fait, si bien expliqué par la nature spéciale des parallélépipèdes, mérite 
d'autant plus d'être noté que la symétrie d'ordre 5 se retrouve fréquemment 
chez les animaæux, par exemple chez les échinodermes. 


SYSTÈMES DE SYMÉTRIE, 19 


BB’, { prend la place de 5, 4 celle de 8, et lous les autres 
sommets ne font que se substituer les uns aux autres. On voit 
aussi que chaque axe bi- 
naire est bissecteur de 
l'angle formé par deux 
axes quaternaires. Ainsi 
BB’ partage en deux par- 
ties égales l'angle de QQ! 
avec 0,0". 

Le cube à trois plans 
de symétrie principauæ, qui 


sont les plans 00,00". 
Q0,0'0',, 010,010’, (fig. 8), 
dont chacun comprend 


deux axes quaternaires, 
tels que QQ'et Q,0",, ainsi que les deux axes binaires bissecteurs, 
BB' et B,B':. Ces trois plans principaux sont parallèles aux trois 
systèmes de faces du cube. 

Enfin les plans diago- 
naut du cube, au nombre 
de six, sont des plans de 
symétrie (fig. 9), différents 
des premiers, mais identi- 
ques entre eux. Ainsi, rela- 
tivement au plan 1-6-8-3, 
les sommets 5 et 2, d'une 


part, 7 et #, d'autre part 


sont disposés comme les 
sominets 1-6, 3-8, relati- fie, 9. 
vement au plan 5-2-4-7, 

Si l’on désigne les axés quaternaires, ternaires et binaires, 
respectivement par L#, 13, L?, les plans qui correspondent 
aux axes pairs par P*et P?, etle centre par C, le symbole total 
de la symétrie du système cubique sera : 


3L4, 48, GL2, C, 3P4, GP2. 


Chaque plan Pt est perpendiculaire à un axe L#; chaque 
plan P?à un axe L?. On remarquera que chaque plan prin- 


20 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


cipal Pt contient à la fois deux axes quaternaires et deux axes 
binaires; que chaque plan P2, ou plan diagonal du cube, con- 
tient à la fois un axe quaternaire, deux axes ternaires et un 
axe binaire. Ainsi le plan 1-4-8-5 (fig. 9) contient l'axe binaire 
BB', les deux axes ternaires ou diagonales allant de 4 à 8 et 
de # à 5, enfin la parallèle à l’arête 1-5, menée par le centre 0, 

20 Système hexagonal. — Après le cube, la plus grande 
richesse appartient au système pourvu d'un axe sénaire, auquel 
six axes binaires sont perpen- 
diculaires. Le véritable noyau de 
ce système est un prisme droit, 
dont la base est un losange de 
soixante degrés. Mais si l’on 
accouple ensemble trois de ces 
parallélépipèdes, on obtient un 
prisme hevagonal régulier (fig. 10), 
qui peut être considéré comme 
la forme fondamentale du sys- 
(ème. 

L'axe sénaire est la ligne SS’, 
qui joint les centres des deux 
bases et est parallèle aux arêtes 
verticales du prisme; son para- 
mètre estOS, Une rotation de 60° 
autour de cette ligne substitue 1 à 2, 2 à 3, 3 à 4, etc. 

Si l'on considère la section droite menée par le centre O, il 
y à trois axes binaires de première espèce, BB, B,B',, B,B', 
parallèles aux côtés de cette section droite, c'est-à-dire aux 


côtés de la base hexagonale, et trois axes binaires de seconde 
espèce, CC’, GC, C:C', parallèles aux apothèmes de la base, ou, 
ce qui revient au même, aux lignes joignant les sommets de 
deux en deux, telles que la ligne qui irait de B, en B',, par 
exemple, On s'assure sans peine, d’un côté qu'une rotation 
de 1809 autour de l’un quelconque des six axes ne fait qu'opérer 
la substitution des sommets; d'autre part que la disposition 
des sommets, relativement aux axes B, n’est pas la même que 
par rapport aux axés GC, qui sont ainsi d'espèces distinctes. Le 
paramètre des axes B est OB; celui des axes C est OC. 

Le plan de la section droite, qui contient les six axes 


SYSTÈMES DE SYMÉTRIE. 21 


binaires et est normal à l'axe SS', est un plan principal de 
symétrie. En outre il y a rois plans de symétrie, parallèles aux 14 


! 
> : : s 2 | 
faces prismatiques et passant à la fois par chacun des axes (l 


binaires de première espèce et par l'axe sénaire; tandis que 


trois autres plans, passant par les axes de seconde espèce, 


sont respectivement perpendieulaires aux faces prismatiques. 


Les six plans, deux à deux d'espèces distinctes, c’est-à-dire 


correspondant à deux modes de disposition réciproque des 


sommets, se coupent tous suivant l'axe sénaire SS’,. Le 
symbole tLotal de la symétrie du système hexagonal peut 


s ecrire 


A, 31?,-8L?, C,:17, 3P; 3P° 


Les plans P, perpendiculaires aux axes L, sont ceux qui 
passent par les axes L’ et réciproquement, IL désigne le plan | 
principal, normal à l’axe sénaire AS, 
30 Système quadratique. — Après le système hexagonal vient 
celui dont le noyau est un prisme 
droit à base carrée ou prisme quadra- 
tique (lig. 11). La ligne QQ", 
le centre O perpendiculairement aux 
deux bases, et telle qu'une rotation 
de 90° autour de cette ligne opère la 


menée par 


substitution des sommets, est un axe 
quaternaire, de paramètre OQ. Dans 
la section droite GC,C'C',, menée par 0 
parallèlement aux bases, les lignes BB" 


et B,B', parallèles aux côtés des carrés 
de base, sont telles, qu'en imprimant Fig: 11. 
au noyau une rotation de 180° autour 
de chacune d'elles, on remplace simplement la base du 
haut par celle du bas et réciproquement. Ce sont donc des 
axes binaires identiques, de paramètre OB. Les diagonales CC, 
CC, forment aussi deux axes binaires semblables, mais | 
différents des prémiers, auxquels ils ne peuvent pas être 
substilués, et ayant pour paramètre OC. 

La section droite CG, GC, est évidemment un plan dé 
symétrie, dit plan principal parce qu'il est normal à l’axe 


2 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


1% 


principal quaternaire. Les plans menés par QQ' et BB', QQ' et 
B:B',, parallèles aux faces verticales du prisme, sont des plans 
de symétrie de première espèce, tandis que les plans diagonaux 
QCQ'C', QGQ'C', sont des plans de symétrie de seconde espèce. 
La disposition des sommets, par rapport aux premiers, est 
différente de ce qu'elle est par rapport aux seconds. 

Le symbole total de la symétrie du système quadratique est : 


LOL AL LC TT 2P; 2P*: 


Les plans P sont perpendiculaires aux axes L, les plans P’ 
le sont aux axes L', et II est normal à Af. 

4° Système rhomboëdrique. — Supposons maintenant un 
noyau formé de trois 
losanges égaux (fig. 12), 
T6-1-2, T2-3-4, T4-5-6, 
réunisen T,se touchant 
suivant les arètes T6, 
T2, T4, et auxquels font 
face, complétant le 
parallélépipède, trois 
autres losanges pareils, 


réunis en T', Le noyau 


ainsi composé, dont 
Fine 19. toutes les faces sont 
: des rhombes, s'appelle 
rhomboëdre. La ligne TT! est un axe ternaire; car une rotation de 
1200 substitue 1 à 3, 2 à 4, 3 à 5, # à 6. Le paramètre de l'axe 
est OT, Par le milieu O de cet axe menons les lignes BB', 
B,B',, B,B%, qui aboutissent respectivement aux milieux des 
arêtes 1-6, 3-4, 1-2, 5-4, 2-3, 6-5; ces trois lignes seront dans 
un même plan, normal à l’axe, et à 60 degrés les unes des 
autres. Si l'on fait tourner tout le système de 180° autour de 
BB', on substitue 1 à 6, 3 à 4, T à T', 2 à 5. C'est donc un 
axe binaire de paramètre OB, et il en est de même des deux 
autres, 
On voit aussi que le plan qui passe par l'axe TT et l'arête 
T4, et coupé la face T2-1-6 suivant la diagonale T1, est perpen- 
diculaire à cette face T2-1-6, en même temps qu'il est bissec- 


SYSTÈMES DE SYMÉTRIE, 23 


teur de l'angle du plan T2-3-kavec T6-5-#. C'est done un plan de 
symétrie, el il en est de même des plans qui, passant par TT', 


contiennent les arêtes T2 et T6. 
Le symbole de la symétrie du système rhomboédrique est 


ainsi : 


Chaque plan P est perpendiculaire à tn axe L et il n'y a 
qu'une espèce de plans comme une espèce d'axes; chaque 


axe L pouvant prendre la place d'un autre par une rotation de 
1209 autour de TT’. Perpendiculairement à cet axe ternaire, 
il n'y à pas de plan principal de symétrie, !\A 

50 Système rhombique. — Dans le système qui vient ensuite, | 
il n'y a plus d'axe cristallogra- | 
phique principal. Le noyau est 
un prisme droit à base rhombe ou 
prisme rhombique (fig. 13), possé- 
dant trois axes binaires inégaux, 
OB, OC, OD, dont l’un a la direc- 
tion de l’arête prismatique, tandis 
que les deux autres sont parallèles 
aux diagonales de la base rhombe, 
Pris deux à deux, ces axes engen- 
drent {rois plans de symétrie d'es- 


pèces différentes, dont chacun, 
contenant deux des axes, est per- 
pendiculaire au troisième. Ces plans sont les plans diagonaux 
du prisme el la section droite menée par le centre 0. 

On pourrait aussi construire un prisme droit, ayant BR’ pour 
arête et une base rectangle dont les côtés seraient CC’ et DD’, 
Ce prisme reclangulaire droit serait le noyau de l'assemblage 
au même titre que le prisme rhombique, 

La symétrie du système orthorhombique ou plus simplement 


rhombique est 


6° Système monoclinique. — Inclinons un prisme rhombique, 
de manière que ses arêles prismatiques, sans pencher ni à 
droite ni à gauche, cessent de faire un angle droit avec le 


24 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


plan de la base, Nous aurons pour noyau un prisme incliné à 
base rhombe (fig. 1%), dit prisme clinorhombique, prisme obli- 
que symétrique ou encore monocli- 
nique. 

I n'y a plus qu'un axe binaire BB 
passant par le centre O et parallèle 
à celle (2-4, 6-8) des diagonales de 
la base rhombe qui fait un angle 
droit avec la direction 1-5 de l’arête 
prismatique, Le plan de symétrie 
1-3-5-5 est perpendiculaire à l'axe 
BB’, Seule, une rotation de 180 
autour de cet axe peut restituer les 


différents sommets, Le symbole 
du système monoclinique est 


NAN LE 


1° Système triclinique. — Au delà du système monoclinique, 
il n'y à plus qu'une combinaison possible : c'est celle d'un 
parallélépipède quelconque ou 
doublement oblique (fig. 15), dont 
les trois arêtes fondamentales 
1-2 
d'inégale longueur ef inclinétes 
inégalement les unes sur les 


1-4 et 1-5, sont à la fois 


autres, d'où le nom de #icli- 
nique, Le seul élément de symé- 
trie est le centre O0, point de 


concours commun des quatre 
diagonales, et le symbole se réduit à C. 

RÉSUMÉ, — Si l'on se reporte aux diverses formules qui 
viennent d'être établies, lesquelles comprennent toutes les 
variétés admissibles de parallélépipèdes et, par conséquent, 
d'assemblages réticulaires, on remarquera que partout, à 
chaque axe d'ordre pair correspond un plan de symétrie, et 
réciproquement; que, de plus, tout axe principal est l'in- 
téersection de plans de symétrie en nombre égal à son 
numéro d'ordre (trois pour un axe lernaire, six pour un axe 
sénaire, elc.); enfin qu'à tout axe d'ordre »n correspondent 


NOTION DES FORMES CRISTALLINES. 25 


n axes binaires perpendiculaires, et réciproquement. La soli- 
darité qui existe ainsi entre les plans de symétrie et les axes 


d'ordre pair est la conséquence rigoureuse de l'existence du 
centre. La géométrie démontre que, dans tout solide centré, 
la présence de l'une des catégories d'éléments entraîne néces- 
sairement celle de l’autre. 


PA 


NOTION DES FORMES CRISTALLINES | 


Définition d’une forme cristalline, — Le degré de symétrie 
d'un système s'accuse au dehors par le nombre et l'espèce 
des formes cristallines dont il est susceptible. On appelle forme 
cristalline l'ensemble de toutes les faces qui, en vertu de la {D 
symétrie, doivent se produire simultanément dans l'acte de la 
cristallisation. 

Représentons-nous le cristal en voie de formation. Les 
particules du liquide qui va prendre l'état solide se sont déjà 
disposées comme il convient à la cristallisation, c’est-à-dire 
qu'orientées de même, elles ont leurs centres de gravité aux 
nœuds d’un assemblage réticulaire, Il faut que la partie soli- 
ditiée se limite au dehors, et nous savons déjà que cette limi- 
tation ne peut se faire que par des faces planes, puisque c'est 
suivant des plans qu'il y a identité de constitution des assem- 
blages en réseau, Lorsqu'une de ces faces prend naissance, 
cela veut dire qu'à ce moment, les conditions sont telles que 
la partie solide tende à se séparer, suivant la direction de 
cette face, du liquide ambiant. Or la cristallisation ‘est un 
acte propre, aussi indépendant que possible des influences 
externes, Les conditions qui déterminent la formation d'une 
face dépendent donc, par-dessus tout, des relations mutuelles 
des particules, ou, pour mieux dire, de l'arrangement des 
nœuds avec lesquels elles coïncident. D'autre part, nous 
sayons que cel arrangement est identiquement le même pour 
toutes les directions qui, en vertu de la symétrie particulière 
au milieu cristallin donné, sont équivalentes à celle que nous 
considérons, Par suile, les raisons qui déterminent la produc- 


26 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


tion d'une face doivent agir, au même moment et au même 
degré, suivant les directions conjuguées de la première, et 
ainsi le cristal tend à se limiter simultanément par un 
ensemble de facettes identiques, toutes dérivées de l’une 
quelconque d'entre elles conformément aux exigences de la 
symétrie du système, " 

C'est ce qu'avait reconnu Haüy, lorsque, partant de la 
notion des formes prismatiques fondamentales, il énonçait sa 
loi de symétrie, d'après laquelle, dans une forme primitive, 
tous les éléments identiques, angles ou arêtes, devaient rece- 
voir simultanément les mêmes modifications. 

Génération d’une forme cristalline, — Cela post, il est 
facile de se rendre compte du nombre de faces que comporte 
une forme cristalline simple dans chaque système. Prenons 
l’une quelconque des facettes de la forme. 

Les causes qui en déterminent la production peuvent ne 
pas nous être connues; mais le seul fait de cette production 
atteste un ensemble de conditions qui agissent, comme il 
vient d'être dit, sur d'autres directions et commandent la 
naissance des facettes conjuguées. Aussi la première peut-elle 
s'appeler face déterminante, parce que, à elle seule, étant 
donnée la symétrie du système, elle suffit à engendrer toutes 
les autres, et voici comment : s'il y a, dans le système, un 
axe d'ordre #, la facette doit se répéter trois fois en tournant 
autour de cet axe. S'il y a trois axes de ce même ordre, elle se 
répétera trois fois autour de chacun d'eux. En général, elle 
devra se répéter, autour de chaque axe, autant de fois qu'il y a 
d'unités moins une dans le numéro d'ordre de l'axe. 

Mais tout système cristallin complet est pourvu d’un centre. 
Gräce à ce centre, à chaque facetle, déjà obtenue par les 
rotations précédentes, une autre correspond, symétrique de 
la première relativement au centre, c'est-à-dire parallèle et 
diamétralement opposée. Il en résulte le doublement des faces 
déjà trouvées. 

Ainsi, le système cubique comprenant 3 axes quaternaires, 
la facette déterminante, que nous appellerons 1, engendre, en 
tournant autour de ces axes, 3 x<(4— 1) =3 x 3—9 faces nou- 
velles. Autour des quatre axes téernaires, il y en aura 4 x< (3 — 1) 
—= 4} X2—=8; enfin autour des six axes binaires, 6 <(2— 1) —=6, 


GÉNÉRATION D'UNE FORME CRISTALLINE. 21 


Le total sera 1H9L8+L6—24, C'est ce nombre qu'il faut 
doubler pour satisfaire à l'existence du centre. On aura donc 
en tout 48 faces. 

Il est vrai que nous ne nous sommes pas occupés ici des 
plans de symétrie. Mais il n'y avait pas lieu de le faire; car 
on démontre, en géométrie, que l'existence simultanée d’un 
centre et d'un axe d'ordre pair entraîne, obligatoirement et 
implicitement, celle d'un plan de symétrie normal à l’axe. 
Done, dans la recherche des éléments des formes cristallines, 
une fois qu'on a mis en jeu les axes de symétrie, le centre 
fait double emploi avec les plans, et il suffit d'avoir satisfait 
aux exigences du premier pour que celles des seconds soient 
remplies ipso fucto, ou réciproquement, 

La forme la plus générale du système cubique se composera 
ainsi de 48 faces, qu'on peut répartir en deux moitiés : une 
demi-forme directe, de 2% faces, dont tous les éléments déri- 
vent de la facette déterminante par rotalion autour des axes 
de symétrie, et une demi-forme inverse, dont chaque face est 
parallèle et opposée par le centre à une des faces de la demi- 
forme directe, 

On démontrerait de même que le nombre des faces doit 
être de 2 >< 12 ou 24 dans le système hexagonal, de 2 >< 8 ou 16 
dans le système quadratique, de 2 X<6 ou 12 dans le système 
rhomboédrique, de 2 ><3 ou 6 dans le système rhombique, de 
2 >< 2 ou 4 dans le système monoclinique, enfin de 2 seule- 
ment dans le système triclinique. D'après ces derniers exem- 
ples, on voit qu'une forme cristalline n’est pas nécessairement 
fermée. Il y a de ces formes qui ne se suffisent pas et qui, pour 
engendrer un cristal complet, devront s'associer ensemble à 
plusieurs. Du reste, une forme, même complète, est très souvent 
unie à d’autres, et le plus grand nombre des cristaux naturels 
porte des facettes appartenant à diverses formes réunies. 
Ainsi les cristaux de roche bipyramidés résultent de la super- 
position de trois, parfois de cinq formes. Seulement ces cinq 
formes représentent cinq moments distincts (quoique très voi- 
sins) de l'acte de la cristallisation, et avec un peu d’attention, 
rien que par les caractères physiques extérieurs (éclat, cou- 
leurs, poli, striage, etc.) on peut arriver à distinguer les 
unes des autres, sur un cristal donné, les facettes qui corres- 


28 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


pondent aux diverses formes, dont l'individu offre la super- 
position. 

Formes obliques, parallèles, normales. — La règle que 
nous venons d'indiquer, pour le caleul du nombre des faces, 
ne s'applique qu'à ce qu'on appelle les formes obliques, c'est- 
à-dire à celles dont la facette déterminante est oblique relati- 
vément à tous les axes de symétrie du système. Mais il peut 


très bien arriver que la facette, dont les conditions de la cris 
tallisation déterminent la production initiale, soit ou paral- 
lèle, ou normale à un des axes. De là deux nouvelles catégo- 
ries, celle des formes parallèles et celle des formes normales. 
Supposons une facette déterminante qui soit parallèle à un 
axe binaire. En la faisant tourner de 180 degrés aulour de 
cet axe, nous obtiendrons une seconde facette parallèle et 
opposée à la première et qui, par conséquent, se confondra 
avec celle que le centre eût exigée. Ainsi toutes les formcs 
parallèles aux axes pairs sont réduites à la moitié du nombre 
des faces de la forme oblique. Imaginons maintenant une 
facette normale à un axe d'ordre 4. Nous aurons beau la 
faire tourner autour de cet axe, sa position ne changera pas, 
et au lieu de quatre facettes conjuguées à l'axe, il n’y en aura 
qu'une. Ainsi, pour les formes normales, la réduction du 
nombre des faces peut être beaucoup plus considérable: que 
pour les formes parallèles. 

Or les formes restreintes, c'est-à-dire parallèles ou normales, 
ont une grande importance; car il se trouve que les plans, 
qui les déterminent, appartiennent toujours aux directions 
de plus grande densité réticulaire, c'est-à-dire à celles qui ont 
le plus de chances de se manifester dans la cristallisation. 
Aussi ces formes sont-elles extrèmement fréquentes, et, en 
général, beaucoup mieux développées que les formes obliques. 

Notion de l’hémiédrie. — D’après ce que nous ayons vu 
jusqu'ici, il semble que, sauf les cas d'avortement purement 
accidentel (comme quand un cristal est implanté sur une 
gangue), une forme cristalline devrait toujours se produire 
avec Le nombre complet de faces qu'exige la symétrie du sys- 
tème. Cependant les choses ne se passent pas toujours de 
celte manière et il est des cas nombreux où une partie des 
faces fait défaut, sans qu'on puisse en attribuer labsence à 


VARIÉTÉS MÉRIÉDRIQUES. 29 


une cause extérieure visible. Le cas le plus habituel est celui 
qu'offrent les cristaux de quartz, de pyrite, de tourmaline, où 
certaines formes sont réduites à la moitié du nombre de leurs 
éléments, 

Gette circonstance, longtemps considérée comme une simple 
dérogation à la loi de symétrie, & été désignée sous la rubrique 
d’hémiédrie et on a appliqué le nom de létarloëdrie au cas où 
la réduction ne laisse plus subsister que le quart du nombre 
des faces, En cherchant à établir, par l'expérience, les lois de 
ces phénomènes, on a éLé amené à reconnaitre qu'il pouvait 
y avoir trois modes particuliers d'hémiédrie, c'est-à-dire trois 
procédés employés par la nature pour opérer, dans une forme 
cristalline, la suppression d'un certain nombre des faces que 
la symétrie paraissait exiger. 

Dans le premier mode, dit hkémiédrie plagièdre, si l'on con- 
sidère la forme générale oblique, on constate que la suppres- 
sion d'une face sur deux s'est faite de telle façon, que les 
deux polyèdres formés, l'un par les faces conservées, l’autre 
par les faces supprimées, ne soient pas supérposables, Chaque 
face du premier est symétrique d'une face du second relali- 
vement à un plan, c'est-à-dire que le premier est au second 
ce qu'un objet est à son image dans un miroir, 

Dans le second mode, dit Aémiédrie à faces parallèles ou 
parahémiédrie, la suppression, suivant celle des facettes que 
l'on conserÿe comme face déterminante, donne lieu à deux 
solides conjugués superposables, ne différant l'un de l'autre 
que par leur orientation et tels que, dans chacun d'eux, les 
faces soient deux à deux parallèles et opposées par le 
centre. 

Enfin le troisième mode, dit hémiédrie à faces inclinées ou 
antihémiédrie, est caractérisé par ce fait que les solides con- 
jugués, toujours superposables, n'offrent pas de couples de 
faces parallèles. 

Non seulement cet ensemble de régles empiriques ne révèle 
rien quant à la cause de l'hémiédrie, mais il n'explique pas la 
production de certains cristaux, tels que ceux de tourmaline, 
où il arrive qu'une extrémité de l'axe porte un pointement 
qui manque à l’autre extrémité. Aussi a-t-il fallu imaginer 
pour cela, sous le nom d'hémimorphisme, comme une nouvelle 


30 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


fantaisie de la nature, lui permettant de ne réaliser que la 
moitié des combinaisons de l’hémiédrie régulière. 

Étude rationnelle de l’hémiédrie. Considération des po- 
lyèdres moléculaires. — L'hémiédrie va prendre à nos yeux 
un tout autre caractère, si nous faisons intervenir la notion 
des particules complexes. En effet, lorsque, pour établir la 
génération d'uné forme cristalline, nous avons dit que deux 
faces devaient se produire simultanément quand elles corres- 
pondaient à des réseaux identiques, nous raisonnions comme 
si les particules pouvaient être réduites à leurs centres de 
gravité, c'est-à-dire aux nœuds du réseau avec lequel ces cen- 
tres coïncidaient, Mais les particules ont une forme propre el 
il est très possible que, en vertu de cette forme, les conditions 
de cristallisation, relativement au milieu ambiant, ne soient 
pas les mêmes pour deux faces géométriquement symétriques. 

Pour éclaircir ce point par un exemple, considérons deux 
faces KF et FE’ (fig. 16), symétriques l’une de l’autre relativement 
à un centre G. Si les particules sont elles-mêmes centrées et 
agissent comme des sphères !, il est évident que les deux 
faces EF et KE seront, relativement au dehors, dans des con- 
ditions identiques. Par suite, l'action qui engendre l’une 
d'elles devra aussi engendrer l’autre. Mais si (fig. 17) les parti- 
cules, sphériques d'un côté, se lerminaient de l'autre en 
pointe, il est clair que celles de la face F, qui présentent 
au dehors leur côté arrondi, agiraient autrement, sur le 
milieu ambiant, que celles de E', lesquelles, devant être 
orientées comme les premières, tourneraiént leurs pointes 
vers l'extérieur. Chaque face aurait ainsi ce qu'on peut 
appeler un endroit et un envers, Tandis que l’une se présen- 
terait au dehors par l'endroit, l'autre s'offrirait par l'envers. 
Les conditions seraient donc différentes et il n'y aurait pas de 
raison nécessaire pour la production simullanée des deux 
faces. Ainsi, bien que le système cristallin ait toujours un 
centre, l'absence de centre dans la particule entraine la sup- 
pression de la moitié des faces de la forme générale. On s'assu- 


1. Pour plus de simplicité dans la figure, nous donnons à la particule une 
forme sphérique; mais le résultat serait le même et on se rapprocherait beau- 
coup plus de la réalité en faisant, de chaque particule, un octaèdré ou une 
pyramide avec centre: 


ÉTUDE RATIONNELLE DE L'HÉMIÉDRIE. 31 


rérait de même que, s’il manque dans la particule certains 
axes de symétrie du système, les facettes qui devraient être 
coordonnées à ces axes n'auront pas de raison de se produire. 

De là résulte cette notion féconde, excellemment déve- 
loppée par Bravais : à savoir que c’est la forme intrinsèque 
des polyèdres formés par les particules complexes qui doit 
être la cause déterminante du choix du système cristallin, et 


que les effets de ce choix ne peuvent manquer de varier, sui- 
vant que la symétrie de la particule est complètement ou incom- 
plètement d'accord avec celle du système réticulaire choisi. 
N'oublions pas en effet que les polyèdres particulaires sont des 
figures quelconques, que rien absolument n'oblige à avoir 
leurs sommets disposés en quinconce. Ce sont seulement les 
centres de gravité qui doivent prendre cette disposition dans 
l'axe de la cristallisation. 

Analyse des variétés mériédriques. — Dès lors, au mo- 
ment où un corps prend l'état cristallin, il doit choisir d'abord, 
parmi les sept variétés, seules admissibles, des systèmes réticu- 
laires, celle qui convient le mieux à la symétrie de sa particule. 
Au premier abord, il doit sembler (et tel a été le sentiment 
de Bravais), que le système choisi doive être celui avec lequel 
la symétrie de la particule a le plus d'éléments communs. Cela 
une fois admis, ou bien tous les éléments de symétrie du 
système existent dans la particule ; alors la fornre générale est 
complète ou holoédrique ; ou bien la coïncidence n’est que par- 
lielle, et, dans ce cas, la forme devient elle-même partielle- 
ment développée ou mériédrique. C'est l'affaire d'une étude 


32 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


géométrique très simple de montrer en quoi la symétrie d'une 
particulé peut différer de celle de l'assemblage réticulaire 
qu'elle a dû choisir. On reconnaît ainsi qu'il peut exister les 
variétés suivantes : 

D'abord, au point de vue des axes, une particule peut être 
holouxe, c'est-à-dire posséder tous les axes de symétrie du 
système, ou hémiawe, c'est-à-dire que les axes y subissent une 
réduction qui supprime la moitié des homologues par rotation 
d'une facetle déterminante; ou, dans quelques systèmes, fétar- 
toaxe, c'est-à-dire avec suppression des trois quarts des rota- 
tions. 

En outre, dans chacune de ces combinaisons, une particule 
peut être centrée ou non. Si elle est à la fois holoaxe et centrée, 
comme la combinaison du centre et des axes pairs suffit, 
comme nous l'avons dit, à faire naître tous les plans de 
symétrie, la forme est complète ou holoédrique. Une particule 
holoaxe ne peut donc admettre qu'une variété, celle où il n'y 
aurait ni centre ni plans, et qu'on appelle Aémisymétrique. 
Dans ce cas, toute la demi-forme inverse est supprimée. 

Quant aux particules hémiaxes, elles peuvent être centrées, 
ce qui restitue les plans perpendiculaires aux axes conservés, 
ou dichosymétriques, c'est-à-dire dépourvues de centre, mais 
possédant encore les plans perpendiculaires aux axes binaires 
supprimés; ou enfin hémisymétriques, c'est-à-dire n'ayant ni 
centre ni plans. 

Le tableau suivant montre de quelle manière ces diverses 
combinaisons réagissent sur le nombre des faces qui peut, 
comme on le voit, être réduit dans quelques cas au huitième 
(hémilétartoëdrique). 


POLYÈDRES DES PARTICULES CRISTALLINES FORMES CRISTALLINES 


contrés.. . 4 4%... © |'Holoédriques: 
hémisymétriques. . , ,; . . .| Hémiédriques, 
centré 1.4. tHémiédriques: 


Holoaxes, 


Hémiaxes, , . . .4 dichosymétriques , . . . . .| Hémiédriques, 
ymétriques. . . ., . , .| Tétartoédriques. 
( centrés. . , , . . , , . . . .| Tétartoédriques. 
Tétartoaxes. . . ,4 dichosymétriques . , . , ; .| Tétartoédriques. 
hémisymétriques, , . . . . .| Hémitétartoédriques, 


COEXISTENGE DES FORMES CONJUGUÉES. 33 


Les polyèdres hémisymétriques engendrent l'hémiédrie pla- 
gièdre; les polyèdres centrés produisent la parahémiédrie; 
ceux qui n'ont pas de centre, l'antihémiédrie. Mais ces diverses 
manières d'être rentrent dans une loi commune et ne font 
que traduire les différences de symétrie des polyèdres et des 
assemblages, L'hémimorphisme en est un cas particulier, celui 
où un axe d'ordre supérieur n'est accompagné ni de centre ni 
d'axes binaires, de telle sorte qu'il n’y a rien pour répéter, à 
une extrémité de l'axe, ce qui peut se trouver à l’autre. 

Restriction aux formes obliques des réductions mériédri- 
ques. — Ici se place une remarque des plus importantes, 
c'est que les réductions qui viennent d'être énumérées ne 
s'appliquent, dans toute leur généralité, qu'aux formes obliques. 

En effet, considérons la forme engendrée par une facette 
normale à un axe. On peut bien supprimer cet axe, si l'on 
veut : la facette, qui lui était perpendiculaire, n'en éprouvera 
pas de réduction. De même on peut supprimer les plans de 
symétrie qui passent par cet axe. Leur présence, nécessaire 
pour répéter une facette inclinée sur l'axe, est devenue super- 
flue pour une face normale, qui ne se répète pas. Donc la 
forme normale n'éprouvera de cette suppression aucune perte, 
Ainsi beaucoup de formes, normales ou parallèles, sont de 
telle nature, que les suppressions survenues dans lu symétrie de 
la particule ne les affectent pas. Et comme ces formes res- 
treintes sont très fréquentes, on comprend, d'une part que 
l'hémiédrie ait échappé aux premiers minéralogistes ou leur 
ait semblé une anomalie dépourvue d'importance; d'autre 
part, qu'on ait pu dire que certains corps sont tantôt holoédri= 
ques, tantôt hémiédriques. En réalité, un corps a toujours 
le même degré de symétrie; mais, suivant les formes réali- 
sées, le défaut de symétrie de sa particule peut $e manifester 
ou rester caché. 

Coexistence possible des formes conjuguées. — Une autre 
cause contribue encore à masquer le phénomène de l'hé- 
miédrie, c'est la coexistence possible des formes conjuguées 
sur un même cristal, De même que deux ou plusieurs formes 
distincles peuvent concourir ensemble à la production d'un 
cristal, de même les facettes supprimées par l'hémiédrie, si 
elles ne se produisent pas à titre nécessaire, en même temps 


. , 3 
PHÉCIS DE MINERALOGIE, : 


34 NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMÉTRIE CRISTALLINE. 


que la facette déterminante, peuvent être engendrées indé- 
pendamment et à un autre instant de la cristallisation. On en est 
le plus souvent averti, d’ailleurs, par la différence des carac- 
tères physiques des facettes; ou elles sont dé grandeur iné- 
gale, ou elles diffèrent par leur éclat et la présence de 
stries, ete, Ainsiil existe des cubes dont les huit angles sont 
tronqués par des facettes équilatérales; seulement quatre de 
ces facettes, alternantes, sont grandes et brillantes, tandis que 
les quatre autres seront petites et ternes. Mais, dans un premier 
examen, on peut être tenté de croire à une forme holoédrique, 
et c'est ainsi qu'il a fallu du temps pour faire reconnaître la 
généralité du phénomène de l’hémiédrie; généralité qui doit 
paraître naturelle, si l'on réfléchit que la symétrie d'une par- 
ticule a plus de chances de différer de celle de son système 
cristallin que de lui être rigoureusement identique. 

Notion de la symétrie-limite et des formes mériédriques 
à symétrie-restreinte. — Dans lout ce qui précède, nous 
avons admis, avec Bravais, qu'une particule cristalline choïi- 
sissait naturellement celui des assemblages réliculaires avec 
lequel sa symétrie propre avait le plus d'éléments communs. 
Mais, comme l'a fait remarquer M. Wallerant, cette condition 
n'est pas absolument nécessaire, et il peut arriver qu'une par- 
ticule de symétrie inférieure choisisse un réseau d'ordre 
beaucoup plus élevé. Par exemple, une particule qui n'aurait 
que la symétrie ternaire peut adopter un réseau cubique, en 
orientant son axe lernaire comme un des axes ternaires de 
ce réseau et en faisant coïncider ses axes binaires avec ceux 
du sème cubique qui Sont normaux à l'axe ternaire 


choisi. 
| 


Il est vrai que, pour qu'une particule ait des raisons méca- 
niques de choisir un réseau cubique, il faut que les actions 
qu'elle exerce, par exemple, suivant les trois directions des 
axes qualernaires du réseau, soient sensiblement égales entre 
elles. Or, dans la pratique, cette condition se trouvera sou- 
vent réalisée, grâce au fait qu'un très grand nombre de corps 
peuvent être dits à symétrie-limile, c'est-à-dire différant très 
peu de ce qui conviendrait à une symétrie plus élevée. Ainsi, 
béaucoup de corps ont un noyau triclinique, mais où les trois 
arêtes du noyau sont sensiblement égales entre elles et incli- 


SYSTÈME CUBIQUE. 35 
nées les unes sur les autres d’angles qui diffèrent très peu de 
90 degrés, 

Dans ce cas, il peut très bien arriver que les particules 
d'un tel corps se disposent sur un réseau cubique ; mais la 
symétrie accusée par les facettes sera seulement triclinique. 

C'est pourquoi, pour être complet, à côté des variétés mé- 
riédriques qui ont été précédemment énumérées, et qui peu- 
vent être groupées sous la rubrique de mériédrie à symétrie 
élevée, il y a lieu de faire une place à un autre ensemble de 
combinaisons, celles de la mériédrie à symétrie restreinte. Ce 
qui distingue ces deux ordres, c'est que, dans le premier, 
une particule, si elle n'a pas tous les éléments de symétrie de 
son réseau, en possède cependant plus que le réseau de 
symétrie immédiatement inférieure; tandis que, dans le 
second ordre, rien ne limite l’abaissement de la symétrie 
réelle dans la particule, pourvu que, par ses éléments-limites, 
elle se rapproche du réseau supérieur qu'elle a choisi. 


CHAPITRE II 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS 


1n 


SYSTÈME CUBIQUE 


Mode de notation, — Chacune des formes simples du sys- 
tème cubique est engendrée par une facette déterminante, 
laquelle peut être considérée comme une tfroncature opérée 
sur un angle ou sur une arête du noyau cubique. Pour carac- 
tériser cette troncature, nous nous servirons de la notation 
de Lévy !, Dans ce mode de représentation, les trois couples 


1. Le principe de cette notation avait été imaginé par Haüy et le déve- 
loppement en a été complété par des Cloizeaux. 


36 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


de faces qui définissent le parallélépipède fondamental d’un 
système donné sont respectivement désignées par p, m, t 
(c'est-à-dire par les consonnes initiales du mot primitif). Aux 

angles sontappliquées les voyelles 
æ  a,e, ti, o et aux arêtes les con- 
sonnes b, ©, d, f, g, k. Cela post, 
il est facile de voir que, dans le 
cube, toutes les faces, identiques 
entre elles comme parallèles aux 
plans principaux, doivent porter 
Ja notation p (fig. 18), Tous les 


sommets, qui correspondent à des 
pointements térnaires égaux, sont 
desanglesa.Enfin touteslesarètes, 
parallèles aux axes qualernaires et servant d'intersection à 


77 


Fig. 18. 


des faces identiques etde même angle dièdre, sont des lignes b. 
Forme oblique. Hexoctaèdre.— Examinons d'abord le cas 
le plus général, celui de la forme 
oblique. La face déterminante 
sera une troncature QRS (fig. 19), 
interceptant, sur les trois arêles 
concourantes Or, Oy, Oz, trois 
longueurs différentes : 


e l il : 
00=-, OR ==, OS EN 
q r S 


Supposons 0Q > OR > OS, c'est- 
à-dire g <1<S$, 

Par l’arête Ox passe un plan de symétrie, qui est un plan 
diagonal du cube, incliné à 45° à la fois sur:+0y et sur +03. 
Par conséquent la facette QRS doit se répéter symétriquement 
par rapport à ce plan, ce qui donne naissance à QR'S', où 
OS" — OS et OR'= OR. Par suite, l'angle O est provisoirement 
remplacé par un biseau incliné, formé de deux facettes 


Fig. 19 


N. “EE pe ea ne : 
1. En réalité, ces nombres —, —, =, sont ceux par lesquels il faudrait mul- 
1 12.8 
tiplier les paramètres (ou intervalles particulaires) des trois axes, pour avoir 
les vraies longueurs interceptées. Mais ces paramètres étant égaux, les vraies 
longueurs se trouvent exactement proportionnelles aux trois nombres, 


SYSTÈME CUBIQUE. HEXOCTAËDRE. 31 


OST, QS'T. Mais au point O aboutit un axe ternaire, repré- 
senté par la diagonale du cube et tel qu'une rotation de 120° 
substitue chacune des arêtes à une autre. Dans ce mouve- 
ment, le biseau se transporte successivement sur Oy et Oz, le 
point Q arrivant tour à tour aux points Q' et Q”, tels que 
0Q'— 00" — 0Q. De la sorte, l'angle O est remplacé par un 
pointement à six facettes (fig. 20), qui toutes viennent con- 
courir au même point, situé sur l'axe ternaire. Il est d’ailleurs 


Fig. 20, Fig. 21. 


évident que la mème chose doit se reproduire sur tous les 
angles, puisque chacun d'eux peut être substitué à un autre 
par rotation de 909 autour des axes quaternaires, Cela fait 
donc 6 X 8, ou #8 facettes, nombre que nous savons être celui 
des faces de la forme oblique complète. 

Si toutes ces facettes venaient à être prolongées d’un angle 
à l’autre, jusqu'à leurs rencontres mutuelles, de manière à 
faire disparaitre entièrement la forme du cube, il en résulte- 
rait (fig. 21) un heroctaèdre, formé de 48 triangles scalènes et 
offrant : 6 pointements à 8 faces (Q) sur les axes quaternaires ; 
8 pointements à 6 faces (T) sur les axes ternaires; et 12 poin- 
tements à 4 faces (B) sur les axes binaires. 

La notation de l'hexoctaèdre est celle de la face détermi- 
nante. On l'oblient en mettant en évidence chacune des arêtes 
b et en affectant chaque lettre b d'un exposant égal à la lon- 
gueur interceptée par la troncature QRS. De la sorte, l'hexoc- 
taèdre a pour symbole 

its 
b1 bb, 


38 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


Les nombres q, r, s sont généralement très simples. Ainsi 
les hexoctaèdres les plus fréquents sont : 


b1 01}, 014, ; bi DU, dj, b! b1}, bit}, etc. 


Étudions maintenant les formes restreintes du système et, 
pour commencer, les formes parallèles. 

Formes parallèles. 1° Forme parallèle aux axes quater- 
naires. Cube pyramidé ou tétrahexaèdre. — Une troncature 
parallèle aux axes quaternaires est parallèle aux arêtes du 
cube, Il convient donc de remplacer (fig. 22) un arête Oz par 


Fig. 23, 


une face telle que ARSB, interceptant sur Ox une longueur 
1 
q 
symétrie qui passe par Oæ exige une autre facelte CS'R'D, 


1%); SUN 07 OR=—= = et sur Oz, OS = =. Mais le plan de 


: ST £ { I : 
aussi parallèle à Ox, et interceptant x Sur Oz et - sur Oy. Ges 


deux facettes remplacent Ox par un biseau dont larête est 
TE. Chacune des trois arêtes concourantes est ainsi remplacée 
par un biseau (fig. 23); de telle sorte que chaque face cubique 
fait place à une pyramide tronquée à base carrée. 

Le nombre des biseaux étant égal à celui des arêtes, c'est-à- 
dire à 12, la forme est à 24 faces. Nous savions d’ailleurs que, 
étant engendrée par une facette parallèle à un axe d'ordre 
pair, elle ne devait avoir que la moitié du nombre des faces 
de la forme générale. On voit de plus que, dans cette combi- 
naison, les arêtes du cube sont entièrement conservées, cha- 
cune servant d'intersection mutuelle à deux faces de la forme 


SYSTÈME CUBIQUE. TÉTRAHEXAËÈDRE. 39 


parallèle, Développonsles biseaux de manière à faire disparaître 
les faces cubiques et nous aurons 24 triangles isocèles, for- 
mant un cube pyramidé ou tétraheæaèdre (fig. 24), qui possède : 
quatre pointements quadruples (Q) sur les axes quaternaires, 
huit pointéments sextuples (T) 
sur les axes ternaires et 12 bi- 
seaux (B) sur les axes binaires. 
La notation devrait être 

1 UN: 

CON ET 
Pour simplifier, on est convenu 
de l'écrire 

1 


s 


Ou. "D 


b 
en prenant toujours $s > ?. 

Le tétrahexaèdre le plus 
simple (et aussi le plus fréquent de tous) à pour symbole b?, 

2° Forme parallèle aux axes ternaires. — Un axe ternaire 
étant d'ordre impair, la forme qui lui est parallèle ne subit 
aucune réduction dans le nombre de ses faces. C'est donc 
encore un hexoctaèdre. Seulement il s'établit entre les trois 
caractéristiques une relation particulière, On démontre que 
cette relation est g+r=s, c'est-à-dire que, si les caractéris- 
tiques sont rangées par ordre croissant de grandeur, la 
somme des deux premières doit être égale à la troisième. 
Ainsi les hexoctaëdres Ÿ b1 Bt} bi,, Ÿ et Ÿ bU 1, Dt/, , dont les 
caractéristiques respectives sont (123) et (134), sont des formes 
parallèles aux axes ternaires. 

Il est remarquable que, de tous les hexoctaèdres observés, 
bt Bt}, bt/, soit le plus fréquent. Ainsi, pérmi toutes les formes 
à 48 faces admissibles, la nature réalise non seulement la plus 
simple, mais encore celle dont la face déterminante est assu- 
jettie à être parallèle à un axe ternaire. 

3° Formes parallèles aux axes binaires. — A. Trapézoèdre. 
— Les axes binaires étant parallèles aux diagonales des faces 
du cube, toute face qui leur est parallèle doit intercepter 
deux longueurs égales sur deux arêles concourantes. Suppo- 
sons d'abord que ces longueurs égales soient plus grandes 


40 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


que la troisième, Dans ce cas (fig. 25), à la troncature RRS, 


interceptant, sur Ox, OR — 5 sur Oy, OR! — . et sur Oz, 
r 


OS — = correspondent, en vertu de l'axe ternaire aboutissant 

en O, deux autres faces symétriques RSR”, R'R'S", telles que 
1 1 A Er ; 

DO OR=eNRE— =. Cet ensemble donne lieu à un pointe- 


ment triple (fig. 26), dont les arêtes d’intersection aboutissent 


x 


aux arêtes du cube et qui, prolongé, conduit à un solide à 


Fig. 26, 


24 faces (la forme, parallèle à un axe pair, perdant la moitié 

de ses faces), appelé trapézoèdre (fig. 27) ou icositétraëdre. 

Cette forme comporte des pointements quadruples (Q) sur les 

0 axes quaternaires, triples (T) sur 

À les axes ternaires, et quadruples 
(B) sur les axes binaires, 

1 1 1 

La notation devrait être {47 U" U" À. 

On convient de l'écrire 


RnQUU US 
étant donné s > r. 
Ainsi, la lettre a, affectée d'un 
exposant, entier ou fractionnaire, 


mais plus grand que l'unité, représente un trapézoèdre. Le 
plus simple et le plus fréquent de tous est &?. 

La figure 28 représente un trapézoèdre, sur les pointements 
quaternaires duquel le cube p apparaît à l'état de troncatures, 


SYSTÈME CUBIQUE. TRIOCTAËDRE. 4 


B. Trioctaèdre. Quand les deux longueurs égales sont plus 
petites que la troisième (fig. 29), la première troncature RSS, 
1 +; 1 


1 : 
interceptant OS ==, OS = = et OR= Fm se combine avec 
ÿ $ k 


- ; “ { 
deux autres, R'S'S", R'SS”, telles que OR' — OR" — F 


Fig. 28. Fig. 29, 


Il en résulte, sur chaque angle, trois facettes (fig. 30), dont 
les arêtes mutuelles d'intersection, au lieu de se diriger vers 
les arêtes du cube, se dirigent vers les milieux des faces. De 


cetite manière, chaque face cubique est remplacée par une 
pyramide à huit pans, ce qui conduit à un {rioctaèdre (lig. 31). 

Dans ce solide, les axes quaternaires sont marqués par des 
pointements à huit faces (Q), les axes ternaires par des poin- 
tements triples (T), et les axes binaires par des biseaux (B). 


$ 


La notation s'écrit a", avec » <$, par exemple at}. Ainsi la 


42 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


lettre a, affectée d'un exposant plus petit que l'unité, repré- 
sente un trioctaèdre. 

Formes normales. — 1° Aux aves quaternuires. Cube. — 
Chaque face du cube étant normale à un groupe de quatre 
arètes, parallèles à un axe quaternaire, le cube p est lui-même 
la forme normale cherchée (fig. 32), ses faces représentant 
les plans principaux. Les lettres Q, T, B indiquent les points 
où aboutissent respectivement les axes quaternaires, ternaires 
et binaires. 

20 Au axes lernaires. Octuèdre. — Les axes ternaires étant les 


Fig. 33. 


diagonales du cube, la face déterminante d'une forme nor- 
male à ces axes ne peut être qu'une troncature équilatérale 
(fig. 33), c'est-à-dire interceplant, 
sur les trois arêtes concourantes, 
des longueurs égales, Son symbole 
ést évidemment a. Chaque facette 
coupe trois faces cubiques suivant 
des parallèles à leurs diagonales, 
c'est-à-dire à des axes binaires. 
Prolongeons ces facettes jusqu'à 
leurs rencontres mutuelles. Il est 
clair que deux d'entre elles, celles 


4 qui sont siluées aux extrémités 


Fig. 34. 


d'une même arête, étant l'une et 
l’autre parallèles au même axe binaire, ne peuvent se ren- 
contrer que suivant une parallèle à cet axe. Donc le solide, 
qui est une pyramide à huit faces équilatérales ou octaëdre 
régulier (fig. 34), possède douze arêtes, deux à deux paral- 
lèles, qui représentent les axes binaires et qui sont situées 


SYSTÈME CUBIQUE. FORMES NORMALES 43 
quatre à quatre dans les plans de symétrie principaux, où 
elles dessinent trois carrés identiques Q BQ BQ..... 

La figure 35 représente le cubo-ocltaèdre, où les faces p et a 


UE SET 


sont également développées, tandis que, dans la figure 36, a! 
domine relativement à p. 

30 Aux axes binaires. Rhombododécaèdre. — L'axe binaire qui 
aboutit sur Oz (fig. 37) étant parallèle à la diagonale OA de 


Ke 


la face æ0y, on aura une facelte normale à cet axe en menant 
QQ" perpendiculaire à OA (et, par suite, également incliné 
sur Ox et Oy) et en faisant passer un plan par QQ ainsi que 
par une parallèle à Oz, qui est également perpendiculaire 
à OA, Ce plan sera parallèle à un plan diagonal du cube, c'est- 
à-dire à un plan de symétrie, La facette QQ' Q, Qi, ainsi 


déterminée, rentre dans la catégorie des formes notées b”, 
mais avec s—+, Son symbole est donc b!. 

Les douze facettes ainsi oblenues, tangentes aux arêtes cubi- 
ques, c'est-à-dire également inclinées sur les deux faces qui 
aboutissent à chaque arète, remplacent ces arêtes par douze 
hexagones allongés (lig. 38). Si elles se développent de façon à 


4 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 
effacer le cube, on obtiendra évidemment des rhombes ou 
losanges égaux, formant un dodécaèdre rhomboïidal où rombo- 
dodécaëdre (fig. 39). On s'assure que les courtes diagonales des 
douze rhombes sont parallèles aux axes quaternaires, tandis 
que les longues diagonales sont parallèles aux axes binaires 
et que les côtés ont la direction des axes ternaires. D'ailleurs 


Fig. 39. Fig. 40. 


nous savions que ces trois directions devaient être contenues 
dans une face du dodécaèdre, puisque cette face représente 
un plan de symétrie, lequel contient toujours, à la fois, un 
axe quatérnaire, deux axes lernaires et-un axe binaire !. 
La figure 40 représente la combinaison pbt, avecb! dominant. 
Combinaisons holoédriques diverses. — Les figures #1 à 47 
représentent les combinaisons de formes holoédriques les 
AN 
AU 


Te 
CAS 


Fig, 41. Fig. 42, 
plus fréquentes, d'abord : l'octaèdre a! et le rhombododé- 
caëdre b!, ce dernier tangent aux arêtes du premier (fig. #1), 
tout comme il est tangent à celles du cube. 
La figure 42 représente la même combinaison, mais avec b! 


1. Voyez ante, p. 20. 


SYSTÈME CUBIQUE. COMBINAISONS, 45 


très dominant. L'octaèdre a! et le dodécaèdre b!, associés au 
cube p (fig. 43). L'octaèdre a!, avec un trioctaèdre, le second 


Fig. 43. 


Fig. 41. 


, 


formant biseau sur les arêtes du premier (fig. ##). Le dodé- 
caèdre b!, avec ses arêtes symétriquement tronquées par le 


Fig. 46. 


trapézoèdre à? (fig. 45). La moitié du même dodécaèdre, avec 
un hexoctaèdre formant biseau sur ses arêtes (fig. 46). Enfin 


la même combinaison, à laquelle 
est venu s'adjoindre le trapézoèdre 
& (fig. 47), qui forme ainsi une 
facetle symétrique sur toutes les 
arêtes médianes du polyèdre de la 
figure 47. 

Formes mériédriques.— D'après 
ce qui a été dit au chapitre des 
formes cristallines, nous savons 


appartienne au système cubique, 


que, pour qu’un corps 
il n’est pas nécessaire 


que sa particule complexe renferme tous les éléments de 


symétrie du système, Si ce cas se réalise, c'est-à-dire si la 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


46 


molécule est holoaxe et centrée, le corps ne donnera naissance 
qu'à des formes complètes ou holoédriques. 

La géométrie permet de prévoir, dans le cas de la mériédrie 
à symétrie élevée, quelles réductions la symétrie d’une parti- 
cule peut subir sans cesser d'appartenir au système cubique. 
Nous n'examinerons ici que les principales combinaisons. 


Laissant de côté le cas des particules Loloaxes non centrées ou 


hémisymétriques, dont il n'a pas encore été rencontré d'exem- | 
ples, occupons-nous des polyèdres particulaires Aémiates, 
c'est-à-dire de ceux qui, possédant toujours quatre axes ter- | 


naires disposés comme les diagonales d’un cube, n'ont en 

outre que trois axes binaires, disposés comme les arêtes du 

cube. Ainsi, les anciens axes quaternaires sont devenus 

binaires; les six axes binaires ont été supprimés ; pourtant le 

nouveau symbole, 3L?, 4L?, suffit encore pour que la sub- 

stance soil cubique. 

Deux cas sont à distinguer, suivant qu'il y a un centre ou 
qu'il n'y en à pas. ° 

Hémiédrie pentagonale. — Le premier cas, celui des parti- 

cules hémiaxes centrées, est réalisé par la Pyrile jaune et la 

Cobaltine. La présence simultanée 

du centre et des troisaxes L? entraîne 

le rétablissement des trois plans 

principaux de symétrie; mais les 

plans ordinaires restent supprimés. 

Dans ces conditions, des deux 

s 


faceltes inclinées qui, dans le ca 

le plus général, devaientse substituer 

Fig. 48. à chaque arête pour engendrer 
l'hexoctaèdre, une seule persiste, 

On a donc, sur chaque angle, trois facettes dyssymétriques 
(fig. 48). Mais le pointement d'un angle est symétrique de 
celui de l'angle le plus voisin, relativement au plan principal, 
perpendiculaire à l’arête qui les joint. Les 24 facettes, pro- 
longées, font naître un dodécadièdre ou diploëdre (fig. 49). II 
suffirait d’une rotation de 90° pour amener cette figure dans 
la position qui convient à la représentation du solide con- 
jugué, c'est-à-dire de celui que formerait la réunion des 
24 faces supprimées. 


SYSTÈME CUBIQUE. HÉMIÉDRIE. 47 

Le tétrahexaèdre ou cube pyramidé, ayant ses faces perpen- 
diculaires aux plans principaux, ne bénéficie pas de leur con- | 4 
servation; mais la suppression des plans diagonaux lui fait 


perdre une face sur deux. Du biseau qui remplaçait chaque | { 
arête cubique, il ne reste plus qu'une seule facette, inégale- | 


ment inclinée sur les deux faces cubiques qu'elle rencontre 


(fig. 50). De là résulte un dodécaèdre pentagonal (non régulier) 
(fig. 51), dont les 30 arêtes se subdivisent en : six arêtes Q’, 
parallèles aux axes du cube, et huit groupes de trois arêtes, 
formantpointementtriple sur les axes 


ternaires T, Si ce dodécaèdre résulte 9 


du tétrahexaèdre b?, on le note L 

Le dodécaèdre pentagonal étant, 
par excellence, la forme qui carac- 
térise la Pyrite, la plus fréquente 
des substances à particule hémiaxe 
centrée du système cubique, le mode 


d'hémiédrie dont nous nous occu- 
pons est souvent appelé hémièdrie Fig. 51. 
pentagonale ou dodécaëdrique. 

On remarquera que, dans le dodécaèdre en question, il y a, 
en même temps, huit pointements vraiment ternaires T, qui 
sont tels que les trois arêtes aboutissantes soient identiques 
el forment des angles égaux; et 12 pointements simplement 
triples, dont chacun est formé par la rencontre d'une arête 
cubique Q' avec deux arêtes issues de points T, et où l'un des 
angles plans diffère des deux autres. 


48 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


Les autres formes cubiques, trapézoèdre, trioctaèdre, cube, 
octaèdre, rhombododécaèdre, ne sont pas affectées par ce 
genre d'hémiédrie, parce que toutes ont leurs faces perpendi- 
culaires aux plans de symétrie supprimés. La pyrite pourra 
donc offrir des cubes parfaits, ainsi que des octaèdres. Si cette 
dernière forme se combine avec le dodécaèdre pentagonal, il 
en résultera la figure 52, laquelle, pour un développement à 
peu près égal des deux formes, donnera un solide à 20 faces 


XF 


triangulaires (fig. 53), très voisin par son apparence de l'ico- 
saëdre régulier des géomètres. 

Hémiédrie tétraédrique. — Le second cas, celui des polyè- 
dres hémiaxes non centrés, offre deux combinaisons: nous 
n'examinerons que l’une d'elles, celle où les plans de symt- 
trie non principaux sont restitués, parce que c’est la seule 
qui offre un intérêt pratique, 

Si nous considérons un angle du cube, les six facettes de 
l'hexoctaèdre y doivent subsister; car les plans de symétrie 
et l'axe ternaire suffisent à en assurer la conservation; mais, 
comme il n'y a plus ni axes quaternaires, ni plans princi- 
paux, ce qui se passe sur un angle du cube n'a pas de raison 
de se répéter sur l’angle immédiatement voisin. Les angles du 
cube sont donc modifiés seulement de deux en deux et il en 
résulte un solide à 24 faces, présentant quatre pointements 
sextuples très saillants et quatre surbaissés ; c'est l'hexatétraèdre 
(fig. 54), où les extrémités des axes quaternaires, devenus 
seulement binaires, offrent des pointements quadruples Q'. 
Le cube, le rhombododécaèdre et le tétrahexaèdre ne sont 


SYSTÈME CUBIQUE. HÉMIÉDRIE, 49 


pas affectés par ce mode d’hémiédrie; car leurs faces, paral- 
lèles aux arêtes du cube, sont, par cela même, perpendicu- 
laires aux plans principaux supprimés et ne souffrent pas de 
la suppression de ces plans. Mais l’octaèdre, dont les faces 
se coupent suivant les plans supprimés, perd la moitié de ses 


faces. Il n'y à plus, aux angles du cube, qu'une troncature 
équilatérale sur deux (fig. 55). Ces troncatures, en se dévelop- 


: a! (fig. 56), dont les 


arêtes TT représentent les axes binaires, tandis que les lignes 


pant, engendrent un télraèdre régulier 


7T 


ponctuées QQ', allant du milieu d’une arête à l’arête opposée, 
indiquent les anciens axes quaternaires, devenus simplement 
binaires, c’est-à-dire tels, qu'il faille une rotation de 180 degrés 
autour de chacun d'eux pour substituer les uns aux autres 
les sommets du tétraèdre. 

La figure 57 représente un rhombododécaèdre b!, tronqué 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE, 4 


50 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 
par le cube p et dont les pointements ternaires portent, de 


cbr s l ns 
deux en deux, les facettes du tétraèdre ÿ at, C'est une com- 


binaison fréquente dans la boracite. 
Le même mode d'hémiédrie transforme le trapézoèdre en 
un tritétraèdre où tétraèdre à pointements triples (fig. 58). 
Ainsi ce mode, réalisé par le cuivre gris, la blende et aussi 
le diamant, est caractérisé surtout par le développement des 
formes d'apparence générale tétraédrique, et où l'absence de 


j el ri: 
\ 


\ 


Fig. 58. Fig. 59. 


centre se révèle au premier coup d'œil, par l'opposition dia- 
métrale perpétuelle d'un sommet pointu à un sommet aplati. 
Aussi l'appelle-t-on hémiédrie tétraédrique. 

Quand les deux tétraèdres auxquels le même octaèdre peut 
donner lieu se combinent ensemble, ilen résulte un tétraèdre 
à angles tronqués (fig. 59). En général, les troncatures sont 


Fig. 60. 


petites et n'ont pas le même éclat que les faces du tétraèdre 
inverse. Si, dans le tétraèdre 3 4!, chaque arête est abattue 


par un plan qui lui soit tangent, ce plan, normal à l’ancien 


SYSTÈME HEXAGONAL. NOTATION. 51 


axe quaternaire qui réunit le milieu de l’arête à l'arête 
opposée, ne peut être qu'une face du cube. La combinaison 


p, <a! donne donc la figure 60. Enfin la figure 61 repré- 


sente l'association, fréquente dans le cuivre gris, du tétraèdre 
avec le tritétraèdre de même dérivation. 


un 
19 


SYSTÈME HEXAGONAL 


Notation. — La forme fondamentale du système est un 
prisme droit,"à base d'hexagone régulier (fig. 62), dont nous 
avons appris;! à grouper les éléments suivant les axes et les 
plans de symétrie. Les’bases du 
prisme, parallèles au plan prin- 
cipal, doivent être notées p, tan- 
dis que les faces verticales, paral- 
lèles aux!plans de symétrie de 
deuxième espèce, sont toutes 
identiques et porteront la nota- 
tion m. Il y à identité entre les 


arêtes horizontales, toutes paral- 
lèles aux axes binaires de pre- Fig. 52. 
mière espèce et correspondant 
à l'intersection orthogonale d'une face p et d'une face m. 
Nous les appellerons donc b. Tous les angles trièdres ont la 
même valeur et résultent du concours de deux arêtes b et 
d'une arête verticale. On les notera «. Enfin la notation h 
convient aux arêtes verticales, toutes parallèles à l'axe sénaire 
et correspondant à des dièdres de 1209, formés par l’intersec- 
tion de deux faces m. 

Forme oblique. — La forme générale résulte d’une facette 
déterminante, qui tronque un angle 4, en interceptant, sur 


k : SAN 
les deux arêtes b, des longueurs proportionnelles à - et à 7: 
q e 


1. Voyez ante, p. 20, 


52 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 

tandis que, sur l’arête k, elle prend une longueur qui est une 

fraction = du paramètre de cette arête, différent de celui des 
$ 


deux autres. La notation de la facette, qui est celle de la forme 
oblique, est donc: 

1 424 

b'v'n. 

L'arête À, qui aboutit en a, étant l'intersection commune 
de deux faces m et d’un plan de symétrie (plan diagonal du 
prisme), ce plan exige, à droite, la répétition de la facette de 
gauche, toutes deux étant également inclinées sur la base. En 
outre, l’axe sénaire exige la reproduction de cet ensemble de 
deux facettes sur les six angles de la même base, ce qui donne 
la figure 63. Mais à cause du plan principal, parallèle à p, 
les troncatures du haut doivent se répéter en bas. Si on les 
prolonge, de manière à effacer le prisme, on obtiendra un 
solide à 24 faces ou didodécaèdre (fig. 64). C'est une double 
pyramide, dont les deux moitiés se raccordent, dans un plan 


Fig. 63. Fig. 64, 


parallèle à p, suivant un dodécagone non régulier. Les faces 
de ces pyramides sont des triangles scalènes, dont chaque 
côté, divergeant du sommet, est la trace d'un plan de symé- 
trie ordinaire; et de même que ces plans sont, de deux en 
deux, d'espèces différentes, de même les angles dièdres que 
dessinent les arêtes sont alternativement plus et moins ou- 
verts et, sur deux arêtes divergentes consécutives, l’une est 
toujours plus longue que l’autre. Il y a la même alternance 
entre les angles plans du dodécagone de la base commune, 


SYSTÈME HEXAGONAL. FORMES PARALLÈLES. 53 


qui sont les uns plus, les autres moins obtus. On voit qu'une 
rotation de 60, autour de l'axe sénaire, substituerait un 
triangle scalène, non pas au triangle immédiatement contigu, 
qui n’est que son symétrique, mais au second, qui lui est 
identique. 

Formes parallèles. — Pour avoir une forme parallèle à 
l'axe sénaire, il suffit que la facette déterminante, continuant 
à intercepter, sur les arêtes b, des longueurs proportionnelles 


1 1 : PERS 1 : 
à =et=,soit parallèle à k, auquel cas = = æ. La notation 
5 


q 
serait donc: 
1 41 
r ,0 
bb. 
Mais pour simplifier et mettre en évidence le parallélisme 
de la forme avec l’arête, on note: 


1 
4 
+ 5 
r { 
h = h ° 


Le dodécagone irrégulier du plan principal subsiste. Mais il 
sert simplement d’origine à douze faces verticales, formant un 
prisme dodécagonalàanglesdièdresalternativementplusetmoins 
ouverts. Ainsi, parce que l'axe est 
d'ordre pair, la forme parallèle n’a que 
la moitié des faces de la forme oblique. 

Les axes binaires de première 
espèce étant les côtés de la base p, 
une troncature qui leur est parallèle 
est une face abattant chaque arête Fig. 65. 


b, et sa répétition, relativement à 

l'axe sénaire, produit le même résultat que relativement aux 
plans diagonaux. On obtient la figure 65, dont les tronca- 
tures, prolongées jusqu'à leur rencontre mutuelle et répétées 
relativement au plan principal, engendrent une double pyra- 
mide isocèle (fig. 66), appelée protoisocéloèdre, parce que 
les côtés de la double base sont parallèles aux axes binaires 
de première espèce ou arêtes b. 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 
DRE 

La notation pourrait être bb b'. On la simplifie en met- 

tant en évidence le parallélisme avec b et en écrivant: 


$ 


: r 
b oub. 


mime 


Le numérateur de la fraction est la caractéristique de l'axe 
vertical; le dénominateur r est la caractéristique de l'axe 
binaire b. 

Les axes binaires de deuxième espèce sont les cordes qui 
joignent de deux en deux les sommets a de la base p. La 


NS 
NC 


Fig. 66. Fig. 67. 


troncature parallèle à un de ces axes dessine donc, sur un 
angle 4, un triangle isocèle et ne se répète pas, sinon au- 
tour de l’axe sénaire (fig. 67). Il est clair que les six facettes, 
prolongées et répétées relativement au plan principal, 
engendrent un isocéloèdre identique de forme avec le pré- 
cédent, mais dont la base a ses côtés parallèles aux axes 
binaires de deuxième espèce, c'est-à-dire bissecteurs de 
l'angle aigu de deux arêtes b. 

Pour rappeler que la forme est symétrique sur les angles 4, 
on la note 


a , 


le numérateur s étant la caractéristique relative à l'axe ver- 
tical. C'est le deutéro-isocéloèdre. Comme dans le protoisocé- 
loèdre et pour la même raison que dans le cas du prisme 
dodécagonal, le nombre des faces est réduit à douze. 

Formes normales. — La forme normale à l'axe sénaire ne 
se compose évidemment que des deux bases p. 


SYSTÈME HEXAGONAL. FORMES MÉRIÉDRIQUES. 55 


Une forme normale aux axes binaires de première espèce, 
qui sont horizontaux, doit avoir ses faces verticales; c'est 
done un prisme; de plus, les faces doivent couper la base p 
suivant des perpendiculaires aux arètes b, c'est-à-dire suivant 
des cordes de la base hexagonale, Donc chacune d'elles abat 
symétriquement une arêle k, c’est-à-dire qu’elle doit porter la 
notation At. La forme correspondante s'appelle deutéroprisme 
(parce que ses faces sont parallèles aux axes de deuxième 
espèce). La combinaison avec le prisme m engendre un prisme 
à base de dodécagone régulier, noté mht. 

On voit sans peine que le prisme "” représente justément la 
forme normale aux axes de deuxième espèce, avec faces paral- 
lèles aux arêtes b. De là le nom de protoprisme. 

Formes mériédriques. — Parmi les très nombreuses vatiétés 
mériédriques que comporte le système hexagonal, üne seule 
retiendra notre attention, parce qu'elle est réalisée dans une 
substance minérale assez répandue, l’apatite ou phosphate de 
chaux. C'est l'hémiédrie pyramidale, caractérisée par la sup 
pression totale des axes binaires et des plans ordinaires de 
symétrie, en sorte que son symbole est Af, C, IL. 

Dans la forme oblique, comme dans le prisme dodécagonal, 
une seule facette sur deux est 
conservée sur chaque angle. Il 
en résulte, dans le premiér cas, 
sur chaque base p, une pyramide 
dont les faces coupent le plan 
principal suivant un hexagone 
régulier. Mais les côtés de cet 


hexagone ne sont pas orientés, 


Fig. 68, 


c'est-à-dire qu'ils sont obliques 

relativement aux deux catégories d'axes. D'ailleurs, en vertu 
dé l'existence, soit du centre, soit du plan principal, la pyra- 
mide du haut et celle du bas se raccordent suivant un même 
hexagone plan. Dans le second cas, le prisme dodécagone se 
trouve transformé en un prisme hexagonal régulier non orienté. 
Quant aux isocétloëdres el aux deux prismes m et k!, comme 
leurs faces sont perpendiculaires aux plans de symétrie, ils 
ne souffrent pas de la suppression de ces plans et subsistent 
avec le nombre complet de leurs faces, C'est ainsi que 


56 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


l'apatite offre (fig. 68) la combinaison de la base p, du pro- 


toprisme »”, des isocéloèdres b!, b 1, a!, et de l’hémidido- 


décaèdre zx — : (pe b1/, = hi£. 
2 4 \ 
Les facettes de ce dernier, qui toutes obliquent dans le 
même sens en tournant autour d'une base p, se correspondent 
symétriquement de part et d'autre d’une même arête A. 


un 
= 


SYSTÈME QUADRATIQUE 


Notation. — Le prisme quadratique (fig. 69), qui forme le 
noyau du système, est facile à noter. Les bases, parallèles au 
plan principal de symétrie, se désignent par p, tandis que "” 
est alfecté aux faces verticales, parallèles 
aux plans de première espèce. Les angles 
de la base, tous trièdres trirectangulaires 
de mème espèce, se notent a; b convient 
aux arêtes horizontales, parallèles aux 
axes de première espèce et correspondant 


à l'intersection des mêmes faces m avec 


Fig. 69. 


la même base p. Les arêtes verticales, de 
même angle dièdre droit et parallèles à l'axe sénaire, sont 
notées A. Les diagonales de la base p marquent la direction 
des axes de deuxième espèce, et les plans diagonaux du 
prisme sont les plans de symétrie correspondants. 
Forme oblique. — La faceltte déterminante, interceptant 
; : ee. 
sur les deux arêtes b des longueurs proportionnelles à = et 
4 1 
=, tandis qu'elle coupe l’arète k à une distance du sommet 
A x s à 1 ; es 
égale à la fraction - du paramètre de cet axe (différent des 
S 
précédents), se note, comme dans le système hexagonal ! : 
Se Ce | 


b! b Fe 


1. Les notations ici adoptées se rapportent aux arêtes b. En général, on ex- 


SYSTÈNE QUADRATIQUE. FORMES PARALLÈLES. 51 


Chaque angle a étant marqué par le passage d’un plan de 
symétrie qui contient l’arête A, la facette se double. Il en est 
ainsi, d'ailleurs, sur les quatre angles, à cause de l’axe qua- 
ternaire, ce qui fait naître, au-dessus du prisme, un pointe- 
ment octogonal (fig. 70). En raison du plan principal, ce poin- 
tement se répète en bas et on obtient une double pyramide 
octogonale ou dioctaëdre, dont la base 
est un octogone non régulier, à angles 
alternativement plus et moins obtus. Les 
arètes qui divergent des sommets sont 
aussi alternativement plus et moins lon- 


gues, les dièdres qu'elles déterminent, 
égaux de deux en deux, étant aussi plus 
et moins ouverts. Ainsi s'accuse l'inégalité 
des deux espèces de plans de symétrie. Fig. 70. 

Une rotation de 90° autour de l’axe prin- 

cipal substitue chaque face triangulaire, non pas à la suivante, 
qui est sa symétrique, mais à celle qui vient la seconde et 
qui lui est identique. 

Formes parallèles. — La troncature déterminante d’une 
formée parallèle à l'axe quaternaire est une facette verticale, 
qui devrait être notée 

1 41 
bu h'; 


on écrit, pour simplilier 


hk , 


l'exposant de Asétant toujours plus grand que l'unité. Chaque 
face se répète sur un angle 4, et on obtient ainsi un prisme 
octogonal, à base d'octogone non régulier, comme pour le 
dioctaèdre. 

Une troncature parallèle aux premiers axes binaires, c’est- 
à-dire aux arêtes b, doit abattre chaque arête et la remplacer 


par une seule facette 
à 4 14 8 


Dis T 
DD ARE NE 
prime g, » ets par rapport aux diagonales de la base. Pour simplifier, nous 


n'indiquons pas ici les formules, d’ailleurs très simples, qui permettent de 
passer d'une notation à l'autre. 


58 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


On obtient de la sorte une pyramide à base carrée, dite 
octaèdre quadratique ou quadratoctaèdre,dont la combinaison avec 
le prisme est représentée dans la figure 71 (forme du zircon). 
Quant à la forme parallèle aux axes de 
b: seconde espèce, sa facette déterminante 
ne peut être qu'une troncature triangu- 
laire isocèle, symétrique par conséquent 

sur chaque angle a : c’est donc 


AVAL 
bo 
ou 
: 
Fig. 71. r 
& . 


C’est aussi un oclaèdre quadratique, mais dont la base a ses 
côtés parallèles aux diagonales du carré p. Sur le prisme m, 


S 


Fig. 79. Fig. 73. Fig. 4. 


la forme apparaît dans les conditions de la figure 72, c'est-à- 
dire qu'elle engendre quatre losanges égaux: car chaque face, 
telle que SABC, rencontre la face 
adjacente SBDE suivant un plan de 
symétrie de première espèce, lequel 
est parallèle à la face »# qui aboutit 
en A. Donc SB est parallèle à AC et, 
comme AC— CB, la figure SABC est 
un parallélogramme à côtés égaux ou 
Fig: 75. losange, dont la diagonale culmi- 
nante SG est la trace d’un plan de 

symétrie de seconde espèce. 
La figure 73 représente la combinaison de deux octaèdres 
quadratiques d'espèces différentes, le second plus aigu. Dans 


SYSTÈME QUADRATIQUE. FORMES DIVERSES 59 


la figure 74, le second octaèdre est tangent aux arêtes du 
premier. Enfin on voit (fig. 75) la combinaison d'un octaèdre 
quadratique avec un autre, d'espèce différente, mais surbaissé, 

Formes normales. Combinaisons. — Les bases p consti- 
tuent la forme normale à l'axe quaternaire. 

La forme normale aux premiers axes est le prisme m lui- 
même ou protoprisme. Quant à la forme normale aux axes de 
seconde espèce, ce ne peut être qu'un autre prisme quadra- 
tique, ayant ses côtés parallèles aux diagonales de p et dont, 
par suite, les faces sont tangentes aux arêtes h. Sa notation 
sera donc ht. 

La figure 76 montre l'association des deux prismes m et A! 
(dont l'ensemble a pour section droite l’octogone régulier), 


avec des octaèdres d'espèces différentes, dont l’un, bi, est tan- 
gent aux arêtes de l’autre a!. Cette forme est fréquente dans 
la cassitérite ou oxyde d'étain. 

Dans la figure 77, les deux prismes sont coiffés par un seul 
octaèdre de première espèce, b!/,, dont le sommet ést t'onqué 
par la base p, comme on l'observe souvent dans l’idocrase. 

De même que pour le système hexagonal, si l’on veut déter- 
miner le paramètre de l'axe vertical, on choisit arbitraire- 

à 
ment une pyramide br pour lui appliquer la notation b!, Ce 
choix fait, tout le reste s'ensuit et le meilleur choix est celui 
qui donne l’ensemble des notations les plus simples. 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


Formes mériédriques. — On observe, parmi les cristaux 

naturels," au moins deux des six cas mériédriques que la 

théorie indique comme admissibles dans le système quadra- 
tique. 

ER LP Le premier, réalisé par le molyb- 

En) date de plomb, dit Wulfénite ou 

SN œ Mélinose, comporte la suppression 

Ca Lu _) des axes binaires et des quatre plans 

non principaux. Il ne reste plus que 

Fig. "8. A%, C, I. Aussi une facette parallèle 

à l’axe principal ne se répète-t-elle 

en tout que trois fois, ce qui transforme le prisme octo- 

gonal en un prisme quadratiqué non orienté. Ainsi (fig. 78), 

on peut avoir ensemble, p, b!/, au complet et quatre faces æ 


ML 
correspondant à = A. 


Le second cas, réalisé dans la Chalcopyrite ou pyrite de 
cuivre, correspond à la réduction de moitié du numéro de 
l'axe quaternaire, mais avec conservation de deux des axes 
binaires et des deux plans auxquels ces axes ne sont pas nor- 
maux, soit A?, 2L?, 2P”’, 

Une facette oblique, se répétant en vertu de l'axe A? et des 
plans 2P', engendre, dans le haut, une pyramide à quatre 
faces, qui rencontreraitle plan 
principal suivant un losange. 
En vertu des axes L?, cette pyra- 
mide se répète en bas, mais 
inversement, de telle sorte que 
son losange à ses angles aigus 
tournés du côté des angles 
obtus de l’autre. Les deux 

Fig. 79. pyramides ne peuvent donc se Fig. 80, 
raccorder que suivant un qua- 
drilatère en zigzag, dontla moitié est au-dessus et l’autre au-des- 
sous du plan principal supprimé. Il en résulte un disphénoèdre 
(fig. 79). Quant aux octaèdres quadratiques, il en est, ceux 


dont les faces se répétaient relativément aux plans P', qui 
demeurent intacts. Mais les autres, ceux qui avaient besoin, 
soit de l'axe quaternaire complet, soit des plans P, perdent 


SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE. NOTATION. 61 


la moitié de leurs faces et se transforment en tétraèdres non 
réguliers, dits sphénoëdres (fig. 80). Souvent, dans la chalcopy- 
rite, les deux sphénoëdres inverses, 


Idérivés de b!/,,coexistent, mais avec 
un développement très inégal, comme 
[dans la figure 81, où l’on voit 1/2 bt/, 
direct, tronqué par 41 = 1/2 b!}, 
inverse et par 2—at/2, celte der- 
nière forme conservée sans alléra- 
tion, parce qu'elle est, d'espèce in- 


verse à b!/», 


$ # 
SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE | 


Notation. — Le système rhomboédrique est souvent consi- ÿ 
déré comme un cas particulier de l’hémiédrie du système 
hexagonal. En effet, toutes les formes rhomboédriques peu- 
vent être dérivées de la symétrie sénaire amoindrie. Mais ce 
mode particulier de cristallisation n’en a pas moins une exis- 
tence indépendante et son importance est assez grande pour 
qu'il convienne de l’étudier à part. 

Le noyau ou rhomboëdre est composé, comme nous savons, 
de six rhombes égaux, groupés trois 
par trois aux deux extrémités de 
l'axe ternaire et pouvant tous être 
substitués les uns aux autres. Il 
n'y a donc que des facesp (fig. 82). 
Les deux pointements ternaires 
forment les angles a. Quant aux 


intersections trièdres des faces p 
du haut avec celles du bas, elles Fig. 82. Il 
diffèrent des pointements précé- 

dents et peuvent seulement être substituées les unes aux 
autres par rotation autour de l'axe ternaire et des axes 
binaires. Ce sont des angles e. Les arêtes culminantes, soit 
du haut, soit du bas, sont identiques et portent la notation b. 
Quant aux arêtes de l'hexagone en zigzag, par lequel s'opère 


62 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


le raccordement des deux moitiés du noyau, bien qu'elles 
aient, comme lignes cristallographiques, le même paramètre 
que les arêtes b, auxquelles elles sont parallèles, l'angle 
dièdre qu'elles définissent diffère de celui des faces culmi- 
nantes. Elles doivent donc porter la notation d. 

Au lieu de procéder comme pour les autres systèmes, c'est- 
à-dire d'étudier successivement la forme oblique, les formes 
parallèles et les formes normales, nous passerons en revue les 
diverses modifications qui peuvent être apportées, soit aux 
angles, soit aux arêtes du rhomboëèdre. Cette marche est 
dictée, en quelque sorte, par la grande importance que donne, 
à la forme primitive, la facilité des clivages parallèles à p dans 
les principales espèces rhomboédriques. 

1° Modifications sur les angles culminants, Scalénoèdres, 
Isocéloèdres. — Toute modification de ce genre doit rem- 
placer l'angle & par un pointement plus surbaissé. La forme 


TS 
_ . 


Fig. 83. 


la plus générale est celle qu’on obtient à l’aide d'une facette 
ORS (fig. 83), interceptant, sur les trois arêtes b, de même 
paramètre, des longueurs proportionnelles à à :, =: de sorte 
que sa notation est 

2'Ar d 

bb pb. 

Le plan de symétrie qui passe par l'arête z exige la répéti- 
tion de QRS en Q'RS, en sorte que l'extrémité de l'arête z est 
remplacée par deux facettes, dont la symétrie ternaire entraîne 
la reproduction sur les arêtes æ et y. Il en résulte six faces 
(fig. 84), qui, prises deux à deux, dessinent des chevrons sur 


SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE. SCALÉNOËDRE. 63 


les faces p. Le même pointement se répète en bas, mais dans 
une situation inverse, de telle sorte que les longues arêtes du 
pointement supérieur vont au-devant des arêtes courtes de 
l'autre. La forme ainsi produite est un scalénoèdre aplati, ana- 
logue à celui qui est représenté dans la figure 85. Les triangles 
scalènes se coupent suivant les plans 


Ÿ 


de symétrie et les axes binaires abou- 


1 NX 
: Ha : 74 | ne 
tissent au milieu des bases de ces trian- À 
gles, dont la réunion dessine un hexa- NA 
gone en zigzag. Su TS 
74 D ÉA 


Les angles dièdres des arêtes culmi- 


nantes du scalénoèdre, égaux de deux à rs 
en deux, sont alternativement plus ou N ps 
moins obtus. Tantôt l'angle dièdre le Fig. 85. 
plus obtus est celui qui correspond au 
milieu d'une face p, avec laquelle les deux facettes coïnci- 
deraient si le dièdre continuait à s'ouvrir; tantôt c’est 
l'inverse. Les scalénoèdres de la première catégorie sont 
appelés directs; ceux de la seconde sont dits inverses. La 
limite commune des deux séries est une double pyramide, 
dont tous les angles dièdres culminants sont égaux et dont, 
par suite, les deux moitiés se raccordent suivant un hexa- 
gone régulier plan. C’est un isocéloèdre et, par exception, 
le système paraît avoir, dans ce cas particulier, un plan 
principal de symétrie. 

2° Rhomboëèdres et base, — Supposons maintenant que la 
facette modifiante soit symétriquement placée sur l'angle a, 


: : ! 
interceptant, sur deux arêtes b, la même longueur = et, sur la 


ee 1 
troisième, une longueur =. On la notera 
$ 


Deux cas se présentent, suivant que s est plus grand ou plus 
petit que r. Soit s > r. C’est le cas de la figure 86. L'intersec- 
tion de la facette avec p est parallèle à la diagonale horizontale 
de p, c'est-à-dire à un axe binaire. Les trois intersections 


6% ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


dessinent, autour de 4, un triangle équilatéral, servant de 
base à une pyramide trièdre surbaissée. Une pyramide iden- 
tique, mais différemment placée, tronque l’autre angle 4, et 
il est aisé de voir que les deux ensemble donnent un rhom- 
boèdre aplati. Ge rhomboèëdre est direct, car ses faces s'incli- 
nent dans le même sens que celles de p et ses arêtes concou- 
rent avec les arêtes b, La plus grande valeur de s correspond à 


ç — 0 CAS où la facette se confond avec p. Le rhomboèdre 


primitif est donc la limite des rhomboèdres directs sur & et 
peut s’écrire a. Ensuite l’exposant de a diminue sans cesse, 
TA Er a 1 ‘ 2 Maud , : 
jusqu'à ce que - devienne égal à + On n’a plus alors qu'une 
$ - : 
base (fig. 87), ou forme normale à l'axe ternaire, et dont la 
Le 1 ’ 
notation est a!. Si l’on continue à 


moment la facette s'incline en sens 
contraire, s devient inférieur à # et 
les couples de trois troncatures 
engendrent (fig. 88) des rhomboèdres 
inverses, dont les faces s’'inclinent 
comme les arêtes de p. Ces rhom- 
boèdres aplatis, qui dessinent des 
chevrons sur p, ont une limite; elle 


Fig. 88. 


. 1 : 
est atteinte quand 7 —® OU S—0, auquel cas la face modi- 


fiante est tangente à l'arête b et mérite la notation bt, qui 
équivaut à a°. 

Modifications sur les arêtes culminantes. — Toute modi- 
fication de ce genre remplace chaque arête b par un biseau 


modifier l'angle, à partir de ce, 


SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE. MODIFICATIONS. 65 


(fig. 89). Il en résulte encore un sculénoëdre, ni aplali ni sur- 
baissé, mais incliné exactement comme le rhomboëdre pri- 
milif. Sa notation, qui devrait être 

VE I | 


b' b'b', 


s'écrit plus simplement b . Comme précédemment, il y a deux 
séries de scalénoèdres, les uns directs, partant de p—b, les 


Fig. 80. Fig. 90. 


autres inverses et séparés des premiers par un isocéloèdre, dont 
on peut établir que la notation doit être b?. La limite de la 
série inverse est atteinte quand le biseau se réduit à une 
seule face, tangente sur b, ce qui donne le rhomboëdre dit 
inverse du primitif et noté bt (fig. 90). 


Modifications sur les angles latéraux. — La facetie déter- 


: : 1 TS 1 
minante tronque un angle e, en interceptant = sur l’arête b, = 


1 À à A 
et - sur les deux arêtes d, de même paramètre que la pre- 
q 


mière. Le symbole est donc 
À Li 
b d'd". 

Le plan de symétrie qui passe en e exige le doublement de 
la facette. De là résultent (fig. 91) six couples de faces, engen- 
drant un scalénoèdre aigu (fig. 92), tantôt direct, tantôt inverse, 
avec un #socéloèdre pour limite commune des deux séries, 
Les scalénoèdres pour lesquels s = 7#r sont notés e,. La 


ve 
forme e, est un isocéloèdre. 


or 


PRÉCISÈDE MINÉRALOGIE, 


66 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


Quand la troncalure déterminante devient verticale, la 
forme résultante est un prisme dodécagone (fig. 93), parallèle 
à l'axe ternaire. Ici, l'axe étant d'ordre impair, la forme paral- 


\ 
\\ 
\ 


Fig. 92. 


lèle garde le même nombre de faces que la forme oblique. 
Les angles dièdres du prisme sont alternativement plus et 
moins obtus. Le symbole est 

1.1 


( 


bd a 


Si la troncature est symétrique sur l'angle e, elle devient 


Fig. 93, Fig. 94. 


parallèle à la diagonale horizontale du rhombe inférieur et 
prend une forme isocèle (fig. 9#). Cela conduit à un rhom- 


& 


. Q , r . 
boëdre inverse aiqu, de notation e , s se rapportant toujours 
ASE 1 : ; 

à l'arête b. On part de - — +, auquel cas la forme résultante 
s 


est b!, correspondant à e°; puis l'indice augmente progressi- 


| 
| 


SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE. MODIFICATIONS. 67 


vement. Lorsque, sans cesser d'être symétrique, la facette 
devient verticale, on obtientun prisme heæagonal régulier, dont 
le symbole est facile à déterminer. En effet, projetons verti- 
calement le rhomboèdre sur un plan, normal à l'axe ternaire 
(et contenant, par conséquent, les axes binaires). La projec- 
tion sera un hexagone régulier (fig. 95), puisque les losanges 
ont la même inclinaison sur le plan de projection, Soit E la 


D 


EX 


Fig, 95, 


projection de l'angle e considéré. Une troncature, parallèle à 
l'axe projeté en A et symétrique sur e, aura une trace paral- 
lèle à BC, c'est-à-dire interceptant sur les trois arêtes con- 
courantes (également inclinées sur le plan) des longueurs 
qui sont entre elles comme BE, EC et EF. Or, dans le losange 
de 60 degrés ABEC, la demi-diagonale EF est la moitié du 
Il # 

pou $—2%r; donc e" devient e?. Telle 
est la notation du protoprisme, forme parallèle aux axes 
binaires. Par suite de ce parallélisme, e? doit couper, à 


"> : eur 
côté BE. Donc s—9 


chaque angle e, une face p suivant une horizontale, et les 
deux autres suivant un chevron. Cette combinaison pe? est 
représentée dans la figure 96. 

A partir de e?, si la facette continue à s'incliner, elle penche 
désormais dans le même sens que la face p du bas. On 
obtient donc une série de rhomboëèdres directs, échelonnés 
entre e? et p qui correspond à e . 

Modifications sur les arêtes latérales. — La plus générale 
comprend deux facettes sur chaque arête d, dont l’une inter- 


cepte (fig, 97) EC => sur b—AE et DE = {sur d—= EE"; ou; 


68 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


ce qui revient au même, sur b—A'E". Alors il faut que l’autre 


: 1 : 
facette intercepte = sur EA, ee sur E’A'. Le biseau résultant 


(fig. 98) donne un scalénoëdre, toujours plus aigu que le 


rhomboèdre primitif et en même temps direct. Les scalé- 
noèdres de cette série, tous appuyés sur l'hexagone en zigzag 
du rhomboèdre fondamental, ont reçu 
d'Haüy (au moins pour ce qui concerne 

-. la calcite) la désignation de métasta- 

? 
J z 

/ tiques. On les note d”°. Ces scalénoèdres 
/ sont compris entre p —=d*, et la forme 
./ pour laquelle les deux troncatures du 
biseau, devenant verticales, se rédui- 
sent à une seule, engendrant le deu- 


Fig. 99. téroprisme d! (fig. 99), tangent aux 
arêtes d. 
Formes birhomboédriques. — Si l’on joint (fig. 100) un 


sommet ternaire A du rhomboëdre aux milieux M et M’ de 
deux arêtes d consécutives, on obtient une face triangulaire 
isocèle AMM', appartenant à un rhomboèdre inverse de nota- 


tion e”, avec la condition — >< = puisque EM = EM’ —1 EA ; 


8 
Tr 


donc le symbole du rhomboèdre est e1/,. 

Or les faces AMM' de ce rhomboèdre, combinées avec les 
portions restantes AMM" des faces p, engendrent une pyra- 
mide hexagonale isocéloédrique, ayant pour base un hexa- 


SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE. BIRHOMBOËDRES. 69 


gone régulier, dont les côtés sont parallèles aux diagonales 
horizontales des rhombes, c'est-à-dire aux axes binaires. Les 
formes p et e!/,, dont la réunion donne une double pyramide 
régulière, sont dites birhomboédriques. Chaque rhomboèdre 
direct possède ainsi, parmi ses inverses, un rhomboèdre, dont 
l'association avec le premier engendre une double pyra- 
mide hexagonale ou birhomboëdre, et si les faces de cette 


Fig. 100. Fig. 101, 


pyramide peuvent être géométriquement égales, au point de 
donner lieu à un pseudo-isocéloèdre, on s'aperçoit, en général, 
de leur différence intrinsèque, soit parce que les trois faces 
de p dominent, sur un pointement, relativement aux trois 
faces de e!/,, soit parce que la série des faces p possède des 
propriétés physiques différentes de celles des faces e!/.. 

Les faces p et e!/, étant parallèles aux axes binaires, les- 
quels sont contenus en direction dans les faces du prisme €, 
la combinaison pe!/,? donne (fig. 101) un prisme hexagonal 
coiffé par deux pyramides régulières et dit prisme bipyramidé. 

Isocéloèdres, faces rhombes. — Remarquons mainte- 
nant que les faces adjacentes d'une forme birhomboédrique 
sont toutes perpendiculaires aux six plans de symétrie. Si 
donc, sur l'angle formé par la rencontre d'une face p, d’une 
face e!/: et de deux faces e?, on installe une troncature symé- 
trique (c'est-à-dire interceptant des longueurs égales sur les 
deux arêtes horizontales du prisme pyramidé), cette tronca- 
ture ne penchera pas plus vers le plan de symétrie de droite 
que vers celui de gauche. Elle appartiendra donc à un isocé- 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


loèdre et dessinera, sur le pointement en question, un qua- 
drilatère symétrique, formé de deux triangles équilatéraux, 
juxtaposés par leurs bases. 

Supposons en outre qu'un tel isocéloèdre, symétrique sur 
l'arête projetée en A (fig. 102), soit astreint à faire partie 
de la zone qui comprend la face SAB 
dep et la face, projetée en AF, du 
prisme €. L'intersection de SAB 
avec la face verticale AF est paral- 
lèle à celle de SAB avec le plan ver- 
tical, parallèle à AF, qui passe par 
l'arête SB; en d'autres termes, la 
zone formée de SAB et de AF a SB 
pour axe. L'isocéloèdre satisfaisant 
à cette condition coupera donc SAB 
suivant GI parallèle à SB et la face 

AF suivant AH parallèle à GI. Le quadrilatère AHGI sera 

donc un parallélogramme à côtés égaux, c'est-à-dire un rhombe, 

Aussi la face de cette forme, quand elle se rencontre à l’état 

de troncature sur l’ensemble pet/.e?, porte-t-elle le nom de 

face rhombe. L 

Formes mériédriques. — [Le cas des polyèdres holoaxes 
hémisymétriques est intéressant à examiner, parce qu'il trouve 
sa réalisation dans une espèce minérale très répandue, le 
quartz ou cristal de roche. 

Le symbole de cette variété étant A?, 3L?, la forme oblique 
se réduit à trois faces en haut et trois en bas, donnant 

(fig. 103), à la place du scalénoèdre, un trapézoidre trigonal. 

Un isocéloèdre se transforme en une double pyramide à base 

de triangle équilatéral et le prisme dodécagonal, perdant la 
_moitié de ses faces, devient un prisme ditrigonal (fig. 104). 
| Les rhomboëdres et le prisme e?, qui ont leurs faces perpen- 

diculaires aux plans de symétrie, ne sont pas atteints par ce 
mode d'hémiédrie, qui supprime la maitié des faces du 
prisme dt, 

C'est ainsi que dans le quartz on observe (fig. 105) la com- 
binaison des formes complètes p, et 


Fig. 102. 


/», €? avec un hémiscalé- 
noëdré « et un hémiisocéloèdre 5. Les faces & sont dites pla- 
gièdres et la face , s'appelle rhombe, parce que, ainsi que nous 


SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE. HÉMIÉDRIE. 71 
l'avons précédemment expliqué, cette face, installée sur le 
croisement de deux faces p et el/, avec deux faces e?, fait 
partie de la zone engendrée par chacune des deux premières 
et celle des deux faces e qu'elle ne coupe pas horizontale- 
ment. Dans un cristal bipyramidé complet, comme c’est une 
face et/2 qui correspond à une face p de l’autre côté de la 


face prismatique e?, les faces & et « doivent se trouver aux 


| TN, 


=—-——— 


Fig. 103, Fig. 104, Fig. 105. 


deux extrémités d'une même aréte verticale, landis qu'il n'y a 
qu'une arête sur deux qui les porte. 

Dans le cas des polyèdres hémiaxes centrés (4, C), les rhom- 
boëdres ne sont pas atteints, grâce à l'existence du centre; 
mais les scalénoèdres perdent la moitié de leurs faces et se 
transforment en rhomboèdres, dont les plans diagonaux ne 
sont pas des plans de symétrie du cristal. C'est ainsi que, 


dans le Dioptase, l'hémiscalénoèdre + d? apparaît (fig. 106) 


comme troncatures sur deux des six intersections de p 
avec d! (lequel ne perd aucune face, les trois positions don- 
nées par A se répélant relativement au centre). 

Il faut encore dire un mot des polyèdres Lémiaxes dichosymé- 
triques (A3, 3P), à cause de l'importance de la Tourmaline, 
qui réalise cette combinaison. Le prisme €, qui est perpen- 
diculaire aux plans de symétrie, ne bénéficie pas de leur 
conservation. Il perd donc la moitié de ses faces, tandis que 


di garde toutes les siennes. 


72 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


En outre, si, à une des extrémités de l'axe principal, il 
existe un pointement quelconque, aucun élément ne permet 
de le répéter à l’autre extrémité. Les cristaux sont donc 
hémimorphes, c'est-à-dire terminés différemment aux deux 


ë 


Fig. 107. 


bouts de l’axe ternaire. Ainsi la tourmaline offre souvent 
(fig. 407), avec dt et /,e?, d'un côté la combinaison pbt, de 
l’autre la base a! seule ou un rhomboèdre distinct de p. 


P/2 


SYSTÈME RHOMBIQUE 


Notation. — Les éléments du noyau ou prisme rhombique 
(orthorhombique) sont les suivants 
(fig. 108) : Une base p, parallèle à 
l'un des plans de symétrie et con- 
tenant deux axes binaires, qui sont 
les diagonales de‘cette base rhombe ; 
quatre faces prismatiques m, iden- 
tiques entreelles, chaque face, symé- 
trique des deux faces adjacentes 
relativement aux plans verticaux de 
symétrie (plans diagonaux du pris- 


Fig. 108. me), élant conjuguée de la face 
opposée en vertu de l’axe binaire 

vertical; quatre angles trièdres a, qui correspondent aux 
angles obtus de la base, et quatre angles e, correspondant 


SYSTÈME RHOMBIQUE. FORME OBLIQUE. 73 


aux angles aigus: huit arêtes horizontales b, intersections 
de p avec m; enfin deux arêtes verticales obtuses À et deux 
arêtes aiguës 7, de même paramètre comme parallèles à 
l'axe du prisme, mais d’angles dièdres différents. Les plans 
verticaux de symétrie coupent la base suivant ses deux dia- 
gonales, l’une, la plus longue, dit macrodiagonale, l'autre, la 
plus courte, ou brachydiagonale. 
Forme oblique. — La forme oblique est engendrée par une 
facette QRS (fig. 109), interceptant, sur l’arête verticale Oz, 


: 3 Sr cé ; 
une longueur OS égale à une fraction - du paramètre corres- 
s 


pondant, tandis que, sur les arêtes Ox et Oy, de paramètre 
différent, elle coupe des longueurs proportionnelles entre 


Sel 1 FR ë : 
elles à q et=!.Le plan de symétrie qui passe par Oz et la dia- 


gonale de Ox et Oy exige la répétition de cette facette en 


Fig, 109. Fig. 110. 


Q'RS, tandis que l'axe vertical les reproduit toutes deux sur 
l'angle opposé et que le plan de symétrie parallèle à la base 
fait naître en bas, aux extrémités opposées des arêtes z, des 
coupes semblables. Les quatre faces du haut forment une 
pyramide à base de losange et celles du bas engendrent une 
pyramide identique, ayant la même base que la première. 
De là résulte un octaèdre rhombique (fig. 110), dont les trois 
hauteurs, SS’, AC, BD, sont les trois axes binaires et où les 


1. Dans la notation usuelle, les caractéristiques 4 et r sont rapportées, non 
aux côtés de la base rhombe, mais à ses diagonales. 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


trois plans de symétrie, ABCD, SBS'C, SAS'C, dessinent trois 
losanges, ayant deux à deux une diagonale en commun. 

On remarquera que les deux faces SAB, S'AB, de l’octaèdre 
rhombique, se rencontrant suivant AB et les deux faces SDC, 
S'DC, se rencontrant suivant DC, forment, par leur ensemble, 
un prisme parallèle à AB, dont la section droite serait donnée 
par un plan, mené par S$', normalement à AB. De même, les 
quatre autres faces formeraient un prisme ayant ses arêtes 
parallèles à AD = BC. Ainsi l’octaèdre rhombique résulte de 
la pénétration mutuelle de deux prismes rhombiques; c'est-à- 
dire que ses huit faces sont réparties entré deux zones, ayant 
pour arêtes, l’une AB, l’autre BC. Mais on pourrait, tout aussi 
légitimement, les grouper autour des arêtes SA, SC, ou bien 
SB, SD, et dire, par exemple, que l'octaèdre rhombique est 
formé par la pénétration de deux prismes, l’un SAB, SBC, 
S'AD, S'DC, l’autre SAD, SDC, S'RC, S'AB. 

Diverses sortes de pyramides. — Ici vient se placer une 
observation importante. Soit (fig. 111) RQR'Q' la section droite 


Fig. 111. 


du prisme primitif. Si la troncature est opérée sur un angle 
obtus a, elle donnera, sur le plan de la base p, un losange tel 
que R,Q,R',Q',, allongé dans le sens de la macrodiagonule. Par 


SYSTÈME RHOMBIQUE, FORMES RESTREINTES. 19 


conséquent, l'octaèdre rhombique correspondant sera une 
macropyramide (fig. 112). Si, au contraire, la modification 
avait eu lieu sur les angles e, le losange, tel que R,Q,R',0’,, 
eût été allongé suivant la brachydiagonale, donnant une bra- 
chypyramide (fig. 113). 

La limite des deux séries est formée par les pyramides dont 
la base rhombe est semblable à celle du prisme m,. Ce sont 
donc des modifications sur les arêtes b (fig. 11#), faisant naître 


Fig. 112. Fig, 113. Fig. 114. 


des protopyramides, spécifiquement identiques avec les précé- 
| LC 
dentes, mais ayant pour notation b , tandis que le symbole 
des macropyramides est 
i 14 
Turas 
DA0nS 


et celui des brachypyramides, 


Formes parallèles, formes normales. — Les trois axes étant 
de même ordre, les formes parallèles aux trois catégories 
d'axes doivent être de même nature. On voit sans peine que 
celle qui est parallèle à l’axe vertical engendre trois sortes de 

1 
formes : 4° le protoprisme m lui-même; 2° les macroprismes nes 
produits par une double modification sur les arêtes À (fig. 115), 


16 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


9 
et 3° les brachyprismes g', produits par une double modifica- 
tion sur les arêtes g (fig. 116). 

La forme parallèle à la macrodiagonale se compose (fig. 117) 
de quatre faces, engendrant aussi un prisme. On convient de 


Fig. 115. Fig. 116. Fig. 117. 


donner le nom de dômes aux prismes dont les arêtes ne sont 
pas verticales. Le dôme ainsi formé par une troncature symé- 


n 


trique sur les angles «a est un macrodôüme et sa notation est a’. 
De même, la forme parallèle à la brachydiagonale, engendrée 


ee 


P 
A7 LÉ d L£42 


Fig. 118. Fig. 119. Fig. 120. 


424 m 


(fig. 118) par quatre troncatures symétriques'sur les angles e, 


est un brachydôme, de symbole e’. 

On voit de suite que les formes normales, au nombre de 
trois, se composent chacune de deux faces parallèles. Ce sont : 
4° la base p, normale à l'axe vertical; 2° le macropinacoïide M, 
parallèle à la macrodiagonale (fig. 419); 3° le brachypina- 


SYSTÈME RHOMBIQUE. 71 


coïde g!, parallèle à la brachydiagonale (fig. 120). Chacune de 
ces trois formes représente l’un des trois plans de symétrie du 
système. Elles correspondent respectivement, comme direc- 
tion, à la base et aux plans diagonaux du prisme rhombique. 

Chacun des axes binaires commande une zone principale. 
Il y a ainsi la zone verticale mm, qui comprend m, ht, g!, les 
macroprismes et les brachyprismes; la zone horizontale ph, 
comprenant les macrodômes et la zone horizontale pg!, qui 
est celle des brachydômes. 

Formes mériédriques. — Deux variétés hémiédriques peu- 
vent se rencontrer dans le système rhombique. Dans la pre- 
mière, celle des polyèdres holoaxes hémisymétriques (L?, L’?, 
2), la forme oblique perd la moitié de ses faces. Or on se 
rappelle que l’octaèdre rhombique résulte de la pénétration de 


Fig. 121. Fig. 122. 


deux prismes, dont chacun a ses arêtes parallèles à l'un des 
côtés de la base rhombe. Ne gardant en haut que la moitié 
d’un prisme et, en bas, que la moitié de l’autre, on obtient, 
avec la combinaison "m, 1/2 b!/4, la figure 121, réalisée par le 
sulfate de magnésie. 

Le seul autre cas admissible a pour symbole L?, P', P”, et 
l'on voit de suite qu'il entraîne l'hémimorphisme, la moitié 
inférieure (ou supérieure) d'un octaèdre rhombique étant seule 
conservée. C'est ce qui arrive pour la topaze et aussi pour la 
calamine (fig. 122). 


18 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


$S 6 
SYSTÈME MONOCLINIQUE 


Notation. — Le prisme clinorhombique où monoclinique, noyau 
du système, se compose (fig. 4123) de deux bases p, parallèles, 
reliées par quatre faces » identiques, puisque chacune d'elles, 
identique avec la face parallèle, est symétrique de sa voisine 
relativement au plan de symétrie. Ce dernier est celui qui a 
pour traces les diagonales 
va. Des quatre angles de 
chaque base, deuxsontiden- 
tiques. Ce sont les angles 
latéraux e, symétriques l'un 
de l’autre relativement au 
plan médian o4.Maisl’angle 
de droite, qui correspond 
à l'angle aigu de la base 
avec l'arête prismatique, 
diffère de celui de gauche, 
qui correspond à l'angle obtus. Le second se note 0 et est dit 


antérieur, parce qu'on suppose l'observateur placé en avant 
de 0. Le premier, ou postérieur, est noté a. Parmi les arêtes 
horizontales, il y à lieu de distinguer les arêtes b, qui con- 
courent à l'angle a, et les arêtes d, se coupant sur l'angle 0. 
Enfin les arêtes prismatiques g, aboutissant aux angles e, 
sont distinctes des arêtes k, contenues dans le plan diagonal 
de symétrie. 

Des deux diagonales ee el oa de la base p, l’une, ee, est 
perpendiculaire au plan de symétrie et représente la direc- 
tion de l’axe binaire. On l'appelle orthodiagonale, parce qu'elle 
est normale aux arêtes prismatiques. La seconde, 04, inclinée 
sur ces arêtes, est dite clinodiagonale. Tantôt c'est l’orthodia- 
gonale qui est la plus longue; tantôt c’est l'inverse. 

Forme oblique. — D'après le symbole de la symétrie, la 
forme oblique ne peut se composer que de quatre faces, deux 
à deux parallèles (puisque chacune a sa symétrique relative- 
ment au centre). Ces quatre faces, si elles étaient seules, for- 


a. 


SYSTÈME MONOCLINIQUE. 79 


meraient un prisme indéfini. Or nous avons vu que, dans le sys- 
tème rhombique, la pyramide résultait de la pénétration de 
deux prismes. Ici l’un des deux manque. La forme peut donc 
être qualifiée d'hémipyramide. Mais sa nature varie suivant ceux 
des éléments sur lesquels elle est appuyée. En tout cas, cette 
forme ne suffit pas pour constituer un cristal fermé. 

Troncatures sur les angles. — A. Non symétriques. — 1° Sur 
les angles 0. — La face déterminante intercepte des longueurs 
dont les coefficients sont - et < pour deux arètes d, et : pour 
l'arêle A. 


Le symbole est 
HAUTES 


4 7 ,8 
(10: 8 
La forme (lig. 12%) est dite hémiorthopyramide, parce qu'elle 


P 7 F 


L22 


Fig. 124, Fig. 125. 
est allongée suivant l’orthodiagonale, et, de plus, antérieure, 
parce qu'elle est installée sur les angles antérieurs 0. 
20 Sur les angles a. — Ce sera une hémiorthopyramide posté- 


rieure (fig. 125), de symbole 
1 4 4 


b'b'h. 

30 Sur les angles e. — La facette ne se répète qu'une fois sur 
chaque angle, car elle tronque trois arêtes d’inégale valeur, 
savoir : une arète b, une arèête d'et une arête g. La demi-pyra- 
mide est d'ailleurs allongée suivant la clinodiagonale; c’est 
une hémiclinopyramide, de symbole 

LA PA 
bd g 
1. Ici encore, pour simplifier, nous appliquons lés lettres g et r aux côtés du 


rhombe de base, tandis que, dans la vraie notation à trois caractéristiques, 
elles s'appliquent aux diagonales de la base rhombe. 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 
et antérieure (fig. 126), si la facette s'incline vers l'angle o, 
tandis qu'elle est postérieure (Hig. 127) dans le cas contraire. 


Fig. 126. 


B. Symétriques. — 1° Sur 0. — Il n'y a que deux facettes 
parallèles (fig. 128), formant la moitié d’un prisme à arêtes 
horizontales, c'est-à-dire la moitié d'un dôme ou un hémidéme. 
De plus, cet hémidôme est parallèle à l’orthodiagonale. C’est 


2 


Fig. 128. Fig. 129. 


donc un hémiorthodôme, et enfin il est antérieur. Son symbole 


L_ 
est 07. 
20 Sur a. — C'est un hémiorthodôme postérieur (fig. 129), de 
notation 


a. 
\ Cesdeux variétés d'hémiortho- 
Pr 


dômes constituent les formes 
parallèles à l'axe binaire. 
3° Sur e. — Ici la clinodiago- 
nale, à laquelle la forme devient 
parallèle, n'étant pas un élément de symétrie, l'hémipyramide 
garde ses quatre faces; c'est un clinodôme (fig. 130), de nota- 
s 


Te 
Fig. 130, 


tion e* 


SYSTÈME MONOCLINIQUE. 81 


Troncatures sur les arêtes. — 19 Sur les arêtes d. — La forme 


$ 


(fig. 131) est une protohémipyramide antérieure, de notation d'. 


\ 


AT 
Fig. 192, 


20 Sur les arêtes b. — On obtient ainsi (fig. 132), une pr'oto- 
hémipyramide postérieure, notée 


# 


b. 
30 Sur les arêtes verticales. — À, Non symétriques. — La modi- 
fication, élant parallèle aux arêtes prismatiques, reprend le 
4 
nom de prisme. On distingue les orthoprismes A7, résultant 


Fig. 193. Fig. 134, 


d'une double troncature sur chacune des arêtes A, et les 
clinoprismes g" qui tronquent les arêtes g. Leur limite com- 
mune est le protoprisme m. 

B. Symétriques. — Une moditication symétrique donne deux 
faces parallèles, c'est-à-dire un pinacoïde, On distingue l'or- 
thopinacoïde h!, parallèle à l’orthodiagonale, et le clinopina- 
coïde g!', parallèle au plan de symétrie et par suite normal à 
l'axe binaire. 

La figure 133 représente la combinaison du protoprisme m 
avec la base p, le clinopinacoïde g! et un orthoprisme; tandis 
que, dans la figure 134, on voit un clinoprisme combiné avec 
», m et l’orthopinacoïde At. 


6 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE: 


82 ÉTUDE DÉS SYSTÈMES CRISTALLINS. 


| Zones principales. — Trois zones sont particulièrement 
| importantes dans le système monoclinique : la zone ph, paral- 
lèle à l'orthodiagonale et comprenant, avec les faces p et h!, 
tous les hémiorthodômes; la zone pg!, parallèle à la clinodia- 
gonale, et renfermant, avec p et g!', les clinodômes; enfin la 
zone mm, qui comprend les faces m, ht, g', tous les clino- 
prismes et les orthoprismes. 

Formes mériédriques. — Des deux cas d'hémiédrie admis- 
sibles dans le système, un seul offre de l'intérêt, parce qu'il 
| est réalisé dans l'acide tartrique. C'est l'hémiédrie holoaxe (L2). 
Les sommets des cristaux sont dyssymétriques et se présen- 
tent différemment à l'observateur, suivant qu'il s'agit de la 
forme droite ou de la forme gauche. 


Un 
-1 


| SYSTÈME TRICLINIQUE 
L: 


Le dernier système cristallin est nommé friclinique, parce 
que les trois arêtes de son parallélépipède générateur sont 
inclinées les unes sur les autres. 
On l'appelle aussi anorthique à cause 
de l'absence d'angles droits parmi 
ses éléments constituants. 

Le prisme fondamental à trois 
couples de faces p, m, t (fig. 135). 
Les quatre angles de sa base ont 
des valeurs différentes. On place 
le prisme de telle sorte que l'obser- 
vateur voie devant lui l'angle trièdre 


(22 


MR fee le plus obtus 0; alors l'angle aigu a 
Fig. 135. ? s L 


esten arrière, e à gaucheetiàdroite. 
Il y a quatre sortes d'arêtes horizontales : les arêtes b(de «en 
e): c(deaeni); d(dee en 0); f (de o ent); quant aux arêtes 
I prismatiques, vu l'égalité des dièdres opposés, il n'y en a que 
de deux sortes : les arêtes g (de e en à) et L (de o en a). 
Une forme oblique se compose seulement de deux faces 
parallèles; c'est la moitié d'un prisme et, par suite, c’est une 


SYSTÈME TRICLINIQUE. 83 


quartopyramide. Les variétés de ces quartopyramides sont 
nombreuses : nous mentionnerons seulement celles qui sont 
appuyées sur les arêtes de la base. Ce sont les protoquartopy- 
s $ à s 
samides b*, c, d, f'. 
jien que les modifications parallèles aux diagonales de la 
base parallélogrammique soient aussi des quartopyramides, 


on les distingue à part sous le nom d’hémidômes, et l’on 
æ «te 


Fig. 136. Fig. 137. 


reconnait des hémimacrodômes (parallèles à la plus longue dia- 

gonale) et des hémibrachydômes. Les troncatures parallèles aux 

arêtes prismatiques donnent des hémimacroprismes qu'on note 

W ou "h, suivant qu'ils inclinent à droite ou à gauche, et des 
4 «4 

lhémibrachyprismes g' ou "y. 

Enfin les formes gt et A!, parallèles à la fois aux diagonales 
de la base et aux arêtes prismatiques, prennent les noms, la 
première de brachypinacoïde, la seconde de macropinacoïde. 

Les figures 136 et 137 indiquent la position des formes g? et 
?g relativement au prisme fondamental. 


S 8 


PRINCIPE DES MESURES ET DES CALCULS 
CRISTALLOGRAPHIQUES 


Mesures d'angles. Goniomètre d'application. — La mesure 
des angles des cristaux s'effectue à l’aide d'instruments appro- 
priés qui portent le nom de goniomètres. 


84 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


Le plus simple est le goniomètre d'application, inventé au 
vue siècle par Carangeot. Cet instrument se compose de 
deux alidades métalliques, mobiles autour d'un centre com- 
mun. On applique chacune de ces alidades sur l’une des faces 
de l'angle à mesurer, en ayant soin que l'arête du dièdre 
touche l'intersection des alidades, en restant normale au plan 
de ces dernières. Ce résultat une fois obtenu, on fixe l’ouver- 
ture des branches en serrant une virole et l'on applique le 
goniomètre sur un rapporteur, habituellement métallique, qui 
fait connaître la valeur de l'angle. 

Deux rainures correspondantes, pratiquées à la base des 
alidades, permettent de faire varier la position de la rencontre 
de leurs arêtes en la rapprochant autant que l’on veut des 
extrémités libres des branches. De cette manière, la mesure 
goniométrique peut être appliquée même à des cristaux très 
petits et en partie engagés dans la gangue. 

Malgré son extrême simplicité, le goniomètre d'application 
a sufli aux mesures remarquablement précises d'Haüy. Mais 
aujourd’hui cet instrument n’est plus guère employé que pour 
les cristaux dont les faces ne sont pas assez polies pour réflé- 
chir la lumière. Pour tous les autres, on a recours au gonio- 
mètre à réflexion. 

Goniomètres à réflexion. — Le principe du goniomètre à 
réflexion est aussi simple que le maniement en est relativement 
facile. 

Soit AOB (fig. 138) un cristal dont deux faces planes, proje- 
tées en OA et OB, se rencontretit suivant une arête rectiligne 
projetée en O0. Un objet lumineux, situé en C, envoie sur la 
face OA un rayon qui, réfléchi en OD, vient pénétrer en D 
dans l’œil de l'observateur, supposé immobile. Ce rayon paraît 
venir d’un certain point E, placé par exemple sur la table qui 
supporte l'instrument, et l'observateur peut le repérer sans 
peine en faisant coïncider E avec un objet bien visible, tel que 
l'angle d’une carte de couleur blanche. Si maintenant l'on fait 
tourner le cristal autour de l’arête O, jusqu'à ce que la face 
OB soit venue en OB', sur le prolongement de OA, le rayon 
COD continuera à suivre la même voie et l’image de C, réflé- 
chie cette fois par la face OB, viendra coïncider avec celle que 
fournissait antérieurement la face OB. Or, à ce moment, le 


GONIOMÈTRE. 85 


cristal aura tourné d'un angle BOB’ égal au supplément de 
AOB, c'est-à-dire de l'angle à mesurer. 

I suffit donc que le cristal soit fixé à l'extrémité d’une 
tige qui elle-même soit implantée normalement au centre 
d’un limbe gradué. Les détails de l'agencement doivent être 
tels, qu'une série de mouvements simples permette d'établir 
une coïncidence rigoureuse entre l’arête O et l'axe de rota- 


C 
DT 
= 


Fig. 138. 


tion de l'appareil, lequel axe peut d'ailleurs être disposé 
horizontalement ou verticalement. 

Ce n’est pas ici le lieu d’insister sur la disposition des 
goniomètres les plus employés, tels que le goniomètre à axe 
horizontal de Wollaston ou l'instrument à axe vertical de 
Babinet, On trouvera dans divers auteurs, et notamment 
dans l'ouvrage de Mallard, la description détaillée de ces 
appareils, ainsi qu'une discussion de l'influence que peuvent 
exercer les diverses causes d'erreur provenant, soit de la 
position de l'œil, soit du défaut de coïncidence entre l'arête 
du dièdre et l'axe de rotation. Bornons-nous à indiquer 
brièvement le mode le plus simple de procéder. 

Le cristal est fixé, à l'aide d'un peu de cire, sur la plate- 
forme constituant le porte-objet et qui ellé-même peut mon- 
ter, descendre et s'incliner dans tous les sens, à l'extrémité 
B du coude, articulé en A, qui prolonge l'arbre de rotation 
(fig. 139). Cela fait, le limbe gradué étant fixé au zéro, on 
fait tourner la virole intérieure pour régler la position de 
l'arête du dièdre et, par une série de tâtonnements, en agis- 
sant sur le coude ou sur la tige de la plate-forme, on pro- 


86 ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


cure, sans déplacer le limbe, la coïncidence en E (fig. 438) 
des deux images fournies par un même objet C. Habituelle- 
ment on se sert, pour ce dernier, d'une bougie placée à cinq 
ou six mètres de l'observateur. Cette coïncidence étant obte- 
nue, on amène l’une des faces à la position voulue pour.la 
réflexion ; puis, après avoir rendu le limbe mobile, on agit 
directement sur ce dernier, jusqu'à ce que la seconde image 
se produise. On obtient la coïnci- 
dence absolue en se servant de la 
vis derappeldont l'appareil est muni, 
ct il ne reste plus qu'à lire, avec 
l'aide du vernier, la division inscrite 
sur le limbe, dont la graduation a 
été faite de telle sorte qu'on puisse 
lire directement les angles dièdres, 
c'est-à-dire les suppléments des 
angles de rotation. 


Nous rappellerons ici le précieux secours que le gonio- 
mètre apporte aux minéralogistes, en leur permettant de 
reconnaitre du premier coup toutes celles des faces d'un 
cristal qui font partie de la même zone. Cette constatation 
simplifie les mesures d'angles et parfois même les rend inu- 
tiles, lorsque la face examinée se trouve contenue à la fois 
dans deux zones de symboles déjà connus. 

Principe des calculs cristallographiques. — Le problème 
cristallographique, dans toute sa généralité, a pour objet la 
détermination de la forme cristalline simple, à laquelle appar- 
tient une face faisant partie d'un cristal donné. Il faut pour 
cela que les éléments fondamentaux de la forme primitive de 
l'espèce soient connus, où par eux-mêmes, ou à l'aide d’élé- 
ments dérivés d'où il soit facile de les déduire. Alors, ayant 
fixé la position de la face, ou plutôt sa direction, d'après les 
angles qu'elle fait avec deux faces de notation connue, il 
s’agit d'obtenir, au moyen de ces données, la notation de la 
forme correspondante. 

Or nous savons que la notation de la face déterminante 
d'une forme s'établit à l'aide de trois quantités, respective- 
ment proportionnelles aux longueurs que cette face inter- 
cepte sur trois axes conjugués. Supposons, d'autre part, que, 


CALCULS CRISTALLOGRAPHIQUES. 87 


choisissant un point quelconque à l’intérieur d’un cristal pour 
centre d’une sphère, représentative de ce dernier, on abaisse 
de ce centre des perpendiculaires sur toutes les faces cris- | 
tallines. Chacune rencontrera la sphère en un point, qui 
sera dit le pôle de la face correspondante. Cela étant, par le 
centre de la sphère, on mène (fig. 140) trois lignes Ox, Oy, Oz, 
respectivement parallèles aux trois 
axes conjugués. Soit QRS une face 
quelconque, Du centre O0, abais- 
sons OP perpendiculaire sur QRS 
et joignons PQ, PR, PS. 

On a, dans les triangles rectan- 
gles OPQ, OPR, OPS : 

OP = 0Q cos POx = OR cos POy 

= OS cos POz. 
Donc 
00 OR OS 


a  — Fig. 140. 

cos POæ cos POy cos POz 

Ainsi les longueurs interceptées, par une face quelconque, 
sur les trois axes cristallographiques, sont respectivement 
proportionnelles aux inverses des cosinus des angles que la 
normale à cette face fait avec les axes conjugués. Ces angles 
ont d'ailleurs pour mesures les arcs de grands cercles com- 
pris entre le pôle de la face QRS et les points où les trois 
axes rencontrent la sphère. 

Les longueurs 0Q, OR et OS sont celles que nous avons cons- 

see il | 1 , 
tamment désignées par PAL IES b, ro 6 b et c étant les 
{ à 

paramètres des trois axes. On a donc 


a b (à 
F te 
1 Fa — l 


( 
cos POæ cos POy cos PUS 
d'où l'on tire, si l’on veut, 


cos POæ eq cosPOy_cr cos POx b q 


cos POz a s cos PUz DS cosPOy a 7 


ÉTUDE DES SYSTÈMES CRISTALLINS. 


Ainsi le problème cristallographique revient à la recherche 
des angles que la normale à une face donnée fait avec les 
trois directions choisies pour axes, c’est-à-dire, en général, 


avec les trois arêtes du parallélépipède fondamental. Or le 
goniomètre ayant fait connaître les angles de la face avec 
celles dont le symbole est déjà déterminé, ce n’est plus qu'une 
question de trigonométrie sphérique d'en déduire la position 
de la normale et ses angles avec les axes. 


DEUXIÈME SECTION 


CRISTALLOGRAPHIE PHYSIQUE 


CHAPITRE PREMIER 


| PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX { 


224 


LOIS GÉNÉRALES DE LA RÉFRACTION 
DANS LES CRISTAUX 


Conditions des vibrations lumineuses. — On regarde les 
phénomènes lumineux comme le résultat de vibrations impri- 0] 
mées aux particules d'un milieu infiniment élastique, répandu 
dans tous les corps comme dans le vide le plus parfait et 
auquel on donne le nom d’éther. Si l’on appelle rayon de 
lumière la ligne qui joint l’origine du mouvement lumineux 
à un point quelconque atteint par l'ébranlement, la vibration 
lumineuse‘en ce point est toujours perpendiculaire au rayon. 
La manière dont s'exécutent les vibrations au sein d’un NO 
corps homogène dépend de deux éléments. Le premier est | 
la densité de l’éther, densité toujours influencée par celle du 
corps pondérable dans lequel l’éther est interposé. Le second 
est l'élasticité de l'éther, c'est-à-dire la nature spéciale des 
résistances que fait naitre la liaison mutuelle des particules 
vibrantes, 


90 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


La densité de l’éther est constante au sein d'un milieu 
homogène. Mais au point de vue optique, les corps se par- 
tagent en deux grandes catégories. 

Corps isotropes. Réfraction. — La première, celle des 
corps appelés isotopes, comprend toutes les substances amor- 
phes, ainsi que les cristaux du système cubique. L'élasticité 
optique y est la même dans toutes les directions, de telle 
sorte qu'une particule d'éther est indifférente au sens dans 
lequel elle est provoquée à vibrer. Lors donc qu'un mouve- 
ment lumineux, né dans un milieu isotrope, tel que l'air, 
passe dans un autre milieu isotrope comme le verre, il n'y 
a de changé que les valeurs absolues de la densité et de l'élas- 
ticité optiques, et il en résulte simplement un changement 
dans la vitesse de propagation du mouvement lumineux. On 
démontre, en physique, comment ce changement se traduit 
par une déviation ou brisement des rayons lumineux inci- 
dents, c’est-à-dire par le phénomène connu sous le nom de 
réfraction. La loi de la réfraction est la suivante : l'angle à 
que fait le rayon incident avec la normale à la face d'inci- 
dence, est lié à l’angle » que fait cette même normale avec le 
rayon réfracté par la relation 


sin? __v 
sinrT  v’ 


] 


v étant la vitesse de propagation dans l'air et v la vitesse dans 
le second milieu isotrope. 


: Ù Ce s : 
Ce rapport 5 porte le nom d'indice de réfraction du corps 


relativement à l'air; mais il n'a de sens précis que s'il s’agit 
d’une radiation simple bien définie. 

La valeur de l'indice se mesure, comme il est expliqué 
dans les traités de physique, à l’aide d’un prisme taillé dans 
la substance et qu'on place dans une position telle, qu'il 
imprime à un rayon incident le minimum de déviation. D'ordi- 
naire on détermine cette valeur en choisissant comme point 
de repère la raie D, située dans la partie jaune du spectre 
solaire. L'indice de réfraction, ainsi mesuré, suflit pour carac- 
tériser entièrement un corps isotrope au point de vue optique. 


BIRÉFRINGENCE. ELLIPSOÏDE OPTIQUE. 91 


On le désigne ordinairement par n, en spécifiant la radiation 
pour laquelle il à été déterminé. 

Corps anisotropes. Biréfringence. — Dans la seconde caté- 
gorie, celle des corps anisotropes, qui comprend tous les cris- 
taux appartenant à un autre système que celui du cube !, 
l'élasticité de l'éther est variable suivant le sens dans lequel 
ses particules sont sollicitées à vibrer. En général, en arri- 
vant sur un tel milieu, une vibration incidente ne peut pas 
se propager telle qu'elle. Il y a donc à la fois changement de 
la vitesse de la propagation du rayon, c'est-à-dire réfraction, 
et altération de la direction du mouvement vibratoire. La 
théorie indique que, en chaque point de la surface d'un 
corps anisotrope, par suite des liaisons mutuelles des parti- 
cules d'éther, il n'y a, perpendiculairement à un rayon, que 
deux directions privilégiées de vibration, pour lesquelles le mou- 
vement incident puisse se transmettre sans altération. Mais, 
en vertu des lois de la mécanique, la vibration incidente peut 
toujours être remplacée par l'ensemble de deux vibrations, 
d'intensité convenable, dont chacune aurait déjà l’une des 
deux directions privilégiées. Si l'on a d'avance procédé à cette 
décomposition, on sera sûr que chacun des deux mouvements 
élémentaires, parfaitement équivalents par leur ensemble au 
mouvement donné, se propagera, pour son compte, sans 
autre changement que celui de la vitesse. Seulement les deux 
directions rencontrant des élasticités différentes, les deux 
vitesses de propagation ne seront pas les mêmes. Et comme 
c'est la vitesse qui détermine la direction de la réfraction, 
tout rayon incident se partagera en deux rayons réfractés dis- 
tincts, cheminant désormais dans le nouveau milieu avec 
des vitesses inégales. C’est ce qu'on appelle la double réfrac- 
tion, eton voit ainsi que tous les corps anisotropes sont biréfrin- 
gents. 

Ellipsoïde optique. — Voici. comment on peut déterminer 
les deux directions privilégiées dont il vient d’être question : 
Si l’on cherche à mesurer expérimentalement, comme on l'a 
fait pour les corps isotropes, l'indice de réfraction d’un corps 


1. Et aussi certaines substances isotropes qui ont subi des efforts mécaniques, 
comme le verre trempé ou comprimé. 


92 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX, 


anisotrope, on trouve que, suivant le sens des vibrations exci- 
tées par une radiation simple donnée, l'indice est susceptible 
d'une infinité de valeurs, comprises entre un maximum et un 
minimum, lesquels ont lieu pour deux directions rectangu- 
laires. Pour une troisième direction, perpendiculaire aux 
deux précédentes, l'indice prend une valeur moyenne. 

Il y a donc un indice matimum n, (plus grand), un indice 


minimum n, (plus pelit) et un indice moyen Nm. 

Or si l’on porte sur ces trois directions des longueurs res- 
pectivement proportionnelles aux trois indices principaux, 
savoir : OA=n,, 0OC—n, et OB=n, (fig. 141), et que l’on 
construise un ellipsoide qui ait ces trois longueurs pour demi- 
axes, chacun des rayons de cet ellipsoïde fournira la repré- 
sentation de l'indice de réfraction qui correspond aux vibra- 
tions de même sens. Par exemple, le rayon O1 représentera 
l'indice n; des vibrations parallèles à OI, Cet ellipsoïde optique 
ou ellipsoïde des indices ! représente complètement, au point 
de vue optique, la substance anisotrope considérée, relative- 
ment à la radiation simple employée. 

Soit maintenant un rayon incident quelconque PO qui, 
ayant d'abord cheminé dans l'air ou tout autre milieu iso- 
trope, atteint en O la surface de séparation du premier milieu 
et d'un corps biréfringent. Autour de ce point O, choisi 
comme centre, concevons l’ellipsoide optique propre au 
second milieu pour la radiation employée. On sait que, pour 
un rayon PO, la vibration incidente est toujours contenue 
dans un plan perpendiculaire à OP et dit plan de l'onde. Ce 
plan coupera l'ellipsoïde suivant une ellipse, qui aura deux 
demi-axes OA’ et OB', dont la valeur, moindre que OA, sera 
supérieure à OC. Or ces deux lignes OA! et OB' sont préci- 
sément les deux directions privilégiées, suivant lesquelles il 
faut opérer la décomposition préalable de la vibration inci- 
dente OI, pour être sûr que les deux composantes se propa- 
geront sans altération, ce qu'elles feront avec des vitesses 


1. L'idée de souder la notion de l'ellipsoïde optique à celle, plus immédia- 
tement sensible, des indices de réfraction, nous a été suggérée par M, Michel- 
Lévy. 


POLARISATION, 93 


respectivement inverses de OA’ et de OP’, c’est-à-dire avec des 
indices de réfraction proportionnels à OA" et à OB'. Si OA" est 
le grand axe et OB' le petit, ces deux indices pourront être 
désignés, le premier par »’, et le second par n,. 

Ce qui vient d'être dit s'applique à tous les corps aniso- 
tropes, Lors donc qu'on veut étudier les 
modifications qu'ils impriment à la 
lumière, il faut concevoir, pour chacun 
d'eux, l'ellipsoïde optique qui le carac- 
térise, tel qu'il est donné par la valeur 
des indices principaux, et y exécuter 
la construction précédente. Mais il im- 
porte de se rappeler que cette cons- 
truction n'a de valeur précise qu'autant 
qu'il s'agit d'une lumière simple ou mono- 


chromatique, comme celle de l'alcool salé, 


Fig. 14]. 


par exemple; car il peut y avoir, pour 
un même corps, autant d’ellipsoïdes optiques distincts qu'il 
y a de radiations dans la lumière blanche. 

Polarisation des rayons réfractés. — Tout ne se borne 
pas au dédoublement du rayon incident. Quand il s’agit de 
lumière naturelle, la vibration incidente OI, pourvu qu'elle 
soit perpendiculaire au rayon, n’a pas, dans le premier milieu 
isotrope, de direction fixe et, en réalité, on admet qu'elle 
change à tout instant de place, tournant avec une extrême 
rapidité autour du pied du rayon PO, dans le plan OA'B'. Mais 
dès qu'elle atteint le milieu biréfringent, quelle que soit sa 
direction à un moment donné, c'est toujours suivant les deux 
axes OA’ et OB', dont la place est inyariable, qu’elle doit se 
partager. Donc les deux vibrations résullantes sont désormais 
orientées. C'est ce qu'on exprime en disant que la lumière est 
polarisée. Ainsi, un rayon incident de lumière naturelle, tom- 
bant sur un corps anisotrope, se décompose en deux rayons 
réfractés, polarisés à angle droit, puisque OA’ est perpendicu- 
laire à OF. 


94 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


P/4 
Ÿ 


CRISTAUX A UN AXE, CRISTAUX A DEUX AXES 


Définition des cristaux à un axe. — D'après la forme géné- 
rale de leurs ellipsoïdes, les corps anisotropes se divisent en 
deux grandes sections. La première comprend les corps pour- 
vus d'un axe principal de symétrie, c'est-à-dire ceux des 
systèmes hexagonal, quadratique et 
rhomboédrique. L’ellipsoide optique 
y est de révolution autour de l'axe 
principal OA (fig. 142). OB devient 
égal à OC et l’ellipse OBC se trans- 
forme en un cercle, dit équateur de 
l’ellipsoide., Dans ce cas, un rayon 
qui chemine suivant l’axe OA (et 
dont, par conséquent, la vibration 
est contenue dans le plan de la sec- 
tion circulaire) ne subit pas la double 
réfraction, car le cercle n'offre pas 


Fig. 149. 


de directions privilégiées. L'axe principal est donc une ligne 
d'uniréfringence et, pour ce motif, on lui donne le nom 
d’axe optique. Les cristaux des trois systèmes en question 
sont dits cristaux à un axe ou uniaxes. Une plaque de l’un 
d'eux, taillée normalement à l’axe et éclairée par des rayons 
perpendiculaires, se comporte comme une lame isotrope. 
Rayon ordinaire, rayon extraordinaire. — Pour toute 
autre position, un rayon PO, dont la vibration est OT, tom- 
bant en O sur la surface d'un corps uniaxe, la vibration OI 
se décompose en deux, dont l'une, OC, contenue dans la sec- 
tion circulaire, excite toujours, quelle que soit la direction 
de OI, la même élasticité, à savoir celle qui convient au rayon 
équatorial OB. L'autre, OD, excite une élasticité variable, 
comprise entre celle de OB et celle qui est propre à OA. On 
dit donc que, dans un cristal uniaxe, la biréfringence donne 
lieu à la formation de deux rayons, l'un ordinaire, celui qui 
correspond à la vibration OB, l'autre extraordinaire, celui qui 


CRISTAUX UNIAXES. 95 
répond à la vibration OD. Le premier se propage toujours 
lavec la même vitesse; le second, avec une vitesse qui varie, 
suivant la position du rayon incident, entre celle qui convient 
à OB et celle qui est propre à OA, 

Bien entendu, les deux rayons, ordinaire et extraordinaire, 
sont polarisés à angle droit, Pour définir le sens de cette 
polarisation, imaginons que, un rayon de lumière venant à 
tomber sur un corps uniaxe, on mène, par le point d’inci- 
dence, deux lignes, l’une normale à la face d'incidence, l’autre 
parallèle à l'axe optique. Le plan ainsi déterminé s’appellera 
section principale oplique. Or on démontre que la vibration 
ordinaire est perpendiculaire à cette section, qui joue vis-à- 
vis d'elle le rôle de plan d'équilibre, ce qu'on exprime en 
disant que Le rayon ordinaire est polarisé dans la section prin- 
cipale. Au contraire, la vibration extraordinaire est contenue 
dans la section principale et le rayon extraordinaire est polarisé 
perpendiculairement à la section principale. 

Indices de réfraction. Signe optique. — Nous avons dit 
que l'indice de réfraction, pour une substance isotrope, était 
le rapport de la vitesse de propagation dans l'air à la vitesse 


de propagation dans la substance donnée (pour une radiation 
simple). 11 résulte de là que, pour un corps uniaxe, il y a un 


indice de réfraction ordinaire ou indice ordinaire n,, celui qui 
correspond aux vibrations normales à l’axe optique, eten sus, 
toute une série d'indices, correspondant aux autres vibrations. 
On réserve le nom d'indice extraordinaire à la valeur extrême 
re, Celle qui correspond aux vibrations parallèles à l'axe 
optique. 

Maintenant deux cas peuvent se présenter, suivant que OB 
ou n, est plus grand ou plus petit que OA ou n,, Supposons 
OA => OB. Alors OA est le plus grand axe, c'est-à-dire que 
l'ellipsoïde est renflé suivant l'axe de révolution. Dans un 
cristal de ce genre, le rayon extraordinaire, se propageant 
moins vite, est plus dévié que le rayon ordinaire; il a donc 
l'air d'avoir été attiré par la normale à la face d'incidence; 
d'où le nom de cristaux attractifs, donné aux corps de cette 
calégorie; mais on emploie plus souvent la dénomination de 
cristaux positifs. Au contraire, on appelle cristaux répulsifs 


96 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


ou négatifs ceux pour lesquels l'indice ordinaire est plus 
grand que l'indice extraordinaire, Alors c'est le rayon ordi- 
naire qui est le plus dévié et l’ellipsoïde est aplati suivant 
l'axe de révolution. 

Ainsi le signe optique d'un cristal est défini par le rapport 
des vitesses extrêmes, ou, ce qui revient au même, par le 
rapport n. de l'indice extraordinaire à l'indice ordinaire », 
rapport plus grand que l'unité pour un cristal positif, tandis 
qu'il est plus petit pour un cristal négatif, 

Définition des cristaux à deux axes. — Pour tous Îles 
cristaux des systèmes rhombique, monoclinique et tricli- 
nique, l'ellipsoïde optique est à trois 
axes inégaux. Or, la géométrie nous 
apprend que, dans un tel ellipsoïde, 
il y a toujours, de part est d'autre 
du grand axe OA (fig. 143) et symé- 
triquement, dans la section AOC qui 
contient aussi le petit axe OC, deux 
directions OV, OV’, telles que la sec- 
tion COD ou COD)', faite dans l’ellip- 
soide, perpendiculairement à cha- 
cune d'elles, soit un cercle. Dès lors, 
Fig. 143. pour un rayon parallèle à l'une de 

ces directions, la vibration, contenue 


dans la section circulaire, n'a plus besoin de se décomposer. 
Les deux directions OV et OV’ sont donc des lignes d'uniréfrin- 
gence et par conséquent le cristal possède deux axes optiques. 
De là le nom de cristaux à deux axes ou biates. On remar- 
quera que la position de ces deux axes n’a de sens précis 
que pour une radiation simple déterminée. D'ailleurs, les deux 
axes optiques sont toujours situés dans le plan qui contient les 
directions OA et OC des deux indices extrémes, c'est-à-dire des 
axes de plus grande el de plus petite élasticité optique. Chacun 
de ces axes d'élasticité est donc toujours bissecteur de l’un des 
deux angles que forment entre eux les axes optiques. Mais l'axe 
du maximum d'élasticité, par exemple (qui est l'axe du plus 
petit indice), sera bissecteur, tantôt de l'angle aigu, lantôt de 
l'angle obtus des axes. 

Si les deux axes OV et OV'sont trèsrapprochés de l'axe OA, 


SYMÉTRIE OPTIQUE. 97 


qui est le grand axe de l'ellipsoïde, celui du plus grand indice 
et, par conséquent, l'axe du minimum d'élasticité, le cas 
examiné est très voisin de celui d’un cristal uniaxe positif, A 
cause de cela, on dit qu'un cristal biaxe est positif, quand 
l'axe du minimum d'élasticité est la bissectrice aiguë de l'angle 
des axes optiques. I serait négatif si ce même axe formait la 
bissectrice obtuse. 


Un rayon quelconque, tombant sur un cristal biaxe, s’ 


y 
décompose toujours en deux rayons réfractés, polarisés à 
angle droit, Seulement, en général, ces rayons sont tous deux 
extraordinaires, Il n'y a plus lieu de distinguer un indice 
de réfraction ordinaire et un indice extraordinaire, mais 
bien trois indices principaux, maximum, minimum et 
moyen, 

Désaccord possible entre le caractère optique et la symé- 
trie du réseau. — Ici se place une remarque importante : 
c'est que le caractère optique d’un cristal est déterminé par 
sa particule complexe, et non par le réseau sur les nœuds 
duquel les centres de gravité des particules sont venus se 
placer. 

Nous avons dit plus haut qu'en raison de la présence de 
certains éléments-limites de symétrie, il arrivait souvent 
qu'un cristal adoptât un réseau cubique, quand sa particule 
était seulement quadratique ou même seulement triclinique. 
Or la constitution optique d'un milieu cristallin, c'est-à-dire 
la distribution de l'élasticité de l’éther suivant les directions, 
est déjà acquise dans la particule complexe. C'est la symétrie 
de celle-ci qui suffit à déterminer le caractère optique, tsotrope 
si la particule est cubique, uniaxe si cette particule a un axe 
principal de symétrie, biaxe si elle est rhombique, mono- 
clinique ou triclinique. 

Il en résulte qu'un cristal à réseau cubique peut fort bien 
être biaxe, alors que, d'après la forme de son réseau, accusée 
par la figure du cristal, on se croirait autorisé à le considérer 
comme isotrope. Ainsi ce que l'on considérait autrefois 
comme des anomalies optiques s'expliquerait tout naturelle- 
ment, selon M. Wallerant, par le désaccord que la symétrie- 
limite est susceptible de faire naître entre la symétrie d'une 
particule et celle du réseau cristallin. 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 


98 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


APPAREILS DE POLARISATION 


Nicol. Un cristal uniaxe donne de la lumière polarisée; 
mais les deux rayons, ordinaire et extraordinaire, se mêlent 
à la sortie. Pour avoir de la lumière orientée dans une seule 
direction, il faut éliminer l’un des rayons. C'est ce qu'on 
réalise avec un nicol. 

Imaginons un prisme de clivage de spath d'Islande, RABS 
(fig. 144), taillé de telle sorte que les faces terminales RA 
et BS soient des losanges. Le plan diagonal RABS est un plan 
de symétrie. Il contient donc à la fois la 
normale à la face d'incidence RA et l'axe 
optique du spath. Donc c'est une section 
principale du cristal et tout rayon tombant 
suivant la longueur de ce prisme se décom- 


Fig. 144. Fig. 145, 


posera en un rayon ordinaire, dont la vibration sera perpen- 
diculaire au plan diagonal et un rayon extraordinaire, dont 
la vibration sera contenue dans ce plan. 

Cela posé, on coupe le, prisme en deux, suivant un plan 
ab (fig. 145), convenablement choisi, et on recolle les deux 
moitiés avec du baume de Canada. Par suite des propriétés 
optiques de ce baume, il se trouve que, des deux rayonsIE et10, 
issus d’un même rayon incident VI, le rayon ordinaire 10, qui 
est plus dévié, tombe sur ab sous un angle qui ne lui permet 
pas de franchir le baume. Il subit la réfleæion totale et vient 
s'éteindre dans la monture noire du prisme, Au contraire, le 


NICOLS,. ANALYSEUR. 99 


rayon extraordinaire IE traverse le baume, puis la seconde 
moitié du spath, et sort en CD. Les deux moitiés du prisme, 
ainsi recollées, formant un nicol, donnent exclusivement un 
seul genre de lumière, celui dont les vibrations sont conte- 
nues dans la section principale de l'appareil. 

Combinaison d’un polariseur et d’un analyseur. — Lors- 
qu'un rayon déjà polarisé tombe sur un nicol, la vibration 
incidente doit se décomposer en deux, dont une seule, la 
composante extraordinaire, peut traverser l'appareil. Le 
résultat final dépend donc de l'angle de la vibration incidente 
avec la section principale du nicol. Si cet angle est nul, la 
vibration se transmet tout entière; s'il est égal à 909, il ne 
peut pas y avoir de composante suivant la section et la lumière 
est totalement arrêtée; pour toute autre position, la vibration 
donne deux composantes, dont l'une, l'extraordinaire, est 
seule transmise. Il y a donc affaiblissement plus ou moins 
marqué de la lumière incidente. 

D'après cela, quand deux nicols sont placés l’un au bout de 
l'autre, il y a transmission totale de la lumière qui a traversé 
le premier, si les sections principales sont parallèles ; extinc- 
tion totale, si les sections sont croisées à angle droit; enfin 
transmission partielle dans tout autre cas. 

Un système de nicols fournit donc un moyen sûr de recon- 
naître la biréfringence. Si, entre les nicols croisés, on inter- 
pose une plaque isotrope, l'obscurité persiste, puisque la 
plaque ne peut rien changer à la vibration transmise par le 
premier nicol ou poluriseur. Il en sera de même pour une 
lame cristalline uniaxe normale à l'axe optique, ou pour une 
lame biaxe perpendiculaire à l’un des deux axes optiques; 
car on sait que ces direclions sont des lignes d'uniréfringence. 
Dans tout autre cas, l'interposition de la lame dérange la 
vibration extraordinaire issue du polariseur et en opère le 
partage entre les deux axes d'élasticité de la plaque, c'est-à- 
dire entre les deux axes de l’ellipse suivant laquelle le plan 
de la lame coupe l’ellipsoïde optique de la substance. Chacune 
de ces vibrations composantes donne, à son tour et pour son 
compte, une composante extraordinaire dans le second nicol, 
dit analyseur. Il y a donc rétablissement partiel de la lumière. 
Mais si l’on fait tourner la lame cristalline dans son plan, 


100 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


il arrive un moment où ses axes d'élasticité deviennent paral- 
lèles aux sections principales des nicols croisés. En cet 
instant, la décomposition de la vibration incidente ne peut 
plus s'opérer el l'obscurité se rétablit, Donc, en général, 
toute lame biréfringente, tournant dans son plan, entre nicols 
croisés, s'éteint quatre fois pour une rotalion de 360 degrés, 
en passant quatre fois, dans les intervalles, par un maximum 
d'éclairement, 

Pince à tourmalines. — Le résultat que fournissent les 
nicols peut être obtenu d'une manière moins parfaite, mais 
plus simple, avec la pince à tourmalines. C'est une pince ter- 
minée par deux montures circulaires, percées d'œillets occupés 
par deux plaques de tourmaline brune ou verte, entre les- 
quelles on interpose la lame biréfringente à étudier, La tour- 
maline absorbe si fortement les vibrations ordinaires, qu'une 
plaque très peu épaisse de celte substance (surtout si elle est 
taillée parallèlement à l'axe) ne laisse plus passer que des 
vibrations extraordinaires. C'est donc, à volonté, un polari- 
seur où un analyseur. Seulement la coloration très tranchée 
de la tourmaline affaiblit beaucoup les images. 


re 


FIGURES D'INTERFÉRENCE DES CRISTAUX 


Principe de l’interférence. — Lorsqu'une lame cristalline 
est éclairée par de la lumière convergente et préalablement 
polarisée, on constate qu'il peut y avoir, au sortir de la lame, 
émergence, suivant une même direction, de deux rayons pola- 
risés à angle droit et qui, ayant suivi dans la lame des che- 
mins inégaux, les ont d'ailleurs, parcourus avec des vitesses 
ait de la tra- 


inégales. Il y à donc entre ces rayons, par le Î 
versée de la lame, une certaine différence de marche, et, 
comme ils sont issus d'une même lumière déjà orientée, ils 
pourraient interférer, si leurs vibrations n'élaient pas à angle 
droit. En les recevant sur un analyseur, qui ne laisse passer, 
de chacune des vibrations, que les composantes parallèles, 
sans rien changer d'ailleurs à la différence de marche acquise 


CRISTAUX UNIAXES, 101 


dans le cristal, on rend l'interférence possible, On obtient, de 
cette manière, des images qui offrent un intérêt particulier 
dans deux cas, que nous examinerons successivement, 

Figure des cristaux uniaxes. — Le premier est celui des 
cristaux uniaxes, laillés normalement à l'axe optique. Entre 
les nicols croisés, avec une lumière simple, l'image se com- 
pose d'une série d'anneaux circulaires, alternativement clairs 
et obscurs, et de plus en plus serrés à mesure qu'on s'éloigne 
du centre. Ces anneaux sont lraversés par une croix noire, 
dont les branches sont parallèles aux deux sections princi- 
pales des nicols. 

La forme exactement circulaire des anneaux s'explique sans 
peine, tout élant symétrique autour de l'axe optique et l'ob- 


Fig. 146. l'ig. 147, 


securité du centre est la conséquence forcée de l'absence de 
biréfringence dans la direction de l'axe. L'intensité des 
anneaux noirs ést constante à la même distance du centre et 
celle des anneaux clairs va en croissant depuis les branches 
de la croix jusqu'aux bisséctrices de leurs angles (fig. 146). 
Entre les nicols parallèles, on observe une croix blanche, 
traversant un système d'anneaux clairs d'intensité constante, 
et d'anneaux obscurs dont l'intensité augmente depuis les 


branches de la croix jusqu'à #5 degrés (fig. 147). 

Avec la lumière blanche, l'extinction des diverses radiations 
ne se faisant pas à la même place, les extinctions annulaires 
s'échelonnent et ainsi, à la place des anneaux noirs, on obtient 
des cercles également colorés, ou isochromatiques (voir la 


102 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


planche à la fin de l'ouvrage). Chaque bande uniformément 
colorée représente le résultat de la suppression, dans la 
lumière blanche, de celle des radiations qui eût été seule 
éteinte à cette place. 

Les cercles isochromatiques sont d'autant plus serrés que 
la substance est plus biréfringente et aussi que la lame est 
plus épaisse. À partir d’une certaine épaisseur, les extinc- 
tions se superposeraient si bien qu'on aurait simplement une 
lumière blanche affaiblie. 

Figure des cristaux biaxes. — S'il s’agit d'une lame biaxe, 
il faut la tailler perpendiculairement à la bissectrice aiguë de 


Ses es Le 


g. 148. 


l'angle des axes optiques, ce qui permet, quand cet angle n'est 
pas trop grand, de recevoir en même temps, dans l'œil, des 
rayons ayant cheminé suivant la direction des deux axes. 
Alors, en lumière simple, ces rayons sont marqués par des 
points noirs, devenant les centres de deux systèmes d'anneaux 
non circulaires, qui tendent à se souder sous forme de courbes 
en 8 ou lemniscates (fig. 148). 

[J 


i, les nicols étant croisés, le plan des deux axes optiques 
coïncide avec une de leurs sections principales, l'image est 
traversée par une croix noire, dont la branche perpendicn- 
aire au plan des axes est très dilatée. Si le plan des axes est 
à 45 degrés des sections principales, les deux systèmes d'an- 
néaux sont traversés par des hyperboles noires symétriques, 
qui passent en s’amincissant par les traces des axes (fig. 149). 

En lumière blanche, les anneaux noirs se transforment en 
anneaux colorés, qui ne sont plus isochromatiques et les 


DISPERSION DES AXES. 103 


hyperboles prennent aussi une coloration, mais moins mar- 
quée (voir la planche à la fin de l'ouvrage). 

Au lieu d'appliquer un microscope polarisant à l'étude des 
phénomènes d'’interfé- 
rence, on peut se servir 


SA ÆS 


de la pince à tourmalines. 
En l'approchant très près 
de l'œil, on recoit des 
rayons venant de tous les 
points de l'espace et les 
lentilles de l'œil font l'of- 
fice de l'appareil de con- 
vergence, Seulement les 
images sont affaiblies à 


cause de la coloration de 


Fig. 149. 


la tourmaline. 

La figure d'interférence des cristaux biaxes est employée à 
la mesure de l'angle que font entre eux les axes optiques. Mais 
nous n'insisterons pas ici sur les dispositions à l’aide des- 
quelles on procède à celte mesure. 

Divers modes de dispersion. Dispersion des axes. — La 
figure d'interférence d'une lame biaxe, normale à la bissec- 
trice aiguë de l'angle des axes, varie, quand on emploie la 
lumière blanche, suivant le degré de symétrie des cristaux. 

S'il s'agit de substances rhombiques, la bissectrice aiguë 
coïncide toujours avec l'un des trois axes binaires; de plus, 
elle est généralement la même pour toutes les radiations. 
C'est donc suivant l’une des trois directions p, M ou gt qu'il 
convient de tailler la plaqué sur laquelle la figure doit se mani- 
fester. Sur une telle plaque, parallèle à l’un des trois plans de 
symétrie, les deux autres plans se dessineront suivant deux 
directions rectangulaires, dont l'une contiendra les traces des 
axes optiques, nécessairement situés dans un de ces plans. 
La figure colorée sera donc exactement symétrique relative- 
ment à la ligne des axes, comme à celle qui, passant par le 
milieu, est perpendiculaire à la première. Mais l'angle des 
axes optiques du rouge n'étant pas le même que celui des 
axes violets, les extinctions de ces deux couleurs ne se feront 
pas aux mêmes distances du centre. Par suite, un anneau 


10% PROPRIÈTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX, 


donné pourra être intérieurement frangé de rouge du côté du 
centre et de bleu du côté opposé. Ce phénomène est connu 
sous le nom de dispersion des axes. Tantôt les axes rouges sont 
les plus écartés, auquel cas la frange intérieure du premier 
anneau est bleue du côté du centre; tantôt c'est l'inverse. 
Dispersion des bissectrices, — Avec les cristaux monocli- 
niques, il n'y à qu'un axe de symétrie. Sa direction coïnei- 
dera nécessairement avec l'un des trois axes de l’ellipsoïde 
des indices. Supposons d'abord que ce soit l'axe moyen. Alors 
les axes optiques, ainsi que leurs bissectrices, seront dans le 
plan de symétrie g! etla plaque devra être taillée suivant l’une 
des faces de la zone pt. Le plan de symétrie gt s'y proli- 
léra suivant une ligne droite, contenant les traces des axes 
optiques et qui sera certainement une ligne de symétrie pour 
la figure. Mais les bissectrices aiguës des diverses radiations, 
toutes situées sur cette ligne, ne coïncideront pas ensemble, 
à-dire l'iné- 


Il y aura donc, outre la dispersion des axes, c'es 
gale valeur de leurs angles, une dispersion des bissectrices aiguës 
se traduisant par ce fait, que les anneaux de droite, par 
exemple, pourront différer de forme ét de grandeur des 
anneaux de gauche. Les lignes qui réunissent les points 
homologues des anneaux de droite et de gauche sont alors 
inclinées, relativement à la trace, supposée horizontale, du 
plan g!'. D'où le nom de dispersion inclinée. 

Si l'axe de symétrie fait fonction de bissectrice obluse, cela 
veut dire que la bissectrice aiguë est située dans le plan g! 
mais alors le plan des axes optiques, qui doil contenir les deux 
bissectrices, est un plan normal à g! et faisant partie de la 
zone ph. C'est encore suivant cette zone que la lame doit 
être taillée et le plan g! s’y profile suivant une ligne droite, 
qui est pour la figure d'interférence une ligne de symétrie. 
Seulement les axes et les anneaux se placent, à droite et à 
gauche de cette ligne, supposée verticale, à des hauteurs et à 
des distances variables. Il y a donc identité de couleurs, à la 
même distance de la trace de g!, sur des lignes horizontales; 
mais il n’en est pas de même suivant des lignes verticales : 
c'est la dispersion horizontale. 

Enfin, si l'axe de symétrie fait fonction de bissectrice aiguë, 
les axes optiques sont simplement assujettis à se trouver sur 


POLARISATION ROTATOIRE. 105 


des plans passant par cet axe et faisant, par conséquent, partie 
de la zone ph'. C'est suivant g! qu'il faudra tailler la lame, et 
l'axe s’y projetant en un point, qui sera le centre de la figure, 
tout sera symétrique relativement à ce point seulement. I n'y 
aura pour la figure aucune ligne de symétrie, horizontale ou 
verticale, passant par ce point. C'est la dispersion croisée ou 
tournante. 

Quant aux cristaux trieliniques, comme rien n'y règle à 
l'avance la position d'aucun des axes de l’ellipsoïde, la figure 
offrira une sorte d'enchevêtrement des divers genres de dis- 
persion déjà mentionnés. L'expérience seule pourra faire con- 
naitre la direction suivant laquelle on doit tailler la lame. 


Ur 


POLARISATION ROTATOIRE. POLARISATION CHROMATIQUE, 
POLYCHROISME 


Définition du pouvoir rotatoire. — La règle relative à la 
figure d'interférence des cristaux uniaxes est en défaut avec 
certaines substances, telles que le quartz. Lorsqu'une lame de 
quartz, taillée normalement à l'axe optique (c'est-à-dire paral- 
lèlement à la base a! du prisme vertical e?), est placée entre 
les nicols croisés, elle rétablit le passage de la lumière et, 
pour obtenir l'obscurité (avec une lumière simple), il faut 
tourner l'analyseur d'un certain angle, tantôt à droite, tantôt 
à gauche. Cela tient à ce que le quartz, à partir d'un minimum 
d'épaisseur, possède la propriété de tourner le plan de polari- 
sation. La vibration issue du polariseur est donc déviée quand 
elle parvient à l'analyseur, et il faut alors tourner ce dernier 
de telle manière que sa section principale devienne perpen- 
diculaire à la nouvelle direction de la vibration. Tel est le 
phénomène connu sous le nom de polarisation rotatoire. 

Si l'on emploie de la lumière blanche, les angles de rota- 
tion diffèrent tellement, pour les diverses radiations, qu'il est 
impossible, entre les nicols croisés, de rétablir l'extinction. 
L'angle dont il faudrait tourner, pour éteindre les rayons 
jaunes, par exemple, permettrait encore le passage d'une 


PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX. 


notable quantité de rayons rouges et de rayons violets. Aussi 
le centre de l’image d'interférence du quartz est-il toujours 
coloré, d’une couleur qui dépend de l'épaisseur de la plaque. 


L'image, entre nicols croisés, se compose d’un centre coloré, 
qu'entourent des anneaux isochromatiques, interrompus par 
deux branches de croix qui ne se rejoignent pas au milieu, 
la polarisation rotatoire ne se produisant que pour la direc- 
tion de l'axe optique. 

Cristaux dextrogyres, lévogyres. — Certains cristaux de 
quartz tournent le plan de polarisa- 
tion à droite et sont dits dextrogyres. 
D'autres le tournent à gauche et sont 
dits lévogyres. Un cristal est lévogyre 
quand il porte les faces rhombes et 
plagièdres en bas à gauche d'une face p 
(fig. 150). La superposition de deux 
quartz, l’un dextrogyre, l'autre lévo- 
gyre,dans le microscope polarisant ou 
la pince à tourmalines, fait naître, au 
centre de l'image, quatre branches 

Fi 150! noires en spirales, dites spürales 
” d'Airy. 

La théorie indique que la polarisation rotatoire appartient 
en propre aux substances dont la particule n'a ni centre ni 
plans de symétrie, mais qu'elle peut aussi se produire, si l’on 
empile régulièrement, en les croisant sous un certain angle, 
des lames de cristaux biaxes, 

Polarisation chromatique. — Quand une lame cristalline 
biréfringente et très mince est placée entre les nicols croisés 
et éclairée par des rayons normaux, les deux rayons engen- 
drés par la biréfringence ne se séparent pas à la sortie, vu la 
minceur de la plaque. Mais comme ils ont cheminé avec des 
vitesses inégales, il s'est introduit entre eux une différence de 
marche, qui peut amener une interférence. L'analyseur, en 
ne laissant passer de ces deux rayons que les composantes 
extraordinaires, permet à l'interférence de se manifester. 

Ainsi, pour toute plaque mince, suivant sa biréfringence et 
le sens dans lequel elle à été taillée, il y a une radiation qui 
est mieux éteinte que les autres. Lors donc qu'on emploie, 


POLARISATION CHROMATIQUE. COLORATION. 107 


non plus de la lumière simple, mais la lumière blanche, la 
plaque se colore, entre les nicols croisés, de la teinte qui con- 
vient à l'extinction de la radiation pour laquelle il y a inter- 
férence. Tel est, en gros, le phénomène de la polarisation 
chromatique. Ce phénomène rend de grands services pour 
l'étude des roches; car, pour les rendre accessibles à l'obser- 
vation microscopique, il faut les éclairer par transparence et, 
par suite, on est forcé de les amener à un tel degré de min- 
ceur que toutes les couleurs propres des minéraux disparais- 
sent. Mais alors, entre Les nicols croisés, une telle plaque se 
colore de teintes parfois très vives et très contrastantes, dont 
chacune dépend de la nature, de l’épaisseur et de l’orienta- 
tion du minéral rencontré par la surface de la plaque. 
Coloration des cristaux. Beaucoup de cristaux présen- 
tent une coloralion, due à la présence de matières étrangères, 


oxydes métalliques, hydrocarbures, etc., disséminés en très 
faible quantité dans leur masse. Cette dissémination, dans les 
cristaux homogènes, est d'ailleurs en rapport avec le mode de 
distribution des parties cristallines; c’est-à-dire qu'elle est 
régulièrement ordonnée. 

Quelle que soit d'ailleurs la cause de la couleur des cris- 
taux, cette couleur dépend d’un phénomème d'absorption. 
D'une part, l'ensemble des radiations lumineuses est plus ou 
moins affaibli, ce qui, suivant les cas, engendre la distinction 
des corps en transparents, translucides et opaques. D'autre part, 
Vabsorplion peut peser également ou inégalement sur les 
diverses radiations, ce qui fait naître les corps incolores et les 
corps colorés. 

Dans les corps isotropes colorés, l'absorption, qui engendre 
la couleur, ne dépend que de l'épaisseur traversée et nulle- 
ment de la direction des vibrations. Des plaques de même 
épaisseur, laillées en sens quelconque dans un même mor- 
céau d'un corps isotrope homogène et éclairées normalement, 
offriront toutes la même coloration. 

Polychroïsme. — Il n’en saurait être de même pour les 
corps anisotropes. L'absorption y varie, pour une même épais- 
seur, avec la vitesse de propagation des vibrations, vitesse 
variable, comme on sait, suivant la direction. Ainsi les deux 
rayons, auxquels donne lieu la biréfringence, ne se propa- 


108 PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES CRISTAUX, 


geant pas aussi vite l’un que l’autre, sont inégalement absorbés, 
et cette différence d'absorption change suivant le sens des 
vibrations. Pour chaque direction des rayons transmis, l'œil 
perçoit une couleur qui résulle de la combinaison des deux 
absorplions propres aux deux rayons réfractés. Il peut arriver 
que les teintes ainsi perçues diffèrent sensiblement les unes 
des autres. Tel est le cas de la Cordiérite ou Dichroïte, dont 
un cristal donné se montre d'un beau bleu dans un certain 
sens, d'un bleu pâle dans une autre direction perpendiculaire 
à la première et d'un gris jaunâtre dans une troisième direc- 
tion, à angle droit sur les deux autres. Ce phénomène a recu 
le nom de dichroisme. Mais c'est en réalité un polychroïsme, 
car il y a autant de nuances que de directions de transmis- 
sion. Seulement ces nuances, composées par la combinaison 
de deux absorptions, sont rarement assez différentes pour 
qu'on s’en aperçoive à l'œil nu. Pour les mettre en évidence, 
on se sert de l'appareil appelé loupe dichroscopique. Cet appa- 
reil isole, mais en les juxtaposant, les deux images d'une 
même ouverture, aperçues à travers un cristal biréfringent, 
et permet d'apprécier la plus petite différence dans leur colo- 
ration. 

I faut remarquer que le polychroïsme n'a rien de commun 
avec la double coloration que présentent certaines substances. 
Ainsi la fluorine est souvent verte par réflexion et bleue par 
transmission. On comprend la différence de ce fait avec le vrai 
polychroïsme, uniquement fondé sur ce que la différence 
d'absorption des deux rayons réfractés varie avec la direction 
qu'ils suivent. 


COHÉSION, CLIVAGE. 


CHAPITRE II 


PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERSES. GROUPEMENTS 
CRISTALLINS. CRISTALLOGÉNIE 


V4 


ACTION DES PHÈNOMÈNES MÉCANIQUES, DE LA CHALEUR 
ET DE L'ÉLECTRICITÉ SUR LES CRISTAUX 


Cohésion, Clivage. — De même que les propriétés optiques, 
toutes les propriétés physiques, quelle qu'en soit la nature, fs 
sont ordonnées, dans les cristaux, conformément au degré 
de symétrie de la particule complexe. Seulement, il en est 
plusieurs dont la distribution est, si l’on peut s'exprimer 
ainsi, plus délicate que celle de l'élasticité optique et se 
représente par une surface plus compliquée qu'un ellipsoïde. 

De ce nombre est la cohésion. Tandis qu'un cristal cubique 
offre les mêmes propriétés optiques suivant toutes les direc- 
tions, la cohésion, évaluée par la résistance à la rupture, n’a 
pas partout la même valeur dans un cristal de ce système. 
Elle peut être double, pour la direction d'un axe ternaire, 
de ce qu’elle est pour celle des arètes cubiques. 

Les directions de moindre cohésion, dans un cristal, déter- 
minent la production des plans de clivage, c'est-à-dire de 
ceux suivant lesquels s'opère la séparation des cristaux en 
lames planes, sous le choc ou sous l'effort d'un outil tran- 
chant. Toujours ces directions sont coordonnées à la symétrie 
du cristal et, de plus, on remarque que leur distribution est, 
en général, la plus simple qu'on puisse imaginer. C'est ainsi, 
par exemple, que, dans les cristaux cubiques, le clivage p 
est ‘de beaucoup le plus fréquent; ensuite vient b!; a est 
sensiblement plus rare. On peut donc dire que ces cristaux 
présentent, pour la cohésion, le plus petit nombre de maxima 


110 PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERSES. 


et de minima que comporte leur degré de symétrie. Il en est 
de même, d’ailleurs, pour les autres systèmes, où les combi- 
naisons les plus simples sont aussi les plus fréquentes. 
Faces de glissement. — En dehors des phénomènes de 
clivage, certains cristaux, soumis à des efforts mécaniques, 
laissent apparaître, dans leur intérieur, des faces planes 
miroitantes, appelées faces de glissement. 
M. Reusch a montré qu'un cristal de spath 
d'Islande étant comprimé dans une direc- 
tion perpendiculaire à l'une des faces du 
prisme d!, on y voit naître des plans de glis- 


sement parallèles au rhomboëdre inverse 
bt. De son côté, M. Baumhauer a fait l'expé- 
rience suivante : un prisme de clivage de calcite étant posé 


Fig. 151. 


horizontalement sur l’une de ses arêtes, si, sur l'arète oppo- 
sée, on appuie normalement la lame d'un canif, il vient un 
moment où le cristal cède comme une substance plastique; 
alors, toute la partie séparée par l'outil, intérieurement 
limitée par une face parallèle à b!, S'incline en sens inverse 
de l’autre en produisant un angle rentrant (fig. 151), et cette 
portion possède désormais une orientation optique et cristal- 
lographique inverse de celle qui est demeurée fixe. Ainsi la 
pression à dû entraîner une rotation des particules. 

Dureté. — C’est aux mêmes lois qu'obéit la distribution de 
la dureté dans les cristaux. 

Cette propriété est la résistance qu'un corps oppose à l'ac- 
tion d'un outil tendant à entamer sa surface. La dureté des 
cristaux peut être appréciée, tantôt avec une pointe d'acier 
trempé, tantôt avec une arête d’un cristal de dureté connue. 
On fait naître ainsi, à la surface des cristaux, des stries ou 
rayures, qui se produisent avec plus ou moins de facilité 
suivant les espèces. En tout cas, il faut toujours avoir soin 
d'opérer sur une face plane bien nette, de peur de prendre 
pour des rayures les traces qu'un outil peut laisser en désa- 
grégeant des éléments cristallins mal unis entre eux, comme 
les parties d'un cristal fendillé, par exemple. De plus, il faut 
s'assurer que la rayure persiste après nettoyage de la face, 
car souvent des apparences de rayures sont dues à ce que 
l'outil est lui-même attaqué par le cristal, sur lequel il laisse 


DURETÉ. at 
une trace, comme celle qu'un marteau abandonne après le 
choc sur un bloc de grès dur. 

La dureté des minéraux est un élément important de leur 
détermination spécifique. Il y a longtemps que Mohs a consti- 
tué une échelle de duretés, comprenant dix termes successifs, 
dont chacun raye celui qui le précède et est rayé par celui 
qui le suit. En voici l'énumération : 


1. Tale. 6. Orthose. 

2. Gypse ou sel marin. 7. Quartz. 

3. Calcite. 8. Topaze ou émeraude. 
4. Fluorine. 9, Corindon. 

d. Apatite. 10, Diamant. 


Les deux premiers termes représentent des minéraux qui 
se rayent à l'ongle. Les numéros 3 à 5 sont rayés par une 
pointe d'acier. La dureté du numéro 6 surpasse un peu celle 
du verre à vitres. À partir de 7,les minéraux rayent nette- 
ment le verre. Lorsqu'un minéral est rayé par l’apatite, tandis 
qu'il raye la fluorine, on dit que sa dureté est égale à #,5. 

Bien entendu, l'échelle de Mohs n’est pas rigoureusement 
proportionnelle; il n’y a pas la même distance entre les diffé- 
rents termes et, en particulier, la différence de dureté est 
beaucoup plus grande entre 9 et10 qu'entre # et 5. Néanmoins 
cette échelle suftit aux besoins des minéralogistes et tout 
essai de l’enrichir n'aurait pour résultat que d'en rendre 
l'emploi moins facile. 

Quand on veut mesurer avec beaucoup d'exactitude l'effort 
nécessaire pour rayer une surface cristalline, on se sert 
d'instruments particuliers, appelés scléromètres. 

L'emploi de ces instruments révèle un certain nombre de 
particularités, dont plusieurs montrent que la dureté est une 
propriété sui generis, qu'il ne faudrait nullement confondre 
avec la cohésion. C'est ainsi que la dureté ne varie, suivant 
les faces, que dans les cristaux susceptibles de se cliver et 
que toujours le minimum de dureté se produit sur les faces de 
clivage. De plus, sur certaines faces, par exemple sur les 
faces p des rhomboëdres de calcite, la dureté est plus grande, 
si l'on suit la diagonale culminante d'un angle a vers l'angle e 
opposé, que si l’on marche en sens inverse. 

On peut, par des expériences au scléromètre, construire 


142 PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERSES. 


les courbes de dureté qui conviennent, pour chaque espèce, à 
L | des faces cristallines déterminées. La figure 152 représente 
une telle courbe pour la face p d’un cristal rhombique de 


Barytine. On y voit quatre minima, correspondant aux rayons 
menés par le centre O parallèlement aux faces "», qui sont 

a P a des faces de clivage. 

La figure 153 donne la courbe des 
duretés d'une face p d’un rhomboèdre 
de Calcite. Enfin, dans la figure 154, 
on voit la répartition de la dureté sur 
une face cubique p d’un cristal de Fluo- 
rine, substance dont les clivages sont 


parallèles aux faces de l'octaèdre at. 

En raison des différences, parfois 
considérables, que présente la dureté suivant les faces d’un 
cristal clivable, c'est à la dureté moyenne que doit se rapporter 
le chiffre habituellement donné comme caractéristique de 
chaque espèce. 

Conductibilité calorifique. — Les cristaux se comportent, 
pour la chaleur, exactement comme pour la lumière. C'est 
surtout dans l'étude de la conductibilité caloritique que se 
révèle cette analogie, Là se retrouve ce mode simple de, dis- 
ibution qui est exprimé par une surface ellipsoïdale. 

Les variations de la conductibilité caloritique dans les cris- 
taux peuvent être étudiées par une méthode dont le principe 
est dû à Sénarmont. On étale, sur la face à étudier, une 
couche mince de cire, et quand cette couche s'est consolidée, 


COURBES THERMIQUES. 113 


on échauffe un point déterminé de la surface à l'aide d'une 
pointe métallique. La cire fond tout autour du point échauffé, 
avec une vitesse d'autant plus grande que la chaleur se pro- 
page plus vite et, au bout d'un temps donné, tous les points 
simultanément atteints par la fusion se trouvent distribués 
sur une courbe, dite courbe thermique. Si la chaleur se propa- 
geait également vite dans toutes les directions, cette courbe 
devrait être un cerele. Il en est ainsi pour tous les cristaux 
isotropes ainsi que pour les plaques normales à un axe prin- 
cipal. Dans tous les autres cas, la courbe thermique est une 
ellipse. Des dispositions ingénieuses ont été imaginées par 
M. Jannettaz, tant pour mesurer commodément le rapport 
des axes de l'ellipse thermique, que pour soustraire la surface 
de la lame au rayonnement de la source de chaleur destinée 
à produire l'échauffement local. 

Variations des courbes thermiques. — Les corps isotropes 
présentent la même conductibilité dans toutes les directions. 
Aussi les courbes thermiques y sont-elles toujours circu- 
laires. 

Dans les cristaux uniaxes, la direction de l'axe est celle du 
maximum ou du minimum de conductibilité. La courbe ther- 
mique n’est donc circulaire que pour les plaques normales à 
l'axe cristallographique principal. Pour toute autre direction, 
c'est une ellipse, dont l'un des axes est toujours compris 
dans la section principale de la plaque. 

Enfin, dans les cristaux à deux axes, le maximum et le 
minimum de conductibilité se font sentir suivant deux direc- 
tions rectangulaires, toujours liées aux éléments de symétrie 
du système. 

On comprend que l'étude de la conductibilité puisse rendre 
de grands services, lorsque l’opacité d’une substance, d'’ail- 
leurs dépourvue de formesextérieures déterminables, empêche 
d'en faire l'examen optique. En pareil cas, la forme de la 
courbe thermique permet de reconnaître le système cristal- 
lin, eten mesurant, pour diverses plaques, la direction et la 
valeur relative des axes de conductibilité, on peut arriver à 
fixer les principaux éléments cristallographiques de la sub- 
stance. 

Les expériences de M. Jannettaz ont établi que la conduc- 


8 
PRECIS DE MINERALOGIE, ( 


un 


114 PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERS 


tibilité thermique atteint son maximum suivant les plans de 
clivage. 

Dilatabilité. Cristaux isotropes. — On sait que les corps se 
dilatent, en général, lorsqu'on les chauffe, et l’on nomme 
coefficient de dilutation linéaire, en le désignant habituelle- 


' 
ment par «, le rapport = dans lequel / est la longueur 
d'une tige d’une corps, déterminée à zéro, et [la longueur 
de la même tige à 100 degrés. 

Cela posé, dans les cristaux isotropes, le coefficient de 
dilatation a la même valeur quelle que soit la direction. Par 
suite, les trois axes quaternaires s’allongeant, à toutes les tem- 
pératures, de la même quantité, leurs paramètres demeurent 


: 1 TRE 1 À 
égaux entre eux, Toute face, définie par les longueurs -; =, - 
o 3 dures 


qu'elle intercepte sur les trois axes quaternaires, sera, à 
109 degrés, définie par les longueurs 


—(1 + &) = (4 La = (1 æ), 


Ces trois quantités élant toujours proportionnelles aux trois 
premières, les longueurs relatives qui servent à définir la face 
ne varient pas, c'est-à-dire que les angles que fait cette face 
avec les faces du cube sont invariables, quelle que soit la 
température. Ainsi, non seulement les cristaux cubiques 
demeurent cubiques à toutes les températures, mais les angles 
mutuels de leurs faces n'éprouvent aucune altération, 

Cristaux anisotropes. Variabilité des angles dièdres. — 
Il n'en est pas de même pour les autres systèmes cristallins, 
En général, chaque direction possède son coefficient de dila- 
tation spécial. Si une face intercepte sur les trois axes conju- 
: b, Le, quand la 
température est égale à zéro, ces longueurs deviendront, à 
100 degrés, 

1 


1 2 l 
ae + a Rd +$) sc y) 


: = ; , À 
gués Ov, Oy, Oz, des longueurs égales à r a, 


a, 8, y étant les coefficients linéaires relatifs à Ox, Oz 
CU Te » Uy; 
Oz, et a, b; c, les paramètres de ces axes. Donc il n'y aura 


INFLUENCE DE LA CHALEUR, 115 


plus à 100 degrés, entre les longueurs interceptées, les 
mêmes rapports qu'à zéro. La direction de la face aura dû 
changer relativement aux éléments de la forme fondamentale. 
Ainsi pour tous les cristaux non isotropes, les angles mutuels 
des faces varient avec la température. De la sorte, la loi de l'in- 
variabilité des angles, découverte par Romé de l'Isle, n’est 
absolue que pour une température déterminée. 

Hätons-nous de dire que, dans la pratique, cette variation 
dés angles dièdres est peu sensible et que, dansles limites des 
expériences usuelles, elle ne dépasse pas un nombre peu 
considérable de minutes. Ainsi, d’après Mitscherlich, une 
élévation de température de 100 degrés ne réduit que de 8 mi- 
nutes l'angle dièdre des faces p d’un rhomboèdre de calcite. 

Permanence du parallélisme et du caractère général de 
la symétrie. — Mais si les angles mutuels des faces sont ainsi 
susceptibles de varier, les couples de faces parallèles demeu- 
rent parallèles à toutes les températures et, de plus, la symé- 
trie du système cristallin reste la même, du moins dans la 
majorité des cas. Le premier résultat est facile à concevoir; 
car les longueurs interceptées sur les axes conjugués par deux 
faces parallèles QRS, Q'RS', étant proportionnelles entre 
elles, continueront à l'être après la dilatation. UQ sera devenu 
00 
00 
le même qu'auparavant. Quant à la symétrie du système, 


OQ (1 x) et OQ’ sera OQ" (1 + x). Le rapport sera donc 


l'expérience prouve que les lignes cristallographiques équi- 
valentes éprouvent un égal allongement. Ainsi, dans un cristal 
uniaxe, l'axe principal est une ligne de maximum ou de 
minimum de dilatabilité. Dans le premier cas, les directions 
normales à l'axe sont toutes des directions de minimum; dans 
le second cas, c'est l'inverse, Il suit de là qu'un cristal uniaxe 
demeure tel à toutes les températures. 

Les cristaux biaxes ont trois directions principales de 
dilatabilité, rectangulaires entre elles. Si les axes d'élasticité 
optique sont les mêmes pour toutes les couleurs, on observe 
que les mêmes directions sont aussi celles des axes princi- 
paux de dilatabililé, 

Influence de la chaleur sur les propriétés optiques. — La 
chaleur, en modifiant les distances mutuelles des particules, 


116 PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERSES. 


ne peut manquer d'influer sur la distribution de l'Ether inter- 
posé. C'est ce que l'expérience confirme, en montrant que, 
dans les solides, l'indice de réfraction, c'est-à-dire la vilesse 
de propagation de la lumière, change avec la température. 

Cette variation respecte, en général, les conditions ordi- 
naires de la symétrie. Ainsi un cristal isotrope demeure 
isotrope à toutes les températures. De même, un cristal 
uniaxe demeure uniaxe; mais les deux indices, ordinaire et 
extraordinaire, ne subissent pas toujours des variations pro- 
portionnelles. En pareil cas, il peut arriver qu'un cristal, très 
peu bhiréfringent à la température ordinaire, ne présente 
plus, une fois chauffé, aucune différence entre l'indice ordi- 
naire el l’autre. Dès lors, à la température correspondante, 
il sera devenu isotrope, mais seulement pour une radiation 
déterminée. 

Dans les cristaux biaxes, les trois indices principaux éprou- 
vant, avec la température, des modifications inégales, il en doit 
résulter des variations dans l'angle des axes optiques, lié à la 
valeur des élasticités optiques principales. Les importantes 
recherches de des Cloizeaux ont montré que ce changement 
élait très diversement marqué suivant les substances; pour le 
plus grand nombre, la température de l'ébullition de l'eau 
ne produit qu'une altération de quelques degrés dans l'angle 
des axes. Le gypse est beaucoup plus sensible : bien au-dessous 
de 400 degrés, l'angle de ses axes devient nul. Le cristal est 
alors uniaxe, mais seulement pour une radiation déterminée. 
Au delà de ce point, l’ancien indice minimum devient supé- 
rieur à l'indice moyen et le plan des axes optiques s'ouvre 
dans une direction rectangulaire avec celle où il était précé- 
demment contenu. 

La variation produite par la chaleur dans l'angle des axes 
est tantôt momentanée, lantôt permanente. Ainsi, les cris- 
taux de feldspath orthose, chauffés au rouge sombre, éprou- 
vent une altération définitive, ce qui ne les empêche pas de 
conserver, dans leur nouvel état, une certaine faculté de 
variation temporaire. 

Pyroélectricité. — L'électricité peut se développer dans 
les cristaux, comme dans tous les corps, par le frottement. 
Mais ce qui présente surtout de l'intérêt, en raison de sa 


PYROÉLECTRICITÉ. 117 
liaison avec le degré de symétrie, c’est le phénomène connu 
sous le nom de pyroélectricilé. On appelle ainsi la propriété 
que possèdent certains cristaux de développer, aux deux 
extrémités, pendant qu'on les chauffe, des électricilés con- 
traires, dont la distribution devient exactement inverse pen- 
dant que les cristaux se refroidissent, et qui disparaissent 
quand la température est devenue constante. G. Rose à 
nommé pôles analogues ceux qui sont positifs par échaufre- 
ment et pôles antilogues les autres. 

Tous les cristaux qui offrent le phénomène de l'hémimor- 
phisme, c’est-à-dire dans lesquels un même axe est terminé 
par des pointements dissemblables, sont pyroélectriques sui- 
vant cel axe. Tel est le cas de la tourmaline, de la calamine 
et de la topaze. Pour cette dernière substance, la pyroélec- 
tricilé ne se manifeste que sur les cristaux vraiment hémi- 
morphes. Sur ceux où, sans doute par suite de macles, les 
deux extrémités de l'axe ne diffèrent pas, ces extrémités 
deviennent l’une et l’autre positives; en brisant un de ces 
cristaux suivant la base, qui est une face de clivage, celle-ci 
s'électrise négativement, tandis que le pointement est positif. ç 

Du reste, la pyroélectricité, qui témoigne d'une polarité 
électrique et par conséquent d’une dyssymétrie des molécules 4 
suivant certaines directions, doit se produire suivant toutes 
les lignes cristallographiques où cette dyssymétrie est mise 
en évidence par la différence des facettes. 

Ainsi les expériences de M. Friedel ont montré que le quartz 
peut développer une pyroélectricité en rapport avec l'hémié: 
drie qui le caractérise. Les diagonales de base du prisme e?} 
aboutissant chacune à deux arêtes verticales, dont l'une porté 
les faces rhombes et plagièdres, tandis que l'autre en est 
dépourvue, sont des axes de pyroélectricité. Les arêtes laté- 
rales du prisme e sont alternativement positives el négatives 
par échauffement, négatives et positives par refroidissement. 
Les arêtes positives par échauffement sont celles qui portent 
les faces rhombes et plagièdres; elles deviennent négatives 
par refroidissement. La même propriété s'observe dans les 
cristaux de blende suivant les axes ternaires, ce qui se com- 
prend aisément, la blende étant tétraédrique. 

Pour mettre la pyroélectricité du quartz en évidence, il ne 


118 PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERSES. 


faut pas prendre des cristaux naturels, auquel cas les trois 
axes d'hémimorphisme, c'est-à-dire les trois diagonales du 
prisme €, se neutraliseraient réciproquement. Il faut tailler 
des baguettes parallèles à ces diagonales ou, mieux encore, 
des lames normales aux axes d'hémimorphisme, 

Thermoélectricité. — 11 est une autre propriété électrique 
que manifestent certains cristaux. On sait que quand deux 
morceaux de métaux différents, tels que l’antimoine et le 
bismuth, sont mis en contact et réunis, d'autre part, à l’aide 
d'un fil conducteur, si l’on chauffe le point de contact, il se 
développe un courant électrique. Cette propriété est connue 
sous le nom de Thermoëélectricité. Le courant se dirigeant, à 
‘partir du contact, de l'antimoine vers le bismuth, on dit que 
le premier métal est, au point de vue thermoélectrique, 
positif à l'égard du second. L'observation montre que l’anti- 
moine est positif et le bismuth négatif pour tous les corps 
simples métalliques. Or la pyrite de fer FeS? se comporte de 
telle façon que certains cristaux sont positifs, même pour 
l'antimoine, et certains autres négatifs, même pour le bis- 
muth. Il en résulte que deux cristaux de signe contraire, 
mis en contact et chaulfés, développent un courant thermo- 
électrique plus intense que celui qui va de l’antimoine au 
bismuth. Très souvent, sur un même cristal, on trouve des 
parties positives et des parties négatives. M. Curie à constaté 
que les dodécaèdres pentagonaux de pyrite étaient positifs, 
quand leurs faces portaient des stries parallèles aux arêtes 
cubiques, tandis qu'ils étaient négatifs si les stries étaient 
perpendiculaires à ces arêtes. 


re 
1 


GROUPEMENTS CRISTALLINS 


Idée générale des groupements cristallins, — D'après la 
définition que nous avons donnée des corps cristallisés, 
chacun d'eux doit être formé de particules identiques, orien- 
tées de la même manière et disposées sur les nœuds d'un 
assemblage parallélépipédique. 


IDÉE GÉNÉRALE DES GROUPEMENTS CRISTALLINS. 419 


Mais cette identité absolue de composition et d'orientation, 
qui constitue ce qu'on pourrait appeler l'état de perfection 
des substances cristallines, n'est pas toujours réalisée. Tantôt 
l'observation et, en particulier, les expériences d'optique, 
montrent qu'un cristal, en apparence simple, est formé de 
parties différemment orientées, de telle sorte qu'une même 
plaque mince peut se diviser en plages distinctes, dont les 
phénomènes chromatiques font ressortir l'inégale orientation. 
Tantôt c’est la chimie qui reconnait, dans une même espèce 
minérale cristallisée, une variabilité de composition telle, 
que, pour demeurer d'accord avec les données fondamentales 
de la science, il faut admettre que, dans le minéral, certaines 
substances peuvent se remplacer les unes les autres en toutes 
proportions. 

Les groupements, soit de cristaux, soit de particules cristal- 
lines, loin d’être arbitraires, obéissent à des lois bien déter- 
minées. Ce résultat ne doit pas étonner; car si l'on comprend 
que toutes les parties d'un liquide en voie de cristallisa- 
tion ne soient pas dans des conditions identiques, du moins 
on se rend comple que deux portions immédiatement voisines 
doivent exercer l’une sur l’autre une influence susceptible 
d'établir, entre les assemblages réticulaires, une certaine 
dépendance. 

L'observation montre qu'il y a lieu de distinguer plusieurs 
sortes de groupements cristallins : 4° les groupements par acco- 
lement de deux ou plusieurs cristaux (jumeaux ou zwillinge 
des Allemands); 2° les groupements par pénétration ou entre- 
croisement de portions cristallines plus ou moins enchevê- 
trées. 

Groupements par juxtaposition d'individus. — Les grou- 
pements par juxtaposition d'individus cristallins distincts se 
révèlent, au premier coup d'œil, par les angles rentrants 
auxquels donne lieu l'accolement. On leur a depuis longtemps 
appliqué la dénomination générique de macles. 

Dans les macles, on remarque, le plus souvent, que deux 
individus s'accolent suivant un plan, qui est une face commune 
à lous les deux et, de plus, ordinairement, une face de notation 
simple. 

En outre, l'observation montre, en général, que la situation 


120 GROUPEMENTS CRISTALLINS. 


mutuelle de deux individus, se touchant par une face plane, 
peut être géométriquement définie, si l’on imagine que l’un 
d'eux, primitivement situé dans le prolongement exact de 
l’autre, ait exécuté use rotation de 180 degrés autour d’un 
certain axe. Une telle demi-rotation porte le nom d'hémitropie 
et se trouve complètement définie, si l’on indique à la fois 
la notation du plan de jonction et la direction de l'axe d'hémi- 
tropie. 

Le plus souvent l'axe de rotation est normal à la face de 
jonction. 

Macles des systèmes cubique, quadratique et rhom- 
boédrique. — Les exemples d'hémitropies abondent dans la 
nature. 

Dans le système cubique, les plus fréquentes sont celles 
qui s’accomplissent par rotation 
autour d’un axe ternaire, normal 
à at. De ce nombre est la macle 
de deux octaèdres, réalisée dans 
les spinelles (fig. 155). L'octaèdre 
ayant été coupé par un plan MNP, 
parallèle à ABC, c'est-à-dire à l’un 
de ses systèmes de faces, la rota- 
tion à eu lieu autour de l'axe 
ternaire normal à ABC, et comme 


un déplacement angulaire de 
120 degrés procurerait ‘simple- 


Lig. 155, 


ment la substitution des som- 
mets, il suffit, pour donner lieu à la macle, de faire tourner 
la partie mobile de 60 degrés, ce qui amène A en A',Ben 
B', C en C’. De cette manière, les triangles, tels que AMN, 
isolés par la section, viennent faire face, par des angles ren- 
trants, aux triangles immobiles tels que SNP, tandis que les 
éléments trapézoïdaux, comme MNA'B', se juxtaposent sui- 
vant l’arête de rupture MN, en faisant naître des angles sail- 
lants, 

Les hémitropies normales du système quadratique se font 
avec une face de jonction parallèle à une proto- ou deutéro- 
pyramide, La figure 156 représente deux individus de cassi- 
térite ou étain oxydé, maclés suivant une face parallèle à b!. 


GROUPEMENTS PAR JUXTAPOSITION. 121 


La rencontre des pyramides a!, sur la gauche du dessin, 
donne lieu à un angle rentrant particulier, formé de quatre 
facettes triangulaires, qui porte le nom 
de bec d'étain et qu’on appelle quelque- 
fois aussi macle en visière, à cause de 
son analogie avec la visière d'un casque. 

Les macles rhomboédriques les plus 
habituelles, avec axe d'hémitropie nor- 
mal, se font autour de l'axe ternaire; 
dès lors, une rotation de 60 degrés 


est suffisante, Appliquée au scalénoèdre 


(lig. 157), cette hémitropie fait naître 
un isocéloèdre, avec trois becs ou angles 
rentrants, c'est-à-dire un solide pourvu d’un plan de symétrie 
normal à l'axe ternaire, qui ferait défaut au scalénoèdre, 
sans la macle, 

Dans le système rhombique, une macle très connue est 
celle de l’aragonite, où le plan de jonction est l’une des faces 
du proloprisme. Concevons (fig. 458) la section droite d'un 


Fig, 197. Fig. 158. Fig. 159. 
cristal allongé suivant g!' et couronné par un brachydôme ef. 
Soit AB le plan de jonction, parallèle à l'une des faces #7. 
Après la rotation, les deux individus forment, suivant l'arète 
projetée en À, un angle rentrant (fig, 159), Assez souvent 
cette macle se répète plusieurs fois, soit en sens alternatifs, 


en donnant lieu à une sorte d'escalier, soit dans le même 


122 GROUPEMENTS CRISTALLINS. 


sens, en faisant naître une espèce de polyèdre annulaire, où 
tous les angles rentrants sont tournés du même côté, 

Macles des systèmes monoclinique et triclinique. — 
Comme exemple d'hémitropie du système monoclinique, 
nous citerons le gypse. Un cristal simple (fig. 460), offrant les 
faces m, g! et 4, est coupé en deux parties par un plan paral- 
lèle à A. L'une des moitiés du cristal tourne de 180 degrés 
autour de la normale à 4! et vient se placer en regard de la 
précédente (fig. 161). Parfois mème la macle se double 


Fier. 160, Fig. 161. 


(fig. 162), chacune des moitiés se prolongeant à travers 
l’autre. 

Des hémitropies très caractéristiques Ss'observent dans les 
feldspaths tricliniques. La plus commune est la macle dite 
de l'albite. 

Représentons (fig. 463) la coupe, par un plan normal à g!, 
d'un cristal triclinique réduit aux faces p et g!, lesquelles ne 
sont pas perpendiculaires l'une à l’autre. Coupons ce cristal, 
en son milieu, par un plan parallèle à g! et faisons tourner la 
moitié de droite de 180 degrés autour de la ligne ON, normale à 
ce plan. Après la rotation, l'angle aigu À se sera transporté en 
A! et les faces p des deux moitiés formeront, d’un côté un 
angle rentrant, de l’autre un angle saillant. 

Vu en perspective, un cristal d’albite (fig. 164), coupé en 
deux suivant la ligne ponctuée et soumis à l'hémitropie, offre 
après la rotation l'aspect de la figure 165. Les deux faces p 
forment en haut un angle rentrant d'environ 175 degrés, 
produisant, en raison de l'allongement habituel des cristaux 


EXEMPLES DE MACLES. 12 


suivant l’arête pg!, une gouttière caractéristique. D'un côté le 
cristal est terminé par deux faces m, tandis que, du côté 
opposé, il y à deux faces { en contact. 

Très souvent la macle par hémitropie des feldspaths tricli- 


si 


Fig. 163, 


niques s'opère entre individus extrêmement minces et se 
répète un grand nombre de fois. La juxtaposition de ces 


Fig. 164. Fig. 169. 


lamelles hérmitropes fait naître, sur les faces p, des stries ou 
cannelures correspondant aux angles alternativement sail- 
lants et rentrants, et ces stries sont tout à fait caractéristiques 
dés faces de clivage des feldspaths,. 

L'orientation cristallographique de deux lamelles contiguës 
élant différente, mais les lames ayant, de deux en deux, la 
même orientation, une plaque mince de feldspath hémitrope, 


124 GROUPEMENTS CRISTALLINS. 


examinée en lumière parallèle, se colore de deux teintes 


alternatives (fig. 1466); les lamelles impaires s'éleignent toutes 


en même lemps, pour une position donnée de la plaque rela- 
tivement aux nicols croisés. Il en est de même des lamelles 
paires, et les directions d'extinction des deux séries, mar- 
quées sur la figure par des flèches, font des angles égaux 
avec Ja (race du plan de jonction. 

Toutes les macles qui viennent d'être énumérées sont des 


hémilropies normales; mais il y en a d’autres où la demi- 
rotation s'est accomplie autour d'un axe situé dans le plan de 
jonction. Telle est, par exemple, la macle de deux tétraèdres 
modifiés de cuivre gris (fig. 167). Les cristaux sont accolés 
suivant une face 4? et l’un d'eux paraît avoir tourné, relali- 
vement à l’autre, de 180 degrés autour d’un axe ternaire, con- 
tenu dans ce plan. 

Explication des macles. — Mallard a donné une théorie 
des macles par accolement. Il à fait voir que, pour deux 
parties juxtaposées d'une même substance en voie de cristal- 
| lisation, il y a deux positions admissibles d'équilibre réci- 
proque : l’une, pour laquelle les deux cristaux se prolongent 
l'un l'autre; la seconde, pour laquelle le second cristal est 
symétrique du premier relativement au plan de jonction. 
D'ailleurs, suivant qu'il s'agit de cristaux holoédriques ou de 
cristaux hémiédriques, le second mode d'équilibre n'est pas 
satisfait de la même manière. Dans quelques cas, il exige 
une certaine rotation des particules autour de leur centre de 
gravité et on peut faire voir ainsi qu'il y à trois catégories 
de maëeles : la première, qui s'exprime géométriquement par 
une hémitropie normale; la seconde, pour laquelle il y a encore 


EXEMPLES DE MACLES. 125 


hémitropie, c'est-à-dire rolalion de 180 degrés, mais autour | 
d'un axe parallèle au plan de jonction; enfin la troisième, où 
la rotation qui rend compté de l’accolement ne peut plus être Il 
de 180 degrés. À 1! 

Pour nous, ce qu'il importe surtout de mettre en évidence, | 
c'est ce qu'on pourrait appeler la raison philosophique des 
macles, telle qu'elle semble résulter de l'observation. En 
effet, on remarquera que la plupart des macles ont pour effet 
de donner, à l'assemblage des deux cristaux, une symétrie 
supérieure à celle de leur système. Ainsi le scalénoèdre de 
la calcite (fig. 457) acquiert l'apparence d’un isocéloèdre. De 
même, les cristaux accolés de gypse (fig. 161) ont conquis, 
par leur juxtaposition, un plan de symétrie d'ensemble, qui 
est A el, quand la macle se double (fig. 162), on peut dire 
que le cristal complexe est en possession de trois plans de 
symétrie, savoir k!, gt, et le plan normal aux arêtes prisma- { 
tiques. Enfin le fait est frappant pour les cristaux tricliniques, 
où la macle de l'albite (fig. 165) produit un édifice symétrique 
relativement au plan de jonction g4. 

On peut donc dire que les macles par juxtaposition mettent 
en évidence la tendance des cristaux vers la réalisation d'une symé- 
trie plus élevée que celle qui appartient à leur système réticulaire. 

Macles par entre-croisement. — Dans les groupements 
par pénétration ou entre-croisement, la surface qui sépare 


Fig. 169. 


les deux individus cristallins, d'orientation différente, cesse 
d'être plane, À ce mode de groupement appartiennent : la 
macle de la croix de fer (fig. 168) des ‘cristaux de pyrite; la 
macle en croix de deux tétraèdres (fig. 169), soit de cuivre 


126 GROUPEMENTS CRISTALLINS. 


gris, soit de diamant; la macle cruciforme ou croisette (fig. 170) 
de la staurotide, etc. 

Ces divers exemples mettent bien sur la voie de l’explica- 
tion qui convient à ce mode de groupe- 
ment. Dans la figure 168, les deux 
orientations qui conviennent au dodé- 
caèdre pentagonal, suivant qu'il dérive 
de la demi-forme directe ou de la 
demi-forme inverse, sont simultané- 
ment réalisées, en sorte que la partie 
commune aux deux cristaux, croisés à 


angle droit, est le tétrahexaèdre com- 


Fig. 170. plet. De mème, dans la figure 169 

deux tétraëdres croisés à 90 degrés 

reproduisent, par leur partie commune, l’octaèdre complet, 

Enfin, dans la staurotide (fig. 170), s'il ne paraît pas y avoir 

acquisition d’un degré supérieur de symétrie, il y a du moins 
formation d'une figure plus satisfaisante à ce point de vue. 

Relation des macles avec la notion de symétrie-limite. 

— Mallard a montré que tous les groupements par pénétra- 
tion élaient formés, soit par des cristaux hémiédriques qui 
combinent les deux orientations admissibles, soit par des cris- 
taux à symétrie-limite, c'est-à-dire très voisins, par leurs para- 
mètres, d'un degré de symétrie supérieur à celui de leur sys- 
tème. 

Supposons un cristal rhombique dans lequel l'angle mm soit 
très voisin de 120 degrés, En conservant à l'axe vertical sa 
direction, on pourra donner au système réticulaire trois posi- 
tions, dans lesquelles l’un des axes horizontaux tournera suc- 
cessivement de 120 degrés. Tandis que, dans le cas d’une 
symétrie hexagonale parfaite, les trois positions du réseau 
seraient identiques, ici elles seront simplement très peu dif- 
férentes les unes des autres, Il pourra donc y avoir, ou bien 
accolement de trois cristaux à axes verticaux parallèles, dont 
chacun aura l’une des trois orientations (cas fréquemment 
réalisé dans l’aragonite), ou bien pénétration et enchevêtre- 
ment intimes de portions de cristaux ayant respectivement ces 
trois orientations, dont il est clair que la superposition produit 
un édifice total plus symétrique que chacun des composants, 


CRISTAUX À SYMÉTRIE-LIMITE. 127 D 


Une remarquable application de cette règle est fournie par 
l'orthose ou feldspath monoclinique à base de potasse. Dans 


ce qu'on appelle la macle de Carlsbad (fig. 471), deux cristaux, 
ayant leurs plans de symétrie parallèles, 
tournent leurs bases ensens inverse, comme 
si l’un d'eux, d'abord orienté comme l’autre, 
avait tourné de 180 degrés autour de l’arète 
prismatique mm. Or Mallard à montré que 
le réseau plan de l’orthose, dans le plan g!, 
est presque rhombique. Dans ce cas, la com- 
binaison de l’orthodiagonale avec les deux 
axes quasi-binaires du plan g! engendre un 
assemblage à symétrie-limite rhombique. 


En tournant autour de l'arête mm, qui est Ÿ 
justement l'un des deux axes quasi-binaires, p 
cet assemblage prend une seconde position Fie. 171 | 


qui, combinée avec la première, fait naître 
un édifice moins éloigné de la symétrie rhombique parfaite, 

De la même façon, Mallard à fait voir que la macle de la 
staurotide résullait de ce que l'assemblage de la substance est 1 
pseudo-cubique, de telle sorte que l'axe horizontal, autour 
duquel a lieu la rotation, est pseudo-quaternaire. 

Théorie générale des groupements. — Par une applica- 
lion encore plus complète de la notion de symétrie-limite, 
M. K. Wallerant est parvenu à donner, non seulement des 
macles proprement diles, avec faces d'accolement définies, 
mais de tous les groupements réguliers de cristaux, une 
théorie très ingénieuse, s'appliquant à tous les cas enregis- 
trés par l'observation, Il convient ici d'en esquisser au moins 
la donnée générale. 

Le fait dominant de toute cristallisation est la tendance à 
la réalisation du plus grand équilibre, tendance qui est plei- 
nement salisfaite quand les particules complexes se disposent 
sur les nœuds d’un assemblage réticulaire, après avoir orienté 
leurs éléments de symétrie en conformité de ceux de l'assem- 
blage. 

Cette orientation uniforme ne se réalise en grand que dans 
des circonstances spéciales de calme, de pureté et d'homogé- 
néité durables du milieu cristallogène. Le plus souvent, deux 


128 GROUPEMENTS CRISTALLINS. 


parties voisines de ce milieu ne sont pas dans les condilions 
voulues pour adopter l'orientation identique qui assurerait le 
mieux leur équilibre. Mais alors, en vertu du principe de la 
moindre action, il est naturel que du moins elles s'éloignent 
aussi peu que possible de cette orientation. 

Ors'il existe, pour une particule, un élément de symétrie-limite, 
c'est-à-dire tel que deux particules complexes, ayant le même 
centre de gravité, et se disposant symétriquement par rapport 
à l'élément-limite, aient une partie commune plus grande que 
pour toute autre position relative, la tendance à l'équilibre 
déterminera la juxtaposition de deux parties cristallines dis- 
tinctes. Dans la première, les particules complexes auront 
l'orientation initiale; dans la seconde, elles auront l'orien- 
tation symétrique de la première relativement à l'élément- 
limite. 

De la sorte, la présence de l'élément-limite entraînera fala- 
lement, dans le cas de groupements non troublés, la forma- 
mation simultanée d'un nombre déterminé de cristaux juxla- 
posés, nombre qu'on peut calculer d'avance, si l’on connaît la 
symétrie du réseau et celle moindre de la particule, Le nombre 
dé ces groupements, c’est-à-dire des macles, sera d'autant plus 
grand que la symétrie de la particule sera moins riche en 
éléments réels, et c'est ainsi que certaines substances n'appa- 
raîtront jamais que sous forme de parties groupées. 

I n'y à donc plus lieu de distinguer d'hémitropies normales 
ou parallèles, ni d’axes d'hémitropie, ni de groupements par 
pénétration. Suivant les cas, la macle réalisée mettra en évi- 
dence, soit l'axe-limite autour duquel la rotation a eu lieu, 
soit le plan-limite autour duquel la symétrie s’est accusée. 

En poursuivant, à la lumière de cette notion, l'analyse de 
tous les groupements connus, on arrive à reconnaitre que 
toutes les substances minéralogiques peuvent être considérées 
comme possédant une symétrie-limile cubique. De cette façon, 
les axes et les plans mis en évidence par leurs groupement 
sont ceux qui, si la symétrie était parfaite, joueraient dans le 
système cubique le rôle d'éléments réels. 

Cette notion, de la presque identité cristallographique de 
toutes les substances, notion déjà établie par Mallard, cadre 
bien avec ce qu'enseigne l'étude des propriétés physiques des 


ISOMORPHISME, 129 


corps suivant les directions, car l'expérience montre que les 
ellipsoïdes représentatifs de la disposition de ces propriétés 
diffèrent très peu de sphères. 


$S3 
ISOMORPHISME, POLYMORPHISME 


Notion de l'isomorphisme. — Mitscherlich a appelé isomor- 
phisme la propriété en vertu de laquelle des substances, de 
composition chimique semblable et de méme forme cristalline, 
peuvent cristalliser ensemble en toutes proportions. De là 
résultent des mélanges isomorphes. 

La quasi-identité de forme des corps chimiquement analo- 
gues est mise en évidence par de nombreux faits. 

Ainsi il existe une série de carbonates, répondant à la for- 
mule RCO#, qui tous cristallisent en prismes rhombiques, d'an- 
gles presque identiques et possédant à peu près les mêmes 
clivages, Le tableau suivant les fait connaître : 


ESPÈCES COMPOSITION ANGLE im 


APABONICE eV ete MAMAN Ca CO*, 1160 10 


DUONUBNIIO 2 507 (Us + er euete Sr CO». 117° 19’ 
(LT E PNR NT EE RL Pb CO*, 117 14’ 
NAME CR LT OR AE Ba CO", 117% 45’ 


Une série encore plus riche est celle des’ carbonales rhom- 
boédriques. Ils ont la même formule chimique générale que 
les précédents, mais cristallisent en rhomboëdres, dont les 
angles sont compris entre 105 et 408 degrés. Ce sont : 


COMPOSITION ANGLE pp 


Calcite , 
DolnmIe se tir it elle D'ast CaMg CO’. 
DO DEE 25 OR AT Mn CO». 
SUB OSB EE Le muse Sins rm T8 0 Fe CO”, 
GORE rues BCE LE AR0 Mg CO». 
D'ORUNSONIEOs Sr 2 ed 1e dati tri Zn CO". 


ë 9 
PRECIS DE MINERALOGIE, 


130 GROUPEMENTS CRISTALLINS. 


| De même, la série des Spinelles, de formule générale 
| RR20*, est remarquable par sa cristallisation en octaèdres. | 
Cette série comprend le spinelle proprement dit MgAlO!*, la 
chromite FeCr?0f, la magnétite ou fer oxydulé FeFe?0#, ete. 
| Mélanges isomorphes. — Le choix du mode de cristallisa- | 
| tion d'un corps étant déterminé par la forme et la symétrie 
de sa particule, on concoit que deux corps de même forme 
| puissent se remplacer mutuellement en toutes proportions et | 


donner des mélanges isomorphes. 

Par exemple, en mélangeant des dissolutions des trois sul- 
fates de magnésie, de manganèse et de zinc, on obtient des 
cristaux complexes où ces trois éléments peuvent figurer dans 
des rapports très variables. Les carbonales rhomboédriques 
s'unissent en toutes proportions, donnant naissance à des 
calcites ou dolomies ferrifères, dites aussi spaths brunissants. 
L'angle des rhomboëèdres résultants, toujours compris entre ; 
| 105 et 107 degrés, est d'autant plus voisin de ce dernier 

nombre que la quantité de fer est plus considérable. 
Enfin les grenats sont des silicates dont la formule générale 
est toujours 
(RO (R203}2 (Si02)6, 


mais où R peut êlre représenté aussi bien par Ca que par 
{ Fe ou Mn, tandis que R' admet la substitution de Fe à A] 
ou à Cr. 

Néanmoins, si les mélanges isomorphes semblent théorique- 
ment possibles, en toutes proportions, entre corps de formes 
extrêmement voisines, en pratique, il y a généralement cer- 
taines combinaisons plus stables et, par suite, plus souvent 
réalisées que d'autres. 

En tout cas, ce qui caractérise essentiellement les mélanges 
isomorphes, par opposition aux combinaisons proprement 
dites, c'est que leurs propriétés physiques sont assez exacte- 
ment représentées par une sorle de moyenne arithmétique 
des propriétés de chacun des éléments (en tenant compte, 
bien entendu, de leurs proportions relatives). 

Ajoutons que la notion de l’isomorphisme est en réalité plus 
complexe et que la faculté de cristalliser ensemble peut 
appartenir à des corps qui, au premier aspect, semblent très 


POLYMORPHISME. 131 


différents par leurs formes. Mais dans ce cas, comme l'a 
montré Mallard, il s'agit de formes-limites el, par une modi- 
fication convenable des éléments cristallographiques, on 
arrive à faire rentrer, dans li même catégorie, ces cristaux 
susceptibles de se mélanger en toutes proportions. 

Polymorphisme. — L'isomorphisme à une contre-partie : 
c'est le dimorphisme ou polymorphisme. On appelle ainsi Ja 
propriété que possèdent certains corps, chimiquement bien 
définis, d'offrir plusieurs formes cristallines incompatibles 
entre elles; soit qu'elles appartiennent à des systèmes difré- 
rents; soit que, présentant le même genre de symétrie, elles 
impliquent des rapports paramétriques qui ne peuvent pas 
être ramenés les uns aux autres. Ainsi le soufre naturel est 
rhombique, tandis que celui qu'on obtient par fusion est 
clinorhombique. Le bisulfure de fer, FeS$?, est cubique dans 
la pyrite jaune, et rhombique dans la marcasile ou pyrite 
blanche. L'oxyde de litane, TiO?, cristallise sous trois formes, 
dont une, la brookite, est rhombique, tandis que les deux 
autres, C'est-à-dire le rutile et l’anatase, sont quadratiques, 
mais avec des paramètres irréductibles. 

Mallard a cherché à montrer que les apparences polymor- 
phes étaient généralement produites par des combinaisons 
inégales entre portions, diversement orientées, de cristaux à 
symétrie-Jlimite. Ainsi une substance rhombique, dont les élé- 
ments cristallographiques ne diffèrent pas beaucoup de ce 
qui conviendrait à la symétrie cubique, pourra offrir : 49 des 
individus uniquement vhombiques, formés par une seule 
orientation cristalline; 29 des individus produits par le grou- 
pement, plus où moins enchevêtré, des six orientations que 


peut prendre le réseau pseudo-eubique ; 3° d'autres, où ces 


diverses orientations seront mélangées d'uné manière assez 
intime pour que l’ensemble offre extérieurement des formes 
cubiques parfaites. La coexistence des formes du premier et 
du troisième type, qui sont incompatibles entre elles, consli- 
tuera le dimorphisme, 

Pour M. Wallerant, l'explication du polymorphisme serait 
un peu différente, Elle résiderait dans la possibilité, pour un 
mème corps, de donner lieu à plusieurs particules complexes 
de même symétrie totale, mais de formé non identique. En 


132 GROUPEMENTS CRISTALLINS. 


effet, si l'on admet qu'une particule complexe soit formée par 
le groupement de plusieurs particules fondamentales, et que 
ce groupement lui-mème soit déterminé par les éléments- 
limites que possède la particule fondamentale, deux cas pour- 
ront se présenter : 

Ou bien les éléments-limites feront entre eux juste les 
angles exigés par la symétrie réelle; auquel cas les orienta- 
tions des diverses particules fondamentales sont rigoureuse: 
ment déterminées. La particule complexe est unique de sa 
nature et le corps est monomorphe. 

Ou bien les angles des éléments-limites sont différents de 
ce qui conviendrait; alors le nombre et la nature des groupe- 
ments ne sont pas limités, et il peut se produire, suivant la 
façon dont la symétrie-limite est mise en jeu, plusieurs parti- 
cules complexes distinctes, c'est-à-dire que le corps devient 
polymorphe. 

D'ailleurs la température, en modifiant les éléments des 
particules fondamentales, peut faire varier les angles des élé- 
ments-limites ct leur donner, à üñ certain degré, la valeur 
qui conviendrail au premier cas. Ainsi s'expliqueraient des 
particularités comme celle de la Boracite qui, biréfringente 
à la température ordinaire, devient subitement isoltrope à 
265 degrés, avec reversibilité du phénomène, 


S 4 
CRISTALLOGÉNIE 
Inclusions cristallines. — L'examen des cristaux, surtout 


à l’aide du microscope, révèle dans leur structure des particu- 
larités diverses, propres à mettre sur la voie de leur mode de 
formation. La plus importante est la présence d'inclusions, 
qui peuvent être gazeuses, vitreuses, liquides ou solides, 

Les gaz des inclusions consistent généralement en azote, 
avec traces d'oxygène et d'acide carbonique ; parfois on observe 
de l'hydrogène et des hydrocarbures, Les inclusions vitreuses 
sont des restes de matière amorphe, Il est des cas où elles 
sont limitées par un espace polyédrique, véritable cristal 


INCLUSIONS, 133 


négatif ou en creux de la substance enveloppante. Mais le 
plus souvent leur forme est arrondie, 

Telle est aussi la figure habituelle des inclusions liquides, 
consistant généralement en eau pure ou en dissolutions salines 
aqueuses. La plupart contiennent une libelle, ou bulle mobile, 
dont le volume varie avec la température. Quelques-unes ren- 
ferment des cristaux, 


susceptibles de se dis. ——. == LT] 
soudre par échauffe- | | | &) 
ment, et de se reformer | | | { 

ensuile par refroidis- SA Fo | AL AN - 
sement, C'est par les | - ne E 6 del ë ) 
inclusions liquides du | B lu à 840 
quartz et par leurs 5 | | | 6 | 
cristaux qu'on a pu se | A 

faire une idée de la DR NE BÉE A 
température et de la NX % 
pression souslesquelles —— 

ce minéral a dù cri- Fig. 1®. Pie. 178. 


talliser. 

Les inclusions solides sont des cristaux microscopiques, ou 
microlithes, souvent alignés ou disposés en zones (fig. 172, 173), 
qui marquent des étapes successives dans la formation du 
cristal. 

Particularités diverses. — Beaucoup de cristaux se sont 
développés, de préférence, soit à la surface, soit suivant cer- 
faines directions privilégiées (cristaux enveloppes, cristaux 
minéral où par diverses substances étrangères, 


e est rempli par la gangue même du 


squelettes), Le re 


En tout cas, il y a une tendance marquée à l'orientation iden- 
lique des éléments contigus, même quand la cristallisation 
s'est opérée en périodes successives. Les parties déjà consoli- 
des agissent par influence sur l'orientation cristallographique 
de celles qui, plus tard, viennent s’y adjoindre. Parfois même 
cette influence s'étend d'une espèce minérale à une autre, qui 
vient s'appliquer à la surface de la première. 

Souvent un très grand nombre de faceltes, parallèles à une 
même direction, se succèdent en bandes très minces sur un 
cristal, en faisant naître des faces courbes. 


134 CRISTALLOGÉNIE. 


Expériences de cristallisation. — La cristallisation se fait 
de trois manières : 1° par sublimation ; 29 par refroidissement 
lent après fusion ignée; 3° par dépôt tranquille dans une 
liqueur saturée. 

De nombreuses expériences ont été entreprises dans le but 
de reproduire artificiellement des minéraux eristallisés. On 
fait ordinairement intervenir, soit des dissolvants, acides fluor- 
hydrique, borique, titanique, ete., soit des vapeurs d'eau, de 
chlorures, de fluorures, ete., capables de réagir les unes sur 
les autres à haute température, Les cristaux qu'on obtient 
sont en général très petits; mais on en peut augmenter le 
volume en prolongeant les réactions. 

La pression et la température jouent souvent un grand rôle 
dans ces expériences; mais leur intervention n’est pas toujours 
nécessaire, comme le prouvent les observations recueillies 
dans les stations thermales. Là, des silicates cristallisés se 
sont produits, avec le temps, au milieu d'anciens travaux 
datant des Romains, par la simple circulation d'eaux très peu 
chargées de principes actifs, sortant à la pression ordinaire, 
avec une température bien inférieure à celle de l'ébulliion. 

Dans les dissolutions saturées (ce qui suppose des espèces 
facilement solubles), on peut suivre les progrès de la cristal- 
lisation et en noter les diverses particularités. L'évaporation 
doit être très lente; mais on peut nourrir les cristaux en les 
transportant, une fois formés, dans une autre dissolution 
saturée de la même substance où d’une substance isomorphe. 
Pour obtenir des cristaux complets, il faut qu'ils nagent au 
sein du liquide, suspendus par un fil très fin ou tenus en 
équilibre par l'introduction d'une matière gélatineuse, comme 
la colle. 

Si l’on brise un cristal déjà formé et qu'on le reporte dans 
une dissolution saturée de la même substance, on constate que 
ses blessures se réparent avec une grande rapidité, et ce n’est 
que quand la cicatrisation est achevée que l'accroissement du 
cristal reprend son cours régulier. La température influe 
beaucoup sur le choix de la forme cristalline. L'alun, octaé- 
drique dans les circonstances ordinaires, donné, en vases 
clos et au-dessus de cent degrés, des rhombododécaëdres ou 
des trapézoèdres. 


EXPÉRIENCES DE CRISTALLISATION, 135 


Figures de corrosion. — Lorsque des cristaux ne sont pas 
suffisamment riches en facettes pour qu'on puisse apprécier 
pleinement le genre de leur symétrie, on parvient à mettre ce 
dernier en évidence à l'aide des /igures de corrosion. Ce sont 
des impressions polyédriques que font 
nailre, sur la face à étudier, des vapeurs 
ou des liquides capables de l'attaquer. 
La figure 174 montre la forme des cavités 
de corrosion qu'engendre, sur un cristal 
de quartz dextrogyre, l'action de lacide 
fuorhydrique. On voit de suite, par la 
direction du grand axe des cavités, la 
différence qui s'établit entre les faces con- 
tiguës p et e!/, du birhomboëdre. 

Les figures de corrosion ont souvent 


permis de reconnaitre la nature hémié- 
drique d'un corps sur des formes qui, par 
leur espèce, n'élaient pas susceptibles de la mettre en 
évidence, 

Pseudomorphoses, moulages. — On donne le nom de pseu- 
domorphoses à de fausses apparences, par suite desquelles une 
substance revêt les formes cristallines d'une autre. 

Il y a des pseudomorphoses de moulage, quand un corps 
cristallise par-dessus des cristaux déjà formés, ou dans le 
vide laissé par leur disparition. Ge sont les pléromorphoses de 
Kenngott,. 

Les vérilables pseudomorphoses résultent d’une décomposi- 
tion chimique, généralement lente et opérée par voie humide, 
qui à donné lieu à une substitution moléculaire. Ainsi les 
cristaux de fer carbonaté se transforment, sans perdre leur 
figure rhomboédrique, en limonite et la serpentine se sub- 
slitue progressivement aux cristaux de péridot, etc. 


LIVRE DEUXIÈME 


DESCRIPTION DES ESPÈCES MINÉRALES 


CHAPITRE PREMIER 


ÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES 


S1 
COMPOSITION ET NOTATION DES ESPÈCES 


Corps simples. Leur définition. Les espèces minérales 
sont formées par l'association, en proportions définies, de 
corps simples, c'est-à-dire d'éléments qui ont résisté jusqu'ici 
à Loute tentative faite pour les décomposer, Dans l'état actuel 
de la science, le nombre de ces éléments dépasse peu 751, 
Encore beaucoup d’entre eux sont-ils spéciaux à une catégorie 
très restreinte de minéraux, de telle sorte qu'un petit nombre 
d'éléments suffit à produire la grande diversité des espèces 
naturelles, 

Chaque élément se caractérise par ses propriétés physiques 
à létal isolé, par ses affinités chimiques, mais surtout par 
son poids atomique. Le lableau suivant fait connaître simulta- 
nément les symboles éhimiques des corps simples et la valeur 
des poids atomiques correspondants. 

1. On arrive à un chiffre supérieur si on ajoute les nouveaux corps simples 


reconnus dans l'air, tels que le Krypton et le Néon, ainsi que les corps 
radiants, Radium, Polonium, ete, 


138 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 
Tableau des poids alomiques des corps simples. 


Aluminium. . . . E 2 Mercure. . : 

Antimoine, . . . S Molybdène. . . 

ATEONV LE. 1, Le À Néodidyme . 

ATOUT NP NT à D Nickel. . 

ATSENIC MSIE : | Niobium. . è 

NT) CT EVA ER Az (ou Columbium). 

(ou Nitrogène) . N Or,2: 

HARPURL NN. Le É 37 Osmium. 

Bismuth. . . ,. 28 | Oxygène. . 

BALCON SENTE à Palladium. 

Broni6s:,# 64 ër | & Phosphore. . 

Cadmium . . . . } 2 Platine . 

Cæsium., : : . }s 33 Plomb, . 

CalGum. Ji Potassium, , 

Carbone. , . . . } : Praséodyme. . 

Corium ] 141 ou 92 || Rhodium 

Chlore. . oo Rubidium . 

Chrome . . . . . 52.: Ruthénium. ., 

CODALE 5 ) Eh Samarium. 

Cui DNS US ee J x Scandium . 

Decipium . . . . Sélénium 

Didyme. : . . . F Silicium... 1 "Si 

Erbium...: . . . ër 56 Sodium . ., . .| Na 

LOU TUE Ps de po (PE S SOU PE ea NT 

LS CR Ne u 56 Stronlium,. , . .[ Sr 

Plone. AE { Tantalcr, . . 1 Ta 

Gallium. 2, 111 1G: POLE B CPE a NURU 

Germanium . . . ic 2, Terbium. . . . . Terb 

Glucinium, . , .| G ) | Thallium . . . .| T1 
ou Beryllium) . ; sr Thorium. . . . .| Th 

Hélium . . .. 2 Thulium. . . . .| Thu 

Hydrogène. . .. Times nes re Ti 

INC, NT 02, 3, Tungstène. . . .| WouTu 

LOTO ET RETZ £ UrMiumis m7 U 

Iridium , . , .. » Œ | Vanadium, , . . V 

Lanthane , , .. É 38,5 || Ytterbium, . . .| Yb 

Lithium. . . .. À LUTIUME NIET 

Magnésium , . .| M: 2 AUTONET SE DE À 

Manganèse . , ,| 59 | Zirconium, , . .| Zr 


État naturel des substances minérales. — Parmi les corps 
simples, il en est peu qui soient assez difficilement altérables 
pour se présenter à l'état natif. Si l'on excepte les corps gazeux, 
tels que l'oxygène, l'azote, etc., on n'en compte guère que 
onze qui soient dans ce cas; encore, pour la plupart d’entre 


NOTATION CHIMIQUE, 139 


eux, l'état natif n'est-il qu'une exception, Ce sont, en fait de 
métalloïdes, le soufre etle carbone ; en fait de corps métalliques 
cassants, l'arsenie, lantimoine, le bismuth; parmi les métaux 
lourds, l'or, l 


rgent, le mercure, le cuivre, le fer, le platine 


(auquel il convient encore d'ajouter l'iridium et lé palladium), 

La très grande majorité des espèces minérales résulte de 
l'union de deux ou plusieurs éléments simples. En général, 
les métaux légers figurent dans des combinaisons oxygénées, 
ou en compagnie des corps haloïdes, tandis que la plupart des 
métaux lourds se montrent combinés avee le soufre, le sélé- 
nium, lé tellure, en même temps qu'avec l'arsenic et l'anti- 
moine qui, malgré leur aspect métallique, jouent plutôt en 
chimie le rôle de métalloïdes, Aussi ces corps ont-ils recu le 
nom de minéralisateurs, parce qu'on peut admettre qu'ils ont, 
en quelque sorte, servi de véhicules aux malières métalliques 
lourdes, pour les amener de l'intérieur du globe jusqu’au voi- 
sinage de la surface, 

Les minéraux de beaucoup les plus abondants de la croûte 
terrestre, là où cette dernière n’a pas subi de remaniements 
ultérieurs, sont des silicates. Ce sont eux qui constituent, 
presque seuls, toutes les roches qu'on peut appeler fonda- 
mentales. Ils sont essentiellement stables et généralement 
réfractaires, À l'extrême opposé de la série apparaissent les 
combustibles fossiles, pour la plupart d'origine organique et 
que leurenfouissement a seul préservés de la destruction qu'ils 
eussent encourue à l'air libre. Ils forment un véritable trait 
d'union entre le monde organique et le monde inorganique. 

Notation chimique des espèces. — Deux espèces minérales 
sont distinctes lorsqu'elles n’ont pas la même composition 
chimique (en tenant compte, s'il y a lieu, des relations d’iso- 
morphisme), ou lorsque, l'analyse ayant révélé les mêmes 
éléments, dans les mêmes proportions relatives, l'étude cris- 
tallographique amène à reconnaître une différence de forme 
dans les polyèdres moléculaires. Il suit de là que l'analyse 
chimique, combinée avec l'examen cristallographique, est le 
fondement de la détermination des espèces !. 


1. Pour les détails de ce genre d'opérations, voir le Précis d'analyse chi- 


mique quantitative de Classen, traduction française, Paris, 1888, 


140 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES, 
Quand l'analyse chimique à fait connaître la nature et les 
proportions relalives des divers éléments d'une espèce, il est 
facile d'en déduire sa formule. En effet, soit une combinaison 
ternaire, où les poids respectifs des trois éléments sont entre 
eux comme les nombres M, N, P. 

Si A, B, CG sont les poids atomiques respectifs des éléments, 
on aura 


M = mA N=nB P—=pG 


m,netp élant des nombres entiers, On déterminera ces nom- 
bres par les relations 


M N B 
D += 2: nu 


et la formule de l'espèce se composera des symboles des trois 
tléments, affectés d’exposants respectivement égaux à m, n 
et p. 

Ainsi l'analyse d’une Chalcopyrite ayant donné 30,47 de fer, 
34,40 de cuivre el 35,87 de soufre, les quotients de ces nom- 
bres par les poids atomiques seront 

30,#7 ) à; 34,40 


= —= 0,544 


ER —_—. == (),541 
o60 63,5 d 


Les trois quotients sont entre eux, à peu de chose près, 
comme les nombres 4 : 4 : 2,06, ou, en gros 4 : 4 : 2, On 
admettra donc que la formule de la Chalcopyrite doit être 
écrite FeCu$?, 

Les formules n’expriment que des rapports de poids. Aussi 
ne sont-elles que provisoires et les symboles qui y figurent 
peuvent toujours être multipliés par un mêine coefficient, si 
les analogies du minéral avec un autre, dont la densité de 
vapeur à été déterminée, conduisent à le faire, ou si l’inter- 
prélation de certaines propriétés chimiques semblent l’exiger. 
C'est ainsi que plusieurs minéralogistes préfèrent, pour la 
Chalcopyrite, la formule Fe?Cu?sf. 

Très souvent, au lieu de formules atomiques, comme celles 
qui viennent d'être données, on en emploie d'autres, où les 


NOMENCLATURE MINÉRALOGIQUE. {#1 


éléments sont déjà groupés en combinaisons définies. Ainsi 
l'analyse de l'Analcime de Fassa ayant fourni 


Silice. 60 — 09187 
Alumine. . : 103 0,2232 
Soude. 6? 02182 

18 0,4591 


et les rapports des quatre quotients étant à peu près ceux des 
nombres #4 : 1 : 4 : 2, on écrit fréquemment la formule de 
l’'analcime 

4Si0?, APO?, Na?0, 2H20. 


Mais, au lieu de ce groupement factice, nous préférons nous 
en tenir, sauf quelques cas spéciaux, à la méthode des alto- 
mistes, pour qui la formule de l'analeime doit s'écrire : 


APNa&H#SitOts, 


Quand deux éléments peuvent se remplacer mutuellement 
par isomorphisme, on groupe leurs symboles dans des paren- 
thèses, en les séparant par des virgules. Ainsi (K,Na}? indique 
que deux atomes d'un radical alcalin peuvent être indifférem- 
ment fournis par le potassium ou par le sodium. 

Dans un certain nombre d'ouvrages de minéralogie, l’oxy- 
gène s'indique par des points placés au-dessus du symbole 0; 
ainsi O pour 05, Le soufre se représente par des traits verti- 
caux, Pb étant l'équivalent de PS. Enfin on emploie aussi des 
lettres barrées pour doubler le symbole, par exemple & pour 
AO? 

Nomencläture minéralogique. — Nous avons dit que l’'es= 
pèce, en minéralogie, devait être définie par la nature et la 
forme du polyédre de lu particule complexe, landis que les 
variétés répondaient aux diverses combinaisons architectu- 
rales des particules. La chimie et la cristallographie combi- 
nées peuvent seules nous éclairer sur les polyèdres particu- 
laires, ou tout au moins sur l'espèce et la quantité des atomes 
qui les composent, ainsi que sur leur degré de symétrie, 

Les variétés se distinguent par leurs caractères physiques, 
et souvent aussi par les malières étrangères qu’elles renfer- 
ment en plus ou moins grande quantité: 


142 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


Un bon nombre d'espèces minérales sont connues depuis 
une haule antiquité; à celles-là l'usage a imposé des noms 
que la science a souvent acceptés. Pour les autres, les fonda- 
teurs de la minéralogie ont adopté, tantôt des dénominations 
dont l'étymologie grecque était empruntée à l'une des princi- 
pales particularités de la substance (par exemple, l'Axinile, 
ainsi nommée par Haüy à cause de l'aspect coupant de ses 
cristaux, qui les fait ressembler au tranchant d'une hache), 
tantôt des noms rappelant la composition chimique (par 
exemple, chaux fluatée pour le fluorure de calcium, magnésie 
boralée, zinc oxydé silicifére, elc.). 

Depuis longtemps, l'usage à prévalu d’assigner à chaque 
espèce, et même à chaque variété, un nom univoque qui rap- 
pelle, soit une propriété de l'espèce, soil le nom du gisément, 
soit celui du savant qui a découvert le minéral, soit enfin celui 
d'une personne à qui on à cru convenable de le dédier. La 
plupart de ces noms, il est vrai, ont l'inconvénient de n'offrir 
à l'esprit rien qui puisse le mettre sur la voie de la composi- 
tion du minéral. Mais leur brièveté présente, dans la pratique, 
d'incontestahles avantages et, de plus, ils sont entièrement 
indépendants des fluctuations de la nomenclature chimique. 


"22 
1 


DÉTERMINATION DES MINÉRAUX 


Caractères physiques. — Si l'analyse quantitative n'est pas, 
habituellement, du ressort de la minéralogie, qui en laisse le 
soin à Ja chimie, du moins il est indispensable que le miné- 
ralogisie possède des procédés, à l'aide desquels il puisse assez 
rapidement reconnailre les espèces déjà décrites ct même 
soupconner des espèces nouvelles. C’est sur ces procédés expé- 
ditifs qu'il convient d'arrêter un moment notre attention. 

Les premiers caractères qui doivent entrer en ligne de 
comple sont les caractères physiques extérieurs et, avant tout, 
la forme cristalline. À l'égard de cellé-ci, de même que pour 
l'evamen optique, devenu aujourd'hui une source si précieuse 
d'information, il y a lieu de se reporter au premier livre de ce 


MESURE DE LA DENSITÉ. 143 


Précis. Nous aurons d'ailleurs soin d'indiquer, dans la descrip- 
tion des espèces, les principales combinaisons réalisées par 
chaque type important. 

Ensuite interviennent la considération de la densité et celle 
dé la dureté, Pour cette dernière, nous n'avons rien à ajouter 
à ce qui a été dit précédemment. Quant à la densité, elle 
mérite quelques explications. 

La densité des minéraux, qui se confond avec leur poids spé- 
cifique si l'on prend le centimètre cube pour unité de volume 
et le gramme pour unité de poids, est souvent, quand on la 
combine avec les autres caractères extérieurs, un excellent 
moyen de lever l'incertitude qui pèse sur la détermination 
d'une espèce. Sa mesure s'effectue à l'aide de divers instru- 
ments, dont les uns permettent une évaluation très précise, 
tandis que les autres, d'un maniement rapide et facile, ser- 
vent pour les cas où l’on peut se contenter de chiffres appro- 
chés. 

Dans le procédé de la balance hydrostatique, on suspend, à 
l'aide d'un fil mince, le minéral à essayer à l'un des plateaux 
d'une balance et, après avoir fait équilibre dans l’autre pla- 
teau, ce qui donne le poids P du minéral dans l'air, on fait 
plonger le corps dans un vase rempli d'eau distillée. 

Soit p le poids qu'il faut ajouter, après l'immersion, pour 
rétablir l'équilibre; p est justement le poids d'un volume d'eau 

} 
égal au volume du minéral. Done la densité cherchée est Fe 
Pour aller plus vite, on peut, comme l'ont proposé À. Gadolin 
et M. Tschermak, remplacer les poids par un curseur, en 
transformant la balance en balance romaine, ou bien encore, 
comme dans la balance de Jolly, se servir d'un fil de fer en 
spirale, qui fait fonction de ressort et s'allonge plus ou moins 
le long d'une tige graduée. 

La méthode la plus généralement usitée est celle du Flacon 
ou Pycnomètre. Cet instrument se compose d'un petit flacon 
de verre, fermé par un bouchon à l'émeri, que traverse un 
canal étroit. Le poids & du pyenomètre, plein d'eau distilléé, 
à une température qui doit toujours être la même, a été 
déterminé une fois pour toutes. Le minéral, en esquilles 
minces où en poudre, est d'abord pesé dans l'air, ce qui 


144 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


donne son poids P, puis introduit dans le pycnomèlre, qu'on 
emplit exactement avec de l’eau de manière à ce qu'il ne 
reste aucun vide, ce dont on s'assure en soumettant l'instru- 
ment à l'ébullition. Soit P' le poids de l'appareil dans ces 
conditions. Ce nouveau poids se compose de æ, poids primitif 
du pycnomètre, plus P, poids du minéral, moins le poids « 
de l’eau expulsée par l'introduction de ce dernier; donc 
œ—ù + P — P', Par suite, la densité cherchée est 


P 


& = P' 


Enfin on s'est {rès souvent servi pour le même objet de 
l'Aréomélre de Nicholson, décrit dans tous les traités de phy- 
sique. La nacelle supérieure est d'abord chargée du minéral à 
essayer et l’on ajoute une {are suffisante pour que la tige ver- 
ticale s'enfonce jusqu'en un point bien déterminé, Cela fait, 
on enlève le minéral, ce qui oblige, pour rétablir l'aflleure- 
ment, à ajouter dans la nacelle un poids À, qui représente le 
poids du corps. Ensuite, relirant A, on place le minéral dans 
la nacelle inférieure immergée, et comme alors il subit une 
poussée égale au poids du liquide déplacé, il faut de nouveau 


ajouter sur la nacelle supérieure un poids &. Dès lors, x repré- 


sente la densité. 

Quand la forme, la dureté et la densité d’un minéral ont 
été déterminées, il y a lieu de préciser sa couleur el son éclat. 
Ce dernier peut être métallique où non, vifreuæ comme pour le 
quartz ou gras comme dans l'éléolile, résineux comme dans 
l'opale et l'asphalte, creux comme dans la pyromorphite, ada» 
manlin comme dans le diamant, nacré comme dans la stilbite, 
soyeux comme dans le gypse fibreux. 

Puis il convient d'indiquer si le minéral est fragile ou non 
et si sa cassure est grenue, conchoïdale (c'est-à-dire semblable 
à celle de certaines coquilles bivalves), esquilleuse ou écailleuse 
comme celle de l'agate, plane (dans le cas des clivages), iné- 
gale, ete. On doit aussi constater la présence ou l'absence de la 
flexibilité, de l’élasticité; enlin, s'il s’agit de minéraux à appa- 
rence métallique, il faut s'assurer s'ils sont cussants, ductiles ou 


ESSAIS AU GHALUMEAU. 145 


même sectiles, c'est-à-dire susceptibles d'êlre coupés au cou- 
(eau, 

Un caractère de très grande importance est la couleur de la 
poussière. On en fait grand usage pour la détermination des 
minerais métalliques. En général il ne suffit pas, pour l'ap- 
précier, d'écraser une parcelle de la substance sur une feuille 
de papier, Il vaut mieux la frotter contre un disque de porce- 
laine dégourdie, à la surface duquel elle laisse une trace, dont 
la couleur se reconnait aisément. 

Enfin on range sous la dénomination de caractères organo- 
leptiques ceux qui se manifestent par le toucher, le happement 
à la langue, la saveur et l'odeur. 

Certains minéraux (tale) sont onctueux et gras, landis que 
d'autres sont simplement doux au toucher (amiante). Il y en a 
d'âpres au toucher (pierre ponce). 

Les corps très avides d'humidité (magnésite, argiles) hap- 
pent, c'est-à-dire adhèrent à la langue. 

Quant aux saveurs, on les distingue en acide, piquante (sel 
ammoniac), salée (sel gemme), fraîche (nitre), astringente ou 
styptique (alun), amère (epsomite), douce (borax). 

Essais au chalumeau. Constitution de la flamme. — Lors- 
qu'on a tiré des caractères extérieurs tout ce qu'ils sont sus- 
ceptibles de donner, il importe de soumettre le minéral 
qu'on veut déterminer à d'autres essais, dont les plus impor- 
tants sont ceux de la voie sèche ou essais pyrognostiques. Tous 
ont pour objet d'étudier la façon dont se comporte, sous 
l'action de la chaleur, la matière d'essai, soit seule, soit 
mélangée à quelques réactifs simples !, 

On peut quelquefois se contenter de soumettre le minéral 
à la chaleur d’une lampe à alcool. Mais le plus souvent il est 
nécessaire d'activer la combustion à l’aide d'un courant d'air 
forcé. C'est ce qu'on réalise par le chalumeau, instrument 
trop connu pour qu'il soit besoin de le décrire ici. Nous 
rappellerons seulement les principes sur lesquels repose son 
action. 

La flamme d'une bougie se compose de quatre parties : une 
base d'un bleu sombre, formée de vapeurs qui brûlent à peine, 


1. Voir, pour plus de détails, Terreil, 7railé pratique des essais au chalumeau. 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 10 


146 


ÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


parce qu'elles n’ont pas atteint une température suffisamment 
élevée; 2° un cône intérieur obscur, formé de vapeurs combus- 
tibles, qui ne brülent pas encore, faute d'oxygène; 3° un 
second cône lumineux éclatant, où la combustion des hydro- 
carbures n’est que partielle, et laisse subsister des particules 
de charbon, qui donnent à la flamme son pouvoir éclairant; 
49 un cône extérieur bleuûtre, très peu lumineux, où la com- 
bustion est complète, l'oxygène étant en excès, et où la tem- 
pérature atteint son maximum, La flamme de ce cône est 
donc oxydunte, tandis que celle du cône éclatant est réductrice. 

Si l’on souffle en introduisant la pointe du chalumeau 
jusque dans l’intérieur du cône lumineux, on allonge la 
pointe du cône extérieur, produisant ainsi une flamme 
oæydante ou feu l'oxydation; si le chalumeau pénètre à peine 
dans la flamme, c’est le cône lumineux qui s'allonge et, en y 
plaçant la matière d'essai, on obtient une flamme réductrice 
ou feu de réduction. 

Lorsqu'on peut avoir à sa disposition du gaz d'éclairage, on 
emploie avec avantage un bec dit bec de Bunsen, où la combus- 
tion complète du gaz est obtenue par son mélange avec une 
quantité d’air suffisante. L'adaptation à ce bec d'un soufflet à 
pédale dispense l'opérateur de toute fatigue; il est vrai qu'on 
obtient moins facilementdes dards réguliers qu'avec la flamme 
d’une bougie; mais on réalise des températures beaucoup 
plus élevées. 

La meilleure flamme, pour l'usage du chalumeau, est celle 
de la lampe à huile de Plattner, avec mèche linéaire. L'alcool 
donne une flamme moins chaude que celle de la bougie; 
mais on augmente sa température en y mêlant de la térében- 
thine. 

Étude de la fusibilité, — Le premier des essais pyrognos- 
tiques est celui qui a pour but l'étude de la fusibilité. La 
fusibilité se détermine d'ordinaire, soit avec la flamme d'une 
bougie, activée par le chalumeau, soit en exposant la matière 
à l’action du bord bleu de la flamme d’un bec de Bunsen, Le 
minéral, réduit en une mince esquille, est tenu à l’aide d'une 
pince de platine ou porté par la boucle d’un fil de platine. S'il 
a l'éclat métallique, il convient d'employer comme support 
un morceau de charbon. 


COLORATION DE LA FLAMME. 147 


L'échelle suivante, dressée par M. de Kobell, fait connaitre 
lés divers degrés de fusibilité au chalumeau : 


1. Srimixe: fond à la flamme simple de la bougie, sans souffler. 

2. Mésory»e FI8REUSE ; fond facilement en boule sous l'action 
du chalumeau, 

3. GRENAT ALMANDIX ; donne au chalumeau une petite sphère. 

1. AcrinoTE pu ZiLzEnrHaL: l'extrémité d'une mince esquille 
S'arrondit au chalumeau en formant comme une tête 
d'épingle. 

5. Onruose: fond sur les arûtes et à l'extrémité des morceaux 
taillés en pointe fine. 

6. BnoxziTE; même en écailles minces, laisse à peine aperce- 
voir dés traces de fusion. 


7, Quanrz; complètement infusible. 


Bien entendu, les résultats seraient différents si lon 
employait une flamme plus énergique; ainsi le chalumeau à 
gaz oxhydrique fond le platine, le quartz et la bronzite. Aussi 
doit-il être convenu que toutes les indications qui seront 
données, à l'occasion de la description des espèces, se rap- 
porteront exclusivement à la flamme du chalumeau ordinaire. 

Coloration de la flamme. — La flamme du chalumeau et 
celle du bec de Bunsen fournissent des données très précieuses 
par les coloralions momentanées qu'elles prennent, quand 
certains minéraux sont introduits daus le cône extérieur 
bleu, au voisinage de l'extrémité de la flamme réductrice. 

Le tableau suivant fait connaître les couleurs développées 
par les minéraux les plus importants, Les chiffres de ce 
tableau, ainsi que ceux dont on fera précéder l'indication 
des réactions qui vont suivre, sont destinés à faciliter plus 
tard la description des espèces, en permettant d'indiquer les 
réactions par un simple numéro d'ordre. 


1) Sels de Lithine, . . . . . . Rouge cramoisi. 
2 de Strontiane. . . , . . carmin. 
3 HOUDANRS 7 TA orangé. 
4 de Potasse, . . . . . . Violet pâle. 
5 de Soude. « . . . Jaune un peu rougeätre. 
(6 ammoniacaux, . . . . . Violet bleuätre. 
7) Protochlorure de Mercure, . vif, 
8) Sélénium et ses composés, . Bleu d'azur. 
9) Tellure ue verdätre 
10) Arsenic ac livide pâle. 
(11) Antimoine Le _ 
12) Plomb — TR d'azur. 


(13) Chlorure de Cuivre , . . ,,. —  pourpré. 


S MINÉRALES. 


148 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈC 


(14) Iodure de Cuivre. . . . . . Vert-émeraude. 


15) Composés du Phosphore, . . jaunâtre nn peu livide, 
(16) Acide borique et horates. . . et vert jaunâtre. 
17) Sels de Baryte . à... « - jauni ivide. 


» ou vert hieuâtre., 


(18) — de Cuivre . , . .: . . . —  émer: 


Pour que ces colorations se développent, il faut d'abord 
que la substance qui les produit soit engagée dans une com- 
binaison volatile, ensuite qu'il n'y ait pas ensemble plusieurs 
corps dont les couleurs soient susceptibles de se modifier 
réciproquement ou de s'annuler. Lorsque la première condi- 
tion n'est pas naturellement réalisée, on peut y salisfaire en 
traitant le minéral par l'acide chlorhydrique, par certains 
chlorures ou par l'acide sulfurique. 

La coloration en bleu bordé de pourpre, que donne le chlo- 
rure de cuivre, est utilisée pour reconnaître la présence du 
chlore dans un minéral. Pour cela (19), après avoir fait, sur 
le sel de platine, une perle de sel de phosphore (voir plus 
loin) et l'avoir saturée de cuivre, on ajoute la matière d'essai 
et on porte le tout dans la flamme. Dans les mêmes condi- 
tions, les iodures (20) donnent une flamme d'un vert-éme- 
raude; avec les bromures, la coloration, moins nelle, est 
d'un bleu verdâtre (21). 

(22). Souvent plusieurs colorations se superposent et s'an- 
nulent réciproquement. Ainsi les minéraux sodifères colorent 
la flamme en jaune, ceux du potassium en violet blanchätre. 
Mais quand les deux substances coexistent, la coloration du 
sodium efface absolument celle du potassium. Pour isoler 
cette dernière, on interpose, entre l'œil et la flamme, ou bien 
une dissolution peu concentrée d’indigo, de permanganate 
de potasse ou de bleu daniline, contenue dans un flacon à 
parois parallèles, ou, plus simplement, un verre coloré en 
bleu par le cobalt, Dans ces deux cas, il y a absorption des 
rayons jaunes et le violet seul, ou plutôt le pourpre, apparaîl. 

Le verre bleu annule aussi presque complètement la colo- 
ration rouge de la lithine (qui au contraire se constate bien 
à l'œil nu), ainsi que celle de la chaux. 

L'étude des colorations de la flamme doit se faire dans un 
endroit sombre. On peut d’ailleurs lui imprimer un plus 
grand degré de précision en, se,servant du spectroscope. Le 


ESSAIS AU TUBE FERMÉ. 


minéral en poudre est humecté, sur une feuille de platine, 
avec un peu d'acide chlorhydrique ou d'acide sulfurique, ou, 
s'il est difficilement décomposable, comme c'est le cas des 
silicates, traité par un mélange de fluorure d’ammonium et 
d'acide sulfurique. Avec la boucle d'un fil de platine, on enlève 
une parcelle du mélange et on la porte vivement dans la 
partie externe de la flamme d'un bec de Bunsen, en mettant 
l'œil au speclroscope, après s'être préalablement familiarisé 
avec l'allure des divers corps simples. On peut aisément, par 
ce procédé, reconnaitre la présence du lithium, du sodium, 
du potassium, du calcium, du strontium, du baryum, éven- 
tuellement celle du cæsium, du rubidium et de l’indium. 

Essais dans le tube fermé. — Jusqu'ici nous avons supposé 
que la flamme agissail directement sur la substance à étudier. 
Mais il est des cas nombreux où il convient d'observer l'allure 
que prend cette dernière, quand elle est chauffée dans un 
tube où un petit matras en verre. 

Le tube peut être fermé à un bout ou ouvert aux deux 
bouts. Le tube ouvert s'emploie lorsqu'on veut étudier les 
phénomènes d'oxydalion. 

Le tube fermé, d'une longueur de 5 à 6 centimètres, avec 
un diamètre de 2 à 3 millimètres, étant soumis à la chaleur 
de la lampe à alcool, avec ou sans intervention du chalu- 
meau, suivant les cas, on observe d'abord si le minéral, 
réduit à la grosseur d'un grain de millet, décrépite, comme 
font l’aragonite, la cérusite et plusieurs sulfures, s'il se bour- 
soufle, s'il fond, se désayrège, devient incandescent, phosphores- 
cent (vassitérile, fluorine), enfin s’il change de couleur. 

Ainsi les oxydes d'élain et de zinc sont jaunes à chaud et 
blancs à froid ; le peroxyde de fer esl noir à chaud ét rouge 
à froid, tandis que les oxydes de plomb passent, quand on 
les chauffe, du jaune au rouge brun. Un grand nombre de 
corps se décolorent définitivement : tels sont la tourmaline 
rouge, la fluorine rose, le zircon hyacinthe et la plupart des 
pierres bleues, saphir, apatite, fluorine, célestine, lapis, enfin 
le quartz enfumé et le grenat noir des Pyrénées. Quelques- 
uns changent de couleur pour toujours, comme la lopaze 
jaune du Brésil, qui prend une teinte rose plus ou moins 
violacée (topaze brûlée). Les substances d'origine végétale se 


ÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


150 


carbonisent. Enfin il est des corps qui reprennent, après 
refroidissement, la couleur que l'application d’une haute 
température leur avait momentanément enlevée, De ce nombre 
sont le rubis oriental, le rubis spinelle et le grenat pyrope, 
qui sont rouges à froid et verts à chaud. 

A côté de ces phénomènes, il s’en produit d’autres non 
moins intéressants : ce sont les dégagements de vapeurs ou 
de gaz. 

Tout corps contenant de l’eau à l’état de combinaison la 
perd à une température suffisamment élevée. Cette eau vient 
se condenser en gouttelettes près de l'extrémité froide du 
tube : c’est ce qu'on exprime en disant que le minéral donne 
de l'eau dans le tube (23). 

L'eau condensée peut être, dans certains cas, alcaline ou 
acide, ce dont on s'assure à l’aide du papier de tournesol ou 
de curcuma. 

D'autres corps dégagent des gaz, tantôt inodores el inco- 
lores, tantôt colorés ou odorants. Enfin plusieurs substances 
donnent, par volatilisation, des produits qui viennent se con- 
denser, dans la partie froide du tube, sous la forme d'an- 
neaux de sublimés, dont la couleur est généralement caracté- 
ristique. Ainsi (24) le sublimé du soufre est jaune à froid; 
celui de l'arsenic (25) est noir ou grisätre et possède l'éclat 
métallique, tandis que le sublimé de l'acide arsénieux (26 
est blanc ou peu coloré et celui du sulfure d’arsenic orangé 
27); enfin le sélénium et le sulfure de mercure donnent des 
sublimés rouges à froid (28). 

Les azotales se reconnaissent au dégagement de vapeurs 
rutilantes qui se produit, quand on les chauffe avec du bisul- 
fate de potasse (29). 

Essais dans le tube ouvert. -- Lorsqu'on traite un minéral 
dans le tube ouvert, on a soin, en général, que ce dernier 
soit légèrement coudé, de manière à ce que le corps à essayer 
be soit pas exposé à tomber, et on dirige le dard du chalu- 
meau sur l'ouverture de la branche la plus courte du tube, 
Alors, sous l'influence de l'air introduit, il s'opère un grillage 
et les sulfures donnent lieu à un dégagement d'acide sulfu- 
reux, reconnaissable à son odeur (30) tandis que les séléniures 
dégagent de l'acide sélénieux, à odeur de raifort (31). L'arse- 


ESSAIS SUR LE CHARBON. 151 


nic et les arséniures produisent des sublimés, très volatils, 
d'acide arsénieux, à odeur d'ail (32), tandis que l’antimoine 
et les antimoniures donnent des sublimés blancs d'acide 
antimonieux plus fixes, quoique susceptibles de cheminer 
dans le tube sous l’action du chalumeau (33). Enfin le tellure 
développe un sublimé fixe d'acide tellureux, fusible en gout- 
telettes, propriété qui appartient aussi à l’oxyde de bis- 
muth (34). 

Les tubes ouverts doivent être un peu plus longs que les 
tubes fermés; leur usage est devenu moins fréquent, depuis 
qu'on a découvert des réactions simples, qui permettent de 
reconnaître certains corps volatils, dont ces tubes servaient 
autrefois à déceler la présence. 

Essais sur le charbon. — Au lieu de placer le minéral à 
essayer dans un tube de verre, on se sert très souvent d'un 
support de charbon. Le charbon a l'avantage d'être absolu- 
ment infusible et de ne se combiner qu'avec l'oxygène. À ce 
litre, il pourrait agir comme réducteur; mais cet effet se 
produit dans une si faible mesure, qu'on peut la plupart du 
temps étudier sur le charbon l'actien de la flamme oxydante 
aussi bien que celle de la flamme réductrice. 

Le meilleur charbon est celui de pin; il doit être bien cuit 
et sans gercures. On le découpe d'ordinaire sous la forme 
d'un prisme carré, dont les faces bien dressées ont 2 ou 
3 centimètres de largeur et on creuse à sa surface, avec un 
canif ou mieux encore avec une fraise d'acier, une petite 
cavité large de 5 à 10 millimètres, profonde de 3 à #4, pour 
recevoir la matière à essayer. Si cette dernière est pulvéru- 
lente, il est bon de l’humecter avant de souffler avec le cha- 
lumeau. 

On observe si la substance est fusible, avec ou sans bouil- 
lonnement; si elle décrépite, fuse ou déflagre; si elle est 
entièrement absorbée par le charbon; si elle dégage de la 
vapeur d'eau ou des vapeurs odorantes, comme les acides du 
soufre, de l'azote et du chlore: si elle se volatilise: si elle 
change de couleur, si elle donne naissance à des culots 
métalliques et si ces derniers sont malléables (35) (plomb); 
cassants (36) (bismuth, antimoine); s’il se produit des glo- 
bules magnétiques (37) (oxydes de fer et certains composés 


152 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


de nickel et de cobalt); si la matière dégage des fumées 
épaisses et colorées ou non; enfin si elle donne lieu à des 
enduits ou auréoles, situés plus ou moins près de la matière 
d'essai et quelle est la couleur de ces auréoles, à chaud ou 
à froid. 

La production des auréoles accompagne en général celle 
d'un bouton métallique, dont elles représentent les produits 
d'oxydation. Elles sont jaunes à chaud et à froid (38) avec le 
plomb, le bismuth, le molybdène; jaunes à chaud et phospho- 
rescentes, mais blanches à froid (39), avec le zinc et l'étain; 
rouges où d'un brun rouge (40) avec le calcium, le sélénium, 
l'argent, 

Les auréoles ou enduits de couleur blanche, dus à une 
oxydation, sont tantôt fives (41), comme ceux du zinc et de 
l'étain, tantôt volatilisables (42), comme ceux de l'antimoine, 
de l’arsenic, qu'on peut ainsi promener à la surface du char- 
bon ou faire disparaître en employant la flamme réductrice. 

Emploi du carbonate de soude. Réaction du soufre. — 
Dans ce qui précède, nous avons toujours supposé que la 
matière à essayer était employée seule. Mais il est souvent 
utile de faire intervenir des réactifs; les plus employés sont 
la soude ou carbonute de soude, le boraæ et le sel de phosphore 

Le carbonate de soude est un fondant réducteur. On l'em- 
ploie anhydre ou hydraté; mais il importe qu'il soit pur et 
entièrement privé d'acide sulfurique. On admet que la pro- 
priété réductrice du carbonate de soude est surtout méca- 
nique, parce que cette substance, employée sur le charbon, 
y détermine un contact intime entre celui-ci et la matière 
d'essai, avec laquelle la soude à été soigneusement mélangée 
après pulvérisation. Mais l'action réciproque du carbone, 
du sodium et de l'azote peut aussi donner lieu à la produc- 
tion de cyanure de sodium, corps réducteur par lui-même. 

Le carbonate de soude, sur le charbon, facilite beaucoup 
la production des globules métalliques. Avec les composés 
du fer, du nickel et du cobalt, il donne une masse attirable 
au barreau aimanté (43); mais son principal emploi est dans 
la recherche des sulfures et des sulfates, même à l’état de 
traces (44) : 


La matière à essayer est fondue sur le charbon avec 2 à 


ESSAIS AU BORAX. 153 


5 parties de carbonate de soude, sous l’action du feu réducteur. 
Souvent toute la masse, ou à peu près, passe dans le char- 
bon: on gralle ce dernier avec un couteau et on écrase la 
poussière sur une lame d'argent imbibée d'eau ou sur un 
papier à filtre mouillé d’acétate de plomb; immédiatement 
des taches noires ou brunes montrent que le sulfure de 
sodium a été décomposé par l'eau, en dégageant de l'hydro- 
gène sulfuré, qui a noirei le métal ou le papier, 

Quand la masse fondue ne passe pas dans le charbon, elle 
prend une teinte brune qui rappelle celle du foie et recoit, 
pour cette raison, le nom d'hépar. On dit alors que la sub- 
stance donne un hépar avec la soude, ce qui décèle la présence 
du soufre. 

La soude peut aussi s'employer seule ou avec du charbon, 
dans le tube fermé ; mélangée avec un composé du mercure, 
elle détermine la volatilisation de ce dernier sous forme de 
gouttelettes métalliques, qui viennent se condenser près de 
l'orifice (45). Dans les mêmes conditions, les arséniates don- 
nent un anneau noir d'arsenic métallique (46). 

Souvent on emploie comme réducteur le cyanure de potas- 
sium; mais ce corps est fusible, déliquescent et d’un manie- 
ment dangereux. 

Essais au borax, — Le borux ou borale de soude hydraté doit 
ses propriétés, comme fondant, à l'existence d'un excès d'acide 
borique, dans lequel les oxydes métalliques se dissolvent en 
produisant des perles diversement colorées. On l’'emploie de 
la manière suivante : 

Après avoir replié sur elle-même l'extrémité d'un fil de 
platine en forme de boucle, de 2 à 3 millimètres de diamètre, 
on mouille cette boucle, ou encore on la porte au rouge, 
pour la plonger ensuite dans un flacon de borax bien pur. 
Le borax qui adhère au fil est d'abord simplement exposé à 
la flamme de l'alcool, où il fond avec boursouflement, en 
perdant son eau de cristallisation. Quand le bouillonnement 
a cessé, on souffle au chalumeau pour rendre la perle régu- 
lière et limpide, et on l'applique, encore très chaude, sur la 
poudre à essayer, dont elle ne doit emportér qu'une très 
petite quantité, On recommence alors à souffler et, quand la 
dissolution est complète, on peut, d'un coup sec, faire tom- 


154 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


ber la perle vitreuse dans une capsule de porcelaine, pour 
examiner sa coloration. Si cette dernière est trop intense, il 
suffit généralement, pour en apprécier la nuance, d'écraser 
la perle au marteau. 

L'essai au borax ne doit être fait que sur des substances 
oxydées; les minerais sulfurés, arséniés, etc., donneraient 
avec le platine des alliages qui feraient fondre le fil. Aussi 
ces minerais doivent-ils être préalablement grillés sur le char- 
bon. On peut aussi se servir, comme support, de coupelles, 
dites coupelles de Le Baillif, petites capsules en argile réfrac- 
taire, sur lesquelles le fondant s'étale bien, mais en donnant 
une teinte ordinairement moins vive que celle des perles. 
Voici l'indication des couleurs que donne le borax : 


FEU D'OXYDATION | FEU DE RÉDUCTION 
OXYDES ee RSS 
A CHAUD A FROID A CHAUD A FROID 


Mancanèse.|l Violet foncé | Violet foncé Rose Rose 

(amétkystc). | (améthyste). | ou incolore. |} ou incolore. 
PARIS Jaune-rouille | Jaune clair | Vert sale. [Vert-bouteille 
ou rouge brun | ou incolore, | ou vert noir. 
CnnoMe,,.,, Jaune Vert jaunâtre. Vert sale. Vert 

verdätre. | émeraude, 
Nickes, . .| Rouge acajou! Jaune brun Jaune gris | Grise, 


ou clair 
jaune bron. | ou incolore. | 
Conazr. , .| Bleu intense. {Bleu de cobalt.| Bleu intense. [Bleu de cobalt, 
(S2)Unanium, .[Jaunc orangé.| Jaune d'or. Vert sale. | Verte. 
(BS)T1ITANE. … . Jaunâtre. Jaunâtre. Brun clair. Brun violacé, 
(54) VaxaniuM . Jaune ou Jaune clair. Vert sale. | Vert 
jaune brun. émeraude. 
55) MoLYBDÈNE. Jaunâtre. Incolore. | Brun clair | Brun foncé, 


transparente, | opaque. 
56) TuncsrÈne.| Jaune clair, Incolorc; Incolore Jaune gris. 
| 


ou jaunâtre. 

57) ANTIMOINE .| Jaune clair. | Incolore. | Grise, | 
58) PLoms. . ,| Jaune clair, Incolore. {Grise ou noire.|Grise ou noire. 
(589) Bisuuru., .| Jaune clair Incolore Grise. | 

ou 

jaune-rouille, 
60)Cuivne. . . Verte. Bleu clair. Vert sale, Rouge 
opaque, 
61)AnGenmr, . | Jaune clair, | Jaune irisé. Grise, Grise. 


Grise. 


Grise, 


ESSAIS AU SEL DE PHOSPHORE. 155 


On n'obtient que des perles incolores avec les métaux sui- 
vants : cwsium, rubidium, potassium, sodium, lithium, thal- 
lium, baryum, strontium, calcium, magnésium, aluminium, 
glucinium, zirconium, thorium, yttrium, ytterbium, erbium, 
lanthane, zinc, étain, mercure. Avec l'or et le platine, la perle 
est incolore, mais laisse apercevoir le métal en suspension. 

Quand les oxydes alcalino-terreux et ceux d'yttrium, de 
zirconium, de glucinium, de cérium, lantale et titane ne sont 
pas combinés à la silice, les perles vitreuses qu'ils donnent 
avec le borax deviennent d'un blanc de lait dit d'émail, lors- 
qu'on les chauffe au flambher, c'est-à-dire lorsque, tenant le 
bout du chalumeau un peu en dehors de la flamme, on pro- 
duit un dard très long et intermittent. 

Il est quelquefois très difficile d'obtenir directement un feu 
réducteur. Dans ce cas, on peut introduire dans la perle, soit 
de l'étain métallique, soit du sulfate de protoxyde de fer, Ce 
dernier n'est employé, à cause de sa coloration propre, que 
s'il s'agit du Lungstène, du titane ou de l’antimoine. Avec le 
sel de fer, la perle de l’antimoine devient rouge-sang au feu 
de réduction (62). 

Essais au sel de phosphore. — Le sel de phosphore est un 
phosphate hydraté de soude et d'ammoniaque, qui fond avec 
un fort bouillonnement, en donnant une perle claire de méta- 
phosphate de soude. Il s'emploie comme le borax et donne des 
coloralions plus vives, mais s’affaiblissant beaucoup plus par 
le refroidissement. C'est un bon réactif pour les silicates, car 
il met la silice en liberté et celle-ci apparait, dans le fondant 
vitriié, à l'élat de matière blanche opaque, qui garde souvent 
la forme de la matière d'essai ; c'est ce qu'on appelle donner 
un squelette de silice. 

La manipulation du sel de phosphore exige quelques pré- 
cautions, à cause de la grande quantité d'eau qu'il contient. 
Quand on le porte dans la flamme, à l'extrémité du fil de 
platine, il entre rapidement en fusion et se dissout si bien 
dans son eau de constitution que souvent la matière se détache 
du fil. En outre, en se desséchant, le sel de phosphore se bour- 
soufle beaucoup et projette des gouttelettes chaudes. Aussi 
l'emploie-t-on quelquefois après fusion préalable ; mais il faut 
alors le conserver dans un flacon bien bouché. 


156 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


Pour obtenir avec le sel de phosphore une coloration aussi 
intense que celle que donnerait le borax avec le même oxyde, 
il faut en général employer une plus grande quantité de la 
malière d'essai. 

Les sels doubles que l'acide phosphorique du sel de phos- 
phore donne avec les oxydes métalliques, ont généralement 
des couleurs caractéristiques. Les principales sont indiquées 
dans le tableau suivant : 


FEU D'OXYDATION 
OXYDES A 
À CHAUD 


Rose Rose 


| 
A FROID | A CHAUR 
| 


ou ou ou incolore. ou incolore, 
violet rouge. | violet ronge. 
64) Fer . . . .| Rouge brun | Jaune clair Brun vert. [Vert-boutcille 
ou ou incolore. ou vert noir. 


| 
63 MaxGaNÈsE.| Violet foncé | Violet foncé 
| 
| 
| 


jaune-rouille. 
65)Car0ME , ,| Violet sale. Vert- Vert sale. Vert 
émeraude. | émeraude, 
66) Nickrz. . .| Rouge acajou! Jaune brun | | 
ou clair 

jaune brun, | ou incolore. 
67) Conaur. . .| Bleu intense. [Bleu de cobalt.| Bleu intense. /Bleu de cobalt. 
68) Unranitvu, , Jaunätre. | Vert jaune. Vert sale. Vert 
| émeraude, 
69) Tirane. . .| Jaune clair, Incolore. | Violacée. Violet clair. 
70) VaxaniuM . Incolore Incolore Vert sale. | Vert- 

ou jaune clair.lou jaune clair. émeraude. 
71) MozvsepÈxe.| Jaune | Verte, Vert sale, Vert 
|  verdätre. | émeraude., 
| Incolore Incolore. Gris bleu. Bleu clair. 
jou jaune clair. | | 
73)ANTiMoixe .| Jaune clair, | Jncolore. | Grise. Grise. 
74) Pioms. . .| Jaune clair. Incolore. {Grise ou noire.|Grise ou noire. 
75) Bisuuru. .| Jaune clair. Incolore. | Grise, | 
76) Cuivre. . . Verte. Bleu clair, | Vert sale Rouge 

| | ou incolore. opaque. 

77) ARGENT... .| Jaunûâtre. | Jaune irisé. Grise. Grise. 


Jaune gris. Grise 


72) TuxcsrÈnt 


Grise. 


Réactifs divers. — On emploie encore, dans les essais au 
chalumeau, divers réactifs propres à faciliter la décomposition 
des minéraux. Nous avons déjà parlé de l'usage de l’éfain 
métallique et du cyanure de potassium pour favoriser les réduc- 
tions. L'oxalate neutre de potasse peut encore servir au même 


ESSAIS PAR VOIE IUMIDE, 157 


usage, car il dégage, lorsqu'on le chauffe dans le tube ou sur 
le charbon, du gaz oxyde de carbone, qui agil comme réduc- 
teur, Au contraire, le nitre ou sulpêtre est employé pour 
oxyder certaines substances, telles que celles qui renferment 
du chrome ou du manganèse. 

Quelques réactifs ont spécialement pour objet de décom- 
poser la matière d'essai et de mettre en liberté des corps 
solides ou volatils, doués de propriétés caractéristiques. 

Ainsi le sulfate acide ou bisulfate de potasse, agissant par son 
excès d'acide sulfurique, décompose les sulfures, lilanates, 
tungstates, en même temps qu'il expulse de certains miné- 
raux le brome, l'iode, le fluor, l'acide borique, le lithium. 

Le fluorure de calcium ou spath fluor, mêlé au réactif précé- 
dent, aide à reconnaitre, par la coloration de la flamme, la 
lithine et l'acide borique. 

L'azotate de cobult hydraté, rose quand il est convenable- 
ment étendu d'eau, perd, lorsqu'on le chauffe avec certains 
corps, au feu oxydant et sur le charbon, tout son acide azo- 
tique, L'oxyde de cobalt mis en liberté forme avec les oxydes 
métalliques des combinaisons colorées. 

Avec les phosphates, borates et silicates alcalins, on obtient 
des perles transparentes, colorées en bleu (78). La couleur 
est gris noirâtre avec la baryte, la strontiane et la chaux (79); 
rose très clair, après entier refroidissement, avec la magnésie 
80); d'un beau bleu avec lalumine (81); violet gris avec la 
ylucine (82); noir violacé avec la zircone (83); vert jaunâtre 
par l'acide litanique (84); d'un très beau vert avec les sels de 
zinc (85); d'un vert bleuâtre par les oxydes d'étain (86). 

Essais par voie humide. Action de l’acide chlorhydrique. 

IL est un certain nombre de réactions de la voie humide 
qui, par leur simplicité, peuvent rendre de grands services 
dans la détermination rapide des espèces. Aussi convient-il 
de rappeler iei les plus caractéristiques. 

En général, avant toute chose, il est bon d'essayer l’action 
des acides, en commençant par l'acide chlorhydrique. La 
matière, pulvérisée dans le mortier, est introduite au fond 
d'une petite éprouvetle de verre, d'environ 4 centimètre de 
diamètre et de 14 à 20 centimètres de longueur. On verse de 
l'eau et, avec une baguette de verre, on agite fortement pour 


158 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES, 


chasser les bulles d'air qui auraient pu rester adhérentes à la 
matière d'essai ou aux parois du verre. On ajoute l'acide chlor- 
hydrique un peu étendu, qu'on laissosagir, d'abord à froid et 
ensuile, si cela est nécessaire, en chauffant graduellement, 

Tantôt la matière est complètement inattaquable; tantôt 
elle se dissout, en totalité ou en partie. Dans le second cas, il 
y à lieu de remarquer si la substance fuit effervescence (87 
sans odeur, ce qui est la marque certaine des carbonates; mais 
cette effervescence peut ne se produire qu'à chaud, et tandis 
que plusieurs carbonates font effervescence, même en assez 
gros fragments, d'autres ont besoin d’être pulvérisés. 

Quelques sulfures, dans ces conditions, dégagent de l'hy- 
drogène sulluré; divers composés du manganèse mettent en 
liberté du chlore. Quant aux silicates, il en est qui sont alla- 
qués avec formation de silice gélatineuse (88), landis qu'avec 
d'autres la silice qui se sépare reste pulvérulente (89). 

Si l'acide chlorhydrique étendu n’a pas suffisamment agi, 
on emploie l'acide concentré; pour s'assurer qu'il y à eu 
attaque, il suffit d'étendre d'eau et d'ajouter de l'ammoniaque 
et du phosphate de soude; l'absence de tout précipité est un 
indice sûr que la matière est restée intacte. 

Action des acides azotique, sulfurique et phosphorique. 
— La substance qui à essuyé l'action de lacide chlorhydrique 
doit être traitée ensuite par l'acide azotique. Ce dernier attaque 
les sulfures, les arséniures et les métaux natifs, en dégageant 
des vapeurs rutilantes. On peut ensuite faire intervenir l'eau 
régale et enfin l'acide sulfurique qui permet de reconnaitre 
les fluorures (90). Pour cela, on emploie un creuset de platine, 
dont le couvercle porte un trou, au-dessus duquel on place 
une pelile lame de verre. La matière, mélangée d'acide sulfu- 
rique, étant chauffée légèrement, il se dégage des vapeurs 
d'acide fluorhydrique, qui attaquent le verre et le dépolissent, 

Les tellurures se reconnaissent à la liqueur pourpre ou 
hyacinthe qu'ils donnent à chaud avec l'acide sulfurique (94); 
cette liqueur se décolore par addition d’eau, avec formation 
d'un précipité gris noir de tellure. 

L'acide phosphorique sirupeux sert à reconnaître l'acide 
tungstique et le manganèse. Avec les tungstates, l'application 
d’une chaleur modérée donne un sirop d’un bleu foncé, qui 


RÉACTIONS DIVERSES. l 


se décoloré par addition d’eau, mais dont la teinte reparait 
quand on fait intervenir l'étain ou le fer en poudre (92). Les 
minerais de manganèse donnent un sirop, d'un blanc violet 
si le métal est à l’état de peroxyde ou de sesquioxyde (93), 
incolore et devenant violet par addition de lacide azotique, 
si le manganèse est à l’état de protoxyde (94). 

Les minéraux sur lesquels les acides sont restés sans action 
doivent être fondus, soit avec le carbonate de soude dans un 
creuset de platine, soit avec la potasse dans un creuset d'ar- 
gent. Quelques-uns ne se rendent qu'après fusion au bisulfate 
de polasse el les composés du carbone demandent à être fondus 
avec le nitre, qui les transforme en carbonate de polasse. 

Réactions diverses. Métalloïdes. — Les sulfutes en disso- 
lution se reconnaissent au précipité blanc, insoluble dans les 
acides, qu'ils donnent avec le chlorure de baryum ou l'azo- 
tate de baryte (95). 

Les phosphates, dissous dans l'acide chlorhydrique ou l'acide 
azolique, se colorent en jaune quand on les traite à chaud 
par une solution de molybdate d’ammoniaque, saturée d'acide 
azotique ; bientôt il se produit un précipité jaune très ténu 
(96). On peut aussi, dans la dissolution qui renferme les 
phosphates, introduire du sel ammoniac et de l'ammoniaque 
liquide, après quoi l'addition de sulfate de magnésie donne 
un précipité cristallin, décomposable par les acides (97). 

Les chlorures, dissous dans l’eau ou l'acide nitrique étendu, 
donnent, par addition de nitrate d'argent, un précipité blane, 
cailleboté, de chlorure d'argent, noircissant à la lumière et 
soluble dans l'ammoniaque, tandis qu’un excès d'acide ne le 
dissout pas (98). 

Quant aux tellurures, nous avons déjà parlé de la liqueur 
pourpre qu'ils donnent, lorsqu'on chauffe doucement, avec 
l'acide sulfurique concentré. 

Les iodures, chauffés dans un matras avec de l'acide sulfu- 
rique, dégagent des vapeurs d'iode, qui bleuissent le papier 
d’amidon (99), tandis que, dans les mêmes circonstances, les 
bromures colorent le papier en jaune et seulement au bout de 
plusieurs heures (100). 

Réactions diverses. Métaux. — Les sels de potusse (sulfates, 
carbonates, phosphates, azotates, chlorures, sels organiques) 


S MINÉRALES. 


160 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÉ( 


précipitent en jaune lorsqu'on les traite, en présence de l'hy- 
posulfite de soude, par une solution chlorhydrique de sous- 
nitrate de bismuth (101). 

Quand la potasse est à l’état de chlorure, elle donne, après 
addition de chlorure de platine, un précipité jaune-citron (102). 

Les sels de chaux, en dissolutions saturées d’ammoniaque, 
donnent par l’oxalate d’ammoniaque un précipité blanc, 
soluble dans les acides chlorhydrique et azotique, mais inso- 
luble dans l'acide acélique (103). Si la liqueur donne déjà 
un précipité par l’ammoniaque, il convient de filtrer, après 
addition de sulfhydrate d’ammoniaque; alors seulement on 
émploie l'oxalate, En présence de l'acide phosphorique, l’exis- 
tence de la chaux doit se constater par le précipité blanc, 
soluble dans un excès d'eau, que donne l'acide sulfurique, 
pourvu que la liqueur soit concentrée ou alcoolique (104). 

Les sels de strontiane précipitent en blanc, au bout de 
quelque temps, par une dissolution de sulfate de chaux (105). 
Avec les sels de baryte, le précipité est immédiat (106) et, de 
plus, ces sels donnent un précipité cristallin incolore avec 
l'acide hydrofluosilicique (107), tandis que ceux de stron- 
tiane n’en donnent pas. 

La magnésie, en solution acide, additionnée d’ammoniaque, 
doit être traitée par le chlorhydrate, puis le sulfhydrate, enfin 
l'oxalate d'ammoniaque; après avoir filtré, on ajoute du phos- 
phate de soude, qui fait naître un précipité cristallin de phos- 
phate ammoniaco-magnésien (108). 

L’alumine, traitée par l'ammoniaque, abandonne un préci- 
pité blanc floconneux, qui se dissout dans un excès de potasse, 
mais qui précipite de nouveau par le carbonate d’ammoniaque 
(109). L'addition de potasse, suivie de fillration, est nécessaire 
quand il y a du fer dans la dissolution. 

La glucine fournit aussi, avec l’'ammoniaque, un précipité 
blanc (110); mais ce dernier se dissout aussi bien dans la 
potasse que dans le carbonate d'ammoniaque. 

Les sels de fer en dissolution, chauffés pendant quelque 
temps avec l'acide azotique, donnent, par le ferrocyanure de 
potassium, un précipité bleu (1114); si l'on ajoute un excès 
d'ammoniaque, on obtient, avec les sels de peroxyde, un pré- 
cipité rouge brun, gélatineux (112), et, avec les sels de pro- 


RÉACTIONS CHIMIQUES. 161 


toxyde, un précipité verdâtre, devenant rouge brun au contact 
de l'air (113), 

Les solulions azotiques de nickel, ordinairement vertes (à 
moins qu'il n'y ait une certaine quantité de cobalt, auquel cas | 


la liqueur est de couleur topaze), donnent, par la potasse, un | 
précipité vert-pomme (114). Avec lammoniaque en excès, les 

mêmes solutions donnentune liqueur d'un bleu foncé, laquelle, 

traitée par un excès de sulfhydrate d'ammoniaque, fournit un \ 
précipité noir, en partie soluble dans le réactif et, après filtra- 

tion, une liqueur brune (115). 


En fondant avec du nitre les composés du chrome, on obtient 0 
un produit qui, traité par l’eau, fournit une liqueur jaune, où | 
l'acétate de plomb fait naitre un précipité jaune de chromate | 


de plomb (116). 

Fondus avec la soude et traités ensuite par l’eau, les com- 
posés du tungstène donnent une liqueur d'où l'acide chlorhy- 
drique précipite en blanc l'acide tungstique (147). $ 

Le bismuth, en dissolutions très étendues, précipite en blanc 
par une goulle d'eau salée (118). 

L'antimoine, transformé en oxyde par l'acide azotique, puis 
décanté ét lavé, étant traité par du sulfhydrate d'ammoniaque 
en excès, donne une liqueur où une évaporation doucement 
conduite fait naître un précipité orangé de sulfure d’anti- 
moine (119). 

Les minéraux du titane, attaqués par l'acide chlorhydrique 
concentré (au besoin après fusion avec l'hydrate de potasse), 
fournissent une liqueur qui devient violette quand elle a été 
chauffée avec de l'élain en feuilles (120). L'addition d’eau fait 
passer la teinte au rose. 

Avec les solutions de zine, la potasse ou l'ammoniaque fait ] 
naître un précipité blanc, gélatineux, qui se dissout dans un 
excès de réactif. La même liqueur, traitée par l'hydrogène 
sulfuré, abandonne un précipité blanc de sulfure de zine (121). 

Les solutions acides conténant du cadmium donnent, avec 
l'hydrogène sulfuré, un précipité jaune-citron, insoluble dans 
le sulfhydrate d'ammoniaque (122). 

Les solutions azotiques de plomb précipitent en blanc par 
l'acide sulfurique (123); avec l'acide chlorhydrique, le. pré- 
cipité est blanc, cristallin, soluble dans l'eau bouillante (124). 
11 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE 


4162 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


| Avec le chromate de potasse, on obtient un précipité 
11 jaune (125). 

Les solutions de cuivre, trailées par l'ammoniaque en excès, 
deviennent d’un beau bleu (126). Lorsqu'on y introduit une 
lame de fer, elles abandonnent du cuivre métallique (127). 

L'argent, dissous dans l'acide azotique, donne par l'acide 
chlorhydrique un précipité blanc, caillebotté, qui noircit à 
l'air et se dissout dans l’ammoniaque (128). 

Réactions microchimiques. A l'énumération qui pré- 
cède, il convient d'ajouter quelques mots sur un genre de 
(| recherches qui s'est beaucoup développé dans ces dernières 
| années; nous voulons parler de l'étude microscopique des 
| cristaux qui se forment, quand un fragment du corps à déter- 
\ miner est soumis à l’action de certains réactifs, qu'on laisse 

ensuite évaporer. Tantôt le corps est amené à l’état de sulfate ; 
tantôt il est sous forme de chlorure ; d’autres fois on l'attaque 
par l’acide hydrofluosilicique, qui donne naissance à des cris- 
taux de fluosilicates. Il faut introduire sous le microscope, dès 
| le début de la réaction, le porte-objet en verre sur lequel a 
été placée la gouttelette à examiner; car, vers la fin de l'opé- 
ration, le résidu cristallise en masse, formant d'ordinaire des 
x arborisalions qui voilent les cristaux caractéristiques. 
Un sel de potasse, traité par le chlorure de platine, donne 
\ des cristaux octaédriques, nettement terminés et d'un jaune 
intense, de chloroplatinate de potassium. Le sodium est décelé 
par l’acétate d'uranyle, qui fait naître des cristaux tétraédri- 
ques. Les petits cristaux de fluosilicate de sodium seraient 


| hexagonaux et généralement bipyramidés, etc. 
Résumé. Pour faciliter la connaissance des essais, tant 


pyrognosliques que chimiques, qui peuvent conduire à la 
détermination des éléments, nous énumérerons ceux-ci, ou 
du moins les principaux d'entre eux, par ordre alphabétique, 
en indiquant, à la suite de chacun, le numéro des réactions 
qui s'y rapportent : 


Aluminium, Sl, 109, 134, Arsenic. 10, 25, 26, 27, 32, 42, 46, 
{| Ammonium, 6. Azote, 29. 
Antimoine, 11, 33, 36, 42, 57, 62, 73, Baryum, 17 


119. Bismuth, 34, : 
Argent, 40, 61, 77, 128, Bore, 16, 78. 


CLASSIFICATION DES ESPÈCES. 163 


Brome, 21, 100. Mercure, 7, 28, 45. 
Cadmium, 40, 122. Molybdène, : 

Cæsium, 1: Nickel, 37, 

Calcium, 3, 77, 103, 104. Plosphore, 

Carbone, 87. Plomb, 12. 124, 
Chlore, 19, 98, 125. 

Chrome. 49, 65, 116. Potassium, 102, 
Cobalt, 37, 43, 51, 67. Sélénium, 8, 3 

Cuivre, 13, 14, 18, 60, 76, 126, 127. Sodium, 5. 

Etain 11, 86, Soufre, 21, 3 

Fer 3, 48, 64, 111, 112, 113. Strontium, 


Fluor, 90. Tellure, 9 
Glucinium, 82, 110. 
Hydrogène (à l'état d'eau), 23. 
Iode, 20, 99. 

Lithium, 1. Vanadium, 54, 70. 
Magnésium, 80, 1 Zinc, 39, 41, S5, 121. 
Mauganèse, 47, 63 Zirconium, S5. 


Titane, 5% 


un 


CLASSIFICATION DES ESPÈCES 


Principe de la classification, — Le nombre des espèces est 
si considérable, en minéralogie, qu'il est absolument néces- 
saire de les grouper en familles offrant certains caractères 
communs. On peut procéder à ce groupement, tantôt en se 
fondant sur les analogies naturelles de gisement ou de com- 
position des espèces, tantôt en donnant la prééminence à cer- 
tains caractères faciles à reconnaitre, en vue de rendre les 
déterminations plus rapides. On établit ainsi des classifica- 
tions soit naturelles, soit artificielles. 

Les diverses classifications usitées ont toutes leurs avan- 
tages et leurs inconvénients. Celle que nous adopterons dans 
cet ouvrage a pour base le rôle joué par les espèces minérales 
dans la constitution de l'écorce terrestre. Elle s'adresse donc 
surtout à ceux qui étudient la minéralogie, soit en vue de la 
géologie, soit en vue de l’art des mines, 

Selon les probabilités géologiques, la Terre a dù former, à 
l'origine, un amas sphéroïdal de matériaux fluides, superposés 
par ordre de densités, Lorsque les progrès du refroidissement 
amenèrent la formation d’une croûte externe, cette croûte ne 
pouvait manquer de se produire par l'union de la sili:e, l'élé- 


16% GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES, 


ment réfractaire et léger par excellence, et de l’alumine, non 
moins réfractaire, avec les oxydes des métaux les moins lourds. 
Cette croûte dut flotter d'abord à la surface du bain mélal- 
lique, comme font les scories sur les métaux en fusion: quand 
elle devint consistante, elle forma une écorce solide, sépa= 
rant le noyau métallique d'une atmosphère qui contenait, en 
vapeurs, l'eau et Loutes les substances susceptibles de prendre 
l'état gazeux à la température de ces premiers âges. De là un 
premier groupe de minéraux, que nous appellerons minéraux 
de scorification, tous silicatés et formant le fonds principal de 
la croûte primitive. 

La température venant à diminuer, une partie des éléments 
volatils de l'atmosphère dut se condenser, d'abord dans les 
océans, puis par voie d'évaporation, de précipitation ou de 
décomposition chimique, dans certaines régions de l'écorce 
superficielle. Parfois aussi, les eaux circulant à travers cette 
écorce s'y chargeaient d'éléments minéraux en dissolution, 
qu'elles allaient déposer dans les fentes des terrains. Toutes 
ces réactions ont donné naissance à un second groupe, celui 
des minéraux de précipitation chimique. 

Pendant ce temps, à travers les fissures de l'écorce, des 
émanations de l'intérieur se faisaient jour, amenées à la faveur 
de minéralisalteurs spéciaux, et, par une suile de réactions 
compliquées, déposaient sur les parois des fentes, à titre de 
minerais, les éléments métalliques empruntés au noyau interne 
et particulièrement les métaux lourds, qui n'avaient pas trouvé 
place dans les silicates de la première écorce, Ainsi s’est formé 
le troisième groupe, celui des minéraux d'émanation. 

Enfin, par l'activité des organismes, surtout des végétaux, 
une parie du carbone, de l'hydrogène, de l'oxygène, même de 
l'azote atmosphériques, a pu être emmagasinée dans l'écorce, 
produisant le quatrième groupe, celui des minéraux d’origine 
orJanique. 

Groupes principaux. — La première catégorie sufiit, 
presque seule, à former les Roches terrestres, en ne considé- 
rant sous cette rubrique que les masses minérales de pre- 
mière formation, c'est-à-dire le terrain primitif et les roches 
éruplives, et laissant de côté les roches sédimentaires, dont 
chacune provient de la triluration et du remaniement de 


SILICATES ACIDES, BASIQUES. 165 


masses préexistantes. Les minéraux du premier groupe peu- 
vent donc êlre appelés ÉLÉMENTS DES ROCIHES FONDAMENTALES. 
Ce sont essentiellement les Pierres de Ia classification de 
Werner, 

Les minéraux du second groupe offrent presque tous cè 
caractère, de former au sein de l'écorce, non des massifs 
étendus, mais ce qu'on a justement appelé des gîles minérawr. 
Ainsi les gites et amas de phosphorite, de pierre à plâtre, de 
sel gmme, de carnallite, d’émeri, de marbre, etc., ainsi les 
gangues pierreuses des filons métallifères. De plus, tandis que 
le premier groupe est entièrement formé par tous les silieales, 
le second est presque uniquement constitué par des sels, oxy- 
génés où haloïdes. Nous en ferons le groupe des ÉLÉMENTS DES 
GITES MINÉRAUX. 

Le troisième groupe est évidemment celui des MINERMS 
MÉTALLIQUES. 

Quant au quatrième, le nom de COMBUSTIBLES MINÉRAUX lu 
convient sans conteste. Ses éléments forment la transition 
entre le monde minéral et le monde organique. 

Ainsi en possession de groupes bien définis, homogènes et 
d'amplitude à peu près égale (car si le dernier n’est pas très 
riche en espèces naturelles, ses masses occupent parfois des 
étendues considérables), nous pouvons nous appliquer à y 
établir des subdivisions rationnelles. 

Subdivisions du premier groupe. Silicates des roches 
acides. — Les roches sont essentiellement de deux natures : 
il y a les roches légèr.s ou acides, c'est-à-dire très chargées 
de silice, auxquelles appartiennent les gneiss et micaschistes 
de la première écorce, les granites, les porphyres, les tra- 
chytes, ele.; il y a ensuite les roches lourdes ou basiques, 
moins riches en silice et en alumine, plus chargées de métaux 
lourds, comme les amphibolites, les trapps, les mélaphyres, 
les basaltes, etc. Il convient donc d'abord de distinguer, dans 
les éléments des roches, deux grandes catégories : les silicutes 
des roches acides et les silicates des roches basiques. 

Cela posé, les éléments silicatés des roches acides peuvent 
se partager en : essentiels ou constilulifs et accessoires. 

Les premiers sont de {rois sortes : en têle, vient la famille 
de la Silice, qui, sous forme de quartz, constitue générale- 


166 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


ment la trame solide et comme le squelette des roches acides. 
Ensuite apparaissent les minéraux clivables de la classe des 
Feldspaths, qui sont, à proprement parler, le corps des roches, 
auxquelles ils donnent de la cohésion. Enfin l'élément qu'on 
peut appeler élastique est fourni par les Minéraux pailletés, 
en lamelles flexibles. 

Or, cette série, uniquement fondée, en apparence, sur des 
considérations lithologiques, est parfaitement d'accord avec 
la classification que la chimie pourrait suggérer; car depuis 
les feldspaths, riches en silice et en alcalis, jusqu'aux chlorites, 
où n'interviennent plus guère, en combinaison avec la silice 
el l'alumine, que le fer et la magnésie, il y a, par les diverses 
sortes de micas, une transition en quelque sorle continue. 

Aux éléments arcessoires appartiennent ces silicates alumi- 
neux fluorifères ou boratés, tels que la tourmaline, la 
topaze, ele. Ces espèces, par les substances chimiques dont 
elles sont en partie formées, nous apportent de précieuses 
indications sur la nature des milieux où a dû s'effectuer la 
cristallisation desroches. Dans la même série viennent encore 
se ranger les minéraux qui, comme le zircon et les silicates 
des pays scandinaves, sont spéciaux à cerlaines catégories 
exceptionnelles de roches éruptives. 

Silicates des roches basiques. Silicates de métamor- 
phisme. — Les éléments silicalés des roches basiques seront 
en nombre plus restreint, d'autant mieux que quelques-uns 
auront déjà été décrits avec les minéraux des roches acides, 
auxquels ils sont souvent associés et dont les analogies chi- 
niques ou crislallographiques empêchent de les séparer. 
Nous aurons cependant encore à distinguer les éléments 
essentiels et les éléments accessoires, De plus, l'observation 
montre que beaucoup de roches basiques sont amygdaloïdes, 
c'est-à-dire parsemées de cavités, que remplissent des mint- 
raux de nature spéciale, Or le principal remplissage des 
amygdales ou géodes est constitué par un groupe naturel 
très homogène de silicates hydratés, formant la famille des 
zéolites. Celte famille sera donc décrite à la fin des espèces 
basiques sous le litre : silicates des amygdaloïdes, par opposi- 
tion aux minéraux précédents, qui forment à proprement 
parler la pâte des roches en question, 


SILICATES DE MÉTAMORPHISME. GÎTES. MINERAIS 167 


Cela posé, la venue au jour des roches éruptives, surtout 
de celles de la série acide, à intflué sur les roches encaissantes 
en y provoquant des phénomènes de cristallisation. Parfois 
une réaction inverse a modifié les roches éruptives elles- 
mêmes, par l'influence des massifs qu'elles traversaient. De 
plus, les actions mécaniques auxquelles l'écorce terrestre a 
plus d’une fois obéi, les émanations hydrothermales qui l'ont 
parcourue, parfois enfin la simple circulation des eaux météo- 
riqueés dans sa masse, ont suffi pour modifier, dans beaucoup 
de cas, la composition originelle des roches, en y faisant 
naître de nouvelles espèces. Tous ces phénomènes, rangés 
sous la dénomination générale de métamorphisme, nous 
autorisent à ajouter, aux éléments des roches fondamen- 
tales, une nouvelle catégorie, celle des Silicates de métamor- 
phisme, constituant un ordre spécial, dans lequel se ral- 
seront (à l'exception des minerais silicatés) tous les silicates 
qui n'auront pas trouvé place dans les divisions préct- 
dentes. Ce seront d'abord des silicates simplement alumineux, 
anhydres ou hydratés, puis d'autres contenant du fer, de 
la magnésie, de la chaux, ete., et susceptibles, comme on 
le verra par la suite, de fournir des divisions naturelles et 
homogènes. 

Deuxième, troisième et quatrième Groupes. — Deuvième 
groupe. -- Les éléments des gites ayant dù, en majeure partie, 
être produits par voie de précipitation ou de séparation 
chimique, dans des dissolutions aqueuses et à des tempéra- 
tures vraisemblablement très modérées, la meilleure classifi- 
cation de ce groupe paraît être celle qui se fonde sur l'argu- 
ment chimique. En tête, nous placerons les oxydes non 
métalliques, les divers sels pierreux, oxygénés, aluminates, 
carbonates, sulfates, phosphates, etc.; enfin les sels haloïdes, 
chlorures, fluorures, ele., des métaux légers. 

Troisième groupe. — De même que, dans l’ordre des besoins 
naturels de l'humanité, les minéraux du premier groupe 
fournissent la matière des constructions el ceux du second la 
matière des arts chimiques, le troisième groupe renferme tous 
les matériaux des arts métallurgiques. En tête, nous distin- 
guerons, sous le nom de Minéralisuteurs, les corps à la faveur 
desquels la plupart des métaux prennent la forme de mine= 


168 GÉNÉRALITÉS SUR LES ESPÈCES MINÉRALES. 


rais, soufre, arsenic, antimoine, ele. !, Puis viendra la des- 
cription des minerais, classés en autant de divisions qu'il y a 
de métaux proprement dits, et énumérés dans l’ordre suivant : 
métaux nalifs; minerais sulfurés, arséniés, antimoniés, ete.; puis 
minerais oæydés, résultant presque loujours de l’altération 
des précédents; enfin minerais haloides. De cette manière, nous 
ne serons pas obligés, comme dans les classifications purement 
chimiques, de séparer lesuns dés autresles minerais d’un même 
métal, si fréquemment réunis dans les gisements naturels. 
Quatrième groupe. — Le quatrième groupe est formé de 
minéraux qui répondent spécialement aux besoins de la 
grande industrie moderne, à laquelle ils fournissent la force 
motrice et la lumière. Sa description débutera par les divers 
élats du carbone. Ensuile viendrontles hydrocarbures, les com- 
binaisons plus ou moins oxygénées, enfin les sels organiques. 
Règles suivies dans les descriptions. — Le nombre des 
minéraux qui ont reçu des noms particuliers est aujourd'hui 
très considérable et s'accroît tous les jours par de nouvelles des- 
criptions. On ne peutguère l’évaluer à moins de trois mille cinq 
cents, ct encore en se bornant aux noms français ou fran- 
cis 


is. Il est vrai que ce chiffre ne comprend que douze cents 
noms d’espéces proprement dites; quatorze ou quinze cents 
désignent de simples variétés ou produits d'altération et au 
moins six cents sont des termes employés comme synonymes. 

Le cadre de cet Abrégé ne comporte que la description des 
principales espèces; mais nous aurons soin, dans le Lexique 
placé à la fin de l'ouvrage, d'énumérer tous les noms proposés 
jusqu'à ce jour, avec l'indication sommaire de la nature des 
espèces ou des variétés auquelles ces noms se rapportent. 

Le nom de chaque espèce sera suivi de sa formule chi- 
mique. Ensuite viendront la mention du poids spécifique, 
désigné par P. S$., celle de la dureté, désignée par D., enfin 


» 


celle du système de symétrie ?. Les réactions au chalumeau 


1, L'’oxygènc, qui devrait figurer en tête de cette catégorie, échappe à la 
minéralogie par suite de son état gazeux. 

2. Le plus souvent, on indiquera la symétrie apparente, sans préjudice des 
modifications qu'il y aurait lieu d'introduire en tenant compte des idées nou- 
velles sur la symétrie-limite. Un jour viendra sans doute où la plupart des 
formes primitive 
notion. Mais il se 


admises devront être modifiées, en conformité de cette 
ait trop tôt pour vouloir l'appliquer dès à présent. 


QUARTZ. 169 
ou les caractères chimiques seront énumérés sous la rubrique 
Ch., et toutes les fois qu'il y aurait lieu seulement de répéter 
sans changement l’une des réactions mentionnées au $ 2 de 
ce chapitre, on se contentera d’en rappeler le numéro. Sous 
le signe Etym., on fera connaître l’origine du nom des prin- 


cipales espèces. 


CHAPITRE Il 


DESCRIPTION DES MINÉRAUX DU PREMIER GROUPE 


OU ÉLÉMENTS DES ROCHES FONDAMENTALES 


PREMIER ORDRE 


ÉLÉMENTS SILICATES DES ROCHES ACIDES 


PREMIÈRE CLASSE 
ÉLÉMENTS ESSENTIELS 


FAMILLE DE LA SILICE 


Quartz. SiO?, — P, S. — 2,5 à 2,8; généralement, 2,65. 
— D.—=7.—S$. rhomboédrique. pp = 94015, 


Le quartz !, dans son état de pureté absolue, est unique- 
ment composé de silice. Extrêmement rare à l’état de rhom- 
boëdre isolé, il offre le plus souvent la forme du birhomboèdre 
pel}», soit seul (fig. 175) soit combiné avec le prisme e? 
(fig. 176). Dans ce dernier cas, les faces prismatiques sont 
presque toujours striées horizontalement. Les faces p sont 
d'ordinaire plus brillantes et mieux développées que les faces 
ét}; aussi ces dernières forment-elles des’ troncatures trian- 


1. Ainsi nommé d'une localité allemande. 


170 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


gulaires, tandis que les autres ont une forme penta- ou hepta- 


gonale (fig. 177). Assez souvent on remarque, sur les faces p, 
des impressions en creux ou des saillies, ayant la forme de 


Fig. 1%. 


petits triangles isocèles, dont la base est située du côté du 
sommet pyramidal. 


prennent un 
grand développement (fig. 178), formant la variété comprimée 


Souvent deux faces prismatiques opposée 


d'Haüy. Parfois cet accroissement s'est fait obliquement 
(fig. 1479), de manière à donner aux cristaux une apparence 
élirée (variété sphulloïde). Dans la variété basoïide, du Dauphiné 


Fig. 178. Fig. 179, Fig, 180, 


(lig. 180), une.des faces p prend un développement excessif 
| et le prisme se termine par une sorte de biseau. Il est des 
cas où la coexistence de plusieurs formes birhomboédriques 
donne aux cristaux un aspect fusiforme (fig. 181). Enfin cer- 
} tains cristaux prismatiques paraissent {ordus. 


QUARTZ. 171 


Le quartz ne possède que très rarement des traces de clivages 
parallèles à p. 

La particule complexe du quartz est holoaxe hémisymétrique. 
Il en résulte un genre d'hémiédrie qui n’est apte à se mani- 
fester ni sur les rhomboèdres, ni sur €. Cette hémiédrie se 
reconnait habituellement sur le quartz à l'existence des faces 
vhombes & et plagiédres « (lig. 182, 183). Les premières appar- 


Fig. 181, 


tiennent à un hémi isocéloèdre, les secondes à un hémi- 
scalénoèdre, Quand les faces rhombes et plagièdres apparais- 
sent en bas et à gauche d'une face p (fig. 182), le cristal est 
lévogyre 1. Il serait dextrogyre dans le cas contraire (fig. 183). 

Les macles les plus fréquentes résultent de l'accolement de 
plusieurs individus à faces parallèles, souvent compris sous 
une enveloppe commune. 

Des portions de cristaux dextrogyres et lévogyres peuvent 
se trouver associées sous une même enveloppe. Dans les 
améthystes du Brésil, ces groupements sont assez réguliers 
pour supprimer entièrement le pouvoir rotatoire. 

Le quartz est optiquement positif. Le quartz est générale- 
ment très riche en petites cavités, et c'est au grand nombre 
de ces inclusions, d'ordinaire alignées, qu'il convient d’attri- 


1. Voy. ante, p. 106. 


11e MINERAUX DES ROCHES ACIDES. 


buer l'aspect trouble et laiteux du quartz des granites. Du 
reste, il y à des cristaux de quartz, dils aérohydres, où l'on 
observe facilement à l'œil nu de grosses inclusions, qui ren- 
ferment un liquide avec bulle mobile, 

Taillé en plaques parallèles aux faces du prisme d', le 
quartz manifeste la pyroélectricité. 

Tantôt incolore, tantôt très diversement coloré, le quartz 
offre un éclat vitreux sur les faces naturelles, un peu gras 
dans la cassure, qui estconchoïdale et raboteuse. Sa poussière 
est blanche. 

Insoluble dans tous les acides, sauf l'acide fluorhydrique, 
et soluble, après fusion, dans la potasse caustique, le quartz 
ne peut être fondu qu'à la flamme du chalumeau oxhydrique. 
Dans ces circonstances, il perd son pouvoir rotatoire; sa 
dureté diminue et sa densité s’abaisse à 2,2. Traité par la 
soude, il fond avec bouillonnement en un verre clair. 

Les variétés de quartz sont très nombreuses. En première 
ligne se placent celles qu'on peut grouper sous la dénomi- 
nation commune de cristal de roche et qui garnissent de leurs 
cristaux les druses de certains filons. Les gites les plus remar- 
quables sont ceux du Saint-Gothard, du Tyrol, de l'Oisans, 
de Madagascar, etc., où un seul individu atteint quelquefois 
1 ou 2 mètres de tour, avec un poids de 300 à 400 kilo- 
grammes. 

Le caractère commun des cristaux de roche est le dévelop- 
pement du prisme pyramidé pe? et}. Les faces rhombes et 
plagièdres y sont très fréquentes. 

Au cristal de roche se rapportent le quartz hyalin, c'est à- 
dire la variété incolore et limpide, utilisée dans les arts et 
l'optique; le quartz enfumé, coloré en noir ou en brun et 
perdant sa coloration quand on le chauffe; la fausse topaze ou 
citrine, d'une nuance jaune, qui par une calcination ménagte 
fournit des pierres d'une belle teinte; le quartz chloriteux, 
fréquent dans l'Oisans et coloré en vert par des lamelles de 
chlorite; le quartz ferrugineuz , en prismes bipyramidés, 
tantôt d'un jaune de miel, tantôt, comme dans l’hyacinthe de 
Compostelle et le quartz hématoïde (Eisenkiesel), coloré en rouge- 
sang ou en rose par un peroxyde de fer. Le caillou du Rhin 
est du cristal de roche roulé. 


QUARTZ, GALCÉDOINE. 173 


L'améthyste, où le prisme est atrophié, la pyramide birhom- 
boédrique se montrant à peu près seule, est du quartz violet, 
formé d'une superposition plus ou moins régulière d'assises 
dextrogyres et lévogyres, Les couches violettes sont le plus 
souvent parallèles aux faces p. Cette coloration a été attribuée 
tantôt au manganèse, tantôt à un composé de chaux, soude, 
magnésie et fer, Cependant l'améthyste la plus foncée con- 
tient moins de 0,25 p. 100 d'oxyde de manganèse et perd sa 
couleur à 250 degrés, ce qui donne à penser que le principe 
colorant doit être, au moins en partie, un composé du 
carbone. 

On donne le nom d'œil-de-chat à une variété de quartz 
pénétrée de fibres d'amiante, qui lui impriment un reflet 
particulier; le girasol est un quartz laileux opalescent; l'aven- 
turine, brune ou rougeâtre, contient de nombreux points 
brillants, quelquefois de mica, qui réfléchissent vivement la 
lumière. Certains cristaux de quartz sont parcourus par de 
fines aiguilles de rutlile (cheveux de Vénus) et quelquefois 
aussi par de lrès minces baguettes de tourmaline noire. 

Le quartz commun, généralement laiteux, tel qu'il forme le 
remplissage de nombreux filons, est entièrement cristallisé, 
mais d’une manière confuse. Il établit la transition entre le 
quartz proprement dit et la Calcédoine. La calcédoine en 
masses sphéroïdales, concrélionnées ou stalactitiformes, pré- 
sente une cassure unie et se montre translucide en masse, 
Qualifiée de cornaline quand elle est rouge, de sar'doine quand 
elle est brune, avec couleur rouge-sang par transmission, de 
plasma quand elle est vert foncé, d'héliotrope ou jaspe sanguin 
quand, avec une pâte verte, elle offre des taches rouge-sang, 
elle s'appelle chrysoprase lorsqu'elle à une coloration vert- 
poinme, due au nickel. On observe à Pont-du-Château, 
dans la Limagne d'Auvergne, une calcédoine dite guttulaire 
ou en gouttes de suif, qui forme à la surface d'un tuf bitumi- 
neux des enduits, recouvrant souvent un groupe rayonné de 
cristaux de quartz hyalin. 

La calcédoine, nettement divisée en zones concentriques de 
colorations diverses, prend le nom d'Agate (de la rivière 
Achates en Sicile), L'intensité de ces coloralions peut être 
accrue par des moyens chimiques, usités à Oberstein, dans 


174 MINÉRAUX DES ROCIES ACIDES. 


le Palatinat. Quelquefois l'agate est parcourue par de fines 
veinules d’oxydes de fer et de manganèse, d'apparence végé- 
tale (agate arborisée ou herborisée). Quand les couches d’accrois- 
sement sont régulières, assez épaisses el bien nuancées, 
l'agate devient de l’onyx et se prête aux usages de la joaillerie, 
notamment à la fabrication des camées. 

En réalité, la calcédoine représente divers modes d'associa 
tion réalisés par les particules de la substance fondamentale 
du quartz ou quartzine, laquelle est biaxe et peut, selon Île 
mode d’'allongement des fibres, donner naissance à plusieurs 
variétés, parmi lesquelles la lutécine. 

Quand le quartz devient très compact, avec une orientation 
de plus en plus confuse, il passe au Silex, gris, brun, jaune 
ou noir, On distingue le sileæ pyromaque ou pierre à fusil, à 
cassure esquilleuse, Le silex corné (hornstein), à cassure plutôt 
plate et parfois conchoïdale; le silex noir ou phthanite, qui 
abonde dans le calcaire carbonifère, la pierre meulière, parfois 
fortement cariée et ferrugineuse, le silex æyloïde ou bois sili- 
cifié. 

Les silex impurs et compacts, véritables argiles dures, sur- 
saturées de silice anhydre, portent le nom de jaspes; à cette 
catégorie appartient le jaspe noir, quartz lydien, ou lydite, dit 
aussi pierre de touche à cause de son emploi dans la bijouterie, 
les objets d'or laissant à sa surface une trace dont on peut 
étudier la manière d'être avec les acides. 

Ajoutons que le quartz est souvent pseudomorphique d'autres 
substances, telles que le gypse en cristaux aciculaires ou en 
fibres, et que parfois il s'est moulé sur des cristaux de bary- 
line ou de fluorine, dont il à gardé l'empreinte. 


La Tridymite est une espèce composée, comme le quartz, 
de silice anhydre, mais cristallisant, au moins en apparence, 
dans le système hexagonal, sous formes de tables maclées par 
deux ou par trois (d'où son nom dérivé de +p{ävuos, à trois 
jumeaux). La densité de la tridymite est 2,2, c'est-à-dire celle 
du quartz fondu; et il est à remarquer qu'on ne la trouve 
guère que dans des roches volcaniques, surtout des trachytes. 
D'après M. von Lasaulx, la tridymite serait en réalité rhom- 
bique, avec forme-limite hexagonale. 


OPALE, 175 


Opale. Si0? — ag. — P,S.— 1,9 à 2,3. — D. — 5,5 à 6,5. 

L'opale est le nom générique des diverses variétés de silice 
hydratée où gélatineuse. La proportion d'eau y varie de 3 à 
12 p. 100 et l'on y trouve quelquefois de petites quantités 
d'oxyde ferrique, d'alumine, de chaux, de magnésie et d’alcalis. 

L'opale est colloïde, c'est-à-dire non susceptible de eristalli- 
sation; en outre il paraît exister loute une suite de passages 
entre la silice gélatineuse saturée d'eau et une silice anhydre, 
également colloïde, qui formerait la base de la matière pétro- 
siliceuse de certains porphyres. 

L'opale noble est remarquable par la beauté de ses reflets 
irisés; ces reflets sont attribués, par les uns à la présence 
d'une petite quantité de matière hydrocarbonée, par les autres 
à l'existence de cavités disposées en réseaux réguliers, par 
d'autres enfin à des fentes de retrait, à peu près parallèles 
aux surfaces, souvent mamelonnées, de l'opale, et remplies 
après coup par des exsudations de densités légèrement difré- 
rentes. A cause de son retrait et des compressions inégales 
qui en ont été la conséquence, l'opale manifeste fréquemment 
des propriétés biréfringentes. 

L'hyalite est une opale lransparente, sans jeux de lumière, 
à éclat gras très prononcé, affectant une structure globulaire 
par couches concentriques. 

L'opalz de feu, du Mexique, offre, avec l'éclat gras, une 
grande vivacité de couleurs. Il existe aussi une variété d'opale 
quulitiée de girasol. 

L'opale commune ou semi-opale comprend loutes les variétés 
de silice hydratée qui sont colorées, à éclat gras ou résineux 
et dépourvues de jeux de lumière : c'est-à-dire, silex résinite, 
blanc laiteux, jaune, brun ou noir, parfois rouge-cochenille, 
comme à Quincy, et devant généralement sa couleur à des 
matières hydrocarbonées; le cacholong, d'un blanc de porce- 
laine; l'hydrophane, qui devient transparente en s'imbibant 
d'eau ; le ménilile, en rognons concrétionnés ; le silex nectique, 
si léger qu'il flotte sur l’eau; la geysérite ou silice déposée par 
les geysers, en masses libreuses, rognonneuses ou formant 
chou-fleur ; enfin certaines variétés hydratées de bois silicifié. 

C'est aussi à l’opale que doit être rapporté le {ripoli ou farine 


176 MINÉRAUX DES ROCIHES ACIDES. 


fossile siliceuse, formé par l'accumulation de carapaces de dia- 
tomées, 

Toutes les variétés d'opale donnent de l'eau dans le tube, 
décrépitent au chalumeau et sont plus ou moins facilement 
solubles dans la potasse caustique. 


FAMILLE DES FELDSPATHS 


La famille des feldspaths forme un groupe naturel d'une 
très grande importance, d'abord en raison du rôle capital 
qu'elle joue dans la composition des roches d'origine interne, 
ensuite parce qu'on y trouve de remarquables applications des 
lois de l’isomorphisme et de celles des formes-limites. La 
liaison mutuelle des diverses espèces feldspathiques est si 
intime, que nous les décrirons toutes ensemble, quoique plu- 
sieurs d’entre elles ne se rencontrent guère que dans les 
roches basiques. Seulement, nous diviserons la famille feld- 
spathique en deux genres : celui des Feldspathides ou feld- 
spaths proprement dits et celui des Feldspathoïdes où miné- 
raux remplissant, par leur composition chimique et leurs 
associalions habituelles, un rôle analogue à celui des feld- 
spaths. 


GENRE FELDSPATHIDE 


Les feldspathides peuvent être considérés comme formés par 
l'union de la silice et de lalumine avec des bases presque 
exclusivement empruntées aux alcalis et aux terres alcalines. 
Ces bases sont surtout la potasse, la soude, la chaux et, plus 
rarement, la magnésie. Sous celle composition générale vien- 
nent se ranger plusieurs espèces minéralogiquement bien 
définies, dont l'une, le feldspath à base de potasse, cristallise 
ou du moins parait cristalliser, peut-être par suite de groupe- 
ments, dans le système monoclinique, tandis que toutes les 
autres sont tricliniques, mais avec des formes extrêmement 
voisines de celles de la première. De plus, toutes ces espèces 
sont caractérisées par un clivage très facile, parallèle à la base 
p, et par un autre; un peu moins facile, suivant g'!. Dans le 


FELDSPATH, ORTHOSE, 177 


feldspath potassique, l'angle de p avec g!' est droit, d'où le 
nom d'orthoclase ou orthose, qui lui à ét6 donné. Dans tous les 
autres leldspaths, les clivages sont obliques l'un sur l'autre, ce 
que Breithaupt a exprimé en les rangeant sous la désignation 


#énérique de plagioclases (mæyios, oblique). 


59, — D. —=6, — 


Orthose. K?Al?Si5015, PS 25902 
S. monoclinique; mmz=118 48"; pal —1160 7. 


L'orthose ou feldspath potassique renferme 6% à 68. SiO?; 
17 à 20. Al2O%: 7 à 14. K?20; 1 à 6. Na?0; 0,3 à 2. CaO; 
0 à 1. M0 et FeO. La moyenne de la Leneur en silice est de 
65 p. 100, celle de la potasse, 12 à 13 p. 100. 

En répartissant comme il convient les 16 atomes d'oxygène 


l'ig. 185. 


entre les bases de formule R?0 ou RO, celles de formule R?0*, 
enfin la silice, on trouve que le rapport de ces trois nombres, 
dit rapport d'oxygene, est 1 : 3 : 12. 

Les combinaisons les plus habituelles sont les suivantes : 
mpa; mpg! a! (lig. 184), toutes deux fréquentes dans l'adu- 
laire; mg! pa};, répandue dans les roches granitiques, mg! 
pal al}; D), e1/, (tig. 185), etc. Assez souvent on observe les 
faces g2; dans l’adulaire, ces faces se montrent ternes et 
recouvertes d'un léger enduit vert de ripidolite, La zone mg? g! 
est strite parallèlement à nm. 

Les cristaux sont généralement allongés suivant le plan de 
symétrie g! et, le plus souvent, l'allongement a lieu parallèle- 
ment à l'arête pg!. Aussi, grâce à la prédominance des faces 


PRÉCIS DE MINÉRALIGIEs 12 


178 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES, 


p et g!, qui sont perpendiculaires l'une à l’autre, beaucoup de 
cristaux d'orthose ont-ils l'apparence de prismes quadratiques 
à sommets trièdres. 

Les macles de l’orthose sont fréquentes. On distingue : 

1° Hémitropie par jonction suivant g!, avec axe normal à 
g'. Cette ligne étant un axe de symétrie, rien n'est changé à 
la disposition des réseaux, qui se 
prolongent d'un cristal à l’autre, 
et la macle ne se révèle que par 
une ligne de suture. 

20 Plan d'assemblage parallèle à 


petaxenormal.Ilen résulte (fig. 186) 


Fig. 160. 


d'un côté des angles rentrants, de 
l'autre des angles saillants. L'ensemble des deux cristaux 
possède, en outre de g!, un plan de symétrie dans la face p 
de jonction. C'est la macle dite de Manebach ou aussi de 
Four-la-Brouque. 

3° Plan d'assemblage parallèle à g! etrotation de 180 degrés 
autour de l’arête mm. C'est la macle de Carlsbad (fig. 187) 
dont nous avons déjà donné la définilion. Cette macle s'aper- 


? 


coit très bien dans les cristaux engagés au milieu de la pâte 
des roches; car, la surface de la coupe rencontrant les plans 
successifs de clivage d'une manière différente dans les deux 
cristaux groupés, on voit ces plans miroiter en escalier dans 
l’une des deux moitiés, tandis que l’autre reste terne. 

4° Plan d'assemblage parallèle et axe d'hémitropie normal 
au clinodôme e!/,. Dans cette macle, dite de Baveno (lig. 188), 
les deux cristaux associés offrent généralement l'aspect d’un 
prisme à peu près quadratique; car l'angle g'e!/, étant de #59 3”, 
l'accouplement des deux biseaux g! e!/, donne lieu à un angle 
g! 5 de 90° 6, Dès lors la macle ne s'aperçoit que dans la cas- 
sure transversale, ou encore grâce à l’inégale constitution des 
deux extrémités. 

M. Wallerant a expliqué toutes ces macles, en montrant que 
l'orthose est un minéral à symétrie-limite cubique, où l'arêle 
pg' joue le rôle d'axe quaternaire-limite, l’arête A! g! celui 
d'axe ternaire, les arêtes ph!, pm, fonctionnant comme axes 
binaires, les faces p, g!, m, e1/+, 1, g°, ba comme plans de 
symétrie-limites. 


ORTIIOSE. 179 


Le clivage, parfait suivant p, est moins facile suivant g!; très 
difficile suivant m; quelques cristaux ont un clivage ou du | 
moins une tendance à la séparation facile, suivant une direc- jd 
tion voisine de L!, et la variété Murchisonite se clive suivant 4 


at}. | 
Le plan des axes optiques est tantôt g!, tantôt une des faces 


Fig. 188. 


de la zone pht. L'écartement réel des axes, voisin de 120 degrés 
dans l’adulaire, mais de 15 degrés seulement pour la sanidine, 
est influencé par la chaleur; la modification devient perma- 
nente au delà d'un certain degré. 

Éclat vitreux, nacré sur p et quelquefois dans une direction 
voisine de ht, donnant alors lieu aux reflets de la pierre de 
lune de Ceylan. Incolore, blanc gris, rose de chair, brunâtre. 

Les lamelles d'orthose fondent difficilement au chalumeau 
en un verre bulleux; elles sont inattaquables par les acides. 

On distingue l'adulaire ou orthose limpide, en beaux cristaux 
hyalins ou en partie imprégnés de chlorite, à éclat vitreux 
très prononcé (Saint-Gothard); la pegmatolite ou orthose laï- 
teux, le plus souvent rose-chair ou blanc jaunâtre, des roches 
granitiques et porphyriques; la sanidine ou feldspath vitreur, 
fendillé, des roches volcaniques; l'orthose opalisant, avec jeux 
de lumière spéciaux; l'orthose aventuriné, avec intercalation 
de petites lamelles d'oligiste, et concourant, comme l'oligo- 
clase, à former ce qu'on appelle la pierre de soleil; l'orthose 
vert ou partie de la pierre des Amazones (Amazonite), etc. 
Dans l’adulaire domine ordinairement la macle de Baveno, 


180 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES, 


tandis que la pegmatolite offre généralement la macle de 
Carlsbad et la sanidine la combinaison de celte macle avec 


l'hémitropie normale à g!. 
Les roches nommées pétrosilex, obsidienne, ponte, rétinite, 
À peuvent être, au moins en partie, considérées comme des 
variétés compactes d'orthose, où domine la texture amorphe. 


Microcline. K’AlSi5016,— P,$, — 2,54 à 2,58. — D. = 6. — 
S. triclinique; mt=— 118931';pm=— 1141017"; pg! — 90 16", 


La transition de l’orthose aux plagioclases se fait par le 
\ microcline ou feldspath triclinique à base de potasse. Cette 
pi espèce à identiquement la même composition que l'orthose; 
mais l'angle pg! y diffère de 16 minutes d'un angle droit. 

Le microcline, qui abonde dans les pegmatites et comprend 


une partie de la pierre des Amazones où Amazonite, colorée en 


RS ES D 


vert-émeraude, possède presque toutes les propriétés exté- 


rieures de l’orthose. Souvent, sous le microscope polarisant, 
les cristaux de microcline offrent une structure quadrillée, 


par suite de la coexistence de deux séries de lamelles hémi- 
tropes, à angle droit l'une sur l’autre, On remarque que ces 
bandes hémitropes ne sont jamais très nettement délimitées, 
ce qui distingue l'espèce de tous les autres feldspaths tricli- 
ï niques. 

Ajoutons que les minéralogistes tendent aujourd'hui à con- 
sidérer l’orthose comme ne formant pas une espèce indépen- 
dante, mais comme constituée par une association particulière 
et tout à fait intime de lamelles de microcline; enfin qu'il 
existerait un microcline sodique, l'Anorthose, 


PLAGIOCLASES 


La série des plagioclases comprend au moins quatre espèces, 
se distinguant les unes des autres par la nature et la propor- 
tion des bases dominantes, ainsi que par la quantité de silice 
qu'elles contiennent. Les rapports d'oxygène y sont progressi- 
vement décroissants, comme l'indique le tableau suivant, en 
tête duquel on a placé l'orthose et le microcline, pour avoir 
sous les yeux tout l'ensemble des feldspathides. 


PLAGIOCLASES. 181 


. BASES RAPPORTS 
ESPECES a ___— == 
| U à ” 
POTASSE SOUDE CHAUX D'OXYGÈNE 
Onruose . , , .| dominante | accessoire. » 
MiGROGLINE, . . — | » 
ÉTEIDR 10 traces. dominante. | Ù 
OLIGOCLASE, | 5IS | 3/8 1: 
LAsnanon. . | 1/4 3/4 Le 
ANONTHITE . | lon I 
Il 


A mesure qu'on descend dans la série, les termes devien- 
nent moins réfractaires, tant à la chaleur qu'aux acides. Ainsi 
le labrador est partiellement et l’anorthite complètement atta- 
quable par acide chlorhydrique. 

Les plagioclases ont des formes très voisines de celles de 
l'orthose. Dans tous, l'angle mt est compris entre 120 et 
1210 37! (l'angle mm de l'orthose étant de 1189 48") et la diffé- 
rence entre 90° et l'angle pg! ne dépasse jamais sensiblement 
9, Les rapports paramétriques sont d'ailleurs très peu diffé- 
rents. Aussi peut-on dire que les plagioclases offrent des 
formes-limites à symétrie quasi-binaire. 

Albite. Na?Al?2Si6016, — P, S, = 2,54 à 2,64. — D. —6 à 


! 


6,5. —$,. triclinique ; mt=— 1200 47’; pg! = 860 24. 
L'albite ou feldspath sodique, qui tire son nom de la blancheur 
de certains cristaux, contient de 66 à 69 p. 100 de silice, avec 
12 p.100 de soude, à laquelle peuvent s'asso- 


cier? p.100 de potasse et 3 p. 100de chaux. 
On y observe : la combinaison pmtg! 
at D}, (fig. 189); la même avec g?, ?g et 


cl/,; pmlg! at (péricline) (fig. 190). 
P 
T AG 
K, a 


Fig. 189. Fig. 190. 


Les macles sont très fréquentes. La plus habituelle, connue 
dans les Pyrénées, le Dauphiné et la Suisse, est la macle de 


182 MINÉRAUX DES ROCIES ACIDES. 


l'albite proprement dite. Elle consiste en une hémitropie nor- 

male à g! (1), faisant naître une gouttière (fig. 191), avec angle 

rentrant de 1729 48". On rencontre aussi, surtout dans la 

variété dite péricline, une macle avec application suivant p et 

rotation de 180 degrés autour de pht; cette macle de la péri- 

cline, quand elle se répète plusieurs fois, 

faitnaître des gouttièresou des stries sur g, 

comme la précédente en engendrait sur p. 

P Clivage parfait suivant p; moins parfait 

suivant g!. Cassure inégale. Faces de la 

zone mt striées parallèlement à l'arête mt. 

Éclat vitreux, nacré sur p. Incolore : de 

m diverses nuances de blanc, rougeätre, 

jaunätre, etc, 

Ch. : fond difficilement sur les bords 

Fig, 191. en un verre éclair bulleux, Réact. 5. Inat- 
taquable par les acides. 

L'albite existe en filons dans les roches primitives; mais 
on en trouve aussi dans les calcaires magnésiens secondaires 
des Alpes. La variété dite péricline, en assez gros cristaux 
d'un blanc de lait, s'observe dans des schistés chloriteux. 


Oligoclase (Ca,Na?)Al:Si80?5, — P. S. — 2,65. — D. —6. 
— S$, triclinique; mt = 120042"; pg! — 86° 10". 


L'oligoclase où feldspath sodico-calcique ne contient plus 
que 62 p. 100 de silice; la soude (presque toujours asso- 
ciée à un peu de potasse) y varie de 6 à 42 p. 100; la chaux 
de 4 à 6 p. 100. 

Cristauxisolésassez rares, offrant la combinaison m1{9°?q g'pat 
etc. Macles suivant la loi de 


al} bt/3c1/,; la même avec i!}, 
l'albite, avec nombreuses et fines stries sur p, résultant de 
l'association d'un très grand nombre de minces lamelles 
hémitropes; macles conformes à la loi de la péricline, avec 
aplatissement suivant p; macle de Carlsbad. Clivage net sui- 
vant p; moins nel suivant g!. 

Cassure inégale; éclat vitreux; couleurs diverses, fréquem- 
ment verdätres. Diflicilement fusible en verre clair; inatta- 


1. Voy. ante, p. 122, 


OLIGOCLASE, ANDÉSINE, LABRADOR. 183 


quable par les acides, sauf quand il y a beaucoup de chaux. 

La variété dite pierre de soleil (et dont une partie se range 
dans l'orthose, le reste dans loligoclase) donne des reflets 
aventurinés, dus à des réflexions sur les parois de petites 
fissures et principalement sur des inclusions de fer oligiste, 

On a désigné sous le nom d’Andésine, en lui attribuant le 
rapport d'oxygène 1 ; 3 : 8, une variété feldspathique, répan- 
due dans diverses roches porphyriques ou trachytiques. 
D'après Ch. Sainte-Claire Deville, l'andésine, qui renferme 
toujours de l'eau et de l'acide carbonique, ne serait qu'un 
produit d'altération de l'oligoclase; mais on la considère 
aujourd'hui comme une véritable espèce, plus riche en 
chaux que l'oligoclase, 


Labrador (Ca,Na?)AlI2S010, — P.S.—2,68 à 2,76. — 
D.—6. —S$S. triclinique; mt = 121937. 


Le labrador ou lubradorite, ainsi nommé de la côte du 
Labrador, où se rencontre la variété opalisante, est un feld- 
spath basique, ne renfermant que 52 p. 100 de silice; la 
chaux y varie de 6 à 13 p. 100, tandis que la soude ne 


dépasse pas 5 p. 100. 


Formes observées : g!pat/,; mg!tpat/201/+, etc. Macles de 
l'albite, de la péricline et quelquefois de Garlsbad. Clivage p 
facile; g! difficile. 

Éclat vitreux:; généralement gris; certains cristaux de l'ile 
Saint-Paul (Labrador) offrent sur g! de magnifiques reflets 
chaloyants bleus, verts, jaunes et rouges, causés sans doute 
par des phénomènes de réflexion et d'absorption, liés à la 
présence d'inclusions étrangères. 

Ch. : Fond un peu plus facilement que l'orthose en verre 
blanc semi-transparent. Difficilement, mais complètement 
attaqué par l'acide chlorhydrique avant ou après calcination. 

Le labrador est abondant parmi les roches basiques, où il 
offre des cristaux hémitropes, à lamelles bien délimitées, 
mais de dimensions très inégales et de largeur plus grande 
que celles de l'oligoclase. 

La Saussurile parait être un produit d'altération du labrador 
ou tout au moins des plagioclases. 


18% MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


Anorthite. CaAl?Si208 ou Ca2AliSi4016, — P,S, — 2,69 à 
2,75. — D. =6. —S. triclinique; mt = 120° 30". 


L'anorthite est, par excellence, le feldspath basique et cal- 

ire. On y trouve #3 p. 100 de silice et jusqu'à 19 p. 100 

chaux, avec tout au plus 3 p. 100 d'alcalis. 

Les cristaux sont généralement très riches en facettes, mais 
d'assez petites dimensions, avec macles de l'albite. Clivage p 
parfait; g! beaucoup moins net. 

Éclat vitreux très vif, nacré sur la face de clivage. 

Ch. : Fond plus difficilement que le labrador, en verre 
bulleux et incolore. Complètement attaquable. Réact. S9. 


Isomorphisme des plagioclases. — [a similitude, cons- 
tatée entre les éléments cristallographiques des plagioclases, 
suggère l'idée qu'il doit y avoir entre eux des relations satis- 
faisant aux lois générales de l'isomorphisme. Telle est en 
effet la thèse qui a été développée par M. Tschermak. Ce 
savant à fait observer que les plagioclases ont des composi- 
tions qui peuvent être exactement représentées par la for- 
mule 


m (NaAAPSI60!6) -L m9(Ca?ATSItO16 


m, et m2: étant des nombres entiers quelconques. 

Le premier des deux symboles est la formule chimique de 
l'albite; le second répond exactement à la composition de 
l'anorthite, M. Tschermak en conclut que les plagioclases 
sont des mélanges isomorphes d'albite et d'anorthite, Cette 
opinion est d’ailleurs appuyée sur les faits suivants : les pro- 
priétés cristallographiques des feldspaths intermédiaires sont, 
comme l'a établi M. vom Rath, intermédiaires entre celles des 
deux types extrêmes, Il en est de même des densités et le 
volume moléculaire de l'albite est exactement égal à celui de 
l'anorthite, après doublement, ce qui rend très vraisemblable 
le mélange des deux molécules. 

L'isomorphisme des plagioclases ne serait nullement en 
contradiction avec l'existence d’un certain nombre de types 
prépondérants, qui sont ceux que nous avons déjà définis. 
Le fait est général pour la plupart des mélanges isomorphes, 


ISOMORPHISME DES PLAGIOCLASES. 185 


dont chacun offre quelques groupements, sans doute plus 
stables et, pour ce motif, plus fréquemment réalisés que les 
autres; d'ailleurs les analyses établissent nettement qu'il ya 
des cristaux de plagioclase dont la composition est intermé- 
diaire, soit entre l'albite et l'oligoclase, soit entre le labrador 
et l'anorthite. De cetle manière, l’isomorphisme des feldspa- 
thides serait assez voisin de celui des deux corps les plus 
parfaitement isomorphes que connaisse la minéralogie, le 
carbonate de magnésie et le carbonate de fer. 

Dans celte conception, l'oligoclase résulterait du mélange 
de 3 parties d'albite avec { partie d'anorthite, ce qui donnerait 
1 : 3 : 10 pour le rapport d'oxygène. Le labrador contiendrait 
parties égales des deux espèces types et le rapport d'oxygène 
serait 1 : 3 : 6,66. 

Notons cependant qu'après avoir éludié les caractères 
optiques d’un grand nombre d'oligoclases et d'albites, Des 
Cloizeaux a trouvé des résultats qui ne semblent pas toujours 
s'accorder avec l'hypothèse de l'isomorphisme. En. outre 
MM. Fouqué el Michel-Lévy, dans leurs expériences de repro- 
duction artificielle des feldspaths, n'ont obtenu que les Lypes 


spéciliques connus. 


GENRE FELDSPATHOIDE 


En tèle des feldspathoïdes viennent se ranger des minéraux 
qui jouent, dans certaines roches éruptives, et surtout dans 
celles de la série moderne, un rôle tout à fait semblable à 
celui des feldspathides dans les roches anciennes. Ces mint- 
aux, qui sont les amphigénides de Ch. Sainte-Claire Deville, 
diffèrent des feldspathides, à la fois par le genre de leur symé- 
32 SOUMIS TE 


, tandis que, chez 


lrie et par le rapport d'oxygène, qui est 1 : 
le dernier chiffre étant un multiple de # 


les feldspathides, c'est presque toujours un multiple de 3. 


Leucite ou Amphigène. K°Al®Sif0!?, P,S= 2,45 82,5. 
— D. j 


à 6. — $. cubique (en apparence). 


La leucite ou feldspathoïde potassique offre le rapport 
1:3:8el renferme 55 p. 100 de silice avec 15 à 22 p. 100 


186 MINÉRAUX DES ROCIIES ACIDES. 


de potasse, pouvant être, pour une petite partie, remplacée 
par de la soude. 

La forme dominante est le trapézoèdre «@. Mais on a remar- 
qué depuis longtemps, à la surface des cristaux, en appa- 


rence très bien formés, mais de couleur terne et grisâtre, 


desstries régulières, dontla figure 192 
donne l’idée, d'après le Lehrbuch de 
M. Tschermak. Ces stries indiquent 
une macle incompatible aveclasymé- 
trie cubique. D'ailleurs les angles 


mutuels des faces ne sont pas tels 
que la théorie l'exige. Aussi M. vom 
Rath a-t-il émis, il y a quelques 
années, l'opinion que le pseudo- 
trapézoëdre de la leucite était formé, 
Fig. 192, en réalité, par la combinaison d'un 


octaèdre quadratique a? avec un 
dioctaèdre a,. Depuis, l'étude des propriétés opliques a con- 
duit Mallard à admettre que la symétrie de la leucite est 
rhombique, peut-être même triclinique, avec formes-limites 

A1 cubiques, l'apparence cubique résultant d’un groupement 

conforme aux règles antérieurement exposées. 

\ Clivage très intparfait suivant des faces de notation b! dans 
l'hypothèse cubique. Cassure conchoïdale; blanc grisâtre ou 
gris de cendre. Poussière blanche; éclat vitreux, quelquefois 
résineux dans Ja cassure, Infusible au chalumeau; soluble 
dans les acides sans faire gelée. Réact. 78. 

L'amphigène ou leucite existe en abondance dans certaines 
laves du Vésuve (leucitophyres, leucotéphrites, etc.), où les 
trapézoèdres sont isolés et très réguliers; les plus gros s'obser- 
vent à Rocca Monfina, près de Naples. 

La leucite est riche en inclusions de diverses natures. Dans 
les roches en plaques minces, les sections de leucite sont 
octogonales ou arrondies et restent fréquemment éteintes 
entre les nicols croisés. 

| Étym. : De 
croyance erronée à un double clivage et sur l'hypothèse 


v#6ç, blanc; le nom d'amphigène, basé sur la 


non moins fautive de deux formes primitives, doit, être 
rejelé. 


NÉPHÉLINP, HAUYNE. 187 


Néphéline. (Na,K)2A12Si208. — P.S.—2,5 à 2,64 — 
D. == 5,5 à 6. — $S. hexagonal. 


Tandis que la leucite est potassique et pseudo-cubique, la 
néphéline est sodique (15 p. 100) et potassique (1 à 7 
p. 100) avec chaux ({ à 10 p. 100), Le rapport d'oxygène 
est 1 : 3 : # et la proportion de silice est d’un peu moins de 
45 p. 100. 

Combinaisons observées : mp; mp b!; mpb!b1/2; mhpb?, ele. ; 
clivages m et p imparfaits. Double réfraction négative. Éclat 
vitreux; incolore, grisâtre. 

Fond diflicilement en verre bulleux. Réact. 88; un frag- 
ment, porté dans l'acide azotique, devient nébuleux (d'où le 
nom de néphéline). 

Dans les roches, la néphéline est en petits prismes hexago- 
naux, de dimensions à peu près égales dans tous les sens. 

On à donné le nom d’Éléolite (ou Élæolite), c’est-à-dire 
pierre grasse (huileuse), à une variété de néphéline, d'aspect 
gras ou résineux, qui ne s’observe guère qu'à l'état compact, 
sans autres indices de cristallisation que des fentes grossière- 
ment parallèles. On la trouve dans certaines roches, telles 
que la syénite zirconienne. L'éléolité fond plus facilement que 
la néphéline ordinaire, dont elle partage d'ailleurs la compo- 
sition chimique. 

La Drivyne est une néphéline hydratée, contenant un peu 
de chaux et d'acide carbonique, et fusible avec bouillonne- 
ment, 


Dans le groupe des feldspathoïdes, viennent se ranger des 
espèces qui peuvent être considérées comme des feldspaths 
basiques, avec une certaine proportion d'acide sulfurique ou 
de chlore. 


Haüyne 2 ! (Na?,Ca) AI Si? O8 © —L (Ca, Na?, K?) SO, — 
PS; 2484925 — D, =#à 5,9. — SA cubique. 


L'Haüvyne (dédiée à Haüy) offre dans son silicate le rapport 
1 : 3 : 4, lorsqu'on en défalque, comme on l'a fait ci-dessus, 
la quantité de bases nécessaire pour saturer l'acide sulfurique. 
On y observe des traces de chlore. 


188 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


Combinaisons observées : b1; a! bl; bi, Clivage quelque- 
fois distinct suivant b!. Cassure inégale. Translucide. Éclat 
vitreux ; bleu de ciel plus ou moins foncé ou gris. Fragile. 

Ch. : Décrépite et fond difficilement. Réact. 44, — Se 
décolore et fait gelée avec l'acide chlorhydrique. 

L'Haüyne se présente en cristaux ou en grains cristallins 
dans un grand nombre de roches volcaniques. 

La Noséane (dédiée à M. Nose) est une variété d'Haüyne, 
assez répandue dans les roches volcaniques, où elle se pré- 
sente en petits dodécaèdres rhomboïdaux ou en grains noi- 
rätres ou grisätres. 

L’Outremer ou Lapis-Lazuli est aussi une sorte de feldspath 
sulfaté avec chlore, de forme cubique (b1; pb!) quand il est 
cristallisé et d’une très belle coloration bleue, qu'on attribue, 
soit à une combinaison du soufre avec le sodium et le fer, 
soit à un sulfure d'aluminium. 

L'analyse donne #0 à 45 p. 100 de silice, 20 à 32 d’alu- 
mine, 10 de soude, # à 24 de chaux, 6 d'acide sulfurique, 
1 à 4 de soufre, { à # d'oxyde ferrique et 0,5 de chlore. — 
P.S.=92,38 à 2,45. — D. —=5,5 


Fond assez facilement au chalumeau en verre blanc; la 
poudre se décolore et se dissout en formant gelée dans l'acide 
chlorhydrique. 

L'outremer se trouve géntralement en masses compactes, 
avec pyrile et mica disséminés, dans des calcaires grenus 
qui pénètrent des granites ou des phyllades, en Asie. La 
poudre de lapis a été autrefois employée pour la peinture. 

Mentionnons aussi la Sodalite, cubique, où le chlorure de 
sodium joue un rèle semblable à celui du sulfate dans l'haüyne. 

On voit que la plupart des feldspathoïdes ont une symétrie 
cubique apparente, ce qui semble établir une grande distance 
entre eux et les feldspathides. Mais cette distance s’évanouit 
depuis qu'on à reconnu, chez ces derniers, une symétrie- 
limite cubique. 

On peut encore rattacher au genre feldspathoïde deux sili- 
cales alumineux et lithinifères, en masses laminaires, l'un 
verdâtre, le Triphane ou Spodumène (P.S. — 3,1 à 3,2. 
D. 6,5 à 7), l’autre incolore, le Pétalite ou Castor 


(P. $S.—= 2,4 à 2,5. — D. —6 à 6,5), tous deux monocliniques. 


JADÉITE, MICAS, 189 


Enfin, c'est au même groupe que semble devoir être ratta- 
chée la Jadéite, silicate d'alumine sodifère, remarquable par 
sa grande fusibilité au chalumeau. Cette substance, verte ou 
blanche, d’une dureté comprise entre 6,5 et 7, est utilisée en 
Chine, avec d'autres espèces analogues, mais de composition 
différente, pour les objets d'ornement. Le tout est souvent 
confondu sous le nom de Jade. Mais le vrai jade rentre dans l’am- 
phibole, et son poids spécifique dépasse rarement 3, tandis 
(que celui de la jadéite est de 3,3. 


FAMILLE DES MICAS 


On 
Micas !, tout un groupe de minéraux, caractérisés par un 


iyne depuis longtemps sous le nom générique de 


clivage extrêmement facile, qui procure leur division en pail- 
letles très minces, à la fois flexibles et élastiques, et brillant 
au soleil d'un vif éclat. 

Tous les micas sont des silicates d’'alumine contenant des 
alcalis ainsi que des oxydes de fer ou de magnésium. Les 
analyses conduisent au rapport d'oxygène 1 : 1 4 2, c’est-à- 
dire que la somme de l'oxygène des bases est égale à l'oxygène 
de la silice, ce qui conduirait à la formule 3RO,R?0*,(S102), 

Les cristaux de mica, le plus souvent imparfaits, rappellent 
tantôt la symétrie hexagonale, tantôt seulement celle des 
systèmes rhombique ou monoclinique. En réalité, tous sont 
monocliniques; mais les axes opliques, très écartés dans 
certaines variétés, sont rapprochés dans d'autres (surtout 
magnésiennes) au point de se confondre. D'ailleurs la bissec- 
trice aiguë, toujours négative, ést presque exactement nor- 
male à la face de clivage facile et l'angle plan de la base est 
extrèmement voisin de 120 degrés. 

Les micas ont une densité comprise entre 2,78 et 3,1. Leur 


dureté moyenne est 2,5. Au chalumeau, les micas magnésiens 
sont peu fusibles. Ils donnent avec les flux une forte réaction 
de fer, Les micas potassiques fondent plus ou moins facile- 
ment et dégagent un peu d'eau, parfois fluorhydrique. Tous 


sont difficilement attaquables par l'acide chlorhydrique : mais 


1. Du latin mricare, étinceler. 


190 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


l'acide sulfurique décompose complètement les micas magné- 
siens et laisse la silice sous la forme d'écailles blanches nacrées. 

En lumière parallèle, tous les micas, dans les plaques 
minces qui les rencontrent suivant le plan de la base, se 
comportent comme s'ils étaient hexagonaux; c'est-à-dire 
qu'ils demeurent éteints entre les nicols croisés. C'est à peine 
si, dans les micas blancs, la rotation de la plaque amène 
quelques différences dans l'intensité de la teinte sombre. En 
lumière convergente, les lames de clivage montrent des 
images d'interférence. 

Les anciens minéralogistes avaient désigné sous le nom de 
Biotite (en souvenir de Biot) l'ensemble des micas d'apparence 
hexagonale, uniaxes ou à deux axes très rapprochés; sous 
celui de PAlogopite (ghoywnés, ressemblant au feu), les micas de 
forme prismatique, à axes peu écartés et d'apparence rhom- 
bique ; tandis que le nom de Muscovite (ou verre de Muscovie) 
était réservé aux micas d'apparence monoclinique, usités en 
Russie pour le vitrage. Ces dénominations, convenablement 
précisées, peuvent encore être usitées aujourd'hui. 


SOUS-GENRE BIOTITE 


Les micas du sous-genre Biotite sont essentiellement ferro- 
magnésiens. Ils contiennent 40. Si0?; 145 à 16. AI203%; 2 à 5. 
Fe?0*; 4à 15. FeO ; 16 à 26. Mg0;7à8. K°0 ; 0,5. Na°0 ; 0 à 4. H?20, 
— PS. =2,8 à 3,2. — D. — 2,5 à 3. C'est presque exclusive- 
ment à la biotite qu'appartiennent les micas des roches érup- 
tives modernes. 

L'espèce la mieux caractérisée de ce 
sous-genre est le Méroxène ou mica vert 
du Vésuve, en petits cristaux où dominent 
les faces p, g!, dl/», b!/: (fig. 193). L'angle 
apparent des axes optiques varie de 0 à 


20 degrés, L'espèce offre un polychroïsme 
marqué. 

Les micas noirs ferro-magnésiens des graniles, gneiss, 
micaschistes, syénites, minettes, trachytes, etc., appartien- 
nent soit au méroxène, soil au Lépidomélane (de } 


:, éCaille, 


PHLOGOPITE, MUSCOVITE. 191 


was, noir), où l'aluminium peut être, pour une grandeet 
part, remplacé par du fer; de telle sorte que le mica, de cou- 
leur très foncée, devient attirable à l’électro-aimant, 


SOUS-GENRE PHLOGOPITE 


Les micas du sous-genre Phlogopite, dont il existe des pas- 
sages au sous-genre précédent, sont à peine ferreux et presque 
exclusivement magnésiens (27 à 29. MgO). Ils renferment de 
9 à 12 p. 100 d'alcalis, surtout de potasse, un peu d’eau et de 
{ à # de fluor. Les échantillons, lantôt verts, tantôt d'un rouge 
brun un peu doré, sont décomposés par l'acide sulfurique avec 
abandon d'écailles siliceuses. L'angle apparent des axes opti- 


ques varie de 0° à 17° 25’ (rayons rouges) et l'on a P.S$S, — 2,78 


à 2,89: — D.—2,5 à 3. 

A ce sous-genre, qui paraît particulier aux calcaires et aux 
serpentines, il convient de rattacher un mica biaxe, la Zinn- 
waldite ou Lithionite, espèce lithinifère, jaune ou d’un violet 
pâle, contenant jusqu'à 8 p. 100 de fluor. 


SOUS-GENRE MUSCOVITE 


Ce sous-genre comprend les micas biaxes, plus riches en 
silice (#5 à 50 p. 100), contenant 1 à 2 p. 100 dé potasse de plus 
que les autres, mais surtout entièrement privés de magnésie, 
toujours fluorifères et assez facilement fusibles. Tandis que, 
pour les micas précédents, les axes optiques sont dans le plan 
de symétrie gt, ceux des muscovites s'ouvrent dans un plan 
normal à g!. 

La première espèce est le Lépidolite, mica lithinifère, 
d'un rose-lilas ou d'un blanc d'argent (P. S. — 2,8% à 2,89. 

D. = 2,5 à 4). — Réact. 1; en poudre, après fusion. Réact. 88, 

La Muscovite proprement dite comprend surtout le mica 
blanc argentin des granulites et des pegmatites, souvent en 
larges tables empilées. La couleur peut être aussi grise, brune, 
vert pâle, violette, jaune, et n’est pas la même par transmis- 
sion que par réflexion. Les axes optiques font un angle vrai 
de 36 à #1 degrés et apparent de 60 à 70 degrés. La proportion 
d'eau est de 5 p. 100. 


192 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


A la muscovite appartiennent : la Damourite (dédiée à 
M. Damour), mica blanchâtre, hydraté et polassique; la Para- 
gonite (de rapxyw, je l'ompe), mica sodique blanc jaunâtre, à 
éclat soyeux, servant de gangue au disthène et à la stauro- 
tide du Saint-Gothard; enfin la Séricite, abondante au milieu 
de certains schistes métamorphiques, où elle se fait remar- 
quer par l'éclat soyeux qui lui à valu son nom, par ses fibres 
entrelacées et sa couleur, variable du vert au jaunâtre, On l'a 
souvent confondue avec le talc, dont elle se distingue par sa 


teneur en polasse. 
SOUS-GENRE MARGARITE 


A la suite des trois sous-genres qui viennent d'être décrits, 
il convient de placer les margarites ou micas calcaires, en 
paillettes plus dures et un peu cassantes, répondant à la for- 
mule H$CaÿAl2Si60%6, où H peut êlre remplacé en petite partie 
par Na. La Margarite proprement dite (P.S, = 2,95 à 3,1. — 
D. = 3,5 à 4,5), ainsi nommée de son éclat, qui rappelle celui 
des perles, est blanche, grise, difficilement fusible et atta- 


quable aux acides. 


DEUXIÈME CLASSE 
SILICATES ACCESSOIRES DES ROCHES ACIDES 


Nous rangeons sous ce titre un certain nombre de silicates, 
dont la plupart offrent ce caractère de présenter dans leur com- 
position des substancesconnues parleur énergie chimique, telles 
que le fluor et l'acide borique; de telle sorte qu'on peut consi- 
dérer ces minéraux comme les témoins des phénomènesde dis- 
solution au milieu desquels les roches acides ont pris naissance. 

On peut diviser les silicates accessoires en trois catégories, 
suivant qu'ils se rencontrent : 1° dans les granites, les gneiss 
et les roches associées; 2° dans les pegmutites, où la cristalli- 
sation semble s'être exercée avec le plus de puissance ; 3° enfin 
dans les syéniles éléolitiques ou zirconiennes, depuis longtemps 
connues par le grand nombre des substances rares qu'elles 


renferment. 


CORDIÉRITE. 


PREMIÈRE FAMILLE, — SILICATES ACCESSOIRES | 
DES GRANITES ET GNEISS p 


Nous ne décrirons, dans cette famille, que la Cordiérite el 
le Sphène. 


Cordiérite ou Dichroïte. Ma(Al?,Fe?}SiSOS, — P,$S, —2,59 


à 2,66.— D.—=7à 7,5. —S$.rhombique. — mm 119910". 
L'analyse donne 42 à 50. Si0? ; 30 à 37. APOS; 1 à 11. Fe?08; - 
6 à 13. MgO; quelquefois de la chaux et de l’oxyde manganeux. | 
Combinaisons habituelles: mt gp; mt 9° g'pb\/: (Gg. 19%); | 


mg! el); bl/2; ete, Cristaux ordinairement prismatiques. Cli- 


vage g! assez net, A! imparfait. z | 


Cassure conchoïdale; éclat vi- 
treux; polychroïsme marqué, d'où 
lenomde Dichroïte. Quelques varié- 
tés, à la lumière naturelle trans- 
mise, paraissent d’un bleu foncé 
perpendiculairement à p, et d’un 
blanc grisätre perpendiculaire - 
ment à 1; d'un blanc jaunâtre, 
perpendiculairement à g1. 

Difficilement fusible sur les 


bords; difficilement attaquable. 

La variété la plus commune, d'un Fig. 104. 
bleu foncé, dite Peliom ou lolite 
(de ov, violet), se trouve dans le granite de Bavière, avec 
pyrrhotine, blende et pyrite. 

Etym. : dédiée à Cordier, 

On rapporte à la Cordiérile, à titre de produits d'altération, 
une série de minéraux offrant toutes les transitions possibles 
entre l’état cristallin et l'état amorphe ou pseudomorphique. 
De ce nombre est la Pinite, amorphe et opaque, bien que ses 
formes extérieures soient nettes, offrant les combinaisons 
prismaliques mAtgip; mu g?g'p, ete. La dureté n'est plus que 
de 2 à 3; la densité est de 2,7 à 2,9. On compte de 4 à 8 p. 100 
d'eau avec 45 à 50 de silice. Les cristaux, gris ou noirs, quel- 


13 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 


des borosilicates fluorifères d'alumine et offrent des formes 


494 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


quefois pénétrés ou entourés par des lamelles de mica biaxe, 
se présentent dans les granites ou les porphyres quartzifères, 
rarement dans les gneiss et les micaschistes. 


Sphène. CaTiSiO®, — P,S. = 3,3 à 3,7. — D. = 5 à 5,5. — 
S. monoclinique : mm —= 113 31’. 


Le sphène ou Titanite est un silicotitanate de chaux, conte- 
nant de petites quantités de Fe?0% et de Mn0. 

Les combinaisons cristallines sont nombreuses et variées; 
les principales sont : A! pdl/, avec 0? et m, donnant aux cris- 
taux bruns, engagés dans la roche, l'aspect d'un toit de maison; 
h1po? e1/2, cristaux très aplatis, généralement pénétrés de ripi- 
dolite, du Valais et du Tyrol, ete. Macles fréquentes, parallè- 
lement à A1, avec gouttière, ou en forme de double coin très 
pointu. 

Double réfraction énergique. Les plaques parallèles à 0? 
donnent une très belle image d’interférence, avec hyperboles 
colorées intérieurement de rouge vif. Éclat adamantin; poly- 
chroïsme plus ou moins marqué; couleurs variables : jaune, 
vert clair, brun, rouge. 

Ch. : Fond sur les bords, avec bouillonnement, en verre 
foncé; les cristaux jaunes deviennent bruns. Perle jaune 
transparente au borax; au sel de phosphore, avec addition 
d'étain, perle violette; complètement décomposé par les acides 
sulfurique et fluorhydrique, 

Le sphène en cristaux bruns est engagé dans beaucoup de 
roches, granites, gneiss, syénites, ete. Il offre dans les plaques 
minces, entre les nicols croisés, des colorations d'un jaune 
brunàtre, 

Étym. : de szfv, coin, à cause de la forme de certains cris- 


taux. 
DEUXIÈME FAMILLE. — SILICATES ACCESSOIRES 
DES PEGMATITES 


Tourmaline. — Sous la dénomination de tourmaline vien- 
nent se ranger des minéraux d'aspect très varié, qui tous sont 


TOURMALINE, 195 


dérivées, au moins en apparence, de la symétrie Lernaire, avec 
tendance à l'hémimorphisme, Mais, d’une part, le fer, le man- 
ganèse, la magnésie, les alcalis y interviennent en proportions 
variables et, d'autre part, le rapport d'oxygène, pour les bases 
protoxydes, les sesquioxydes, la silice et l'acide borique, est 
très loin d'être constant. 

Ainsi le nom de tourmaline mérite de qualifier un genre 
plutôt qu'une espèce. Cependant il y a quelques caractères 


g. 195, Fig: 196. Fig. 197. 


généraux, applicables à tous les types, et qu'il convient d'indi- 
quer tout d’abord, 

PS. = 2,9% à 3,3. — D. — 7 à 7,5. —S. Rhombotdrique 
pp — 133% 8! 

Combinaisons habituelles : dt(4 at) p(£ dt) 1; 4 (4 &)(4et) 
p (fig. 195); dt (£ €?) p (EL!) (fig. 196), ete. 

La particule complexe est hémiaxe dichosymétrique. Aussi 
le prisme e? est-il réduit à trois faces, tandis que d! en con- 
serve six et que les prismes dodécagonaux sont réduits à six. 
De cette manière, la coexistence des trois sortes de formes 
donne souvent à la section des cristaux l'apparence d’un 
triangle sphérique, comme dans la figure 197, où le prisme 
dodécagonal noté æ répond au symbole ;b£ d! d£.{ De plus, la 
nature du polyèdre entraine l'hémimorphisme; aussi les cris- 
taux de tourmaline sont-ils rarement terminés de la même 
facon aux deux extrémités. Par exemple, l’un des pointements 


196 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES, 


portant les faces blet ai, l'autre en est dépourvu, mais possède, 
en revanche, les faces e!; en outre, s’il arrive (ce qui est fré- 
quent) que tous deux soient munis des faces p, celles du 
pointement privé de b! portent des stries, parallèles à p et, qui 
font défaut à l’autre, ce qui prouve, en conformité avec la 
théorie, que les deux systèmes de faces p ne doivent pas 
appartenir au même moment de la cristallisation. La tourma- 
line n'a que des clivages très imparfaits suivant p et d!. Sa 
cassure est conchoïdale ou inégale. 

En raison de son hémimorphisme, la tourmaline est nette- 
ment pyroélectrique. Pendant le refroidissement, le sommet 
où domine e! prend l'électricité positive et est dit pôle anti- 
loque, tandis que le pointement b! ou analogue prend l’électri- 
cité négative. Généralement, le pôle antilogue se trouve du 
côLé où les arêtes culminantes b viennent correspondre aux 
faces conservées de e?. Ainsi, dans les figures 195 et 196, le 
pointement supérieur serait analogue. 

Ch. : l'ondues avec spath fluor et bisulfate de potasse, toutes 
les tourmalines colorent la flamme en vert; calcinées au rouge 
vif, toutes dégagent du fluorure de silicium et deviennent atta- 
quables par l'acide fluorhydrique. 

Étym. : de Turamali, dans l’île de Ceylan; ce nom, introduil 
en 1703, a été lent à se répandre dans la science, où la tour- 
maline à été longtemps connue sons le nom de Schort ou 
Schürt, 

Les tourmalines magnésiennes, ferro-magnésiennes et ferri- 
fères sont exemptes de lithine. 

L'analyse donne : 36 à 39. Si0?; 31 à 34. AP O3; 1,5 à 13. Fe?05; 
4 à 9. FeO: 1 à 11. MgO; 0,5 à 1. CaO; 1 à 2. Na°0; 0,5. K?0; 7 à 
9. BO% 0,10. POS; 1,5 à 2,5. FI, avec 2 à 3 de perte au feu. 

Les variétés magnésiennes sont brunes ou jaunes, avec P.S. 
= 3,0 à 3,07. Au chalumeau, elles gonflent beaucoup et fon- 
dent en une scorie grise ou jaunâtre. On les trouve dans la 
pegmatite, le micaschiste, quelquefois la dolomie. En Carin- 
thie, notamment dans le bassin de la Drave, la tourmaline 
brune (Dravite) est en cristaux prismatiques bien formés. 

Les variétés ferro-magnésiennes sont brun foncé ou noires, 
avec P.S. 3,05 à 3,02. Elles gonflent au chalumeau et fon- 
dent en scorie de couleur variable, 


TOURMALINE. 197 


Les variétés ferrifères sont noires et constituent le Schorl 
proprement dit, généralement remarquable par son éclat 
vitreux et sa tendance à former des masses bacillaires. Les 
cristaux sont presque toujours striés parallèlement aux arêtes 
du prisme. La densité s'élève à 3,15 et même à 3,25, et le 
minéral fond au chalumeau en scorie brune ou noire. 

La tourmaline noire abonde dans les pegmatites et les gra- 
nulites, dont elle est, on peut le dire, l'élément caractéris- 
tique. Les cristaux sont souvent implantés, en prismes ou en 
fines aiguilles, dans de grosses parties de quartz hyalin, de 
manière à constituer une roche spéciale, dite hyalotourmalite. 
Quelquelois les cristaux de tourmaline dépassent 0 m. 30 de 
longueur. 

Les tourmalines manganésiennes et lithinifères contien- 
nent : 

38 à 41, SiO?; 36 à #4, APO®; 0,5 à 4. Mn?03; 3 à 6. Fe203; 0 à 
3. FeO; 0,5 à 1,5. MgO ; 0,2 à 1. CaO; 2. Na20; 0,5 à 1,5. Li20; 
0,3/à,2: K10;:6.49:B0%: 0,1 à10;2P01:41,75 2 
3,7 de perte au feu. 


5. F] avec 2,5 à 


Ces tourmalines sont incolores, rouges, vertes ou bleues. 
On peut distinguer : 

1° Les variétés manganésiennes, avec P.S.=— 3,0 à 3,1, qui 
s'exfolient au chalumeau et deviennent blanches sans entrer 
sensiblement en fusion. Elles sont incolores (Achroïle) ou 
rouges et, dans ce dernier cas, connues sous les noms de 
Rubellite, Sibérite, Apyrite, etc. On les trouve dans des peg- 
malites, en Sibérie, à l'ile d'Elbe., etc. 

2 Les variétés ferro-manganésiennes, avec P. $. = 2,94 à 
3,11, qui sont bleues (Indicolite de Suède et de l'Oural) ou 
vertes, el fondent difficilement, avec faible gonflement, en 
scorie ou en émail. 

Les tourmalines vertes, qui se trouvent dans les pegmatites 
et quelquefois dans la dolomie (une variété d’un vert-émeraude 
se rencontre dans le marbre à Saint-Béat), offrent, avec une 
double réfraction négative, des phénomènes d'absorption sur 
lesquels nous avons suffisamment insisté !, 

L'hémimorphisme de la tourmaline s'accuse souvent, sur 


1. Voy. ante, p. 100. 


198 MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


les variétés manganésiennes de l'ile d'Elbe, par la différence 
de coloration des sommets d'un même prisme hexagonal d!, 
dont l’un est rouge et l'autre vert ou incolore. Aux États-Unis 
et dans l'Oural, certains cristaux ont un noyau rosé, entouré 
d'une enveloppe verdätre ou inversement. 

D'après Mallard, la tourmaline, taillée en lames parallèle- 
ment à at, se divise à la lumière polarisée en secteurs trian- 
gulaires, qui doivent la faire rapporter à la symétrie rhom- 
bique, avec forme-limite rhomboédrique. 


Axinite. H?RSAIB?2S80%? avec R — Ca, Fe, Mn, Mg, et 
R'= AI, Fe—P.S.—=3,29à3,30. —D.—6,5 à 7. —S.tri- 
clinique; mt — 1359 26"; pm 13% 48"; (p — 150 30". 


L'analyse donne : 41,5 à 45. Si0?; 44 à 19. AP0%; 7 à 12, Fe?203; 
\ 10, Mn?0® ; 12 à 25. CaO ; 4 à 2. MgO ; 1,5 à 6,6. BOS, 

None habituelles : mtpi ; mtpù Lt f1 (fig. 4198): mA pit 
:2 f'; etc. La face p est cannelée paral- 
lèlement à pm et parfois parallèle- 

ment à pf!; les faces t, k! et quelque- 

fois m sont siriées parallèlement à 

mt. Enfin » est souvent slriée sui- 

vant mit. Clivage brillant suivant et, 

g', et ?g, interrompu suivant p. Cas- 

#2 sure inégale; transparente ou trans- 


. 198. lucide, Brune, parfois rougeûtre, 
Éclat vitreux. Polychroïsme assez prononcé, Pyroélectrique. 
Ch. : Gonfle et fond aisément en perle vert noirâtre. Réact, 

16: avec borax, au feu oxydant, Réact. #7; au feu de réduc- 

tion, Réact, 48; inattaquable: après fusion, Réact. 88 
Etym. : &£vn, hache, à cause de la forme tranchante des 

cristaux. 

Associte au grenat et à la tourmaline, Faxinite forme une 
roche particulière en Cornouailles; on la trouve aussi dans 
l'Oisans, avec quartz chloriteux, dans les Pyrénées, la Saxe, 
la Norvège, etc. 


Topaze. AlPSi(O,FP}.— P.S. = 3, s à 357 —D:=8.— 
S. rhombique; mm = 124 17’; pet — 1369 21 


L'analyse donne : 22 à 25. Si0?; 54 à 58. AO; 5 à 6,5.8i; 


TOPAZE. 199 


14 à 17,8. F1. Cela correspond à 5(APSiO$) + APSiFI', for- 
mule qui revient à la première, si l'on admet que 0 équi- 
vaut à FI, 

Combinaisons habituelles : #1 bt (fig. 199); mg*blet (fig. 200) ; 
mpel; mg5 gg'bt: png b'/,bW/setæ (fig. 201) avec rt —=e!/, 
—} btb1/3g1/, t; ce qui représente une brachypyramide appar- 
tenant aux zones et bi et gt p; etc. 

Principaux angles : mg°— 161916"; g° g° (de côté) = 93940"; 
etet— 9241" sur p; mb! = 1350 35"; bib — 1410 0. 


La particule complexe est hémiaxe, ce qui entraîne l'hé- 


Fig. 200. Fig. 201. 


mimorphisme. Presque tous les cristaux du Brésil ont la 
forme de la figure 199, avec un seul pointement.— Les faces m 
et 4% sont en général striées parallèlement aux arêtes prisma- 
tiques. 

Clivage parfait suivant p; la coexistence de ce clivage avec 
les faces g*, souvent plus développées que ” et faisant entre 
elles un angle presque droit, donne à certains cristaux de 
Sibérie, de couleur bleu verdâtre (aiïgue-marine orientale), 
l'apparence d'une symétrie quadratique. 

Double réfraction positive. Pyroélectrique. 

Éclat vitreux; couleur jaune-paille ou jaune de vin (Saxe, 
johème); jaune rougeûtre (Brésil), blanche, grisâtre, verdâtre 
ou bleuâtre (Sibérie, avec les formes des figures 200 et 201). 
La variété du Brésil, calcinée, prend une teinte rose (Topaz 
brülée). Inattaquable aux acides, infusible. Chauffée dans le 
tube ouvert avec le sel de phosphore, donne la réaction du 
fluor. Se dissout partiellement dans ce sel, avec squelette de 
silice. Réact. 78. 


200 MINÉRAUX DES ROCIIES ACIDES. 


La topaze est très fréquente, avec quartz et tourmaline, 
dans les giles stannifères et en compagnie des pegmatites, 
On y observe des inclusions aqueuses, avec petits cristaux 
cubiques et rhombiques. La topaze du Brésil renferme des 
inclusions à deux liquides, eau et acide carbonique, ou bien 
hydrocarbures. En lames minces, les seclions de topaze sont 
ordinairement rectangulaires. 

Étym. : Le nom de Topaze vient de Tératos, île de la mer 
Rouge, d’où Pline à fait Topuzius. Mais la topaze de Pline 
n'était pas celle que nous venons de décrire et que le même 
auteur classait avec la Clu'ysolite. 

La Pycnite est une variété de topaze bacillaire, jaunâtre ou 
rougedlre, associée au quartz et au mica dans les gîtes stan- 
nifères de Saxe et de Bohême; les faces m, g! g° y dominent, 
avec le clivage p. La dureté n'est que 7,5. 


Émeraude ou Béryl. GIAlLSi5O!8, — p.S$.- 
— D.—=7,5 à 8. —S$S, hexagonal. 


L'analyse donne : 65 à 68. SiO0?; 46 à 49, AÏ20%; 42 à 45. GIO ; 


avec de petites quantités d'oxyde ferrique, de magnésie, 
| de chaux, parfois des traces de 
chrome. 

Combinaisons habituelles mp; 
mpa ; mh tp; mile lpa !; mpat b! 
b/2 4, (fig. 202), la face x = & for- 
mant zone avec m, a! et bl: etc. 

Les faces m et A, unies dans 


l'émeraude verte, sont striées dans 

le béryl parallèlement à leurs inter- 
sections mutuelles et donnent naissance à des prismes can- 
nelés, souvent arrondis par suite de la coexistence de plu- 
sieurs formes prismatiques. 

Clivage net suivant p; interrompu suivant m. Cassure con- 
choïdale ou inégale. Double réfraction peu énergique, de 
signe négatif. Polychroïsme parfois bien marqué. 

Les observations de Mallard tendent à faire considérer 
l'émeraude comme rhombique, avec forme-limite hexago- 

| nale. 


ÉMERAUDE, BERYL. 201 


Le nom d'Émeraude est réservé d'ordinaire aux variétés 
vertes, employées comme gemmes, landis que le nom de 
Béryl désigne les variétés incolores, roses, jaunes, bleu de 
ciel, ainsi que les variétés pierreuses, ces dernières n'ofrant 
d'ordinaire que les formes m et p. Enfin le nom d’Aigue- 
Marine s'applique aux cristaux d’un vert bleuâtre, de Sibérie. 

Ch. : Diflicilement fusible sur les bords en scorie bulleuse. 
Avec le borax, l'émeraude donne une perle d'un vert pâle et 
le béryl un verre incolore. 

Au rouge sombre, l'émeraude verte devient blanche et 
opaque; aussi sa couleur àa-t-elle été attribuée à un hydro- 
carbure, dont l'existence a, du reste, élé directement con- 
statée par l'analyse, Cependant divers auteurs rapportent celte 
coloration à la présence de l'oxyde de chrome. 

L'émeraude et le béryl abondent dans les pegmatites et les 
gites stannifères; mais la belle variété de Muso (Nouvelle- 
Grenade) se trouve disséminée, avec quartz, calcite et pyrite, 
dans un calcaire bitumineux néocomien. Plusieurs mica- 
schistes sont pénétrés d'émeraude verte. Les pegmatites de 
l'île d'Elbe renferment de jolis cristaux incolores, implantés 
dans les géodes avec quartz et tourmaline. 

Certains cristaux de béryl bleu de l’Altaï ont 1 mètre de 
long sur 0,15 de diamètre. Enfin des cristaux de béryl pier- 
reux atteignent, dans le New-Hampshire, des dimensions 
gigantesques, pesant 1 500 kilogrammes. 

On rencontre des pseudomorphoses dans lesquelles, la 
forme de l'émeraude ayant été respectée, sa substance est 
remplacée par le kaolin, le mica, le quartz ou la limonite. 

Étym. : Les noms d'Émeraude et de Béryl nous viennent 
des Grecs; l'identité spécifique des deux variétés était déjà 
soupçonnée du temps de Pline. 

A côté de l'émeraude et de la topaze, et souvent associées 
dans leurs gisements avec ces espèces, viennent se placer 
deux autres gemmes, constituées par des silicates de glucine; 
ce sont la Phénacite, rhomboédrique, et l’Euclase, monocli- 
nique, où il y a aussi de l'alumine. Toutes deux ont une 
dureté comprise entre 7 et 8. 


MINÉRAUX DES ROCHES ACIDES. 


TROISIÈME FAMILLE. — SILICATES ACCESSOIRES 
DES SYÉNITES ÉLÉOLITIQUES 


Zircon. ZrSiOf. —P.S.— 4,0 à 4,7, — D. —=7,5. —S. qua- 
dratique ; bb! — 950 40’ sur p. 


Le zircon ou silicate de zircone est, par excellence, un élé- 
ment des syénites éléolitiques, qui souvent, pour cette raison, 
sont qualifiées de zirconiennes. Les combinaisons habituelles 


: à 
AY 


Fig. 203. Fig. 204. 


87 


sont : b!; mbt (fig. 203); A! bt (fig. 204), combinaison fréquente 

dans lezircon hygcinthe d'Expailly ; A! b', quelquefois disposé 

de manière à rappeler un dodécaèdre rhomboïdal (fig. 205); 

ki ba (fig. 206), dans le zircon des monts Ilmen, etc. Les 

faces a, prédominent dans le zircon des sables aurifères, 
F 

quée par b! et par les deux prismes m et h!. 


donnant aux cristaux la forme d’une double pyramide tron- 


Clivage net suivant »# et b!. Cassure conchoïdale ou iné- 
gale. Double réfraction énergique, positive. Éclat vitreux, 
souvent adamantin. Rouge, brun, jaune, gris, vert, incolore, 
Infusible au chalumeau. Les cristaux colorés perdent leur 
teinte par la calcination et deviennent phosphorescents, La 
poudre ne peut être attaquée que par une longue digestion 
avec l'acide sulfurique. Fondu avec la soude ou la potasse et 
dissous dans l'acide chlorhydrique concentré, le zircon com- 
munique au papier de curcuma une leinte orangée. 


203 


ZIRCON, CÉRITE, ETC. 


Le zircon jaune et brun abonde dans les syénites éléoli- 


tiques. La variété hyacinthe, aux arêtes adoucies, se rencontre 
dans les basaltes et les tufs, notamment ceux de la Haute- N 
Loire. Enfin le zircon existe aussi dans les alluvions aurifères | 


de beaucoup de localités, où il se trouve | 
en compagnie de plusieurs autres gemmes 
et fournit à la joaillerie des pierres estimées. 

Mallard considère le zircon comme une 
substance monoclinique , à laquelle des 
groupements cristallins donnent une appa- 
rence quadralique parfaite. 

On désigne sous le nom de Malacon un 
zircon hydraté, à 3 p. 100 d’eau, isomorphe 


avec celui que nous venons de décrire, 
ayant P, S. 3,9 à 4,0 et D, —6. 


Sous le titre de Silicutes boréens, Leymerie a réuni un cer- 
tain nombre d'espèces qui, rencontrées presque exclusivement 
dans les syénites éléolitiques, parfois dans les gneiss de 
Scandinavie, offrent ce caractère de renfermer dans leur 
composition divers éléments, très rares partout ailleurs, tels 
que”: yltrium, thorium, cerium, lanthane, didyme, niobium, 
tantale, etc. 
La plupart de ces espèces sont liées entre elles par des 
analogies physiques incontestables. Elles ont généralement 
une couleur noire ou brune, avec un éclat vitro-résineux, et 
sont presque infusibles. Nous nous bornerons ici à en citer 
quelques-unes, savoir : la Cérérite ou Cérite, H° Ce,La,Di}?SiOi; 
en masses brunes ou rouges d'éclat faible, adamantin ou 
résineux, pouvant être rapportées au système rhombique 
avec non = 90 4, Infusible au chalumeau. La Thorite ou 
Orangite, HSThôSi#015, en masses amorphes à cassure con- 
choïdale et résineuse. La Gadolinite, de couleur verte. L’Al- 
lanite, silicate anhydre d’alumine, chaux, fer et cerium avec 
lanthane et didyme. l’Orthite, qui peut être considérée 
comme une allanite hydratée, etc. 


rer 


MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES, 


DEUXIÈME ORDRE 


ÉLÉMENTS SILICATÉS DES ROCHES 
BASIQUES 


PREMIÈRE CLASSE 
ÉLÉMENTS ESSENTIELS 


Les éléments essentiels des roches basiques sont (avec les 
moins acides des feldspathides ou quelques-uns des feldspa- 
thoïdes déjà décrits), des silicates de formules RSiO? et R?Si0$, 
ne contenant d’alumine que par exception et probablement à 
l’état de mélange. L’oxyde ferreux, la magnésie et la chaux 
en forment les bases fondamentales. Un premier groupe, où 
la chaux existe loujours, constitue la famille des pyroxènes 
et des amphiboles (minéraux trappéens de Leymerie); un 
autre comprend les diverses variétés du Péridot,. 


VAMILLE DES PYROXÈNES ET DES AMPHIBOLES 


GENRE PYROXÈNE 


Le genre Pyroxène ! est caractérisé par le fait que la chaux 
y existe en proportion au moins égale et généralement 
supérieure à celle de la magnésie. Sa formule générale est 
Ca,Mg,Fe)SiO®. On y peut distinguer deux divisions, dont la 
première est pauvre en alumine, tandis que, dans la seconde, 
il en existe jusqu'à 8 p. 100. 

1. Le nom du pyroxène vient de xÿp, feu, et de £evé, étranger, parce que, 


sous l'empire d'une idée erronée, Haüy le regardait comme un étranger dans 
le domaine des roches ignées. 


PYROXÈNE. 205 


PREMIER SOUS-GENRE 


Diopside., — P. $S, == 3,3. — D. = 5 à 6. — $. monocli- 


nique : mm —= 87° ÿ'. 


L'analyse donne 54 à 55. Si02; 24 à 25. CaO; 18 à 19. MgO; 
1 à 4,5. FeO; 0,2 à 2. A1PO%. M. Tschermak exprime cette 
composition par la formule Ca(Fe,Mg)Si?05. 

Combinaisons habituelles : A! g'p; Mg! mp; h'g'md!}, a! 
p; la même avec et et Bt}, (fig. 207). 
Souvent, comme dans la figure, les 
faces At et g! prédominent, donnant 
aux cristaux un aspect quadratique. 

Macles fréquentes parallèles à A. 
Clivage m parfait : At et g! moins 
faciles. Dispersion inclinée. 

Cassure conchoïdale ou inégale; 
transparent ou translucide. Incolore, 
vert pâle ou vert d'herbe. Fusible au 
chalumeau. Réact. 80. Inattaquable. 
Se trouve souvent en cristaux associés 
au grenat et au clinochlore. 

Le Salite est un diopside pouvant 


contenir jusqu'à 20 p. 100 d'oxyde Fig. 207. 
ferreux. 

L'Hédenbergite est un diopside contenant de 15 à 20 p.100 
de FeO et généralement moins de 7 p. 100 de MgoO. 


DEUXIÈME SOUS-GENRE 


Diallage. — P. S. — 3,2 à 3,3. — D. — #. — Isomorphe 
avec le diopside, mais plus riche en fer (10 à 14 p. 100) et 
5). En masses laminaires, pourvues d’un 


en alumine (2 5, 
clivage A! très facile, à éclat nacré et métalloïde; grise, gris 
verdâtre, brun-tombac, poussière blanche. Facilement fusible; 
inattaquable. 

En lamelles dans les euphotides, les gabbros et les serpen- 
tines. L'Omphazite verte, qui, associée au grenat et au dis- 


206 MINÉRAUX DES ROÔCHES BASIQUES. 


thène, forme les éclogites de Bavière et de Carinthie, paraît 
devoir être attribuée à la Diallage, 

Fassaïte, de la vallée de Fassa (Tyrol), en cristaux verts, 
opaques, où dominent m, b1/,, b1/,; se présente, ainsi que la 
variété Pyrgome, dans un calcaire au contact d’une roche 
basique. 

Augite. — P.S. = 3,3 à 3,4. — D. — 6. — Contenant jus- 
qu'à 8 p. 100 d'alumine, avec 45 à 51. Si0?; 48 à 23. CaO et 
13 à 16. MgO. 

M. Tschermak considère lAugite comme formée par le 
mélange isomorphe de Ca(Fe,Mg)Si205 avec MgAl?Si05, 

Combinaison la plus habituelle : m A! g'b1/, (fig. 208) avec 
mn 4 = 1330 32'; b1/, L'/, adjac. = 1200 37’. Quelquefois on voit 

les faces b!/,. Macles fréquentes parallè- 

lement à A. Clivage m plus ou moins 
parfait : moins facile suivant At et gi. 
Cassure écailleuse; couleur noire ou 
, vért-olive; poussière gris verdâtre. Fond 
au chalumeau en verre noir, quelquefois 
magnétique. Donne parfois au borax la 
réaction du manganèse. Faiblement atta- 
quée par les acides. 
En cristaux nets dans des calcaires 


Fig. 208. cristallins, de nombreuses roches volca- 

niques et des tufs, où la couleur noire 

est male et où le prisme, oclogonal par combinaison de m, 

h et g!, est peu allongé suivant l’arête de sa zone. Macles 
suivant A1, avec gouttière formée par les faces b!/,. 

L'augite en masses fibreuses vertes est l'élément caractéris- 
tique des diabases, des pyroxéniles etde diverses autres roches 
basiques. 

On distingue sous le nom d’Ægirine un pyroxène sodifère, 
qui joue un grand rôle dans les syénites à néphéline, et parait 
identique avec l'Acmite. La Jadéile en est voisine. 

M. Damour rattache au pyroxène le jade océanique de la 
Nouvelle-Calédonie et des iles Marquises, caractérisé par P, 
Si 3, 181etD. 5,5 à 00: 


AMPHIBOLES, 207 


GENRE AMPHIBOLE 


Dans les Amphiboles, il y a toujours au moins autant de 
a formule qui semble le mieux 


répondre aux analyses est (Mg,Ca,FeSSif0?5, Mais en regar- 


F* 
magnésie que de chaux. L 
dant l'alumine comme à l’état de mélange et en admettant 
que l’eau, quand elle existe, figure comme protoxyde, on peut, 
parait-il, ramener la formule des amphiboles au même type 
que celle des pyroxènes et l'écrire (Mg,Ca,Fe)SiO®, 

La forme de toutes les amphiboles est le prisme monocli- 
nique (mm 1249 11"), avec clivage m facile. 


Trémolite. — P.S. — 2,9 à 3,2. — D. = 5,5. — 55 à 60. Si0?; 
24 à 28. MgO; 12 à 15, CaO; O0 à 1,7. AO%. Cette composition 
répond à Ca(Fe,Mg)#Si‘O!2, 


La forme habituelle est le prisme m m, sans terminaison, 
Clivage m, très facile et très net. Incolore, blanche, verdâtre, 
grise. Facilement fusible ; inattaquable, 

Se trouve dans la dolomie, le calcaire saccharoïde, le mica- 
schiste, les gîtes de fer, etc., souvent en masses bacillaires 
radiées à éclat soyeux, 

La trémolite, lorsqu'elle s’altère et devienthydratée, mani- 
feste une tendance marquée à se diviser en fibres flexibles, à 
éclat soyeux, capables de former, par leur enchevêtrement, 
de véritables tissus minéraux. Tels sont l'Abeste (à56£or0c, ineaæ- 
tinguible) avec laquelle les anciens fabriquaient les mèches 
des lampes perpétuelles destinées à leurs temples. La variété 
la plus flexible et la plus blanche d'asbeste est l'Amiante 
(äuiavroe, sans souillure), ainsi nommée parce qu'elle est 
incombustible et qu'alors le feu lui restitue sa pureté. Les 
anciens tissaient avec l'amiante une toile destinée à enve- 
lopper les corps qu'on livrait au bûcher. De nos jours, on en 
a fabriqué du papier susceptible de recevoir l'empreinte des 
caractères d'imprimerie. C'est l'amiante qui constitue Îles 
variétés dites liège, cuir ou carton de montagne. 

La variété de Jade appelée Néphrite de Chine est une trémo- 
lite compacte, d'un blanc verdâtre, d’une dureté égale à 6 ou 
6,5. IL en est de même de la Néphrite de Sibérie, où M. Damour 


208 MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES. 


a trouvé 55 à 56. MgO; 14 à 15. CaO, avec 4 à 8. AI*OS. — 
P.S.=—= 3,08 à 3,2. — D. — 6,5. Ce jade, comme celui de Chine, 
doit sa grande ténacité à l’enchevêtrement de fibres très fines. 
Mais ni l'un ni l’autre ne doivent être confondus avec la 
Jadéite, dont ils se distinguent par leur moindre fusibilité au 
chalumeau. 

Actinote. — P. S. —= 2,8 à 3,3. — D. —=5 à 5,5. — Iso- 
morphe avec la trémolite, mais contenant jusqu'à 12 ou 
13 p. 100 d'oxyde ferreux avec 22 p. 100 de magnésie el 
14 p. 100 de chaux, l’actinote présente le prisme m, rarement 
terminé par b!/,. Vert-bouteille, vert-olive ou vert-noirätre, 
avec poussière blanc verdâtre, elle fond au chalumeau avec 
un léger bouillonnement. Réact. 48. Elle est souvent rayonnée 
(d'où son nom d'Aclünote, tiré du grec) et se trouve dans les 
schistes chloritiques, la serpentine, les gites de fer de Suède. 
On y peut rapporter les variétés vertes d’'Asbeste. 

Hornblende (ancien nom allemand). — P. S. — 3 à 3,4. 
— D. = 5,5. — Cette espèce contient jusqu'à 14 p. 100 d’alu- 
mine. L'oxyde ferreux y varie de 7 à 29; la magnésie de 
à 20, la chaux de 13 à 23, el on compte de 0 à 10 d'oxyde 
ferrique, avec un peu de soude et de potasse. 

Combinaisons habituelles : 2» g! p b!/2 (fig. 209); la même 
avec dl/s, 2/2 et 12 2 d/, gt}. Dans la première, les cristaux, 
noirs comme ceux d’augite, mais plus bril- 
lants, sont hexagonaux au lieu d'être octo- 
gonaux et portent le pointement triple pb!/, 
à la place du biseau d1/, d'/2 de l’augite. 

Les faces sont souvent inégales; les arêtes 
arrondies et comme fondues, Clivage m très 
facile. 

Éclat vitreux; couleur noire en maëse, 
vert foncé en lames minces pour la horn- 
blende; bleu foncé, vert-olive, vert noirâtre 
ou vert-céladon pour la variété Pargusite, du 
calcaire saccharoïde de Pargas. 

Ch. : assez faiblement fusible en émail 
avec bouillonnement. 

Réact. 48. Légèrement attaquable quand elle est ferreuse. 


Fig. 209. 


La hornblende est l'élément principal des diorites, syénites, 


ENSTATITE, BRONZITE. 209 


amphibolites. La variété basaltique ou Basalline est fréquente 
dans les basaltes et leurs tufs. Les blocs de la Somma con- 
liennent des cristaux modifiés, avec des cannelures suivant 
les arêtes prismatiques. 

La Smaragdite vert d'herbe ou Diallage verte, de l'Euphotide 
de Corse, est une amphibole. [1 en est de même d'une bonne 
partie du Jade oriental de l'Asie centrale, de la Chine et du 
Pacifique. 

Le Glaucophane, en prismes d'un gris bleuâtre, serait encore 
une amphibole sodifère et très polychroïque. 

L'Anthophyllite et la Gédrite sont des amphiholes de symétrie 
rhombique. 


GENRE ENSTATITE 


Le genre Enstatite (genre Bronzite de M. Tschermak), dit 
aussi des Pyroæènes rhombiques, est constitué par des silicates 
de même formule RSiO$ que les pyroxènes, mais où la 
magnésie prédomine beaucoup sur la chaux, et qui cristal- 
lisent dans le système rhombique, avec un angle de 92 à 93. 
Leur constitution peut être exprimée par (Fe,Mg)SiOf. 

Enstatite. — P. S.— 3,1. — D. = 5,5. — Contient 57. Si0?; 
34 à 35. MgO; 3 à 7. FeO; 0,5 à 2,5. APO*; 1 à 2. H°0. 

En prismes de 92 ou 93°, avec clivages m faciles. Éclat 
vilreux, blanc jaunâtre, grisätre ou verdâtre ; fond seulement 
sur les bords au chalumeau; inattaquable par l'acide chlor- 
hydrique. Se trouve dans la serpentine et aussi comme élé- 
ment constitutif de la Lherzolite des Pyrénées. Rencontrée 
également dans les météorites. On l'a aussi nommée Proto- 
bastite, parce qu'on la considère comme le minéral primitif 
d'où dérive, par hydratation, la Bastite ou serpentine de la 
Baste (Hartz). 

La Bronzite, remarquable par les reflets bronzés de ses 
lamelles, est une enstatite contenant de 7 à 11 p. 100 
d'oxyde ferreux, avec clivages m et g!. On la rencontre dans 
de nombreuses serpentines. Les caractères optiques sont ceux 
de l'Enstatite, P. S. = 3,12 à 3,£ 
écailles minces, laisse à peine apercevoir des indices de 
fusion. Se trouve dans les Péridotites et la Serpentine. 


— D.= 5 à 6. — Mème en 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 14 


210 MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES. 


L'Hypersthène est le plus riche en fer des pyroxènes rhom- 
biques. On ÿ trouve 51. Si0?; 11 à 21. Mg0O; 21 à 34. FeO, 
avec 2 à 3. CaO. Son prisme est de 93° 30’, Clivage g! parfait. 
P. S. — 3,39. — D. = 5 à 6. Couleur noir verdâtre ou brun 
verdâtre. 

Polychroïsme marqué. Une lame de l'hypersthène du 
Labrador, parallèle à g!, donne au dichroscope une image 
rouge-hyacinthe et l’autre bleu verdätre. Noir grisâtre, ver- 
dâtre ou brunâtre. 

Une variété d'hypersthène offre, sur le clivage facile g', des 
reflets rouge de cuivre, dus sans doute à l'interposition de 
petites lamelles, peut-être de diallage. 

Apre au toucher; très difficilement fusible sur les bords; 
inattaquable. 

Bien qu'il y ait un passage insensible, au point de vue chi- 
mique, entre la bronzite et l’hypersthène, la première à des 
caractères optiques qui ne permettent pas de la séparer de 
l'enstatite. 

Se trouve à l'île Saint-Paul (côte du Labrador), au lac de 
Laach, à l'île de Skye, etc.; fait partie des hypérites et des 
diabases. 

M. Tschermak a fait remarquer que la liaison tout à fait 
intime qui existe entre les divers membres de la famillle des 
pyroxènes et des amphiboles peut être rendue plus frappante 
encore si l’on modifie les formes primitives habituellement 
adoptées. En donnant au prisme » de l’amphibole la notation 
h3 et à la base p la notation a?, on obtient les résultats sui- 
vants pour le rapport des axes et l'angle ph : 


Enstatite R. A, — 1,0310 : 4 : 0,5880 pli 90° 
Pyroxène 5 —1,0585 :: 1 : 0,5942 )) 89035" 
Amphibole » —1,0581 : 4 : 0,5926 » = 89095 


c'est-à-dire que les deux derniers genres sont très voisins de 
la symétrie rhombique du premier. Cependant les clivages et 
la forme des cristaux demeurent tout à fait distincts, ce que 
M. Tschermak attribue à la différence des volumes molécu- 
laires, différence que laisserait pressentir l'examen des for- 
mules chimiques; en effet, l'Enstatite répondant à Mg?Sr#06, 


PÉRIDOT. 211 


A 


l'Anthophyllite, variété d’Amphibole, est Mg*Si‘O!? et, au Diop- 
side, CaMgSi?056, correspond la Trémolite CaMg’SitO'2, 


FAMILLE DU PÉRIDOT 


GENRE PÉRIDOT 


Cette famille, qui ne se compose que d’un seul genre, le 
genre Péridot, contient des silicates magnésiens de formule 
Mg?Si0#, où la magnésie peut être remplacée par une propor- 
tion variable de fer et qui tous cristallisent dans le système 
rhombique, avec angle mm — 11913". On distingue, soit à 
titre d'espèces, soit à titre de variétés, plusieurs types. 

Chrysolite. — P.S. — 3,3 à 3,4. — D. — 6,5 à 7. — C'est le 
péridot noble d'Orient, quelquefois utilisé comme gemme, en 
cristaux Atmgg!; pete! /,et/aatbt/21e3, ete., avec clivage g! facile. 

On y trouve 40. Si0?; 50. MgO; 9. FeO ; avec de petites 
quantités d'alumine, d'oxyde manganeux et d'oxyde de nickel. 
Vert jaunâtre, très biréfringente; éclat vitreux. Infusible; 
après pulvérisation, Réact. 88. 

Olivine. — C'est le péridot granulaire des basaltes, caracté- 
risé par sa couleur, qui rappelle celle de l'huile d'olive. Sa 
composition ne diffère de celle 
de la Chrysolite que par un peu 
moins de magnésie et un peu 
plus (jusqu'à 16 p. 100) d'oxyde 
ferreux. Quand l’olivine est cris- 
tallisée, comme à Torre del Greco, 
les cristaux offrent la combinai- 
son htgÿgtetet/, af b1/, (fig. 210). 
Mais le plus souvent l’olivine est 


en grains engagés dans le basalte 


et ses tufs, Les conglomérats vol- 


caniques de l'Auvergne renfer- 

ment des boules d'olivine de la 

grosseur du poing, remarquables par leur état granulaire, 
fendillé en tous sens, leur éclat vitreux et la couleur variant 
du jaune au vert. 


MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES, 


Les divers caractères de l’olivine sont ceux de la chrysolite. 
Elle est optiquement positive. Cette espèce est remarquable 
par: la facilité avec laquelle elle se transforme en serpentine. 

Dans les plaques minces, l'olivine déploie des couleurs de 
polarisation très vives; elle renferme des inclusions solides 
de fer oxydulé et des inclusions liquides d'acide carbonique. 

L'Hyalosidérite est un péridot à 32 p. 1400 de MgO et 28. de 
FeO, avec 32. Al0%, un peu de potasse et d'alumine. Cette 
espèce, rougeâtre, brunâtre, quelquefois jaune-laiton ou irisée, 
forme des grains cristallins terminés, dans la roche basal- 
tique du Kaiserstuhl et dans la dolérite de Fribourg (Bade). 

La Fayalite de Fayal (Açores) est un péridot très ferreux. 


MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES 


DEUXIÈME CLASSE 


SILICATES DES ROCHES AMYGDALOÏDES 
ZÉOLITES 


Un grand nombre de roches basiques éruptives ont pu 
arriver jusqu'au jour et y donner naissance à des coulées 
s'épanchant à l'air libre. Aussi les gaz qu’elles contenaient en 
dissolution, n'étant pas retenus par une forte pression, ont- 
ils dù chercher à s'échapper dans l'atmosphère, Mais, comme 
la surface de la roche se refroidissait assez vite en prenänt 
l'état visqueux, beaucoup de bulles de gaz y sont restées 
emprisonnées, et ont ainsi donné naissance à des cavités ou 


vacuoles, le plus souvent étirées en forme d'amandes, ce qui 


leur a valu le nom d'amygdales. 

Très peu de temps après la consolidation de la pâte, des 
actions hydrothermales, consécutives de l'éruption, ont déter- 
miné très souvent le remplissage de ces vacuoles par des 
minéraux divers. Ce rôle est surtout rempli par une famille 
naturelle de silicates, qu’on a groupés sous la dénomination 


MÉSOTYPE ANALCIME, 913 


de zéolites (sw, bouillir), parce que la plupart se gonflent et 
bouillonnent, lorsqu'on les expose à la flamme du chalumeau. 
Les zéolites sont toutes hydratées (Réact. 23) et presque 
toutes aluminifères. Dans ce cas, si l’on fait abstraction de 
l'eau, les rapports d'oxygène sont les mêmes que pour les 
feldspaths, c'est-à-dire qu'ils varient de 1 : 3: 4: à 14 : 3 : 42. 

Les protoxydes des zéolites sont la potasse, la soude, la 
chaux, la baryte. La couleur de ces minéraux est générale- 
ment blanche; leur densité varie de 2 à 2,5, leur dureté de 
: à Getils sont parfaitement décomposables par les acides. 
La dessiccation à 100° enlève à presque toutes les zéolites, 
réduites à la grosseur d’un pois, une notable partie de leur 
eau de combinaison. Par contre, placées dans un air saturé 
d'humidité, elles absorbent de # à 12 p. 100 d’eau. 

Nous ne mentionnerons ici que les principales espèces. 


l° ZÉOLITES SODIQUES 


Mésotype. H'Na?AlSi0!?, — P.$, — 2,17 à 2,25. — 
D.—=5 à 5,5. —S$, rhombique : mm — 910. 


7. APO3;,15 à 46. Na°05 9,5. 
Combinaison habituelle : mb!},, en petits prismes limpides, 


presque quadratiques, à pointement surbaissé, Clivage m 
parfait. Cassure conchoïdale ou inégale; éclat vitreux, inco- 
lore, blanche, grise, 

Ch. : Se gonfle et fond en verre incolore ou verdätre, 
quelquefois sans qu'il soit besoin de souffler, Réact. 88, 

En petits prismes hyalins où d'un blanc laiteux, tapissant 
des géodes dans les roches volcaniques (Auvergne), ou en 
rognons bacillaires et fibreux, à texture très nettement 
rayonnée. La Natrolite (ou pierre de soude), en masses fibro- 
compactes jaunes, composées de noyaux sphéroïdaux radiés, 
est remarquable dans le Hügau (Wurtemberg). 


2% ZÉOLITES SODICO-CALCIQUES 


Analcime. H'(Na*,Ca)Al2SiO16 — P, S. — 2,22 à 2,29. — 
D,—5,5. —$S. cubique (en apparence). 


12 à 14 p. 100 de Na?0 avec 0 à 6. CaO et 8 à 9. H20. 


214 MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES. 


Combinaisons habituelles : le trapézoèdre a?, très fréquent ; 

pa; a? az, ce dernier symbole appartenant à un trapézoèdre 
très surbaissé (fig. 211). 

Clivage p imparfait, Éclat vitreux, 
très vif, parfois nacré ; incolore, blan- 
che, blanc rougeâtre, rouge de chair. 

Ch. : Blanchit, se gonfle et fond; 
avant Calcination, facilement atta- 
quable en abandonnant de la silice 
floconneuse ou gélatineuse. 

L’analcime se présente en gros cris- 

Fig. 211. taux trapézoédriques dans les tufs 

mélaphyriques du Tyrol méridional. 

On la trouve aussi aux îles Cyclopes, en petits cristaux hyalins ; 
en Auvergne, à Staffa, en Irlande, etc. 

Étym : ävazx, impuissant, parce que ce minéral est peu. 
susceptible de s’électriser par frottement. 

L'analcime offre des phénomènes de polarisation que divers 
auteurs ont cherché à expliquer par des tensions intérieures, 
tandis que Mallard y a vu des groupements de 24 cristaux à 
symétrie rhombique pseudo-quadratique. 

La Thomsonite est une autre zéolite, plus riche en chaux 
qu'en soude, et du système rhombique (mm — 90° 40'). 


3° ZÉOLITES CALCICO-POTASSIQUES 


Christianite, H!0(K?,Ca)APSiS0!1, — P, S, — 2,17 à 2,20. 
— D, = 4,5. —S. rhombique : mm— 1110 15”, 


48, Si0?, 20 à 22, APOS; 4 à 7. K?0; 5 à 8. CaO; 15 à 17. HO. 

Combinaisons : mg! pb!/:; pb!/;; macles très fréquentes, 
associant des cristaux d'apparence rectangulaire, de manière 
à donner une double croix grecque. Gonfle et fond difhicile- 
ment au chalumeau. Réact. 88. 

Étym : dédiée à Christian VIII de Danemark. L'espèce est 
souvent décrite sous le nom de Philipsite, en l'honneur du 
minéralogiste anglais Phillips. C'est aussi l'harmotome calcaire 
des Allemands. 


APOPHYLLITE, CHABASIE. 215 


Apophyllite. H!9{(Ca,K2?)Si2010-LKFI, ou, suivant M. Tscher- 
mak, (H2?,K2)2CaSi207.— P.S.=— 2,35 à 2,39. —D,—#4,5à5. 


— S. quadralique (en apparence). 


Bien que l'Apophyllite ne contienne pas d'alumine, elle a 
les mêmes propriétés au chalumeau et le même mode de 
gisement que les Zéolites, dont nous ne croyons pas devoir 
la séparer. 

Combinaisons : mp; mat; mpaï. Clivage p parfait. 

Éclat vitreux: nacré sur p ; incolore, blanche, jaune, bleue, 
rose, vert pâle. 

Ch : S'exlolie et fond avec bouillonnement en émail blanc 
bulleux. Réact. 89. 

Les cristaux d’apophyllite sont depuis longtemps connus 
pour les phénomènes de polarisation que présentent les 
plaques parallèles à p et que Biot attribuait à leur structure 
lamellaire. Dans les plaques épaisses parallèles à m, la 
lumière polarisée fait naître une série de teintes plates, offrant 
l'aspect d'une marqueterie (d'où le nom de Tessélite). D'après 
M. Rumpf, les cristaux d'Apophyllite résultent du groupement 
d'individus monocliniques. Le signe optique est tantôt positif, 
tantôt négatif. 

Étym. : drogue, s'exfolier, 


,9 ZÉOLITES A BASE DE CHAUX, POTASSE ET SOUDE 


Chabasie. H!{Ca,Na?,K?)Al?SifO21, — P. $, — 2,08 à 2,17. 
— D.—=#4àù 4,5.— $S, rhomboédrique (en apparence); 
pp = 940 467". 


Combinaisons : p; pbl;pe!; pb! et, elec. Macles fréquentes; 
un cristal, d'apparence rhomboédrique, est souvent formé de 
six portions distinctes. Clivage p net. Double réfraction très 
faible. Éclat vitreux, incolore, blanche, rose, rougeâtre, 

Ch. : Bouillonne et fond. Réact, 88. 

Les cristaux de Chabasie tapissent d'ordinaire des fentes ou 
des cavités dans les amygdaloïdes et aussi dans la syénite 
(Tyrol). 


216 MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES, 


Stilbite. H19,(Ca,Na?,K2)APSi60%1, — P., S, = 2,09 à 2,2. — 
D.= 3,5 à 4 —S$S. rhombiquet : mm —94% 16". 


55 à 58. Si0?; 46 à 48. A0: 5 à 8. CaO ; O0 à 2. Na?0; 0 à 0,6. 
K20 ; 17 à 19. H20. 

Combinaisons : A! g' b!/, (fig. 212); 
b hi g! phil : mt g! pb'},, etc.; het gi striées 
suivant À! g!; clivage g! parfait et très facile; 
Dt/3 D'/s 1190 46° avant, Cristaux souvent 
aplatis parallèlement à g!. Double réfraction 
énergique. Se boursoufle fortement au chalu- 
meau avant de fondre. Réact. 89. 

Les cristaux sont ordinairement groupés à 
plusieurs en forme de gerbes. Leur éclat est 
vitreux, nacré sur g!. Couleur blanche. 

Étym. : sxû6w, je brille. Quelquefois appelée 
Desmine, de Géour, faisceau. Ce dernier nom 
prévaut en Allemagne, où le nom de Stilbite 
est appliqué à la Heulandite, que nous allons décrire. 


Heulandite. H!0{Ca,Na?,K2)A12Si60?1, — P.S.—2,18 à 2,22. 
—D,=3,5 à 4 —S, monoclinique : mm—136° #. 


56 à 60. Si0?; 15 à 17. APO®; 5 à 7. CaO; 
1. N°0; 2. K20; 14 à 17. H?0. 

Combinaisons : g!pot at; mgtpot atb!; la 
même avec e! (fig. 213), Clivage g! parfait. 
Dispersion croisée des plus marquées. Éclat 
vitreux, fortement nacré sur g!. Incolore, 
blanche, rouge. Au chalumeau, blanchit, 
se gonfle et fond en émail blanc. Réact, 89. 

Souvent associée à la stilbite, avec laquelle 


elle avait d’abord été confondue. 
Fig. 213. Étym. : dédiée à M. Heuland. 


1, D'après M. von Lasaulx, la stilbite serait monoclinique. 


LAUMONTITE, PREHNITE, HARMOTOME. 217 


5° ZÉOLITES CALCIFÈRES 


Laumontite. HSCaAlSi4016.—P,S.—2,28à2,41. —D.—3,5. 
— $. monoclinique : mm = 86° 16”. 


Cette espèce, qui contient 10 à 12 p. 100 de chaux et 12 à 
15 d'eau, possède un clivage parfait g', à éclat nacré. Elle est 
remarquable par la facilité avec laquelle elle tombe en pous- 
sière à l'air, en abandonnant de 1 à 2 p. 100 d’eau. 

Ch. : Bouillonne et fond. Réact. 88. 

Découverte par Gillet-Laumont dans les mines du Huelgoat 
(Bretagne), elle a été retrouvée depuis dans un grand nombre 


de localités. 


Prehnite. H?Ca?Al?Si#012, — P. $: = 2,8 à2,95.—D.—6à7. 


— $. rhombique : mm— 99% 56". 


Cette espèce, qui renferme #% à 6 p. 100 d’eau et se 
gonfle avant de fondre sous l'action du chalumeau, se pré- 
sente soit en cristaux aplatis suivant p (Coupholite), avec les 
faces pg!mh! bt/, at a?, soit en mamelons et rognons verdâtres, 
à éclat vitreux, avec clivage p distinct. Elle est pyroélectrique 
et difficilement attaquable avant calcination. 

Bien que la prehnite soit rhombique, elle a ses cristaux 
groupés de manière à présenter anomalement une dispersion 
tournante. 

Étym. : Dédiée à Prehn, qui la découvrit au cap de Bonne- 


Espérance, 


6° ZÉOLITES BARYTIQUES 


Harmotome. H!°BaAlSi5019,—P.S—2,44à2,49.—D.—4,5. 
L'Harmotome est une espèce, probablement monoclinique, 
mais à symétrie-limite rhombique et pseudo-cubique, offrant 
exactement les formes de la Christianite. Les diverses orien- 
lations du réseau donnent lieu à des groupements très carac- 
téristiques et assez compliqués. Le plus remarquable associe 


21 MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES. 


plusieurs cristaux en forme de croix grecque (fig. 214), dont 
les quatre branches, exac- 
tement symétriques, s'in- 
clinent en biseaux à partir 
de leur intersection com- 
mune, Cette macle cruci- 
forme se rencontre surtout 
à Andreasberg !, 

L'harmotome possède 
deux clivages principaux; 
l'un facile et net, suivant g!; 
l’autre moins facile, suivant 
p (Mallard). 

46 à 48. Si0?; 16 à 17. Al?0%; 20 à 21. BaO; 143 à 15. H°0, 
avec 2 de Na?0 et K?0, 

Éclat vitreux. Incolore, blanche. 

Ch. : Fond difficilement sur les bords au chalumeau après 
être devenue friable. Réact. 89; après quoi la liqueur filtrée 
et étendue précipite par l'addition de quelques gouttes d'acide 
sulfurique, 


Étym. : &oués, jointure ; sou, division, parce que les cristaux 
se clivent parallèlement aux plans passant par les arêtes 
opposées d'un octoèdre, qu'Haüy regardait comme la forme 
primitive de l'espèce. 


Remarques sur la cristallisation des zéolites. 


Mallard a fait remarquer que presque toutes les zéolites 
offrent une tendance caractérisée aux groupements multiples, 
dont l'Harmotome et la Christianite présentent les types les 
plus nets. Il est curieux de constater à quel point les rapports 
paramétriques des principales espèces diffèrent peu entre 
eux. Il est possible en effet, à peu de chose près, de les 
ramener aux trois types suivants : 707 : 707: 2 xX 500 — 
707 : 707 : 500 — 707 : 707 : 500. 


|. La figure 214 a été notée conformément à une orientation d'abord admise 
par Mallard. Depuis, ce savant a adopté un nouveau mode de représentation, 
par suite duquel, la face 4! restant la même, A! devrait être changé en p, d'}a 
en b'}, et o' en a". 


MINÉRAUX DES ROCHES BASIQUES. 219 


Or le rapport 707 : 707 : 500 est celui de 2 : 2: 1, c'est-à- 
dire celui deux axes binaires et un axe quaternaire dans l’as- 
semblage cubique; on peut donc dire que les principales 
zéolites ont toutes un réseau pseudo-cubique, et ainsi s'expli- 
quent, conformément aux idées de Mallard, ces groupements 
caractéristiques, auxquels participe la Stilbite, comme l'a 
montré von Lasaulx. 

Terminons en disant que les propriétés optiques des zéolites 
peuvent difficilement être établies avec certitude, à cause de 
l'eau de combinaison dans laquelle elles sont comme noyées, 
et dont nous savons qu’une partie peut s'échapper dans l'air 
sec. 


APPENDICE 


C'est au groupe des zéolites qu'on peut rapporter un cer- 
tain nombre de silicates hydratés, crypto-cristallins, qui rem- 
plissent souvent les cavités de certaines roches. Le plus 
important est la Glauconie, silicate hydraté d'oxyde ferrique 
et de potasse, presque toujours aluminifère, disséminé en 
grains verts dans beaucoup de terrains stratifiés. Au même 
groupe appartiendraient peut-être la Nontronite et la Pala- 
gonite. 


TROISIÈME ORDRE 


SILICATES DE MÉTAMORPHISME 


PREMIERE CLASSE 


SILICATES D’'ALUMINE 
FAMILLE DES SILICATES ANHYDRES D'ALUMINE 


Les plus simples parmi les silicates qui doivent leur origine 
au métamorphisme sont des silicates d’alumine avec ou sans 


220 SILICATES DE MÉTAMORPHISME, 
f oxyde de fer, dont beaucoup résultent de la cristallisation de 
masses primitivement argileuses et amorphes. 


— 91461432 /D;: —"%5;: 
18". 


Andalousite. Al?Si05. — P, $. 
— $. rhombique. mm = 90° 


L'andalousite, où l'analyse ne révèle que 0,7 à 4,8 p. 100 
d'oxyde ferrique, cristallise suivant les formes mp; met; 
mpe!, ete., avec clivage parfait suivant m, dans Ja variété du 
Brésil et imparfait suivant A. État vitreux; vert-olive, rouge 
ou rose, grise, violette; polychroïque. Infusible. Réact. 8%; ne 
s'attaque que par l'acide sulfurique à 300. 

Les prismes d’andalousite, se détachant d’une manière très 
nette au milieu de roches de quartz et de mica, ont souvent 
leurs faces m tapissées de lamelles de mica et sont en partie 
kaolinisés. 

La Chiastolite ou Macle est une andalousite qui a entraîné 
dans sa cristallisation un peu de la matière 
colorante noire du schiste, et quelquefois 
une partie du schiste lui-même. Tantôt 
l'enveloppe vitreuse claire renferme au 
centre un prisme noir, relié aux angles 
par des lames noires : lantôt les lames se 
terminent par quatre petits prismes noirs 
fig. 215), formant la macle pentarhombique 


d'Haüy. Ces cristaux abondent dans cer- 
Fig. 215. tains schistes, dits maclifères. 
Étym. : de la province d'Andalousie en 
Espagne. Le mot chiastolite vient du y grec, avec lequel la macle 
présente de l’analogie. Quant au mot de macle, on le fait déri- 
ver du latin maculu, pouvant signifier lache ou maille. 


La Sillimanite. Al5Sif0? est rhombique (mm — 1112). — 
PAS = SR io ANT 


.— D. = 6 à 7. 


On n'a encore observé que des formes parallèles à l’axe 
vertical et où dominent m et gÿ, avec clivage At très facile et 
très net. Infusible. Réact. 81. Inattaquable. Se présente en 
longs prismes minces, souvent cannelés, aplatis et contournés. 
La Fibrolite, avec laquelle ont été fabriqués d'assez nom- 


DISTHÈNE, STAUROTIDE. 221 


breux outils de pierre, n’est qu'une sillimanite très compacte, 
qui doit sa ténacilé à l'enchevètrement de ses fibres. 


Disthène. Al?Si05. —P.S,= 3,58 à 4,68. — D. — 5 sur mn, 
6 sur les autres faces et sur les arêtes. 


S. triclinique. Les données de la forme primitive compor- 
tent : pm —= 9718"; tp ant, — 990 17'; hip = 104°, etc. 

L'angle plan formé par les arêtes hp et Alt est à très peu 
près de 90 degrés, 

Clivage parfait suivant 5», moins parfait suivant {, imparfait 
suivant p. Macles fréquentes avec accolement suivant A!, met- 
tant en évidence une symétrie-limite rhombique. Transparent 
ou translucide. Éclat nacré sur #, vitreux sur les autres 
faces. Incolore, blanc ou bleu de ciel (d’où le nom de Cyanite), 
vert, gris, noirâtre. Couleur bleue souvent disposée par bandes 
parallèles à mt. Polychroïque. 

Infusible, inaltaquable, se dissout dans le sel de phosphore 
en laissant un squelette de silice, Réact. 81. 

En cristaux dans les schistes cristallins, souvent avec para- 
gonite et staurotide. 

Étym. : Disthène vient du grec ë, deux fois, et cûévos, fort, 
par allusion à l'inégale dureté des faces et des clivages. 

Staurotide, H?(Fe,Mg)AL!2Si60%, — P, S, = 3,3 à 3,8. — 
Dit, S. rhombique. mm — 1109 28' (1); avec symé- 
trie-limite cubique. Les cristaux sont 
d'ordinaire prismatiques et d’appa- 
rence hexagonale, présentant les 
faces p,g', et élant allongés suivant 
la rencontre mutuelle des faces 4*/». 
ls se groupent souvent deux à deux 
(fig. 216), avec leurs axes d'allonge- 
ment croisés à 90°, formant la Pierre 
de Croix ou Croisette de Bretagne. 
D'autres fois, une rotation hémitrope 
autour d'un axe pseudo-binaire fait 
naître une croix de Saint-André, avec axes se coupant suivant 


un angle de 609, 


1. Habituellement, on prend pour" les faces que nous notons 4/2 et dont 


222 SILICATES DE MÉTAMORPHISME. 


Clivage p net. Cassure conchoïdale ou inégale. Éclat vitro- 
résineux; rouge foncé, brun rougeätre, brun noirâtre. Infu- 
sible, en partie attaquable par l'acide sulfurique. 

La staurotide abonde dans cerlains schistes, cristallins ou 
argileux, souvent associée au disthène dans une gangue de 
paragonite. 

Étym. : oravpés, croix. 


FAMILLE DES SILICATES D'ALUMINE HYDRATÉS 


A la suite des silicates d’alumine anhydres viennent se 
placer les silicates hydratés, extrêmement nombreux, en tête 
desquels nous placerons d'abord les silicates exclusivement 
alumineux qui forment le genre Argile. 


GENRE ARGILE 


Nous classons dans ce genre toutes les substances qui sont 
essentiellement composées de silice, d'alumine et d’eau. Le 
nombre en est considérable et nous nous bornerons à énu- 
mérer les principales. On peut, selon M. Le Châtelier, les 
répartir en cinq groupes distincts : 

[. Le premier groupe répond à la formule H*AÏSi?08 — ag. 
La partie de l'eau désignée par ag a disparu, dans la calcina- 
tion, à 2500. Le reste, H‘02, s'en va à 400°, Enfin, à 10009, 
l'échauffement de l'argile subit une accélération notable, et 
l’alumine devient insoluble dans les acides. 

Le type du groupe est l'Halloysite (P. S. — 1,92 à 2,12, — 
D. — 1 à 2), minéral amorphe, non plastique, à cassure con- 
choïdale ou esquilleuse, blanc laiteux, vert ou jaune, infu- 
sible et entièrement attaquable avant cuisson. C'est surtout 
un minéral d'origine chimique, se présentant en filons ou en 
gites de contact. La Lithomarge en est une variété. 

Un certain nombre d'argiles sédimentaires, notamment cer- 
taines Argiles plastiques et Argiles réfractaires, comme la 
terre à creusets, la terre de pipe, la terre à poteries de grès, la 


l'angle est de 129° 2%, Nous adoptons la notation de Mallard, qui permet d'exe 
pliquer d'une manière satisfaisante les macles de la staurotide. 


ARGILES. 


terre à faïences, se rapprochent par leurs caractères de l'Hal- 
loysite. La terre glaise est une argile sédimentaire impure, 
mélangée de calcaire et passant à la marne quand la propor- 
tion de calcaire varie de 15 à 50 p. 100. 

[L. Les argiles du second groupe ont pour formule SiAPOS ag. 
L'eau disparaît entre 450 et 4009, et il y a, comme pour le 
premier groupe, un échauffement notable à 1000°. Le type 
est l'Allophane (P.S. — 1,85 à 2,02. — D, — 3). Ce minéral, Ç 
en masses mamelonnées ou en rognons, bleu d'azur, bleu de 
ciel, vert-de-gris, jaune, rouge ou blanc, est le plus souvent 


cuprifère. j 
II. Le type du troisième groupe est le Kaolin ou terre à por- 
celaine. Sa formule est HSAI2Si209, — P. S. — 2,2, — D. — 1. 


Généralement blanc, infusible, inattaquable par l'acide 
chlorhydrique et décomposé par l'acide sulfurique bouillant, 
il perd son eau à 770° et ne subit pas de transformation 
moléculaire à 10000. IL happe légèrement à la langue, devient 
plastique dans l’eau et ne subit pas de retrait par la cuisson. 
Les plus beaux gisements de Kaolin accompagnent les pegma- 
tites et les granites à mica blanc. La substance, pénétrée 
de grains de quartz, semble résulter de la décomposition 
éprouvée par la matière feldspathique au moment de sa 
sortie. Une variété du Colorado est nettement cristallisée en 
petites paillettes d'apparence hexagonale. 

La Pholérile ou Nacrite, en écailles nacrées, douces au 
toucher, paraît être une variété de Kaolin. 

IV. La Pyrophyllite, H?Al?Si0!?, est le type du quatrième 
groupe, qui se déshydrate entre 700 et 850°, sans dégager de 


chaleur à 1000°, Cette substance (P. S. = 2,78. — D, —1) est 
en cristaux bacillaires onctueux, parfois magnésiens. On y 
peut rapporter une partie de la Pagodite et de l’Agalmato- 
lite (äyahux, image), matières avec lesquelles les Chinois 
fabriquent beaucoup de figurines. 

La Cimolite appartient peut-être à ce groupe, qui comprend 
en outre toute une série d’argiles plastiques et d’argiles réfrac- 
tuires, comme celle de Montereau, auxquelles la cuisson ne 
fait subir aucun retrait 

V. La composition du dernier groupe est exprimée par 
H?APSi'O2? — ag, c'est-à-dire qu'une notable quantité d’eau 


2% SILICATES DE MÉTAMORPHISME. 


s'y joint aux éléments chimiques du groupe précédent. Les 
| argiles de cette famille sont généralement très impures et 
{0 leur fusibilité trahit la présence des alcalis, de la chaux, du 
fer, du manganèse. La Montmorillonite de la Vienne et la 
Stéargilite de Poitiers sont les meilleurs types de ce groupe, 
qui comprend encore diverses Argiles smectiques ou Smec- 
tites, employées au dégraissage des draps. 

Disons en terminant qu'on désigne sous le nom de Bol les 
argiles très chargées d'oxyde de fer. La Sinopite des anciens 
ét plusieurs des Ocres jaunes sont des variétes de Bol, conte- 
nant de 6 à 38 p. 100 d'oxyde de fer. 


DEUXIEME CLASSE 


SILICATES NON EXCLUSIVEMENT ALUMINEUX 


Les espèces qui viennent d'être décrites proviennent toutes 
du métamorphisme de roches silicatées argileuses. Celles 
dont il va être question appartiennent à diverses catégories 
jl de roches, les unes siliceuses, les autres calcaires, magné- 

siennes ou ferreuses. Nous chercherons encore à les grouper, 
| autant que possible, en catégories naturelles. 


FAMILLE DES SILICATES ANHYDRES ou PEU HYDRATÉS 


GENRE GRENAT 


Tous les grenats répondent à la formule R'R?S“01, dans 
laquelle R=—(Ca,Mg,Fe,Mn,Cr) et R'—(Al,Fe,Cr), les éléments 
isomorphes des deux groupes pouvantse 


CNT remplacer en proportions très diverses. 

\ AC Tous présentent une symétrie appa- 
| rente cubique, avec prédominance du 
ee rhombododécaèdre b!, tantôtseul, tantôt 

SON combiné avec a? (fig. 217), ou même 

avec un hexoctaèdre appartenant à la 


zone b! a (fig. 218, 219). Les plus fré- 


quents des hexoctaèdres sont } b1b!/2b1/3 } 


29: 


Er] 


GROSSULAIRE. 


et}b1b1/,b1/,?. On trouve encore, avec le cube p, les formes a1/, 
el a'/+. Le clivage est imparfait suivant b!, la cassure conchoï- | 


dale ou esquilleuse; la densité varie de 3,4 à 4,3 et la dureté || 0 


A AN 


oscille entre 6,5 et 8. Enfin, dans tous les grenats, le rapport 

d'oxygène est 1 : 4 : 2, c'est-à-dire que l'oxygène de la silice 

y est égal à la somme des quantités d'oxygène (d'ailleurs | 
égales entre elles), des protoxydes et des sesquioxydes. 

La nature des protoxydes permet de distinguer plusieurs 
espèces, qu'on peut grouper, selon les peroxydes, en trois 
sous-genres : 1° grenals alumineux, où R° est surtout repré- 
senté par Al; 2° grenats ferreux, où R' est principalement 
Fe, avec un peu d'Al; 3° grenats clu'omifères, où Cr domine 
dans R’. 


PREMIER SOUS-GENRE 


Grossulaire. Ca*Al2Si012, — PS, — 3,4 à 3,6, s'abaissant à 


2,95 après fusion, — D. = 6,5 à 7. 


C'est le grenat alumino-calcareux, avec 40 p. 100 SiO0?et 37 de 
chaux, ordinairement associée à un peu d'oxyde ferreux et de 
[af 
Cassure conchoïdale ou inégale. Transparent ou translucide ; 
facilement fusible en verre non magnétique. Lentement 
attaquable par l'acide chlorhydrique. Couleur blanc verdâtre 
(Wiluite de Sibérie); vert d'herbe; jaune de miel (Succinite); 
jaune orangé (Essonite); rouge-hyacinthe; brunâtre (Roman- 
zowile); brun de cannelle; poussière blanche. 


magnésie. Combinaisons habituelles : bt;4? ;bt'a? ;a?} bbt/,bt 


Etym. : grossularia, groseille à maquereau. 
Se trouve dans des calcaires ou des schistes chloriteux. 
45 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 


226 SILICATES DE MÉTAMORPHISME. 


Pyrope. Mg'APSFO®, — PS. = 3,7 à 3,8. — D. — 7,5. 

Le pyrope ou grenat «lumino-magnésien, qui doit son nom 
à son éclat, analogue à celui du feu, est le grenat de Bohême, 
contenant de 10 à 22 p. 100 de magnésie. De couleur rouge 
sang où rouge-hyacinthe, il est de tous les grenats le plus 
difficilement fusible. La calcination le rend noir et opaque; 
mais en se refroidissant il redevient rouge et transparent, Il 
est généralement assez chromifère pour donner avec le borax 
la réaction du chrome. On le trouve en grains dans la ser- 
penline. Il est utilisé pour la joaillerie et aussi comme émeri. 


Almandine. Fe’AlSiO01?, — P.S.—3,5 à 4,3. — D, 7 à 7,5. 


L'almandine, ou grenat alumino-ferreux, est le grenat 
oriental ou syrien (Escarboucle, grenat noble des anciens). On 
y observe les combinaisons bt; @; b'a?; pbt; a*b?, etc., avec les 
deux hexoctaèdres que nous avons déjà indiqués. D'un rouge 
quelquefois brunâtre, elle fond au chalumeau en boule noï- 
râtre, assez magnétique. L'analyse y donne de 10 à 38 FeO. 

L'almandine est le plus répandu de tous les grenats; on la 
trouve dans les gneiss, micaschistes, chloritoschistes, quelque- 
fois dans les calcaires cristallins. Les dodécaèdres d'alman- 
dine, assez gros en apparence, sont souvent réduits à une 
croûte extérieure, enveloppant un noyau de chlorite. 

Étym. : Alabandicus, nom de Pline, tiré d’une ville de l'Asie 
Mineure où l'on polissait le grenat syrien. 


Spessartine. Mn#Al?Si02?.— P,$,—3,77 à 4,27.— D.—7 


à 7,5. 


Ce grenat, ainsi nommé à cause de sa présence dans le 
Spessart en Bavière, est alumino-manganésien et renferme de 
30 à 35 p. 100 d'oxyde manganeux. Il présente ordinairement 
la combinaison b'a?, avec une couleur qui varie du jaune au 
rouge brun par le rouge-hyacinthe. Facilement fusible au cha- 


lumeau. Réact. 47. Se trouve souvent dans les pegmatites. 


MÉLANITE, OUWAROWITE. 


DEUXIÈME SOUS-GENRE 


Dr {| 


Mélanite. Ca*Fe?Si501?,—P.S, — 3,6 à 4,3. — 


Le grenat ferro-calcareux à été nommé mélanite à cause de 
la couleur noire qu'il présente en divers gisements, Les formes 

dominantes sont bt et a?. L'analyse y donne 36 à 38. Si0? avec 

30 à 32. CaO, Les couleurs du mélanite sont très variables : À 
vert-pomme (mélanite granulaire de Zermatt); jaune pâle ou 
vért-émeraude (Topazolite); brun; vert noirâtre en écailles 
minces; noir; poussière grise; quelquefois magnétique. Fond 
facilement au chalumeau. Aisément atlaquable, quand il est 
pur, par l'acide chlorhydrique ; autrement, il faut une fusion 
préalable. Les cristaux de Topazolite portent des stries pyra- ñ 
midales, qui ont fait reconnaitre à Mallard la symétrie en | 
réalité rhombique du grenat. La variété Aplome, jaune ver- 
dâtre ou brune, où domine la forme a?, offre des groupements 
intérieurs qui permettent sa division en 12 et même #8 pyra- 
mides. Ces deux variétés de mélanite sont les plus pures. 
M. Em. Bertrand a reconnu que, dans les cristaux élémen- | 
taires du grenat aplome, l'écartement des axes optiques est | 
voisin de 90 degrés. Le Colophonite, d'un brun de colophane 

virant au noir de poix (Pechgranat), accompagne le fer oxydulé 

à Arendal. Le mélanite proprement dit, en dodécaèdres bien 

noirs, existe en abondance à Frascati, près de Rome, dans 

un tuf volcanique. L'Allochroïte, en masses compactes, appar- 

lient aussi au mélanite. 


TROISIÈME SOUS-GENRE 


Ouwarowite. Ca?Cr?Si%012, — P,S. — 3,42 à 3,51. — 
DTA 


Ce grenat, qui peut être appelé chromo-calcareux, renferme 1148 
37 p. 100, Si0? avec 23. Cr°0% et 31. CaO. On y trouve en 
général 6 p. 100 d'alumine. 

La forme ordinaire est b! et les cristaux, plus ou moins 
translucides, sont d'un vert-émeraude et infusibles au chalu- 
meau. Réact. 49, Associée au fer chromé dans l’Oural, 


228 SILICATES DE MÉTAPHORMISME. 


Étym. : dédiée au ministre Ouwarow. 


A côté du genre Grenat vient se placer l'Idocrase, qui peut 
être regardée comme un grenat quadratique. 


Idocrase. (H?,Ca,Mg)!'#{Al,Fe)5Sit#05? ou HfCat?AI5Si190#, 
— PS. — 3,35 à 3,45. — D. 6,5. — S. quadratique. 


pai= 1510 45 


L'analyse donne 37 à 39. Si0?; 12 à 23. AP0OS; 2 à 8. Fe?0"; 
30 à 36. CaO; 2 à 7. MnO et MgO; 1,5 de perte au feu. 

Combinaisons habituelles : mA pb1/, (fig. 220); mh'b/,at; 
mêmes formes avec le dioctaèdre { b!/,b1/,4ht f, Gristaux tantôt 
prismatiques, tantôt labulaires, tantôt octaédriques. En 
général, les prismes sont striés longitu- 
dinalement. Clivages peu nets, m,ht et p. 

Éclat vitro-résineux. Vert-pistache, 
vert-olive, vert-émeraude; jaune; jaune 
verdâtre, jaune de miel; brune; brun 
rouge; bleu de ciel (Cyprine). Poly- 
chroïque. Au chalumeau, fond facilement 
avec bouillonnement. La cyprine donne 
la réaction du cuivre. Très difficilement 


attaquable. 
L'Idocrase abonde au Vésuve (Vésu- 
Fig. 220. vienne), dans les blocs dolomitiques de 


la Somma, où les cristaux offrent la com- 
binaison mhth?h%palbt/,b1/,b1/,; avec 4 ou 5 dioctaèdres; on la 
trouve aussi dans divers calcaires saccharoïdes et dans les 
schistes chloriteux, enfin quelquefois à l’état de roche com- 
pacte. 
Etym. : 
nombre des facettes qui rappellent les formes du zircon, de 
la cassitérite, etc. 


Êos, forme ; xpäcre, mélange; par allusion au grand 
A , CAES | 


GENRE WERNÉRITE 
Le genre Wernérite comprend un certain nombre d'espèces 
qui toutes ont pour forme primitive le même prisme quadra- 
tique, avec des propriétés optiques à peu près identiques. La 


MÉIONITE, WERNÉRITE. 29 


silice, l’alumine et la chaux y dominent, avec une certaine 

proportion d'alcalis; mais le rapport d'oxygène y est variable, 

oscillant entre les types 4: 23; 1: : 4%; 4172: 5 ou: 6; n 

quelquefois même on constate 1 : 3 : 4; 1: 3:5 ou 1 : 3 : 6. 1! 
| 


Les wernérites sont généralement prismatiques. Aussi les 

a-t-on quelquefois rangées sous la dénomination de Scapolites, 

c'est-à-dire pierres en forme de tiges. D'autres fois on les 

désigne sous le nom de Puaranthines. Du reste ces trois noms 

sont aussi employés pour désigner des types particuliers de | 
la série. Enfin presque toutesles Wernérites sont des produits 
de métamorphisme, le plus souvent au contact d’une roche 
granitique et d’un calcaire. 


Méïonite. CafAl6Si60%5, — PS, — 2,73 à 2,74. — D, = 6. — 
S. quadratique. 


Combinaisons habituelles : mat; mhtat; mhtatbt; mh2albta, 
(fig. 221), Petits cristaux unis et bril- 
lants. Clivage m net. Parfaitement 
limpide à l'état de pureté; mais sou- 
vent pénétrée d'inclusions de mica 
noir et de hornblende. Double réfrac- 
tion négative. Éclat vitreux. Fond 
assez facilement au chalumeau. So- 
luble dans l'acide chlorhydrique avec 
dépôt de silice floconneuse. 

Se trouve dans des blocs calcaires 
rejetés de la Somma, au Vésuve, 
avec méroxène, sanidine, grenat 
noir et hornblende, 


Fig. 221, 


Etym. : uelwy, moins, parce que 
la pyramide est moins aiguë que celle de l'idocrase. 


Paranthine ou Wernérite. R'Al!Si502! avec R — (K?, Ca, |. 
Na?, Mg). P.S.— 2,63 à 2,79, — D. = 5 à 6. 


sl 


Combinaisons mA! al; mhiaal},; mh'pat, etc. Incidences 
identiques avec celles de la méionite; éclat vitreux: couleurs 
variables. Blanchit et fond au chalumeau, en verre bulleux. 
Colore la flamme en jaune et donne quelquefois la réaction 


230 SILICATES DE MÉTAMORPHISME. 


du fluor. Plus ou moins facilement attaquable par l'acide 
chlorhydrique. 

Les cristaux sont souvent volumineux, à surfaces parfois cor- 
rodées, engagés au contact du granite et du calcaire saccha- 
roïde, en Scandinavie, en Finlande, au Tyrol, etc. 

Étym. : Paranthine, de repas, je m'effleuris. Wernérite, 
dédiée à Werner. 


Dipyre. (Na°?,Ca)#Al*Si90?1 avec P. S. —2,62 à 2,68. D. —6. 


Combinaison usuelle : prisme mA!, rarement terminé. Cli- 
vage 7» assez facile. Cassure vitreuse ; limpide quand il n'est 
pas altéré. Incolore, blanc, lilacé; devenant blanc de lait en 
s'altérant, Blanchitet fond avec bouillonnement; difficilement 
attaquable. Le dipyre se trouve en longues baguettes à quatre 
ou à huit pans, dans un calcaire saccharoïde à Pouzac 
(Hautes-Pyrénées). IL est également abondant à Libarrens 
Basses-Pyrénées), dans un calcaire argileux, au voisinage 
d'un pointement ophitique; enfin on le trouve dans un schiste 
noir sur les bords du Lès (Ariège). 

Étym. : à, deux fois, et rÿp, feu, parce que la chaleur lui 
fait subir un double effet : la fusion et la phosphorescence. 

La Couseranite du Couserans (Ariège) offre la combinaison 
mh avec l’un des deux prismes dominants. Blanchätre ou 
grisâtre, quelquefois noire avec P. $. — 2,70 à 2,76 et 
D.— 5,5 à 6; elle fondfacilement, mais s'attaque difficilement 
aux acides. Parfois elle est dans un schiste noir, en cristaux 
vitreux d’un noir bleuâtre ou en prismes courts. Mais le plus 
souvent elle est en prismes gris ou noirâtres dans un calcaire 
noir très pyriteux, près de Saleix et de KSeix. On la trouve 
aussi en prismes grisâtres dans les calcaires du port d’Aulus. 


FAMILLE DES SILICATES HYDRATÉS 


Épidote. H?Cat(Al,Fe)5Si5026, — P. S, — 3,32 à 3,45. 
D.— 6,5. —S, monoclinique : mm — 709; phi— 1159 24", 


L'analyse donne : 38 à 40. Si0?; 18 à 26. AI?03; 9 à 16. Fe°0ÿ; 
0 à 5. FeO; 19 à 2%. CaO; 0,1 à 2,5 de perte au feu. 


ÉPIDOTE, WOLLASTONITE. 231 


ph! a?et; mhtatpbi}, (fi 


Les cristaux sont presque toujours allongés dans le sens de |" 
l’arête ph! et cannelés sur les faces de la zone pot h!. Macles 1! 


fréquentes par hémitropie autour d'un axe normal à At. Cli- 14! 
vage p parfait; h!' imparfait, Cassure inégale. 

Verte, jaune, rouge, brune, noire; en général, le vert-bou- 
teille ou le vert-pistache (Pistazite) domine. Polychroïque 
quelquefois; vert-émeraude à travers p; jaune à travers a!}/, 


ou a!/;. Beaucoup de cristaux d'Épidote, observés à la lumière 


: > ru 


naturelle à travers Al, laissent apercevoir des houppes din- 
terférence sous la forme de deux hyperboles obscures. 

Au chalumeau, se gonfle et s’arrondit en chou-fleur; les 
variétés foncées riches en fer sont facilement fusibles. A peine 
attaquable avant calcination. | 

L'épidote se présentele plus souvent en groupes bacillaires, 
invariablement implantés par une face g!, surtout dans les 
roches cristallines basiques. Elle est fréquente en Dauphiné, 
dans l'Oural, en Scandinavie, etc. 

La Piémontite possède la forme cristalline et les combi- 
naisons de l'épidote, dont elle n’est guère qu'une variété man- 
ganésifère et violacée. 1 1 

La Zoïsite, CaÿAI8Si90%5, rhombique, avec mm— 111916", est 
un silicate très voisin de l’épidote, et dont une variété rose 
s'appelle Thulite. 

Wollastonite, CaSi0®, — P,S$. — 2,8 à 2,9. — D, — 5,0. — 
$S. monoclinique : min —950 35", 


Cristaux po!/, hat}, souvent maclés parallèlement: à p. Cli- 


232 SILICATES DE MÉTAMORPHISME. 


vages p,0 /,,h1. Éclat vitreux : incolore, blanche, grise ; diffici- 
lement fusible; donne avec le sel de phosphore un squelette 
de silice. 

La Wollastonite est à la fois un élément accessoire de cer- 
taines roches basiques, dolérites ou laves, et un élément 
métamorphique des roches calcaires. 


GENRE CHLORITE 


Le genre des chlorites (pos, vert), c'est-à-dire des miné- 
raux en paillettes vertes, flexibles, mais peu ou point élasti- 
ques, forme trois espèces, essentiellement composées, ainsi 
que les variétés qui viennent s’y rattacher, desilice, alumine, 
magnésie, oxyde de fer et eau. Ces trois espèces sont mono- 
cliniques, mais avec forme-limite rhomboédrique. Toutes 
trois ont un clivage p très facile et présentent, par suite de 
croisements de lames, de grandes variations dans leurs pro- 
priétés optiques. 

La première espèce, qui réalise presque exactement la 
symétrie rhomboëdrique, est la Pennine ou mica triangulaire 
d'Haüy, HSMg'AlPSHO!S, — P.S,—2,61 à 2,77, — D. —2,5 à 3. 

La combinaison habituelle donne aux cristaux l'apparence 


de rhomboèdres aigus, qui seraient tronqués par a!. Éclat 
vitreux; vert noirätre sur les faces des gros cristaux: vert 
clair ou vert-émeraude sur la base. Réact. 23. Difficilement 
fusible. En poudre fine, complètement attaquable à la longue 
par l'acide chlorhydrique bouillant. 

Étym. : des Alpes Pennines. 

La seconde espèce est le Clinochlore. — P.S.=— 2,65 à 2,78. 
— D.—1,5 à 3, dont les faces p sont d’un vert tournant sou- 
vent au vert-poireau, un peu nacré, Réact. 23. S'exfolie au 
chalumeau, blanchit et fond sur les bords en émail blanc 
jaunätre. Les cristaux ou les lames empilées du clinochlore, 
ou chlorite hexagonale, sont souvent associés au grenat et au 
diopside. Les échantillons d’Ala (Piémont) offrent au centre 
un noyau uniaxe, entouré de bandes monocliniques. 

Enfin on appelle Ripidolite (ri, éventail) une chlorile 
ferro-magnésienne, en tables d'apparence hexagonale, d'un 


CLINTONITE. 233 


vert-olive ou poireau, qui tapisse des cristaux d’adulaire ou de 
quartz (P.S.—2,78 à 2,96, — D —1 à 1,5). La chlorite écailleuse | | 
variété grenue de cette espèce, d'un vert foncé, forme la | 


masse des chloritoschistes. Fusible sur les bords en émail 
noir magnétique. Réact. 23. Attaquable par l'acide chlor- | 
hydrique. L 


GENRE CLINTONITE (1 


Parmi les silicates hydratés, non exclusivement alumineux, 
qui doivent leur origine au métamorphisme, vient se placer 
une série d'espèces où l’alumine, en proportion dominante, 
est associée au fer, à la magnésie et à la chaux. Toutes déri- 
vent du mélamorphisme de roches plus ou moins complexes, Î 
les unes schisteuses, les autres calcaires. Leur caractère est 
Ja tendance à former, au sein des roches encaissantes, des 
paillettes disséminées, analogues à celle des micas et des 
chlorites, mais dépourvues de toute flexibilité, M. Tschermak 
les a réunies sous le nom de Clintonites. 

Toutes les Clintonites sont monocliniques et paraissent voi- 
sines, par beaucoup de leurs caractères, des micas, auxquels 
elles se relient par les Margarites. Mais leur dureté est beau- 
coup plus grande; car elle varie de 4 à 7; quant à leur densité 
elle est généralement supérieure à 3,5. 

M. Tschermak distingue parmi les Clintonites les sous- 


genres suivants : 


49 CLINTONITES PROPREMENT DITES. 


Densité comprise entre 3 et 3,1; composition exprimée par 
le mélange isomorphe du silicate H#Ca2Mg8Si60?# avec l’alumi- 
nate H?CaMgAlS0®?; cette série comprend surtout la Seyber- 
tite (Clintonite sérict. sens. de quelques auteurs). P.$S. =—3,15. (|. 

D, —5 à 5,5. En prismes d'apparence hexagonale ou en 
doubles pyramides, Clivage p facile, Brun rougeâtre ou rouge 
de cuivre, Infusible, attaquable par l'acide chlorhydrique. 
Engagée dans des calcaires avec serpentine. 

Etym. : dédiée à MM. Seybert et Clinton. 


SILICATES DE MÉTAMORPHISME. 


29 SÉRIE DU CHLORITOÏDE 


Composition exprimée par le mélange du silicate H?Fe?Si207 
avec l’aluminate H?Alf0T; densité comprise entre 3,4 et 
3,59. Dichroïsme marqué. Nous citerons comme exemples : 


Chloritoïde. P.S.=— 3,52 à 3,55. — D.— 5,5. En lames vertes, 
difficilement fusibles, attaquables par l'acide sulfurique; dans 
le calcaire ou associé à l'émeri. 

Sismondine, en masses feuilletées, noires en masses, vertes 
en lames minces, dans un schiste chloriteux du Piémont. 
C'est la variété la plus magnésienne (6 à 7 p. 100). -— P. S. 
3,36. — D.—5,5. À peine fusible; attaquable. 

Étym. : Dédiée à Sismonda. 

Ottrélite, en prismes tabulaires arrondis, gris noirâtres, 
verts par transparence, des schistes d’Ottrez dans les Ardennes 
belges. — P.S. — 3,3. — D. —6. 


GENRE SERPENTINE 


: 
Dans le genre Serpentine, nous comprenons tous les silicates 
1 hydratés de magnésie, depuis ceux qui ont des formes cris- 


tallines définissables jusqu'aux masses amorphes, qui ne 
prennent de facettes que quand elles se substituent par pseu- 
domorphose à d'autres cristaux. 


Talc. H?Mg3SitO!?, PS = 2,002, — D 1215, 


Le tale, qui contient 62 à 63. Si0?; 32 à 33, MgO et 4,7 à 
:,9. H20, se présente en lames minces hexagonales, qui 
paraissent dériver d’un prisme rhombique ou monoclinique 
de 1200, Clivage p facile, Éclat nacré; bleu, vert, gris, quel- 
quefois argenté par réflexion, Onctueux; se laisse rayer par 
l’'ongle. Au chalumeau, jette un vif éclat, devient dur, s'ex- 
folie et fond difficilement sur les bords. Réact. 80. En partie 
attaquable par ébullition prolongée. 

En lames disséminées dans les chloritoschistes, diorites, 


serpentines, calcaires cristallins, dolomies, etc. 


MAGNÉSITE, SERPENTINE. 239 


Le talc offre, en plaques minces, des couleurs de polarisa- | 
tion très vives, où dominent le jaune et le rouge. | 


La pierre ollaire est un mélange de tale, de chlorite, de {110 | 
mica et d'asbeste, formant des couches puissantes dans les (! 
terrains anciens. | 


La Stéatite est un tale compact ou granulaire, de couleur 
grise, vert grisätre, blanche, jaune ou rougeûtre, qui noircit 
d'abord, puis blanchit et fond sur les bords au chalumeau. 
La craie de Briançon en est une variété d’un blanc laiteux. 

C'est à la stéatite que doivent êb'e rapportées une partie 
des substances (Pagodite, Lardite, etc.) avec lesquelles les 
Chinois sculptent des figurines. 


13010, — P,S, —4,2 à 4,6, — D, —2,h, 


Magnésite. H°Mg 


La Magnésite ou Écume de mer renferme 55 à 60. SiO?; 24 à 
26. Mg0; 42 à 21. H°?0. Elle est compacte, opaque, terne, 1} 
blanche, laissant un trail brillant et happe à la langue. $e 
comporte au chalumeau comme la stéatite. Décomposée par 
l'acide chlorhydrique. Elle est souvent pénétrée par du carbo- 
nate de magnésie et accompagnée de calcédoine ou de | 
cacholoneg. 
Une variété rouge-carmin, nommée Quincile, se trouve, 
avec quartz-résinite de même couleur, à Quincy (Cher), dans 
un calcaire tertiaire, 


Serpentine. HtMg®Si20% ou H$Mg?Si?010, { 


Tous les minéraux qu'on attribue à la serpentine ont une 
structure schisteuse, feuilletée, fibreuse ou amorphe. La plu- 
part des cristaux qu'on avait considérés comme originaux 
sont des pseudomorphoses de pyroxène, d'amphibole, mais 
surtout d’enstatite et de péridot, Mais il existe aussi des ser- 
pentines cristallisées, telles quel’Antigorite, à clivages pseudo- 1 
cubiques, etle Chrysotile en fibres soyeuses jaune d'or verdâtre. | 

L'analyse donne #1 à #3. Si0*; 41 à #4. MgO; 13 à 18. H?0. 

Cassure conchoïdale, esquilleuse ou inégale. Éclat faible, 
résineux ou gras. Trait brillant. Poussière blanche. Blanchit 
et fond diflicilement au chalumeau, P.S$, 2,47 à 2,6. — 
D. 


SILICATES DE MÉTAMORPHISME. 


Réact. 48 et 80. Attaquable sans faire gelée par l'acide chlor- 
hydrique. 

La Serpentine noble est massive, de couleur vert-olive et 
translucide sur les bords, tandis que la serpentine commune 
est de teinte sombre, à peine translucide, et fréquemment 
associée, d'ailleurs, à des paillettes brillantes de diallage. 

Le vert-pomme est la couleur de la Williamsite, qui est 
fortement translucide. 

La Bastite ou Schillerspath forme des lames facilement cli- 
rables, à éclat métalloïde; brun-tombac ou jaune de laiton. 

On appelle Chrysotile une serpentine en fibres soyeuses, 
d'un vert tirant sur le jaune d'or, qui se distingue de l’asbeste 
par sa solubilité dans les acides et sa teneur en eau. 

Le mélange de veines calcaires avec la serpentine commune 
constitue le marbre vert antique. 


TROISIÈME SECTION 


DESCRIPTION DES MINÉRAUX 
DU DEUXIÈME GROUPE 
OU ÉLÉMENTS DES GITES MINÉRAUX 


PREMIER ORDRE 


OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES 


OXYDES 


Glace. H?0. PS. — 0,918 à OC. -- D. —1,5. —S, hexa- 


gonal. 


La glace se présente en tables hexagonales minces, maclées 
parallèlement à », et la neige offre un grand nombre de 
figures étoilées, produites par des groupements de cristaux 
maclés. Clivage p. Éclat vitreux. Double réfraction positive 
mais faible. 

A l'état de névé, puis de glace de glacier, la glace est en 
grains cristallins, dont chacun a son orientation optique, mais 
qui peuvent grossir par adjonction d'individus adoptant la 
même orientation. 

Rutile, Ti0?.—P,S.—4,27. — D. = 6à 6,5. — S, quadra- 
tique. 


Principales combinaisons : at; htbt; mhhatbt (fig. 224); 
mhib1 ; mht A2 ab, etc. 


238 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


Macles fréquentes, suivant b1, entre cristaux géniculés sous 


225), cette macle pouvant se répéter 


un angle de 1149 26’ (fig. 225) 
sur cinq individus. Une autre macle, avec accolement suivant 


b1/,, produit des cristaux en fer de lance. Clivage parfait m; k! 
moins facile; cassure conchoïdale. Double réfraction éner- 
gique. Éclat adamantin, inelinant au métallique; brun rou- 
gedtre, rouge, jaune; noir (quand il contient du fer); pous- 
sière gris brunâtre. 

Sans changement au feu du chalumeau. Réact. 69, surtout 


avec l’étain. Soluble dans les acides, après fusion avec alcali 
ou carbonate alcalin. 

Cristaux fréquemment aciculaires et pénétrant des masses 
de feldspath ou de quartz; forme quelquefois dans le quartz 
des filaments d’un blond doré ou cheveux de Vénus. Quelque- 
fois implanté, en petits cristaux rouges aplatis (mh#h?a'b'ai/3) 
sur de l’oligiste. 

Étym. : nommé Rutile à cause de sa couleur rutilante. 


Anatase. Ti0?. P.S, 3,83 à 3,95. — D. 5,5 à 6. — 
S. quadratique. 


Combinaisons : bt;pbt; b5b1 (fig. 226); bTbt, etc. 

Faces généralement nettes et unies. Clivages nets p et b!. 
Cassure conchoïdale. Double réfraction négative. Eclat ada- 
mantin, submétallique. Bleu indigo, noir, jaune de miel, etc. 
Infusible et phosphorescente au chalumeau. Réact. 69, 

En cristaux généralement très petits, implantés dans les 


BROOKITE, CORINDON. 239 


fentes des gneiss, micaschistes, etc.; souvent avec quartz, 
albite, épidote et chlorite (Oisans). 
Étym. : àvéraots, allongement, parce que son octaëdre est 


généralement aigu. Nommée aussi Octaédrite. 


Brookite. TiO?.—P,S,—4%4,08 à 4,13. —D.—6,-—$, rhom- 
bique : mm = 999 50". 


Clivage g!. Couleur brun jaunâtre, brun rougeâtre, rouge- 
hyacinthe, avec poussière jaunâtre. La variété Arkansite est 
gris noir avec poussière gris de cendre. Au chalumeau, sur 
le charbon, prend l'aspect d'un fragment de tôle de fer. Géné- 
ralement associée à l’anatase, en tables aplaties suivant At, 

Étym. : dédiée au minéralogiste Brooke. 

Nous ne reviendrons pas ici sur ce que nous avons dit ! du 
timorphisme de l'oxyde de titane TiO? et sur l'explication 
qu'en à donnée Mallard, par des groupements d'individus 
monocliniques à symétrie-limite quadratique, 


GENRE ALUMINOXYDE 


Corindon. Al20%,—P.S.—3,95à#4,08.—D.—9.—S, rhom- 


boédrique : pp — 86° #. 


Contient généralement de 0 à 8 d'oxyde de fer, à 0 à 1 de 
chaux, 0 à # de silice et 0 à 3 d’eau. 

Combinaison : dt; d'at; d'e,, avec un autre 
isocéloèdre plus aigu (fig. 227); d'atpes. Cli- 
vages p et &; Stries triangulaires sur a!. 
Dichroïque : bleu en lames suivant a! : vert 
en lames parallèles à l'axe ternaire; infusible, 
insoluble. 

Le corindon, que sa grande dureté place 
immédiatement après le diamant, fournit des 
gemmes très estimées et de couleurs variées. 
IL est bleu dans le Saphir proprement dit ou 


S. oriental; rose dans le Rubis (oriental) ; jaune 
(Topaze orientale); vert (Émeraude orientale) ; Fig. 227. 


1. Voy. ane, p. 131. 


240 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


violet (Améthyste orientale); incolore (Saphir blanc). La colora- 
tion varie fréquemment dans le même échantillon. Éclat 
vitreux, nacré ou bronzé; offre quelquefois le phénomène 
de l’astérisme. Très électrique par frottement. Se rencontre 
dans le granite, le basalte, les chloritoschistes, les sables 
diamantifères, etc. 

Étym. : Karund ou Korund, nom indien. 

L'Émeri est un corindon grenu ou compact, mélangé à des 
quantités très variables de magnétite ou d'oligiste. On y 
trouve de 44 à 84 p. 100 d'alumine, et de 8 à 50 p. 100 d'oxyde 
de fer, avec 1 à 9 de silice, Sa dureté le fait employer pour le 
polissage. 

Le Diaspore est un hydrate d’alumine H?APO*, à 1% ou 
15 p. 100 d’eau, cristallisé dans le système rhombique en 
tables mb1g!, aplaties suivant g! et offrant un bel exemple de 
trichoïsme. Il décrépite au chalumeau; mais il est infusible 
et inattaquable. P.S.=3,3 à 3,5.—D.—6,5 à 7. 

Etym. : Gsacneipw, je décrépite. 

Nous ne pouvons pas séparer de la famille des hydrates 
d'alumine la Beauxite ou Bauxite, H#{Al,Fe} 0°, Ce minéral, 
où le fer remplace l'aluminium comme élément isomorphe, 
contient 40 à 53. AlOS, 27 à 33. Fe?0% et 20 à 24 d’eau. 

Blanchâtre, grisâtre ou rougeâtre, en gros grains ou en 
masses pisolitiques, difficilement attaquée par l'acide chlorhy- 
drique, la Bauxite constitue un minerai d'aluminium. 

Étym. : Localité de Beaux, près d'Arles. 


ALUMINATES 


Cymophane. GIAl?0f., — P,S.—3,5 à 3,84. — D, —=8,5. — 
S. rhombique : mm = 1199 46". 


Cristaux d'apparence hexagonale, par suite de macles de 
six individus offrant la combinaison pb!}. Clivages p,g!. Poly- 
chroïque. 
fclat vitreux, couleur vert d’asperge, vert d'herbe, vert- 


émeraude, jaune verdâtre. Transparente ou translucide, Cas- 
sure conchoïdale, inégale, Réact. 82. Inattaquable. 


SPINELLE. 241 


Elyn. : ua, vague, el yaive, je parais, à causé de l'opales- 
cence de certains cristaux. Nommé aussi Chrysobéryl où béryl 


doré, 
GENRE SPINELLE 


Spinelle, MgAlO*., — P,S.— 3,5 à 4,9. — D, —8. —S$, cu- 
bique. 


La forme dominante est «!; on observe aussi p, a1/,, «@?, bt, 
Les cristaux sont généralement maclés (fig. 228) suivant at, 
Cette macle est si usuelle qu'elle est connue sous le nom de 
macle des spinelles. 

La composition du spinelle est assez variable, la magnésie 
pouvant être partiellement remplacée par 
l'oxyde ferreux (jusqu'à 24 p. 100) et la 
chaux (0 à 10 p. 100), tandis que l'oxyde 
ferrique, remplaçant l'alumine, peut inter- 


venir de 0 à 1% p. 100. Presque tous ren- 
ferment près de 2 p, 100 de silice, 


La couleur est très variable ; on observe : fr “ 
rouge foncé (Rubis spinelle); rose (Rubis r 0 
balais); jaune d'or (Rubicelle); vert, bleu Fig. 28. 


ou brun (Ceylonite, Candite); vert de pré 
(Chlorospinelle) ; noir (Pléonaste, Picotite). Éclat vitreux très vif, 

Infusible; les variétés rouges changent momentanément de 
couleur, mais, en se refroidissant, reprennent leur nuance 
primitive. Difficilement soluble dans le borax; plus facile- 
ment dans le sel de phosphore. 

Le nom de Spinelle est très ancien; celui de Ceylonité rap- 
pelle que cette gemme à été trouvée à Ceylan, associée au 
saphir. Le Pléonaste, ainsi nommé par Haüy parce qu'il est 
surchargé de facettes, est un spinelle noir, à 17,5 p. 100 de 
MgO et 1% de FeO. On le trouve à Ceylan, à la Somma, au 
Tyrol, au Puy, etc. La Picotite est un spinelle chromifère. 

Toutes ces variétés résistent énergiquement à l'acide fluor- 
hydrique. 

Dans les lames minces, le Pléonaste est opaque ou vert 
foncé; la Picotite, opaque ou brun jaunûtre. 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 16 


242 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


En vertu des lois de l'isomorphisme, le spinelle magnésien 
sert de type à toute une série d'alwminates où le fer, le 
chrome, le zinc, la magnésie, l'alumine, se remplacent 
mutuellement et qu'on a rangés sous la dénomination de 
Spinellides. Tous sont cubiques et affectent une préférence 
marquée pour la forme octatdrique, avec macle des spinelles. 
Nous citerons les suivants : 

La Hercynite (Fe,Mg)Al0", la Gahnite ou Spinelle zinci- 
fère (Zn,Mg,Fe) (Al,Fe Of, la Creittonite ou Gahnite ferrifère, 
à 14 p. 100. FeO, la Dysluite ou Gabnite ferro-manganésifère. 

L'individualité de plusieurs de ces espèces est d’ailleurs dou- 
teuse et quelques-unes peuvent n'être que des mélanges où 
intervient l'oxyde de fer. 

Le fer chromé et le fer oxydulé ont des titres incontestables 
à figurer, ainsi que la Franklinite, parmi les spinellides. 
Cependant nous en réservons la description pour le groupe 
des minerais, avec lequel ils se elassent encore plus naturelle- 
ment. 


NITRATES 


Nitre ou Salpètre. KAz0%. — P.S.— 1,937. —D.— 2. — 
S. rhombique : mn 1189 49° ou 1190 14. 


Combinaisons : mg'etb1/,; mg'e?elet/;; macles suivant m; 
clivage et parfait, g! moins parfait. Incolore, blanc, gris. Éclat 
vitreux. Saveur salée et fraiche. Fondu sur le fil de platine, 
colore la flamme en violet, Soluble. 


BORATES 


Borax. LH?0Na?B'OU, — P,S. — 1,7. — D. —2 à 2,5. — 
$. monoclinique : mm—:87. 


Combinaison #4 g! pbibt 2 Clivage parfait Al, moins 


parfait »#. Blanc, grisâtre; éclat vitro-résineux. Dispersion 


croisée. Saveur alcaline. Gonfle et fond au chalumeau. Réact, 
16,23. Se trouve sur les bords de certains lacs au Tibet, en 
Californie, en Perse, etc. C'est le Tinkal de l'Inde. 


BORACITE. 243 


Un borate de chaux, compact, terreux, dont l'aspect rap- 
pelle la craie, est la Pricéite (dédiée à Price) de Californie. 


Boracite. MgîB1603%0 -L MuCl?. — P. $. — 2,91. — D. — 7%. Ie 
— S$, cubique. 


La Boracite offre, au moins en apparence, un remarquable 
exemple de la symétrie cubique avec hémiédrie tétraédrique. 
1 


Combinaisons : p, £at: pht, Lat (fig. 2299; pbt, + at (droit), À a! 


tel 


gauche), & a? (fig. 230). Les faces marquées 1 et qui corres- 


pondent à l'un des deux tétraèdres étant mates et raboteuses, 


[r 
L 
celles du tétraèdre conjugué, notées 2 et entourées par les | 
facettes de l'hémitrapézoëèdre, sont unies et brillantes. \R 
Clivage imparfait suivant 4!. Cassure conchoïdale ou inégale, 
Incolore, blanche, grise, jaunâtre, brune; poussière blanche. 
Éclat vitreux. Pyroélectrique; les pôles antilogues corres- 
pondent aux faces notées 2 sur la figure 230, les pôles 
analogues aux faces 1. Au chalumeau, bouillonne, colore la 
flamme en vert et fond difficilement en une perle blanchätre. } 
En poudre fine, lentement soluble dans les acides chlorhy- 
drique et azotique. Se trouve dans des gisements d'anhydrite, 
de gypse et de sel. 
1l 


Les propriétés optiques de la Boracite ont conduit Mal- | 
lard à considérer ce minéral comme devant sa symétrie 
cubique apparente au groupement de douze individus ortho- 
rhombiques, dans lesquels, selon M. Em. Bertrand, l'angle 
des axes opliques est voisin de 90 degrés. Dans ce cas, les 


faces b1 deviendraient At; p serait m,a! se changerait en e!. 


244 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


Du reste, les cristaux de Boracite sont généralement formés 
de lamelles minces, parallèles à A! ou à e! et offrant l'une des 
six orientations que permet la symétrie-limite du système. 
Nous rappellerons aussi que, vers 265°, la Boracite devient 
complètement isotrope. Cette transformation absorbe une 
quantité déterminée de chaleur. 


CARBONATES 


Les carbonates anhydres, qui forment une des divisions les 
plus naturelles de la minéralogie, peuvent être partagés, 
d'après le genre de leur symétrie cristalline, en deux familles, 
dont chacune offre un exemple bien défini d'isomorphisme 
entre des espèces qui toutes répondent à la formule RCOñ. 
L'une de ces familles se compose de carbonates rhombiques, 
dont les formes dérivent d'un prisme orthorhombique à angle 
voisin de 1200 et où les bases sont la baryte, la strontiane et 
la chaux. L'autre est formée de carbonates rhomboédriques, 
dont l'angle est compris entre 105° et 1079 30', les bases iso- 
morphes étant CaO, MgO, FeO, MnO, CeO, Zn0. Nous allons 
décrire ceux de ces carbonates qui ne rentrent pas dans la 
catégorie des minerais métalliques. 


FAMILLE DES CARBONATES RHOMBIQUES 


Withérite, BaCo. — P.S,—#4,2 à 4,3. — D. —3 à 3,5, 
S. rhombique : num — 117044". 


Combinaisons : mg! bl/se1/, (fig. 234). 
Cristaux presque toujours maclés, de 
manière que les faces e!/, et g! apparais- 
sent seules au dehors, donnant naissance 
à des pyrarnides hexagonales. Clivage g! 
assez net. Double réfraction assez éner- 
gique. Cassure inégale. 

Éclat vitreux, un peu résineux; blanche, 
grise, jaunâtre. 

Ch.:Réact.17et87, Fusible en émail blanc, 


STRONTIANITE, ARAGONITE, 


Se trouve en cristaux et masses bacillaires, accompagnées 


de barytine, 
Étym. : dédiée à Wilhering, qui l'a découverte. M 
: 


Strontianite. SrCO0®. — P.S.—=3,68 à 3,71.— D. —=3,5. — | 
S. rhombique : mm = 1179 18. | 


Cristaux presque toujours maclés, ordinairement petits ou 
aciculaires, en prismes mg1, où les macless’accusent par des 
angles saillants et rentrants, groupés en masses bacillaires: 
Clivage m assez parfait. Double réfraction assez énergique. 
Éclat vitreux; incolore ou blanche, rosée, verdätre. | 

Ch. : Se gonfle et brille, Réact. 2, en laissant une masse en 
chou-fleur; difficilement fusible, Réact. 87. Précipite par 
l'acide sulfurique. Du papier, trempé dans la solution azotique 
ou chlorhydrique, brûle avec flamme rouge. 

Étym. : De Strontian en Écosse. M 


Aragonite. Ca(03, — P, S.— 2,93 à 2,94. — D. = 3,5 à #4. 
S. rhombique : mn = 1169 16". 


Combinaisons : mp; met/:3; mpe!/,; mg! et. Macles fréquentes : 
1» par hémitropie normale avec m pour plan de jonction 


(2 
* die : 
a ù æ : 
e e 
Fig. 


(fig. 232), produisant des angles saillants et rentrants de 127 28'; 
2 par accolement de trois prismes, laissant entre eux un 
vide de 11012" (fig. 233), quelquefois rempli, comme dans la 
figure 23%, par la matière de l’un des trois prismes. Cette 
dernière macle est une macle parallèle et représente les trois 


246 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


posilions que peut prendre le réseau quasi-hexagonal de 
l'aragonite, Les prismes pseudo-hexagonaux qui en résul- 
tent ofrent ainsi des angles saillants ou rentrants de 
116916", de 127028", de 168048’ (1 w) pour macle suivant g?, 
de 174024 (gt). Les angles rentrants de 174 2# s'observent 
dans les cristaux prismatiques et lransparents de Vertaison; 
les angles saillants de 1169 16’ et rentrants de 1689 48" s'obser- 
vent à Bastennes, dans les cristaux rougeätres, disséminés au 
milieu de l'argile, et aussi à Molina. 

Clivage g! distinct. Double réfraction énergique. Éclat 
vitreux; incolore, blanche, jaune, verte. Fragile. 

Ch. : Dans le matras, gonfle et se délite; à la flamme 
directe de l'alcool, s'éparpille en parcelles légères. Réact. 87, 
un peu plus lente à se produire dans les acides étendus que 
pour la calcite. Au spectroscope, Réact, 2, à cause de la 
strontiane, dont l'aragonite contient de 1 à # p. 100 à l’état 
de carbonate. 

Chaulfée à une température élevée, mais inférieure à celle 
de la décomposition, l'aragonite décrépite et se partage en 
un grand nombre de petits cristaux rhomboédriques de cal- 
cite, 

L'aragonite ne forme jamais de grandes masses; elle est 
souvent en agrégations bacillaires ou fibreuses, coralliformes 
(flosferri), stalactitiformes (Antiparos), etc., quelquefois en 
grains (Carlsbad). 

L'aragonite se transforme en calcaire amorphe par calci- 
nalion au rouge et en marbre cristallin par fusion. Elle 
existe dans un grand nombre de coquilles de mollusques. Les 
valves de Tridacna gigas semblent en être exclusivement com- 
posées. Le calcaire nacré (Schaumkalk) du Zechstein allemand 
est du gypse transformé en aragonile. 

Étym. : De l’Aragon, où les cristaux abondent dans les 
marnes salifères de Molina et de Valencia. 


Citons encore l'Alstonite, BaCal?05, rhombique (nm 
voisin de 1200), et la Barytocalcite du Cumberland, de mème 
formule, qui cristallise en prismes monocliniques de 
1060 54. 

Enfin il existe une barylocalcile rhomboédrique, où l'angle 


CALCITE. 247 


pp est à peu près de 1059, comme dans la calcite. Le carbo- 
nate double de baryte et de strontiane offre donc un cas bien 
délini de trimorphisme. 


FAMILLE DES CARBONATES RHOMBOËÉDRIQUES 


Calcite. CaCO0?,— P.S,— 2,70 à 2,73. —D.=—=3. —$.rhom- 
boédrique : pp == 105! 


). 


La calcite est celle de toutes les espèces minérales qui, par 
la netteté de ses caractères, a le plus influé sur le développe- 
ment de la science minéralogique. 

On compte plus de 170 formes simples observées ; le nombre 
des combinaisons est pour ainsi dire illimité. 

Le rhomboëdre primitif p est très rare, même en combi- 


Fig. 237. 


naison, Il ne se produit que par l'évaporation des dissolutions 
de carbonate calcique très pur dans l'eau chargée d'acide 
carbonique. En revanche, le clivage p élant facile et net, on 
obtient aisément des rhomboëdres de clivage p (fig. 235), où 


l'angle plan du sommet est de 1019 55". On connaît plus de 


8 rhomboëdres sur les angles à, de 37 sur les angles e. Parmi 
ces derniers, nous noterons : le rhomboëdre inverse et 
lig. 236), où l'angle dièdre au sommet est de 78° 51", et dont 
les arêles peuvent être tronquées par le clivage p (fig. 237) 


avec pet adj. — 1299 25 30"; ce rhomboëèdre e! est la forme 


248 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


des cristaux de calcile, avec remplissage de grès, de Fontai- 
nebleau; le rhomboëdre e% (fig. 238) ou contrastant d'Haüy, 
avec angle de 65950"; c#/», encore plus aigu, car l'angle est 

de 63051"; ef/, ou rhomboëdre cuboïde d'Haüy, 
1) Al ainsi nommé à cause de son angle de 880 48! 
| et bien qu'il y en ait un autre, e? 


;, encore 


! 


plus voisin du cube, l'angle étant de 900 55, 
Le rhomboëdre bt (fig. 239) ou équiare est 
très aplati : son angle dièdre au sommet est 
de 1349 57’ et l’on a pb! 1429 32! 30”. 
On connait le prisme e?, avec pe? = 134937! 


Fig. 


Fig. 299. 


; souvent combiné avec b! et formant la variété dodécaëdre 
| d'Haüy (fig. 240); l'angle e? b! adj. est de 116° 15’, Quand cette 
forme se raccourcit au point que e? dis- 


( 
i 


paraît presque, on a la calcile en tête de 
clou. I ne faut pas confondre la combi- 
naison el b!t avec une autre qui lui res- 


Fig. 240. 


semble et qui résulte de lunion de bt avec le rhomboèdre 
aigu €%/;,, de 69° 36 (fig. 241). Le prisme d! se montre aussi 
et sa combinaison avec et! donne la figure 242, où d!et adj, 
+: 1400 34’ 30”. 


CALCITE, 


\ 
Les scalénoëdres (fig. 243) sont fréquents et surtout les || 


mélastatiques. Parmi ces derniers, d?, souvent allongé (fig. 24%), 
parfois lronqué (fig. 245) par le clivage p (pd? —150 58), | | 
avec de dadj.—1##°2# (arète longue), 104938" (arête courte) 1! 


Fig. 243. Fig. 244. 


et d & sur d'— 1329 59"; et dé, de 94° 1’ (sur d!) dominent au 
Derbyshire. 
On connaît la combinaison e? b! d? (fig. 246) ou calcite ana- 


logique d'Haüy. Des Cloizeaux à signalé, dans les cristaux 


b' 


8 


Fig. 240. Fig. 247. Fig. 248. 1| 


isolés au milieu de l'argile d'où s'extrait le spath d'Islande de 
Rodefjord, la combinaison pbtd? (lg. 247), avec b*b#— 16% 0; 
pbt= 167 14 ; pd? — 1500 58", L'aspect de ces cristaux rappelle 
celui d’un cube pyramidé. 


La face «! est fréquente (pa! — 13592316"), généralement 


250 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


rugueuse et opaque. À Andreasberg, elle est associée à e?, 
Les faces b1, b?, dl sont d'ordinaire striées parallèlement à leur 
intersection avec p. 

Macles fréquentes : 4» par hémitropie normale avec b! 
pour face d'assemblage. Les rhomboèdres les plus trans- 
parents du spath d'Islande sont souvent pénétrés de minces 
lamelles orientées suivant celle loi, qui préside aussi, 
comme nous le savons, au décollement par glissement de ia 
calcite. 

20 Par hémitropie normale avec at pour face de jonction. 
Sur les scalénoèdres, cette hémitropie, qui se réduit à une 


rotation de 60° autour de l'axe ternaire (la rotation de 120» 
ne faisant que substituer les sommets), produit une sorte 
d'isocéloèdre (fig. 248) avec angles rentrants à quatre facettes. 
Avec la combinaison bl'e?, au lieu de la figure 240, où les 
faces e? sont terminées de manières différentes aux deux 
extrémités d'une même verticale, on a la figure 249. 

39 Plan d'assemblage parallèle et axe d'hémitropie normal 
à e! (fig, 250). Les scalénoèdres de Traverselle, maclés suivant 
celle loi, ont leurs axes principaux se coupant suivant des 
angles de 52 à 53°, 

4° Plan d'assemblage p et axe normal à p. Les axes princi- 
paux font des angles de 90946" et de 89°1#%, Cette macle est 
dite en cœur, parce qu'elle produit, avec les scalénoèdres d? 
du Derbyshire, une figure d'apparence cordiforme. 

En dehors des clivages, la cassure de la calcite, dificile à 


obtenir, est conchoïdale. Double réfraction énergique, néga- 


CALCITE, y | 


tive. Éclat vitreux : le rhomboëdre et/, est généralement terne 
et arrondi. Couleur variable. 

Ch. : Infusible; devient blanche ét opaque, sans changer 
de forme; devenue caustique, jette un vif éclat. Facile effer- 
vescence avec les acides. 

Dans les plaques minces, la calcite est essentiellement 
caractérisée par ses couleurs de polarisation; elle est comme 
irisée par des leintes grises, roses et bleues, qui rappellent 
les feux des perles fines; sur les plaques peu inclinées rela- 
tivement à at, les trois clivages dessinent des lignes très fines, 
souvent très régulières, s'entre-croisant sous des angles 
de 1209, 

La calcite est répandue dans la nature en grande abon- 
dance. La variété la plus pure est le spath d'Islande, connu 
pour l'énergie de sa double réfraction, visible à l'œil nu. Ce 
spath, qui renferme 43,70, C0?; 56,15. CaO et 0,15 d'oxydes 
ferreux et manganeux, remplit une grande cavité dans un 
trapp amygdaloïde. Le rhomboëdre basé pat se présente quel- 
quefois au Hartz en lames très minces. A Andreasberg, le 
prisme basé at e? offre un éclat vitreux sur e?, nacré sur a!. 

Les stalactites et les stulagmites sont de la calcite concré- 
tionnée, clivable intérieurement en rhomboèdres. Quand 
leurs couches sont de nuances différentes, elles forment 
l'atbätre calcaire (ulbätre oriental d'Égypte; onyx d'Algérie). 
Les concrétions calcaires sont parfois en grains (pisolites, dra- 
gées de Tivoli). Le spath satiné, à éclat soyeux etnacré, est une 
calcite à fibres excessivement fines. 

C'est encore la calcite, plus ou moins pure, qui forme les 
divers marbres, statuaires (Paros, Carrare) ou compacts. 

L'Hémutoconite est un calcaire marbre rouge de sang, 
mélangé d'oxyde ferrique. A la variété grenue appartient le 
marbre rouge antique. Quant aux variétés plus ou moins 
amorphes de calcite qui forment les divers calcaires connus, 
leur étude appartient à la lithologie plutôt qu'à la minéra- 
logie. 

Il y a des cas fréquents de pseudomorphoses, où la caleite, 
conservant ses formes, à été lransformée en quartz, en cala- 
mine, en barytine, en pyrile, elc. 

La calcite se distingue de l’aragonite par sa densité moindre. 


292 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


292 
son effervescence plus facile aux acides et la manière difté- 
rente dont elle se comporte au chalumeau. Le dimorphisme 
du carbonate de chaux s'explique d'ailleurs sans peine, si 
l'on réfléchit que la symétrie de l’aragonite est pseudo-hexa- 


gonale, 


Dolomie. — La Dolomie (dédiée à Dolomieu), répond géné- 
ralement à la formule CaMgC?206, c'est-à-dire à CaC05 + MgCOS, 
qui correspond à 54,21 p. 100 du premier carbonate contre 
#5,79 du second. Plus rarement, sa composition peut être 
205 (63,97 contre 36,03) ou par 


exprimée par CaÿC309 LMg 
Ca2C206 -L MeCO? (70,30 : 29,70). 


P.S. — 2,85 à 2,92. — D. = 3,5 à 4 —S. rhombotdrique : 
pp 1069 15°, avec angle plan du sommet égal à 1029 37! 46". 


Autant le rhomboèdre primitif est rare 
pour la caleite, autant le rhombhoèdre p 
de la dolomie est fréquent, soit seul, soil 


en combinaison avec a! (fig. 251), l'angle «tp étant de 13608". 


Les principales combinaisons sont : p;pat;pet (fig. 252): 
pbl; at e%; ape; d'pe; d'petel, etc. Le prisme € est fort 
rare. Quelques formes indiquent une hémiédrie au moins 
apparente. Du reste, les figures de corrosion de la dolomie 
ne sont jamais symétriques et conduisent à l'hypothèse d’un 
polyèdre moléculaire holoaxe hémisymétrique, dont l'influence 
est habituellement masquée par la coexistence des formes 
conjuguées. 

Clivage p parfait. Hémitropies normales avec a! et p pour 
faces de jonction. Double réfraction énergique, négative. 
Éclat vitreux; couleur variable. 


DOLOMIE, GIOBERTITE. 253 


Ch. : Infusible, À la température ordinaire, la poudre fait 
effervescence avec l'acide chlorhydrique ; mais les fragments 
non pulvérisés se dissolvent lentement et sans effervescence 
appréciable, quoique complètement, 

La dolomie. peut être compacte, saccharoïde où marmo- 
réenne, et grenuce; elle est quelquelois bitumineuse, fétide et 
cendreuse. 

La dolomie grenue se distingue en général par un toucher 
beaucoup plus rude que celui des marbres calcaires. 

Presque toutes les dolomies contiennent un peu de fer et 
de manganèse, remplaçant la chaux ou la magnésie par voie 
d'isomorphisme, On donne le nom de spaths brunissants aux 
dolomies qui contiennent plus de 15 p. 100 de carbonate 
ferreux, parce qu'elles brunissent par exposition à l'air. Gest 
aussi à ces variétés que s'applique la dénomination d'Ankérile. 


La Giobertite, MgU0*, est rhomboédrique : pp = 107 30. 
L'35. 2,99 à 3,15. — D. 4,5 à 5. 


Les seuls cristaux connus ont la forme p. Clivage p parfait. 
Double réfraction énergique, négative. Éclat vitreux: inco- 
lore, jaune ou brune. 

Ch. : Réact. 81, Se dissout dans l'acide chlorhydrique; 
mais l'effervescence ne se produit qu'à chaud. 

Étym. : nom donné par Beudant en l'honneur de Giobert. 
Beaucoup d'auteurs emploient le nom de Magnésile, qui à 
l'inconvénient de désigner aussi l'écume de mer. 

L'isomorphisme de la magnésie et de l'oxyde ferreux ne 
donne pas seulement naissance aux variétés, plus ou moins 
bien définies, qu'on appelle spaths brunissants. Quelques 
combinaisons se montrent plus particulièrement stables et 
constituent presque des espèces. Nous en cilerons deux, la 
Pistomésite (MgC0? + FeCO') avec pp 1079 18", el le Mési- 
tine (Mg*°C205 - FeCO?) avec pp = 1070 14. 


Les carbonates de fer, de manganèse et de zinc pourraient 
ici trouver place, de même que le carbonate de plomb serait 
convenablement décrit à la suite de la série rhombique. Mais 


les uns et les autres sont réservés pour le groupe des minerais. 


25% OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


FAMILLE DES CARBONATES HYDRATÉS 


Nous n'en citerons qu'un seul, le Natron, H?°Na?CO15, — 
P.S. —1,42.—D.—1 à 1,5. —S. monoclinique : mn—790 #l", 

En cristaux me!/,; mgle1/,, etc. Efflorescent, fusible, soluble, 
saveur piquante; donne avec les acides une vive effervescence. 
En dissolution dans les lacs Natron en Egypte, et dans la 
plupart des eaux thermales alcalines. 


SULFATES 
FAMILLE DES SULFATES ANHYDRES 


Barytine. BaSO®. — P, S — 4,48 à 4,7: 
— $. rhombique : num — 1042 40’, 


= 
19 
| 
© 
us 


Combinaisons : mp@ (fig. 253), avec pa? — 1419 $'; au? adj. 
— 11043"; pm a?,avec a? subordonné (fig. 254) ; pa? et (fig. 255), 


avec ele! adj.—10502#"; mp et b17, (fig. 256): mpa?ht @ bip; 


péchWg';plgl; mel; mp@ de gl; patæet, très aplati, 
donnant aux cristaux une forme tabulaire, etc. 

Quelques auteurs, notamment M. Tschermak, adoptent pour 
forme primitive le prisme de 116° 21’, formé par les faces «!: 
alors p devient g! etm se change en at. 

Clivages p et rm» parfaits; g! moins parfait. Macles par hémi- 
tropie normale à At, Cette macle réunit d'ordinaire un grand 


CÉLESTINE. 255 


nombre de cristaux, de manière à reproduire la forme d'une 
crête de coq (Barytine 
Couleur blanche, passant au jaune, au brun, au rouge ou 


rélée). 


au bleu, Éclat vitreux, accidentellement nacré. 
Ch. : Décrépite et fond difficilement, avec Réact. 17, Sur le 
charbon, Réact. 4%. Fondue au feu de réduction, humectée 


d'acide chlorhydrique et exposée au bord bleu de la flamme, 
ne donne aucune coloration (ce qui la distingue de la Géles- 
tine). Insoluble dans l'eau, les acides et les alcalis. 

Abonde dans les filons et amas métallifères, où elle est 
souvent en lames ou en tables nacrées d'un blanc de lait. 
Les plus gros cristaux, de couleur blonde, se trouvent en 
Auvergne. 

Étym. : Baoys, pesant. De là le nom de Selawerspatl où spalh 
pesant des Allemands, 


Célestine. SrSU!, PS. — 3,92 à 3,97. — D. = 3 à 3,5. — 
S. rhombique : mm 1049 10° (103958! d'après Friedel). 


Combinaisons : "pet (fig. 257) avec etet adj. = 104 8'; mp@et 


fig, 258) avec pa? = 1400 35 :pahtetvavecc—"\0!/;lt/,g1/at; 
cl, elc. Les formes sont à peu près les mêmes que pour la 
baryline ; mais c'est en général l'allongement suivant la petite 
diagonale, c'est-à-dire parallèlement à pet, qui prévaut, 

Clivage p parfait; m distinct, g! moins facile. Double réfrac- 
tion positive. Polychroïque. Couleur blanche, passant souvent 
au bleuätre (d'où le nom de Célestine) ou au rougeätre, Éclat 
vitreux ou nacré. 

Ch. : Décrépite vivement; fond difficilement. Réact. 44, Un 


256 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


petit fragment, humecté d'acide chlorhydrique, donne la 
Réact, 2. Insoluble. 

En cristaux prismatiques nacrés, avec soufre natif, en Sicile; 
en masses laminaires dans le Tyrol et le Devonshire; en 


nodules compacts avec petits cristaux aciculaires à Mont- 
martre; en masses fibreuses bleues dans le terrain crétacé 
inférieur de l'Est de la France, etc. Parfois pseudomorphique 


de gypse ou de calcaire. 


Anhydrite ou Karsténite. CaSO'. — P.S, — 2,89 à 2,98. 
— D,—=3 à 3,5. —S$. rhombique : mm— 96 36". — (Les 
évaluations des auteurs, pour mm, varient de 94040" à 
1030.) 


L'Anhydrite est caractérisée par ses trois clivages à angle 
droit, suivant p,ht el g!. Ce dernier est le plus net et le plus 
facile. Il a l'éclat nacré et est marqué de stries fines paral- 
lèles à pg!. Le second, presque aussi facile, est le clivage p, 
vitreux, également strié suivant pgt. Le clivage A! est plus 
terne, un peu moins net et dépourvu de stries. Ces trois 
clivages, qui donnent à l'anhydrite une apparence de symé- 
trie cubique, expliquent le nom de Wär/elspath qu'elle avait 
recu de Werner, mais que ce dernier a changé plus tard en 
celui d'Anhydrite, pour marquer l'absence d'eau de consti- 
tution. 

Combinaisons : mel; mele?/,; mpet; mphgl; phg'b1}, avec 
les facettes  bibi/,ht ? et fbtb1/,h1 À, 

Couleur blanche, passant au grisâtre, au bleuâtre ou au 
rougeâtre. Double réfraction positive, Très diamagnétique. 


PL" 
21 


GYPSE. 


Ch. : Ne blanchit pas et ne s’exfolie pas (ce qui la distingue 
du gypse); fond difficilement. Réact. #4. Tranquillementsoluble 
dans l'acide chlorhydrique. Réact. 103. | 

Cristaux habituellement tabulaires:; aussi, masses fibreuses 1! | 
et masses compactes, un peu granulaires, rappelant l'aspect | 
du marbre blanc. Ordinairement associée au sel gemme et au 
gypse, dans lequel elle se transforme en absorbant l'humidité 
atmosphérique. 


FAMILLE DES SULFATES HYDRATES 


Gypse. H'CaSO5, — P.S. — 2,31 à 2,33. — D.—1,5surgt et | 


2 sur p. S. monoclinique. mm 1119 30, 
Combinaisons : mg! a, (lig. 259); mg*g'a,p (fig. 260); faces «, | 


(btb1/,h1) souvent courbes. Macles fréquentes; 1° par hémi- 


| 
ET | | al 
SIENS | | 
/u/ à3 , | Us | 
/ à 11 NAN 
AR 9! } 27 
A 7 V 
ET jé 
LU / = 
mim|g* f | r 
| | 4 
(| LL 7 U7 
Fig. 259 Fi. 260. Fier, 261, [ 


tropie normale à At, souvent répétée de manière à produire 
le double cristal de la figure 261 : 


° par hémitropie autour d’un 
axe normal à at/,: c'est la macle dile en fer de lance (fig. 262). 

Clivage très parfait suivant g!'; vitreux suivant At; fibreux 
suivant p. 

Incolore, blanc jaunätre, jaune de miel, rouge, gris, pous- 
sière blanche. Eclat vilreux, nacré sur gl, soyeux sur p. 

Ch. : Réact. 23. Décrépite et blanchit sous la flamme en 
17 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 


258 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


s’effeuillant et finit par fondre difficilement en émail blane. 
Réact. 44. Soluble dans 380 à 460 fois son volume d'eau: peu 


allaquable aux acides. 


Très répandu dans les 


terrains stralitiés, en mas- 


ses grenues, translucides 


Fig. 262. 
(gypse saccharoïde, albätre), compactes et calcarifères (pierre 
| à plätre de Paris), cristallines et jaunätres (grignard et pieds- 
d'alouette de Montmartre ; lentilles de gypse en fer de lance): 
en filons fibreux. 
Etym. : VSÿos, nom ancien du minéral; nommé aussi Sélé- 
nite ou pierre de lune. 


Epsomite. Il1#MgSO11, — P, K. 1,75, — D, = 92,25, — 


S, rhombique : mm = 90 34". 


pa Combinaisons :m,#b1/,(fig.263),accusantl'hémiédrieholoaxe; 
mhigi,+b1},, ete, Clivage gi parfait; et moins parfait. Incolore, 


| blanche. rouge pâle; éclat vitreux, soyeux. Axes optiques dans 
joli p. Signe optique négalif, Saveur salée et amère, Réact, 23; 
jp eau très acide; Réact. S0, Soluble dans l’eau, 


Se trouve en efflorescences cristallines el petites masses 
aciculaires à Epsom, en Bohème, en Suisse, dans les filons 
mélallifères de Hongrie, ete, 

La Kiesérite est un autre sulfate hydraté de magnésie, 
HMgSO' (P.S$, ol, — D. = 2,5), qu'on trouve dans le gite 
de Stassfurt (dédiée à M. Kieser). 


WEBSTÉRITE, ALUNITE, ALUNS. 259 


Citons encore la Polyhalite de Stassfurt, d'Ischl et de Berch- 
tesgaden, 2CaS0t + KS0t + MeSOt EH 2H°0, en faisceaux de 


bagueltes prismatiques rouges, décomposées par l’eau (P.$. 


10. — D.=2,5 à 3). 


) 


Un groupe assez important est celui des sulfates alumineux. 
Le premier est la Webstérite ou sous-sulfate d’alumine, 
HISAPSO, On la trouve en masses tuberculeuses où mame- 
lonnées à surface lisse (P.$,— 1,66, — D.=— 1 à 2), blanches, 
males, douces au toucher, happant à la langue. Réact, 23,%4, 81. 
Facilement soluble dans lacide chlorhydrique (ce qui la dis- 
tingue de l'Alunite). 

Etym. : Dédiée à M. Webster, qui en a trouvé un gisement 
à New-Haven, dans une argile ferrugineuse superposte à la 


crue, 


L'Alunite, K?S0#-L AISSOI2 L9, IISALO6, est rhombot 
drique : pp=—8910.—P.S 2,98 à 2,75. — D. —=3,5à 


Petits cristaux peleT/,,a®/.,, avec clivage a! parfait. Plus 
souvent én masses concrétionnées, mamelonnées el cariées, à 
cavités lapissées de cristaux et rappelant l'aspect de la pierre 
meulière., Blanche, grise, jaune ou rougeätre. 

Ch. : Décrépile sans fondre. Réact. 23,44, 81. À peine alla- 
quée par l'acide chlorhydrique. Traitée par l'eau après calci- 
nation, donne, par évaporation modérée, des cristaux octaé- 
driques d'alun,. 

Se trouve au voisinage des volcans éteints, notamment à la 
Tolfa, près Civila-Vecchia, et au Mont-Dore, 


Les Aluns sont des sulfates doubles d'alumine etde diverses 
bases, Nous ne citerons que l'Alun proprement dit, K?S0# 
AES3012 -L 24, 120, cubique, en efflorescences solubles (P,S, 

= 1,75. —= D, 2 à 2,5). Fond au chalumeau avec bouillon- 
nement, Réact, 4%, 81: soluble dans l'eau; précipite en blanc 


par Le carbonale de polasse, 


OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


260 


PHOSPHATES 


Apatite. Ca”P3012{FI,CI). — P.$. 2,92 3,25, A: 
pour les variétés cristallisées; # à 5 pour les autres. — 
S. hexagonal. 


| L'analyse donne 91 à 92 p. 100 de phosphate de chaux, 0 à 4 
de chlorure de calcium et 4,5 à 7,5 de fluorure de calcium. 


Combinaisons : pb'; pb: pmatb?; pnatbbl},æ(lig. 264) avec 


|} æ—=} bibi}, h !; cette dernière forme, réduite à moitié, accu- 
sant un polyèdre moléculaire hémiaxe principal centré. L'hé- 
miédrie se traduit encore, sur certains cristaux d'apatite, par 
la réduction à moilié des prismes 
dodécagonaux 2, Enfin M. Baum- 
hauer l'a mise en évidence par les 
ligures de corrosion qui, sur les 
faces m, ne sont symétriques que 
relativement à la direction pm. 

Clivage p imparfait ; m plus impar- 
fait. 

Incolore, blanche, vert d'asperge; 


vert de mer, vert bleuâtre, bleu violacé ; accidentellement grise, 

\} jaune, brune, rouge. Poussière blanche. Eclat vitreux, incli- 

nant au résineux. Double réfraction négative, Polychroïque; 

phosphorescence en poussière, surtout dans les variétés ter- 
reuses. 

Ch. : Fond avec difficulté, sur les arèles minces, en verre 
incolore et transparent. En poudre, avec oxyde de cuivre et 
sel de phosphore, donne la réaction du chlore. L'acide sulfu- 
rique en chasse de l'acide fluorhydrique. La solution nitrique, 
faiblement acide, donne avec l’acétate de plomb un précipité 
de phosphate de plomb, fusible en perle polyédrique. 

De très beaux cristaux verts d'apalite, à structure fendillée, 
se rencontrent dans le terrain primilif du Canada, en prismes 
hexagonaux pyramidés. Les cristaux de Snarum, blancs et 

\ térnes, sont des prismes pyramidés souvent basés. 

L'apatite est fréquente dans lés gisements stannifères. 

L'apatite compacte, à structure radiée, concrétionnée, mame- 


URANITE, CHALCOLITE. 261 


lonnée ou stalactitiforme, constitue la Phosphorite du Nassau, 
du Quercy, etc., recherchée pour l’agriculture. 

Les nodules phosphatés du grès vert et de diverses autres 
formations sont surtout formés par un mélange de phosphate 
et de carbonate de chaux. 

L'apatite, en cristaux microscopiques, est fréquente dans les 
roches éruplives el mélamorphiques, où elle se présente tou- 
jours en prismes hexagonaux, le plus souvent incolores en 
plaques minces. Les variétés vertes, comme celles du Canada 
et du Valais, contiennent des inclusions à deux liquides, eau 
et acide carbonique. 

Étym. : é&raraw, je trompe, à cause des erreurs com- 
mises par les anciens minéralogistes, qui l'avaient rap- 
portée au béryl, à la chrysolite, à l'améthyste, à la tourma- 


line, ele. 


Le sesquioxyde d'uranium, en se combinant avec l'acide 
phosphorique, donne naissance à deux minéraux, intéres- 
sants par la faculté qu'ils ont de former, dans les pegma- 
tites et surtout dans celles qui sont stannifères, des pail- 
lettes d'un jaune ou d'un vert très éclatant. 

Le’ premier est l'Uranite, HCa*Ul2P50%0, à 5 p. 100 de 
chaux et 15 à 20 d'eau. —P,S.—= 3,05 à 3,19, — D.—2 à 2,5. 
Pourvue d'un clivage p très 


— $, rhombique : mm = 90° 43". 
nel, l'Uranite, appelée aussi Autunite, parce qu'on la trouve 
près d'Autun, forme des cristaux tabulaires ou des lamelles 
minces juune-citron ou jaune de soufre, d'éclat nacré, facile- 
ment fusibles au chalumeau. Réact, 23, 68. Soluble dans les 
acides en liqueur jaune, précipitée en jaune par l'ammoniaque 
caustique. 

Le second phosphate est la Chalcolite ou Torbernite, 
H#8Cu#U'2P6060, quadratique, avec clivage très facile p. Dans 
celle espèce le cuivre remplace le calcium. P,S.=3,4 à 
3.0: —"D: 2 à 


Les lamelles, formées de la combinaison pb?b!b!/,, sont 


d'un vert-émeraude, vert d'herbe, vert-poireau, vert-pomme, 
d'éclat nacré sur p. Double réfraction négative. Facilement 
fusible. Réact, 15,23. Avec la soude, sur le charbon, donne 
un globule de cuivre. Soluble dans l'acide nitrique avec 


262 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


Réact. 126. Traitée par l’acétate de plomb, la solution nitrique 
donne un précipité de phosphate, 
Étym. : yarréc, cuivre, 


FAMILLE DES PHOSPHATES ALUMINEUX 


Wavellite. H?#AI6P4O51, — PS, — 2,3. — D, 


S. rhombique : mm = 1269 2;'. 


Cette espèce, où l'analyse révèle 2 p. 100 de fluor et 24 à 
28 d'eau, se présente quelquefois en cristaux mg'at, avec cli- 
vages parfaits m et g'; mais plus souvent en globules radiés, 
aplatis, formés de fibres très déliées, blanc jaunâtre ou vertes. 
Infusible, Réact, 15, 23, 81, 90. 

Etym. : Dédiée au D' Wawvel, auteur de la découverte. 


Turquoise. H!0AIÏ*P?016, —_P.S$S, = 2,6 à 2,83. — D, —6.— 
Amorphe. 


La Turquoise, ainsi nommée parce qu'elle à été introduite 
en Europe par la Turquie, est en masses compactes ou en 
rognons, remarquables par leur couleur bleu pâle ou vert- 
pomme et enclavés dans des couches argileuses en Perse. 

L'analyse y donne généralement de 1 à 5 p. 100 de pro- 
toxyde de cuivre. 

Ch. : Décrépite dans le matras, en donnant beaucoup d'eau 
et devenant brune ou noire. Réact. 13, 15. Soluble dans l'acide 
chlorhydrique. 

La Calluite (Callais de Pline) est de la Turquoise. Quant à la 
Caliaïnile, c'est une Turquoise vert-émeraude non cuprifère, 

L'Odontolite ou fausse lurquoise est constituée, comme son 
nom l'indique, par des fragments de dents ou d'ossements 
fossiles, pénétrés de phosphate de fer. Elle fait effervescence 
avec les acides et dégage au feu une odeur animale. 

Sa couleur est le bleu verdâtre et souvent elle est formée 
aux dépens des dents du Mastodon angustidens, comme à 
Simorre en Gascogne. 


KLAPROTHINE, PHARMACOLITE, SCHEELITE. 263 


Klaprothine. H°(Mg,Fe,Ca)#A15P503%, — P,S, — 3,05 à 3,12. 
— D, —5 à 6.—S$S, monoclinique : mm— 92. 


L'analyse donne 40 à 47, P205; 27 à 35. ALOS; 1 à 10. FeO; 
814 143. MS0: 0124/1040: 816" H20; 

Combinaisons : albl/odt/; (fig. 265); la JEAN 
mème avec o!, «à, D, inreer macles de 
deux cristaux du premier type, associés VAT 
suivant p ou suivant A!. 

Bleu d'azur (d'où les noms de Lazulite et 


de faux Lapis), bleu indigo, bleu de Prusse. X B2 
Eclat vitreux. Polychroïque, bleu foncé NE 
dans une direction, bleu verdätre dans les Ÿ # 
autres. Se décolore dans le matras avec \UY 
Réact. 23. Infusible, Réact. 15, 64, 81, 48. AE 


Dédiée à Klaproth, 

L'Amblygonile est un phosphate d'alu- 
mine {luorifère et lithinifère, en lamelles blanc verdätre ou 
blanc rosé. 


ARSÉNIATES 


Le seul arséniale non métallique qui ait quelque importance 
est l’arséniate de chaux ou Pharmacolite, I!?Ca?As?01, — 
Cette substance, monoclinique (mm— 1179 24, — PS. —2,64à 


2 EN LEE 2,5 


, est en cristaux ordinairement acicu- 


laires, allongés suivant pg!, avec clivage facile g!. Habituelle- 
ment mamelonnée, blanche, grise, ou colorée en rose par 
l'arséniate de cobalt, elle a l'éclat vitreux et est flexible. 
Réact., 23, Sur le charbon, fond avec forte odeur arsenicale. 


Insoluble dans l’eau, soluble dans les acides 


Etyn. : gguuzov, poison, parce qu'elle contient de l’arsenic. 


TUNGSTATES, NIOBATES 


Scheelite. (Ca WOS, P.S.—=5,9 à 6. —D.—=#4,5 à 5, — 
S. quadratique. 


iombinaisons : «!; al xy (fig. 266), où x b'} êt y — 


{ 
+) b /.bt/;h!, accusant l'hémiédrie; la mème avec a? et b°}2, ete. 


264 OXYDES ET OXYSELS NON MÉTALLIFÈRES. 


La Scheelite ou Scheelin calcaire possède un clivage b!/, assez 
distinct. Blanche ou jaune, d'éclat vitreux 
adamantin, de signe optique positif, elle 
fond difficilementau chalumeau. Réact, 56, 
72, 92. Réduile en poudre et traitée par 
l'acide nitrique bouillant, elle laisse un 
résidu jaune d'acide tungstique. Accom- 
pagne les minerais d'étain et de cuivre. 

Étym. : dédiée à Scheele, auteur de la 
découverte du tungstène. 


Fig. 266. Pyrochlore. P. S. — 5,40 à 5,50. — 
D.—5,5, —S$S. cubique. 


Le Pyrochlore est un niobate de chaux, dans la composition 
duquel entrent, avec 75 à 79 d'acide niobique et 10 à 14 de 
chaux, de l'uranium, du manganèse, du tungstène, de l'yttrium 
et du fer. Les cristaux, ordinairement très petits, offrent la 
combinaison pala?a. Jaune ou brun, Éclat vitro-résineux. 
Infusible. Inattaquable par l'acide chlorhydrique. Le Pyro- 
chlore se trouve dans la syénite éléolitique et aussi dans les 
roches volcaniques du Kaiserstuhl. 

Étym. : rôy, feu, el yAwpbs, vert, parce qu'il donne avec le 
sel de phosphore une perle verte au feu de réduction. 


DEUXIÈME ORDRE 


SELS HALOÏDES 


CHLORURES 


Sel Gemme. Nall, — P,S$, 2,1 à 2,2. — D. 
S. cubique. 


La forme est presque toujours celle du cube, rarement celle 
du rhombododécaëdre b! ou de &?. L'octaèdre et le cubo- 


CARNALLITE, SALMIAC. 265 


octaèdre ne s’obtiennent que par cristallisation artificielle. 
Quelquefois les cristaux ont les faces creuses, en forme de 
trémies. Clivage p parfait. Incolore et limpide quand il est 
pur : fréquemment coloré en gris, rouge, plus rarement en 
bleu ou vert. Plusieurs de ces colorations sont détruites par 
la chaleur. Eclat vitreux; remarquablement diathermane. 
Saveur salée caractéristique, Soluble. Décrépite et fond faci- 
lement dans le tube. Réact. 5 et 98. La corrosion y fait naître 
des lrémies dont les côtés sont parallèles aux arêtes b. 

Le sel gemme ou Halite forme, subordonné à des argiles, 
des gisements étendus dans divers terrains stratifiés. I 
imprègne le sol de certaines steppes et est émis en abon- 
dance par les laves très chaudes, au voisinage de leurs points 
d'éruption. Le sel gemme grenu contient souvent des cavités 
en forme de cristaux cubiques négatifs. 

On trouve habituellement dans le sel gemme de 0,5 à 
{ p. 100 de sulfate de chaux, 0 à 0,5 de sulfate de magnésie 
et O0 à 0,5 de chlorure de potassium. 


Carnallite. KCI  MgCl  6H20. — P,S.— 1,6. — S.rhom- 
bique : mm — 1180 37. 


Cette substance, connue à Stassfurt el en Perse, se présente 
en masses grenues où en sphéroïdes d'un blane de lait ou 
rouge pâle. Cristaux mg'pb1/,b3/;e1/,e3/,, à formes voisines de 
la symétrie hexagonale. Très phosphorescente, soluble, facile- 
ment fusible, avec Réact, #4 el 98. 

Étym. : Dédiée à M. von Karnall. 


Salmiac. H#AzCI ou AmCI. —P.,S$. 1,528. — D. = 1,5 à 2. 
— $, cubique. 


Le salmiac ou sel ammoniac se trouve dans le voisinage des 
volcans ou près des houillères embrastes. Les formes obser- 
vées sont p,a!,bt,,a%; quelquefois huit des faces de a? prédo- 
minent au point de simuler un hémidioctaèdre du système 
quadratique. Clivage a!. 

Blanc, jaune ou gris. Éclat vitreux, saveur piquante. Non 
déliquescent. Volatil sans fondre. Soluble. Pulvérisé et mêlé 
avec chaux ou chauffé avec soude caustique, exhale une forte 
odeur d'ammoniaque. 


19 
a 
[er] 


SELS HALOÏDES. 


FLUORURES 


Fluorine. CaFl, — $. cubique. — P.S.=— 3,18 à 3,188. 
D. —#. 


Combinaisons habituelles : p; pa! ; pl (lig. 267); p avec un 
hexoctaèdre (fig. 268) de notation \ bipt D! LS bb1/,b1/A 


s srt fa 


Fig. 207. Fig. 268, 


} b1/abt/ 4 10}, etc.; al. Macle fréquente par pénélration de 
deux cubes, ayant en commun une diagonale (fig. 269) autour 
de laquelle l’un d'eux aurait 
tourné de 60 degrés. 

Les faces p portent souvent 
des stries qui figurent des pyra- 
mides quadrangulaires très sur- 
buissées, Clivage parfait sui- 
vant al, 

La fluorine forme aussi des 
variétés concrétionnées compo- 
sées de couches alternativement 
blanches et violelles ou vertes, 


à contours dentelés. 

Blanche, jaune, verte, vio- 
lette, bleue, bleu de ciel, Éclat vitreux, un peu gras. Fluores- 
cente. Les couleurs, souvent disposées dans un même échan- 
tillon par zones, paraissent dues à des carbures d'hydrogène. 
La variété dite CAlorophane émet, sous l'influence de la cha 


CRYOLITE. 267 


leur, de belles lueurs vertes. Décrépite dans le tube; fond sur 
lé charbon en émail et colore la flamme en jaune rougeûtre. 
Avec le carbonate de soude, donne une perle transparente 
à chaud, opaque à froid. Attaquable par l'acide sulfurique, 
avec dégagement d'acide fluorhydrique. Soluble dans l'acide 
chlorhydrique. 


Son gisement habiluel est dans les filons métallhifères. Mais 
on trouve aussi, au Morvan, de beaux filons de fluorine con- 
crélionnée. Le Spath fluor, comme on l'appelle, est utilisé 
comme fondant en métallurgie. 


Il existe toute une catégorie de fluorures doubles, les uns 
anhydres, les autres hydratés, où l'aluminium peut être 
associé à la soude, à la chaux ou à la magnésie, Nous cite- 


rons seulement : 


Cryolite. GNaKl -+ APFI, rs: 2,9 à 3. LA 


— S.triclinique: nt—91957; tp = 90° 2'; mp —=902#. 


Clivage très net suivant £; moins net suivant m et p. Habi- 
tuellement en masses laminaires clivables, d'un blanc de 
neige, parfois jaunes ou noirûtres. Éclat vitreux, un peu 
nacré sur p. Semi-transparente, surlout après immersion. 
Fusible à la flamme d'une bougie, en colorant la flamme en 
jaune. Devient opaque en se solidiliant. Chauffée avec l'acide 
sulfurique, dégage beaucoup d'acide fluorhydrique. 

Se trouve dans le Groenland, en filon dans le gneiss, le 
plus souvent avec pyrile, cassilérite, galène, fluorine et cris- 
taux disséminés de sidérose en rhomboëdres blonds. 

Élym, : 49905, glace. 

M. Krenuer considère la Cryolite comme monoelinique avec 
mon = 910 57! et phi — 90 11’. Les formes dominantes seraient 
p,m,bi/,,a,ut, En tout cas, ce qui frappe dans la Cryolite, 
c'est l'existence de trois clivages presque à angle droit, qui 
déterminent une pseudosymétrie rhombique et même cubique. 


QUATRIÈME SECTION 


DESCRIPTION DES MINÉRAUX 
DU TROISIÈME GROUPE 
OU MINERAIS MÉTALLIQUES 


PREMIER ORDRE 


MINÉRALISATEURS 


Sous le titre de Minéralisateurs, nous comprenons les sub- 
stances à la faveur desquelles les métaux lourds peuvent 
prendre la forme de Minerais. Dans le nombre il en est, 
comme l'oxygène, le chlore, le fluor, qui échappent au cadre 
de notre étude, parce que la nature ne nous les offre pas à 
l'état solide. Parmi les autres, nous distinguerons deux classes : 

1° Les Minéralisateurs proprements dits, c'est-à-dire ceux qui 
peuvent former avec les métaux des combinaisons non oxygt- 
nées. Ce sont le soufre, le sélénium, le tellure, l'arsenic et 
l’antimoine, que nous étudierons d'abord à l'état natif, puis 
sous forme de combinaisons entre eux et avec l'oxygène. 

2 Les Métaux acidifiables, c'est-à-dire le molybdène, le vana- 
dium, le chrome, le tungstène et le manganèse. Ce sont déjà 
des métaux, et trois d'entre eux interviennent dans les arts 
métallurgiques par l'acier au chrome, l'acier au tungstène et 
l'acier au manganèse. Mais ils ne sont pas utilisés à l'état 
isolé et de plus ils ont la propriété de former avec l'oxygène 
de véritables acides, qui s'unissent à d'autres métaux et, en 
particulier, aux métaux lourds, pour donner naissance à des 


SOUFRE. 269 


minerais, molybdates, vanadates, chromates, tungstates, man- 
ganates et permanganates; par là ils rentrent, au moins à 
titre d'appendice, dans la catégorie des corps minéralisateurs. 
Nous étudierons donc à part ce qu'on peut appeler les mine- 
rais de celte sorte de métaux !. 


PREMIÈRE CLASSE 


MINÉRALISATEURS PROPREMENT DITS 


ÉLÉMENTS MINÉRALISATEURS 


Soufre. S. — PS. —=4:91. 412". D. 1,5 12,5, — 
S. rhombique : mn 1019 46", 


Combinaisons habituelles : b1/, avec b1/,b1/, adj. = 85° 8'sur 
et ;:1060 26" sur al, et 1439 20" sur m ;fpbl/, 9), et (fig. 270); pa! mg! 
et D}, D), b/,; quelquefois quatre des faces b1/, prédomi- 
nent sur les quatre autres, donnant 
au cristal une apparence sphénot- 
drique (Sicile), Macles avec plan 
d'assemblage parallèle à m, quel- 
quefois à e!. Faces e! en général ter- 
nes et raboteuses, Clivage imparfait 
suivant #. Cassure nellement con- 
choïdale, Jaune de soufre, jaune- 


miel, gris et brun. Éclat adamantin 


sur les faces, résineux dans la cas- 


b* 


Fig. 270, 


sure, Poussière jaune. Double 
réfraction énergique, positive, facile 
à constater directement sur les cristaux transparents. 

Mauvais conducteur de l'électricité; s'électrisant négative- 
ment par le frottement. Fusible à 1149, volatil à 4500: à l'air, 


1. Le Bismuth pourrait, à divers cg , figurer dans cette division; mais 
sa densité considérable et l'emploi qui en est fait, dans les alliages métalliques 


fusibles, nous engagent à le laisser parmi les métaux proprement dits, 


270 MINÉRALISATEURS. 


s’enflamme à 270° en produisant de l'acide sulfureux. Soluble 
dans le sulfure de carbone, d'où l'évaporalion précipite de 
beaux cristaux rhombiques, tandis que les aiguilles du soufre 
cristallisé par fusion sont monocliniques. 

Le soufre, quelquefois mélangé de sélénium ou de matières 
bitumineuses, se trouve, en amas stratiformes, associé au 
gypse, en diverses contrées; en cristaux avec célestine, gypse 
aragonile et calcile en Sicile: en efflorescences dans les sol- 
fatares volcaniques, etc. 

Le Sélénium nalif a 616 trouvé, parail-il, au Mexique. 

Tellure. Te, — P.S, 6,1 à 6,3. D. D'ASS— 


S. rhomboëdrique : pp = 86057 


Combinaison pe!}, e «1; clivage €? parfait; a imparfait. 
Éclat métallique ; blanc d'étain Grant sur blane d'argent, Très 
fusible, Donne dans le tube ouvert un sublimé blane d'acide 
tellureux, se résolvant par la chaleur en gouttelettes limpides 
et incolores. Cet oxyde colore la flamme en vert. Sur le char- 
bon, laisse une aurtole blanche, bordée de rouge. Entitre- 
ment soluble dans l'acide azotique. Réact. 91. 

Ordinairement massif ou en lames à structure grenue. 


Arsenic. As.—P. S.— 5,7 à 5.9, D, 3,5. — S. rhom- 
2 


boédrique OR —= 8250 4. 


Cristaux très rares; ordinairement en masses grenues, 
compacles, fibreuses ou testacées. Clivage a! parfait. Éclat 
métallique. Blane d'élain ou gris; gris noir. Volalil avec 
odeur d'ail. Donne sur le charbon un dépôt blane. 

Antimoine. Sb. — P.S$. 6,6 à 6,8. Das 


S. rhombhoédrique : pp = 87 7. 


Cristaux rares, ordinairement pat a. Clivage 41 très net: b1 
moins parfait. Macles de deux rhomboëdres par hémitropie 
normale à bt. 

Souvent en masses réniformes ou lestacées, Très fragile. 
Blanc d'étain; éclat métallique, Thermoéleetrique, surtout 
avec le bismuth. 

Dans le tube ouvert et sur le charbon, fond facilement en 
donnant un enduit blanc d'oxyde Sb?05, 


ORPIMENT, RÉALGAR. 


COMBINAISONS MUTUELLES 
DES ÉLÉMENTS MINÉRALISATEURS 


GENRE ARSENIC 1! 
dl 
Orpiment. As° — P.S 3,4 à 3,0. — D 1,5 à 2, — 
S. rhombique : un 1000 40". 


Combinaison #4 6 gl'gel avec } Bb!/,g!f. Clivage parfait 
h!, moins facile g!. Crislaux courts, peu nets et rares; ordi- 
nairement en masses lamellaires d'un jaune d’or ou jaune 
orangé très vif, flexibles quand elles sont minces. 

Fusible et volatil; soluble dans l'eau régale et aussi dans 
une lessive de polasse. Fond dans le tube fermé, en donnant 
un enduit rouge brun, qui devient jaune au bout de quelque 
temps ou par le frottement. Dansle tube ouvert, fond, dégage 
des vapeurs de soufre et donne, dans les parties froides du 
tube, un enduit cristallin d'acide arsénieux. Sur le charbon, 
émet des fumées blanches, en répandant à la fois l'odeur du 
soufre et celle de l’arsenie. 

Se trouve dans des filons en Hongrie. 


Étym. : Auri pigmentum, couleur d'or. 


Réalgar. ASS ou As?S?. — P.S$, 3,4 à 3,0, D. 1,5 


à 2, — S, monoclinique : mm 714926, 


Combinaison m/8 g! e! pb}, (Gg. 271). Chivage net g! etp. 
Faces 9! el m striées verticalement. Les 
cristaux forment en général des prismes 
très courts, chargés de facelles. Couleur 
rouge-aurore ou rouge-cochenille ; pous- 


sière rouge orangé, 


Se volaltilise complètement dans le (tube 
fermé, en donnant un sublimé rouge 
transparent. Les autres réactions comme Le »)| 

68 176) 


celles de l'orpiment, 
l'ig, 271: 


Se trouve en jolis cristaux dans la dolo- 
mie du Binnenthal, en grands cristaux dans les filons transyl- 
vaniens, en masses compactes, avec orpiment, en Hongrie. 

Étym. : mot anciennement employé par les alchimistes. 


272 MINÉRALISATEURS. 


GENRE ANTIMOINE 


Stibine. Sb°?S$, — P.S.—%,6 à 4,7. D.—2. — $. rhom- 
bique ; rm — 909 26". 


La stibine se présente en masses bacillaires, en aiguilles ou 
en longs cristaux prismatiques striés, ordinairement formés 
des faces m et g!, et terminés tantôt par la 
pyramide b!/,, tantôt par une pyramide b#}/s, 
Quelquelois (fig. 272) la combinaison mb!/: g" 
est accompagnée des deux facettes d'une 
brachypyramide 63. 

Clivage g! parfait. Faces de clivage souvent 
courbes. Cassure inégale; éclat métallique; 
gris de plomb ou gris d'acier; souvent irisée. 

Ch. : Fusible à la flamme simple de la 
bougie. Dans le tube fermé, il se volatilise un 
peu de sulfure, noir à chaud, rouge jaunâtre 
à froid. Se grille aisément dans le tube 


ouvert en donnant de l’oxyde d'’antimoine 
volatil et de l'antimoniate d'oxyde infusible 
el fixe, en même temps que des vapeurs d'acide sulfureux. 
Sur le charbon, fond très vite et finit par donner un enduit 
blanc. Avec la soude, fournit, outre l'enduit blanc, des glo- 
bules blancs, cassants. Altaquable par les acides. 

Etym. : Stibium, antimoine. 


Sénarmontite. Sb?05. — P. S. = 5,22 à 5,3. — D, — 3. — 
S. cubique. 


En octaèdres blanchätres et translucides, à éclat résineux. 
Se sublime dans le matras; sur le charbon, facilement fusible 
et volatile, avec enduit blanc. Soluble dans l'acide chlorhy- 
drique : 

En cristaux et masses compactes ou grenues en Algérie. 

Élym. : dédiée à H. de Sénarmont. 


VALENTINITE, KERMÉSITE, MOLYBDÉNITE. 


Exitèle ou Valentinite, Sh?208, 


Cette espèce, de composition identique avec la Sénarmon- 
lite, mais ordinairement jaunâtre, accuse le dimorphisme de 
l'oxyde d'antimoine ; car elle est rhombique avec mm — 136 58", 
2 se 

La Kermésite ou le Kermès minéral esi un oxysullfure 


PS: 3,7 dans les variélés (rès pures. D, 


d'antimoine monoclinique, 2Sb2S*-E Sb?0$, avec # ou 5 p. 100 
seulement d'oxygène, d'un rouge-cerise où mordoré, en 
aiguilles allongées. P, $. 4,5 à 4,6. — D. 1 à 1,5. Ses 
réactions sont celles de la Stibine. 

Etym. : Nom donné à cause de la couleur du minéral, qui 
est celle du Kermés des pharmaciens. 

L'Allemontite, d'un blanc d'étain, est un arséniure d'anti- 
ioine SbAs?, 


DEUXIEME CLASSE 


MINERAIS DES MÉTAUX ACIDIFIABLES 


GENRE MOLYBDENE 


Molybdénite. Mos?. P. S.— #44 à 4,8. — D. —1 à 1,5. 


La Molybdénite, dont la symétrie cristalline est encore dou- 
teuse, pouvant être hexagonale, rhombique ou même mono- 
clinique, se présente en cristaux tabulaires de forme hexago- 
nale, mais plus souvent en lamelles cristallines ou en masses 
foliacées d'un gris de plomb bleuâtre, à éclat métallique très 
vif, Très flexible, mais non élastique, recevant l'empreinte de 
l’ongle, elle laisse sur le papier une (race grise et sur la por- 
celaine un trait de nuance verdâtre. Son toucher est gras. 

Ch. : Réact. 30. Infusible, colorant la flamme en vert clair. 
Sur le charbon, Réact, 38. Avec l'acide nitrique concentré, en 
ébullition, donne une masse blanche, en partie soluble dans 
la potasse à chaud. La liqueur, acidifiée par l'acide chlorhy- 


15 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE: 


. 
| 


274 MINÉRALISATEURS. 


drique et agitée avec un barreau d’étain, se colore en bleu. 

La molybdénite accompagne souvent les pegmatites stanni- 
fères, les granites, les syénites zirconiennes. On la trouve le 
plus habituellement en mouches dans un quartz compact et 


laiteux. 
GENRE CHROME 
Chromite. (Fe,Mg)(Cr,AlP05. — P.S. — 4,32 à 4,50. 
D. = 5,5. — S.cubique. 


La chromite ou fer chromé (Sidérochrome), où la proportion 
d'oxyde chromique est de 4% à 64%, la magnésie variant de 0 à 
18 et l'oxyde ferreux de 19 à 38, se présente en pelits octaë- 
dres a!, mais le plus souvent en masses grenues, d'un noir de 
fer un peu brunâtre, à "poussière brune et à éclat demi- 
métallique. Inattaquable, infusible. Réact. 49, 65. Se trouve 
associée à la serpentine et, comme cette dernière dérive 
généralement du péridot, on suppose que le chrome de ce 
minéral à passé, dans la transformation, à l'état de chromite, 

En lames minces, la chromite n'est pas opaque, sa nuance 
est le jaune mélangé de rouge et sa surface se montre cha- 
grinée. 

La chromite est, par si composition comme par son mode 
de cristallisation, un membre de la famille des spinellides, 
à laquelle elle se relie par la variété connue sous le nom de 
Chrompicotite, à 56,5 p. 100 d'acide chromique et 12 d'alu- 
mine (P. S.= 4,11. — D. 8). 

Étym. : yoüux, couleur, à cause des riches couleurs offertes 
par les oxydes du chrome. 

Le Chromocre estun oxyde chromique très impur, mélangé 
de silicates d'alumine, formant des enduils terreux, d'un 
vert plus ou moins france, soit à la surface du fer chromé, 
soit dans l’Arkose des Écouchets, près du Creusot. Il est infu- 
sible au chalumeau. Réact. 49. 


WOLFRAM, ALABANDINE. 


GENRE TUNGSTÈNE 


Wolfram. (Mn,Fe) WO#, — P.$, TL à 7,55. — D: =5 nl 
à 5,5. — S. monoclinique; nm — 100°: 


: 
Combinaisons : htgl'ae!'bl}:; mi ha ete}, (fig. 273); 
mh3 he! d'/,b1/,; ces trois formes étant fréquentes à Chante- 
loube, tandis qu'à Zinnwald on observe aussi 43 et que la base { 
p se rencontre à Altenberg. Macles par accolement suivant A! | 
avec angle rentrant «a? a? de 1269, ou | 
suivant e*/,. Clivage parfait g!, impar- à Se ù 
fait At, Gris sombre, noir brunâtre. è | 
Poussière brun noir; facilement fusi | | 
ble, Réact, 72, 92, 93. 4 | 
Le manganèse et le fer peuvent fe hA À? Vel | | 
entrer, chacun pour 5 à 20 p. 100, | 
dans la composition du Wolfram, où a || 7 l 
la proportion d'acide tungslique reste \ | 
de 74 à 76 p. 100, 
Le Wolfram, le plus souvent en 
masses lamelleuses, intimement asso- Fie n 
ciées au quartz hyalin, accompagne | 
les minerais d’étain, Il est utilisé pour la préparation de | 
l'acier au tungstène. 
Étym. : Wolfram est la traduction allemande de lupi spuma 
écume de loup, dénomination déjà usilée du temps d’Agri- 
cola (1546), Haüy avait désigné l'espèce sous le nom de \ 
Scheelin ferruyiné. 
GENRE MANGANÈSE | 
MINERAIS NON OXYDÉS 
Alabandine. MnS. — P.S, — 3,95 à 4,04, — D, = 3,5à | 
x, — S, cubique. 


Combinaisons : p at, avec macle des spinelles, tantôt simple, 
tantôt cruciforme par accolement de cinq octaèdres. Le plus 
souvent en masses ou enduits noirs, 


276 MINÉRALISATEURS. 
OXYDES 
Pyrolusite: MnO?. — P.S8,. k,7 à 5, — D. 2 2,0: 

La pyrolusite à été longtemps considérée comme un miné- 
val rhombique (mm = 93940"), offrant habituellement les com- 
binaisons : pmht(lig. 274); pm; pmhlyle?, ete. Clivages 
distincts m et g!, Les faces de la zone mg! sont fréquemment 
striées suivant l'axe de la zone, 

Mais il est aujourd'hui reconnu que les cristaux de pyrolu- 
site sont desimples pseudomorphoses d'Acerdèse, Très souvent 
la pyrolusite est en masses composées 
d'aiguilles ou de faisceaux de fibres cris- 
tallines. Noir de fer, gris d'acier sombre, 
quelquefois un peu bleuâtre. Poussière 
noire ou noir bleuätre. Le minéral tache 
souvent les doigts. Éclat métallique. Opa- 
que. Conduit bien l'électricité. 

Ch. : Infusible, dégage de l'oxygène, 
comme on peut le constater avec une 


allumette à demi éteinte; sur le charbon, 
perd 42 p. 100 d'oxygène et se (ransforme en Hausmannite. 
Réact. 47, 63, 93. Soluble dans l'acide chlorhydrique avec 
dégagement de chlore. 
Étym. : rôo, feu, et Lo, laver; parce qu'on l'emploie pour 
faire disparaître les teintes brunes et grises du verre, grâce 
à ses propriétés oxydantes. Aussi l'a-t-on qualifiée, dans l'in- 
dustrie, de savon des verriers. 

La véritable forme cristalline de l'oxyde Mn0? est donnée 
par la Polianile, minéral quadratique, qui se distingue par sa 
grande dureté, supérieure à 6. 

Braunite, Mn°0®, — P.$, 1,79 à 4,82, — D. 6,5, — 
S. quadralique; b!b1 1090 53". 

Pelils cristaux, d'apparence oclaédrique, pb, pbl},, bi 
Yb1/,b17, 4 À, Clivage parlait &!, excepté dans la variété Mar- 
celine, de Saint-Marcel (Piémont). Noir brunâtre foncé; pous- 
sière de même teinte. Très fragile. Réactions de la pyrolusite. 
Presque toujours mélangée de silice (0 à 7 p. 100). 

La Marceline ou Hétérocline contient 10 p. 100 d'oxyde fer- 
rique et 10 de silice, 


PSILOMÉLANE. 277 


ACERDI 


Étym. : Dédiée à M. Braun, de Gotha. 


Hausmannite. Mn°0!. — P, $S. — 4,7. 
S. quadratique ; b1/, 817, = 1469 59". ; 

Petits cristaux octaédriques b!/,, striés horizontalement, ou 
masses cristallines et grenues: clivage p facile. Macles paral- 
lèles à «!. 

Noir brunätre ; éclat semi-métallique ; poussière rouge brun. 
Ne perd pas d'oxygène par la chaleur. Se comporte pour le 
reste comme les autres oxydes de manganèse. 

Étym. : Dédiée au minéralogiste Hausmann, 


Acerdèse, H2Mn°0f. P,S.—=4,3 à 4,4. D. —=3,5 à #, 
S, rhombique ; nm 99° #0’, 
Combinaisons : mp; mpal; mg'al; mhgbl},; mb), avec 
plusieurs oclaèdres, etc. 
L'Acerdèse ou Manganile se présente en cristaux prisma- 
tiques, striés où cannelés longitudinalement, ainsi qu'à l'état 
fibreux ou massif, Elle est d'un gris foncé, presque noir, et 


possède quelquefois ut aspet t très brillant, 


Clivages : g! très facile, m facile. Poussière d’un brun rou- 


goilre, parfois presque noire, Par la chaleur, perl 9 p. 100 


d'oxygène, Réact. 23, #7, 63, 93, Soluble dans l'acide chlorhy- 
drique, avec dégagement de chlore. Se distingue de la pyro- 
lusite par la couleur de sa poussière et par l'eau qu'elle donne 
dans le tube. 
Éliym. : dusoôns, non profitable, à cause de l’infériorité indus- 


trielle de cet oxyde relativement à la pyrolusite, qui contient 
27 p. 100 d'oxygène. 
Psilomélane. PS3 TU 4,3 D, —=5$5 à6: 

Cette espèce (manganèse oxydé hydraté barytifère) qui n'est 
connue qu'en masses concrétionnées, stalactitiques, réni- 
formes ou compactes, offrant assez souvent, dans la cassure, 
un aspect analogue à celui des empreintes de fougères, est 
un rmaélange de manganile de baryum, BaMn0*, avec divers 
oxydes de manganèse. 

L'analyse donne 69 à 85. Mn*0#, 7 à 10 d'oxygène, 0 à 17. BaO, 
3 à 6. H?0 et quelquefois 5. K?0, Sa couleur est le noir de fer 


avec tendance an bleuâtre. Pous- 


inclinant au gris d'a 


278 MINÉRALISATEURS. 


sière d'un noir brunâtre. Donne, dans le tube fermé, de 
l'oxygène et quelquefois de l’eau. Réaclions ordinaires des 
oxydes de manganèse. Presque infusible; colore la flamme 
tantôt en vert, tantot en violet. Soluble dans l'acide chlorhy- 


drique, avec dégagement de chlore. 


Elym. : Va6s, glabre, et y£kas, noir; parce que, avec la cou- 
leur noire des autres oxydes, elle ne se présente pas sous la 
forme aciculaire ou fibreuse. 

Sous le nom de Wad on désigne un composé très variable 
d'oxydes hydratés de manganèse, ordinairement terreux, 
mais parfois à séparations prismatiques, en masses noires, 
tachant souvent les doigts, de P.S.— 3 à 4,25 et D. —0,5 à 6. 

On peut rapporter au Wad les dendrites noires, si fréquentes 
sur les parois des fissures des calcaires compacts. 

Une variété de Wad est l’Asbolane qui, par la forte quantité 
d'oxyde de cobalt qu'elle contient (19 à 32 p.100), mériterait 
d'être décrite avec les minerais du cobalt, si les oxydes de 
manganèse n'y étaient en proportion dominante (31 à 40 
p. 400). Cette variété donne une perle bleue avec le sel de 
phosphore. 

Etym. : Le nom de Wad est d'origine anglaise: on l'emploie 
aussi, assez mal à propos, dans les mines de Cumberland, 


pour désigner le graphite. 
OXYSELS 


Dialogite. MnCO*. — P.S. 3,3 à 3,7. —D, 3, à 4,5. 
S. rhomboédrique; pp 1070 4”, 


Combinaisons : p; ap; ad';ph';et/.at ; dell, Faces p lisses, 
mais courbes; base a! arrondie el caverneuse. Clivage p parfait. 
Cassure inégale. Double réfraction énergique, négative. Éclat 
vitreux, passant au nacré. Rose pâle, rouge de chair; brunil 
à l'air. 

Ch. : Décrépite, devient gris verdätre ou noire. Réact. 4 


7. En 
poudre ou en petits fragments, soluble à froid dans l'acide 
chlorhydrique, avec une légère effervescence. 

Se présente en pelits cristaux, souvent d'apparence lenticu- 
laire à cause de la courbure des faces du primitif p, qui 
domine; en globules et en masses mamelonnées. Contient 


TRIPLITE, RHODONITE. 279 
généralement un peu de fer, de chaux et de magnésie, grâce 
à l’isomorphisme presque parfait du carbonate de manganèse 
avec les autres carbonates rhomboédriques. Al | 

Étym. : Le nom de Dialogite, souvent écrit, mais à tort, 
Diallogite, dérive de &tooyr, doute (Dana). On le remplace | 


quelquefois par celui de Rhodochrosite, tiré de la couleur rose 


du minéral. 


Triplite. (Fe,Mn}P208-L(Fe,Mn)F. — P.S.— 3,44 à 3,8. 


-D.—#%4 à 5,5. —S. rhombique (?). 
l 
Se rencontre en masses cristallines, sans formes reconnais- | 
sables, avec trois clivages rectangulaires inégaux (d'où son | 


nom). Brun noir; éclat résineux. Cassure subconchoïdale. 
Poussière jaune brun. | 
Ch. : Facilement fusible en globule magnétique. Réact. 47,48. 
Soluble dans l'acide chlorhydrique; avée l'acide sulfurique, ii 
dégage de l'acide fluorhydrique. 
Se trouve dans les pegmatites de la Haute-Vienne. 


, 


Rhodonite. MnSiO. — P. &. 3,61 à 3,63. — D.—= 5,5 à 
6,5. —S. triclinique. 


Combinaisons : prt ; mhtpolate!, ete. Clivages A! etp parfaits. 
Transparente ou translucide. À la loupe dichroscopique, les 
faces p donnent une image rose rouge el l'autre vert bleuâtre. 
Couleur rose-fleur de pêcher, rose rouge. Facilement fusible, 
réactions du manganèse: décolorée et plus ou moins facile- 
ment attaquée par les acides. 

Étym. : ééèov, rose. 

La Rhodonite de l'Oural, avec petites veines noires de pyro- 
lusite, est utilisée pour la fabrication de vases d'ornement. 
Une variété d'un rose plus clair se trouve dans les Pyrénées. 

On connaît dans les Hautes-Pyrénées un silicate hydraté de | 
manganèse, la Friedélite (dédiée à M. Friedel), de formule 
HiMniSisO®, Ce minéral est translucide, à éclal gras, d'un 
rouge-carmin plus foncé que celui de la rhodonite, et on y 


trouve près de 8 p. 100 d'eau. 


MINERAIS MÉTALLIQUES. 


DEUXIÈME ORDRE 


MINERAIS DES MÉTAUX PROPREMENT DITS 


MINERAIS DE FER 
FER NATIF 
Fer. Fe. —P.S, 7,3 à 7,8.—D. D. S. cubique. 


Formes p,a!,a!/,. Clivages rares, suivant p ou a!. 

Fusible seulement à 1500°. Allaquable par l'acide chlorhy- 
drique. Réact. 114. 

Le fer naüf d'origine terrestre a été rencontré dans le Groen- 
land, à Ovifak, où il formait de gros blocs empâtés dans le 
basalte. Ce fer nalif est allié au carbone, dont la proportion 
s'élève jusqu'à # ou 5 p. 100. Il est aussi combiné au soufre et 
au nickel. 

En dehors de ce cas exceptionnel, les blocs de fer rencontrés 
à la surface du globe proviennent habituellement de métforites. 

Le fer météorique contient toujours une notable quantité 
de nickel (jusqu'à 20 p. 100) et, en outre, du chrome, du 
cobalt, du silicium, du phosphore, du soufre, même de l'hy- 
drogène. Sa structure est manifestement cristalline et souvent 
des lames de phosphure de fer, plus difficilement attaquable 
que le fer lui-même, y sont régulièrement interposées; aussi 
l'attaque par les acides fait-elle naitre à la surface des fers 
météoriques des figures en réseau, connues sous le nom de 
figures de Widmanstætten. 


MINERAIS NON OXYDÉS 


SULFURES 


Pyrrhotine. — P.S$. k,54 à 4,64. — D.= 3,5 à 4,5. — 
S. hexagonal. 


La Pyrrhotine ou Pyrite magnétique (ainsi nommée parce 


qu'elle est magnétique et parfois magnétipolaire) offre 


PYRITE, 281 


une 


composition comprise entre FeS et FeïS$, Elle est rarement 


cristallisée, en cristaux hexagonaux aplatis pmAhtablb?, avec 


clivage p parfait, m moins facile. Le plus souvent elle se pré- 


sente en masses grenues, compactes, quelquefois à structure 


remarquablement 


écailleuse. 


Sa couleur est le jaune de 


bronze, mélangé de rougedtre, avec poussière noir grisätre 


et éclat faiblement métallique. 
Soluble dans les acides; avec l'acide chlorhydrique, dégage 


de l'hydrogène sulfuré en laissant un résidu de soufre. Dans 


donne 


tube ouvert, émet 


une masse 


de 


l'acide sulfureux. Sur le charbon, 
noire magnétique, souvent cobaltifère el 


nickélifère., Accompagne la cordiérite dans les roches primi- 


tives de Bavière; assez fréquente dans les filons; trouvée en 


divers points des Pyrénées, enfin dans certaines méléorites. 


Étym. > 


Pyrite. FeS2, — p, 


5 


rougeàdlre, 


83 à 5,2. —D.—=6 à 6,5. —S: cu- 


bique, avec polyèdre moléculaire hémiaxe centré, 


Combinaisons : p;pat(lig 


pa, Lb?; at, 


pyrile, et celle forme 


1 b? (fig. © 


>=" 


1 pe 


215): & g.276);p,3 &. 
Up, at, 4) bibi bi/at (fig. 279): 
, à (fig. 280); pn!, £a, avec 

1 2 14 11 t 

cts 03,500 ab /4 À. 


assez caractéristique de l'espèce 


pour être souvent désignée sous le nom de pyritoèdre; on 


compte en outre 9 trapézoèdres, #4 trioctaèdres et 28 diploë- 


282 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


dres. Les cristaux les plus riches en combinaisons sont ceux 
de l'ile d’Elbe et de Traverselle. 

Faces p souvent striées, chaque couple de faces portant des 
stries parallèles à l’une des trois directions d'arêtes du cube, 
de telle sorte que les stries d'une face soient perpendiculaires 


œ. 271. Fig. 218. 


à la fois sur celles des quatre faces adjacentes (pyrite tri- 
glyphe). Clivages p et a!, à peine sensibles. 
Macles fréquentes; notamment la macle de la croix de fer 


(fig. 


Cristaux généralement fort beaux, d'un vif éclat métallique, 


Fig. 279. Fig. 280. 


d’un jaune de laiton (d'où le nom de pyrite jaune), d'un poli 
assez parfait pour servir de miroirs el aussi en masses com- 
pactes, concrétionnées, etc. Cassure conchoïdale ou inégale, 
Fragile; poussière noir verdätre ou grisälre; fait feu au briquet. 

Thermo-électrique; certains cristaux sont négalifs, d’autres 
positifs, et parfois des parties positives et négatives alternent 
sur un même cristal. Très faiblement paramagnétique. 


MARCASITE. 283 


La composition de la pyrite pure comporte 46,67. Fe et 
53,33. S; mais généralement on trouve un peu de nickel, de 
cobalt, de cuivre, d'étain, d'arsenie, 
avec des traces d'or et d'argent. 

Ch. : Dans le tube fermé, donne 
un sublimé de soufre et un résidu 
magnétique. Sur le charbon, brüle 
avec flamme bleue en laissant un 
sulfure ferreux mélangé d'oxyde. 
Inatlaquable par l'acide chlorhydri- 
que; allaquée par l'acidé azotique 
avec dépôt de soufre, 


La Pyrile de fer est extrêmement 
répandue, aussi bien dans les filons 
que dans les roches éruptives ou les terrains sédimentaires, 
où elle résulle souvent de la réduction des sulfates. 

Étym. : ruotene, mot grec par lequel les anciens désignaient 
à la fois le silex pyromaque, la pyrite de fer et la pyrite de 
cuivre. 


Sperkise ou Marcasite !. Fes. — P.S$, 
D. 6 à 6,5. — $S. rhombique : um 105 5 


La Sperkise, dite aussi Marcasite ou Pyrile blanche, accuse, 
par son mode de cristallisation, le dimorphisme du bisulfure 
de fer, Elle représente d'ailleurs une forme de cette substance 
moins stable que la pyrite jaune, car elle se transforme faci- 
lement à l'air en sulfate ferreux, propriété sur laquelle sont 
fondées des industries importantes, relatives à la fabrication 
du vitriol vert et de lalun. 

Combinaisons : me'e; mateÿ/, (fig. 282); mpaltelesbl},, ete, 

Macles fréquentes de cinq individus aecolés par les faces m 
(fig. 283), de manière à former une lentille pentagonale. Très 
fréquemment la Pyrile blanche est en boules rayonnées, dont 
la surface est comme hérissée par les pointements octaédri- 
ques aigus des cristaux, le plus souvent transformés à la sur- 
face en limonite. Des boules de ce genre abondent dans la 


L. Le nom de Marcasite prête malheureusement à confusion, étant employé 
en bijouterie pour désigner les petits cristaux de pyrite jaune, 


284 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


il craie de Champagne. Clivages : m assez facile; e! traces. Gas- 


sure inégale. Couleur jaune avec tendance au gris ou au 


verdätre ; poussière gris verdâtre. 


La Pyrite blanche est pseudomorphique de diverses sub- 


stances, et présente alors une texture compacte avec éclat 


m\ —— ("2 S 


a D. À 8 
V1 0 
L/ 
cé 
—/ 
Fig. 282. Fig, 283 


semi-mélallique (Leberkies). Le nom de Speerkies (Sperkise 
s'applique plus spécialement à certaines variétés où les 
macles se répèlent de manière à former des cristaux dentelés, 
simulant parfois des crêtes de coq (pyrite crélée). Souvent on 
observe des associations de pyrile jaune et de marcasite, où 
les cristaux de pyrite s'appliquent par une face p sur la face 
p de la marcasile, une autre face p du cube élant parallèle à mn. 

Ch. : Insoluble dans l'acide chlorhydrique ; attaquable par 
l'acide azotique. Mêmes réactions que la pyrite. 

Étym. : Le nom de Marcasite est, paraît-il, d'origine arabe 


et s'appliquait autrefois aussi à la pyrite jaune. 


ARSÉNIOSULEURE 


1 Mispickel. FeAsS. — P, K, 6 à 6,4. — D. D, 46. — 
S. rhombique : mn 1119 45", 


Combinaisons : mel: met (Üg. 284): metal, ete. Clivage m 
: 


1 Aa 

A distince. 
| Le Mispickel ou fer arsenical (Arsénopyrile) se présente en 
l cristaux prismatiques, souvent maclés (fig. 285), avec les faces 


et strites parallèlement à leur intersection mutuelle, d'un 


MAGNÉTITE. 285 


beau blanc d'argent, quelquefois jaundtres à la surface, avec 
un vif éclat métallique. La poussière est gris noirâtre et l’es- 
pèce fait feu au briquet en émettant une odeur arsenicale. 
Ch. : Dans le tube fermé, donne d'abord un sublimé rouge 
de sulfure d'arsenic, puis un sublimé noir d'arsenie métal- 


lique. Dans le tube ouvert, sublimé blanc d'acide arsénieux 
et odeur sulfureuse. Sur le charbon, exhale une odeur arse- 
nicale et laisse un globule magnétique, parfois cobaltifère. 
Se rencontre associé aux minerais d'élain et d'argent; fré- 
quemment dans la serpentine. 
Etym. : l'espèce était qualifiée de Mistpuckel dès le temps 
d'Agricola, 


MINERAIS OXYDÉS 


OXYDES 


Magnétite ou Fer oxydulé. Fe’0*, — PS, 
D. = 5,5 à 6,5. —S. cubique. 


Combinaisons : al; bl; albl (fig, 286); blat; ablañal},, ete. 
Clivage a! difficile; macles suivant «a! conformément à la loi 
des spinelles, dont la Magnétile fait essentiellement partie, 
sa formule pouvant s'écrire FeO.Fe?0?, Noir de fer; poussière 
noire. Eclat variable. Opaque, même en lames minces. Agit 
toujours sur l'aiguille aimantée. Par exception, la Magnétite 
peut être maignétipolaire; elle forme alors la pierre d'aimant ou 
aimant naturel, Dans ce cas elle attire la limaille de fer, qui 
s’'amoncellée autour des deux pôles. Cette propriété se ren- 
contre sur les masses compactes, parfois aussi sur des cris- 


286 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


aux. Mais on n’observe aucun rapport entre la position des 
pôles magnétiques et les éléments de la 
forme cristalline. 

La Magnétite forme, à la surface du 
globe, des gisements qui constituent de 
véritables montagnes. Elle est abondam- 
ment répandue parmi les roches basi- 
ques, notamment les basalles, et ses 
oclaèdres bien formés sont fréquents 
dans les chloritoschistes. Dans les pla- 


ques minces, on la reconnaît à son opa- 
cilé el à ses formes carrées ou triangu- 
laires. 

Ch. : Très difficilement fusible; perd la vertu magnétique 
dans la flamme oxydante. Réactions du fer. Lentement soluble 
dans l'acide chlorhydrique concentré. 

Étym. : Magnes, aimant. 


Oligiste. Fe°0?. — P,S.— 4,9 à 5,3. — D.- 
S. rhomhoédrique : pp — 86°10' (isomorphe avec l'alu- 
mine). 

Combinaison : ap, en tablettes hexagonales (fig. 287); 


ape! /:, avec développement égal, donnant une double pyra- 
mide tronquée (fig. 288) ; alpe!/», avec développement inégal 


des deux rhomboëèdres; combinaison des rhomboëdres p et «& 
avec l’isocéloèdre e, (fig. 289); tablettes a! pd! ; on trouve encore 
le prisme e? et les faces b!, af, ! bididit/, ?, }; b/4d1d1/, ?, etc. 
Clivages p et a!, souvent peu nets. Faces a! habituellement 
lisses; faces p striées. Macles par hémitropie normale à p ou 


à a!, quelquefois à e?, 


MARTITE, ILMÉNITE, 287 


Les cristaux sont d'un gris métallique foncé, éclatants, sou- 
vent irisés à la surface; opaques sauf en lames minces, où 
ils présentent une couleur rouge de sang (d'où le nom. d'Hé- 
matite). Leur cassure est conchoïdale, Il y à des variétés en 
fines écailles, à reflets violacés, qui demeurent adhérentes 
aux doigts comme les paillettes de mica (Uligiste écuilleux ou 
micacé). Des lames très minces, éclatantes, parfaitement planes 
(fer spéculuire) s'observent dans les fissures de certaines roches 
volcaniques. 

Les variétés compactes (Hématite rouge) sont grises ou 
rouges: les variétés fibreuses sont noires ou rouges: enfin les 
variétés terreuses sont d’un rouge plus ou moins vif (Ocre 
rouge, Sanguine). Poussière rouge, distinguant l'oligiste de la 
magnétile el de la limonite. 

Ch. : Infusible. Réact, 48, 64. Sur le charbon, au feu réduc- 
teur, devient attirable à l’aimant. Lentement soluble dans 
l'acide chlorhydrique. 

L'oligiste existe en filons, en massifs et aussi en imprégna- 
tions, disséminé dans certaines roches quartzeuses, telles que 
l'Itabirite du Brésil. 

Elym. : üktyos, peu, parce que l'espèce contient moins de 
fer que la magnétite (Haüy). 


La Martite est un sesquioxyde de fer Fe?0*, qui affecte les 
formes de la magnétite et notamment l'octaèdre régulier. Sa 
poussière est rouge. P. S. = 4,80 à 4,83. D. = 6 à 7. Elle 
est d'un noir de fer ét n'agit que très faiblement sur l’aimant. 
Les uns la considèrent comme une pseudomorphose de 
magnélite en oligiste. D'autres admettent le dimorphisme de 
l'oxyde ferrique. 


Certaines variétés d'oligiste sont titanifères et préparent la 
transilion à une espèce isomorphe, qui est l'Iménite ou Fer 
titané (Ti,l'e)05, Cette espèce, qui peut renfermer des parties 
égales des deux oxydes ferrique ou titanique, cristallise en 
rhomboëdres de 85° 40° à 86° 10’, avec polyèdre holoaxe hémi- 
symétrique, l'hémiédrie pouvant être masquée par la coexis- 
tence des formes conjuguées. Tantôt on observe une combi- 
näison patetes (fig. 290), très analogue à celle da l’oligiste, 


288 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


souvent aplatie en lames hexagonales; tantôt, comme dans la 
variété Crichtonite de l'Oisans, c'est un rhombhoëdre aigu, de 
469 30', Lerminé par la base a!: noir 
de fer, éclat demi-métallique. Très 
faiblement magnétique. Infusible à 
, 5\ 2 la flamme oxydante. Réact. 48, 64, 
N. À] 69, 120: — PS. — 4,3 à 4,9: — 
LE \X ee D. — 5 à 6. 
DE" 


é 
J 


L'Ilménite est fréquente dans les 
schistes cristallins et les roches ba- 
saltiques; on la distingue, dans les 
plaques minces, à ce que ses grains sont entourés d’un enduit 
grisâtre ou jaunätre à bords ombrés, qu'on regarde, soit 
comme un tilanale, soit comme de l'acide titanique pur. 

Étym. : Du lac Imen en Russie. 


Gœthite. H*Fe?0*, — P.S.— 4,3 à 4,4, — D.—5 à 5,5, — 
S. rhombique : mm —9 


Combinaisons mhgibl/,et; galet, souvent avec prédo- 
minance de g!, donnant naissance à des cristaux tabulaires. 
É 


allongées, en petites lamelles, en masses écailleuses ou 


Clivage parfait g!. Egalement en prismes courts et aiguilles 


fibreuses (Lépidocrocite), en croûtes mamelonntes, d’un noir 
de poix, etc. 

Jaunàlre; rougeàtre; brun noirâtre; poussière jaune. Éclat 
imparfaitement adamantin. Rouge-sang par transmission. 
Réact, 23, 43, 48, 64. Soluble dans l'acide sulfurique. Accom- 
pagne les autres oxydes de fer, nolamment à Siegen el en 
Cornouailles. 

Étym. : Dédiée à Gœthe. 


Limonite. HfFe‘O®, La linonite ou fer oxydé hydraté, 
appelée aussi Hématile brune, est une substance amorphe, de 
P,S. = 3,6 à 4 et D. =5 à 5,5. A celle espèce appartiennent 


les minerais de fer les plus répandus. Sa poussière est d'un 
jaune brun, ce qui la distingue de loligiste. Soluble dans les 
acides, elle donne les réactions 23, #8 et 6%, 

La limonite fibreuse ou hématite brune proprement dite 
forme des rognons concrétionnés, des masses stalactitiques 


SIDÉROSE, 289 


ou mamelonnées à surface noire, luisante, quelquefois très 
nettement irisée, ou enfin des masses compactes, d’un brun 
foncé, à cassure unie. 

La limonite en grains ou pisolithique est en globules sphé- 
roïdaux, formés de couches concentriques et souvent vides à 
l'intérieur. Le minerai oolithique est en grains plus petits, 
ordinairement soudés, et formant des couches dans les ter- 
rains straliliés. 

La limonite terreuse, tendre et tachant les doigts, est d'un 
brun passant au jaune. Les variétés les plus argileuses consti- 
tuent les ocres jaunes, où la proportion d'oxyde ferrique des- 
cend à 42 p. 100. 

Le minerai des marais, souvent vitreux ou résineux, est riche 
en phosphore. Le fer géodique est un grès ferrugineux à cavités 
irrégulières et l’œtite ou pierre d'aigle est une limonite en 
nodules creux, dont l’intérieur contient des noyaux mobiles. 

Les limonites les plus pures, comme celles de Vicdessos 
(Ariège), contiennent 82 p. 100 d'oxyde ferrique avec2 p. 100 
d'oxyde manganique, 14 p. 100 d'eau et { p. 100 de silice. 
Le minerai en grains renferme de 37 à 69 p. 100 d'oxyde 
ferrique. 


OXYSELS 
CARBONATE, SULFATE 
Sidérose. FeCO$, — P.S,=— 3,83 à 3,88. — 


— $, rhomboédrique ; pp = 107 ; angle plan du sommet: 
1039 4 30". 


Combinaisons : p; e! 


5168: 69/15 ale%/, (fig. 291), avec e9/4e3/, 
6410’; pd; pdd; e"alpbl, etc. Faces p et b! souvent 
courbes: faces b! striées suivant pbl; @/, souvent arrondi, 
Macles avec assemblage suivant b!, Lames minces hémitropes 
fréquentes, comme pour la calcite. Clivage p parfait. 

Double réfraction énergique, négative ; éclat vitreux. Blonde 
ou brun jaunâtre, devenant brune, noire ou rouge à l'air. 
Poussière blanc jaunâtre, Fragile, 

Ch. : Décrépite et devient magnétique. Réact. 48 et 6%. En 


, . { 
PRÉCIS DE MINÉRALOGIE, 1) 


290 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


poudre et à chaux, facilement soluble dans les acides; effer- 
vescence lente à froid. 
En cristaux groupés dans divers filons métal- 
lifères. En masses spathiques, d'un blanc clair 
(fer spathique). 
La Sphérosidérite est une variété compacte de 
sidérose, en nodules ou concrélions fibreuses, 
Le fer carbonalé lithoïde, fréquent dans le terrain 
houiller, est une variété argileuse en rognons 
aplatis ou en couches continues (black-band). 
LAS La sidérose contient souvent de la magnésie. 

AAC Une variété dite Oligonite renferme 25 p. 100 
de manganèse. Souvent les cristaux de sidérose, 
en gardant leurs formes rhomboédriques, ont été entièrement 
transformés en limonite. 

Étym. : olënoos, fer. 

Les sulfates de fer sont assez nombreux. Le plus important 
est la Mélantérie ou Couperose verte, H!#FeSO!!, en cristaux lim- 
pides, vert pâle, dérivés d’un prisme monoclinique(mm — 82° 22") 
et offrant la combinaison mpot at etdi/;. — P,S.—1,83 à 2, — 
D. — 2, La Mélantérie s’altère à l'air et devient brun de rouille. 

Étym. : Nom déjà employé par Dioscoride et reproduit par 
Agricola. 


PHOSPHATE, ARSÉNIATES, SILICATE. 


Vivianite. H!6Fe?P3016, — P,S, — 2,53 à 2,68, — D, — 1,5 
à 2.— $, monoclinique : mm — 10822, 


Cristaux prismatiquesallongésp mt g!e?, bleus, transparents, 
de poussière blanche ou bleuâtre, passant rapidement au bleu 
indigo. Clivage g! parfait. Soluble dans l'acide chlorhydrique. 
Donne de l'eau, blanchit et s'exfolie au chalumeau, avec réac- 
tions 15, 48, 64. 

Étym. : Dédiée à M. Vivian, 


Scorodite. H$Fe?As?01?, — P,S$S, = 3,1 à 3,3, — D. = 3,5 
à #. — S, rhombique; mm = 9806". 


Combinaisons : ktg!b1/, (fig. 292); At g!g$b1/.; ete. Clivage g° 


PHARMACOSIDÉRITE, SMALTINE. 291 


imparfait. Cristaux d'un vert pâle, bleuâtre, à éclat vitreux 
assez vif; poussière blanche. 


Ch. : Réact. 23; facilement fusible; Réact. 32, 43. Soluble | 
dans l'acide chlorhydrique; attaquable par la 1! 
polasse, : 


Étym. : sxégoèoy, ail, à cause de l'odeur au 
chalumeau, 

Il existe d’autres arséniates de fer hydratés, 
parmi lesquels nous mentionnerons : : 


La Pharmacosidérite, en cristaux cubiques 


d'un vert foncé. | 
L'Arséniosidérite, en masses concrétion- | 
nées avec fibres d’un jaune d’or, contenant de 
10 à 15 p. 100 de chaux. Fig. 292. 
Li Chamoisite, de la montagne de Chamoi- 
son en Valais, est un excellent minerai de fer, composé de | 
14,3. S102? 7,8. Al20#; 60,5. FeO et 17,4. H20. — P.S, = 3 à 3,4. 
— D. — 3. Amorphe, de couleur gris verdâtre ou noirûtre, 


aisément fusible, elle est facilement attirable à l'aimant et 
fait gelée avec l'acide chlorhydrique. 


MINERAIS DE COBALT 


MINERAIS NON OXYDÉS 


LE, © 
1 


Smaltine. CoAs? ou (Co,Fe)As?, — P,S, — 6,4 à 
D. = 5,5 à 6. — S$. cubique. 


3 


, 


Combinaisons : p; pat; patblu?, etc. Faces p et a! souvent 
convexes. Clivage a! peu distinct, 

La Smaltine ou Cobalt arsenical (Speiskobalt) se montre en 
cristaux ou en masses cristallines compactes, réticulées, d’un 
gris d'acier où d’un blanc d'étain. Poussière gris noirâtre ; cas- 
sure inégale; pas de clivage distinct. 

Ch. : Dans le tube bouché, donne, par une forte calcination, 
un sublimé d’arsenic métallique, tandis que, dans le tube 


292 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


ouvert, on obtient un sublimé blanc d'acide arsénieux. Sur 
le charbon, donne un globule gris magnétique, souvent chargé 
de nickel et de fer, avec fumées d’arsenic. Attaquable à l'acide 
azotique avec résidu d'acide arsénique; la dissolution, rose 
quand il y a peu de nickel et de fer, est jaune quand ces 
deux métaux existent en proportion notable, 

Étym. : Smalt ou bleu de cobalt, à la fabrication duquel la 
smaltine est employée. 


Cobaltine. CoAsS. — P,S, — 6 à 6,3. — D, —: 
bique, avec polyèdre hémiaxe centré, comme pour la 
pyrite. 


Combinaisons : p, + b?; pat, t b?; a, Lb?, avec développement 
égal des deux formes, conduisant à un icosaèdre très voisin 
de l’icosaèdre régulier (fig. 293); p, + Sb1b1/,bl/3l, ete. Cli- 
vage p parfait. Faces p striées suivant les arêtes cubiques. 

La Coballine ou coball gris se pré- 
sente en cristaux ou en masses Com- 
pactes d'un vif éclat métallique, d'un 
blanc d'argent tirant sur le gris, avec 
reflets rougeätres. Poussière gris noi- 
râtre. 

Ch. : Réact. 27, 30, 37, 51. Alta- 
quable par l'acide nitrique en don- 
nant une solution rose et un dépôt 
d'acide arsénique. 

La Cobaltine contient généralement 
un peu de fer, Quand la proportion de ce métal devient plus 
considérable, on passe à une autre espèce, le Glaucodote 
(Co,Fe)SAs, rhombique et isomorphe avec le mispickel 
(mm = 1129 36"). Le glaucodote est d’un blanc d'étain, un peu 


gris, avec poussière noire, — P,S. = 6. — D. 5. Avec le 
borax, il donne successivement les réactions du fer et du 
cobalt. 


MINERAIS OXYDÉS 


On connaît, dans la nature, le cobalt oxydé mélangé au 
manganèse sous la forme d'Asbolane ou cobalte oxydé noir; 


ÉRYTHRINE, MILLÉRITE, NICKÉLINE. 293 


cette espèce contient 30 à #0 de Mn0 contre 20 à 32. CoO et 
21 à 23. H°0, 

Elym. : &5%6kn, Suie, parce que le minéral tache comme la 
suie, 


Érythrine, H15Co%As2016, — P,S, — 2,95, — D.— 1,5 à 2,5. 
— $, monoclinique : mm— 111916"; b1/,b1/, —= 1189 24"; 
b1/,g = 120% 48", 


Le cobalt arsénialé, nommé Érythrine à cause de sa couleur, 
d'un rouge-fleur de pêcher parfois très vif, forme des cristaux 
ou des fibres cristallines de poussière rose clair, avec clivage g! 
parfait. 

Dans le tube fermé, l'Érythrine donne de l'eau et devient 
bleue; à une plus haute température, elle noircit en perdant 
de l'acide arsénieux. Sur le charbon, elle donne un arséniure 
qui présente la réaction 51. Soluble en rose dans l'acide chlor- 
hydrique, 


MINERAIS DE NICKEL 


MINERAIS NON OXYDÉS 


Millérite. NiS. — P.S, = 5,2 à 5,6. — D. — 3 à 3,5. — 
S. rhomboédrique : pp 1440 8". 


La Millérite, ordinairement mélangée de fer, de cuivre et de 
cobalt, est le plus souvent en cristaux capillaires (d'où le nom 
de Trichopyrite) d'un beau jaune d’or tournant au bronze, 
parfois irisés, où dominentles prismes e? et dt, Clivages p et b! 
parfaits, 

1 


D,—=5à% 55: 


Nickéline. NiAs. — P.S, — 7,33 à 7, 
— $, hexagonal. 


La nickéline se présente le plus souvent en masses com- 
pactes d'un rouge de cuivre, presque constamment associées 
à l’'Annabergile ou Nickelocre. 

Ch. : Réact. 26, 48, 50, 51. Soluble en liqueur verte dans 
l'acide azotique avec dépôt blanc d'acide arsénique. 


294 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


Chloanthite. NiAs?. — P.S. —6,4 à 6,5. —S$. cubique. 


Cette substance, d’abord confondue avec la Smaltine, se 
présente en cristaux cubo-octaédriques avec clivage a! dis- 
tinct, ou en masses d'un gris clair, souvent recouvertes d'un 
enduit vert d'arséniale. Elle est généralement cobaltifère et 
ferrifère. 

Ch. : Dans le tube fermé, donne un sublimé d'arsenic et 
devient rouge en passant à l'état de Nickéline. Réactions du 
cobalt et du nickel. Soluble en jaune-topaze ou verdâtre dans 
l'acide azotique. 

Étym. : phoavbte, verdoyant, à cause de l’enduit vert d'arsé- 
hiate. 

Disomose ou Gersdorffite. NiAsS. — P.S.—6 à 6,7. 
— D.—5,5. —$, cubique, avec polyèdre hémiaxe centré. 

La Disomose est isomorphe avec la cobaltine; cependant 
c'est la combinaison pa! qui domine, avec clivage p parfait. 
Blanc d'argent, gris d'acier, poussière noir grisâtre. 

Ch. : Dans le tube fermé, décrépite et donne un sublimé 
de sulfure d’arsenic. Avec le borax, réactions successives du 
fer, du cobalt et du nickel. Soluble en vert dans l'acide azo- 
tique. 

Étym. : ôle ouoïos, deux fois ressemblant, parce que, ayant 
la formule et la forme de la Cobaltine, elle peut être regardée 
comme une Ullmannite (NISbS) où l’antimoine est remplacé 
par l’arsenic. 


MINERAIS OXYDÉS 


L'Annabergite ou Nickelocre est un arséniale hydraté de 
nickel, HISNiSAs?016, en masses cristallines fibreuses d’un 
beau vert, accompagnant souvent la nickéline, notamment à 
Annaberg (Saxe). < 

On connait plusieurs hydrosilicates où le nickel est associé 
à la magnésie et à diverses autres bases. De ce nombre sont : 

Pimélite (34% à 36. Si0?:; 5 à 15,5. Ni0O; 5 à 23. A0: 21 
à 38. I20), en fragments amorphes ou enduits vert-pomme, 
presque infusibles au chalumeau. 


GARNIÉRITE, NOUMÉITE, BLENDE. 295 


Garniérite, sorte d'halloysite colorée en vert pâle par le 
nickel, trouvée par M. Garnier dans la Nouvelle-Calédonie, 
en association avec la serpentine, 

Nouméite, de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), variété d'un 
vert foncé, onctueuse, contenant de 0 à 32. NiOet 40,5 à 
25. MgO et répondant à peu près, selon M. Liversidge, à la for- 
mule H5(Mg,Ni)!0Si8029, 


Plusieurs auteurs considèrent la Garnitrite et la Nouméite 


comme de simple hydrosilicates de magnésie imprégnés 
d'oxyde de nickel. 


MINERAIS DE ZINC 


MINERAIS NON OXYDÉS 
SULEURES 


Blende. Zn$S, — P.S, 3,9 à 492:—D.—5ÿ À4E — 
S. cubique (en apparence) avec polyèdre hémiaxe dicho- 
symétrique, 


Combinaisons : p, # at droit, # a! gauche (fig. 204), donnant 


aux cristaux une apparence holoédrique; mais en général les 
faces des deux tétraèdres conjugués n'ont pas les mêmes 
caractères physiques, non plus que les faces cubiques, qui 
tronquent les intersections mutuelles des tétraèdres ; b!, £a; 


bi, ka! droit, £a! gauche, Laÿ; pbt, fat droit, £a! inverse, 


2 ? 
La direct, £ 4? inverse. 

Les cristaux sont généralement maclés par hémitropie 
normale à «al, Ainsi, dans la figure 295, deux octaèdres ou 
plutôt deux tétraèdres sont associés conformément à loi des 
spinelles,. ; 

La même macle associe parfois deux rhombododécaèdres b! 


(avec les faces £a! direct, + a! inverse), ou deux cubes por- 


tant les troncatures at (fig. 296). Enfin les macles sont sus- 
ceptibles de se répéter plusieurs fois, en faisant naître des 


associations de lames hémitropes plus ou moins minces, 


296 MINERAIS MÉTALLIQUES. 
M. Sadebeck a encore fait connaître des macles par hémitropie 
normale à «?. 

Clivage parfait suivant les six faces de b!': on remarque 


cependant que ces six clivages ne semblent pas se produire 
tous avec la même facilité. 

Éclat adamantin, quelquefois gras, lansparence parfois 
tout à fait complète. Brune ou noire, souvent verte, jaune de 
miel, rouge. Poussière jaune ou brune, plus rarement 
blanche. Cassure lamelleuse ou conchoïdale. Phosphorescence 
fréquente par frottement ou écrasement. Pyroélectrique avec 
les axes du tétraèdre pour axes de pyroélectricité (Friedel). 

La composition de la blende admet parfois 20 p. 100 de 
fer, de sorte que sa formule pourrait s'écrire (Zn,Fe)S. On 
y trouve aussi du cadmium, du manganèse, et on a également 
indiqué du gallium, de lindium et du thallium, 

Ch. : Décrépite souvent avec force, mais ne fond presque 
pas. Réact. 39, 41, 85. Lentement soluble à chaud dans l'acide 
sulfurique avec dégagement d'hydrogène sulfuré. 

La blende accompagne le plus souvent la galène, Mais elle 
se présente aussi, à l'état isolé, en jolis cristaux, dans la 
dolomie du Binnenthal, et l'on en trouve de très gros indi- 
vidus, jaune-miel rougeâtre, remarquables par leurs clivages 
el leur transparence, dans un calcaire noirâtré du pic 
d'Europa (Asturies). 

Le sulfure de zine est dimorphe; car M. Friedel à observé 
en 1861, dans un minerai d'Oruro, en Bolivie, des cristaux 
hexagonaux répondant à ‘la formule ZnS (P.S.—3,98.— D. 

3,5 à #), qui offraient les caractères chimiques de la blende 


297 


ZINCITE, FRANKLINITE, 


et dont il à fait une espèce nouvelle, la Wurtzite (dédiée à 
M. Wurtz). De son côté, en 1862, Breithaupt constatait que la 


blende cadmifère et rayonnée de Przibram était hexagonale, | 
avec clivage p, et la décrivaitsous le nom de Spiautérite (de LL 
Spiauter, nom vulgaire du zinc). Depuis, M. Em. Bertrand a : 


reconnu le caractère optiquement uniaxe et positif de la 


blende de Przibram, propriété conforme à celle de la 

Wurtzile, F4 
D'après Mallard, la symétrie cubique de la blende n'est 

qu'apparente et celte espèce est formée par des hémitropies 

submicroscopiques de Wurtzite. D'ordinaire, les fibres très 

minces, d'orientations différentes, se superposent de manière | 

à annuler la double réfraction. Mais la chaleur, en produisant 

un nouvel arrangement, permet aux fibres de s'orienter de 

la même facon, et alors la biréfringence se manifeste avec | 


toute son énergie. 


MINERAIS OXYDÉS 


OXYDES ET CARBONATES 
Zincite. Zn0,—P.S.,—=5,45 à 5,7, — D. =#4 à 4,5. — 
S. hexagonal, 
Masses laminaires ou grains à structure foliacée, d'éclat 


assez vil, d'un rouge orangé, avec poussière jaune orangé 


clair; souvent manganésifère, 
Ch. : Devient noire à chaud dans le tube et reprend ensuite 

sa couleur, Réact., 39. Avec les flux, Réactions du manganèse. 

Soluble sans effervescence dans les acides. | 
Accompagne la Franklinite et la Calcite dans le New- 

Jersey 


La Franklinite est un véritable spinelle de fer, zinc et | 
manganèse, répondant à la formule (Fe,Zn,Mn) (Fe,Mn}Ot et 
cristallisant, comme tous les spinellides, en octaèdres régu- 
liers, parfois modifiés par b!, — P.S.— 5,6 à 5,9. — D. — 5,5 
à 6,5. 

Clivage a! indistinct; noir de fer; poussière brun rouge V, 
foncé; faiblement magnétique. Insoluble dans l'acide chlor- 


298 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


hydrique en dégageant un peu de chlore; avec le borax, 
donne à la flamme oxydante une perle améthyste et à la 
flamme réductrice une perle verte. 
Smithsonite, ZnCO?, — P.S$. 4,3 à 4,45. —D,—=5 
S. rhomboëédrique; pp —107%33 à 10745" (Lévy); 
107° 40° (Wollaston). 


La Smithsonite ou Zinc carbonaté appartient à la série des 
carbonates rhomboédriques; elle est isomorphe avec la Sidé- 
rose et la Dialogite; aussi existe-t-il des variétés ferrifères et 
d'autres manganésifères. 

Combinaisons : p; e%; bp! ; pdt; pet/, (fig. 297); pe 5/,; a! peñ; 
pd! et; etc. Faces p ordinairement cour- 
bes et rugueuses. Clivage p parfait. 
Double réfraction énergique; incolore, 
blanche, jaunâtre, grisàtre. 

En petits cristaux dans des géodes ou 
en enduits stalagmitiques (Laurium) de 
couleurs variables du blanc au vert. 

Ch. : Réact. 39,85. Soluble avec effer- 
vescence dans l'acide chlorhydrique; 
soluble dans la potasse caustique. 

A souvent a été confondue, sous le nom de calamine, avec 
l'hydrosilicate de zinc. 

La Zinconise (calamine terreuse des anciens auteurs) est un 
hydrocarbonate HiZn8C301%, amorphe, blanc pur ou gri- 
sâtre (P.S. — 3,25 à 3,59, — D, — 2 à 2,5), en masses rognon- 
neuses, stalagmitiques, concrétionnées. Réact. 23; les autres 
caractères de la Smithsonite, 


ARSÉNIATE 


Adamine, H?Zn‘As?010,— PS, — 4,33. — D. 3,9. — 
S. rhombique; mm— 191056"; a! at 1079 45. 


Cristaux violacés arrondis ou grains cristallins jaune-miel 
au Chili. Enduits roses ou rouge-carmin au cap Garonne (Var). 
Cristaux, incolores ou vert-émeraude, implantés sur Smithso- 
nite au Laurium. Les cristaux incolores paraissent avoir, pour 


WILLÉMITE, CALAMINE. 299 


l'axe vertical, un paramètre différent de celui des cristaux 
verts, Clivage a!. 

L'adamine est isomorphe avec l'olivénite ou arséniate 
hydraté de cuivre. 


SILICATES 


Willémite. Zn?Si0t. —P.S.— 3,89 à 4,18. — D, — 5,5. — 
S. rhomboédrique : pp — 11691". 


Combinaisons : ae? (Moresnet, petits cristaux, a!°a!9 
—128° 30); pb! dd! (Franklin). Clivages : a! facile à Moresnet; 
& facile à Franklin. Éclats vitreux. Incolore, jaune ou brune. 
Double réfraction positive, assez énergique. 

Ch. : Difficilement fusible sur les bords; devient opaque. 
Soluble en gelée dans l'acide chlorhydrique. 

En petits cristaux jaunes ou blancs et en masses compactes 
à Moresnet, Stolberg, etc., avec calamine. 

La Troostite est un silicate de zinc et de manganèse rhom- 
boédrique (pp— 116), qui accompagne souvent la Frankli- 
nite,. 


Calamine!., H?Zn?Si05. —P.S.—3,35 à 3,50. —D.= 5. 
— S, rhombique avec polyèdre hémiaxe ; mm—104 13". 


Combinaisons : mytpe,(fig. 298); mA! g'pat/,e!/,e, (fig. 299) : 
ces deux formes accusant nettement l'hémiédrie par la dys- 
symétrie des extrémités, l'une basée, l'autre pointue; mg! 
at/,ete,, ete. Les cristaux de la Vieille Montagne sontles plus 
riches en formes. 

Faces g! souvent prédominantes, striées suivant mg. 
Macles de deux individus soudés en p. Clivages : m facile 
et parfait; a! moins parfait; p peu net. Double réfraction 
énergique, positive. Couleurs des hyperboles très vives. Éclat 
vitreux; nacré sur g!. Incolore, grise, jaunâtre, brune, verte, 
bleu de ciel. Phosphorescente par frottement. Pyroélectrique 


avec pôle antilogue e, et pôle analogue p (lig. 298). 


avec la plupart des minéralogistes, nous réservons le nom à cette dernière 
. Notons cependant que Phillips et Delafosse ont appelé Smithsonite le 


silicate et Calamine le carbonate. 


300 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


Ch. : Diflicilement fusible, mais se gonfle et jette un vif 
éclat. Réact. 23, 38, 85. Soluble en gelée dans les acides. 


Fig. 299. 


L'ammoniaque donne un précipité qui se redissout dans un 
excès de réactif. 

En cristaux dans des druses, en boules, en masses stalac- 
titiques. Les cristaux des druses sont généralement implantés 
par l'extrémité qui porte es. 

Étym. : Lapis calaminaris d'Agricola. 


MINERAI D'ÉTAIN 


Cassitérite. Sn0?, — P.S,=— 6,96. — D. = 6 à 7, —S. qua- 
dratique. 


La Cassitérite ou Étain oxydé cristallise dans le système 
quadratique, avec prédominance habituelle de l'un des deux 
prismes carrés sur l’autre. Tandis que le prisme le plus ordi- 
nairement développé est noté A! par la plupart des cristallo- 
graphes français, M. Dana et les cristallographes allemands le 
notent #. La figure 300 correspond à la première hypothèse; 
elle montre une combinaison très fréquente, formée de mh! 
at bt, La figure 301, au contraire, est notée conformément à 
l'hypothèse inverse; elle montre la combinaison 44 45 at b'/, 


CASSITÉRITE, 301 
as, laquelle, dans le système précédent, deviendrait ht mA? 
b'alas. 

Macles fréquentes, par hémitropie normale à b!, produisant 


le bec d'étain par la rencontre des quatres portions de pyra- 
mides at (fig. 302). Le bec d'étain ou visière devient encore 
plus complexe quand (fig. 303) les cristaux composants ont 
la forme mA! at bt, — Clivages m et k! à peine distincts. 


Fig, 302. Fig. 303. 


Ch. : Infusible; facilement réduite sur le charbon, avec 
addition de soude, en étain métallique. Insoluble dans les 
acides. 

En cristaux ou en masses amorphes, parfois concrétionnées 
(Étain de bois) au milieu des filons de quartz dans les pegma- 


302 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


tites, avec apatite, mica blanc, topaze, mispickel, émeraude, 
fluorine, ete. Les cristaux ont l'éclat adamantin, une couleur 
variable du brun clair au noir et sont souvent intimement 
pénétrés par des cristaux hexagonaux d'émeraude jaune ver- 
dâtre (La Villeder). 


MINERAIS DE PLOMB 


MINERAIS NON OXYDÉS 
SULFURE 


Galène. PS. — P.S. = 7,4 à 7,6. — D.= 2,5 à 2,75. — 
S. cubique. 


Combinaisons : pa! b! (fig. 304); pat btat/, (fig. 305); pat at/s 
a\/,, les faces a!/, et «!/,, substituées 
à bi, produisant le même effet que 
des faces b! courbes et striées; pa! 
a, etc. On connaît 5 trioctaèdres, 
12 trapézoèdres, 3 hexoctaèdres. 

Macles fréquentes par hémitropie 


normale à a!. Souvent les individus de la macle, munis des 
faces p et a!, sont aplatis suivant une face a! et offrent 
l'aspect de la figure 306. 


BOURNONITE, MASSICOT, 303 


Celte même macle tabulaire se reproduit avec la forme 
a! bt, 

Clivage extraordinairement facile suivant les trois direc- 
tions de p. Éclat métallique intense, excepté dans la variété 
compacte. Exceptionnellement, clivage octaédrique. Couleur 
gris de plomb; poussière gris noirâtre. 

Contient généralement un peu de fer, de zinc, d’antimoine, 
parfois du sélénium et depuis 0,01 jusqu'à {1 p. 100 d'argent. 

Ch. : Réact. 30, 35, 38. Fond en bouillonnant sur le char- 
bon. Partiellement soluble dans l'acide azotique avec sépara- 
tion de soufre et formation de sulfate de plomb, 


ANTIMONIOSULFURE 


Il existe plusieurs antimoniosulfures de plomb; mais nous 
n'en mentionnerons qu'un, dans lequel entre le cuivre. C'est 
la Bournonite, dont la composition 
est exprimée par la formule 
CuPbSbS. L'espèce est rhombique, 
avec mm = 930 40°, — P.S$S. = 5,7 à 
5,87. — D, = 2,5 à 3. Combinaisons 
pm hg'ate! b1},; pa? a'etb!; plu- 
sieurs cristaux du type mp htgt et, 
maclés suivant une face m, el aplatis 
suivant p, se groupent (fig. 307) de 
manière à offrir l'apparence d'un 


pignon d'engrenage (d'où le nom de Rädelerz ou minerai en 
roue, donné par les mineurs de Kapnik). 
Clivage imparfait g!. Gris d'acier. Éclat métallique. Fragile, 
Ch. : Décrépile dans le tube fermé, en donnant un sublimé 
rouge. Réact. 30, 33. Sur le charbon, Réact. 42, puis 38 et, 
avec la soude, bouton de cuivre. 


MINERAIS OXYDÉS 


OXYDES 


Massicot. PbhO, — P, S, —8, — D; —2, — Jaune ou rou- 
geätre, pulvérulent ou en lamelles cristallines; à Badenweiler 


30% MINERAIS MÉTALLIQUES. 


dans le quartz et au Mexique dans certaines roches volca- 
niques. 

Minium. Pb30*, — P. S.—4,6. — D.—2 à 3, — Rouge- 
aurore, pulvérulent, trouvé en enduits sur la galène ou en 
pseudomorphoses; quand on le chauffe, devient jaune et fond 
facilement. 


CARBONATE, SULFATE 


Cérusite. PbCOY, — P, S.—6,5. — D.—=3,5. — $S. rhom- 
bique; mm=— 11713" (isomorphe avec la Withérite et 
l'Aragonite). 


Combinaisons : 2!/, bl/,; mg'; mg? g'et/:b1/: (fig. 308); m 
g'et/»; pmg'et b!/: (fig. 309) en cristaux fortement aplatis 
suivant g!, etc. Les bra- 
chydômes et g! sont géné- 
ralement striés suivant 
p g',et, en outre, g! porte 
des stries parallèles à 
m q!. 

Macles fréquentes, de 
2 ou 3 individus associés 
suivant les faces m; dans 
le premier cas, angles 
rentrants de 117°14! et 
de 62946; les cristaux 
maclés sont le plus sou- 


vent minces, aplatis pa- 
rallèlement à g!. Clivages 
assez nets m et el/+. Cassure conchoïdale., Transparente ou 
translucide. Double réfraction énergique. 

Éclat adamantin ou résineux; incolore, blanche, jaunâtre, 
quelquefois colorée en vert ou en bleu par du carbonate de 
cuivre. Poussière blanche. 

Ch. : Décrépite violemment; sur le charbon, facilement 
fusible; se réduit en un globule malléable, tachant le papier; 
soluble avec effervescence dans l'acide azotique étendu. 

La Cérusite ou Céruse (plomb carbonaté, plomb blanc des 
mineurs allemands) se présente en cristaux, en masses 


305 


ANGLÉSITE, PYROMORPHITE. 


compactes, en stalactites, etc., à la partie supérieure des 
lilons plombifères. 
Le plomb carbonaté noir est un mélange de cérusite et de 


charbon. 


Anglésite. PhSOf. — P.S.—6,25 à 6,3. — D.—3. — 
S, rhombique ; #im = 103 38". 


Combinaisons : mat; mae! (Écosse); mp ae! b1/, (Sar- 
daigne); mpa*aæ (cristaux tabulaires de Phénixville); max 


(fig. 310) avec æ —{b1bt/,g'/2} (cristaux octaédriques de 
Siegen); pma?e! g!qÿæ (fig. 311) (également de Siegen), etc. : 


L'anglésite est isomorphe avec la barytine. 


ra 
rt 


Clivages p, m (traces). Cassure conchoïdale. Transparente 
ou translucide. 

Éclat très vif, presque adamantin, parfois résineux. Inco- 
lore, blanche. 

Ch. : Décrépite, Réact. 35, ##. Soluble dans un excès 
d'acide azotique étendu. 

Se présente en cristaux dans les cavités de la galène et en 


masses compactes. 
PHOSPHATES, ARSÉNIATES, ETC. }| 
Pyromorphite. PhP2012C], — P. S. = 6,5 à 7,14, = 

D. — 3,5 à #4. — $S. hexagonal ; p b!— 1399 38". 
La pyromorphite est isomorphe avec l’apatite et fait partie 
d'une série à laquelle se rattachent l’arséniate et le molybdate 


20 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE. 


306 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


de plomb. La chaux s’y substitue à l’oxyde de plomb au point 
d’abaisser la densité à 5, et d’autres fois l'arsenic remplace 
le phosphore, produisant des passages de la pyromorphite à 
la mimétèse. Enfin l'espèce renferme presque toujours du 
fluor. 

Le prisme hexagonal »m domine, combiné avec la base p, 
quelquefois avec la pyramide b!, Traces de clivage suivant m 
et b!, Faces m ordinairement striées suivant ma!, Fréquem- 
ment en masses aciculaires, globuliformes ou botryoïdes. 
Cassure imparfaitement conchoïdale, Translucide. Eclat 
résineux où adamantin, La couleur oscille autour de deux 
types, le vert d'herbe et le brun (plomb vert et plomb brun des 
anciens minéralogistes); mais elle peut aussi être jaune, Du 
reste, toutes les variétés donnent une poussière jaunâtre et 
toutes fondent facilement sur le charbon en une perle d'un 
gris clair, qui se transforme par le refroidissement en un 
bouton polyédrique à nombreuses facettes (d'où le nom de 
l'espèce, tiré de x26, feu, et 0821, forme). Pendant la forma- 
tion de ce bouton, il se dépose sur le support un enduit 
blanchâtre de chlorure de plomb, entourant une auréole 
jaune d'oxyde. Réact. 45, 35. Dans le tube fermé, donne un 
sublimé blanc de chlorure de plomb. Soluble dans l'acide 
nitrique. 

Accompagne la galène dans les parties supérieures des 
gites, On en trouve de très beaux cristaux dans les mines du 


ssau, aux environs d'Ems (Holzappel, Friedrichssegen, etc.). 


On à donné le nom de Plombgomme à un minéral dans 
lequel le phosphate de plomb est uni à un hydrate d’alumine 
et dont la composition, d’après M. Damour, peut être exprimée 
par Pb?P20$8 + G(A1205,3H20), — P.S. k à 6,4, — D. RURR 

Le plombgomme est en masses réniformes, globulaires ou 
botryoïdes, concrétionnées ou massives, à éclat résineux, 
avec apparence gommeuse, opltiquement uniaxes, d'après 
M. Em. Bertrand. La couleur est jaune, brune ou verdätre. Se 
trouve au Huelgoal, avec galène et pyromorphite; à Nus- 
sières, elc. 

Ch. : Décrépite. Réact. 23. Se gonfle comme une zéolite 
sans fondre complètement. Réact. 38, 81. 


MIMÉTÈSE, WULFÉNITE. 307 


Mimétèse, Ph5AsO!CI, — P.,S, — 718 à 7,28 — 
D. — 3,5 à 4. — $S. hexagonal; isomorphe avec la pyro- 
morphite. 


Combinaison pm b! bt/,, offrant souvent la forme de petits 
barils à cause de la courbure des pans, et masses cristallines 
ou compactes d'un jaune elair, passant à l'orangé ou au brun, 
d'éclat résineux assez vif. 

Ch. : Dans le tube fermé, donne un sublimé blanc de 
chlorure de plomb. Réact. 32, 35. Avec le sel de phosphore 
saturé d'oxyde de cuivre, colore la flamme en bleu d'azur, 
Soluble dans l'acide azotique. 

Une variété incolore et limpide, chargée de chaux, a reçu 
le nom d'Hédyphane. 

Étym. : wunrés, imitateur, à cause de sa ressemblance avec 
la pyromorphitle, 

L'isomorphisme chimique de la pyromorphite et de la mimé: 
tèse laisse prévoir l'existence de variétés intermédiaires, telles 
que la Campylile, où le phosphore et l’arsenie se remplacent 
en diverses proportions. Il parait cependant qu'il n’y à pas 
identité entre les deux types extrêmes. M. Em. Bertrand a 
constaté que les véritables pyromorphites sans arsenic du 
Huelgoat et du Nassau sont optiquement uniaxes, tandis que 
la mimétèse non phosphoreuse serait biaxe. 

Le même fait a été établi par MM. Jannettaz et Michel. Selon 
eux, il existe quatre types: les pyromorphites pures, uniaxes ; 
les mimétèses pures, biaxes ; des mélanges offrant pyromor- 
phite au centre, mimétèse à l'extérieur; enfin des groupements 
complexes donnant naissance à des apparences uniaxes. 

Ajoutons que, d’après les expériences de corrosion faites 
par M. Baumhauer, la mimétèse, considérée comme hexago- 
pale, offrirait le même mode d'hémiédrie que l'apatite, 


MOLYBDATE, VANADATES, CHROMATE, 


Wulfénite ou Mélinose, PhMoO!. — P.S, = 6 à 7. — 
D.=— 2,75 à 3, —S,. quadratique avec polyèdre hémiaxe 
principal; b!/,b1/3 — 1319 41’ sur m. 


Cristaux d'un jaune de cire ou jaune-miel (d’où le nom de 


308 MINERAIS MÉTALLIQUES. 

Mélinose et celui de plomb jaune); en tables pm le M, lrès apla- 
ties suivant p; en_octaèdres tronqués pb! ou pb!/, (fig. 312); 
en tables pb!/,æ (fig. 313) avecæ— +. La couleur passe 


quelquefois au brun. Vif éclat. Clivage b1/, assez net;p moins 
distinct. 

Ch. : Décrépite et fond facilement. Décomposée par l'acide 
chlorhydrique bounillant. Le résidu, additionné de zinc métal- 
lique, donne une liqueur bleue. 

La Vanadinite, isomorphe avec la pyromorphite et l'apa- 
tite, est un chloroyanadate de plomb, de formule Pb VSO RCI, 
— P.S. —6,83 à 6,89 — D.—3. Jaune ou brune, d'éclat 
vitreux, elle se présente en tables hexagonales, qui fondent 
sur le charbon en laissant un enduit jaune et se dissolvent 
en liqueur verte dans l'acide chlorhydrique, avec résidu de 
chlorure de plomb. On l’a trouvée au Mexique, en Carinthie 
et en Écosse. 

La Descloizite (dédiée à Des Cloizeaux) est un autre 
vanadate sans chlore, Ph?V?07, en petits cristaux rhombiques 
noirs ou bruns, associés à la pyromorphite à la Plata. 


PS DE —D:3.5; 


Crocoïse. PhCrO*. — P. S.=—5,9 à 6,1. — D.—2,5 à 3. 
— $. monoclinique; rm = 93°40", 


Combinaisons : md (fig. 314); mat/,; mbh1/,d1/,01/,; mg 
g'di/;,ha/,; la même avec H/,etet/, qtet une hémiortho- 
pyramide postérieure, etc. Clivages : m assez net; h!, p, 
imparfaits. 

La crocoïse ou plomb rouge de Sibérie (plomb chromaté) se 
présente d'ordinaire en lames ou petits cristaux d'un beau 


COTUNNITE, PH( ISGÉNITE, BISMUTH, 


rouge-hyacinthe, transparents et fragiles, à 4 


éclat vitreux ou adamantin et poussière jaune 


orange. A 
Ch. : Décrépile et fond en une scorie où lt 
| 


nagent des globules de plomb. Réact. 49, 65. 
Attaquable à chaud par l'acide chlorhydrique, 
avec résidu de chlorure de plomb, en donnant 
une liqueur verte. Trouvée d'abord en Sibérie, 1 
à Bérésowsk, dans des filons quartzeux traver- 
sant les roches primaires; puis au Brésil, dans 
un granite décomposé, Fig, 514, | 


MINERAIS HALOÏDES 
CHLORURE, CHLOROCARBONATE, 
La Cotunnite, PbCl?, forme de petites aiguilles cristallines 


blanches, d'un vif éclat, à la surface des laves du Vésuve. 
P.S.—5,23, Facilement fusible, colore la flamme en bleu. 


Sa forme primitive est le prisme rhombique de mm = 99 46’, | 


La Phosgénite ou Plomb corné est un chlorocarbonate de 
plomb (PbCI) CO, cristallisé dans le système quadratique. — 
PS.=—=6:à6,31. D? #54; } 

Beaux cristaux jaunâtres, d'un vif éclat adamantin, mph! ai 
b5}., avec clivages At et p, ou aiguilles cristallines, 

Ch. : Fond facilement en globule jaune qui, par le refroi- 
dissement, devient blanc et cristallin. Réact. 35. Avec le sel 
de phosphore et l’oxyde de cuivre, donne la réaction du 
chlore, Décomposable à chaud par l’eau avec résidu de car- ' 
bonale ; soluble avec effervescence dans l'acide azotique. 


MINERAIS DE BISMUTH 
BISMUTH NATIF 


Le Bismuth, Bi, se rencontre à l’état natif, sous la forme de 
masses lamelleuses ou granulaires, d’un blanc d'argent rou- 


310 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


geâtre et en ramifications figurant des feuilles de fougères. Il 
cristallise en rhomboëdres de 87° 40!, avec clivages a! etet. — 
P. S.—9,73. — D.—2 à 2,5. 

Remarquablement thermo-électrique et diamagnétique, il 
est fusible à la bougie et répand sur le charbon des fumées 
qui laissent une auréole jaune. Soluble dans l'acide azotique 
concentré, La liqueur précipite par addition d’eau. 


MINERAIS NON OXYDÉS 


Le plus important des minerais non oxydés est la Bismu- 
thine, BIS — P. S.—6,5. — D,—2 à 2, 
{mm = 919 52’). L'espèce se présente en cristaux aciculaires 


. —S$. rhombique 


cannelés, d'un gris de plomb clair, très semblables à ceux de 
Ja stibine, avec clivage très facile g'. Fusible à la bougie, volatile. 
La Patrinite ou Aciculite, Ph?Cu°B®Sf, se présente en 
aiguilles d’un gris de plomb, à symétrie rhombique. Il existe 
du reste plusieurs sulfures où le bismuth estassocié au plomb 
et au cuivre. 
MINERAIS OXYDÉS 


Les minerais oxydés du bismuth sont le Bismuthocre, Bi°0*, 
en masses amorphes d'un jaune verdâtre, et la Bismuthite, 
H?BiSCO!?, également amorphe, vert-serin ou jaune, Cette 
espèce est soluble avec effervescence, en liqueur d’un jaune 
foncé, dans l'acide azotique. 

Enfin on connaît sous le nom d'Eulytine un silicate BifSO!?, 
en petits tétraèdres bruns ou jaunes, dont la symétrie cubique 
apparente est produite par un groupement de cristaux rhom- 
boédriques. 


MINERAIS DE CUIVRE 
CUIVRE NATIF 


Cuivre. Cu. — P. S:—8,5à 8,9 —D.—2,5à3. 


> 


S. cubique; Forme habituelle a!, avec faces p, b!, BP, ete. 
Macles fréquentes suivant a!. 


CHALCOSINE, CHALCOPYRITE. 311 


L'état le plus habituel du cuivre nalif est celui de masses 
filiformes, réliculées et de plaques courbes qui paraissent 
s'être formées dans leur gangue par un effet de galvanoplastie 
naturelle. 


MINERAIS NON OXYDÉS 
SULFURES 
Chalcosine, Cu?S.—P,S,—5,5 à 5,8. — D, == 2,5 à 3. 


S, rhombique (min =— 1199 35). Cristaux aplatis, d'apparence 
hexagonale, pmg!; ph}, e*/:, ete. Macles fréquentes par grou- 
pement de trois cristaux de même axe vertical, ou par hémi- 
tropie normale à b!, avec croisement de cristaux tabulaires 
sous des angles de 88°, Clivage m imparfait, Noir de fer bleuâtre, 
Le minéral se laisse couper au couteau et donne mème, lors- 
qu'il est très pur, de petits copeaux. 

Ch. : En esquilles minces, fond à la bougie; colore la flamme 
en bleuâtre. Facilement réductible sur le charbon avec la 
soude, en un grain de cuivre, Soluble en vert dans l'acide azo- 
tique, avec résidu de soufre. 

Le sulfure Cu?S est dimorphe; car celui qu'on produit dans 
les laboratoires cristallise en octaèdres réguliers. Quant au 
sullure CusS, il est connu, sous le nom de Covelline, en 
lamelles hexagonales bleu indigo, Ses réactions sont celles de 
la Chalcosine. 


Chalcopyrite ou Pyrite de cuivre. CuFeS?, — PS. = 41 
à 4,3. D'=3 AE 


Composition habituelle : 32 à 34. Cu ; 29 à 32, Fe ; 33 à 30,5, 

$. quadratique, avec polyèdre hémiaxe, entraînant la réduc- 
tion de l'octaèdre quadratique en sphénoèdre. Cette réduction, 
portant sur la forme b!/,, produit un sphénoëdre extrêmement 
peu différent du tétraèdré régulier, La forme est d’ailleurs 
souvent combinée avec son inverse, dont les faces sont alors 
moins développées (fig. 315), ef de plus, mates et striées quand 
les faces directes sont polies. 

On connait encore : +b!/, direct avec 1—+40!/, inverse et 


2— a À (lig. 316);p, m,+01/ dir., «!, 1, ete. 


312 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


Macles fréquentes : 1° par pénétration mutuelle de deux 


sphénoèdres dont les arêtes conjuguées sont croisées à angle 


Fig, 315. Fig. 316. 


droit; 2° par hémitropie normale à b!/,, comme dans les spi- 
nelles; 3° par hémitropie normale à &! (fig. 317) et susceptible 
de se répéter de façon à grouper quatre individus autour d'un 
cinquième. Clivage a! 

Éclat métallique très vif. Couleur jaune d’or foncé, souvent 
irisée, se distinguant par ses tons chauds de celle de la pyrite 
de fer. Poussière noir verdâtre. 

Ch. : Dans le tube fermé, décrépite 
et donne un sublimé de soufre. Réact. 
30; assez facilement fusible sur le char- 
bon, en donnant des étincelles, avec 
réact. 37, Avec les flux, perle verte par 
combinaison de la couleur bleue du 
cuivre et de la teinte jaune du fer. 
Soluble dans l'acide nitrique. Réact. 


7. 126, 127. 


Fier. 3]7 


La chalcopyrite est, sous le nom de 
Cuivre pyriteux, le plus répandu des minerais de cuivre. L'es- 
pèce se transforme souvent, par perte du sulfure de fer, soit 
en Chalcosine, soit en Covelline, 


Érubescite. CuiFeS, —P,S.— 4,9 à 5,1. — D. — 3, 


cubique. Cristaux très rares, de formes p, a!, b!, «&. Ordi- 


nairement en masses compactes, rognons disséminés ou 
incrustations. 
L'Erubescite est le Cuivre panaché des anciens auteurs, 


ENARGITE, CUIVRES GRIS. 313 


remarquable par sa couleur, intermédiaire entre le rouge de 


cuivre et le brun-lombac, avec nuances irisées, très vives, de | 


bleu et de violet, Le cuivre y entre pour 50 à 71 p. 400, | 
Ch, : Noircit sur le charbon et devient rouge par refroïidis- 41 | 
sement : fusible et donnant, après longue insufflation, un | 


globule gris magnétique, cassant. Autres réactions de la Chal- 


copyrite, 
L'espèce est parfois désignée sous le nom de Phillipsite (em- 


ployé aussi pour l'harmotome calcaire) et sous celui de Bornite, 


ARSÉNIOSULEURES, ANTIMONIOSULFURES, 
CUIVRES GRIS. 


ARSÉNIURES, 


Le cuivre, combiné avec l'arsenic, forme plusieurs espèces 
peu importantes. Uni à l'arsenie et au soufre, il donne, entre | 
autres, l'Enargite, Cu*AsS', en cristaux noirs rhombiques 
(mm—97 53), très fusibles. — P. S. —#,#, — D,— 3. Enlin, 
combiné au soufre et à l’antimoine, il donne la Famatinite, 
Cu?SbS$, et la Chalcostibite, Cu?Sb?Sf, en tables rhombiques 
cris de plomb. 

La série des Cuivres gris (Fuhlerz) comprend un certain 
nombre de sulfo-antimoniures et de sulfo-arséniures de cuivre, 


Fig. 320. 


souvent argentifères, et offrant une grande variabilité de com- 
position, qui peut s'expliquer par des substitutions isomor- | 
phes. Tous ont les caractères cristallographiques suivants : | 

S. cubique, avec polyèdre hémiaxe dichosymétrique, ce qui 
donne la prééminence aux formes tétraédriques (d'où le nom 


314 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


de Tétraëédrite, adopté par Delafosse et Haïdinger). Combinai- 
1 


sons : al; {at direct et a! inverse (fis. 318) ce dernier 
> 3 


moins développé et ordinairement rugueux, tandis que le 
tétraèdre direct a ses faces brillantes; + at, bt (fig 


319); p,+a!; 
p, bt,+at (fig. 320); La, Lai (fig. 321); bt, Hat, La? dir., tinv., 


s % 


le second hémitrapézoèdre moins développé que le premier. 


Macles fréquentes, notamment avec pénétration mutuelle 
des deux tétraèdres inverses (fig. 322), ou par accolement 
suivant &, avec rotation autour d'un axe ternaire. 


La Panabase ou Cuivre gris antimonial peut être considérée 
comme résultant du mélange isomorphe de (Ag,Cu)SSb?S? 
avec (Fe,Zn)'Sb?S7, Mais dans la même espèce viennent aussi 
se ranger des composés où l'arsenie s'associe à l’antimoine. 
— P.S.— 4,36 à 5,36. D.—=3 à 4. 

Clivage a! imparfait. Gris métallique, variant du gris d'acier 


au gris noir de fer. Poussière noire, tendant faiblement au 
rougeàtre dans les variétés zincifères. 

Ch. : Fond dans le tube fermé, en donnant un sublimé rouge 
foncé de sulfure d’antimoine, tandis que, dans le tube ouvert, 
elle donne un dépôt d'oxyde d’antimoine. Sur le charbon, 
donne les enduits et les fumées de l'antimoine, parfois de 
l'arsenic et du zinc (ce dernier avec Réact. 85). Avec les flux, 
réactions du cuivre et quelquefois du fer. 

La proportion de cuivre se tient entre 33 et 4% p. 100; 
l’'antimoine varie de 12,5 à 27, le zinc de 2 à 7, le soufre de 23 
à 27, l’arsenic de 3 à 10, le fer de 1 à #,5. 

On connaît dans le Tyrol une panabase mercurifère 


TENNANTITE, CUPRITE. 315 


(Schinatzite), très peu argentifère, en cristaux noirs où b! est 
1 { 
js a, 


associé à 


La Tennantite ou Cuivre gris arsenical, Cu8Fe*As?S, possède 4 ( 
les formes et la couleur de la Panabase, mais avec des nuances f'! 
plus claires et une poussière d’un gris rougeûtre, allant jus- 
qu'au rouge-cerise foncé. Ses clivages, d’ailleurs imparfaits, 
sont parallèles à b!, Dans le tube ouvert, elle donne l'odeur 
arsenicale. 

La variété non ferrifère du Banat est facilement fusible en 
un globule non magnétique. Mais la vraie Tennantite de Cor- Ù 
nouailles donne un globule magnétique. 

L'espèce contient de #3 à 55 p. 100 de cuivre, mais ne ren- 
ferme ni argent ni mercure, 


MINERAIS OXYDÉS 
OXYDES 


Cuprite. Cu?0, — P.S.—5,7 à 6. — D. —3,5 à 4. 


S. cubique. Combinaisons : a!; «tp; p; ab! avec at domi- 
nant (fig. 323); a!b! avec bt dominant (fig. 324); formes a}, 


Fig. 323. Fig, 324, 


et « plus rares. Clivage a! assez net. Fragile. Cassure rou- 
gedtre, à éclat métallique prononcé; poussière rouge-brique. 
La cuprite de Cornouailles forme souvent des cristaux cubi- 
ques et translucides, d'un rouge-cochenille foncé, dont la 
réfringence dépasse celle du diamant. La variété de Sibérie, 
en petits cristaux mélangés de limonite, est rouge-brique (d'où 


316 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


les noms de Ziegelerz, Ziqueline). Les beaux cristaux octaé- 
driques de Chessy, isolés dans une argile ocreuse, sont revêtus 
d'un enduit vert d'hydrocarbonate, et il arrive souvent que 
leurs faces soient corrodées et creuses. 

Sur le charbon, la cuprite devient noire, puis fond tranquil- 
lement et donne un grain de cuivre. 

La Chalcotrichite est une variété en filaments capillaires 
rouge carmin. 

L'oxyde noir de formule CuO a été rencontré au Vésuve, en 
lamelles d'apparence hexagonale, tandis qu'on le produit arti- 
liciellement en cristaux rhombiques. 


CARBONATES 


Il existe deux importants hydrocarbonates cuivreux, le cuivre 
carbonaté vert où malachite elle cuivre carbonaté bleu ou azurile. 


Malachite. H?Cu?COÿ. — P,S.—3,7à4,1. — D. — 3,5 à 4. 


S. monoclinique (mm — 104 20"). Clivage p parfait, Les cris- 
taux sont rares et l'espèce se présente surtout en fibres 
radiées, à éclat soyeux et en masses mamelonnées, qui se 
prêtent à de beaux effets d'ornement. Couleur vert-émeraude, 
vert d'herbe; poussière vert-de-gris. Fragile. 

Ch. : Décrépite etnoircit. Réact. 18, 23, Fusible sur le charbon 
en un globule de cuivre, Soluble avec effervescence dans les 
acides; soluble dans l'ammoniaque. 

La malachite, qui renferme jusqu'à 72 p. 100 de protoxyde 
de cuivre avec 8 p. 100 d’eau, occupe la tête des gites de 
chalcopyrite. 


Azurite. H?Cu?C208, -— P.S. = 3,7 à 3,8. — D.—=3,5 à 4. 


S. monoclinique (rm 999 20’); combinaisons usuelles 
pmd\/:; la même avec !, a et b!; cristaux souvent aplatis 
suivant p. Clivage parfait et. Bleu de Prusse ou bleu d'azur. 
Poussière bleue, plus pâle. 

Caractères chimiques de la malachite. Renferme 69 p. 100. 
Cu0 et 5 p. 100, H?0. 

L'Azurite a recu aussi le nom de Chessylite à cause des beaux 
cristaux bleus de Chessy. 


CYANOSE, LIBETHÉNITE, OLIVÉNITE. 


SULFATES 


Parmi les sulfates, nous mentionnerons surtout la Cyanose 
bou Chalcanthite (couperose bleue), HiCuSO?, —P.S$S,=— 2,2 à 2,3. 
— D.—2,5. | 
S. triclinique. Beaux cristaux pmthigt a, avec mt— 123910"; 
tp = 127 40'; pm— 109 32’; striés sur m,£ etg!. 
Éclat vitreux: translucide, bleu de Prusse ou bleu de ciel; 
poussière incolore. Saveur métallique désagréable, 
Ch. : Réact. 23, 127. Soluble en bleu dans l’eau. 
La Brochantite est un autre sulfate hydraté H5CuSO1, de 
symétrie rhombique et insoluble dans l’eau. 


PHOSPHATES, ARSÉNIATES 


Le cuivre forme deux phosphates hydratés, l’un, vert 
sombre étrhombique (mm 9220), la Libethénite, H-CufP2010, 
l'autre, vert-émeraude et à éclat vitreux, monoclinique (mm 
— 380 59"), la Lunnite ou Phosphorochalcite, H8CuSP?014, — P.S$. 
— 41 à 4,3. —D.—5. — Cette dernière possède une poussière 
d'un beau vert et décrépite au chalumeau en donnant une 
poudre noire. Toutes deux sont solubles dans les acides et 
dans l’'ammoniaque. 

On connaît plusieurs arséniates hydratés de cuivre. Le prin- 
cipal est l'Olivénite, H?Cu‘As?010, — Cette espèce, isomorphe 
avec l’'Adamine et la Libethénite, est rhombique (mm — 92° 30'). 
— P.S.— 4,2 à 4,6. D'—=2: 

Elle se présente habituellement en cristaux met ht, d'un vert- 
olive ou vert-poireau plus ou moins foncé, d'éclat vitreux 
très vif, avec poussière vert-olive clair. 

Ch. : Fond et colore la flamme en bleu verdâtre; cristallise 
en aiguilles par le refroidissement. Sur le charbon, dégage 
des fumées arsenicales et donne avec la soude un globule de 
cuivre. 

Tous les autres arséniates sont verts et plus riches en eau 
que l'Olivénite, 


MINERAIS MÉTALLIQUES. 


SILICATES 


Dioptase. H?CuSiO®.— P, S.= 3,27 à 3,35. — D. — 5. 


0 


S. rhomboédrique (pp = 95° 55’), Combinaisons : d'p, d'p@&, 


| AN la forme d? étant réduite à la moitié de 


| : ses faces (fig. 325), ce qui accuse un 
| sdN P À polyèdre hémiaxe centré. Clivage b! par- 
> \ fait. Eclat vitreux; jolis cristaux d'un 


-d beau vert-émeraude, à poussière verte, 
À fragiles. 
EL Ch. : Réact. 23. Noircit sans fondre 
LEA) L au feu oxydant et devient rouge au feu 
A réducteur, Réact. 18, 60, 76, avec sque- 
lette de silice. Réact. 88. Attaquable par 
l'ammoniaque avec résidu de silice. 
La Chrysocolle est un hydrosilicate amorphe, H‘CuSiOÿ, en 
masse d'un vert bleuâtre, offrant, awec la Réact. 89, les carac- 
tères chimiques du dioptase. 


MINERAIS HALOÏDES 


L'oxychlorure H3Cu?C103 ou Atacamite, du désert d'Atacama 
(Bolivie), mérite une mention. Les cristaux, petits et d'un beau 


vert-émeraude, avec poussière vert-pomme, sont rhombiques 
L (mm —=1130 3). —P.S. 3,6 à 3,76. — D. 3 à 3,5. 
| Ch. : Réact. 13. Sur le charbon, fond en donnant à la fois un 
sublimé brun et un autre grisâtre, ainsi qu'un globule de 
cuivre. Soluble dans les acides et l'ammoniaque. 


MINERAIS DE MERCURE 
MERCURE NATIF 


Mercure. Hg. — P.S$S.=— 13,5 à 13,6. 


Le mercure, liquide à la température ordinaire, se soli- 
difie à — 40° et cristallise alors dans le système cubique. 


CINABRE, CALOMEL. 319 LUE 


D'un blanc d'étain, il bout à 3570. Souvent il est argentifère. | 
On le trouve en gouttelettes dans les gisements de cinabre. é 


SULFURE 


Le Cinabre, H£S, est le minerai habituel du mercure. — P,S. 
= 8 à 8,2. — D. 2 à 2,5. 
S. rhomboédrique (pp= 71° 48"). Combinaison : pate}, 


(fig. 326). On observe encore b!, «?, a, etc. Clivage e? assez 

parfait. Cassure inégale. Couleur rouge-cochenille, avec ten- : 

dance au gris bleuâtre ou à l'écarlate. Poussière écarlate. { 

Eclat adamantin. Biréfringence très 

énergique. Pouvoir rolaloire con- = FFE 
er SC 


sidérable, égal à 45 fois celui du << 
— 


quartz et faisant soupconner une 
hémiédrie holoaxe. 

Le cinabre se laisse entamer au = 
couteau et s'électrise par frotte-  \ e® 
ment. 

Ch. : Volatil: donne dans le tube ai 
fermé un sublimé noirâtre et, dans i 


le tube ouvert, un mélange de 
sublimé et de gouttelettes de mercure, avec dégagement | 
d'acide sulfureux. Réact. #5. Complètement soluble dans l'eau 


régale, 
CHLORURE 


Le Calomel, [g?Cl, est quadratique, en très petits cristauxm | 
ou h!, parfois avec une pyramide très aiguë. — P.S. = 6,4 à 6,5. 
—D.—=1 à 2. 

Clivage A. Blanc gris ou brun. Éclat adamantin. 

Ch. : Dans le matras, se volatilise sans fondre en sublimé 


blanc. Réact, 45. Insoluble dans l'eau. 


320 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


MINERAIS D'ARGENT 
ARGENT NATIF 


Argent. Ag. — P.S.—10 à 11. — D. —2,5 à 3. 


S. cubique. Combinaisons : p; a!;b!;pat;pbt; elc. Macles 
fréquentes par hémitropie normale à a!. Très souvent en fila- 
ments capillaires ou en fibres étirées, aussi en plaques 
minces et courbes. Pas de clivages. Ductile, Facilement 
fusible, Soluble dans l'acide sulfurique. Presque toujours 
mélangé d'or, de cuivre, de fer, d'arsenic, surtout de mer- 
cure, 


MINERAIS NON OXYDÉS 


L'Amalgame, ou Mercure argental, Ag’ Hg? ou AgHgt (P.S$,. 

— 143,7 à 14,1. — D. = 3 à 3,5), 
offre, quand il est cristallisé, la 
forme de beaux dodécaèdres du 


\< 
système cubique, très analogues 
à ceux du grenat et où b! est 
= associé à &° ainsi qu à ! b!b1/,b1/, ? 
Fig. 327. (fig. 327). Blanchit le cuivre par 


contact. Dégage du mercure dans 
le matras en laissant de l'argent spongieux. 


SULFURES 


Argyrose, Argyrite ou Argentite. Ag?S. — P.S.—7 à 


1,4. — D.—=2 à 2,5 


S. cubique. Cristaux p; at; pa! ; bla!, souvent déformés par 
allongement. 

L'Argyrite ou Argent sulfuré est surtout remarquable par sa 
grande malléabilité. Elle se laisse couper au couteau. Sa cou- 
leur est le gris de plomb noirâtre, tendant souvent au brun 
où au noir, avec peu d'éclat, Sur le charbon, elle fond et 


DYSCRASE, POLYBASITE, STÉPHANITE, 321 


bouillonne en donnant un globule d'argent. L'acide azotique 
la dissout avec dépôt de soufre, 

La même formule AgS convient à l'Acanthite de Kreiberg, 
qui est rhombique (mm 1100 54). 

On connaît aussi des sulfures d'argent et de fer, parmi les- 


quels l’Argentopyrite, Ag*FefSi, en cristaux gris rhombiques 


de près de 1209, 
ANTIMONIURE, ANTIMONIOSULEURES, ARSÉNIOSULFURES 


L'argent donne un antimoniure AgSb, nommé Dyscrase 
(PS 9,4 à 10. D.— 3,5) en cristaux blanc d'argent, 
rhombiques, isomorphes avec ceux de la Chalcosine, et offrant 
la Réact. 33. 

Mais les composés les plus importants sont ceux que l'ar- 
gent forme avec le soufre, l'arsenic et l'antimoine, constituant 
une série analogue à celle des cuivres gris. Cetle série, com- 
prenant ce qu'on appelle en Allemagne la série des Gultigerze 
ou minerais riches, admet deux divisions : les minerais noirs 
ou Argents noirs des mineurs et les minerais rouges ou 
Argents rouges. 

La première classe renferme la Polybasite et la Stéphanite. 


Polybasite. (Sb,As}?S3 LS ou 9 (Ag,CuPS. — P.S. = 6 à 


6,2. D'=20 2:59. 


S, rhombique (mm — 1209); cristaux hexagonaux tabulaires 
mp L\ ,. Couleur noir de fer, poussière noire. 

Ch. : Décrépite, fond facilement et donne, avec la soude, 
un bouton d'argent cuprifère. Réact. 30,33. 


Stéphanite ou Psathurose. Ag®SbSt. — P,$,—6,2 à 6,3. 
—D,—2àù 2,5. 

S. rhombique (mm = 1159 39"), Cristaux d'apparence heéxa- 
gonale, p b1/,e!/:, parfois avec m,g',h!. Macles multiples. Noir 
de fer, poussière noire, 

Ch. : Dans le matras, décrépite et fond; dans le tube ouvert, 
fumées de l'antimoine:; sur le charbon, avec la soude, bouton 
d'argent. Décomposte par l'acide azotique, avec précipitation 
de soufre et d'oxyde d'antimoine, 

24 


d22 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


La Stéphanite est un précieux minerai d'argent, abondant 
au Comstock lode (Nevada). 


Les Argents rouges sont de trois sortes : l'Argent rouge anti- 
monial où Pyrargyrite; l'Argent rouge arsenical où Prouslite ; 


entin la Miargyrile, antimoniale et plus pauvre en argent. 
Pyrargyrite ou Argyrythrose. Ag’SbS?, — P.$. 5,179 
à 5,89. — D. — 2 à 2,5. 


S. rhomboédrique (pp —108°42). Formes prismatiques domi- 
nantes, surtout d', combiné (lig. 328) avec p, b!,d, ou avec un 
scalénoëdre sur les arêtes culiminantes (fig. 329), Le prisme e? 


| : 


CELA 2 


TA? 


27 


se montre parfois, réduit à (rois faces. Macles fréquentes, 


Clivage p. 


Éclat adamantin. Couleur variant du rouge de kermès au 
gris de plomb foncé, avec poussière rouge-cochenille ou 
rouge-cerise. Cristaux quelquefois transparents, énergique- 
ment biréfringents. 

: Ch. : Décrépite, fond facilement dans le tube, avec sublimé 
rouge brun de sulfure d'antimoine. Sur le charbon, Réact. 30, 
33 el grain d'argent avec la soude. Allaquable avec dépôt blanc 
par l'acide azotique. 

| La Proustite, AgSAS?S5, isomorphe avec la Pyrargyrite (pp 

{ 1070 48°. —P.S$, 5,5 à 5,6. — D. 2 à 2,5) et offrant les 

Li mêmes formes, avec fréquence plus grande des scalénoëdres, 

est transparente, d'un rouge-groseille vif, avec éclat ada- 


MIARGYRITE, CÉRARGYRITE, OR. 340 


mantin. Elle donne un sublimé brun de sulfure d'arsenic et 
fond facilement en un globule métallique cassant, malaisé à 
réduire en grain d'argent. Cette espèce est l'argent rouge clair, 
par opposilion à la précédente ou argent rouge foncé. 

Quant à la Miargyrite, .Ag?Sh?St, elle est monoclinique et 
d'un gris d'acier, avec poussière rouge-cerise el offre les réac- 


ions de l’'antimoine. 


MINERAIS HALOÏDES 


La Cérargyrite ou Argent corné, AgCI(P.S. = 5,6, — D. = | à 
1,5) est cubique, d'un aspect cireux et gris de perle, devenant 
violacée à l'air, Son caractère le plus net, joint à sa grande 
fusibilité et à sa solubilité dans l'ammoniaque, est la facilité 
avec laquelle elle se laisse couper au couteau, comme la cire. 
Avec le sel de phosphore el l'oxyde de cuivre, elle donne la 
réaction du chlore. 

On connait aussi un bromure AgBr, le Bromargyre, en 
masses cristallines jaunes ou vert-olive, cubiques ou cubo- 
oclaédriques, aussi tendres que l'argent corné. 

L'Embolite est un chlorobromure, cubique comme les pré- 
cédentes espèces, 

Quant à l'iodure Agl ou Iodargyre, non moins tendre, d'un 
beau jaune de soufre, il est intéressant parce que, hexagonal 
et biréfringent à la température ordinaire, il devient subite- 
ment monoréfringent à —L 1469, 


MINERAIS D'OR 


Or natif. Au. — P.S, 15 à 49,4 —D.=2,5 à 3. 


S. cubique. Formes habituelles : 4! et p; pa! ; aussi b!, B?, aï 
et { btb1/,017, 15 macles suivant a!. Faces souvent courbes. 
Cristaux déformés, ordinairement méconnaissables, excepté 
dans les variétés argentilères, Souvent en plaques, rognons 
(pépites) ou filaments capillaires. Jaune; extraordinairement 
ductile et malléable, Facilement fusible; attaquable seule- 


324 MINERAIS MÉTALLIQUES. 


ment par l'eau régale, qui laisse d'ordinaire un petit dépôt de 
chlorure d'argent. 

L'or pur demeure sans altération dans le sel de phosphore 
et la perle reste transparente, tandis qu'elle se trouble et 
devient jaune au feu de réduction quand l'or est argentifère. 


AMALGAME, TELLURURES 


L'or est connu en combinaison avec le mercure, sous la 
forme d'Auramalgame. Mais ses composés les plus importants 
sont ceux qu'il forme avec le tellure, 

Le premier est la Sylvanite (Au,Ag)Te?, ou Tellure yra- 
phique, en dendriles entre-croistes, d'un gris d'acier tirant 
sur le blanc d'argent, ou en cristaux prismatiques ou acicu- 
laires, de symétrie monoclinique (mm — 94° 26!) —P,S, —8$, 
— D. — 1,5 à 

Tantôt les cristaux sont étalés, parallèlement les uns aux 


autres, sur une même surface plane; tantôt ils sont croisés 
en dendrites sous des angles de 60 et de 120 degrés. L'en- 
semble affecte l'apparence de caractères persans, d’où le nom 
de Tellure graphique. 

La Sylvanite contient de 2% à 30 p. +00 d'or et de 3 à 
14 p. 100 d'argent, 

Cette espèce donne les Réact, 9 et 34 et abandonne sur le 
charbon un globule d'or; quelques variétés développent les 
auréoles du plomb et de l’antimoine. 

Un autre tellurure, dont la composition, très variable, admet 
Ph,Au,Cu,S,Sb,Te, est la Nagyagite ou Elasmose, trouvée 
comme la première en Transylvanie, à Nagyag, en cristaux 
tabulaires rhombiques, à clivage g! parfait, mais plus souvent 
en masses leuilletées, d'un vif éclat métallique, d'un gris de 
plomb noirâtre, ductiles et flexibles en lames minces. 

L'Elasmose contient de 6 à 42 p. 100 d'or, 54 à 60 p. 100 de 
plomb, 3 à 10 p. 100 de soufre, 15 à 32 de tellure, avec des 
traces d'argent et de cuivre. Le nom d'Elasmose vient de 
sa structure lamellaire. 

Dans le tube ouvert, la Nagyagite donne des sublimés d'acide 
antimonieux et. d'acide tellureux. Sur le charbon, auréole 
d'oxyde de plomb, enduit d’antimonite, de tellurite, de sul- 


PLATINE. 325 


fate de plomb, avec globule d'or à la flamme oxydante, 
Soluble dans l’eau régale. Réact. 91, 


MINERAIS DIVERS 


Platine. PI, — P.S. = 17 à {8 (21 à 23 pour le platine pur 
martelé). D. = 4,5 à 5. —S$S. cubique. — Le platine naturel, 
très rare en cristaux, forme de petits grains d’un gris d'acier 
blanchâtre, où le platine est allié au fer, à l’iridium, à l’os- 
mium et au palladium. Infusible; soluble dans l'acide azo- 
tique; parfois magnétique. 

Dans les sables platinifères, on trouve encore l'fridium 
cubique, l'fridosmine où osmiure d'iridium, hexagonale, enfin 
le Palladium, lantôt cubique, tantôt hexagonal. 

Ce dernier métal, d’un gris d'acier clair, ductile et infu- 
sible, n'a qu'un poids spécifique de 10 à 12 et se distingue 
du platine par sa solubilité dans l'acide azotique. 


CINQUIÈME SECTION 


DESCRIPTION DES MINÉRAUX 
DU QUATRIÈME GROUPE 
OU COMBUSTIBLES MINÉRAUX 


SÉRIE DU CARBONE 


Diamant. CG. —P.S. —=3,5 à 3,6. — D. — 10.—$, cubique. 


Combinaisons d'apparence le plus souvent holoédrique, mais 
par suite de groupements entre individus aceusantun polyèdre 
hémiaxe dichosymétrique. Les formes les plus fréquentes sont 
a! (ou plutôt at direct, 4at inverse); bt; pat; pbt; atbt; lat 
direct, 4at inverse, + ÿ b1b1/,b17, {. 


Les macles abondent et leur type est la macle par hémi- 


tropie moléculaire, associant deux tétraèdres à arêtes croisées 


Fig. 330. 


(fig. 330), avec leurs angles abattus par les tétraèdres inverses. 
Quand ces derniers ont un plus grand développement, le 


DIAMANT. 321 


cristal prend la forme de la figure 331, s'approchant autant 
que l’on veut de la symétrie octaédrique; et comme les faces a! 
qui se présentent sous l'œil de l'observateur sont, loutes 
ensemble, ou directes ou inverses, elles offrent les mêmes 
caraclères physiques; cela complète l'illusion, qui ne peut 
ètre dissipée que par un examen attentif des arêtes, sur les- 
quelles on finit par apercevoir des angles rentrants. La même 
macle, s'accomplissant entre deux hemihexoctaèdres, tron- 


, 
2 


qués par a!, prend la forme dessinée dans la figure 3: 
Il Il | 


Les formes courbes abondent, comme dans la figure 333 
qui représente Le dodécaèdre bt, et dans la figure 334, où 


deux portions d'un hémihexoctaëdre tronqué par «! sont 
maclées, avec a! pour face de jonction, 

Les faces sont très fréquemment striées er il n’est pas rare 
d'y observer soit des stries en escalier, formant des pyramides 
surbaissées successives, soit des empreintes en creux, de 
forme géométrique régulière. 

Clivage oclaédrique parfait. Cassure conchoïdale. Fragile. 
Beaucoup plus dur sur p que sur a!, Ne peut se tailler que 
par l'emploi de sa propre poussière, Éclat spécial dit ada- 
mantin. Transparent, incolore ou coloré en jaune, gris, brun, 
vert, rouge, bleu, rarement en noir, Réfringence et dispersion 
énergiques. Électrique par frottement. Mauvais conducteur. 

Le diamant présente souvent des indices de biréfringence, 
qui donnent à penser que sa symétrie cubique n'est qu'appa- 
rente. 

Le diamant brûle complètement dans l'oxygène, Un mélange 
de chromate de potasse et d'acide sulfurique le transforme 
en acide carbonique. L'attaque par les acides y fait naître des 


328 COMBUSTIBLES MINÉRAUX. 


impressions triangulaires polyédriques, dont les facettes cor- 
respondent aux faces du (rapézoèdre @. 

On distingue : 19 le Diamant proprement dit, c'est-à-dire la 
plus précieuse des gemmes, dont un individu d'un carat (197 
à 206 milligrammes) se paye aisément 300 francs: le prix 
croil à peu près comme le carré du poids (les plus gros dia- 
mants taillés ne dépassent guère 100 carats); 2: le Bort, ou 
diamant en boules à structure radiée, utilisé pour le polis- 
sage; 3° le Carbonado, en morceaux qui atteignent parfois la 
grosseur du poing, de couleur noire el employés au forage 
des trous de mine et de sonde (sondage au diamant). 

Les plus anciens gisements sont ceux de l'Inde (Golconde), 
aujourd'hui à peu près épuisés. Ensuite sont venus ceux du 
Brésil (Minas Geraëes, Diamantino, Bahia), ceux de l'Oural, 
enfin ceux du Cap, où le diamant est disséminé dans une sorte 
d'ophite, dont le sépare en général une pellicule de calcite. 


Graphite. CO. — P,S,— 1,9 à 2,3.—D.—0,5 à 1. 


On a longtemps considéré le système cristallin du graphite 
comme dérivant d'un rhomboëdre de 85° 29", Mais les obser- 
vations faites sur les cristaux de Pargas indiquent, avec la 
plus grande vraisemblance, une symétrie monoclinique, avec 
mm 12224, Les cristaux, pourvus d'un clivage parfait sui- 
vant la base p, porteraient surtout les faces nig'p. 

Flexible en lames minces, très tendre, onctueux au toucher, 
le graphite tache le papier et est employé pour la fabrication 
des crayons sous le nom de Plombagine où Mine de plomb. 
Noir de fer, à poussière noire, opaque, il est bon conducteur 
de l'électricité. Infusible, il brûle dans l'oxygène plus difici- 
lement que le diamant. 


CHARBONS FOSSILES 


Charbons fossiles. — Les charbons fossiles, utilisés dans 
l'industrie comme combustibles, offrent ce caractère d'être 
complètement solubles, en formant des acides bruns, dans 
un mélange de chlorate de potasse et d'acide nitrique, 
employé au-dessous de 100 degrés. Ces charbons, qui pro- 
viennent de la transformation de substances végétales, for- 


\NTHRACITE, HOUILLE, LIGNITE, TOURBE. 329 
ment une série continue, depuis l'anthracite, amené presque 
à l'état de carbone pur, jusqu'à la tourbe fibreuse, dont la 
composition diffère peu de celle des végélaux, herbacés on 


lisneux. 


Anthracite, — P.K, 1,3 à 1,75. — D. 


L'anthracite contient de 87 à 9% p. 100 de carbone, avec 
A, L'à7 
cassure conchoïdale, d'une couleur noire analogue à celle de 


de cendres. Il est amorphe, à 


l'encre de Chine, souvent irisé à la surface et à rayure noire. 
Infusible au chalumeau, l’anthracite brûle avec une flamme 
courte, Dans le tube fermé, il dégage de l'eau, mais pas 
d'huiles volatiles. Inaltaquable par les acides, la potasse caus- 
tique, l'éther et l'essence de térébenthine. 


Houille. — P.$, 


Amorphe comme l'anthracile, mais souvent feuilletée et 
laminaire, la houille brûle avec flamme, fumée noire et odeur 
bitumineuse. Elle contient de 78 à 92 p. 100 de carbone, 
Sa distillation produit de l'eau, des gaz éclairants, des huiles 
hydrocarbonées volatiles, du goudron et fréquemment de 
l'ammoniaque, en laissant pour résidu un charbon poreux 
et brillant, appelé coke. Suivant la proportion des matières 
volatiles, qui varie de 20 à 40 p. 100, on distingue les houilles 
anthraciteuses, les houilles demi-grasses, les houilles grasses, 


les houilles maigres flambantes, ete. 


Lignite. P.S, 0,5 à 1.25. D, (IQ: 1e 


Le lignite est une houille imparfaite, où le carbone forme 


de 


à 75 p. 100. Facile à enflammer, il donne par distil- 
lation un charbon qui conserve la forme des morceaux 
employés. Le Jayet où jais est une variété fibro-compacte, 
d’un noir de velours, longtemps travaillée pour bijoux de 
deuil, 


Tourbe. A la suite des charbons fossiles se place la 
tourbe, combustible imparfait où l'on distingue encore la 
texture des fibres végétales incomplètement décomposées. 


330 COMBUSTIBLES MINÉRAUX. 


CIRES, BITUMES, RÉSINES 


Les Cires minérales sont des carbures d'hydrogène souvent 
cristallisés, isomorphes de l'essence de térébenthine. La plus 
répandue est l'Ozocérite (P.S.—0,8% à 0,97) ou Paraffine 
nalurelle, en masses d'un vert-poireau par réflexion, d'un 
brun jaune ou rouge par transmission. Elle fond à ‘62 et se 
dissout entièrement dans l'essence de térébenthine. 

Les Bitumes sont des hydrocarbures, les uns liquides, 
comme le Naphte ou Pétrole, d'autres mous, comme le Malthe 
ou Bilume glutineux, d'autres solides, comme l'Elatérite ou 
Cuoulchouc minéral. Dans l'Asphalte, les hydrocarbures sont 
plus ou moins oxygénés, 

Les Résines sont des carbures d'hydrogène oxygénés. Le 
plus important est l’'Ambre ou Succin (P.S, —1,06 à 4,11, — 
D, — 2 à 2,5), jaune ou brun, d'éclat résineux. 


SELS ORGANIQUES 


Un sel organique mérite une mention à la suite des com- 
bustibles. C'est la Mellite 
ou mellate hydraté d'alu- 
mine, H*A12C120%, espèce 
quadratique (fig. 335), en 
pelits cristaux octaédri- 
ques d'un jaune de soufre 
ou de miel. La mellite se 


carbonise sans odeur et 


brûle au chalumeau en laissant de l'alumine blanche. 


APPENDICE 


RECUEIL 
D'INDICATIONS PRATIQUES 
POUR LA DÉTERMINATION 


DES CRISTAUX ET DES ESPÈCES CARACTÉRISTIQUES 


Les indications qui vont suivre ont été rédigées en vue des 
candidats au certificat de Minéralogie et des élèves des écoles 
où l'examen de Minéralogie ne porte que sur les espèces les 
plus importantes. La netteté de ces données pratiques tient 
au petit nombre des minéraux entre lesquels on doit hésiter 
dans chaque cas particulier. Leur valeur serait beaucoup 
moindre si l'on voulait en étendre l'application au delà de ce 
qu'il est permis d'appeler les espèces et les formes classiques. 
A côté de ces dernières, il nous arrivera parfois d'en men- 
lionner qui sont d'un usage moins courant. Elles seront dis- 


linguées par un astérique (*). 


[. CRISTAUX DU SYSTÈME CUBIQUE 


Cube simple (#p, lig. 18). 

4, Boracite"; 2, Sel gemme; 8, Fluorine; 4, Pyrite; 5, Phar- 
macosidérite"; 6, Cobaltine; 7, Galène; 8, Cuprite; 9, 
Boléite; 10, Diamant. 

1, Pelits crislaux, réactl. 18: 2, soluble, saveur caractérislique; 


332 \APPENDICE, 


3, transparente ou translucide, rayée au canif; 4, métallique, 
jaune, parfois brunie: 5, pelils cristaux verts; 6, couleur blanc 
gris, après grillage, réact. 513 7, très lourde, réact, 35,38: 8, rouge 

| foncé, parfois enduit vert; réact. du cuivre; 9, petits cristaux 
bleus; 140, vif éclal, dureté extrême. 

Octaèdre régulier simple {«!, fig. 34 
4, Spinelle rose (Rubis balais); 2, Spinelle noir (Plénoaste); 

Ÿ 3, Pyrochlore ‘; 4, Fluorine; 5, Sénarmontite"; 6, Haué- 

WU: rile *; 7, Pyrite: 8, Magnétile; 9, Martite *; 40, Franklinite; 
11, Cuivre natif; 42, Cuprite; 43, Diamant”. 

4, Très petits cristaux limpides et durs: 2, cristaux noirs, non 
mélalliques, non magnéliques; 8, pelits cristaux bruns, vitro- 
résineux, infusibles; 4, généralement verdâtre el translucide, 
parfois rose; clivage parallèle aux faces; 5, blanchätre, trans 
lucide, volatile; 6, noir de fer, réaclion du manganèse et du 
soufre; 7, jaune-laiton ou couleur rouille; 8, noir de fer, magné- 
tique; 9, poussière ronge, non magnétique ; 10, moins métallique 
que 8, poussière rouge brun, réactions du zinc el du manganèse; 
11, rouge de cuivre, cristaux habituellement peu nets: 12, 
oclaèdres rouge foncé à l’intérieur, souvent enduits de carbonate 
vért mat, réaclion du cuivre; 43, faces d'ordinaire un peu 
courbes; éclat et dureté caractéristiques 


Rhomhododécaèdre simple (b!, fig. 39). 
| 1, Noséane"; 2, Sodalite *; 3, Grossulaire; 4, Almandine; 
5, Mélanite ; 6, Magnétite *; 7, Cuprite; 8, Diamant”, 
À, pelits cristaux blanc mat engagés dans la roche; 2, en géodes: 
3, 4, 5, fusibles; 6, presque infusible; 8, ordinairement jau- 
pâtre, verdätre ou brun, réact, de la chaux; 4, rouge foncé, 
réact. du fer; 5, noir brillant, non métallique; 6, gris noir 
métallique, magnétique; 7, ordinairement vert mal à la surface, 
rouge foncé au dedans, réacl. du cuivre; 8, à faces généralement 
très courbes (fig. 333), de vif éclat et de grande dureté. 
Cube et Octaèdre (pa!, fig. 33, 35, 36). 
4, Pyrochlore'; 2, Fluorine; 3, Hauérite*; 4, Pyrile; 
| ds sk 
\ 5, Galène; 6, Or natif*. 
| 1, Petits cristaux bruns, vitro-résineux, infusibles : 2, translucide, 
sans durelé, al résultant généralement de clivage; 3, 4, 5, 6, mé- 
lalliques, faciles à distinguer par leurs couleurs. 
Cube et Rhombododécaèdre (pb!, lig, 38, 40). 
4, Fluoriné”; 2, Cuprite * 


Confusion impossible. 


INDICATIONS PRATIQUES. 333 
Cube, Octaèdre, Rhombododécaèdre (pu!b!, fig. 43). 
4, Smaltine‘; 2, Galène. 


4, Couleur blanc gris, réact. 51: 2, Cristaux gris bleu, très denses. 


Cube et Tétrahexaèdre pb’, lis. 23). 
Fluorine. 
Crislaux à faces cubiques dominantes, violets, verts ou bleus. 


Cube et Trapézoèdre (pa ‘ , lig. 26, 28). 
Analcime. 


Cristaux généralement très limpides et incolores, réact, 23. 
L'AL24 


Cube et Hexoctaèdre (p.b'b'h, lig. 20, 268). 
lluorine, 
Gristaux généralement incomplets el violacés. 
Cube et Diploèdre (lix. #8). 
Pyrite jaune. 


x Lorie 
Cube et Dodécaèdre pentagonal (r, sUUNE. 30 ). 
4, Pyrite; 2, Coballine, 


1, Jaune ou rouillée; 2, gris d’élain, réact, 51, 


f \ 
Cube et Tétraèdre (r. sa, fig. 55, 60 )- 


/ 


= 


, Boracite; 2, Blende. 
, Petits cristaux limpides, réact. 16; 2, cristaux jaune-miel foncé, 
dans la dolomie blanche; réact, 39, 44, 


_ 


s : PRIE ; I : 
Cube, Tétraèdre direct, Tétraèdre inverse (». 5 @! dir, 


| d J R 

salinv., fig. 294): 

Blende. 

Pelits octadres lronqués, les faces des deux tétraèdres se distin- 
guant par la différence d'éclat, 


/ \ 


« ‘ l NE 
Cube, Rhomhododécaèdre, Tétraèdre (pb' 5 41, fig, 57 }: 


Boracilé 


Pelits cristaux, réaet. 16, 


33% APPENDICE. 
Octaèdre et Rhombododécaèdre (a! b!, lig. 41, 42). 
4, Franklinite ; 2, Cuprite. 
1, Noir métallique; a! ordinairement dominant: réact. du zinc et 
du manganèse: 2. vert à la surface: réacl. du cuivre. 
Octaèdre et Trioctaèdre («la *", fig. ##). 
4, Fluorine *: 2, Galène * 
Distinction facile. 
Octaèdre et Dodécaèdre pentagonal ( ad, sb; lig.52; sa) 
\ 2 
4, Pyrite; 2, Cobaltine. 


1, Jaune ou rouillée: 2, blanc d’élain. 


Rhombododécaèdre et Trapézoèdre (b!,a? fig. 45). 
1, Grossulaire ; 2, Almandine ; 3, Mélanite 
1, Rouge-hyacinthe, avec a? généralement dominant; association 
habituelle avec chlorite et diopside: 2, rouge foncé, b1 domi- 
nant; 3, noir, même forme que 2. 
Rhombododécaèdre et Hexoctaèdre |{ig. 46). 
Magnétile ”. 


Petits cristaux noirs: #1 dominant. 


Rhombododécaèdre, Hexoctaèdre et Trapézoèdre «? 
(lig. 47). 


Grenat *, 


Rhombododécaèdre et tétraèdre (ur, : ut). 


Schwatzite ou cuivre gris mercurifère * 

Cristaux noirs, Lernes, réact, du cuivre et du mercure, 
Trapézoèdre simple (a ” , fig. 27) 

1, Leucite; 2, Analcime; 3, Grenat. 

3 se distingue de 1 ct de 2 par sa couleur et sa grande densité: 


2, généralement laiteuse el rosée, se distingue de 4 par réact, 23 
la forme de 4 n'est d'ailleurs qu'un pseudotrapézoèdre. 


INDICATIONS PRATIQUES. 335 
Diploèdre simple (fig. #0). 
Pyrile, 
Diploèdre et Dodécaèdre pentagonal. 
Pyrite* 
Dodécaèdre pentagonal simple (lig. 51). 
Pyrite. 


Tétraèdre simple (ES a, lig. 56 ). 


1, Zunyite*; 2, Panabase. 
1, Petits cristaux vilreux, incolores, rayant le verre; 2, cristaux 
gris d'acier noir: réact, du cuivre. 
Tétraèdre direct et tétraèdre inverse (lig. 20%, 318). 
1, Blende; 2, Panabase. 


1, Jaune ou noire; 3, gris noir, réact. du cuivre. 


Tétraèdre avec Tritétraèdre (lig. G1). 


Panabase. 


IT. CRISTAUX DU SYSTÈME HEXAGONAL 


Prisme hexagonal, basé ou non! (mn, pm, lig. 62). 

1, Néphéline*; 2, Béryl, Emeraude; 3, Apatite; 4, Pyromor- 
phite; 5, Mimétèse * 

1, Prismes aplalis très limpides, faisant nuage dans les acides; 2, en 
prismes longs, souvent cannelés, de couleurs variables (vert-éme- 
raude, vert clair, bleu, jaune, incolore), se distinguant de 1, 3, 4 
et 5 par une beaucoup plus grande dureté: 3, en cristaux sou- 
vent assez beaux, verts ou bleus, ne rayant pas le verre; 1 et 5, 
très fusibles, réact. 35, 38; 5, d'ordinaire en prismes courts, 
bruns, renflés en barils, réact. d’arsenic. 

Prisme, Base, Protopyramide (lis. 65). 
4, Béryl, Emeraude; 2, Apatite verte et blanche. 


Distinction facile par la dureté. 


1. Les prismes hexagon 


« dérivés de la symétrie ternaire ne sont pas 


compris dans cetté énumération. On les trouvera au système rhomhoédrique, 


336 APPENDICE. 
Prisme, Base, Proto- et Deutéropyramide, etc. {(lig. 202). 
Béryl, Emeraude. 
Prisme court, avec bases et nombreuses modifications 
sur les angles (lis. GS). 
Apatite. 


Cristaux incolores, très limpides, d'un vif éclal, souvent accom- 
pagnés d’épidote el d’asbeste vertes. 


III. CRISTAUX DU SYSTÈME QUADRATIQUE 


Prisme avec ou sans Base (7, mp). 

4, Apophyllite *; 2, Idocrase ; 8, Dipyre (Couseranite)”. 

1. Incolore ou rosée, réact. 23 avec boursouflement: 2, ordinaire- 
ment brune ou verle; 3, en prismes longs, blanchätres ou gris, 
engagés dans un calcaire, 

Proto- et Deutéroprisme avec Base (rh! p}. 

1, Idocrase ; 2, Rutile. 

2, Plus lourd que 4 el infusible. 

Protoprisme et Protopyramide (lis. 71). 

Zircon de l'Oural et de Norvège, 

Petits cristaux gris jaunâtres ou bruns. 

Protoprisme, Protopyramide et Base. 

Apophyllite *. 

Base à éclat nacré, souvent avec une croix se dessinant sur la sec- 
lion, 


Protoprisme, Deutéroprisme, Proto- et Deutéropyra- 
mide, Base (lig. 76, 77). 
1, Idocrase; 2, Rutile; 3, Cassitérite. 
2 el 3 se distinguent de 4 par leur plus grande densité et leur 
infusibilité; 3, sur le charbon, donne un bouton d'élain. 
Protoprisme et Deutéropyramide (lig. 204). 
4, Zircon; 2, Méionite *. 
1, Ordinairement rouge-hyacinthe, en petits cristaux brillants: 
2. incolore, facilement fusible. 


INDICATIONS PRATIQUES 331 
Octaèdre quadratique. 
19 Apluti. 

LZircon 2; Idocrase. 

1, Infusible; 2, fusible, brune ou verte. Dans tous les deux, au rac- 
cordement des deux moitiés, on voit d'ordinaire un rudiment du 
protoprisme, 

20 Aigu. 

1. Analase ; 2, Scheelite, 

1, Pelits cristaux le plus souvent noirs et à éclat métallique, par- 
fois basés ou tronqués (fig. 223), sur gangue de pelils cristaux 
brillants d'albite ét quartz; infusibles, inattaquables: 2, assez 
gros cristaux jaune-miel, allaquables aux acides. 

Octaèdre quadratique basé (lis. 312). 

Wulfénite 

Jaune ou rouge, cristaux le plus souvent très aplatis, faces pyra- 
midales rudimentaires: réact. du plomb. 

Protoprisme, Dioctaèdre et Deutéropyramide (lis. 206). 

Zircon de Brevig*. 

Petits cristaux bruns, brillants. 

Sphénoèdre (lis. 80, 81). 

Chalcopyrite. 


Cristaux presque identiques avec le tétraèdre régulier, d'un jaune 
ténéralement chaud et doré, Réact. du fer et du cuivre. 


IV. CRISTAUX DU SYSTÈME RHOMBOÉDRIQUE 


Rhomboëèdre simple (fig. 235, 236, 239). 
4. Calcite: 2, Dolomie: 3, Sidérose. 


1. Elfervescence facile; 2, effervescence moins facile, réact. de Ja 
magnésie, limpidité genéralement beaucoup moindre; 3, de cou- 
leur blonde ou rougeûtre; réact. du fer. 


Rhomboèdre ou protoprisme (hb! e?, fig. 240). 
Calcite. 
Variélé dite en tête de clou : prisme souvent court (calcite dodé- 
caédrique). 


PIRÉCIS DE MINÉRALOGIE. La 


335 APPENDICE. 
Birhomboèdre (pe !/,, lig. 400). 
Quartz. 
Incolore, enfumé ou améthyste. On aperçoit généralement un rudi- 
ment du prisme e?, 
Birhomboëèdre et protoprisme (pe!/:#?, fig. 101). 
Quartz. 


Hyalin, laiteux, enfumé, rouge-hyacinthe, jaune d’ocre, etc. 


Birhomboèdre et base (pe !/sa!, fig. 288). 
Olligiste. 
Cristaux souvent très aplatis, formant des lames hexagonales très 

brillantes. 
Rhomboëèdres, Hémiprotoprisme, Deutéroprisme 
1 1 2 { h 7 
(pb!, 5 e?, d!, fig. 107). 

Tourmaline. 


Variété noire ou brune, souvent cannelée; + e? domine et donne 


à la section un aspect triangulaire (fig. 197). 
Rhomboëdre, Deutéroprisme, Hémiscalénoèdre 


(p, di, L d3, fig. 106). 


Dioptase. 


Petits cristaux d’un très beau vert-émeraude. 


Prisme hexagonal simple {e° ou d!) avec ou sans base «!. 

1, Tourmaline; 2, Corindon; 3, Calcite. 

1, Tantôt très noire, tantôt incolore, rose ou verdàtre, et pouvant 
être confondue avec le béryl, dont elle se distingue par une 
moindre dureté et aussi par réact. de bore et fluor; 2, en cris- 
taux généralement peu limpides, basés, beaucoup plus lourds 
que ceux du béryl, plus durs et pourvus de plusieurs clivages; 
3, base nacrée; effervescence. 


Scalénoèdres (fig. 85, 92). 
Calcite. 


Cristaux plus ou moins aigus, très souvent métastatiques (fig. 244, 
245); effervescence facile. 


INDICATIONS PRATIQUES. 339 

Isocéloèdres (fig. 66, 227). 

4, Corindon; 2, Calcite *, 

1, Très dur et inatlaquable; 2, rayée au canif, effervescente. 
Rhomboèdres, Isocéloèdre (lig. 289). 

Oligiste. 

Cristaux noirs, vif éclat, souvent un peu irisés; poussière rouge. 
Rhomboèdre pyramidé (fig. 247). 

Calcite, 


V. CRISTAUX DU SYSTÈME RHOMBIQUE 


Prisme basé (mp, fig. 108). 

1, Andalousite; 2, Staurotide !; 3, Barytine* 

4, Prismes presque carrés, souvent enduits de mica-séricite; 
2, prismes bruns, ternes; 3, cristaux blonds ou incolores, très 
lourds ; réact. du soufre. 

Prisme, Brachypinacoïde et base (mg! p, lig. 120). 

1, Staurotide!; 2, Aragonile. 

1, Prismes allongés, rouge brun, associés au disthène bleu de ciel 
dans une gangue de mica blanc soyeux; 2, prismes translu- 
cides, eflfervescents; l’un el Pautre simulent un prisme hexagonal 
régulier, 

Protoprisme, Macro-et Brachypinacoïde, Base(mh!g1p). 

1, Cordiérite *; 2, Pinite. 

4, Cristaux noirs, avec pyrite magnétique; ?2, cristaux ternes, 
intérieurement amorphes. 

Prisme et Brachydôme (lig. 284). 

Mispickel, 

Métallique, blanc d'argent; réact, de fer, soufre et arsenic. 
Prisme, Macrodôme, Base. 

Staurotide ?. 

Cristaux bruns, ternes, généralement avec gt (p de l’ancienne 
notation). 


1. Dans l'hypothèse où l'on conserve l'orientation jusqu'ici admise par les 


auteurs. 
?, Dans l'hypothèse où l'on adopte l'orientation proposée par Mallard. 


340 APPENDICE. 
Octaèdre rhombique (lig. 410). 
1, Soufre ; 2, Cérusite. 
1, Souvent basé, jaune, léger: 2, lourd, réacl. du plomb; souvent 
avec rudiment du prisme ». 
Octaèdres rhombiques avec brachydôme et autres 
facettes. 
1, Soufre; 2, Cérusite. 


1, Jaune (fig. 270); 2, lourd (fig. 308). 


Prisme et Octaèdre rhombique. 
1, Mésotype; 2, Topaze. 
1, Incolore, très fusible, bouillonne au chalumeau:; 2, générale- 
ment jaune, grande durelé, avec prisme cannelé. 
Prisme, Brachyprisme, Protopyramide (lig. 19). 
Topaze. 
Le clinoprisme est généralement slrié. 
Prisme, Brachyprisme, Brachydôme. avec ou sans 
Base (lig. 200, 201), 
Topaze. 


Variélé incolore ou bleuâtre de Sibérie, 


Brachypinacoïde dominant (lig. 122, 212, 309). 

1, Calamine*: 2, Cérusite; 3, Stilbite *. 

1, Cristaux de petite taille, limpides, groupés: réacl. du zinc; 
2, lames translucides, lourdes: réact. du plomb: 3, cristaux 
nacrés ; réact. 23 et bouillonnement au chalumeau, 

Base dominante (lig. 256). 

Barytine. 

Tablettes blanches, nacrées, parfois bleues; la var. blanche sou- 
vent groupée (crêtée), se distinguant par sa grande densité, 


Combinaison de Macrodôme et Brachydôme domi- 
nants, avec ou sans Base (forme de Cénotaphe) 
(fig. 255, 258). 

1, Barytine; 2, Gélestine; 3, Anglésite. 

1, Réact. de la baryte; 2, réact. de la stronliane, association habi- 
tuelle avec soufre; 3, réact. du plomb. 


. 
INDICATIONS PRATIQUES. 


Macrodôme et Brachydôme, produisant un pseudo- 
octaèdre aigu (lis. 282). 


Sperkise ou Marcasite. 


(l 

/ 

k " ; < À 

Cristaux généralement lransformés en limonile et groupés en très 
grand nombre à la surface de boules à structure intérieurement nn 
rayonnée, 


VI. CRISTAUX DU SYSTÈME MONOCLINIQUE | 


Forme pm (lig. 123), 
Adulaire. | 
Cristaux d'apparence rhomboédrique, vilreux, striés sur la base | 

rayant le verre, 

Forme png!', généralement avec un hémiorthodôme 

(lig. 184). 


Orthose. 4 


Forme y! dominante, avec prisme et hémidôme 


subordonnés (fig. 186 pour moitié). 
Orthose. 
Cristaux généralement rose clair et opaques, apparence de prismes | 
carrés allongés, à pointements dyssymétlriques. 
Forme »”4! avec Hémipyramide (lis, 256). 
Gypse. 
Limpide, bien développé, rayé à l’ongle. 
Forme 1! avec Hémipyramide et Base (lis, 209). 
Amphibole-Hornblende. 
Cristaux noirs, non métalliques, section hexagonale régulière. 
Forme m1 g! avec Hémipyramide (fig. 208). 
Augite. 


Cristaux noirs, se distinguant de ceux de la hornblende du type 
précédent, d'abord par leur section octogonale, ensuite par le 
biseau incliné substitué à un pointement triple. 


Pinacoïdes 1 et y! dominants, avec Hémipyramides, 
Hémidômes, elc.{(lig. 207). 
1, Diopside; 2, Fassaile”, 


4 et 2 donneraient, sans la dyssymétrie du pointement, limpres- 


342 APPENDICE. 
sion d'un prisme quadralique ou plutôt rectangulaire; 1, trans- 
lucide, verdàtre; 2, vert opaque. 
Prisme, Base, Protohémipyramide. 
Azurite. 
Petits cristaux d'un beau bleu foncé, d'apparence rhomboédrique. 
Combinaisons d’'Hémipyramides, donnant un pseudo- 
octaèdre aigu (lig. 265). 
Klaprothine * 
Cristaux d’un bleu de ciel généralement mat, réact. du phosphore 
et de l’alumine. 
Hémipyramide dominante avec dômes subordonnés, 
figurant un toit aplati. 
Sphène. 


Cristaux bruns de la variélé Lédérite. 


VII. CRISTAUX DU SYSTÈME TRICLINIQUE 


Prisme fondamental, avec modifications sur les arêtes 
(tig. 198). 
Axinite. 
Cristaux très coupants, brun violacé, striés, translucides. 
Prisme modifié par y! et un hémidôme (lig. 190). 
Albite, var. Péricline. 


Crislaux blanc de lait, souvent revêtus de chlorite, rayant le verre. 


VIII. MACLES 


Macle des spinelles (lig. 155, 295, 306). 
1, Pléonaste; 2, Magnétite ; 3, Blende; 4, Galène. 
4, Noir non métallique, non magnétique; 2, noir métallique, 
magnélique; 3, réact. du zinc; 4, couleur gris bleu, réact. du 
lomb. 
Macles de deux cubes (fig. 269). 
1, Fluorine; 2, Diamant *. 


Distinction facile. 


INDICATIONS PRATIQUES. 


Macle en chevron (fig. 161, 162). 

1, Augite; 2, Gypse. 

1. Pelils cristaux noirs, opaques, à section octogonale: 2, cristaux 

transparents, rayés à l’ongle. 1 

Macle en croix grecque (lig. 170, 216). 

4, Staurotide (Croisette); 2, Harmotome. 

1, Dure, opaque, brune; 2, blanche, réact. 23; réact. de la baryte. 
Macle en croix de Saint-André. 


Staurolide, 


Macle de la croix de fer (lig, 168). 
Pyrite. 


Le plus souvent rouillée el un peu noircie à la surface. 


Macle à section en croix (fig. 216). 


4 
Chiastolite. 
Prismes presque carrés, à section croisillée de noir et de blanc. 

Macle en fer de lance (lig. 262). 
Gypse. { 
Cristaux blonds, un clivage très facile; rayés à l’ongle. 

Macle en gouttière (fig. 165). ; 
Alhite, 
Pelils cristaux limpides, d'un vif éclat. 

Macle en visière (fig. 156, 303). 
Cassitérile, 
Cristaux bruns ou noirs, pesants, réact. de Pétain. 1! 


Macle en genou (lig. 225). 
1, Rutile; 2, Cassitérite. 
1, Sans changement au chalumeau; 2, plus dense et donnant un 

bouton d’élain. 

Macle à charnière multiple. 
Cérusite. 
Lames blanches, éclalantes, groupées autour d'un même axe. d | 
ElTervescence et réact. du plomb. 


APPENDICE. 


IX. CRISTAUX CLASSÉS D'APRÈS LA COULEUR 


Cristaux violets. 
, 4, Améthyste; 2, Lépidolite ; 3, Piémontite; 4, Fluorine. 


1, En pyramides, rayant le verre; 2, petites paillettes brillantes, 
| lilas clair; 3, aiguilles violet noirâtre, réact. du manganèse: 
1 4, cubes fluorescents, rayés au canif. 


Cristaux d’un bleu foncé. 
4, Haüyne; 2, Vivianite *; 3, Azurile; 4, Boléite* 


1, Pelits cristaux, transparents et durs; 2, pelils cristaux trans- 
parents, Lendres, très clivables: réacl. 23; 8, cristaux opaques, 
d'un très beau bleu: effervescence el réact. du cuivre; 4, pelits 
cubes, réact. du cuivre. 


Cristaux d'un bleu clair. 
1, Cordiérite "; 2, Topaze de Sibérie; 3, Aigue-marine; 4, Dis- 
thène ; 5, Saphir ; 6, Baryline *; 7, Célestine; 8, Anhydrite ; 
9, Klaprothine * 


‘4 1, Teinte peu franche, dichroïsme marqué; grains cristallins plutôt 
| TL que cristaux; 2, teinte bleue très pâle, symétrie rhombique; 

base accusée par clivage très facile; 8, prismes cannelés, souvent 
Ÿ très gros, grande dureté; 4, cristaux plals, allongés, limpides et 
} brillants, à section presque rectangulaire, moins durs que 38: 5, 
plus dur que tous les autres; en grains plus souvent qu'en cris- 
taux: 6, en cristaux aplatis, rhombiques: 7, en cristaux ou en 
fibres, à distinguer de 6 par la flamme; 8, à Lrois clivages rec- 
tangulaires inégaux; 9, pseudooclaèdres aigus, mals, réacl. 23, 

Cristaux verts. 
19 Vert-émeraude. 


1, Amazonile; 2, Émeraude; 3, Méroxène *; 4, Ouwarowite *: 
5, Chalcolite ; 6, Adamine {var.)"; 7, Malachite; 8, Dioptase. 


1, Masses laminaires non transparentes, très clivables, rayant le 
verre; 2, symétrie hexagonale ; grande dureté; 3, paillettes asso- 
ciées aux minéraux de la Somma; 4, Dodécaèdres rhomboïdaux: 

| 5, paillettes minces, fusibles, réact, du phosphore et du cuivre; 
6, très petits cristaux arrondis; réact. de l’arsenic et du zinc: 
7, très pelits cristaux; effervescence et réact. du cuivre el sque- 
lette de silice avec le sel de phosphore. 


INDICATIONS PRATIQUES 345 
20 Vert foncé. 

4, Biotite; 2, Chlorite; 8, Tourmaline du Brésil; 4, Fassaïte”; 
5, Aclinote; 6, Hornblende: 7, Epidote; 8, Idocrase; 
9, Apalite; 40, Atacamite; 11, Olivénite. 

4, Lamelles hexagonales, flexibles et élastiques; 2, lamelles 
flexibles, non élastiques, verl-poireau; 8, prismes cannelés, 


transparents, très durs; 4, cristaux à section rectangulaire et 
pointement dyssymétrique, opaques; 5, cristaux d’apparénce 


hexagonale, non terminés, translucides, dans une gangue de tale 
blanc; 6, masses laminaires à deux clivages inclinés l'un sur 
l'autre de 124°; 7, beaux cristaux de vif éclat, à cassure vert- 
bouteille ou vert-pistache, à symétrie monoclinique, allongés 
suivant l'orthodiagonale; 8, prisme octogonal #A41g1, vert-bou- 
teille foncé, terminé par oclaèdre tronqué; 9, gros cristaux 
héxagonaux, fendillés en tous sens, de coloration inégale, de 
faible dureté; 10, petits cristaux vert foncé, brillants, réact. du 
chlore et du cuivre; 44, petils cristaux vért-olive loncé, réact,. 
d'arsenic et de cuivre, 


30 Vert clair. 
4, Tourmaline"; 2, Béryl: 8, Diopside; 4, Diallage; 5, Péridot; 


6, Prebhnite*: 7, Grossulaire; 8, Grenat chromifère*: 9, [do- 
crase; 40, Tale; 11, Scorodite"; 42, Pyromorphite: 


1, Petites colonnes hexagonales vert clair ou vert jaunâtre, sou- 
vent colorées en rose à une extrémité; réact. de bore et fluor; 
2, prismes hexagonaux vert clair ou vert bleuâtre, très durs; 
3, cristaux transparents, monocliniques, à section rectangulaire, 
ordinairement associés à chlorite el grossulaire rouge ; 4, lamelles 
un peu courbes, habituellement disséminées dans la serpenline; 
5, cristaux et plus ordinairement grains cristallins durs, les uns 
vert-pomme (chrysolile), les autres couleur d'huile d'olive (oli- 
viné); 6, cristaux d'apparence rhomboédrique et masses concré- 
tionnées vert clair, vif éclat vitreux, réact. 23; 7, trapézoëdres 
ou rhombododécaèdres presque opaques, lournant au jaunätre ; 
8, petits rhombododécaèdres vert franc: 9, cristaux quadratiques 
à poinlement octaédrique, vert elair ou vert jaunâtre; 10, lames 
ondulées, éclat gras el toucher gras, rayées à l’ongle, d'un vert- 
poireau clair, argenté; 14, petits cristaux d'un vert bleuâtre, 
ordinairement sur quartz à taches vert sale; réact. d’arsenic et 
de fer; 12, prismes hexagonaux de petite laille, opaques, lourds, 
très fusibles; réact. du plomb. 


I faut ajouter à cette liste les cristaux octaédriques ou rhom- 
bododécaédriques de cuprite, avec enduit vert mat de mala- 
chite. 


346 APPENDICE. 
Cristaux jaunes non métalliques. 
1° Jaune franc. 
1, Chrysotile; 2, Soufre. 
1, Fibres jaune d'or, infusibles; 2, cristaux el masses combus- 
tibles. 
20 Jaune orangé. 
1, Uranite; 2, Orpiment. 
1, Pailleites de petite dimension, fusibles; 2, lamelles volatiles, 
réact. d’arsenic. 
30 Jaune-miel. 
4, Topaze de Sibérie; 2, Béryl (variété); 38, Calcite ; 4, Soufre 
(variété); 5, Blende; 6, Wulfénite; 7, Mellite *, 


1, Prismes rhombiques cannelés, clivage basique: 2, prismes hexa- 
gonaux, très durs: 3, rhomboèdres effervescents; 4, combus- 
tible; 5, cristaux limpides, de vif éclat, à reflets rouges; clivages 
rhombododécaédriques, réact. du zinc; 6, tablettes quadrati- 
ques aplalies, fusibles, réact. du plomb; 7, octaèdres légers, 
combustibles, réact. de lalumine. 


4° Nuance blonde. 

4, Quartz ferrugineux; 2, Calcite; 3, Baryline; 4, Scheelite; 
5, Fluorine : 6, Sidérose. 

1, Petits prismes bipyramidés opaques: 2, rhomboëdres efferves- 
cents; 3, cristaux lourds, rhombiques, réacl, du soufre el de la 
baryte : 4, octaèdres quadraliques aigus, peu translucides; 5, cubes 
transparents: 6, rhombhoëdres el masses à clivages rhomboc- 
driques ; eMervescence, réael. du fer. 

59 Jaune verdätre. 
1, Sphène ; 2, Béryl (variété); 3, Olivine. 


1, Pelits crilaux, brillants et limpides, maclés en forme de coins 
pointus, sur une gangue de chlorite verte; 2, prismes hexagonaux 
durs; 8, grains crislallins, disséminés dans les basalles. 


69 Jaune de bronze. 
Bronzile. 
Lamelles courbes, à reflets cuivreux. 
Cristaux jaunes métalliques. 
1, Pyrite; 2, Sperkise ou Marcasile; 3, Chalcopyrite, 


1, Jaunc-lailon, cristallisation cubique; 2, jaune verdätre livide, 


INDICATIONS PRATIQUES. 347 


cristallisation rhombique ; facile altération; 8, jaune très chaud, 
souvent irisé, cristallisation en sphénoèdres quadratiques ; réacL, 
du cuivre. 


Cristaux rouges. 
1° D'un rouge vif. 
4, Quartz hyacinthe ; 2, Zircon ; 3, Grossulaire d'Ala : 4, Rubis; 
5, Réalgar; 6, Crocoïse: 7. Wulfénite; 8, Chalcotrichite”; 
9, Cinabre; 10, Proustite ou argent rouge clair, 


4, Petits prismes bipyramidés rouge-sang, opaques; 2, pelits cris- 
taux quadratiques d’un vif éclal, rouge-hyacinthe; 3, petits Lra- 
pézoèdres transparents (avec chlorite el diopside); 4, grains 
cristallins de grande dureté, d’un rouge rosé: 5, pelits erislaux 
d'un rouge-cochenille, volatils, presque toujours accompagnés 
d'orpiment jaune; 6, cristaux analogues d'aspect à 5, mais fixes 
el donnant réact. du plomb; 7, tables quadraliques minces: 
8, filaments capillaires rouge-cochenille; réact. du cuivre; 
9, cristaux de vif éclat, densité très grande, volatils; 10, pelils 
cristaux de vif éclal, rouge-cochenille ou groscille ; réact, d'arsenic 
et d'argent. 


2 D'un rouge foncé. 
1, Almandine; 2, Rutile; 8, Zincite; 4, Cuprite; 5, Pyrargyrite. 


4, Dodécaëdres, souvent mélangés de chlorile et de grosses dimen- 
sions; 2, gros cristaux clivables, reflet métallique noir rutilant, 
sans changement au chalumeau, ou ruilles d'un noir à reflets 
rougeâtres, dans le quartz; 3, masses lamellaires très clivables, 
rouge foncé, à reflets orangés, solubles dans les acides; 4, cubes 
ou oclaèdres rouge-brique foncé (Ziguéline); réact. du cuivre; 
5, petits cristaux d'un noir bleuàtre, à reflets rutilants lrès vifs; 
réact. d’antimoine et d'argent. 


30 D'un brun rougedtre. 
4, Mica (Phlogopite et Biotite); 2, Sphène-Lédérite; 3, Tour- 
maline brune, 4, Zircon de Brevig; 5, Grenat brun; 6, Io- 
crase brune; 7, Cassitérite; 8, Pyromorphite ; 9, Mimétèsé, 


À, Paillelles hexagonales ; 2, pelils cristaux en forme de toit aplati; 
3. cristaux hexagonaux à section de tendance triangulaire; réact, de 
bore et fluor; 4, petits cristaux quadraliques, assez brillants, mais 
opaques et pyramidés: 5, trapézoëdres el rhombododécaèdres; 
6, prismeés quadraliques el octaèdres, fusibles: 7, cristaux de 
vif éclat vitreux, quadraliques; infusibles et réact. de l’étain ; 
8, prismes hexagonaux de vif éclat, brun elair ou brun foncé 
(plomb brun), très fusibles; réact. du plomb; 9, petits prismes 
renflés au milieu; réact. de l'arsenie et du plomb. 


248 APPENDICE. 
1° D'un brun violacé. 


Axinile. 


Crislaux lransparents, très coupants, striés:; réacl. du bore. 


Cristaux roses. 

1, 0rthose, var, Pegmatolite ; 2, Lépidolite; 3, Pétalite"; 4, Tour- 
maline-Rubellite*; 5, Spinelle; 6, Fluorine; 7, Dialogite * 
8, Rhodonitle; 9, Erythrine; 10, Adamine (variété 
Gros crislaux, rose clair plus ou moins pur, à section carrée, 

symétrie monoclinique; 2, paillelles peliles et très brillantes, 
rose-lilas; 3, lames d'apparence feldspathique; réaet. de lithine: 
4, prismes hexagonaux ou de contour un peu lriangulairé; 5, petits 
oclaèdres limpides, durs; 6, octaèdres translucides; 7, rhom- 
boèdres clivables, effervescents: 8. petils cristaux Lernes, rose-chair, 
rayant le verre; réact. du manganèse; 9, lamelles fibreuses fleur 
de pêcher; réacl. du coball el de l'arsenic: 40, enduits minces; 
réacl. de l’arsenic et du zinc. 


Cristaux noirs. 
1° A éclat non métallique. 

1, Quartz enfumé; 2, Tourmaline; 3, Augite; 4, Hornblende; 
5, Mélunite; 6, Pléonaste; 7, Blende (var.); 8, Cassitérite 
(var.). 

1, Cristaux hexagonaux, pyramidés, translucides ; 2, cristaux à sec- 


tion généralement triangulaire, cannelés, à pointements dyssy- 
métriques; 3, cristaux à seclion octogonale, terminés par dôme 


incliné, généralement mats: #, cristaux plus brillants, à section 


hexagonale, à pointement triple ; 5, rhombododécaèdres brillants, 
fusibles; 6, octaèdres réguliers; 7, crislaux à symétrie cubique, 
réact, du zinc; 8, cristaux brillants, à symétrie quadratique, 
réact. de Pétain. 


20 A éclat métallique. 


1, Wolfram; 2, Hauérite"; 3, Pyrolusite; 4, Acerdèse; 5, Ma 
gnélite; 6, Oligiste; 7, Blende; 8, Franklinite*; 9, Chalco- 
sine”; 10, Argyrose; 11, Argent noir *. 


1, Gros cristaux très clivables, lourds, dans le quartz; 2, 3, 4, 
réacl, du manganèse, 2 avec réact. du soufre, 4 avec réacl. 23: 
2 en octaëdres et cubo-octaèdres :; 8 el 4 en petits prismes el 
aiguilles noires ou gris d'acier; 5, octaèdres noir de fer, magné- 
tiques; 6, cristaux d’un très vif éclat, symétrie rhomhoédrique, 
souvent irisés, poussière rouge; 7, masses lamellaires noir brun, 
réact. du soufre et du zinc; 8, octaèdres moins métalliques que 


1, 


5, 


INDICATIONS PRATIQUES, 349 


lrès péu magnéliques: 9, cristaux secliles, réact. du cuivre; 
10, cristaux sectiles, réact. de l'argent; 414, cristaux noir 
bleuûtre, réact. d'argent, soufre et antimoine, 


Cristaux incolores et transparents. 


Quartz hyalin; 2, Adulaire; 38, Albite; 4, Anorthite*; 5, Né- 
phéline":6, Tourmaline”; 7, Topaze; 8, Béryl"; 9, Mésotype; 
10, Analcime; 1414, Apophyllite”; 42, Stilbite; 43, Chabasie; 
14, Méionite*; 15, Boracite; 146, Withérite*; 17, Strontia- 
nile *; 48, Aragonite ; 19, Calcite; 20, Baryline; 24, Céles- 
line; 22, Gypse; 28, Apatite; 24, Fluorine; 25, Sénar- 
montite*; 26, Smithsonite*; 27, Calamine; 28, Cérusite; 
29, Anglésile; 30, Diamant *. 


, Toujours reconnaissable par cristallisation, durelé et stries 


horizontales du prisme; 2, en cristaux d'apparence rhombhoé- 
drique, à base p cannelée, souvent avec la face g! enduile de 
chlorile verte; 3, pelilts cristaux plats, limpides, maclés en 
goullière; 4, pelils cristaux très limpides, riches en facelles, 
dans les géodes d'une roche à mica vert du Vésuve; 5, pelils 
prismes hexagonaux courts; devenant nuageux dans les acides; 
6, colonnes hexagonales dures; réael. de bore et de fluor; 7, cris- 
taux rhombiques à clivage basique et cannelures sur le prisme, 
réact. du fluor; 8, colonnes hexagonales, plus dures que 6 el 
sans réaction de bore ni de fluor ; 9, 10, 11, 12, 13, donnent la 
réact. 23 et fondent au chalumeau, 11, 12, 13 avec bouillonne- 
ment; 9, en prismes presque quadratiques, à pointement octaé- 
drique surbaissé: 40, en cubes et lrapézoèdres de vif éclat; 
11, en prismes quadratiques avec pyramide tronquée; 12, en 
cristaux rhombiques, aplalis et nacrés suivant gl; 13, en petits 
rhomboëdres; 44, en prismes quadratiques à pointément de 
deutéropyramide, fusibles; 45, pelils cubes avec b! et tétraèdre ; 
réact. du bore: 46, 17, 18, 19, effervescence plus ou moins 
faciles: 16 et 17, lourdes, distinguées par flammes de baryte 
et de strontiane; 18, rhombique pseudohexagonale; 19, rhom- 
hoédrique, scalénoédrique, hexagonale; 20, 21, lourdes, réact,. 
de soufre, distinguées par les flammes; 22, réact. du soufre, 
symétrie monoclinique, rayé à l'ongle; 23, hexagonale, en 
prismes courts, riches en facelles, hémiédrique, réact. du phos- 
phore; 24, cubes rayés au canif; 25, octaèdres volatils; 
26. cllervescente, réact. du zinc, crislaux groupés sur croûles 
stalactitiformes; 27, pelils cristaux analogues à 12, mais hémi- 
morphes et réact. du zinc; 28, vhombhique, lourde, réact, du 
plomb, effervescence; 29, rhombique, lourde, réact. du plomb 
et du soufre; 30, vif éclat el maximum de dureté. 


350 \PPENDICE. 
Cristaux d'un blanc laiteux. 
1, Quartz (Var.); 2, Orthose (Var.); 3, Périeline; 4, Trémolite; 
5, Analcime ; 6, Slilhite; 7, Harmolome: 8, Dipyre (Couse- 
ranite)*; 9, Calcite: 10, Dolomie; 44, Apalite (Var.). 


1, En prismes biprramidés très nets; 2, beaux cristaux de Pile 
d'Elbe, pénétrés par des cristaux de quartz; 8, cristaux mono- 
cliniques, presque toujours partiellement recouverts de chlorite; 
4, cristaux et fibres d’un blanc à éclat soyeux, rudes au toucher; 
5, trapézoèdres, réact. 23: 6, faisceaux nacrés, réact. 93 el 
bouillonnement; 7, cristaux groupés en croix grecque, réacL. 23: 
8, prismes carrés allongés, lardant un calcaire: 9, rhomboèdres 
facilement effervescents; clivage rhomboëédrique très facile: 
10, rhomboèdres moins effervescents, moins clivables: réaet. de 
la magnésie; 11, gros prismes hexagonaux, pyramidés et basés, 
réact. du phosphore. 


X. MINÉRAUX PEU OÙ POINT CRISTALLISÉS, 
RANGÉS D'APRÈS LA COULEUR 


Minéraux bleus. 


1, Calcédoine (Var.); 2, Lapis-Lazuli; 38, Allophane *; 4, Tur- 
quoise; 5, Azurite, 


1, Nuageuse, dure; 2, magnifique couleur, souvent veinée de 
pyrite; 3, masses mamelonnées translucides, bleu verdâtre. 
réact. 23: 4, pelits rognons bleu clair, noircissant par la chaleur, 
réact. de phosphore et cuivre; 5, beau bleu foncé, effervescence, 
réact. du cuivre, 


Minéraux verts. 


1, Héliotrope; 2, Chlorite écailleuse (Ripidolite); 3, Actinote 
(Var.); 4, Asbeste ; 5, Hornblende; 6, Stéatite ; 7, Serpentine ; 
8, Pimélite; 9, Malachite; 10, Chrysocolle, 


1, Vert foncé à taches rouges, dur; 2, peliles écailles vert foncé, 
non élastiques, généralement avec magnétite disséminée; 8, fibres 
rayonnées, vert-poireau; 4, fibres soyeuses, vert assez clair: 
5, fibres vert-foncé; 6, masses tendres, secliles, vert jaunàlre; 
7, masses verl-pomme, vert jaunâtre, vert foncé, rayées au cou- 
teau ; 8, masses argileuses vert-pomme, réact. du nickel; 9, con- 
crétions rubanées vert franc, effervescence et réacl. du cuivre: 
10, masses concrétionnées d'un vert bleuâtre foncé; réact. 23 et 
réact. du cuivre. 


INDICATIONS PRATIQUES. 


Minéraux jaunes. 
4, Silex blond; 2, Résinite: 3, Soufre; 4, Ambre. 


1 et 2 rayent le verre; 1, donne réact. 23; 8, bien reconnaissable: | 
4, léger, jaune miel, combustible. | 
: 
Minéraux rouges. 
4, Cornaline ; 2, Jaspe rouge ; 3, Jaspe opale ; 4, Hématite rouge ; 
5, Cinabre, 

1, 2, 3, durs; 1, transparente; 2, opaque; 8, réact. 23; 4, réact. 
du fer, poussière rouge; 5, très lourd, volatil, réact, du soufre 
et du mercure. 

Minéraux métalliques bronzés. 

4, Pyrite; 2, Marcasite ; 8, Pyrrhotine; 4, Millérite *; 5, Nické- 
line; 6, Bismuth; 7, Chalcopyrite; 8, Erubescite, 

4, jaune pâle; 2, jaune livide; 3, bronze brun, magnétique; | 
4, filaments jaunes, solubles en vert dans l’eau régale; 5, beau 
jaune de bronze éclatant; réact. d’arsenic et de nickel; 6, lamelles 
très fusibles; 7, jaune doré, réact. du cuivre: 8, bronze brun, 
panaché, réact, du cuivre. 

Minéraux métalliques gris bleu. 

1, Süibine ; 2, Molybdénite; 3, Psilomélane ; 4, Galène; 5, Ar- 
gent noir, 

1, Masses crislallines à clivage facile, ordinairement un peu irisées, 
très fusibles; 2, mouches disséminées dans le quartz, éclat gras, 
tachant les doigts; 3, masses en forme d’arborisations, réact. du 
manganèse; 4, masses clivables suivant les trois directions du 
cube; vif éclat; grande densité; 5, cristaux tirant sur le noir; 
réact. d'argent, soufre el antimoine, 

Minéraux métalliques gris d'acier, gris de fer. 

4, Antimoine; 2, Pyrolusite; 3, Bournonite *; 4, Panabase; 
5, Platine, 

1, Masses tirant sur le blanc d’étain, réact. de Pantimoine:; 2, fibres 
minces, réact, du manganèse; 8, cristaux rhombiques, maclés 
en roues dentées, réact. du plomb et du cuivre; 4, télraèdres | 
ou masses grenues, réact, du cuivre, arsenic, antimoine ; 5, grains l 


lourds, infusibles. 
Minéraux métalliques blanc d’argent ou blanc gris. 
1, Mispickel; 2, Smaltine ‘; 3, Cobaltine; 4, Argent natif; 
5, Sylvanite*, 


1, Réact, d'arsenic, soufre et fer; 2, sublimé d’arsenic et réact. du 


352 APPENDICE. 


cobalt; 3, sublimé de sulfure d'arsenie et réact. du cobalt; 
4, couleur caractéristique; 5, lamelles en escalier, réact. d’or 


el de tellure, 


Minéraux chatoyants. 
14 1, Opale; 2, Orthose opalisant; 3, Labrador; 4, Lumachelle. 


| 1, Réacl. 93; 2, raye le verre, inattaquable aux acides, non strié; 
3, strié, atlaquable, superbes reflets; 4, effervescence aux acides. 


Masses minérales d’un blanc mat. 
4, Cacholong; 2, Kaolin: 3, Magnésile; 4, Marbre; 5, Dolomie; 
6, Barytine ; 7, Anhydrite ; 8, Gypse; 9, Phosphorite; 10, Zin- 


conise *, 


| 1, Raye le verre, réact. 23; 2, infusible, plastique; 3, sectile; 
: 4, effervescent; 5, roche marmoréenne, saccharoïde, rude au 
toucher, effervescence peu facile; 6, très lourde, réact. de soufre 
et baryte:; 7, aspect de marbre sans effervescence, réact, du 
soufre: 8, même réacl. avec réact. 23; 9, mamelonnée, veines 
grises, réact. du phosphore; 10, effervescente, hydratée, réact, 
du zinc. 


XI. PARTICULARITÉS DE STRUCTURE 


L 
Pr Minéraux en paillettes. 
4, Mica (Biotite, Phlogopite, Lépidolite, Muscovite, Damourite, 
Margarite); 2, Chlorite: 3, Uranite; 4, Chalcolite : 5. Oligiste 
| micacé. 
1, Pailleltes flexibles et élastiques, d'apparence hexagonale, blan- 
| ches, vertes, noires, brunes, rosées; 2, paillettes verl-poireau, 
non élastiques: 3, paillettes jaune d'or, fusibles: 4, paillettes 
vert-émeraude, fusibles, cuprifères; 5, paillettes violacées bril- 
lantes, tachant les doigts en rougeâtre; 6, paillettes noires, 
À tachant les doigts. 
il Minéraux en lamelles. 
1, Pycnite*; 2, Diallage; 3, Bronzite; 4, Disthène:; 5, Chlori- 
toïde*; 6, Talc; 7, Orpiment; 8, Oligiste ; 9, Zincite ; 10, Blende. 
j | 4, Lamelles jaunätres, réact. du fluor: 2 et 3, lamelles courbes: 


2, vertes; 3, bronzées; 4, lamelles ondulées bleu de ciel; 5, 
lamelles minces, assez planes, vert foncé, cassantes: 6, lamelles 
vert clair argenté, ondulées, éclat et toucher gras: 7, jaune d’or, 
volatil; 8, lamelles brillantes de fer spéculaire, noir de fer: 


353 


INDICATIONS PRATIQUES. 


9, rouge-sang foncé, réacl. du zinc; 10, noir brun, réact. du 
soufre et du zinc. 


Minéraux en fibres. 

1, Trémolite; 2, Asbeste ; 3, Amiante; 4, Hornblende; 5, Méso- 
type; 6, Fibrolite; 7, Chrysotile; 8, Rutile; 9, Aragonite; 
10, Céleslinc; 11, Gypse; 12, Wawellite*; 18, Stibine; 
14, Pyrolusite "; 15, Marcasite; 16, Oligiste; 17, Limonite; 
18, Millérite *; 19, Cérusite; 20, Chalcotrichite; 24, Mala- 
chite; 22, Argent natif; 23, Or natif. 


4, Blanche, soyeuse; 2, verte; 4 et 2, non fusibles el rudes au 
toucher; 3, blanche, laineuse, flexible; 4, fibres vert noirätre, { 
fusibles; 5, fibres blanches rayonnées, très fusibles et réact 
6, fibres de très grande lénacilé, réact. de silice et d’alumine 
pures; 7, fibres jaune d’or, non rayonnées, remplissant des 
fentes dans la serpentine; 8, filaments noirs à reflets rougeûtres, 
pénétrant le quartz, ou jaunes (cheveux de Vénus); 9, fibres 
rayonnées, effervescentes, s'éparpillant au chalumeau ; 10, fibres 
bleu clair, remplissage de fentes, lourdes, réact. de strontiane; 
11, fibres soyeuses, rayées à l’ongle; 12, petits globules à fibres 
radiées verdâtres; 13, fibres bleu métallique, très fusibles, réact. 
d'antimoine; 14, fibres gris d'acier, réact. du manganèse; 
15, fibres jaune verdätre livide, groupées autour d'un point, 
formant boules rayonnées, allérables, à surface oxydée ou 
effleurie; 16, fibres rougeâtres, à poussière rouge; 17, fibres 
brunes, à poussière jaune; 18, fibres bronzées, réact. du nickel; 
19, fibres blanches, nacrées ; eTervescence el réact. du plomb; 
20, fibres rouge-cochenille, réact. du cuivre; 21, fibres soyeuses, 
vert-émeraude, elfervescentes; 22, filaments blanc d'argent: 
23, filaments jaune d'or. 


Minéraux bacillaires (en baguettes groupées). 


{9 À éclat non métallique. 

1, Quartz‘; 2, Tourmaline ; 3, Béryl; 4, Trémolite; 5, Épidote; 
6, Mésolype; 7, Stilbite (Desmine); 8, Rulile; 9, Aragonile; 
10, Withérite*; 11, Strontianite; 12, Calcite”; 13, Céles- 
tine; 144, Gypse; 45, Pyromorphite. 

4, Prismes hexagonaux atrophiés, passage à la Calcédoine; 
2, colonnes noires, cannelées, fusibles; 8, prismes hexagonaux 
groupés en baguelles cannelées, peu colorées, très dures: 
4, baguelles aplaties, blanc grisätre, généralement rudes au tou- 
cher; passant aux fibres; 5, baguetles cannelées, vert-bouteille, 
vif éclat; 6, prismes groupés, fusibles, réact. 23; 7, plutôt 

23 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE, 


54 APPENDICE. 


baguelles lamellaires courbes, d'éclat nacré, groupées en gerbes, 
réact. 23; 8, baguettes noires, un peu rougeàtres, sans change- 
ment au chalumeau: 9, prismes groupés en faisceaux, vif éclat 
vitreux, effervescence: 10, baguettes groupées, grande densité; 
11, baguettes groupées et enchevêtrées, très denses, distinguées 
de 10 par la flamme: 12, baguelles groupées en faisceaux, 
effervescence facile el clivage rhomboédrique nel; souvent de 
couleur blonde: 13, primes groupés, grande densité; pas d'effer- 
vescence, association au soufre natif; 14, cristaux groupés, rayés 
à l’'ongle; 45, prismes hexagonaux groupés en stalaclites, grande 
densité, fusibilité, réact. du plomb. 


20 A éclat métallique. 


4. Slibine; 2, Acerdèse * 


1, Baguetles lamellaires radiées, bleuätres, très fusibles; 2, petits 
Fe . | 
prismes cannelés noirs, juxlaposés, réacl. du manganèse el déga- 
gement d'eau. 


Minéraux concrétionnés et mamelonnés. 


4. Calcédoine, Agale ; 2, Résinite, Cacholong, Geysérile; 8, Allo- 
phane ; 4, Magnésite ; 5, Phosphorite;6, Fluorine:7, Arsenic; 
8, Antimoine ; 9, Oligiste(Hématite); 40, Limonite:11, Sinith- 
sonite *:12, Zinconise *, 43, Calamine ; 14, Malachite. 


1. 2. Silice: 2, réact. 23; 3, couleur bleue et verte, réact, du cuivre 
avec propriélés de l'argile; 4, seclile, blanche, réacl. 23; 
5, blanche et grise, parfois bleuâlre el très zonée, réact. « 
phosphore; 6; couches allernantes violelles el vertes, réacl. du 
fluor: 7. masses testacées bleu noirâtre, très lourdes, volatiles; 
8. masses teslacées blanc gris, fusibles el volaliles avec dépôt 
blanc: 9, masses mamelonnées et fibreuses, poussière rouge; 
10. masses mamelonnées, fibreuses, stalactitiformes, poussière 
brun jaune; 414, masses stalagmitiques de colorations diverses, 
bleu, vert clair, gris, effervescence et réact. du zinc: 12, comme 
11, généralement blanche, réact. 23; 13, masses jaunätres ou 
brunes, réact. 23 et réact. du zinc; 144, belles concrétions vertes 
zonées, réacl. du cuivre. 


XII. PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DIVERSES 


Substances lourdes, dépourvues de l'éclat métallique. 
1° Incolores ou peu colorées. 
1, Withérite; 2, Strontianite; 3, Barytine; 4, Célestine; 5, C€ 
rusite; 6, Anglésite. 


INDICATIONS PRATIQUES. 399 


1, 2, 5, Effervescentes; 1 et 2 distinguées par les flammes ; 5, par 
son éclat adamantin et la réact. du plomb; 38, 4, 6, donnent la 
réaction des sulfates: 3 et 4 se distinguent par les flammes et 


6 par la réaction du plomb. 4! 
| 
20 Colorées. . 
1, Corindon; 2, Cassitérite. 
1, Hexagonal, trois clivages rhomboédriques, extrême dureté; 
2, brun foncé, vif éclat, cristallisation quadratique, réact, de l’étain. 
Substances sectiles, 
1° A éclat non métallique. 
1, Halloysite, Lithomarge, Agalmatolite; 2, Stéatite et Tale; | 
3, Magnésite ; 4, Serpentine; 5, Alhâtre ; 6, Orpiment; 7, C6- 
rargyrite, 
1, Simples silicates hydratés d'alumine ; 2, 3, 4, donnent la réac- 
tion de la magnésie:; 2, éclat el toucher gr 3, blanc mat; 
4, généralement verte et moins tendre; 5, réaction des sulfates, 
teinte jaunâtre ; 6, lamelles jaune d'or, volatiles; 7, masses gris 
violacé, solubles dans l’ammoniaque. 
20 À éclat métallique. 
1, Stibine; 2, Molybdénite; 3, Bismuth; 4, Chalcosine; 5, Ar- 
gyrose; 6, Argent noir; 7, Graphite. 
1, Bleu noirâtre, très fusible; 2, éclat gras, toucher gras: 3, jaune 
de laiton, fusible; 4, noire, réact. du cuivre; 5, noire, réact. d’ar- 
gent et de soufre; 6, noir bleuâtre; réact, d'argent, soufre et 
antimoine; 7, tachant les doigts et le papier. 
Minéraux tachant les doigts. 
1, Kaolin ; 2, Molybdénite; 8, Wad ; 4, Hématite rouge; 5, Ocres; ! 
6, Limonite terreuse; 7, Asbolane; 8, Graphite, 
1, Blanc, plastique dans l’eau; 2, éclat gras, teinte bleu violacé, 
trait bleu verdâtre sur le biscuit; 3, terne, noir brun; 4, pous- 4 


sière et trait rouges; 5 el 6, poussière et trait brun jaune; 7, trait 
noir, réact, du cobalt; 8, trait noir, infusible. 


356 APPENDICE. 


XIII. MINÉRAUX A ÉCLAT MÉTALLIQUE, DISTINGUÉS 
PAR LA COULEUR DE LEUR POUSSIÈRE ! 


Poussière noire. 

1, Pyrolusite; 2, Magnétite; 3, Panabase; 4, Argyrose; 5, Gra- 
phite. 

4, Réact. du manganèse; 2, magnélique; 8, réact. du cuivre; 
4, réact. de l'argent; 5, infusible. 

Poussière gris noir. 

4, Pyrrhotine; 2, Pyrite; 8, Mispickel; 4, Smaltine*;5, Cobal- 
tine ; 6, Galène; 7, Eruhescite. 

4, Magnétique; 2, jaune, fait feu au briquet; 3, blanc d'argent, 
réact. de sulfure d’arsenic; 4, réact. de coballet d'arsenic; 5, réacl. 
de cobalt et de sulfure d'arsenic; 6, grande densilé, réacl, du 
plomb; 7, teinte bronzée, panachée, réact. du cuivre, 

Poussière gris verdâtre. 

1, Molybdénite; 2, Marcasite. 

4, Donne un trait gris sur le papier; 2, métallique, bronzée. 
Poussière noir verdâtre. 

4, Pyrite; 2, Chalcopyrite, 

Se distinguent par la présence ou l'absence du cuivre, ainsi que 
par la différence des teintes jaunes. 

Poussière gris bleuâtre. 

Argentite. 

Seclile, réact. de l'argent. 

Poussière noir brunâtre. 
4, Wolfram: 2, Braunite*, 


4, Très clivable, très lourd; 2, réact. du manganèse; dégagement 
d'oxygène, 


1. Nous rappellerons que la poussière d'un minéral est définie par le trait 
que laisse le minéral quand on le frotte contre une plaque de biscuit de por 
celaine. 


INDICATIONS PRATIQUES. 39% 
Poussière brune. 
1, Hausmannite*; 2, Acerdèse, 
1, Rouge brun; 2, simplement brun; tous deux réact, de manga- 
nèse; 3, donne en outre réact. 23. 
Poussière brun rouge foncé. 
1, Hausmannite*; 2, Franklinite. 
4, fort rare en cristaux; 2, généralement en assez beaux octaèdres, 
réact. de zinc. 
Poussière gris rouge. 
Tennantite. 
Réact. de cuivre, d'arsenic et de soufre, 
Poussière brun jaune. 
1, Rutile; 2, Limonite; 3, Blende. 
1, Infusible; 2, réact. 23; 3, réact. de soufre el de zinc; clivages 
nombreux. 
Poussière rouge orangé. 
Zincite. 
Minéral en lamelles rouge-sang, très clivables, 
Poussière rouge. 
1,0ligiste; 2, Martite*;3, Cuprite ; 4, Pyrargyrite ; 5, Proustite. 


4, Lames noires ou cristaux à symétrie ternaire ; 2, oclaèdres sem- 
blables à ceux de la magnétile, mais non magnétiques; 3, pelits 
oclaèdres rouges ou cristaux de couleur noiràätre, très foncés : 
4, cristaux noir bleuâtre à reflets rutilants; réact. d’antimoine et 
d'argent, poussière rouge-cochenille; 5, mème poussière, réact, 
de soufre, arsenic et argent. 


LEXIQUE 


DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS 


USITÉS EN MINÉRALOGIE 


AVERTISSEMENT 


Les noms des minéraux cités dans le cours du Précis sont 
mis en évidence, dans le Lexique, par un caractère spécial, 
avec renvoi aux pages correspondantes de la description des 
espèces. À la suite de chaque nom imprimé en caractères 
romains, et relatif à une espèce ou variété non mentionnée 
dans l'ouvrage, on a placé une indication sommaire de la 
nature du minéral ou la mention de l'espèce à laquelle il doit 
être rattaché. 

On a fait usage des abréviations suivantes : var. pour variété ; 
alt. pour produit d'altération; hydr. pour Aydraté: syn. pour 
synonyme; mél. pour mélange; comb. pour combinaison; esp. 
pour espèce ; vd. pour voir. 

La plupart des noms terminés en ine dans la nomenclature 
française ont été changés par M. Dana, de manière à se ter- 
miner en îe; ainsi Adamite au lieu d'Adamine, etc. Nous 
n'avons pas jugé qu'il fût nécessaire de mentionner, dans la 
synonymie, des différences d'aussi faible importance. 


A 


Aarile, v. Arile. 

Abichile, syn. d'Aphanèse. 

Abrazite, var. de Gismondine, 

Abriachanite, silicale hydraté de 
Fe, Ma, vois. de Crocidolile, 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Ægirine, ÆEgyrine, 206. 
Ænigmalite, var, trielinique d'Am- 
À 1 
phibole. 


| Aérinile, silicale hydr. de Fe, Al, 


Ca, elec. 
Aérosile, syn. de Pyrargyrile. 
Aérugile, arséniale anhydre de Ni. 
Æschynite, tilano-niobale de Th, 


Acadialite, Acadiolite, var, de Cha- 
baste. 

Acanthikon, var. d'Épidole. 

Acanthite, 321. 

Acanthoïde, var. de Diopside. 

Acerdèse, 

Achirite, 
ptlase. 

Achmalile, var. d'Epidote. 

Achmite, ». Acmile. 

Achrématile, arsénio-molybdate de 
Pb, CL. 

Achroîïte, 197, 

Achtaragdile, Achtarandite, Achta- 
ryndite, alt. d'Helvine. 

Aciculite, 310, 

Acide arsénieux, syn, d'Arsénolile. 


1 


27 
Aschirile, syn. de Dio- 


Acide borique, syn. de Sassoline., 


Acide molybdique, syn, de Molyb- | 


dine. 

Acide tungstique, syn. de Wolfra- 
mine. 

Acide vanadique, syn. de Vana- 
dine. 


Acmite, 206. 

Actinolite, syn. d'Aclinole, 

Actinote, 208$. 

Adämine, 298. 

Adamsite, var. de Muscovile. 

Adelile, arséniale de Ca, Mg. 

Adelpholite, var. de Columbile. 

Adinole, var. d’Albile, 

Adipite, syn. de Chabasie. 

Adipocérile, Adipocire, syn. 
Hatchettine. 

Adulaire, 179, 

Ædelforsile, v. Edelforsile. 

Ædelile, v. Æudelite. 


de 


Ce, Y, Fe, Cu. 

Afrodile, v. Aphrodile. 

| Aflalose, v. Aphlhalose. 

| Aflonite, v. Aphlhonile, 

| Agalile, all. lalqueuse d'Enstalile. 

Agalmatolite, 223. 

Agaphile, Agapile, syn. de Tur- 
quoise, 

Agate, 173, 174. 

Aglaïte, var, de Cymatolile. 

Agnésite, minéral sléalileux, faus- 
sement considéré comme syn. de 
Bismulhile. 

Agnolile, zéolile voisine d'Apophyl- 
lite. 

Agricolite, var. d'Eulyline. 

Aguilarite, sulfoséléniuwre d'argent. 

Aguslite, syn. d'Apalile. 

Aigue-marine, 201. 

Aigue-marine orientale, 198, 

Aikinile, syn. de Patrinile. 

Aimafibrile, v, Hémafibrile. 

Aimant, 255, 

Ainalite, var. lanlalifère de Cassi- 
lérile. 

Ainigmatite, v. Ænigmalile. 

Aithalite, syn. d'Asbolane. 

Ajkite, var, d'Ambre. 

Akanthikon, v. Acanthikon. 

Akérile, var. bleue de Spinelle, 

Akermanitle, silicale de Ca, Mg, 
Mn, Al, artificiel. 

Akmile, v. Acmile. 

Akontile, var. de Dandile, 

Alabandine, 27 

Alabastrisle, syn. d'Albâlre gyp- 
seux, 

Alalite, var. de Diopside. 


360 

Alaskaïte, sulfure de Bi, Pb, Ag, Cu. 

Albâtre (calcaire), 251. 

Albâtre gypseux, 238, 

Albertile, var, d'Asphalle. 

Albine, var. d'Apophyllile. 

Albite, 151. 

Alexandrite, var. de Cymophane. 

Alexandrolite, alt. d'Avalite, 

Alexjejewile, cire fossile. 

Algérite, all. de Wernérile, 

Algodonite, arséniure de Cu. 

Alipite, hAydrosilicale de Ni, Mg. 

Alisonite, mél. isomorphe de Covel- 
line el de Galène. 

Alizite, v. Alipile. 

Allactite, arséniale hydr. de Mn. 

Allagite, a/l. de Rhodonile, 

Allanite, 203. 

Allemontite, 213. 

Allochroïte, ? 


Alloclase, Glaucodole bismulhifére. | 


Allogonitle, syn. de Herdérile. 

Allomorphite, var, de Baryline. 

Allopalladium, var. hexagonale de 
Palladium. 

Allophane, 223. 

Allophite, silicate kydr. de Mg, AL. 

Alluaudite, phosphate hydr. de 
Mn, le. 

Almagrérite, syn, de Zincosile. 

Almandine, 226, 

Almandine, var, violelle de Spi- 
nelle. 

Alquifoux, syn. de Galène. 

Alshedite, var. de Sphène. 

Alstonite, 246. 

Altaïte, /ellurure de Pb, 


Alumiane, sulfale anhydre d'AL | 


Alumine magnésiée, syn. de Spi- 
nelle. 

Aluminilite, syn. d'Alunite. 

Aluminile, syn. de Webslérile. 

Alumocalcile, var. d'Opale. 

Alun, 259. 

Alunite, 259. 

Alunogène, sulfate hydr. d'AL 

Alurgile, mica manganésifère. 

Alvile, var, de Zircon. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


| Amalgame, 320. 

|Amarantile, sulfate ferrique hy- 
draté. 

Amausile, var. compacte d'Orthose. 

Amazonite, 179, 180. 

Amblygonite, 263. 

Amblystégite, var. d'Hypersthène. 

Ambre, 530. 

Ambrite, Ambérite, esp, de résine 
fossile. 

Ambrosine, résine fossile. 

Amésile, var, de Corundophyllite. 

Améthyste, 173. 

| Améthysle basalline, 
lile. 

Améthyste orientale, 

Amiante, 2{)7. 

Amianthinite, var. d'Aclinote. 

Amianthoïde, syn. d 

Amiatile, syn. d'Hyalile, 

Ammiolite, anlimoniale de Cu et 
Hg. 

Ammonalun, 
gile. 

Ammoniaque boralée, syn. de Lar- 
derellile. 


syn. d'Apa- 


240. 


"Anianle, 


syn. de Tschermi- 


Ammoniaque muriatée, syn. de 
Sulmiac. 

Amoïbite, var, de Disomose. 

| Amphibole, 2114, 207, 210. 

| Amphigène, 155, 

Amphilogile, syn. de Didymile. 

Amphithalite, var, de Berlinile. 

Amphodélile, var. d'Anorthile, 

Anagénile, syn. de Chramacre, 

| Analcime, 215. 

Anatase, 2355, 

| Anauxile, var. de Kaolin ou .de 


Cimolile. 
Ancudite, syn. de Kaolin. 
Ancylite, carbonate hydr. de Ce, Sr, 
Andalousite, 22{). 
Anderbergite, var, de Cyrlolite. 
| Andésine, 153. 

Andorite, AgPLSb3S6. 
| Andradite, syn. de Mélunile. 
| Andreasbergite, Andréolite, syn, 
d'Harmolome, 


Andrewsite, phosphale de fer cù- 
prifère. 

Anglarile, syn. de Vivianile ; s'em- 
ploie aussi pour une var. de Ber- 
lhiérile. 

Anglésite, 305, 

Anhydrite, 256, 

Anhydroferrite, syn. d'Oligiste. 

Animikite, Argent natif mélangé 
d'antimoniures el d'arséniures. 

Ankérite, 253, 

Annabergite, 294. 

Annerüdite, riobale hydr. ŒU, Y; 
Ce, Th, elc. 

Annile, var. de Lépidomélane. 

Annivite, lPanabase bismulhifère. 

Anomalite, all. de Jeffersonite. 

Anomile, #ica du Sous-genre Bio- 
lile. 

Anorthite, Anorthoïle, 154, 

Anorthose, 180. 

Anthochroïite, var, de Violane. 

Anthogrammite, Antholile, syn. 
d'Anthophyllite. 

Anthophyllite, 209, 

Anthosidérite, mél. de mica ma- 
gnésien el de l'ibrolile. 

Anthracite, Anthracolite, 329. 

Anthraconile, calcaire noir char- 
bonneux, 

Anthracoxène, résine fossile, 

Anthraxolile, var. de Houille, 

Antiédrile, syn, d'Edingtonile. 


Antigorite, 235. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Ÿ 361 

Aphanèse, Aphanésite, arséniale 
hydr. de Cu. 

Aphérèse, syn. de Libelthénite. 

Apbhrite, syn. de calcaire nacré. 

Aphrizile, var. de Tourmaline. 

Aphrochalcile, syn. de Tyrolile, 

Aphrodite, var. de Magnésile. 

Aphrosidérile, var. de terre verle, 

Aphtalose, Aphthalose, Aphthila- 
lite, sulfale anhydre de K, 
rhomboédrique. 

Aphthonite, var. de Panabase. 

Apjohnite, Alun de manganèse. 

Aplome, 227. 

Apophyllite, 215. 

Apyrite, 197. 

Aquacreptite, var, de Serpenline 
ou all. de Rhodonile. 

Aquamarine, syn. d'Apalile ou de 
Béryl. 

Aræoxène, 
Ph, zincifère. 

Aragonite, 245. 

Aragotite, Aydrocærbure volalil. 

Arcanile, syn. d'Aphthilalile. 

\relicite, syn. de Wernérile. 

Aretolile, esp. de zéolile à Ca, Mg. 

Ardennite, syn. de Dewalquite. 

Arendalite, var. d'Epidote. 

Aréquipile, silico-anlimoniale de 
Pb, 

Arfvedsonile, esp. d'Amphibole. 

Argent, 320. 

Argent antimonial, 322, 


vanado-arsénitle de 


FT - + | XP 
Antillite, var, de Serpenline ou| Argent corné, 323: 


Bronzile hydralée. 
Antimoine, 270. 
Antimoine oxydé, syn, d'Exilèle 
ou de Sénarmontlile, 
Anlimoine sulfuré, syr. de Sli- 
bine. 
Antimonite, var. de Slibine. 
Anlimonophyllite, syn. d'Enilèle. 
Antlérile, sulfale hydr. de Cu. 
Antozonile, var, de Fluorine. 
Antrimolite, var. de Mésolile. 
Apatélile, sulfate hydr. de Fe. 
Apatite, 260, 


Argent noir, 321, 

Argent rouge, 321, 322, 

Argent sulfuré, 321. 

Argent sulfuré flexible, var. de 
Slernbergile. 

Argentite, 320, 

Argentobismutile, syn. de Malil- 
dile. 

| Argentopyrite, 321. 

| Argile, 222, 

Argile plastique, 222 

| Argile réfractaire, : 


Argile smectique. 


362 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Argyrite, 320, 

Argyrocéralile, syn. de Cérarqy- 
rile. 

Argyrodile, sul/wre d'Ag avec Ger- 
PAANIUN. 

Argyropyrile, var. de Slernbergile 
ou d'Argentopyrile. 

Argyropyrrhotine, syn. de Slern- 
bergile. 

Argyrose, 320, 

Argyrythrose, 322, 

Aricite, var, de Gismondine. 

Arite, Nickel arsénio-antimonial. 

Arkansite, 239. 

Arksulite, syn. de Chiolile. 

Arktisite, v. Arelicite. 

Arménite, syn. de Lazulile. 

Arnimite, sulfate hydralé de Cu. 

Aromite, sul/ale hydr. de Mg, AL 

Arquérile, amalgame d'argent. 

Arrhénite, var, d'Orlhile. 

Arsenargentile, arséniure d'Ag, | 
douteux. | 

Arsenbismulh, arséniure de Bi, 

Arsenic, 270. 

Arsenic sulfuré jaune, syn. d'Or- 
piment. 

Arsenie sulfuré rouge, syn. de 
Réalgar. 

Arsénicite, var. de Pharmucolile. 

Arséniopléile, arsériale hydr, de 
Mn, Mg, Ca, Pb, Fe, 

Arséniosidérite, 291. 

Arsénite, syn. d'Arsénolile. 

Arsénocrocite, syn, d'Arséniosidé- 
rile. 

Arsénolamprite, As avec Bi, 

Arsénolite, acide arsénieux. 

Arsénomélane, syn. de Sartorile, | 

Arsénophyllite, syn. d'Arsénolile, 

Arsénopyrite, 284, 

Arsénosidérile, syn. de Lüllingite. 

Arsénolellurite, arséniosulfure de 
lellure, douteux. 

Arsenphyllile, v. Arsénophyllite, 

Arsenslibite, arséniale hydr. de 
Sb. 


Arsenurane, arséniure d'uranium. 


Arzrunile, sulfate de Ph avec chlo- 
rure de Cu, 

Asbeferrite, var. d'Hédenbergile. 

Asbeste, 207, 20S. 

Asbolane, 278. 

Asbolile, syn. d'Asbolane. 

Ascharile, borale hydr. de Mg. 

Asmanile, var. de silice, 

Asparagolile, syn. d'Apalile. 

Aspasiolite, all. de Cordiérile. 

Aspérolile, var, de Chrysocolle. 

Asphalte, 330. 

Aspidelite, var. de Sphène. 

Aspidolile, var. de Phlogopite. 

Astéroïte, var. d'Hédenbergile. 

Astochite, syn. de Richtérile, 

Astrakanite, var. de BlϾdile. 

Astrophyllite, var. de mica ou de 
pyrovène lilanifère. 

Atacamite, Atakamite, 318. 

Atélestite, var, d'Eutlyline. 

Atéline, all. de Ténorile. 

Athériastile, var, de Wernérile. 

Atlasile, var, chlorurée de Mala- 
chite. 

Atopile, anlimoniale de Ca, Na, 
le. 

Attacolile, var. calcifère de Berli- 
nile. 

Aueérbachite, var, siliceuse de 
Zircon. 

Auerlite, mél, de Thorile et Xéno- 
lime. 

Augélile, phosphate d'Al, 

Augite, 206. 

Auralite, all. de Cordiérile. 

Auramalgame, 324, 

Aurichalcite, Aydrocarbonate de 
Zn el Cu. 

Auripigment, syn. d'Orpiment. 

Aurolellurile, syn. de Sylvanite. 

Automolite, var, de Gahnile, 

Autunite, 261. 

Avaïle, var. d'Iridium. 

Avalite, var, de Fuchsile. 

Avasile, silicale hyd». de Fe; alt, 
de Limonile. 


Aventurine, 173, 179. 


Awaruite, fer nickelé tellurique. 
Axinite, 198, 

Azorite, lantalate de chaux. 
Azorpyrrhile, var, de Pyrochlore. 
Azurite, 3{ti. 


B 


Babelquartz, var. de Quartz hyalin. 

Babinglonite, esp. de Pyroxène. 

Baddeckite, var. de Muscovile. 

Baddelevite, oxyde nalif de fr. 

Badenile, arsénio-bismulhure de 
Co, Ni, Fe. 

Bagotile, $yn. de Lintonile. 

Bagrationile, var. d'Allanite. 

Baierine, syn, de Columbile, 

Baïkalile, var. de Salile. 

Baïkerinite, Baïkérite, var. d'O:0- 
cérile. 

Baldogée, var. de Glauconie. 

Ballestérosile, Pyrile slannifère. 

Baltimorile, var, ferrifère de Clry- 
solile. 

Balvraidite, var. hydr. de Labra- 
dor ? 

Bamlite, var. de Sillimanile. 

Baralite, v. Bavalile, 

Barcénile, antimoniale de Hg et Ca. 

Baréthite, var. de Peclolile, 

Barellile, silicale de Ca, Mg, Fe. 

Baricalcile, carbonate rhomboédri: 
que de Ba, Ca. 

Barkevicile, Barkevikile, esp. voi- 
sine d’Arfvedsonile. 

Barklyite, var, de Corindon rubis. 

Barnhardtite, var. d'Erubescile. 

Barolile, syn. de Withérile. 

Barosélénite, syn. de Baryline. 

Barrandile, var. aluminifère de 
Slrengile. 

Barsowite, var, d'Anorthite. 

Bartholomite, esp. voisine de Bo- 
lryogène. 

Barylite, silicale complexe d'Al et 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 363 


Barystronlianite, #61. de Sfrontia- 
nile el de Baryline. 
Barythiotile, mica baryli/ère. 
Barythédyphane, arséniale de Pb, 
Pa, Ca, CL, 
Barytine, 254. 
Barytocalcite, 246. 
Barylocélestine, comb. de Bary- 
line et Célestine. 
Barytophyllite, syn. de Clloritoïde. 
Baryturanile, syn. d'Uranocircite. 
Basaltine, 209, 
Basanile, syn. de Quartz lydien. 
Basanomélane, var, d'Ilménile, 
Basicérine, var. de Fluocérite. 
Basiliite, antimoniale hydr. de Mn, 
Fe. 


| 
Bastite, 209, 256. 


Bastnaëésile, /luocarhonale de Ce, 
La, Di. 

Bastonite, var, de Biotile. 

Balavite, var, de mica ou de chlo- 
rile, 

Bathwillile, résine fossile. 

Batrachite, var, de Monticellile. 

Baudissérile, var, siliceuse d'Hy- 
dromagnésile. 

Baulite, var. de Pébrosiler. 

Baume de momie, syn. d'Asphalle. 

Baumhauerite, sulfoarséniure de 
Pb. 

Bauxite, 240. 

Bavalite, var. de Chamoïsile. 

Bavenite, séolile vois. d'Apophyl- 
lite. 


| Bayldonite, arséniate de Cu el Pb. 


Beaumontile, var. de Heulandite ; 
aussi appliqué à une var. de 
Chrysocolle. 

Beauxite, 240, 

Beccarile, var. de Zircon. 

Béchilite, var. d'Hayésine. 

Beckite, v. Beekile, 

rérile, sulfure de Pb et Bi, 

Beekile, var, de Calcédoine, 

Belanite, va, d'Anorthile. 


Ba. 
Barysil, Barysilite, silicale de Pb. 


Bélonésite, molybdale de My. 
Bélonite, syn. de Patrinile. 


364 


Béméntile, silicale hydr. de Mn 
avec le, fn, Mg. 

Beraunite, var, de Dufrénite. 

Bérengélite, résine fossile. 

Bérésowile, Berézolile, chromocar- 
bonate de Pb. 

Bergamaskite, var, d'Amphibole 
sans Mg. 

Bergmannile, var. de Mésotype. 

Bergmehl, syn. de Tripoli calcaire. 

Berlauite, produil d'all. voisin de 
Chlorite. 

Berlinile, phosphate hydr. d'AL, 

Bernardinite, résine fossile, dou- 
leuse. 

Berndnite, Lydrate d'Al, Ca. 

Berthiérine, kydrosilicale de Fe. 

Berthiérite, sulfure de Sb el Fe. 

Bertrandite, kydrosilicate de GL. 

Béryl, 200, 201. 

Béryllonile, phosphate de Gl, Na. 

Berzélianile, séléniure de Cu. 

Berzéliile, arséniale anlydre de 
Ca, Ma, Mn. 

Berzéline, var, d'Haüyne. — S'em- 
ploie aussi comme syn. de Ber- 
sélianile. 

Berzélite, syn. de Mendipile: éga- 
lement employé comme syn. de 
Pélalile. 

Beudantine, var. de Néphéline. 


Beudantite, phospho- où sulfoar- | 


séniale hydr. de Pb et Fe. 
eurre de montagne, var. d'Halo- 
lrichile. 
Beurre des tourbières, résine f'os- 
sile. 
Beustite, var. d'Epidole. 
Beyrichile, sulfure de Ni. 
Bhreckite, chlorile avec Ca et My. 
Biebérite, sulfate hydr. de Co. 
Bieirosite, syn. de Dernbachite. 
Bielzite, résine fossile. 
Bigsbvitle, oxyde de Fe et Mn avec 
Ti. 
Biharile, var. de Pagodite. 
Bindheimite, syn. de Bleinière. 
Binnite, arséniosulfure de Cu, iden- 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


| dique avec Tennanlile; désigne 

| Œtussi l'arséniosulfure de Pb, ou 
Dufrénoysile. 

Bioline, var, d'Anorthile. 

Biotite, 190. 

| Biphosphammite, var. de Guano. 

| Bischofite, chlorure hydr. de Mg. 

| Bishopvillile, syn. de Shepardile. 

Bisilicate de Franklin, syn. de 
Trooslile. 

| Bismite, syn. de Bismutlhocre. 

Bismuth, 309. 

ismulh silicaté, syn. d'Eulyline. 

Bismuth sulfuré, syn. de Bismu- 
thine, 

Bismuth sulfuré cuprifère, syn. de 
Witlichénile. 

Bismuthaurile, 0» bismulhifére. 


| Bismuthine, 310. 

Bismutlhinite, syn. de Bismulhine, 

| Bismuthite, 310. 

Bismuthocre, 310. 

Bismuthoferrile, silicale de Bi et 
Fe. 

Bismutholamprite, syn, de Bismu- 
thine. 

| Bismuthosphérite, carbonate de Bi. 

Bismulite, v. Bismuthile. 

Bismutosmalline, Co(As.Bi}3, 

Bitume glutineux, 330. 

Bitumes, 331). 

Bituminite, syn. de Torbanile. 

ixbvite, », Bigsbyile. 

Bjelkite, var, de Cosalile. 

Blackmorite, var. d'Opale. 

Blakeile, var, de Coquimbile. 


Blattérine, syn. d'Elasmose. 

Bleinière, anlimoniale hydr:. de Pb. 

| Blende, 295. 

Bliabergite, espèce d'Oilrélite. 

Bloedite, sulfale hydr. de Nu et 
Mg. 

| Blomstrandite,niobo-litanale hydr, 

| d'urane. 

Blueile, pyrile nickelifère, 

| Blumenbachite, d'Alaban- 
dine. 

Blumile, var. ferrifère de Hübné- 


syn. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


rile; également employé comme 
syn. de Bleinière. 

Bobierrite, phosphate hydr.de Mo. 

Bodénite, var. de Muromontile. 

Bog manganèse, oxyde hydraté de 
Mn et Fe. 

Boghead, var. de bitume schisteux. 

Bogoslovskite, silicale impur de 
Cu. 

Bohnérz, var. de Limonite. 

Bol, 

Boléite, oxychlorure hydr. de Cu, 
Pbet Ag. 

Bolivianite, Stibine argentifère, 

Bolivile, produit d'oxydation de 
Bismuthine, 

Bolophérile, syr. d'Hédenbergite. 

Bolorétine, résine fossile. 

Bolovérile, var. d'Anthophyllite. 

Bollonile, var, de Forstérile. 

Bombiceite, résine fossile, 

Bombile, var. de Mélanite. 

Bonsdorffite, var. de Fahlunite. 

Boracite, 

Borax, 242. 

Bordite, var. d'Okénite. 

Bordosite, chlorure de Hg et Ag. 

Borickite, Boryckite, phosphate hy- | 
draté de Fe. 

Bornine, {ellu'ure de Bi avec S et 
Se, 

Bornite, 313. 

Borocalcite, syn. d'Hayésine. 

Boromagnésile, syn.de Ssuibelyile. 

Boronatrocalcite, syn. d'Ulexite. 

Bort, 32K, 

Boschjesmanite, Bosjémanite, alun 
de manganèse. 

Bostonite, syn. de Chrysotile. 

Botallackite, var. d'Atacamite, 

Bolryogèue, Botryle, fer sulfaté 


224. 


9 


rouge, 

Botrylite, var, de Datolite. 

Bouglisile, mél, de Gypse el Anqlé- 
sile, 

Boulangérile, sul/oanlimoniure de 
Pb. 


365 


Bourbolite, Bourboulite, de 
sulfale de Fe. 

jourgeoisile, var. douteuse de Wol- 
lastonile. 

Bournonite, 303. 
Boussingaullite, sulfate double 
d'ammoniaque et de magnésie. 
Bowénite, serpentine vert-pomme. 
Boiwlingite, silicate hydraté com- 
pleme, var. de Saponite. 

Braardite, syn. d'Argent rouge. 

Brackebuschite, var. de Descloi- 
zile. 

Bragite, al£, de Zircon ou var. de 
l'erqusonile. 

Branchile, cire fossile, 

Brandisite, esp. de Clinlonile. 

Brandtite, arséniale hydr. de Ca, 
Mn. 

Brasilite, syn. de Braddeleyite. 

Braunite, 27, 

Braunite, fer nickelé méléorique, 

Bravaisite, silicale hydraté dAL, 
le, Ca, Mg, K. 

Bredbergite, grenat ferreux avec 
Ca et Mg. 

3reislakite, var. de pyroxène, 

Breithauptlite, antinoniure de Ni, 

Breunerile, Breunnérite, carbo- 
nate de Ca, Mg, Fe. 

Brevicite, Brevigile, var. de Méso- 
lype. 

Brewstérile, séolile avec Sr el Bu. 

Brewsterline, Brewstoline, var, de 
Naphle. 

Britholite, silico-phosphate à Ce, 
La, ele. 

rocchite, syn. de Humile. 

Brochantite, 317. 

Broggérite, wranale de Fe, Pb, He. 

Bromargyre, Bromargyrite, 322, 

Bromite, syn. de Bromargyre, 

Bromlite, syn. d'Alstonile, 

Bromyrite, syn. de Bromargyre. 

rongniartine, syn. de Brochan- 
lile; également employé comme 
syn, de Glaubérile. 


var. 


Boulonile, syn. de Barytine. | 


Brongniarlile, Brongniardite, var. 


366 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


de Freieslebénile ou de Jameso- 

nile. 
Bronzite, 2 
Brookite, 239, 
Brosite, Brossile, var. de Dolomie. 
Brostenile, manganile de Fe, Mn. 
Brownlite, v. Hromlile. 
Brucile, oxyde hydr. de Mg. 


. Brücknerellite, résine fossile. 


Bruiachite, fluorure de Ca et Na. 
Brunnérite, var, bleue de Calcite. 
Brushile, phosphale hydr. de Ca. 
Bucaramangile, résine fossile, 
Bucholzile, var. de Sillimanile. 
Bückingite, sulfale hydr. de Fe. 
Bucklandite, var, notre d'Epidole; 
désigne aussi une var. d'Orllile, 
Bunsénine, syn de Krennérile. 
Bunsénite, orydule de Ni. 
Bunsile, syn, de Parisile. 
Buralile, var. calcifère d'Aurichal- 
cile. 
Burmite, résine fossile. 
Bushmanite, syn. d'Apjohnile. 
Buslamentile, todure de Pb arlifi- 
ciel, 
Bustamite, var, calcifère de Mn 
silicalé. 
Butyrellite, Butyrile, syn, de Bewrre 
des lourbières, 
Byerile, charbon minéral. 
Byssolile, var, d'Asbeste. 
Bylownite, esp. feldspathique inter 
médiaire entre Labrador el Anor- 
lhile. 


C 


Cabocle, var, d'Evansile, 

Cabrérite, var. d'Annabergile avec 
Co et Mg. 

Cacheutaïle, Cacheutite, séléniure 
de Pb el Ag. 

Cacholong, 175. 

Cacochlore, var, d'Asbolane. 

Cacoclasile, esp, voisine de Gehlé- 

nile, avec Ph. 


Cacoxène, var, hydr. de Dufrénite. 

Cadmium sulfuré, syn. de Greenoc- 
kile. 

Cænite, Cenite, v. Kuïnile. 

C'éruléolactite, var. de Wavellite, 

Caillou du Rhin, 172. 

| Caïnite, v. Kainile. 

| Cajuelite, syn. de Rulile. 

Calaïte, v. Callaïle. 

| Galamine, 298, 299. 

Calamine terreuse, 298. 

Calamile, var, de Trémolile, 

| Calavérite, {elluruwre d'or. 

Calcaire, syn. de Calcile. 

Calcanalcime, var, d'Analcime. 

Calcaréobaryte, var, calcarifère de 
Baryline. 

Calcecélestine, var, calcarifère de 
Célesline. 

Calcédoine, 173, 

Calcédonite, var. de Calcédloine. 

Calcimangite, var, de Calcile avec 
Mn. 

Calcinitre, syn, de Nihrocalcile, 

| Calciocélestine., v. Calccélestine. 
Calcioferrite, v. Calcoferrile. 

| Calciostrontianite, var. de Stron- 
lianile. 

Calciothorite, alt. d'un silicale de 

Th. 

| Calcite, 241. 

Calciovolborthite, Volborthile culs 
cifère. 

Calcoferrile, var, de Dufrénite. 

| Calcomalachite, mél. de Malachite 

| el Calcite. 

Calcouranite, var. d'Uranile. 

Calcovanadite, vanadale de Ca. 

Calcovolborthite, var, de Volbor- 
thite. 

Calcozincite, mél, de Zincile et Cal- 
cile, 

Calcwawellile, var. de Wavellile, 

Caldérile, var. compacte de Gros- 


sulaire, 
Calédonite, sulfocarbonale de Pb, 
Cu. 
| Callaïnite, Callaïte, 262. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Callochrome, syn. de Crocaïse. 
Calomel, 319. 
Calstronbaryte, var. de Baryline 
avec Ca el Sr. 
Calvonigrile, var, de Psilomélane. 
Calyptolite, var. alt. de Zircon. 
Campbellite, var, de Chalypite. 
Campylite, 307. 
Canaanile, var, compacle de Wer- 
nérile ou de pyrovène. 
Cancrinile, «ll. de Néphéline. 
Candite, 241. 
Canfieldile, var, slannifère d'Arqy- 
rodile. 
Cantalile, var, de Péh'osiler, 
Cantonite, Corelline pseudomorph. 
de Gulène. 
Caoutchouc minéral, 330. 
Gapillose, syn. de Millérile, 
Capnile, Srithsonile ferrifère. 
Caporcianile, var, de Laumonile, 
Cappelénite, siicale hydraté de 
Gi, Y,elc. 
Caracolite, oxychloruie de Pb avec 
sulfate de Na. 
Carbocérine, var. de 
Carbonado, 328. 
Carbonile, cote naturel, 
Carbonyttrine, carbonate d'ytlria. 
Carinthine, var. de UHornblende. 
Carinthite, syn. de Wulfénile. 
Chalcosine el 


Lanthanile. 


Carménite, mél, de 
Covelline, 

Carminite, arséniule de Fe, Pb. 

Carnallite, 205, 

Carnat, Kaolin ferrugineux. 

Carnatite, var, de Labrador, 

Carnéliane, syn. de Cornaline. 

Carnotite, wovanadule hydr. com- 
plere de polausse. 

Carolathine, Alloyhane 
neuse, 

Carpholile, Aydrosilicate d'Al avec 
Mn. 

Carphosidérite, sulfale hydraté de 
re. 

Carphostilbite, var. de Thomsonile. 

Carrollite, sulfure de Cu el Co. 


bilumi- 


367 


Carton de montagne, 207. 

Caryinile, v! Karyinile. 

Caryocérile, esp. voisine de Méla- 
nocérile. 

| Caryopilile, silicale hydr. de Mn. 

| Cassinite, eldspalh barylique. 

Cassitérite, 300. 

| Cassilérotantalite, syn. de Tanta- 
lite. 

Castanite, sul/ale hydr, de Fe. 

Castellite, vœr. de Sphène. 

Castelnaudite, var, de Xénolime. 

Castillile, sulfure de Cu, Zn, Pb, 
le, Ag; — également employé 
comme syn. de Guanajuatite. 

Castor, 188, 

Caslorite, v, Castor. 

| Caswellite, esp, de Clinlonile, 

Catapléile, silicozsurconale hydraté 
de Na, Cu, Fe, 

Calaspilile, var. de Cordiérile. 

| Cathkinite, syn, de Saponile. 

| Callinite, var, d'Argile. 

Cavolinite, var, de Néphéline, 

Cedarile, résène fossile. 

| Cegamile, syn. d'Hydrozineile. 

Céladonite, «ll. de Pyroxène. 

Célestialile, sulfohydrocarburemé- 
léorique. 

Célestine, 255. 

Célestobaryle, Baryline avec Cé- 
destine. 

Celsiane, Anorthile à Ba, 

Cénosite, v. Kaïnosile, 

Centrallassite, var, d'Okénile. 

Centrolite, silicale de Ph et Mn. 

Cérargyre, Cérargyrite, 323. 

Cérasine, syn. de Phosgénile. 

Cérasite, Cordiérile inclut- 
sions charbonneuses. 

Cerbolite, syn. de Boussingaullile. 

Céréolite, v. Cérolile. 

Gérérite, 203. 

Cerhomilite, esp. d'Homilile riche 
en Ce. 

Cérine, var. d'Allanite. 

Cérinile, var, de Heulandile? 

Cérite, v. Cérérile. 


‘{tvec 


368 


Cerium oxydé siliceux, syx. de 
Cérérite. 

Cérolile, var. de Serpentine. 

Céruse, Cérusite, Gérussite, 304. 

Cervantite, oxyde, all. de Slibine. 

Ceylanite, syn. de Zircon; égrle- 
ment employé pour Ceylonile. 

Ceylonite, 241. 

Ceyssatile, var. de Randanite. 

Chabacite, v. Chabasie. 

Chabasie, 215. 

Chalcanthite, 317. 

Chalchuile, Turquoise verte. | 


Chalcochlore, var. cuprifère de Li- | 


monile ou de Gælhile. 

Chalcocite, syn. de Chalcosine. 

Chalcodite, syn. de Stilpnomélane. 

Chalcolamprile, siliconiobale du 
groupe du Pyrochlore. 

Chalcolite, 261. 

Chalcoménile, sélenile de Cu. 

Chalcomiclile, syn. de Bornile. 

Chalcomorphite, silicale hydr. de 
Ca et Al 

Chalcophacile, syn. de Lüroconile. 

Chalcophanite, all. de Franklinile. | 

Chalcophyllite, arséniale hydr, de | 
Ca. 

Chalcopyrite, 311. 

Chalcopyrrhotine, Pyrrhotine cu- | 
prifère. 

Chalcosidérite, var, cuprifère de 
Dufrénile. 

Chalcosine, 311. 

Chalcostaktique, syn. de Chryso- 
colle. 

Chalcostibite, 313, 

Chalcotrichite, 216, 

Chalicolite, Chalilite, var, impure | 
de Thomsonile. 

Chalybite, syn. de Sidérose. 

Chalypile, carbure de fer méléo-| 
rique. 

Chamasile, fer méléorique nickelé. 

Chamoïisite, GChamosite, 211, 

Chanaralite, syn. de Forbésile. 

Chanarcillite, 
d' Ag. 


arsénioantèimoniure 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Chantonnite, nom impropremenl 
appliqué à une shruclure météo- 
rilique. 

Chathamite, var, de Chloanthite. 

Chaux arsénialée, syn. de Phar= 
macolile. 

Chaux boratée, syn. erroné de Rho= 
dizile. 

Chaux boralée siliceuse, syn, de 
Datolite, 

Chaux carbonatée spathique, syn: 
de Calcile. 

Chaux flualée, syn. de Fluorine. 

Chazellite, var, de Berthiérile, 

Cheleutile, var. bismulhifère de 
Smulline. 

Chelmsfordile, var. de Wernérile. 

Chemawinile, esp, de résine. 

Chenevixile, phosphoarséniale 
hydr. de Fe, Cu. 

Chénocoprolile, syn. de Ganoma- 
lile, 

Chérokine, syn. de Pyromorplhile. 

Chert, syn. de Siler. 

Chessylite, 316. 

Chesterlile, var. de Microcline, 

Cheveux de Vénus, 173, 238. 

Chiastolite, 220, 

Childrénite, phosphate hydr, d'AL, 
Fe, Mn. 


| Chiléite, vanadate de Pb cuprifère, 


Chilénite, Argent bismuthifère. 
Chiltonile, sy. de Prehnile, 
Chimborazite, syn. d'Aragonile, 
Chiolite, fluorure de Na et AL 
Chivialite, sulfure de Ph, Cu, Bi. 
Chladnite, Enslalile méléorique. 
Chloanthite, 294. 
Chloraluminite, 
d'Al, 


chlorure hydr. 


| Chlorapatite, Apalile à Cl domi- 


nant. 
Chlorargyrile, syn. dé Cérarqurite. 
Chlorarséniane, arséniate anhydre 
de Mn. 
Chlorastrolile, 
nile. 
Chlorite, 232, 


de 


va". Tomso- 


de Mauléon, var. de Pen- 


Chlorite 
nue, 

Chlorite écailleuse, 233. 

Chlorite hexagonale, 232. 


Chlorite 
chlore. 

Chloritoïde, 234, 

Chlorocaleite, chlorure de Ca. 

Chloromagnésite, chlorure de Mg 
et Fe, 

Chloromélane, syn. de Cronsted- 
lite, 

Chloromélanite, var. de Jadéile. 

Chloropale, var. de Nontronite, 

Chlorophane, 266. 

Chlorophæite, silicale hydr, de Fe 
el Ma. 

Chlorophazite, Chlorophænérite, 
v. Chlorophæite. 

Chlorophyllite, alf, de Cordiérilte, 

Chloropite, minéral chloritique des 
diabases. 

Chlorosaphir, væ, verte de Corin- 
don. 

Chlorospinelle, 241, 

Chlorothionite, sul/ate de K avec 
chlorure de Cu. 

Chlorothorite, var, de Thorogum- 
mile, 

Chlorotile, arséniale hydr. de Cu. 

Chodneffite, Chodnewite, var, de 
Chiolite, 

Chondroarsénite, arséniale hydr. 
de Mn. 

Chondrodite, silicate flhiorifère de 
May. 

Chondrostibiane, arsénioantimo- 
niale hydr. de Fe, Mn. 

Chonicrite, mél. de Pyrosclérite et 
de feldspath altéré. 

Chrismatine, cire fossile. 

Christianite (Zéolile), 214. 

Christianile, syn. d'Anorthite. 

Christobalite, v. Crislobalite, 

Chrislophite, Blende ferreuse. 

Chromceylonite, var. de Picotile. 

Chromchlorite, ‘Chromochlorite, 
var, de Pennine ou de Chrysotile. 


talqueuse, var, de Clino- 


VRÉCIS DE MINÉRALOGIE, 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Chromdiopside, Pyrorène chromi- 
fère. 

Chromite, 274, 

Chromocre, 274. 

Chromoferrite, syn. de Chromile. 

Chromophyllite, var. de Ripidolite. 

Chromopicotite, 214. 

Chromospinelle, syn. de Picotile. 

Chromowulfénile, Wulfénite à Cr. 

Chrysobéryl, 241. 

Chrysocolite, var. cuprifère de Li- 
monile. 

Chrysocolle, 318, 

Chrysolite, 200, 211. 

Chrysolite du Cap,syn. de Prehnile. 

Chrysolile ordinaire, syn. d'Apa- 
lile. 

Chrysophane, syn. de Seybertile. 

Chrysoprase, 173. 

Chrysotile, 235, 236. 

Churchillite, syn. de Mendipite. 

Churchite, phosphate hydr, de Ce 
el Ca. 

Chusile, all, de Péridot. 

Cibdélophane, var. de Crichtonile. 

Cimolite, 223, 

Cinabre, Cinnabarite, 319. 

Ciplyte, phosphosilicate impur de 
Ca. 

Cire minérale, 330. 

Cirrholite, Cirrolile, 
hydr. de Al, Ca, Mn. 

Citrine, 172, 

Clarite, esp. d'arséniosulfure de 
Cu. 

Claudétite, var, d'Arsénolile. 

Claussenite, syn. d'Hydrargillile. 

Clausthalite, séléniure de Pb. 

Clayite, alt. de Cuivre gris. 

Cleavelandite, var, d'Albile. 

Cléiophane, var. de Blende. 

Clévéite, Clévite, spinellide urani- 
fère avec Pb, Ce, Y, et Hélium. 

Cliachile, var. de Bauxile. 

Cliftonite, Graphite cubique; em 
ployé aussi pour une var, de 
Célesline. 

Clingmanite, var. de Margarite. 


phosphale 


By 
24 


310 


Clinochlore, 232 

Clinoclase, syn. d'Aphanèse. 

Clinocrocite, sulfate hydraté d'al- 
culis, Al, Fe. 

Clinoédrite, syn. de Panabase. 

Clinohédrite, silicale hydr. de Zn, 
Ca. 

Clinohumite, silicate fluorifère de 
Mg, Fe. 

Clinophæite, alt, de Pyrile. 

Clinozoïsile, Zoïsite monoclinique. 

Clintonite, 233. 

Cloanthite, v, CAloanthile. 

Cloustonile, résine fossile. 

Cluthalite, var. d'Analcime. 

Cobalt arséniaté, 295. 

Cobalt arsenical, 291. 

Cobalt gris, 292. 

Coball oxydé noir, Cobaltide, syn. 
d'Asholane. 

Cobalt tricoté, var. de Smalline. 

Cobaltine, 292. 

Cobaltocre, syn. d'Erythrine. 

Coballoménite, sélénile de Co. 

Coccinite, zodure ou plulüt chlo- 
vure de Hg. 

Coccolite, var. de Salile. 

Coconucile, var, d'Aragonile. 

Cœruléolactite, v. Cæruléolactile. 

Cohenite, carbure méléorique de 
Fe, Ni, Co. 

Colemanite, borale hydr. de Ca. 

Collophane, phosphate hydr. de Ca. 

Collyrite, var. d'Allophane. 

Colophonite, 227. 

Colophonite, désigne aussi une var. 
grenue d’'Idocrase. 

Coloradoïte, {ellurure de Hg. 

Columbile, niobo-tantalate de Fe. 

Comarite, v. Connarile. 

Comptionite, var. de Thomsonile. 


Conarite, v. Connarile, 

Conchite, var, de Calcile des co- 
quilles, ident. avec Aragonile. 
Condurrite, var. d'arséniure de Cu. 

Confolensite, var. de Smectile. 
Conichalcite, arséniophosphale 
hydr. de Cu et Ca. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÉC 


ET DE VARIÉTÉS. 


Conistonite, syn. de Whewellite. 

Conite, var, calcifére de Giobertite. 

Connarite, kydrosilicate de Ni. 

Connellile, culorosulfate hydr,. de 
Cu. 


| Cookeile, alt, micacée de Tourmu- 
line lilhinifère. 

Coolgardite, /ellurure 
Hg. 

Coopérite, syn. de Marmolite. 

Coorongile, esp. de caoutchouc mi 
néral. 

Copaline, résine fossile. 

Coperine, syn. de Cupréile. 

Copiapite, sulfale hydr. de Fe. 

Copperasine, sulfale hydr. de Cu 
et Fe, all. de Chalcopyrite. 

Coppite, var. de Panabase. 

| Coquimbite, sulfate ferrique hydr. 

Coracile, mél, de Pechurane el Gume- 
mile, 

Cordiérite, 193. 

Cordylite, Parisite à Ba. 

Corindon, 239. 

Corkile, var. de Beudantite. 

Cornaline, 173. 

Cornéenne, var. de Silex. 

Cornwallile, arséniate hydr. de Cu, 


d'Au, Ag, 


Coronguile, anlimoniule de Pb et 
Ay. 

Coronite, syn. de Tourmaline ma- 
gnésienne. 

Corundellile, var. de Margarile. 


Corundophilile, var. de Clino- 
chlore. 

Corynite, esp. inlerméd. entre ULE 
mannile el Disomose; ou mél, 


des deux espèces. 
Cosalite, sulfure de Pb el Bi. 
Cosmochlore, silicate de Cr. 
Cossaïte, var. de Paragonile. 
Cossyrile, syn. d'Ænigmalile. 
| Cottaïte, var. d'Orlhose. 
Cottérile, var, nacrée de Quartz, 
| Cotunnite, 309. 
Couperose blanche, syn. de Gos- 
larile. 
| Couperose bleue, 317. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Couperose verte, 290. 
Couphochlorite, syn. de Lüroconite. 
Coupholite, 217. 

Couseranite, Couzeranite, 230, 

Covelline, 311. 

Covellinite, employé par erreur 
pour une var. de Néphéline. 

Craie de Briançon, 235. 

Craigtonite, él. impur d'oxydes 
de Fe, Al, Mn, etc. 

Craïtonite, syn. de Chrichtonile. 

Cramerite, syn. de Cléiophane. 

Crednérite, oxyde de Mn et Cu. 

Creittonite, 242. 

Crichtonite, 258. 

Crispile, syn. de Rulile (Sagénite). 

Cristal de roche, 172 

Cristobalite, var, de silice. 

Gristograhamite, var. de Graha- 
mile. 

Crocalite, var. de Mésotype. 

Crocidolite, esp. bleue d'Amphi- 
bole. 

Crocoïse, Crocoïle, 308. 

Croisette, 221. 

Cromfordite, syn. de Phosgénite. 

Cronstedlite, esp. de Chlorite. 

Grookésile, séléniwre de Cu, Ag, TI. 

Crossite, mel. isomorphe d'Actinole, 
Glaucophane et Riebeckile. 

Crucilite, alt. de Slaurotide 
croix. 

Crucite, oxyde ferrique pseudo- 
morph. de Mispickel; s'emploie 
aussi comme syn. d'Andalousile. 

Cryolite, 267. 

Cryophyllite, var. de Zinnwaldile. 

Cryphiolite, phosphate de Mg, FL. 

Cryptohalite, /luosilicale d'ammo- 
nium. 

Cryptoline, var. de Naphte? 

Cryptolile, syn. de Monazite. 

Cryptomorphite, var, d'Ulexite. 

Clypéile, var. d'Aragonile, 

Cubaïte, syn. de Quartz. 

Cubane, Cubanite, sulfure de Fe 
et Cu. 

Cubizite, Cuboïte, syn.d'Analcime. 


en 


371 
Cuboïzite, syn. de Chabasie. 
Cuccheite, ». Cookéile. 
Cuir de montagne, 207, 
Cuivre, 310. 
Cuivre carbonaté, 316. 
Cuivre gris, 313. 
Cuivre hydrosiliceux, syn. de 


Chrysocolle. 
Cuivre oxydulé, syn. de Cuprile. 
Cuivre panaché, 312, 


| Cuivre pyriteux, 312. 


Cuivre sulfaté, syn. de Cyanose. 

Cuivre sulfuré, syn. de Chalcosine. 

Cuivre sulfuré argentifère, syn. de 
Stromeyérile. 

Cuivre velouté, syn. de Lellsomile, 

Cuivre vilreux, syn. de Chalcosine. 

Culebrite, sulfoséléniure de Hg, 
douteux. 

Culsageeile, var, de Jefferisile. 

Cumengéile, oxychlorure hydr. de 
Cu et Pb. 

Cumengite, var. de Sliblite? 

Cummingtonile, var. d'Amphibole; 
employé aussi pour une var. de 
Rhodonite. 

Cupralun, alun de cuivre. 

Cupréine, var. hexagonale dou- 
leuse de Chalcosine. 

Cuprite, 315. 

Cuproapatile, phosphate de Ca et 
Cu. 

Cuprobinnile, syn. de Binnite. 

Cuprobismuthile, sulfure de Cu 
et Bi. 

Cuprocalcile,carbonate de Ca et Cu. 

Cuprocassitérite, all. de Cassilérite 
cuprifére. 

Cuprodescloizite, vanadale hydr. 
de Pb, Zn, Cu. 

Cuproferrile, syn. de Pisanite. 

Cuprogoslarite, sulfale hydr. de 
Zn, Cu. 


| Cuproiodargyrite, CulAgl. 
| Cupromagnésite, sulfate hydr. de 


Cu el Mg. 
Cuproplombite, mél. isomorphe de 
Covelline el Galène. 


312 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Cuproschéelite, tungstate de Cu et 
Ca. 

Cuprotungstite, {ungstate hydr. de 
Cu. 

Cuprouranite, syn. de Chalcolite. 

Cuprovanadite, syn. de Chiléile. 

Cuspidine, fluosilicate de Ca. 

Cyanite, 221. 

Cyanochalcite, var. de Chrysocolle. 

Cyanochroïte, Cyanochrome, sul- 
fate hydr. de Cu et K. 

Cyanoferrite, syn. de Pisanite. 

Cyanolite, var. d'Okénite. 

Cyanose, 3117. 

Cyanotrichite, sulfale de Cu et 
d'Al. 

Cyclopéite, var. de Diopside. 

Cyclopite, var. d'Anorthile. 

Cylindrite, sulfoantimoniure de 
Pb, Sn. 

Cymatine, var. de Trémolite ou 
d'Actinole. 

Cymatolite, mél. de Muscovile et 
d’Albile. 

Cymophane, 240. 

Cyphoïte, var. de Serpentine. 

Cyprine, 228. 

Cyprite, syn. de Chalcosine. 

Cyprusite, sul/ale hydr. de fer. 

Cyrosite, v. Kyrosile. 

Cyrtolite, alt. de Zircon. 


D 


Dahllite, phospho-carbonate hydr, | 


de Ca, Fe, Na, K. 
Dalarnite, syn. de Mispickel. 


Daleminzite, var, rhombique d'Ar-| 


gyrile. 
Damourite, 192, 
Danaïte, Mispickel coballifère. 
Danalite, silicate sulfurifère de G1, 
Zn, Mn, Fe. 
Danburite, silicoborate de chaux. 
Dannemorile, var. d'Actinole, 
Daourite, syn. de Rubellile. 
Daphrnite, esp. de Chlorite. 


Daphyllite, syn. de Tétradymile. 

Darapskite, sulfoazsotate hydr. de 
Na. 

Darwinite, var. de Whilneyite. 

Datholite, Datolite, zéolite boratée. 
à base de chaux. 

Daubérite, syn. de Zippéile. 

Daubréeite, Daubréite, orychlorure 
hydr. de Bi et Fe. 

Daubréelile, sulfure méléorique de 
Cr. 

Dauphinite, syn. d'Analase. 

Davidsonite, var. bacillaire 
Béryl. 

Daviesite, oxychlorure de Pb? 

Davite, var. d'Alunogène. 

Davreuxite, mica hydraté. 

Davyne, 187. 

Dawsonite, carbonale hydr. d'Al 
et Na. 

Déchénite, vanadale de Pb, Zn. 

Dégéroïte, var. d'Hisingérile. 

Delafossite, Spinelle cuprifère. 


de 


Delanouïte, var. de Montmorillo- 
nile. 

Delawarite, var. d'Orthose (Len- 
nilite). 

Delessite, silicale hydr. d'Al, Fe, 
Mg. 


Delphinite, var. d'Epidote. 

Delvauxène, Delvauxile, var. de 
Dufrénile. 

Demantoïde, var. de Mélanile. 

Demidoffite, Demidowite, #nél. de 
Chrysocolle et de phosphate de 
Cu. 

Derbylite, antimoniotitanale de Fe. 

Dermatine, var. de Serpentine. 

Dernbachite, var. de Beudantite. 

De Saulésite, Garniérile à En. 

Descloizite, 308. 

Desmine, 216. 

Destinezile, var. de Dufrénile. 

Devilline, var. gypsifère de Lan- 
gîle. 

Devonite, syn. de Wavellite. 

Dewalquite, silico-vanadate et @r- 
séniate hydr. d'Al, Mn. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Deweylite, syn. de Gymnile. 

Diabantachronnyne, Diabantite, 
var. de Ripidolite. 

Diaclasite, silicate de Mg, Fe, Ca. 

Diadelphite, arséniale hydr. de 
Mn, Fe. 
Diadochite, sulfophospliate hydr. 
de Fe. 
Diagonite, 
Diallage, : 
Diallage mét 
lite. 

Diallage verte, 209. 

Diallogite, Dialogite, 278. 

Diamagnétite, v. Dimagnétile. 

Diamant, 326, 

Dianite, var. de Columbile, 

Diaphorite, alt. de Rhodonile; em- 
ployé aussi pour une var, de 
Freieslebénile. 

Diaspore, 240. 

Diastatite, var. de Hornblende, 

Diatomite, syn. de Tripoli siliceux. 

Dichroïte, 193, 

Dickinsonile, phosphate hydr. de 
Ca, Mn, le, 

Dicksbergile, syn. de Rutile. 

Didrimite, var, de Muscovile. 

Didymite, id. 

Dietrichite, alun de zinc. 

Dietzéile, iodochromule de Ca. 

Digénite, mél. de Chalcosine 
Covelline. 

Dihydrite, var. de Lunnile, 

Dihydrothénardite, sulfale hydr. 
de Na. 

Dillenburgite, var, de Clrysocolle, 

Dillnile, var. d'Allophane ou mél. 
de Diaspore et Pholérile. 

Dimagnétite, Magnétile pseudomor- 
plique d'Ilvaite. 

Dimorphine, var. d'Orpiment. 

Dinite, cire fossile. 

Diopside, 205. 

Dioptase, 318, 

Diaxylite, syn. de Lanarkile. 

Diphanite, var. de Margarile. 

Diploïte, syn. de Latrobile, 


syn. de Brewstérile. 


alloïde, syn. de Bas- 


el 


313 


Dipyre, 230. 

Dipyrite, Dipyrrhotine, 
Pyrrhotine. 

Discrase, v. Dyscrase. 

Disomose, 294. 

Disterrite, syn. de Brandisile. 

Disthène, 221. 

Dittmarite, minéral du Guano. 

Dobschauite, var. de Disomose. 

Dognacskaïte, var. de Cuprobis- 
mulhile. 

Dolérophanite, sulfate anhydre de 
Cu. 

Dolianite, var. d'Apophyllite, 

Dolomie, 252, 

Domeykite, ar'séniure de Cu. 

Domingite, syn. de Warrenile. 

Donacargyrile, syn. de Freïeslebé- 
nile, 

Dopplérite, var, de lourbe. 

Doranite, var, de Chabasie. 

Douglasite, chlorure hydr, de K, 
Fe, 

Dragées de Carlsbad, var, d’Ara- 
gonile. 

Dragées de Tivoli, 251. 

Dravite, 196. 


var, de 


Dréeite, Dréelite, var. de Bary- 
tine, 
Ducktownile, mél. de Chalcosine 


el Pyrile, 

Dudgeonite, var. d'Annabergile. 

Dudleyite, alé. de Margarite. 

Dufrénite, phosphate hydr. de Fe, 

Dufrénoysile, arséniosulfure de 
Pb; également employé comme 
syn. de Binnile el de Sarlorite. 

Dumasile, var. de Chlorile, 

Dumortiérile, silicate alumineux 
voisin de Sillimanite. 

Dumreicherite, sulfate hydr, d'Al, 
My: 

Dundasite, phospho-carbonate 
hydr. d'Al, Mg. 

Duporthite, var. de Néolile. 

Durangite, arséniale d'Al, Na, Fe, 
Mn avec fluor. 

Durdénite, tellurile hydr, de Fe. 


374 
Dürfeldtite, 
d'Ag, Pb, Mn. 
Duxite, résine fossile. 
Dysanalyte, niobolilanate de Ca, 
Fe, Ce, Na. 
Dysclasite, syn. d'Okénile. 
Dyscrase, Dyscrasite, 321. 
Dyskolite, syn. de Saussurite. 
Dysluite, Dyslyite, 242. 
Dysodile, var. de lignite. 
Dyssnite, alt, de Fowlérile. 
Dyssyntribite, var. de Pagodile ou 
de Pinilte. 


sulfoantimoniure 


E 


Ecdémite, arsénialte de Pb avec 
CL. 

Écume de manganèse, oxyde de 
Mn ferrifère et hydraté. 

Écume de mer, 235. 

idelforse, Edelforsite, Wollasto- 
nîle impure; désigne aussi une 
var. de Laumontite. 

Edélite, var. de Prehnile. 

Edénite, var. de Smaragdile. 

Edinglonite, Zéolile barylique. 

Edisonite, espèce rhombique 
TiO ?. 

Edmonsonite, fer nickelé méléo- 
rique. 

Edwardsite, var. de Monuzile. 

Égérane, var, d'Idocrase. 

Eggonite, silicate cadmifère. 

Ehlite, var. de Lunnite. 

Ehrenbergite, var. de Kaolin. 

Eichwaldite, var, de Jeréméiéwile. 

Eitlandite, v. £ytlandile. 

Ekdémite,v. Ecdémile. 

Ekebergite, syn. de Scapolite. 

Ekmanite, Ekmannite, var. 
Chlorite, 

Elæile, var. de Copiapite. 

Élasmose, 

Élatérite, 330. 

Elbaïte, syn. d'Ivaile. 

Électrum, or allié d'argent. 


de 


de 


324. 


| Embolite, : 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÈTES. 


Electrum, nom lalin de l'Anbre. 
Éléolite, Élæolite, 187. 
Eléonorite, var. de Beraunite. 
Elfstorpite, arséniale hydr.de Mn. 
Elhuyarite, var. d'Allophane. 
Eliasite, Aydroxyde d'urane impur. 
Ellagite, var. ferrifère de Scolé- 
sile. 
Ellonite, silicale hydr. impur de Mg. 
Elpasolite, fluorure d'Al et K. 
Elpidite, silicale de Zr el Na. 
Elroquite, silico-phosphate hydr. 
de Fe, Al. 
323. 
Embrithite, var. de Boulangérile. 
Émeraude, 200, 201. 
Émeraude orientale, 
Émeri, 240. 
Emerylite, var. de Margarile. 
Emmonite, var. calcaærif. de Sh'on- 
lianile. 
Emmonsite, {ellurile de Fe. 
Empholite, syn. de Diaspore. 
Emplectite, suljure de Cu el Bi, 
Enargite, 313. 
Enceladile, syn. de Warwickile. 
Endéiolite, siliconiobale du groupe 


239 


du Pyrochlore. 
Endellionite, syn. de 
Endlichite, var. vanadifère de Mi- 
mélèse. 
Engelhardite, var, oclaédrique de 
Zircon. 
Enhydre, Enhydros, 
avec liquide el bulle. 
Enophite, var. de Chlorite. 
Enstatite, 209, 210. 
Enysile, sulfate hydr. complexe 
d'Al, Cu. 

Éosile, vanado-molybdale de Pb. 
Éosphorite, phosphate hydr. d'AL, 
Mn, Fe, voisin de Childrénile. 

Éphésite, var. de Margarile. 

Épiboulangérite, var, de Boulan- 
gérile. 

Épichlorile, var. de Chlorite, 

Épididymite, £Eudidymile 
bique. 


Bournonile. 


Calcédoine 


r'hom- 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉT 


Epidote, 251). 

Épigénite, sulfoarséniure de Fe, 
Cu; employé aussi pour Néoté- 
sile. 

Épiglaubite, var, de Brushile, 

Epimillérite, syn. de Morenosile. 

Épiphanite, var, de Chlorite. 

Épiphosphorile, var. d'Apalile. 

Épisphærite, zéolite mal déter- 
Mminée. 

Épistilbite, séolite voisine de Heu- 
landite. 

Epistolite, siliconiobale complere. 

Epsomite, 258, 

Ercinite, syn. d'Harmolome. 

Erdmannite, var, ferreuse de Zir- 
con; désigne aussi une var. d'Or- 
thile, 

Erémite, syn. de Monazile. 
Erinile, arséniale hydr. de Cu; 
désigne aussi une var. de Bol. 

Ériochalcile, var. d'Atacamile. 

Erionite, zéolile à K. Na, Ca. 

Erlane, var. compacte de Gr'ossu- 
laire, 

Ersbyite, var, de Microcline. 

Erubescite, 312, 

Erubisite, var. de sulfale ferrique. 

Erythrine, 293. 

Érythrile, var, magnésienne d'Or- 
those, 

Érythrocalcite, chlorure cuivr'eux. 


Érythroconite, syn. de Tennantile. | 


EÉrythrosidérite, chlorure de Fe, K. 

Érythrozincile, sulfure de Zn, Mn. 

Escarboucle, 226, 

Eschérile, syn. d'Epidote. 

Eschwégile, var, d'Aclinole, 

Esmarkite, syn. de Datolile. 

Esmarkite d'Erdmanp, alt, de Cor- 
diérile. 

Esmarkite de Dufrénoy, var. de 
Paranthine. 

Esmeraldaïte, lydrale ferrique. 

Essonite, 225. 

Étain de bois, 301. 

Étain oxydé, 400. 

Elain sulfuré, syr. de Slannine. 


$ 319 

Eltringite, sulfate hydr. de Ca, AL. 

Eucaïrite, Eukaïrile. séléniure d'Aq 
el Cu. 

Eucamptile, var. de Biotile. 

Euchlorine, comb. de sulfale el de 
chlorure de Cu avec alcalis. 

Euchlorite, var. de Biotite, 

Euchroïte, arséniale hydr. de Cu. 

Euchysidérite, var, de Pyrorène. 

Euclase, 201. 

Eucolite, silico-zirconale de Na, 
Ca, Fe, Mn, Ce. 

Eucrasite, var. de Thorile. 

Eucryptite, silicale d'Al, Li. 

Eudialyte, Eudyalite, silicozireo- 
nate de Na, Ca, Fe. 

Eudidymite, silicale hydr. de Gl, 
Na. 

Eudnophite, séolile voisine de Mé- 
solype. 

Eugénésite, syn. d’Allopalladium. 

Eukrasite, v, Lucrasite. 

Eulysile, Olivine ferriftre. 

Eulytine, 310. 

Eumanite, var, de Brookile. 


| Euosmile, résine fossile. 


Euphyilite, var. de Muscovite. 

Eupyrechroïle, ver. fibreuse de Phos- 
phorite. 

Euralite, var, de Delessile, 

Eusynchite, Dechénile zincifère. 

Eutalite, Euthalite, var. d'Anal- 
cime. 

Euxénite, fitanoniobate d'Y, Ce, U. 

Euzéolile, syn. de Heulandile. 

Evansite, phosphate hydr. d'AL. 

Evigtokile, {luorure hydr, d'Al el 
Ca. 

Exanthalose, var. de Mirabilite. 

Exitèle, 273. 

Eytlandite, var. de Samarskile. 


F 


Facellite, v. Phacellile. 
Fahlerz, 313. 
Fahlunite, esp. voisine de Pinile. 


376 


Fahlunile dure, var. de Cordiérite. 

Fairfieldite., phosphate hydr. de 
Mn, Ca, Fe. 

Falkenhaynite, var. de Panabase. 

Famatinite, 313. 

Fargile, var. de Mésotype. 

Farine fossile, 175. 

Farine fossile des Chinois, var, de 
Bol. 

Farinile, var, de Bol. 

Farôelile, v. Ferüelile. 

Fasciculite, var. de Hornblende. 

Fassaïte, 206. 

Faujasite, zéolile sodico-calcique. 


Fausérile, sulfale hydr. de Mg el | 


Mn. 

Fayalite, 212. 

Fedorovile, l’yroxène avec alcalis 
el Fe, 

Feijao, var. de Towrmaline. 

Feldspath, 176. 

Fellenbergite, sulfate de Sr. 

Felsite, syn. de Pétrosiler. 

Felsobanyile, var. de Webstérile. 

Fer, 250. 

Fer arsenical, 2$4, 

Fer calcaréo-siliceux, 
vaile. 

Fer carbonaté, 289. 

Fer chromé, 274. 

Fer limoneux, syn. de Limonile. 

Fer météorique, 280. 

Fer oligiste, », Oligiste. 

Fer oxydé hydraté, 288, 

Fer oxydé rouge, syn. d’Oligiste. 

Fer oxydulé, 285. 

Fer phosphaté, syn, de Vivianite. 

Fer spathique, 290, 

Fer spéculaire, 257. 

Fer sulfaté rouge, syn. de Bolryo- 
gene. 

Fer sulfuré, syn. de Pyrile. 

Fer titané, 287, 

Ferbérile, var, ferreuse de Wol- 
fram. 

Fergusonite, niobotantalale d'Y, 
Ce, U, Fe, Ca. 

Ferôelite, syn. de Mésole. 


d'Il- 


syn. 


LEXIQUE DES NOMS D’'E 


SPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Ferricalcile, syn. de Cérile. 

Ferrite, Aydroxyde de fer amorphe. 

| Ferrocalcite, Calcile ferrifère. 

Ferrocobaltite, ferrifère de 
Coballine. 

Férrocolumbite, syn. de Tantalile. 

Ferroferrite, syn. de Magnélite. 

| Ferrogoslarile, var. de Goslarile. 

Ferroilménite, var. de Columbile. 

Ferronatrite, sulfate hydr. de Fe, 
Na. 

Ferroplumbite, oxyde de Fe, Pb, 
Mn. 

Ferrosilicite, silicale de fer des 
méléoriles. 

Ferrostibiane, anlimoniale hydr, 
de Mn, Fe, Mg, Ca. 

Ferrotantalite, syn. de Tantalile. 

Ferrotellurile, {ellurate de Fe. 

Ferrotitanile, syn. de Schorlomite, 

| Ferrotungstène, syn. de Tammite. 

Ferrowolframile, syn. de Ferbérile. 


var. 


Ferrozincile, oxyde hydr. de Fe, 
Zn. 

Fibroferrile, sul/ale hydr. de Ke. 

Fibrolite, 220. 

Fichtélile, cire fossile. 

Ficinite, v@r. de Triplite. 

Fiedlérite, oxychlorure hydr. de 


Pb. 
Fieldite, var. de Panabase. 
Fillowite, phosphate hydr. de Mn, 
le, Ca, Na. 
Fiorite, var, d'Opale. 
Fischérite, var. de Wavellile. 
| Flavéite, var. de Copiapile. 
| Flèches d'amour, Quartz pénélré 
d'aiquilles de Rutile, 
Fleur de zinc, syn. de Zinconise. 
Flinkite, esp. vois. de Synadelplite. 
Flint, silex pyromaque: 
Florensile, phosphate hydr. d'Al, 
Ce. 
Floridite, phosphate de Floride. 
Flos-ferri, 2 
| Flucérine, syn. de Fluocérine. 
Fluellite, {Zuorwr'e hydr. d'AL 
| Fluobaryte, var, de Barytine. 


A 
FU. 


LEXIQUE DES NOMS D’ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Fluocérine, Fluocérile, /luorure de 
Ce. 

Fluochlore, syn. de Pyrochlore. 

Fluolite, var. de Pélrosilex. 

Fluorapatite, Apatile fluorifère. 

Fluorine, Fluorite, 266. 

Fluosidérite, esp, indél. associée à 
Nocérine. 

Flussyttrocalcite, syn. d'Yihrocé- 
rile. 

Flussyttrocérite, var, impure d'Yt- 
trocérile. 

Flutherite, syn. d'Uranothallite. 

Folgérite, syn. de Pentlandite. 

Folidolite, v. Pholidolile. 

Footéite, oxychlorure hydr. de Cu, 
voisin de Tallingile. 

Forbésite, arséniale hydraté de Co 
el Ni, all. de Chloanthite. 

Forchérite, Forschérite, var. d'O- 
pale. 

Forchhammerite, silicale hydr. de 


ite, séolite voisine de Slilbile. 

Forstérite, var. très magnésienne 
de Péridot, 

Fouquéite, Zoïsile monoclinique. 

Fournétite, var. de Panabuse ? 

Fowlérile, var. zincifère de Rho- 
donile. 

Franckéile, sul/oantimoniure de 
Pb, Sn. 

Francolite, var. de Dahllile. 

Franklandite, var. d'Ulexite. 

Franklinite, 297. 

Fredricite, var. de Tennantite. 

Freibergite, Panabase à Ag et Fe. 

Freieslebénile, sulfoanlimoniure 
d'Ag et Pb. 

Frenzélile, séléniure de Bi, 

Freyalite, esp. voisine de Thorile. 

Friedélite, 279. 

Frieséite, var. de Slernbergile. 

Frigidile, var, de Panabuse. 

Fritzschéile, var, d'Uranile. 

Frugardile, var. d’'Idocrase à Mg. 

Fuchsile, var, de Muscovile. 

Fuggérite, var, de Gehlénite. 


311 
Fullonite, var. de Gæthite. 
Funkile, syn. de Coccolile. 
Fuscite, syn. de Wernérite, 
G 
Gabbronite, Gabronite, var, altri- 


buée, soit à la Wernérile, soil à 
l'Éléolite. 

Gadolinite, 203. 

Gæbhardite, syn. de Fuchsile. 

Gahnite, 242; désigne aussi une 
var, d'Idocrase. 

Galactite, var. de Mésotype. 

Galapectite, var, d'Halloysite. 

Galène, 302. 

Galénobismuthile, sulfure de Bi 
el Pb. 

Galénocéralite, syn. 
nile. 

Galitzinite, Gallilzinite, syn. 
Goslarite. 

Gamsigradite, Hornblende manga- 
nésifère. 

Ganomalite, silicale de Pb, Mn, Ca, 

Ganomatite, var. de Sidérétine. 

Ganophyllite, silicate hydr. de Mn, 
Al 

Gapite, syn. de Morenosile. 

Garbyite, syn. d'Enargile. 

Garniérite, 295. 

Garnsdorffite, syn. de Pissophane. 

Gastaldite, var, de Glaucophane. 

Gauthite, ver, d'Orthile. 

Gay-Lussite, corbonale hydr. d'Al, 
Na, Ca. 

Géarksulite, Aluorure hydr, d'Al, 
Na et Ca. 

Gédanite, résine fossile. 

Gédrite, 209. 

Gehlénite, esp. voisine d'Idocrase. 

Geiérite, v. Geyérile. 

Geikielite, {itanate de Mg. 

Genthile, silicale hydraté 
My, Ca. 

Géocérellile, résine fossile. 

Géocérile, id. 


de Phosgé- 


de 


de Ni, 


313 

Géocronite, sulfoantimoniure de 
Pb. 

Géomyricite, résine fossile. 

Géoxène, syn. de fer méléorique 
nichelé. 

Gerhardtite, azotale hydr. de Cu. 

Germarite, var, d'Hypersthène. 

Gersbyite, espèce voisine de Lazu- 
lite. 

Gersdorffite, 294. 

Geyérile, var. sulfurée de Leuco- 
pyrile. 

Geysérite, 175 

Gibbsile, var. 


d'Hydrargillile; dé- 
signe aussi un phosphate hydr. 
d'AL 

Gieseckite, alt. de Néphéline. 

Gigantolite, esp. voisine de Pinile. 

Gilbertite, esp. de Margarile. 

Gillebäckile, var. de Wollaslonile. 

Gillingile, var. d'Hisingérile. 

Gilsonite, var. d'Uinlahile. 

Ginilsite, silicale hydr. d'Al, Fe, 
Mg, Ca. 

Giobertite, 253. 

Girasol, 173. 

Gismondine, séolite à Ca et K. 

Giuffitte, Giufite, syn. de Milarite. 

Gjellebékite, var, de Wollastonite. 

Glace, 237. 

Glagérile, var. de Lithomarge. 

Glaise (terre), 223. 

Glasbachite, s 


éniure de Pb. 

Glasérite, sulfale de K. 

Glasurite, silicate hydr. de Fe, Mn, 
Mg, Al. 

Glaubapatite, #67, de Monélile et 
Monite. 

Glaubérile, sulfale de Na et Ca. 

Glaucochroïle, Monticellite à Mn. 

Glaucodote, 292. 

Glaucolite, esp. de Wernérile. 

Glauconie, 219. 

Glaucophane, 209. 

Glaucopyrite, var. cobaltifère de 
Leucopyrile. 

Glaucosidérite, syn. de Vivianile. | 


Glessite, résine fossile. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPECES ET DE VARIÉTÉS. 


Glinkite, var. de Péridot. 
Globosite, var. de Dufrénile. 
Glockérile, syn. de Piltizite. 
Glossecollite, var. d'Halloysile. 
Glottalite, var. de 
d'Edingtonite. 
Glucinite, syn. de Herdérite. 
Gmélinite, zéolite sodico-calcique. 
GϾkumite, var. d'Idocrase. 
Gœthite, Gôthite, 285. 
Goldschmidtite, {ellurure d’or et 
d'argent. 
Gongylite, var. d'Eudnophite. 
Gonnardite, zéolite à Ca, Na. 
Gordaïte, syn. de Ferronatrile. 
Gorlandite, syn. de Mimétèse. 
Goshénite, var. de Béryl. 
Goslarite, sulfale hydr. de Zn. 
Gotthardite, syn. de Dufrénoysile. 
Goyazile, phosphate hydr. de Ca, 
Al. 


Chabasie ou 


| Graflonite, phosphate hydr. de Fe, 


Mn, Ca. 
Grahamite, var. d'Asphalle. 
Graménile, Graminite, var, de Non- 
tronile. 
Grammatite, var. de Trémolile. 
Grammite, syn. de Wollaslonile. 
Granatite, v. Grenalile. 
Granatoïde, var. d'Idocrase. 
Grängésite, alt. de Ripidolite. 
Granuline, var. de Silice. 
Graphite, 325. 
Graphitite, var. de Graphite. 
Grastile, var. de Kümmerérile. 
Graulite, var. de Tauriscile. 
Greenlandite, ». Groenlandile : em- 
ployé aussi pour Grenat. 
Greenockite, cadmium sulfuré. 
Greenovite, var. de Sphène. 
Grégorite, var. de Bismuthile. 
Grenat, 224. 
Grenatite, syn. de Staurotide. 
Grengésite, v, Grängésile. 
Griphite, fluophosphale de Mn avec 
alculis. 
Griqualandite, silicate hydr. de Fe: 
pseudom. de Crocidolite. 


Grochauile, Aydrosilicate d'AI, Mg. 
Groddeckite, var. de Gmélinile. 
Groëenlandile, var. de Columbite. 
Groppite, var. de Pinile. 
Groroïlite, var. de Wad. 
Grossulaire, Grossularile, 225, 
Grothite, var. de Sphère. 
Grünauite, sulfure de Ni, Bi, etc. 
Grünérite, vw”. de Hornblende. 
Grünlingile, var. de Joséile. 
Guadalcazarile, sulfoséléniure 
d'Hq, Zn. 

Guanabaquite, pseudomorphose de 
Fluorine en silice. 

Guanajuatite, var. de Frensélite. 

Guanapite, sul/o-oralale de K et 
Am. 

Guanitle, syn. de Shrurile. 

Guano. mél. d'Ostéolile et de Bru- 
shile, avec ovalale d'ammonia- 
que. 

Guanovulite, sulfale hydr. de K et 
Am. 

Guanoxalile, sulfo-oxulale hydr 
de K el Am. 

Guarinile, var. de Sphène. 

Guayacanite, syn. d'Enargile. 


Guayaquilile, résine fossile. 
Guéjarite, var. de Wolfsbergile. 
arséniosulfure de 


Guilermanite, 
Pb. 

Gümbelite, var. de Pyrophyllite. 

Gumimite, oxyde hydr. d'U avec 
Ca; également employé comme 
syn. d'Halloysile. 

Gunnisonite, var, impure de Fluo- 
rine. 

Gurhofite, Dolomie très calcifère. 

Gurolite, vw. Gyrolile. 

Gymnite, var. de Serpenline. 

Gypse, 251. 

Gyrite, var, de Sidérose. 

Gyrolite, var. d'Apophyllite et, 
pour parlie, de Thomronile. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


H 


Iaarseialite, Haarzéolile, sy. de 

Scolésile, 

Haddamite, var. de Microlile. 

Hafnefjordite, var, de Labrador, 

Hagemannite, var. de Thomseno- 

lile. 

Haidingérite, arséniale rhombique 

de Ca; également employé comme 

syn. de Bertlérile. 

Iainite. silicale de Ca, Na, Ti, Zr. 

Halite, 265. 

Hallite, syn. de Webslérile ; désigne 
aussi une var. allérée de Phlo- 
gopile. 

Halloysite, 222 

Halochalcite, syn. d'Alacamite. 

Halotrichite, alun de fer; égale- 
ment employé comme syn. d'Alu- 


nogène, 
Hüäima…., v. Héma.…. 
Hamartile, syn. de Bastnaëésile. 


| Tambergite, borate hydr. de Gl. 


Hamelite, silicale douteux d'Al, 
Fe, Mg. 

Hamlinile, /luophosphale 
d'Al et de Sr. 

Hampshirite, var, de Tale. 

Hancockite, sorte d'Epidote à Pb 
el Sr, 

Hanksite, sulfocarbonale de Na. 

Hannavite, phosphate hydr. de Mg 
el Am. 

Haplotypile, syn. d'Ilbnénile. 

Hardystonite, silicale de Ca, Mg, 
Mn, Zn, 

Harkise, syn. de Millerite. 

Harmophane, ve. de Corindon. 

Harmotome (barylique), 217. 

Harmotome (calcaire), 21#. 

Havringtonite, malière gommeuse, 
lenant en suspension Mésotype 
el Scolésile. 

Harrisite, Chalcosine pseudom. de 
Galène. 


hydr. 


| Harstigile, silicaute hydr. de Ca, Mn. 


380 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Hartine, résine fossile. 

Hartite, var. de Fichtélile. 

Hartmannite, syn. de Breithaup- 
lite. 

Hastingsile, var. sodifère d'Am- 
phibole. 

Hatchettine, var. d'Ozocérite. 

Hatchettolite, Pyrochlore urani- 
fêre. 

Hauchecornite, sulfure quadrati- 
que de Ni, Bi. 

Hauérite, bisulfure de Mn. 

Haughtonite, var. de Biotile. 

Hausmannite, 271. 

Hautefeuillite, phosphate hydr. de 
Ca, Mg. 

Haüyne, 187. 

Haydénite, var. de Chabasie. 

Hayésine, var. de Borocalcile. 

Haytorile, Calcédoine pseudom. de 
Datolite. 

Heazlewoodite, sulfure voisin de 
Pentlandite. 

Hébétine, syn. de Willémile. 

Hébronite, var. d'Amblygonile. 

Hécatolile, syn. de Pierre de lune. 

Hectorite, minéral pyroxénique. 

Hédenbergite, 205. 

Hédyphane, 307. 

Heintzite, borate hydr. de Mg, K. 

Heldburgile, Guarinite sans Ti. 

Hélénite, var. de caoulchouc miné- 
ral. 

Héliolite, feldspath aventuriné. 

Héliophyllite, var. d'Ecdémite. 

Héliotrope, 1713. 

Helminthe, var. de Ripidolite. 

Helvélan, var. de Biotile. 

Helvine, Helvite, silicate sulfuri- 
fère de Mn, Gl, Fe. 

Hémafbrite, arséniale hydr.de Mn. 

Hématite, 281. 

Hématite brune, 288. 

Hématite rouge, 287. 

Hématoconite, 25|. 

Hématolite, arséniale hydr. de Mn. 

Hématostibite, antimoniate de Mn, 

le. 


Hémichalcite, syn. d'Emplectite. 

Hémimorphite, syn. de Calamine: 

Henkélite, syn. d'Argyrile. 

Henryite, mél. d'Allaite el Pyrite. 

Henwoodite, phosphate hydr. d'AL 
Cu. 

Hépatite, syn. de Barytine. 

Hépatopyrite, syn. de Marcasite. 

Hercynite, 242. 

Herdérite, fluophosphate de Ca eb 
GL, 

Hermannite, Amphibole exclusive- 
ment manganésifère. 

Hermannolite, var. de Baierine. 

Hermésite, var. mercurifère de Pa= 
nabase. 

Herrengrundite, sulfale hydr. de 
Cu, Ca. 

Herrérile, Srmilhsonile cuprifère, 

Herschélite, zéolile voisine de 
Chabasie. 

Hertérine, Hertérite, arsénioanti- 
moniate de Cu, Ag, Fe, ele. 

Hessenbergite, silicale indétermi- 
né, ressemblant à l’'Euclase. 

Hessite, {ellurure d'argent. 

Hessonite, v. Essonite. 

Hétærolile, Hétairite, Hausmannile 
zincifère. 

Hétépozite, v. Hélérosile. 

Hétérocline, 276. 

Hétérogénile, var. d'Asbolane. 

Hétérolite, v. Hétærolite. 

Hétéromérite, var. d'Idocrase. 

Hétéromorphite,var.deJamesonile. 

Hétérosite, phosphate hydr. de Mn 
et Fe. 

Heubachile, oxyde hydr. de Co, 
Ni, Fe, Mn. 

Heulandite, 216, 

Hexagonite, var.d'Amplibole à Mn. 

Hibbertite, carbonate hydr, de Ca, 
Mg. 

Hiddénile, {riphane vert-émeraude. 

Hielmite, v. Hjelmile. 

Hiératile, fluosilicale de K, 

Hillängsite, var. de Cumminglonite 
à Mn. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Hintzéite, ». Heintsile. 
Hiortdahlite, /luo-silico-zirconate 
de Cu et Na, 

Ilircine, résine fossile. 
Hisingérite, silècate hydr. amorphe 
de Fe et Mg; syn. de Gillingile. 

Hislopite, var. de Chlorophæile. 

Hitechcockite, var. de Plombgomme. 

Hjelmite, esp. vois. d'Yttrolantale. 

Hüférite, silicale ferrique hydraté. 

Hofmannite, résine fossile. 

Hüguaite, syn. de Natrolile. 

Hohmannite, var. d'Amarantile. 

Iolmésite, Holmite, var. de Bran- 
disile. 

Homichline, var. d'Erubescile, 

Homilite, Daltolite avec Fe, Ca. 

Hopéite, phosphate hydr. de Pb. 

Hôüpfnerite, syn. de Trémolite. 

Horbachite, sesquisulfure de Ni, 
Fe. 

Hürnhergite, arséniate d'urane. 

Hornblende, 208. 

Hôrnésite, arséniate hydr, de Mg. 

Hornstein, 174, 

Horsfordite, antimoniure de Cu. 

Hortonite, all, de Pyroxène, 

Hortonolite, var. très ferreuse de 
Péridot. 

Houghite, alt. de Spinelle en Hy- 
drotalcite. 

Houille, 329. 

Hôvelite, Hôvellite, syn. de Sylvine, 

Hovite, carbonate d'AI et Ca. 

Howardile, silicale méléorique de 
Fe, Mg. 

Howlite, silicoborate hydr. de Ca. 

Hrbeckite, var. de Nontronile. 

Huantajayite, chlorure de Na et Ag. 

Huascolite, var, zincifère de Ga- 
lène. 

Hübnérite, {ungslate de Mn. 

Hudsonite, var. de Pyroxène à Al 
et Fe. 

Hullite, silicale hélérogène, voisin 
de Delessile. 

Humboldtilite, esp. de Wernérile. 

Humboldtine, oxalate hydr.de fer. 


381 


Humboldtite, syn. de Datolite, 

Humiferrite, Humoferrile, Aumate 
de Fe. 

Huminite, var. de lignile. 

Humite, silicate hydr. de Mg avec 
FI. 

IHuntérile, var, de Cimolite. 

Huntilite, arséniale complexe d'Ag. 

Hureaulite, phosphate hydr. de 
Mn et Fe. 

Huronite, alt. d'Anorthite. 

Hussakite, pseudom. de Xénotime. 

Hüttenbergite, syn. de Lüllingite. 

Huyssénite, var. ferrifère de Bora- 
cile. 

Hyacinthe (Zircon), 203. 

Hyacinthe blanche, syn. de Méio- 
nile. 

Hyacinthe de Compostelle, 112, 

Hyacinthine, syn. d'Idocrase. 

Hyalite, 

Hyalomélane, var. vilreuse de La- 
brador. 

Hyalophane, Orlhose barytique. 

Hyalosidérite, 212, 

Hyalotékite, silicate de Pb, Ba, 
Ca. 

Hyblite, syn. de Palaugonite. 

Hydrargillite, kydrale d'alumine ; 
s'emploie aussi comme syn. de 
Wavellite. 

Hydrargyrite, oxyde de Hg. 

Hydroapatite, var. hydr,. d'Apa- 
lile. 

Hydrobiotite, Biotite hydratée. 

Hydroboracite, orate hydr. de Mg 
el Ca. 

Hydroborocalcite, syn. d'Hayésine. 

Hydrobucholzite, alt, de Sillima- 
nile. 

Hydrocalcite, CaCO32H?0. 

Ilydrocastorite, alt. de Pétalite. 

Hydrocérile, syn. de Lanthanile; 
employé aussi comme syn. de 
Bastnaesile. 

Hydrocérusite, var. kydr. de Céru- 
sile. 

Hydrochlore, syn. de Pyrochlore. 


19, 


382 


Hydroclintonile, Clintonile à 33H20. 

Hydroconile, carbonate hydr. de 
Ca. 

Hydrocuprile, var. kydr, de Cu- 
prile. 

Hydrocyanite, sulfate de Cu. 

Hydrodolomite, #ӎl. d'Hydroma- 
gnésile el de calcuire dolomiti- 
que. 

Hydroferrile, syn. de Limonite. 

Hydrofluocérite, syn. de Bastnue- 
sile. 

Hydrofluorite, acide fluorhydrique 
des volcans. 
Hydrofranklinite, Franklinile hy- 
dratée. syn. de Chalcophanilte. 
Hydrogiobertite, carbonate hydr. 
de Mg. 

Hydrohalile, chlorure hydr.de Na. 

Hydrohémalite, var. de Gætlhile. 

Hydroilménite,alt. de Menaccanite. 

Hydrolanthanite, syn. de Lantha- 
nile. 

Hydrolile, syn. de Gnélinite. 

Hydromagnésite, carbonale hydr. 
de Mg. 

Hydromagnocalcite , 
ganocalcile, syn. 
ile. 

Hydromuscovite, var. de Musco- 
vile. 

Iydronéphélite, alt. séolitique de 
Sodalite. 

Hydronickelmagnésite, syn. d’'Hy- 
drodolomite. 

Iydroniccite, oxyde hydr. de Ni. 

Hydronoséane, Noséane artificielle. 

Hydrophane, 175. 

Hydrophilite, chlorure de Ca. 

Hydrophite, var, de Serpentine. 

Hydrophyllite, v. Hydrophilite. 

Hydropite, alt. de Rhodonite. 

Hydroplumbite, oxyde hydr. de 
Pb, douteux. 

Hydropyrite, sy, de Marcasite. 

Hydrorhodonite, Rhodonite altérée 
et Lithinifère. 

Hydrorutile, Rutile hydraté. 


Hydroman- 
d'Hydrodolo- 


| 


| 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Hydrosamarskite, Samarskile hys= 
dratée. 

Hydrosidérite, syn. de 

UHydrosilicite, var. de 
phwile. 

Hydrostealite, var. de Tale. 

Hydrotachylyte, var. vitreuse de 
Labrador. 

Ilyÿdrotalc, syn. de Pennine. 

Hydrotalcite,oryde hydr.d'Alet Mg: 

Hydrotéphroïte, alt. de Téphroïte. 

Hydrotitanite, alt. de Dysanalyte. 

Hydrozincite, carbonale hydr. de 
Zn. 

Hygrophilite, silicale hydr. d'Al 
avec alealis, vois. de Pinite. 

Hypagyrite, syn. de Miargyrile. 

Hypersthène, 210. 

Hypochlorile, var. de Bismutho- 
ferrile. 

Hypodesmine, var. de Desmine. 

Hypoléimme, syn. de Lunnite. 

Hyposclérite, var. verle d’Albile. 

Hypostilbile, var. de Stilbite; dé- 
signe aussi une var. de Laumon- 
tite. 

Hypotyphite, Arsenic bismulthifères 

Hypoxanthite, Ocre dite Terre de 
Sienne. 

Hystatile, var, d'Ilménile. 


Limonile, 
Chluro- 


Ibérite, var. de Pinile. 

Ichthyophthalme, syn. d'Apophyl- 
dite. 

Iddingsite , 
voisin de Boulingile. 

Idocrase, 228. 

Idrialine, Idrialite, Idriatine, cire 
fossile. 

Idrizite, sulfate du groupe de Bo- 
tryogène. 

Igelstromite, var. de Knébélite, 
aussi employé comme syn. de Py- 
roaurile. 

Iglésiasite, Cérusile zincifère. 


minéral rhombique, 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Iglite, Igloïte, var. d'Aragonite. 

Ignatiewite, silicate impur et hydr. 
AI, K. 

lhléile, sulfate hydr. de Fe. 

fiwaarile, v. louarile. 

lldefonsite, syn. de Tantalite. 

Ilésite, sulfate hydr. deMn, Fe, Zn. 

Iludérite, syn. de Zoïsite. 

Ilménite, 281. 

Iménorutile, Rutile ferreux. 

Isemannite, Molybdale d'oxyde de 
molybdène. 

Ilvaïle, silicale de Fe et Ca. 

Indianaïte, var. d'Halloysite. 

Indianite, var. d'Anorthite, 

Indicolite, Indigolite, 497. 

Inésile, silicale hydr. de Mn, Ca. 

Inolile, £uf calcaire. 

Inverarile, sole de Pyrrhotine 
nickelifère. 

Iodargyre, Iodargyrite, 

Jodile, syn. d'Iodargyrile, 

Jodobromite, .iodochlorobromure 
d'Ag. 

lodyrite, syn. d'Iodargyrile, 

Iolite, 193. 

lonite, Aydrocarbure naturel mal 
défini. 

Iridium, 325 

Iridosmine, j. 

Iridosmium, syn. de Sysserskile. 

Irite, #nél. de Chromite et d'Iridos- 
mine. 

Isabellite, var, de Richtérile. 

ISérine, sable lilanifére. 

Isérile, FeTi205, 

Isoclase, Isoclasite, 
hydr. de Ca. 

Isophane, var. de Franklinile. 

Isopyre, var, inpure d'Opale. 

Iltnérile, «ll. d'Haüyne. 

Ivaarite, Iwaarile, grenal lilani- 
fère, voisin de Schorlomite. 

lviglite, silicate hydr. d'Al, Fe, 
Ca, voisin de Gilbertile. 

Ixiolite, Ixionolite, var..mangané- 
sifère de Tanlalite. 

Ixolyte, cire fossile. 


phosphate 


383 


J 


Jacksonite, var. de Prehnile; dé- 
signe aussi une var. de Chryso- 
colle. 

Jacobsite, spinelle de Fe, Mn, Mg. 

Jade, 159, 206, 207, 209. 


|Jade de Saussure, all. de Plagio- 


clase. 

Jadéite, 189, 206, 208. 

Jaipurite, sulfure de Co (problé- 
malique). 

Jais, 329, 

Jalpaïte, sulfure d'Ag et Cu. 

Jamesonile, sulfoanlimoniure de 
Pb: employé aussi comme syn. 
de Chiastolile, 

Jargon, syn. de Zircon. 

Jarosite, sulfate hydr. de Fe, 
Na, K. 

Jarrowite, syn. de Thinolite, 

Jaspe, 174. 

Jaspé opale, var. d'opale commune, 

Jaspe sanguin, 173. 

Jaulingite, résine fossile. 

Jayet, 329 / 

Jefrerisite, esp. de mica hydraté. 

Jeffersonite, var, sincifére de Py- 
rorène. 

Jefreinowite, v. Jeureinowile, 

Jelleltite, var. de Mélanie. 

Jenkinsite, var. de Serpentine. 

Jenzschite, var. d'Opale. 

Jéreméiéwile, borale d'alumine. 

Jewreinowile, var. d’Idocrase. 

Jeypoorite, v. Jaipurite, 

Jivaarite, v. luvuarite. 

Jocketan, carbonale impur de Mn. 

Jogynaïte, var. de Scorodile. 

Johannite, sulfate hydr. d'U et Cu. 

Johnite, syn. de Turquoise. 

Johnstonite, alt. de Gulène. 

Johnstonolite, var, de Grenal à Mn. 

Johnstrupite, /luosilicale complexe, 
à Ce, Ca, Zr, Ti, elc.; voisin de 
Mosandrile. 


384 


Jollyte, esp. du genre Chlorite. 
Jordanite, arséniosulfure de Pb. 
Joséite, sul/otellurure de Bi. 
Joséphinite, fer nickelé natif. 
Jossaïte, chromate de Pb et Zn. 
Julianite, syn. de Tennantite. 
Junckérite, carbonate de fer sili- 
cifère. 
Jurinite, syn. de Brookite. 


KE ! 


Kaersutile, Amphibole tilanifère. 
Kaïnite, sulfate hydr. de Mg avec 

KCL, 

Kainosite, silicale hydr. de Y, Er, 

Ca. 

Kalgoorlile, HgAu?Ag5Tes. 
Kaliborite, borale hydr. de Mg et 
K ; all. de Pinnoïte. 
Kalicine, carbonate hydr. de K. 
Kalinite, syn. d'alun de potasse. 
Kaliophilile, silicate d'Al et K. 
Kaliphite, mél. de Limonite, oxyde 
de Mn et silicales de Zn et Ca. 
Kalkcancrinite, Cancrinile riche en 

Ca. 

Kalkmagnésite, syn. d'Hydrodolo- 
mile. 
Kalkwavellite, var. calcarifère de 

Wawvellite. 

Kallilile, sorte d'Ullmannite à Bi. 

Kaluszite, syn. de Syngénile. 

Kamacite, fer méléorique. 

Kamarezite, var, très hydr. de Bro- 
chantite, 

Kämmerérite, var. de Pennine. 

Kanëéite, arséniure de Mn. 

Kaolin, 223. 

Kaolinite, ensemble des espèces dé- 
finies qui sont voisines du kaolin. 

Kapnicile, var, de Wavellile. 

1. Ceux des noms, d'origine alle- 
mande, qu'on ne trouvera pas à la let- 
tre K, devront être 
rubrique C, 


cherchés sous la 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Kapnikite, al£. de Rhodonite. 

Kapnite, v. Capnile. 

Karamsinile, silicale douteux 
Ca, K, Cu. 

Kararfvéite, v. Korar/veile. 

Karélinite, oxysulfure de Bi. 

Karsténite, 256. 

Karyinite, arséniale de Pb, Mn, Ca, 
Mg. 

Katoforite, var. de Hornblende. 

Kauaiite, sulfate basique d'AL, K, 
Na. 

Keatingite, var. de Bustamile. 

Keffekilite, Lithomarge dure. 

Kehoïte, phosphate hydr. d'Al, Zn, 
Ca. 

Keïilhauite, silicotitanate d'Al, Ca, 
Fe, Y. 

Kelyphite, var. de Serpentine? 

Kendallite, var. de fer météorique. 


de 


Kenngottite, syn. de Miargyrite. 

Kentrolite, v. Centrolile, 

Keramite, all. argileuse de Scapo- 
lile. 

Keramohalite, syn. d'Alunogène. 

Keraphyllite, syn. de Carinthine. 

Kérargyre 

Kérasine, ». 

Kermès minéral, 213. 

Kermésite, 273. 

Kerosène, syn. de Pétrole. 

Kerrite, silicate hydr. d'Al, Fe, 
Mg. 

Kersténite, sélénile ou sélénate de 
Pb; désigne aussi une Smalline 
à Bi. 

Kiesérite, 258, 

Kietzoite, var. d'Apatite. 

Kilbrickénite, antimoniosulfure de 
Pb. 

Killinite, alé. de Triphane. 

Kilmacooiïite, mél. de Galène et 
Blende. 

Kimitotantalite, syn. d'Iiolite. 

Kir, terre imbibée de goudron. 

Kirghisite, syn. de Dioptlase. 

Kirwanite, Amphibole mélangée 
de quartz et d'épidote. 


v. Cérargyrite. 


Cérasine. 


LEXIQUE DES NOMS D'ES 


Kischtimite, Kischtimparisile, var. 
de Parisile. 

Kjérulfine, var. de Wagnérile. 

Klaprothine, 263, 

Klaprothite, Klaprotholite, var. de 
Willichénite. 

Kiementile, silicale hydr. de Mg, 
Al, Fe. 

Klipsleinite, alé. de Rhodonite. 

Knauffile, syn. de Volborthile. 

Knebhélite, var. de Téphroiïle. 

Knopile, var, de Perowskile. 

Knoxvillite, sulfate de Cr, Fe, AL 

Kobellile, sulfoanlimoniure de Pb 
el Bi. 

Koboldine, syn, de Linnéile. 

Kochélite, var, de Ferqusonile. 

Kocflachite, résine fossile. 

Koëlhlérite, sy. d'Onofrile, 

Koelbingite, syn. d'Aenigmatile. 

Koenigile, syn. de Brochantile. 

Kokscharowite, var. d'Edenile. 

Kolosorukile, de Jarosile. 

Kongsbergite, var. d'Amalqame. 

Künigine, syn. de Brochantite, 

Koninckite, phosphate ferrique hy- 
daté. 

Künleinite, Kôünlite, cire fossile. 

Koodilile, var. de Thomsonile. 

Koppite, Pyrochlore à Fl, sans Ti 
ni Th. 

Korarfvéile, phosphale fluoré de 
Ce. 

Koréite, syn. d'Agalmatolile. 

Korile, var. de Palagonite. 

Kornélite, sulfate ferrique hy- 
dralé. 

Kornerupine, var. de Prismaline. 

Kornile, var. de Pétrosilex, 

Korynite, v. Corynile. 

Kotschubéite, var. de Clinochlore. 

Kôütligile, arséniate hydr. de Zn 
el Co. 

Koulibinite, var, de Diopside. 

Koupholite, v, Couplholite, 

Krablite, var. de feldspalh potas- 
sique. 

Krantzite, résine fossile. 


var. 


PRÉCIS DE MINÉRALOGIE: 


PÈCES ET DE VARIÉTÉS. 385 


Kraurile, syn. de Dufrénile. 
| Kreitlonite, v. Creillonile. 

Kremersite, chlorure hydr. de 

Am, Fe. 

Krennérite, tellurure d'Au el Ag. 
| Krisuvigite, syn. de Brochantlite. 
| Krocbérite, Pyrile trèsmagnélique. 
| Krühnkite, Krünnkite, sulfate 

hydr. de Cu, Na. 

Krugite, var. de Polyhalite. 

Kryptlolite, all. de Prismaline. 

Ktypéite, carbonale de Ca des pi- 
solithes de Carlsbad. 

Kubéile, sulfale hydr. de Fe, Mg. 

Kühnite, syn. de Berzéliile. 

Kupaphrite, syn. de Tirolile. 

| Kupferdiaspore, var. de Lunnile. 

Kupférite, Kupftérite, rar. peu fer- 
reuse d'Anthophyllile. 

| Küstélite, Argent aurifère. 

| Kylindrite, v. Cylindrile. 
Kyrosile, var, de Marcasile avec 
As el Cu. 


K, 


L 

| Laavénite, v. Lovénile. 
Labrador, Labradorite, 183. 
Lagonite, Lagunitle, borale hydr. 

de Fe. 
Lampadite, var. de Wad. 
Lamprile, syn. de Schreibersile. 
Lamprophane, sulfale de Pb avec 


| Ca et alcalis. 


| . . * 
| Lamprostibiane, anlimoniale de 


Fe, Mn. 

| Lanarkite, sulfocarbonale de Pb. 

| Lancastérite, mél. d'Hydromagné- 
sile el Brucile. 

Langbanile, silicoanlimoniale de 
Mn, Fe. 

Langbeïinile, sulfate anhydre de 
K, Mg. 

Langite, sulfale hydr. de Cu. 

Langstaffile, syn. de Chondrodite, 

Lansfordile, carbonate hydr. de 
Mg. 


2 


386 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIE 


Lanthanite, carbonate hydr. de La. | Lehuntite, var. de Mésotype. 


Lanthanocérite, var, de Cérérile. 

Lapis-Lazuli, 158$. 

Larderellite, borate kydr. d'A. 

Lardite, 235. 

Lasionile, syn. de Wawvellile, 

Lassallile, silicate hydr. d'Al, Mg. 

Lasurapalite, Apatite bleue, 

Lasurite, syn. d'Azurile ; s'emploie 
aussi pour Lapis-Lazuli. 

Lasurfeldspath, Lasuroligoclase, 
var. de feldspath. 

Latialite, syn. d'Haüyne. 

Latrobite, var. d'Anorthite. 

Laubanite, zéolile voisine de Stil- 
bile. 

Laumonite, Laumontite, 217. 

Laurionile, oæychlorure hydr, de 
Pb. 

Laurite, sulfure de Ru el Os. 

Lautarite, iodale de Ca. 

Lautite, arséniosulfure d'Ag el Cu. 

Lavendulane, Lavendulile, arsé- 
niale cuprifère de Co. 

Lawrencite, prolochlorure de fer. 

Lawroffite, Lawrowite, var. de 
Diopside vanadifère. 

Lawsonite, Carpholite à Ca. 

Laxmannite, phosphochromale de 
Pb et Cu. 

Lazulite, 263. 

Lazurite, syn. de Lapis-Lazuli; 
aussi employé comme syn. de 
Klaprothine. 

Leadhillite, sulfocarbonale hydr. 
de Pb, 

Leberkies, 254. 

Lecontite, sulfate hydr. de K, Na, 
Am. 

Lederérite, var, de Gmélinile, 

Ledérite, var. de Sphène. 

Ledouxile, CutAs. 

Leedsite, comb. d'Anhydrite el Ba- 
ryline. 

Leelite, var, de Pétlrosilex. 

Lehmanite, syn. de Zoïsile. 

Lehmannitle, syn. de Crocoïse. 

Lehrbachite, séléniure de Pb el Hg. 


Leidyite, silicale hydr. d'Al, Fe, 
Ca, Mg. 

Léirochroïle, syn. de Tirolite. 

Lémanite, v. Lehmanile. 

Lennilite, var. verte d'Orlhose, 

Lentulile, syn. de Liroconile, 

Lenzinite, var, d'Halloysile. 

Leonhartite, var. de Laumonile. 

Léonite, syn. d'Astrakanile à po- 
lasse. 

Léopardite, var. d'Amazonile. 

Léopoldite, syn. de Sylvine. 

Lépidochlore, var. de Ripidolite. 

Lépidocrocite, 255. 

Lépidolite, 191. 

Lépidomélane, 190, 

Lépidomorphite,syn.de Muscovile. 

Lépidophæile, var. de Wad, 

Lépolite, var, d'Anorthite. 

Leptochlorites, chloriles en fines 
écailles el fibres. 

Leptonématile, var. de Braunile. 

Lerbachite, séléniure de Pb, Ag. 

Lernilile, var. de Vermiculile. 

Leslevite, mél. de Corindon et 
Damourile. 

Lettsomile, sulfale hydr. de Cu, 
Al, Fe. 

Leucantérite, alt. de Copperasine. 

Leucaugite, esp. de Pyroxène. 

Leuchtenbergile, var. de Pennine., 

Leucite, 155. 

Leucochalcite, arséniale hydr. de 
Cu. 

Leucocyclile, var. d'Apophyllite. 

Leucolite, syn. de Dipyre; égale- 
ment employé comme syn. de 
Pycnite. 

Leucomanganite, syn. de Fairfiel- 
dile. 

Leucopétrile, résine fossile. 

Leucophane, silicale de Gl, Ca 
Na, FL. 

Leucophænicite, Humile à Mn. 

Leucophyllile, ver. de Muscovile. 

Leucopyrite, arséniure de fer. 

Leucosphénite, silicale à Ti, Ba, Na. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Leucotile, silicate hydr. de Mg, 
Al; Ye: 

Leucoxène, agrégal de Sphène et 
Rutile. 

Leukargyrite, syn. de Panabase à 
Ag. 

Leverrierile, silicate hydr. d'AL. 

Léviglianite, sulfure de Hg, Zn, Fe. 

Lévyne, séolile calcifére. 

Lewisite, {itanoantimoniale de Ca, 
Fe. 

Libethénite, 317. 

Liebenérile, all, de Néphéline. 

Liebigite, carbonate hkydr. d'U, Ca. 

Liège de montagne, 2{17. 

Liéy rile, Ssyn. d'Ilvaile. 

Lignite, 329, 

Ligurite, var, de Sphère. 

Lilalite, syn. de Lépidolite. 

Lillhammérite, syn. de Pentllan- 
dite. 

Lillianite, Ph3Bi2S6, 

Lillite, var, d'Hisingérile. 

Limbachite, var. de Cérolite. 

Limbilite, all. de Péridot (ou pâle 
vilreuse de Limburgile). 

Limnite, var. phosphoreuse el hu- 


mifère de Limonile. 
Limonite, 255, 
Linarite, sulfate hydr. de Pb, Cu, 
Lincolnite, var. de Heulandile. 
Lindackérite, arséniosulf'ate hydr. 
de Cu, Ni, Fe. 
Lindésite, syn. d'Urbanite, 
Lindsayite, Lindséite, var, 
dAnorthite, 
Linnsæéite, Linnéile, sulfure de Ni 
el Co. | 
Linséite, v. Lindsayile. 
Lintonite, var. de Thomsonite. 
Lionite, var, siliceuse de Tellure. 


al. 


Liparite, var. de Talc. 

Lirocomalachile, Liroconite, arsé- 
niate hydr. d'Alet Cu. | 

Liskeurdile, var. arsenicale d'Evan- 


sile. 
Litharge, syn. de Massicot. 


Lithidionite, Lilidionite, mél. de 


387 


Quarts et de carbonate de K, Na. 

Lithionite, 191. 

Lithiophilite, var, manganésifère 
de Triphyline. 

Lithiophorite, var, lilhinifère de 
Psilomélane. 

Lithiophyllite, v. Lithiophilite. 

Lithite, syn. de Pélulite. 

Lithomarge, 222, 

Lithoxyle, bois silicifié. 

Livingstonite, sulfoantimontuwre de 
Hg. 

Loboïte, var, magnésienne d’Ido- 
cruse. 

Loganile, var. de Clinochlore ou 
de Pennine. 

Lülingite, Lôllingite, arsénivre de 
fer. 

Lomonite, v. Laumonlite. 

Lonchidite, mél. de Marcasile et 
Mispickel. 

Longbanite, v. Langbanite. 

Lophoïle, syn. de Ripidolile, 

Lorandite, sulfourséniure de thal- 
lium. 

Loranskite, {anlalosireonale de Ce, 
Ca. 

Lorenzile, siicale à Ti, Zr, Na. 

Lossenite, arséniale hydr. de Fe, 
Pb, 

Lolalite, var. d'Hédenbergile. 

Lotrile, silicate hydr. de AL Fe, 
Ca, Mg. 

Louisite, silicate hydr. de K, Na, 
Ca, Al, Mg, Fe. 

Lovanite, v, Lovénile. 

Lüvéite, Lüwéile, sulfale hydr. de 
Na, My. 

Lovénite, silicozirconale hydr. de 
Fe, Mn, Ca, Na. 

Lüvwigite, var, d'Alunile. 

Loxoclase, Othose injeclé d’'Albite. 

Lucasite, syn. de Vermiculile ou 
Jefferisile. 


Luckite, var. manganésifère de 
Mélantérie. 
Lucullane, Lucullite. syn, d'An- 
thraconite. 


388 


Ludlamite, phosphate hydr.de Fe. | 

Ludwigile, borate de le, Mg. 

Lüneburgile, phosphoborale hydr. 
de Mg. 

Lunnite, 317. 

Lussalite, var. de Silice. 

Lutécine, 174. 

Lulécite, var. de Calcédoine. 

Luzonite, var. de Clarite ou d'Enar- 
gile. 

Lydien (Quartz), Lydite, 174. 

Lyellite, syn. de Devilline. 

Lythrodes, var, alt. d'Éléolile. 


M 


Macfarlanite, arséniure d'Ag, Co, 
Ni. 

Mackintoshile, esp. vois. de Tho-| 
roguminile. 

Macle, 220. 

Macluréite, syn. d'Augile; éqale- 
ment employé comme de 
Chrondodite. 

Maconile, alt. de Chlorite. 

Magnéferrile, Magnésioferrite, spi- | 


syn. 


nelle magnésien. 

Magnésie boratée, syn. de Boracile. 

Magnésie carbonatée, syn. de Gio- 
bertile. 

Magnésite, 235. 

Magnésite (Giobertite), 253. 

Magnétite, 2$5. 

Magnélopyrite, syn. de Pyrrholine. 

Magnélostibiane, anlimoniale de 
Mn, Fe. 

Magnochromite, var. {rès magné- 
sienne de Chromile. 

Magnoferrite, v. Magnéferrite, 

Magnofranklinite, var. très magné- 
tique de Franklinile. 

Magnolile, tellurale de Hg; alt. de | 
Coloradoïte. 

Makile, var, de Thénardile. 

Malachite, 316. 

Malacolite, var. de Salile. 

Malacon, 203. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS, 


Maldonite, or bismuthifère. 


Malinofskile, Malinowskile, var. 
de Panabase. 
Mallardite, siicale hydr, de Mn, 


Mallesite, var. d'Andalousile. 

Mallhacite, var. de Smectite. 

Mailthe, 330. 

Mamanite, var. de Polyhalile, 

Mancinile, var. de Willémile. 

Manganamphibole, syn. de Hhodo- 
nite. 

Manganapalile, Apalile à Mn. 

Manganépidote, syn. de Piémonlile, 

Manganèse carbonalé, syn. de Dia- 
logile. 

Manganèse oxydé barytifère, 2717, 

Mangangraphite, syn. de Wal. 

Manganhédenbergite, Hédenber- 
gile à Mn. 

Manganhisingérile, Hisingérile à 
Mn. 

Manganidocrase, /docrase à Mn. 

Manganite, 271. 

Manganocalcile, var. de Dialogile. 

Manganolite, syn. de Rhodonite. 


| Manganomagnélile, syn. de Jacob: 


sile. 
Manganopectolile, Peclolite à Mn. 
Manganophylilite, Biotite à Mn. 
ganosidérite, var. de Dialogile, 
Manganosile, protoxyde de Mn. 
Manganostibiite, esp. voisine d’Ilé- 
matoslibile. 
Manganotantalite, 
de Fe, Mn. 
Manganowolframite, syn. de Hüb- 
nerile. 
Maranite, syn. de Chiastolite. 
Marasmolite, all. de Blende. 
Marbre, 251. 
Marcasite, Marcassile, 253. 
Marceline, 27 
Marcylite, var. d'Alacamile : dé- 
signe aussi un orysulfure de Cu. 
Marékanile, var, de Péhr'osilex. 


Lanlaloniobate 


ü 


| Margarite, 192. 


Margarodile, var. de Muscovile. 


| Marialite, esp. de Wernérile. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉ 


Marionite, syn. de Zinconise. 

Maripositle, silicate d'AT, Cr, K, Ca, 
Ma. 

Marmairolile, sorte d Enstalile avec 
alculis, 

Marmatite, var. ferreuse de Blende. 

Marmolite, var, de Serpentine. 

Marne. 223, 

Marshite, iodure natif de Cu. 

Martinite, phosphate hydr. de Ca. 

Martinsile, #nél. de Sel gemme et 
Kiesérile. 

Martite, 281. 

Marlourite, var, de Berthiérile. 

Mascagnine,sul{ate d'ammoniaque. 

Maskelyne, syn. de Langite. 

Maskelynite, silicale meéléorique 
d'Al, Ca, alculis. 

Masonite, var. de Chloriloïde. 

Masrile, alun fibreux. 

Massicot, 303. 

Matildite, sulfure d'Ag et Bi. 

Matlockile, oxychlorure de Pb. 

Matricite, silicale hydr. de Mg. 

Mauilile, væ, de Labrador. 


Mauléonite, syn, de Chlorile de 
Mauléon. 

Mauzeliite, tilanounlimoniale de 
Pb, Ca, Nu, avec FI. 

Maxite, var, de Leadhillite. 

Mazapilile, @r'séniale hydr. de Fe, 


Ca, rhombique. 

Medjidile, sulfate hydr. ŒU el Ca. 

Meerschaluminite, var, de Pholé- 
rile. 

Mégabasite, var. ferreuse de Hüb- 
nérile, 

Mégabromite, chlorobromure d'Ag 
riche en brome. 

Méionite, 229. 

Méionile d'Arfvedson, var. de Leu- 
cile. 

Mélaconise, oxyde de Cu. 

Mélanasphalle, syn. d'Alberlile, 

Mélanchlore, var, de Dufrénite. 

Mélanchyme, résine fossile. 

Mélanellite, id. 

Melangraphite, syn. de Gruplüle, 


389 


Mélanhydrite, var. de Palagonite 

Mélanite, 227. 

Mélanocérile, /luoborosilicate de 
Ce, Y, Ca, La, Di, Ta, Th. 

Mélanochroïle, syn. de Phænicite. 

Mélanolite, var. d'Hisingérile. 

Mélanophlogile, association de si- 
lice, ac. sufurique, carbone et 
eau. 

Mélanosidérite, var. d'Ilisingérite. 

Mélanostibiane, antimoniate de Mn, 
Fe. 

Mélanotékite, silicate complexe de 
le, Pb, 

Mélanothallite, var. d'Alacanile. 

Mélantérie, Mélantérite, 290. 


Mélilite, Mellilile, esp, de Werné- 


rile. 

Mélinite, var. de Bol. 

Mélinophane, silicale de Na, Gi, 
Ca, FL, 

Mélinose, 307. 

Méliphanile, syn. de Mélinophane. 

Mélite, esp. vois. de Schrülterite. 

Mellite, 330. 

Mélonite, {ellurure de Ni. 

Mélopsite, var. de T'alc ou de Gym- 
nile. 

Ménaccanite, var. d'Ilménile. 

Mendipite, oæychlorure de Pb. 

Mendozite, alun de soude. 

Meneghinite, anlimoniosulfure de 
Pb, monoclinique. 

Mengite, syn. de Monazile; dé- 
signe aussi une var. de Baïerine. 

Ménilite, 115, 

Meroure, 318. 

Mercure argental, 320. 

Mereuré hépatique, var, de C- 
nabre. 

Mereure muriaté, syn. de Calomel. 


| Méroxène, 190. 


Mesabile, var, ocreuse de Gæthile. 

Mésitine, 253. 

Mésole, 
Thomsonile. 

Mésoline, var. de Lévyne. 

Mésolile, zéolite sodico-calcique, 


var, de Mésolile ou de 


390 
de | 


Mésolite d’Hauenstein, var. 
Thomsonile. 

Mésotype. 213. | 

Mésotype épointée, syn. d'Apo- | 
phyllile. 

Messelile, orthophosphate hydr. de 
Fe, Ca. | 

Messingile, syn. de Risséile. 

Métabrushile, var. de Brushile. 

Métachlorile, var. de Ripidolile. 

Métaccinnabarite, espèce de sulfure 
de Hg. 

Métagadolinite, alt. de Gadolinile. 

Métalonchidite, var. arsénifére de 
Marcasile. 

Métanatrolite, al, 
par la chaleur. 

Métanocérite, var. de Nocérile. 

Métaperowskite, all. de Perows- 
kile. 

Métaséricile, var. de Muscovile. 

Métastibnite, var. de Slibine. 

Métavolline, sulfate hydr. de 
Na, Fe. 

Métaxite, var. de Chrysotile. 

Métaxoïde, var, de Ripidolile, 

Meulière, 174. 

Meymacile, al{. de Scheelite. 

Miargyrite, 323. 

Miascile, de Sb'ontianile 
Calcile. 

Mica, 189. 

Mica triangulaire, 332. 

Micachlorite, var. de Clinochlore. 

Micaphilite, Micaphyllite. 
d'Andalousile. 

Micarelle, var. douleuse de Werné- 
rile ou de Pinile. 

Michaëlite, var. d'Opale. 

Michaelsonite, syn. d'Erdmannite. 

Michel-Lévyte, esp, de Barytine. 

Microbromile, chlorobromure d'Ag 
pauvre en brome. 

Microcline, 180. 

Microclinperthite, Microcline avec | 
lamelles d'albite. | 

Microlile, Pyrochlore lantalifère. 

Microperthile, Orthose ou Micio- | 


de Natrolite 


K, 


el 


mél. 


styn . | 


| Modumite, 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS, 


cline avec fines lamelles de pla- 
gioclase. 
Microplakite, var. de Labrador. 
Microphrylilite, id. 
Microschürlite, Tourmaline micro- 
scopique. 
Microsommite, var. de Sodalile. 
Middletonite, résine fossile. 


| Miémite, var. de Dolomie. 


Micrsite, iodure d'Ag à symétrie 
tétraédrique. 

Miesite, var. de Pyromorphite. 

Mignumile, var. de Magnétile. 

Milanile, var. d'Halloysile. 

Milarite, silicale de K, Ca, 

Millérite, 293. 

Miloschine, var, de Smeclile. 

Mimétène, Mimétèse, Mimétite, 
307. 

Mine d’amadou, var. de Jamesonile. 

Mine de plomb, 32$. 

Minervile, phosphate hycdralé @AL, 
K, avec Am, Ca, My. 

Minium, 304. 

Mionite, v. Métonile. 

Mirabilite, sulfate hydr. de Na. 

Miriquidite, phosphoarséniate hy- 
draté de Pb, Fe. 

Misénite, sulfate hydr. de K. 

Mispickel, Misspickel, 284. 

Misy, Misylite, syn. de Copiapile; 
désigne aussi une var. de Jarosile. 

Mitchellite, Chromite à Mg. 

Mixite, arséniale hydr. de 
Bi. 

Mizzonile, esp. de Wernérile. 

syn. de Skulterudile. 

Moffrasile, syn. de Bleinière. 


AL, 


Cu et 


Mohawkite, arséniure de Cu, Ni, 
Co. 

Mohsine, syn. de Leucopyrile ou de 
Lüllingile. 


Mohsile, var. d'Ilménite. 

Molarite, syn. de Meulière. 

Moldavite, Moldawite, var, de Pé- 
lrosilex. 

Mollile, syn. de Klaprothine. 

Molybdénite, 273 


ds 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Molybdénocre, Molybdine, acide | 
molybdique nalurel. | 

Molybdoferrite, m#olybdate impur 
de Fe. 

Molybdoménile, sélénite de Pb. 

Molybdophyllile, Barysilile hy- 
dratée. 

Molybdurane, #0lybdate dU. 

Molysile, sesquichlorure de fer, 

Monazite, phosphate de Ce, La, Th. 

Monazitoïde, var. de Monazile, 

Monétite, phosphate hydr. de Ca. | 

Monheimite, Smilhsonile ferrifère. 

Monimolite, antimoniale de Pb, Fe, 
Ca, Mg, Mn. 

Monite, syn. de Collophane. 

Monophane, syn. d'Epistilbile. 

Mouradite, silicale hydr.de Mg, Fe. 

Monrolite, alt. de Pyroxène. | 

Montanite, {ellurale hydralé de Bi. | 

Montcbrasite, /luophosphale d'AI 
et Li. 

Monticellite, var. calcaro-magné- 
sienne de Péridot. 

Montmartrile, syn. de Gypse. 

Montmorillonite, 224. 

Monzonile, var. compacle de Gros- 
sulaire. 

Mordénite, zéolite sodico-calcique. 

Morénosite, sulfate hydr. de Ni. 

Moresnélile, var. impure de Cala- | 
mine. 

Morinite, Auophosphate d'Al, Na. 

Morion, syn. de Quartz 
noir. 

Mornite, var, ferreuse de Labrador. 

Morocochite, syn. de Matildite. 

Moronolite, var. de Jarosile, 


enfumé 


Moroxile, var. d'Apalile. 
Morvénite, var. d'Harmotome, 
Mosandrite, silicolitanate hydr. 
Ce, La, Di, Ca, Na. 
Moscovile, v. Muscovile, 
Mossile, esp. quadralique de 
lumbile. 
Mossotile, var. d'Aragonile. 
Mottramile, vanadale lydr, de Pb, 


Cu. 


391 


Muckite, résine fossile. 
Muldane, var. d'Orthose. 
Müllérine, syn. de Krennérile. 
Mullérile, minéral du Guano. 


| a - * 0 
| Müllerite, esp. vois. de Nontronile. 


Mullicile, syn. de Vivianite. 
Mundic, syn. de Pyrite. 
Munkforssile, esp. vois. de Svan- 
bergile. 
Munkrudite, 
Fe, Ca. 
Murchisonite, 179, 
Muriacile, syn. d'Anhydrile. 
Muricalcite, syn. de Dolomie. 
Murindo, résine fossile, 
Muromontite, var. d’'Orthile. 
Mursinskite, minéral quadhratique 
en inclusions dans la Topasze. 
Muscovite, 190, 191. 
Müsénile, syn. de Siegénile. 
Musile, syn. de Parisile. 
Mussile, var, de Diopside. 
Myéline, var. d'Halloysile. 
Mysorine, Malachile impure. 


de 


phosphosulfate 


N 


Nacrite, 223; désigne aussi une var. 
de Muscovile. 

Nadorite, oxrychlorure de Pb avec 
Sb. 

Næsumile, alt. de Cordiérite. 

Nagyagite, 324. 


| Namaqualile, aluminale hydr. de 


Cu, Mg, Ca. 
Nantokite, cklorure de Cu. 
Napalitle, cire fossile. 
Naphtadil, var. d'Osocérile. 
Naphte, 330. 
Naphtéine, va’. de Hatchettine. 
Narsarsukite, luosilicale à Ti, Fe, 
Na. 
Nasonile, chlorosilicale de Pb, Ca. 
Nasturane, syn. de Pechunrane. 
Natrikalite, chlorure de K, Na. 
Natrite, syn. de Nation. 
Natroborocalcite, syn. d'Ulexile. 


Le 


Natrocalcite, syn, de Gay-Lussile; 
désigne aussi Calcile ou Arago- 
nile pseudom. de Célesline. 

Natrolite, 215. 

Natron, 254. 

Natronalun, syn. de Mendosite. 

Natronitre, syn. de Nihraline, 

Natrophilite, phosphate de Mn, Na, 
Fe, Li. 

Natrophile,phosphale hydr. de Na. 

Natrosidérite, syn. d’'Acrmile. 

Natroxonotlite, Xonotlile à Na. 

Naumannite, séléniure d'Ag. 

Nécronite, var. félide d'Orthose. 

Nectilite, syn. de Silex nectique. 

Nectique (Silex}), 175. 

Nefedieffile, var. magnésienne de 
Lithomarge. 

Neftdegil, Neftgil, syn. de Naplta- 
dil. 

Némalile, var. de Brucile. 

Néochrysolite, var. manganés. de 
Péridot. 

Néoctèse, syn. de Scorodile. 

Néocyanile, silicale anhydre de Cu. 

Néolite, var. de Sléatite. 

Néoplase, syn. de Botryogène. 

Néolésile, all. de Téphroite. 

Néolocite, Néotokite, alt. de Rho- 
donite. 

Néotype, syn. de Baricalcile. 

Népaulile, var. de Panabase. 

Néphatil, syn. de Naphtadil. 

Néphéline, 187. 

Néphrite, 207. 

Neptunite, silicolilanate de le, Mn, 
avec alcalis. 

Nertschinskile, var. d'Halloysile. 

Nesquehonite, carbonale hydr. de 
Mg. 

Neudorfite, résine fossile. 

Neukirchite, Newkirchite, var. fer- 
reuse d'Acerdèse. 

Neurolile, var, d'Agalmalolile. 

Newberyite, phosphale hydr. de 
My. 

Newboldile, Blende ferreuse. 

Newjanskite, osmiure d'iridium. 


92 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Newportile, var. d'Ottrélite. 

Newlonite, silicate vois. de Kaolin. 

Niccochromite, chromale de Ni. 

Niccolite, syn. de Nickéline. 

Nickel antimonial, syn. de Breil- 
hauptile. 

Nickel antimonié sulfuré, syn. 
d'Ullmannite. 

Nickel arséniaté, syn. d'Annaber- 
qile. 

Nickel arsenical, syn. de Nickéline. 

Nickel arsenical blanc, syn. de 
Chloanthite, 

Nickelgymnile, syn. de Genthite. 

Nickéline, 293. 

Nickelocre, 294 


14. 

Nicomélane, sesquioryde de Ni. 

Nicopyrite, syn. de Pentlandile. 

Nigrescite, var. de Chlorophæile. 

Nigrine, var. ferreuse de Rutile. 

Niobile, syn. de Columbile, 

Nipholite, syn. de Chodneffite. 

Nitrammite, nitrate d'ammoniaque. 

Nitraline, nilrale de soude. 

Nitre, 242, 

Nitrobarite, nitrale de Ba. 

Nitrocalcite, nitrate hydr. de Ca. 

Nitroglaubérite, sulfoazotale hydr. 
de Na. 

Nitromagnésile, azol. hydr, de 
Mg. 

Nivéile, var, de Copiapite. 

Nivénile, #ranale de Fe, Pb. 

Nobilite, var. de Nagyagite. 

Nocérine, Nocérile, oxy/luorure de 
Ca et Mg. 

Nôhlite, var, de Samarskite. 

Nolascile, var. arsenicale de Ga- 
lène. 

Nontronite, 219. 

Noralile, var. de Hornblende. 

Nordenskjældine, stannoborate de 
Ca. 

Nordenskjældile, var. de Trémo- 
lile. 

Nordmarkile, var. de Slaurotide. 

Normaline, syn. de Christianite 
(Harmotome). 


Northupite, chlorocarbonale de Nu, 
Mg. 

Noséane, 188$. 

Noséile, Nosélile, Nosiane, Nosile, 
syn. de Noséane. 

Notite, var. de Palagonile. 

Nouméite, 295. 

Nuissiérite, Nussiérite, 
Pyromorphite. 

Nultalite, var. de Wernérile, 


var, de 


(e) 


Obsidienne, |K0. 
Ochran, var, d'argile. 


Ochroïte, mél. de Cérérile et 
Quartz. 

Ochrolile, chloroantimoniale de 
plomb. 

Ocre jaune, 224, 259. 

Ocre rouge, 287. 

Octaédrite, 239. 

Octibbéhite, fer nickelé méléo- 


rique. 

Odinite, Odile, var. de Muscovile. 

Odontolite, 262, 

Œil de chat, 173. 

Oellachérile, var. de Muscovile. 

Oerstedile, Oerstedtite, var, tilani- 
fère de Zircon avec Ca, Mg, Fe. 

Oetite, 289. 

Offrétile, zéolile voisine de Chris- 
lianile. 

Ogcoïte, var, de Ripidolile. 

Oisanite, var. d'Épidote; s'emploie 
aussi comme syn. d'Analase. 

Okénite, zéolile calrifère ; appliqué 
aussi à une alt. de Wollastonite. 

Olafite, var. d'Albile. 

Oldhamite, sulfure de 
rilique. 

Oligiste. 286. 

Oligiste écailleux, 287. 

Oligoclase, 182. 

Oligonite, 240, 

Olivénite, 317. 


Cu, méléo- 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


393 


Ollite, syn. de Pierre olluire. 

Olyntholite, syn. de Grossulaire. 

Ombre (lerre d'), ocre mangané- 

sifère. 

Omphacite, Omphazite, 205. 

Oncophyllite, Oncosine, var. come 
pacle de Muscovite. 

Onégile, var. de Gæthite. 

Onkoïte, var. de Ripidolile. 

Onnerüdite, », Annerüdite. 

Onofrite, sulfoséléniwre de Hg. 

Ontariolite, var, de Scapolile. 

Onyx, 174. 

Onyx d'Algérie, 251, 

Oüsile, var. de Pinile. 

Opale, 175. 

Ophite, syn. de Serpentine. 

Opsimose, alt. de Rhodonile. 

Or, 323. 

Or argental, or allié d'Ag. 

Or palladié, syn. de Porpéiile. 

Orangite, 203. 

Oraviczite, var. d'Halloysile. 

Orichalcite, v. Aurichalcile. 

Origerfvite, syn. de Gillingile. 

Orileyite, arséniure de Fe et Cu. 

Orizite, zéolile calcifire. 


| Ornithite, alt. de Brushile. 


Oropion, var. de Kaolin. 

Orpiment, 211. 

Orthite, 203. 

Orthochloriles, Chloriles nellement 
crislallisées. 

Orthoclase, syn. d'Orthose. 

Orthoïde, var. d'Orthile. 

Orthose, 171. 

Oryzite, v. Orizile, 

Osbornile, oxysulfure méléoritique 
de Ti, Ca, voisin d'Oldhamile. 

Oserskite, var. d'Aragonite. 

Osmélile, var. aluminifère de Pec- 
tolile ou alt, de Wolluslonite. 

Osmiridium, syn. de Newjanstile. 

| Ostéocolle, calcaire lufacé. 

Ostéolite, var. de phosphorile. 

Ostranite, all. de Zircon. 

Ottrélite, 234 


Olivine, 211. 


» 2344 
Ouatite, syn. de Waud. 


Ouralile, Amphibole pseudom. de 
Pyroxrène. 

Ouralorthite, var. d'Orthile. 

Outremer, 188, 

Ouwarowite, 227, 

Owénite, syn. de Thuringile. 

Oxacalcite, syn. de Whewellite. 

Oxahvérite, Oxhavérile, var. d’Apo- 
pliyllile. 

Oxalite, syn. de Humboldline. 

Oxammile, oxalale d'ammoniaque. 

Ozarkile, var. de Thomsonite. 

Ozocérite, Ozokérite, 330, 


15 


Pachnolite, /luorure d'AT, Na, Ca; 
brès voisin de Thomsenolile. 

Pacite, var. sulfurée de Leucopyrite. 

Pagodite, 223, 235. 

Painterile, var. de Vermiculile. 

Pajsbergite, var. de Rhodonite. 

Palæonatrolite, syn. de Mésolype. 

Palagonite, 219, 

Paligorskile, var, de Trémolile 
allérée. 

Palladinite, oxyde de palladium. 

Palladium 


’ 


Panabase, 314. 

Pandermite, var. de Pricéile. 

Paposite, sulfate ferrique lydr. 

Parachlorites, CAloriles à formule 
d'orthosilicale. 


Paracolumbhite, var. d'Ilménile. 

Paradoxile, var, d'Orthose, 

Parañffine naturelle, 330. 

Paragonite, 192, 

Parailménile, syn. de Paracolum- 
bite, 

Paralaurionite, syn. de Rafaëlile. 

Paralogile, var. de Paranthine. 

Paraluminite, var. de Webslérile. 

Paramélaconile, oxyde noir qua- 
dratique de Cu. 

Parankérile, var. d'Ankérile. 

Paranthine, 229. 

Parasite, all. de Boracile. 


LEXIQUE DES NOMS D’ESPÈCES ET DE VARIÉ 


| Pargasite, 208. 
| Parisile, fluocarbonate de Ce, La, 


Paraslilbite, var, d'Epistilbile. 
Parathorite, var. de Thorile, 

Di, Ca. 
Paroligoclase, silicate douteux d'Al, 
Fe, Ca, Mg, Na, K, avec CO?, 

Parophite, var, de Pagodite. 
Partschine, esp. voisine de Grenat. 
Partzile, antimoniale hydr. de Cu, 
Ag, Pb, Fe. 
Passauite, var. de Scapolite. 
Passyile, var, impure de silice. 
Pastréite, var, de Raimondite. 
Paléraïte, molybdale impur de Co. 
Patrinite, 410. 
Paltersonitle, var. de Ripidolite. 
Paulite, syn. d'Hypersthène. 
Pazite, v. Pacile. 
Pealile, var, de Geysérile. 
Pearcéite, sulfoarséniure d'Ag. 
Pechblende, v. Pechurane. 
Pechurane, wranale d'oxydule d'U. 
Peckhamite, silicale météorilique 
de Fe, Mg. 
Pectolite, zéolile sodico-calcique. 
Péganite, var. de Wawellite. 
Pegmatolite, 179. 
Pélagite, nodules ferro-mangané- 
siens du fond du Pacifique. 
Pélagosile, 2acrustalion calcaire 
d'origine marine. 
Pelhamine, alt. d'Asbesle. 
Pelhamile, var, de Jefferisile. 
Pélicanile, væ’. de Cimolite. 
Peliom, 193. 
Péloconite, var. de Lampadile. 
Pélosidérite, var, de Sphérosidé- 
rile. 
Pencalile, syn. de Predazzile. 
Penfieldite, orychlorure de Pb. 
Pennine, Penninile, 232, 
Pennite, mél. de Dolomie el Hydro- 
magnésile. 
Pentaclasile, syn. de Pyroxène. 
Pentlandite, sulfure de Fe, Ni. 
Penwithile, silicale hydr. de Mn. 
Péplolite, all. de Cordiérile. 


LEXIQUE DES NOMS D'ES 


Péponite, var. de Trémolile. 

Pereylite, oxychlosure de Pb, Cu. 

Périclase, oryde de Mg. 

Péricline, Périkline, 181, 182, 

Péridot, 211. 

Péristérile, var. d'Albile. 

Perlite, var, de feldspath. 

Perofskite, v. Perowskile, 

Perowskine, syn. de Triphyline. 

Perowskile, /ilanale de Ca. 

Persbergile, alt. de Néphéline. 

Pérthite, Orlhose Microcline 
el Alhite. 

Pésillile, var. de Braunite; «ll, de 
Rhodonite. 

Pétalite, 158, 

Pétrole, 330. 

Pétrosilex, 150, 

Peltkoïte, var, de Volluïle. 

Pétunzé, var. d'Orlhose. 

Petzite, ellurure d'Ag et Au. 

Pfaffite, var, de Jamesonile; em- 
ployé aussi comme syn.de Blei- 


avec 


nière. S 
Phacelite, Phacellite, syn. de Ka- 
liophilite: Phacélile désigne aussi 
une var. de Néphéline. 
Phacolite, var, de Chabasie. 
Phæactinite, alt. d'Amphibole. 
Phæstine, all. de Bronzile. 
Pharmacochalcite, syn. d'Olivénite. | 
Pharmacolite, 263. 
Pharmacopyrile, 
gile. 
Pharmacosidérite, 291. 
Phénacite, Phénakite, 201. 
Phengite, var, de Mauscovile. 
Philadelphite, var. de Vermiculile, 
Philipstadile, var. d'Amphibole. 
Phillipite, sulfate hydr. de Fe, Cu. 
Phillipsite (Zéolile), 214. 
Phillipsite (Erubescile), 313. 
Phlogopite., 140, 191. 
Phæœnicile, Phœnicochroïte, 
de plomb chromaté. 
Pholérite, 223, 
Pholidolite, silicale hydr. de K, Al, 
Fe, Mg. 


de Lüllin- 


sit. 


var, 


PÈCES ET DE VARIÉTÉS, 395 

Phonite, var, d'Éléolite. 

Phosgénite, 309. 

Phosphammile, Phosphammonite, 
phosphate hydr. d'Amn. 

Phosphocérite, phosphate de Ce, 
Di. 

Phosphochromite, var, de Vauque- 
linite. 

Phosphorgummile, var, de Gum- 
mile à Ph. 

Phosphorite, 261, 

Phosphorochalcite, 317. 

Phosphoruranylile, phosphate hy- 
dr. d'U, Pb. 

Phosphosidérite, phosphale hydr, 
de Fe. 

Phosphyttrite, syn. de Xénolime. 

Pholicile, Photizite, var. de Rho- 
donile. 

Photolile, syn. de Pectolile. 

Phtanite, Phthanite, 174. 

Phyllite, var. de Chloritoïde. 

Phylloréline, cire fossile. 

Physalite, syn. de Topuze. 

Phylocollite, var. gélatineuse dé 
Lignite. 

Piauzite, résine fossile. 

Picite, phosphale hydr, de Fe. 

Pickeringile, alun de magnésie. 

Picotite, 241, 

Picranalcime, var. d'Analcime. 

Picrite, syn. de Dolomie. 

Picroallumogène, var. de Picke- 
rinqgile. 

Picroépidote ÿ 
d'Epidote. 

Picrofluile, var, de Serpentine. 

Pricolite, var. de Serpenline. 

Picroméride, Picromérite, sulfate 
hydr. de Mg et K. 

Picropharmacolite, 
à Mg. 

Picrophylle, var. de Tale; alt. de 
Pyroxène, 

Picrosmine, esp. voisine de Tale. 

Picrotanite, Picrotilanile, var, mut- 
gnésienne d'Ilménile. 

| Picrotéphroïte, Téphroile à Mg. 


var. magnésienne 


Pharmacolile 


396 


Picrothomsonite, var. de Thomso- 
nile. 

Pictite, var. de Sphène. 

Piddingtonile, var. méléorilique 
d'Anthophyllite. 

Piémontite, 231. 

Pierre d’aimant, 985, 

Pierre de Bologne, var, de Bary- 
line. 

Pierre de Croix, 221, 

Pierre de Lune, 179. 

Pierre de savon, syn. de Saponite. 

Pierre de Soleil, 179, 183. 

Pierre de touche, 174. 

Pierre de tripes, var. de Barytine. 

Pierre des Amazones, 179, 150. 

Pierre ollaire, 235, 

Pigotile, hwmate hydr. d'Al. 

Piblile, var. de Muscovite. 

Pilarite, var. de Chrysocolle. 

Pilinite, silicate hydr, d'AT, Ca, Di. 

Pilite, Hornblende pseudom. d'Oli- 
vine. 


Pilolile, var. de Liège de mon- 
tagne. 

Pilsénitle, syn. de Wehrlite. 

Pimélite, 29%; s'emploie aussi] 


comme Syn. d'Alipite. 
Pinaciolite, borale de Mg, Mn. 
Pinguite, var. de Nontronite. 
Pinite, 193, 
Pinitoïde, silicate hyd». d'AL, Fe, 
alcalis. 
Pinnoïte, borale kydr. de Mg. 
Pinolite, var. de Dolomte. 
Pioline, var. de Saponite. 
Pirssonite, carbonate hydr. rhom- 
bique de Ca, Na. 
Pisanite, sulfate de Fe cuprifère. 
Pissasphalte, syn. de Mallhe. 
Pissophane, sulfale hydr. de Fe 
avec Al. 
Pistacite, Pistazite, 231, 
Pistomésite, 253, 
Pitkärandite, var, de Pyrallolite, 
Pitlicile, syn. de Sidéréline. 
Pitlinite, var, de Pechurane ou de 
Gumonile. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPECES ET DE 


VARIÉTÉS. 


Pittizile, v. Pitticile. 

Placodine, sous-arséniure de Ni. 

Plagiocitrile, sulfate hydr. d'Al, 
le, Ni, Ca, alcalis. 

Plagioclase, 177, 180, 184, 

Plagionite, antimoniosulfure 
P6. 

Plancrite, var, impure de Wavel- 
lite. 

Planoferrite, sulfale ferrique hy- 
dralé. 

Plasma, 173. 

Platine, 325. 

Platiniridium, platine allié d'iri- 
dium. 

Plattnérile, bioryde de Pb. 

Plenargyrite, sulfure d'Ag, Bi. 

Pléonaste, 241. 

Pléoncctite, arsénioantimoniale de 
Ph avec CI. 

Plessite, var. ferrifère de Diso- 
mose; désigne aussi un fer nickelé 
méléorique. 

Pleurasite, arséniale de Mn, Fe. 

Pleuroclase, syn. de Wagnérile. 

Pliniane, var. de Mispickel. 

Plinthite, var. de Sinopile. 

Plomb antimonié sulfuré, syn. de 
Boulangérile. 

Plomb arséniaté, syn.de Mimétèse. 

Plomb blanc, 304. 

Plomb brun, 306. 

Plomb carbonate, 304. 

Plomb carbonaté noir, 

Plomb chromateé, 308. 

Plomb corné, 309. 

Plomb jaune, 308. 

Plomb molybdaté, syn. de Wulfé- 
nile. 

Plomb oxychloro-ioduré, syn. de 
Schwartzembergile. 

Plomb phosphaté, syn. de Pyro: 
morplite. 

Plomb rouge, 308. 

Plomb sulfaté, syn. d'Anglésile. 

Plomb sulfato-tricarbonalé, syn: 
de Leadhillite. 

Plomb sulfuré, syn. de Galène. 


de 


305. 


Plomb sulfuré antimonifère, syn. 
de Jamesonile. 

Plomb vanadalé, syn. de Vanadi- 
nile. 

Plomb vert, 306, 

Plomb vert arsenical, syn, de Mi- 
mélèse, 

Plombagine, 328, 

Plombgomme, 300. 

Plombiérile, esp. de Wawellite hy- 
dralée. 

Plumballophane, Allophane plom- 
bifère. 

Plumbéine, var. de Galène. 

Plumbiodile, syn. de Schwartzem- 
bergile. 

Plumboaragonile, carbonate de Ca 
avec Pb. 


| 


Plumbobinnile, syn. de Dufré- 
noysile. 
Plumbocalcite, carbonate de Ca 


avec Pb. 

Plumbocuprite, mel, de Galène et 
Chalcosine. 

Plumboferrite,spinelle de Fe,Mn, Pb. 

Plumbhogummite, syx. de Plomb- 
gomme. 

Plumbomanganile, sulfure de Mn, 
Pb. 

Plumbonacrite, syr. d'IHydrocéru- 
sile. 

Plumborésinile, 
gonune. 

Plumbostannile, antimoniosulfure 
de Pb, Sn, Fe. 

Plumbhostib, Plumbostibnile, var, 
de Boulangérile. 

Plumosile, var. de Jamesonite. 

Plynthite, v. Plinthilte. 

Poikilite, Poikilopyrite, syn.d'Eru- 
bescile, 

Polianite, 

Pollucite, v. Pollux. 

Pollux, silicate d'Al, Ca, Li. 

Polyadelphite, var. de Mélanite, 

Polyargite, ail. d'Anorthile. 

Polyargyrile, anlimoniosulfure 


syn. de 


EX 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉT 


Plomb- | 


ES, 397 
Polyarsénite, syn. de Sarkinite. 
Polybasite, 321. 

Polychroïlite, Polychroïte, alt. de 
Cordiérite. 

Polychrome, 
phite. 

Polycrase, tilanoniobale ŒU, 
Fe, Ce, Er. 

Polydymile, syn. de Beyrichile. 

Polyhalite, 259, 

Polyhydrite, silicale très hydr, de 
Fe, 

Polylile, var. de Pyroxènre. 

Polylithionite, var. de Zinnwal- 
dile. 

Polymignile, lilanozirconale d'Y, 
Ca, Fe, Mn. Ce. 

Polysphérile, var, de Pyromor - 
plite. 

Polylélite, var, argenlifère de Pa- 
nabase; employé comme syn. de 
l'reibergite. 

Polyxène, syn. de Platine natif. 


syn., de Pyromor- 


Y, 


| Ponce, 180. 


Poonahlite, var, de Scolésile. 

Porcellanile, syn. de Passauile; 
désigne aussi une argile dure 
Jjaspoide. 

Porcellophite, var, de Serpentine. 

Porpézile, or allié de palladium. 

Porricine, var, de Pyromène. 

Porlile, alt. de Cordiérile. 

Posepnyle, résine fossile. 

Powellite, molybdotungstate de Ca. 

Prase, Quartz verl-poireau avec 
Aclinote. 

Praséolite, all. de Cordiérite. 

Prasilite, var, de Chlorophæite, 

Prasine, syn. d'Ehlile, 

Prasochrome, var. de Calcaire à 
Cr. 

Prazin-chalcite, v, Prasine. 

Predazzile, mél. de calcaire et Bru- 
cile. 

Pregraltite, va». de Paragonite. 

Prehnite, 217. 

Prehnitoïde, var. de Dipyre. 


d'Ag. 


Pricéite, 243, 


398 


Prilépite, var. d’Allophane. 
Prismatine, silicale d'Al, Mg. 
Prixile, arséniale hydr. de Pb? 
Prochlorile, syn. de Ripidolile. 
Proidonite, fluorure de silicium. 
Proléctite, var. de Chondrodite. 
Prosopite, fluorure hydr.de Ca, AL. 
Protéite, Prothéile, var, de Sulile. 
Protobastite, 209. 
Protochlorites, groupe des Chlori- 
tes Les moins riches en silice. 
Protolithionite, mica à Li et le. 
Protonontronite, silicale hyur. 
d'Al, Fe, Mn, Mg. 


Protovermiculite, var. de Chlorile. | 


Proustite, 322, 

Prunnérite, v. Brunnérile. 

Przibramitle, var. de Goelhile; dé- 
signe aussi la Blende cadmifère. 

Psathurose, Psaturose, 321. 

Psathyrile, syn. de Xyloréline. 

Pseudoalbile, syn. d'Andésine. 


Pseudoandalousite, var. de Dis- | 
thène. 

Pseudoapatite, pseudom. de Pyro- 
morplile, 


Pseudoberzeliite, arséniale de Ca, 
Mg, Mn. 

Pseudobiotite, all. de Biolile, 

Pseudoboléite, ver. de Boléite. 

Pseudobrookile, titanale ferrique, 
2Fe203.3T1i0?, 

Pseudocampylite, var. de Pyromor- 
plile, 

Pseudochrysolite , 
dienne. 


syn 


Pseudocotunnile, chlorure de Pb | 


avec alcalis. 
Pseudodiallage, var. de Diallage. 
Pseudogaylussite, alt. de Gay-Lus- 
sile. 
Pseudoleucite, alt. de Leucile. 
Pseudolibéthénite,phosphale hydr. 
de Cu. 
Pseudolite, var. de Tale, pseudom. 
de Spinelle. 
Pseudomalachite, 
nile. 


syn. de Lurn- 


d'Obsi - | 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


| Pseudomésolite, var. de Mésolite. 
| Pseudonatrolite, zéolile calcifère. 
Pseudonéphéline, var, de Néphé- 
line. 
| Pseudonéphrite, var. de Pagodite. 
| Pseudonocérine, [luorure mal dé- 
fini, vois. de Nocérine. 
| Pseudophite, var. de Loganile. 
Pseudopyrophyllite, silicate hydr, 
d'Al, Mg. 
Pseudoscapolite, Pyroxène pseu- 


dom. de Wernérile. 


Pseudosommite, var. de Néphé- 
line. 
Pseudostéatite, var, impure d'Hal- 


|  Loysite. 

Pseudotridymite, Tridymile à den- 
silé de Quartz. 

| Pseudotriplile, alt. de Triphyline. 

Psilomélane, 271. 

Psimythite, syn. de Leadhillite. 

Psittacinile, vanadatle hydr. de Pb, 
Cu. 

Ptérolite, mél. de mica noir avec 
divers minéraux. 

Ptilolite, silicate 
Na, Ca. 

Puchérite, vanadate de Bi, 

| Puférite, var, de Stilbite, 

Pumite, syn. de 

Puschkinite, var. d'Epidote. 

Pycnite, 200. 

Pycnotrope, silicale hydr. d'Al, 
Mg, K, vois. de Serpentine. 

Pyrallolite, all. de Pyroxène. 

Pyrantimonile, syn. de Kermésite. 

Pyraphrolite, #nél. de feldspath et 
d'opale. 

Pyrargillite, alé. de Cordiérite. 

Pyrargyrite, 322. 

Pyrauxile, syn. de Pyrophyllite. 

Pyrénéite, Grossulaire noir. 

Pyrgome, 206, 

Pyrichrolite, sy. de Pyrostilpnite. 

| Pyrite, Pyrite de fer, 281. 

| Pyrite blanche, 283, 

Pyrite de cuivre, 311. 
| Pyrite 


hydr, d'A, K, 


Ponce. 


jaune, 282, 


Pyrite magnétique, 280, 

Pyrile marliale, syn. de 
jaune. 

Pyrile rhombique, syn. de Marca- 
sile. 

Pyrilolamprite,v@r, èmpure d'arsé- 
niure d'Ag. 

Pyroaurite, kydrate de Fe, Mg. 

Pyrochlore, 264, 

Pyrochroîte, hydrate d'oxydule de 
Mn. 

Pyrochrotite, syn. de Pyrostilpnite. 

Pyroclasite, mél. de Monétite et de 
Monite. 

Pyroconite, var. de Pachnolile, 

Pyroguanile, var. de Guano. 

Pyroïdésine, var. de Serpentine. 

Pyrolusite, 275 

Pyromélane, var, d'Ilménile ou de | 
Sphène. | 

Pyroméline, syn. de Morénosile, 

Pyromorphite, 305. 

Pyrope, 226, 

Pyrophane, var. d'Hydrophane. 

Pyrophanite, MnTiO3, 

Pyrophosphorite, phosphate de Mg, 
Ca, Cu. 

Pyrophyllite, 223, 

Pyrophysalite, var. de Topaze. 

Pyropissile, résine fossile, 

Pyroréline, résine fossile. 

Pyrorthile, var, d'Orthite. 

Pyroschéererile, huile minérale. 

Pyrosclérile, var. de Clinochlore. 

Pyrosidérite, v. Pyrrhosidérile. 

Pyrosmalile, chlorosilicale de Fe, 
Mn, ele. 

Pyrostibite, Pyrostibnite, syn. de 
Kermésile. 

Pyrostilpnite, var. de Pyrargyrite. 

Pyrolechnite, syn. de Thénardite. 

Pyroxène, 204, 209, 210. 

Pyrrhite, var. de Pyrochlore. 

Pyrrhoarsénile, var. de Berzéliile. 

Pyrrholite, var. de Polyargite. 

Pyrrhosidérite, syn. de Goelhile. 

Pyrrhotine, 250. 


Pyrile 


| 


J. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS, 


Q 


Quartz, 169. 

Quartzine, 174. 

Quenstedtite, sulfate hydr. de Fe. 

Quetenite, sulfate hydr. de Mg, Fe. 

Quincite, Quincyte, 235. 

Quirogite, Quiroguile, anlimonio- 
sulfure de Pb. 


R 


Rabdionite, var. d'Asbolane. 

Rabdophane, VU. Rhiabdophane. 

Radauite, var. de Labrador. 

Radiolile, var, de Mésotype. 

Rafaëlite, oxyehlorure de Pb. 

Rahtite, var. ferreuse el cuprifère 
de Blenrle. 

Raimondile, sulfale hydr. fer- 
rique. 

Ralstonite, fluorure hydr. d'Al, 
Na, Mg, Ca. 

Ramirite, syn. de Cuprodescloizite. 

Rammelshbergite, syn. de Chloan- 
thile. 

Ramosite, silicale de Fe, Al, Ca, 
Mg. 

Ranciérite, syn. de Haussmannite. 

Randanite, Randannite, var. d'O- 
pale. 

Randile, carbonale hydr.de Ca, U. 

Ranite, var. d'Hydronéphéline. 

Ransätile, grenal manganésifère 
mmpur, 

Raphanosmite, syn. de Zorgile. 

Raphilite, var, de Trémolile, 

Raphisidérite, var. de peroryde 
de fer. 

Raphite, syn. d'Uleæile. 

Rapidolite, syn. de Wernérile. 

Raspile, var, de Slolzile. 

Rastolyte, syn. de Voigtite. 


1, Chercher à R co qui no so trou- 
vera pas avec Rh. 


#00 


Rathile, sulfoarséniure de Pb avec | 
Sb. 

Ratholite, var, de Pectolite. 

Ratofkile, Fluorine impure. 

Rauite, v. Ranile. 

Raumite, var. de Praséolile. 

Razoumoffskine, var. de Smectile. 

Réalgar, 271. 

Réctorile, silicate hydr. d'AL 

Reddingite, phosphate hydr. de Mn. 

Redinglonite, sulfale hydr. de Cr, 
Al, Fe, elec. 

Redondite, phosphate hydr. d'Al, 
Fe. 

Redruthile, syn. de Chalcosine. 

Refdanskite, var. de Serpentine à 
Ni, 

Réfikile, résine fossile. 

Regnolile, arséniosulfure de Cu, 
Zn, Fe, vois. de Sandbergerite. 

Reichardite, var. d'Epsomite. 

Reichite, var. de Calcile. 

Reinile, {ungslate de fer. 

Reissachérite, var. de Wau. 

Reissite, syn. d'Epislilbite ; employé 
aussi pour Reussile. 

Reminglonile, carbonate hydr. de 
Co. 

Remonilite, syn. d'Alacamite. 

Rensselaerite, Tale pseudom. d'En- 
slatile. 

Résanite, silicale hydr. de Cu et 
Fe. 

Résines, 330. 

Résinite, 175. 

Restormélite, var, de Smectile ou 
d'Agalmatolite. 

Rétinalite, var. de Serpentine. 

Rélinasphalte, résine fossile. 

Rétinellite, kydrocarbure contenu 
dans Rétinasphallte. 

Rétinite, 1$0; employé aussi pour 
Rétinasphalle el pour Copalite. 

Retzbanyile, Rezbanyile, var. de 
Cosalile. 

Retziane, arséniale hydr. de Mn, 
Ca. 

Retzile, syn. d'Edelforsile, 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Reussine, #nél. de sulfale de Na el 
de sulfate de Mg. 
teussinile, résine fossile. 
Rhabdite, phosphure de Fe méléo- 
rilique. 
Rhabdophane, phosphate hydr. de 
Ce, Di, Er, etc. 
Rhagite, arséniale hydr. de Bi. 
Rhælizile, var. de Disthène. 
Rhodalite, var. de Bol. 
Rhodalose, syn. de Biebérile, 
Rhodite, 07 allié de rhodium. 
Rhodizite, borale d'Al et d'alcalis. 
Rhodoarséniane, 
de Mn, Ca, Mg. 
Rhodochrome, var. de 
rile. 
Rhodochrosite, 27 
Rhodoïse, mél. d'Erythrine avec 
acide arsénieux. 


arséniale 


hydr, 
Kümmeré- 


KRhodolile, var. rose de Grenat. 

Rhodonite, 279. 

Rhodophylilile, syn. de Kümmeré- 
rile. 

Rhodophosphite, chlorophosphale 
de Ca, Mn. Fe avec SON, 

Rhodotilite, sy, d'Inésile, 

Rhodusite, var, de Glaucophane. 

Rhombarsénile, syn. de Claudétile. 

Rhyacolite, mél. d'Orlhose el Né- 
phéline. 

Richellile, fluophosphale hydr. 
d'Al, Fe, Ca. 

Richmondite, var. d'Hydrargillite. 

Richtérite, var. d’Aclinote. 

Ridolfile, var, de Dolomie. 

Riebeckite, esp. bleue d Amphibole. 

Riemannite, syn. d'Allophane. 

Rinkite, silicolilanale de Ca avec 
Ce, La, Di et Na, FL. 

Riolite,Rionile,sul/oséléniure d'Hgq. 

Kionite, var. de Tennantile à bi, 

Ripidolite, 332. 

Riponile, var, de Mizzonite (Di- 
pyre). 

Risséile, var. d'Aurichalcile. 

Rittingérite, esp. ident. avec Xan- 
(hoconite. 


LEXIQUE DES NOMS D 


Rivotile, antimontiocarbonate de Ca. 

Rochlandile, Rocklandite, var, de 
Serpentine. 

Rochlédérite, résine fossile. 

Roeblingite, silicate hydr. 
Ca, avec sulfile. 

Roemérile, sulfate hydr. de Fe, 

Roeppérile, var. de Péridot à Zn: 


de Pb, 


employé comme syn. de Rhodo- 
chrosite calcifère. 

Rocsslérile, arséniate hydr. de Mg. 

Roëellisile, Roellizile, var. amorphe 
de Connarile. 

Rogersile, all. 
d'Euxénile. 

Romanzowite, - 

Roméine, Roméile, antimonile de 
Ca. 

Roscoélite, var. de Lépidolite avec 
Va. 

Roséile, alt. de Mica. 

Rosélile, arséniate hydr. de Ca, 
Mg, Co. 

Rosellane, syn. de Rosile. 

Rosenbuschite, silicale de Ca, Na, 
Zn, Ti, La, de la famille du 
Pyroxène. 

Rosile, var, de Pinile; s'emploie 
aussi comme syn. de Chalcosti- 
bite. 

Rosstrévorite, var. d'Epidole. 

Rostérile, var, de BéryL. 

Rosthornite, résine fossile. 

Rothoffite, var. de Grenat. 

tôtlizite, v. Hoetlisile. 

Roubschite, syn. de Giobertile. 

Roumanie, résine fossile. 

towlandite, silicate d'yltria. 

tubasse, Quarlz coloré artificiel- 
lement. 

Rubellane, all. de Biolile. 

Rubellite, 197. 

Rubérite, sy. de Cuprite. 

Rubicelle, 241, 

Rubis-balais, 241. 

Rubis oriental 

Rubis spinelle, 241. 

Rubislite, var, de Cluorile, 


de 


Samarskile el 


) 


PRÉCIS DE MINÉRALCOGIE. 


SPÈCES 


! DE VAR 


Rubrite, sulfate hydr. de Fe, Al, 
Mg, Ca. 

Rumplite, silicale hydr. d'Al, Mg. 

Ruténite, syn. de Jaïpurite. 

Rutherfordite, var. de Fergusonile. 

Rutile, 237. 

Ryacolile, v. Ryacolite, 


5 


Saccharile, mél. de feldspath et de 

divers minéraux. 
Safflorile, Smalline ferrifère. 

| Sagénile, var, de Rutile. 

Sahlite, v, Salile. 

Saldanile, syn. d'Alunogène, 

Salite, 205. 

Salmare, sy». de Sel gemme. 

Salmiac, 265, 

Salmite, CAloritoïide à Mn. 

Salpètre, 242, 

Salvadorite, sulfale hydr, de Cu, 
Fe. 

Samarskite, niobolantalale de U, 
Y, Fe, 

Samoïle, var. d'Allophane ; employé 
aussi pour une var, douleuse de 
Labrador. 

Sandaraca, syn. de Réalgar. 

Sandbergérile, var. de Tennantile. 

Sanguine, 257. 

Sanguinite, sulfoarséniure d'Ag. 

Sanidine, 179, 

Santilite, syn. de Fiorile. 

Saphir oriental, 239, 

Saphir d’eau, syn. de Cordiérile. 

Saphirine, Sapphirine, silicale très 
alumineux avec Mg. 

Sapiolile, var. fibreuse de Magné- 
sile 

Saponite, silicale hydr. de Mq avec 
un peu WA; s'emploie aussi pour 


désigner une var. d'argile. 
Sappare, syn. de Disthène. 
Sarawakite,var,d'Antimoine orydé: 
Sarcite, var. douteuse de Leucile. 
| Sarcolite, esp, voisine d'Idocrase ou 


2b 


402 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


de Scapolite; employé aussi comme 
syn. de Gmelinite. 

Sarcopside, var, de Triplite. 

Sardiniane, syn. d'Anglésite. 

Sardoine, 173. 

Sarkinite, arséniate hydr. de Mn. 

Sartorite, arséniosulfure de Pb. 

sbachite, Saspachite, var. de 
Stilbite. 

Sassoline, acide borique hydraté. | 

Sätersbergite, syn. de Lüllingile. 

Saualpite, syn. de Zoïsile. 

Sauconile, var. de Calamine. 

Saussurite, 183. 

Savite. syn. le Mésotype. 

Savoclinskite, syn. de Hessile. 

Savon blanc, syn. d’'Oropion. 

Savou de montagne,van.de Kaolin. 

Savon des verriers, 216. 

Savon (Pierre de), syn. de Sapo- 
nile. 

Saynite, var. de Grünauile. 

Scacchite, chlorure de Mn; employé 
aussi comme syn.de Monticellile, 
el pour désigner un chlorure de 
Pb du Vésuve. 

Scapolite, 229. 

Scarbroïte, var. d'Allophane. 

Schabasite, Schabazite, ». Cha- 
basie. 

Schaffnérite, syn. de Ramirile. | 

Schapbachite, mél. de Galène, Bis- 
mulhine el Argyrose. 

Schätzellite, syn. de Sylvine. 

Schaumkalk, 246. 

Scheelin calcaire, 26%, 

Scheelin ferruginé, 275. 

Scheelite, 263. 

Scheeliline, fungstale de Pb. 

Scheerérite, cire fossile. 

Schefférite, Pyroxène à Mn. 

Schillerspath, 236. 

Schirmérite, sulfure de Bi, Ag, 
Pb; employé aussi pour un mé- 
lange de Te, Au, Ag, Fe. 

Schizolite, Pectolile à Mn. 

Schlanite, résine fossile. 


Schnecbergite, antimonile oclar- 


drique de Ca; ou var. de Topa- 
solite sans Al. 
Schneiderile, var, de Laumontile, 
Schoarite, Schoharite, var. silici 
fère de Barytine. 
Schôünile, syn. de Picromérile. 
Schorl, Schôrl, 196, 197. 
Schorl rouge, syn. de Rulile. 
Schorl vert, syn. d'Épidole. 
Schorlite, syn. de Pycenîte. 
Schorlomite, Mélanite à Ti. 
Schraufile, résine fossile. 
Schreibe site, phosphure de fer 
nickelé des météoriles. 


Schrückeringile, Schrôckingériles 
oxyc@bonale hydr. d'urane. 

Schrôlterite, var. d'Allophane. 

Schuchardite, Cuysoprase Lerreux. 

Schutzenite, oxyde hydr. de Cu, 
Co. 

Schullzite, syn. de Géocronile. 

Schungile, var. amorphe de car 
bone. 

Schützile, syn. de Célestine. 

Schwartzembergite, oxychloroio= 
dure de Pb, 

Schwatzite, 315, 

Schiveizérile, var. de Serpenline. 

Schwerspath, 255. 

Sclérétinite, résine fossile. 

Scléroclase, syn. de Sartorile: eme 
ployé aussi comme syn. de Du 
frénoysite. 

Scolécile, Scolésite, Scolézile, co 
lile culcifère. 

Scolexérose, var, de Wernérile. 

Scolopsite, syn. d'Iltnérile. 

Scorilite, var. de Labrador. 

Scorodite, 290. 

Scorza, var, arénacée d'Épidote. 

Scoliolite, var. de Thuringite. 

Scoulérite, var. de Thomsonile. 

Scovillite, syn. de Rhabdophane. 

Sebesile, syn. de Trémolite. 

Secbachite, var. de Phacolile. 

Seelandile, var. de Pickeringile. 

Sel ammoniac, 265, 

Sel d'Epsom, syn. d'Epsomite. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Sel de Glauber, syn.de Mirabilile, | 

Sel gemme, 264. 

Séladonite, v, Céladonile. 

Selbite, argent carbonalé. 

Sélencuprite, syn. de Berzélianile, 

Sélénite, 255. 

Sélèénium, 270. 

Sélénolile, SeO0? naturel. 

Seligmannite, Bournonite à As. 

Sellaïte, {uorure de Mg. 

Selwynile, var. de Wolchonskoîle. 

Séméline, var, de Sphène. 

Semiopale, 175. 

Semseyile, var, de Plagionite. 

Senaïle, lilanale de Fe, Pb. 

Sénarmontite, 272, 

Sépiolite, syn. de Magnésile. 

Serbiane, syn. de Miloschine. 

Séricite, 192. 

Séricolite, vu, de Calcaire. 

Serpentine, 234 à 236. 

Serpentine d’Aker, var. de Clino- 
chlore, 

Serpiérile, sulfate hydr.de Cu, Zn, 

Settlingite, cère ow résine fossile, 

d'Halloysite. 

) 


À « 


Sévérile, var. 
Seybertite, 
Shalkite, syn. de Piddingtonile. 

Shepardite, var. de Schreibersile; 
syn. de 


employé aussi comme 
Chladnite. 
Sibérite, 197. 
Sicilianite, syn. de Célestine. 
Siderazote, azolure de Fe. 
Sidérétine, arséniale hydr. de Fe. 
Sidérite, syn. de Sidérose; désigne 
aussi une var. bleue de Quartz; 
a élé employé pour Pharmacosi- 
dérile. 
Sidéroborine, syn. de Lagonile. 
Sidérocalcile, Dolomie ferrifère. 
Sidérochalcite, syn. d'Aphanèse. 
Sidérochrome, 2 
Sidéroclepte, alt. de Péridot. 
Sidéroconite, var. de Calcaire. 
Sidérodot, var, calcifère de Sidé- 


“1 
14 


rose. 
Sidéroferrite, var. de fer natif. 


403 


Sidéromélane, verre feldspathique. 

Sidéronatrite, sulfale de Fe, Na. 

Sidérophyllite, Biolile ferreuse. 

Sidéroplésile, var. magnésienne de 
Sidérose. 

Sidéroschisolite, var. de Cronsted- 
tile. 

Sidérose, 259, 

Sidérosilicile, syn. de Palagonite. 

Sidérolantale, syn. de Tantalile. 

Sidérotyl, sulfale hydraté de Fe. 

Sidéroxène, syn. d'Hessenbergite. 

Siegburgile, résine fossile. 

Siegénile, syn. de Linnéile. 

Sigtérile, Siglésite, mél. d'Albile et 
Eléolile, 

Silaonile, mél. de Guanajuatite et 
de bismulh. 

Silbôlite, var. d'Aclinote. 

Silex, 174. 

Silex pyromaque, 174. 

Silfbergite, esp. voisine d'Antho- 
phyllile. 

Siliciophite, Serpenline imprégnée 
d'opule. 

Silicite, var. de Labrador. 

Silicoborocalcile, syn. d'Horwlile. 

Sillimanite, 220. 

Silvanite, v. Sylvanile. 

Silvestrite, syn. de Siderazote. 

Simélite, résine fossile. 

Simlaïte, syn. de Pholérite. 

imonyite, syn. de Blœdite. 

Sinkanite, mél. de Galène, Anglé- 
sile et soufre. 

Sinopite, 221. 

Sinople, var. hémaloïde de Quartz. 

Sipylite, esp. vois. de Ferqusonite: 

Sismondine, 234. 

skile, v. Sysserskile. 

Sjogrufvite, var. d’Arséniopléile. 

Skogbôlite, var. de Tantalite. 

Skutlerudite, {riarséniure de Co: 

Sloanite, var, de Thomsonite. 

Smaltine, 291. 

Smaragdite, 209. 

Smaragdochalcite, syn. d'Alaca- 
mile. 


Sisser 


104 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈC 


Smectite, 224. employé aussi pour 
une var. d'Halloysite. 

Smegmalite, Savon minéral de| 
Plombières. 

Smélite, var. de Kaolin, 

Smithsonite, 295. 

Snarumite, var. d'Anthophyllite? 

Soda, syn. de Natron. 

Sodaïte, var. d'Ekebergite. 

Sodalite, 188, 

Sodalun, syn. de Mendozile. 

Soimonite, var. de Corindon. 

Solfatarite, syn., de Mendozile et 
d’Alunogène. 

Sombrérite, var, de Guano. 

Somervillite de Broôke, var. 
d'Humboldtilite. 

Sommaite, var. de Leucile. 

Sommarugaïle, Gersdorffile auri- 
fère. 

Sommervillite, var, de. Chryso- 
colle. 

Sommite, syn. de Néphéline. 

Sonomaïte, var. de Pickeringile. 

Sordawalite, silicophosphate AL, | 
Fe, Mg. 

Soude boralée, syn. de Bora. 

Soude muriatée, syn.de Sel gemme. 

Soufre, 269, 

Spadaïle, var. de Magnésite. 

Spangite, zéolile vois. de Clis- 
lianite, 

Spangolite, sulfate hydr. de Cu 
avec Al et CL. 

Spaniolite, syn. de Schwalzile. 

Spartaïte, Calcaire manganésifère. 

Spartalite, syn. de Zincite. 

Spath brunissant, 25: 

Spath d'Islande, 249, 251. 

Spath fluor, 267 

Spath pesant, 

Spathiopyrite, syn. de Safflorite. 

Sperkise, 253, 

Sperrylite, arséniure de platine. 

Spessartine, 226, 

Spessartile, syn. d'Ilménile. 

Sphærite, phosphate hydr, d'AL, 


Do. 


+. 


Sphalérite, syn. de Blende. 


ET DE VARIÉTÉS. 


Sphène, 194. 

Sphénoclase, esp. voisine de Méli- 
lite. 

Sphénomite, silicale des méléo- 
rites. 

Sphérocoballile, carbonate de Co. 

Sphérolite, var. de feldspalh com- 
pacl. 

Sphérosidérite, 290. 

Sphérostilbile, var. de Stilbile. 

Shragide, Sphragidite, var. de 
Bol. 

Spiautérite, 297. 

Spinellane, syn. de Noséane. 

Spinelle, 241, 242. 

Spinthère, var. de Sphène. 

Spodiophyllite, esp. voisine d'Ægi- 
rine. 

Spodiosile, var. d’'Apalile pseu- 
dom. de Wagnérile. 

Spodumène, 188. 

Staftélile, var. d'Hydroapatite. 

agmalite, chlorure de Fe météo- 

rique. 

Stanékite, résine fossile. 

Stannine, sulfure d’élain avec Co, 
Fe, Zn. 

Stannite, mél. de Cassitérite et 
Quartz; employé aussi comme 
syn. de Slannine. 

Stannolile, syn. de Cassilérile. 

Stanzaïte, var. d'Andalousile. 

Stassfurtite, var, {erreuse de Bo- 
racite. 

Staurobaryte, syn. d'Harmotome. 

Slaurolile, syn. de Slaurotide et 
aussi d'Harmotome. 

Staurotide, 221. 

Stéargilite, 224, 

Stéatargilite, minéral chlorilique 
mal défini. 

Stéatite, 235. 

Sléalite de Snarum, var. de Pen- 
nine. 

Steeléite, Stéelile, alt, de Mordé- 
nile. 

Steenstrupine, silicale vois, de Mé- 
lanocérite, 


Steinheilile, syn. de Cordiérite. 
Steinmannile, Galène impure. 
Slellarite, ver. d'Asphalle. 
Stellite, var. de Pectolite 
de Wollastonite. È 
Slelznerile, sulfate basique de Cu. 
Stéphanite, 321. 
Stephensonite, 
nate de cuivre. 
Stercorile, phosphate hydr. 
soude et d'ammoniaque. 
Sterlingile, var. de Damourite: 
employé aussi comme syn. de 
Zincite, 
Slernbergite, sulfure d'Ag et Fe, 
Stetefeldite, var. de Partzite. 
Stevensite, alt. de Pectolite. 
Stibérile, var, d'Ulexile, 
Stibferrite, v. Stibioferrile. 
Stibianite, Slibine hydratée. 
Stibialile, anlimoniate de Mn, Fe. 
Stibiconise, syn, de Sliblite. 
Stibine, + 
Stibioferrite, 
de Fe. 
Stibiogalénile, syn. de Bleiniére, 
Slibiohexargentile, Stibiotriar - 
gentile, var, de Dyscrase. 
Stibiotantalite, minéral à Ta, Sb, 
Nb. 
Sliblite, Aydrale d'oxyde de Pb. 
Slibnilé, syn. de Stibine. 
Sligmite, var, d'Agale. 
Stilbite, 216, 
Stillolite, var. d'Opale. 
Stilpnomélane, esp. du groupe des 
Chlorites. 
Stilpnosidérite, var, de Limonite. 
Slipite, var. de Houille. 
Slirlingite, syn. de Roeppérile. 
Stolferlite, phosphale vois. de Mé- 
tabrushile. 
Slokesite, silicate hydr. de Ca, 
Sn. 


ou all 


hydrosulfocar:bo- 


de 


)] 


anlimoniale hydr. 


Stolpénile, var, de Smectite. 
Slolzite, syn. de Scheelitine. 
Slrahlile, syn. d'Actinote. 
Strakonitzile, var. all. d'Augile. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE 


VARIÉTÉS. 405 

| Stratopéite, al£. de Rhodonite, syn. 
de Néotocite. 

Slrelite, syn. d'Anthophyllile. 

Slrengite, phosphate luydr. de Fe. 

Striegisane, var. de Wavellile. 

Strigovile, var, de Thuringite. 

Strogonowite, var, alt. de Méionite, 

Stromeyérite, sulfure double d'Ag 
el Cu. 

Strômite, var. de Dialogite. 

Stromnite, syn. de Barylostron 
lianite. 

Stronliane carbonatée, 
Slrontianile. 

Stronliane sulfalée, syn. de Céles- 
line. 

Strontianite, 245. 

Stronlianocaleite, var. de Calcile 
à Sr, 

Strüvérile, syn. de Clhiloriloïde. 

Slruvile, phosphate hydr. de ma- 
gnésie et d'ammoniaque. 

Stübélite, var. d'Hisingérile. 

Studerite, var, de Panabase. 

Stützite, tellurure d'argent. 

Stüvénite, alun de Na, Mg. 

Stylobate, syn. de Gehlénite. 

Stylotype, var, de Panabase. 

Styptérile, syn. d'Alunogène. 

Stypticite, syn. de Fibroferrile. 

Subdelessite, var, de Delessile. 

Succin, Succinite, 330, 

Succinellite, résine fossile. 

Succinite (Grenat), 225. 

Suif minéral, syn, de Halchettine. 

Sulfatallophane, var. d'Allophane. 

Sulfohalile, v. Sulphohalite. 

Sulfosidérétine, arséniosulfute hy- 
draté de Fe, 

Sulfure de plomb d'Alsau, var, de 
Géocronite. 

Sulfuricine, var, de silice avec 
acide sulfurique, oxyde ferrique 
el eau. 

Sulphatite, acide sulfurique nalu- 
r'el. 

Sulphoborite, borosulfatle hydr. de 


syn. de 


Mg. 


106 LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Sulphohalite, chlorosulfate de Na. 
Sulphosélénile, 
de S el Se. 

Sulvanite, sulfure de Cu et Va. 
Sundtite, sdfoantimoniure d'A, 
le, Cu. 


composé nalurel 


Sundvikite, all. d'Anorthite. IE 


Susannite, sul/ocurbonate de Pb. 

Sussexite, borate hydr. de Mg, 
Mn. 

Suzannile, v. Susannile. 

Svabite, arséniate hydr. de Ca. | 


Svanbergile, sulfophosphale lrydr. 
d'Al, Na, 
comme syn. d'Iridium. 

Sychnodymite, sulfure de Co, Cu. 
Fe, Ni, vois. de Carrollite. 

Syeepoorite, v. Jeypoorile, 

Syhédrite, var. de Stilbite. 

Sylvane, Sylvanite, 324. 

Sylvine, Sylvite, chlorure de K. 

Symplésite, var, d’Arséniosidérile. 

Synadelphite, arséniale hydr. de | 
Mn, Al, Fe. 

Synchysile, var. de Parisite. 

Syngénite, sulfule hydr.de K, Ca. 

Syntagmatite, vær. de Hornblende. 

Sysserskile, osmiure d'iridium. 

Szaboïle, esp. voisine d'Hyper-| 

sthéène. 

| 


Ca: employé aussi 


Szaibelvite, borale hydr. de Mg. 

Szaskaïte, var, de Smithsonile. 

Széchenyile, esp. d'amphibole so- 
difére. 

Szmickmite, sulfate hydr. de Mn. 


ï | 


Tabergite, var. de Clinocklore. 

Tachyaphaltite, var. de Malacon. 

Tachydrite, Tachhydrite, chlorure 
hydr, de Ca, My. 

Tachylite, Tachylyte, verre feld- 
spathique. 

Tænite, fer nickelé méléorique; 
employé aussi pour feldspalh | 
rubané. 


Tagilite, var. de Lunnile. 
Tainiolite, var, de mica à Mn, K, 


Tale endurei, syn. de Margaro- 
dile. 


lalcapalite, var. d'Apatile à Mg. 

Talcchlorite, var. de Clinochlore. 

Talcite, var. de Margarile ou de 
Tale. 

Talcoïde, var. siliceuse de Tale. 

Talcosite, var. de Smectite? 


| Talctriplite, var, de Triplile. 


Tallingite, var. d'Alacamile. 
Taltalite. var, de Tourmaline. 
Tamarite, syn. de Chalcophyllite. 
Tamarugite, sulfate hydr. d'Al, 
Na, Ca avec CL 
ammite, {ungslène ferrifère. 
Tangavaïte, var. de Serpentine. 
Tankite, var, d'Anorthile ; employé 
aussi comme syn. de Xénotime. 
Tannénile, syn. d'Emplectile. 
Tantalite, lantaloniobale rhombi- 
que de Fe. 
Tapalpite, telluruwre de Bi el Ag. 
Tapiolite, éanlaloniobale de Fe. 
Taranakite, phosphate lhydr. d'AI 
avec K et Fe. 
Tarapacaïle, chromale de K. 
Taraspite, syx. de Miémile. 
onite, Galène antimoniale. 
Tarnowitzile, var. d'Aragonile à 
Pb. 


| Tascine, séléniure d'argent. 


Tasmanile, résine fossile. 

Tauriscite. sulfate hydr. de Fe. 

Tautocline, var. de Dolomie. 

Tautlolite, var. de Bucklandile. 

Tavistockite , hydr. 
d'Al, Ca. 

ylorile, sulfate de K el Am. 

Taznite, arsénioanlimoniale ly- 
draté de Bi. 

Técorétine, résine fossile. 


phosphate 


Tecticile, var. de Tauriscile, 
Télaspyrine, var. tellurifère de 
Pyrile. 


Télésie, syn. de Corindon. 

Tellure, 270. 

Tellure auroplombifère, syn. d'E- 
lasmose. 

Tellure graphique, 324. 

Tellurine, Tellurite, acide 
reux nalurel. 

Tengérite, sya. de Carbonyttrine. 

Tennantite, 315, 

Ténorile, oxyde noir de Cu. 

Téphroïte, Péridot manganésien. 

Téphrowillémite, cr'thosilicale de 
Zn, Mn. 

Tequezquite, mél, de carbonate et 
de chlorure de Na. 

Tératolile, var, d'argile, tuf cal- 
caire pseudomorphique. 

Térénite, all. de Wernérile. 

Térmanite, voir Tannénile. 

Termiéritle, silicate hydr. d'AL très 
riche en silice. 

Terra sigillala, syn. 
gide. 

Terre à foulon, syn. de Smeclile. 

Terre à porcelaine, 223. 

Terre d'ombre de Cologne, var, 
de Lignite. 

Terre de pipe, 222, 

Terre de Sienne, var, d'Ocre, 

Terre verte, syn. de Delessite. 

Teruelite, Lolomie ferrifère. 

Teschemachérite, carbonate hydr, 
d'ammoniaque. 

Tessélite, 215. 

Tétalile, var. de Caleile à Mn. 

Télarline, syn. d'Albile. 

Tétraclasite, syn. de Méionile. 

Télradymile, sulfotellurure de Bi, 

Tétraédrite, Tétrahédrite, 314, 

Tétragophosphite, phosphale d'Al, 
Fe, Mn, Mg, Ca. 

Tétraphyline, var, de Triphyline. 

Texaline, syn. de Brucile. 

Texasile, carbonate hydr. de Ni. 

Thalackérite, var, d'Anthoplhuyllite. 

Thalassite, chlorure hydr. de Cu 
avec carbonate. 

Thalénite, silicale hydr. d'yltria. 


Lellu- 


de 


Sphra- 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


407 


Thalheimite, syn. de Mispickel. 

Thalile, var. de Saponite, 

Thallite, syn. d'Epidote. 

Tharandite, var. de Dolomie. 

Thaumasite, assoc. de carbonate, 
sulfate et silicate de Ca avec eau. 

Thénardite, sulfate anhydre de 
Na. 

Thermonatrite, 
de Na. 

Thermophyllite, var. de Serpen- 
line. 

Thierschite. var, de Whewellile. 

Thinolite, {uf calcaire pseudomor- 
phique. 

Thjorsauite, var. d'Anorthite. 

Thomaïte, var. de Junchkérile. 

Thomsenolite, Aluorure hydr. de 
Na, Ca, Al 

Thomsonite, 214. 

Thorite, 215. 

Thorogummile, Thorile uranifère. 

Thorouraninile, syn. de Brügge- 
vile. 

Thraulite, var, d'Hisingérile. 

Thrombolite, antimoniale 
de Cu. 

Thuenile, var, d'Ilménile. 

Thulite, 231. 

Thumile, syn. d'Axinile. 

Thuringile, du groupe 
Cllorites. 

Tiemannite, séléniure d'argent. 

Tiffanyite, kydrocarbure du dia- 
manL. 

Tilasite, Adélile fluorifere. 

Tilkerodite, Clausthalite à Co, 

Tincal, Tinkal, 242. 

Tincalconite, var. de Bora. 

Tincalzite, var. d'Ulexile. 

Tirolile, v. Fyrolite. 

Titane oxydé, syn. de Rutile. 

Tilane oxydé ferrifère, syn. @Il- 
ménile. 

Titane silicéo-calcaire, 
Sphène. 

Tilanioferrile, syn. d'Ilménile. 


carbonate hydr. 


hydr, 


esp. des 


syn., de 


Titanite, 194. 


Titanolivine, péridot tilanifère (ou 
Humile). 

Titanomorphite, var. de Sphène. 

Tobermorite, silicale voisin de 
Gyrolite. 

Tocornalite, iodure d'Ag, Hg. 

Toenite, fer nickelé méléoritique. 

Tombazite, var. de Disomose. 

Tomosite, var. de Rhodonite. 

Topaze, 198. 

Topaze brûlée, 199. 

Topaze (fausse), 172, 

Topaze orientale, 234, 

Topazolite, 227. 

Topazosème, Topaze en roche. 

Torbanitle, var. d'Asphalle, 

Torbérite, Torbernite, 261. 

Torrélite, syn. de Columbite. 

Torrensile, mél. de Dialogite et 
Rhodonite. 

Totaïgite, alt. de Pyroxène. 

Touche (Pierre de), 174. 

Tourbe, 321. 

Tourmaline, 194. 

Towanite, syn. de Chalcopyrile. 

Transvaalile, alt. d'arséniure 
Co. 

Trautwinite, var. d'Ouwarowite. 

Traversellite, var. de Diopside. 

Travertin, calcaire concrélionné. 

Tremenheerite, var. de Graphite. 

Trémolite, 207. 

Trichalcite, arséniate hydr. de Cu. 

Trichopyrite, 293. 

Triclasite, syn. de Fahlunile. 

Tridymite, 174, 

Trimérite, silicale de Mn, Be, Ca, 
Fe. 

Trinacrile, syn. de Palagonite. 

Trinkérile, résine fossile. 

Triphane, 188. 

Triphanite, var. d'Analcime. 

Triphyline, phosphate de Li, K, 
Fe, Mn. 

Triphylite de 
Triphyline. 

Triplite, 279. 

Triploclase, syn. de Thomsonile. 


de 


Norwich, var. de 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS, 


Triploïdite, var, de Triplile sans 
fluor. 

Tripoli (siliceux), 175. 

Tripoli, var. de calcaire pulvéru- 
lent. 

Trippkéile, arséniate de Cu. 

Tripuhuite, arséniale complexe de 
le, 

Tritochorile, vanado-arséniate de 
Pb, Cu, Zn. 

Tritomite, silicoborate hydr. 
Ce, Ca, La, Di, Th, FL, 

Trôgérile, arséniale hydr. d'U. 

Troïlite, sulfure de fer méléorique,. 

Trolléite, var. de Berlinile. 

Trona, syn, d'Urao. 

Troostite, 299. 

Tscheffkinite, silicotilanate de Ce, 
La, Di, Ca, Fe, Mn. 

Tschermakite, var. d’Albile, 

Tchermigite, alun d'ammoniaque. 

Tchernite, oxalale de Cu. 

Tschewkinile, v. Tscheffhkinite. 

Tuésite, var. d'Halloysile,. 

Tungstite, syn. de Wolframine; 


de 


employé aussi pour Scheelite. 
Turgite, Turjile, var. de Goe- 
lhite. 
Turnérile, var. de Monazile. 
Turquoise, 262. 
Tyreeite, mélange mal défini 


d'oxydes de Fe, Mg, Ca, AL. 
Tyrite, var, de Fergusonile, 
Tyrolite, arséniate hydr. de Cu 
avee carbonate de Ca. 
Tysonile, /luorure de Ce, La, Di, 


U 


Uddewaillite, var. d'Ilménile. 

Uigite, var. de Thomsonile ou de 
Prehnite. 

Uintahite , 
phalte. 

Ulexite, boro-carbonate hydr. de 
Na. 

Ulimannite, 294. 


Uintaile, esp. d'As- 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 409 


Ultramarine, syn. d'Outremer. 
Umangite, séléniure de Cu. 
Unghwarite, syn. de Chloropale. 
Unionite, var. de Zoïsile. 
Unitaite, v. Uintahite. 
Uraconise, var, de Zippéile. | 
Uralite, v. Ourulite. 
Uranatemnite, syn. de Pechurane. 
Urane oxydulé, id. 
Uranélaïne, résine fossile. 
Uranine, Uraninile, syn. de Pechu- 
ane. 
Uranite, 261. 
Uranochalcile, sulfo-uranate hydr. 
de Ca el Cu. 


Uranocircile, wrano-phosphale 
hydr. de Bu. 

Uranocre, syn. d'Uraconise. 

Uranoniobile, syn. de Samarskile ; 
employé aussi comme syn. d'Ura- 
ninile. 

Uranophane, silico-uranate hydr. 
CAL, Ca, Mg, K. 

Uranopilite, sulfate hydraté à U 
et Cu. 

Uranosphærite, wranale hydr, de 
Bi, U. 

Uranospinile, var. de Trügerile à 
Ca. 

Uranotantale, syn. de Samarskile. 

Uranothallite, carbonate hydr, d'U 
el Ca. 

Uranothorite, var. de Thorile à U, 

Uranotile, var. d'Uranophane. 

Uranphyllite, syn. de Chalcolile. 

Uranvitriol, syn. de Johannite. 

Urao, carbonate hydr. de soude. 

Urbanile, Schefférile ferreuse. 

Urdite, syn. de Monazile. 

Urpéthite, cire fossile. 

Urusite, syn. de Sidéronatrilte. 

Urvôlgyite, syn. d'Herrengrundile. 

Utahite, sulfate hydr. de Fe. 

Utahlite, var. compacte de Varis- 
cile. 

Uwarowile, v. Ouwarowile. 


V 


Vaalite, silicale hydr. de My, 
AL. 

Valaïle, résine fossile. 

Valencianite, syx. d'Adulaire. 

Valentinite, 213. 

Valleite, var. d'Anthophyllite. 

Valleriite, sulfate hydr. de Cu, 
simple mélange. 

Vanadine, acide vanadique naturel. 

Vanadinite, 308. 

Vanadiolite, vanadate de Ca avec 
Si, Mg, AL 

Vanadite, var, de Desceloizile. 

Vanuxemite, mél. d'argile el Cala- 
mine. 

Vargasite, syx. de Pyrallolile. 

Variscite, var, de Turquoise. 

Varvacite, Varvicite, alt, d'Acer- 
dèse, 

Vasile, alt, d'Orlhite,. 

Vauquelinile, c/romute de Pb el Cu: 

Venasquite, esp. voisine d'Otlrélite. 

Vénérite, silicale hydr. de Cu, Al, 
Mg, Fe, voisin de Bravaisile. 

Vermiculite, alt. de Phlogopite. 

Vermontite, syn. de Danaïte, 

Véronile, syn. de Céladonite. 

Verre de Muscovie, 190, 

Verrucite, var, de Thomsonile. 

Vesbine, vanadate d’AL, 

Vestane, var, de Quartz. 

Vésuvianite, syn. d'Idocrase. 

Vésuvienne, 228, 

Veszélvite, arséniophosphate hydr. 
de Cu, Zn. 

Viandite, var. d'Opale. 

Victorite, var, d'Enslatile méléori- 
tique. 

Viellaurite, mél. de Diulogile el 
Téphroïle, 

Vierzonite, var, d'Ocre. 

Vielingholite, var. ferreuse de Sa- 
marskile. 

Vignile, mél. de Magnélile avec 
carbonate et phosphate de Fe, 


Fe, 


le 


? 


410 


Villarsile, esp. voisine de T'alc. 

Villémite, v. Willémile. 

Vilnite, var. de Wollastonite. 

Violaïte, Pyroxène très polychrot- 
que. 

Violane, var. de Pyroxène. 

Violile, syn. de Copiapite. 

Viridite, nom générique des sili- 
cales hydralés ferreux, manga- 
neur, elc. 

Viridul, var. de Calcédoine. 

Vitriol rouge, syn. de Botryogène. 

Vitriol vert, syn. de Mélantérie. 

Vitriolite, syn. de Pisanite. 

Vivianite, 290. 

Vogésite, syn. de Pyrope. 

Voglianite, sulfate ŒU, Fe, Cu, Ca. 

Voglite, carbonate hydr. d'U, Ca, 
Cu. 

Voiglite, all. de Biotile. 


Voile de montagne, var, d’'Amiante. 

Volborthite, vanadale lhydr. de | 
Cu, Ca. 

Volcanite, soufre sélénié des vol- 
cans; employé aussi comme syn. 
de Pyroxène. 

Volgérite, alt. de Slibine. 

Vülknérile, syn. d'Hydrotalcite. 

Voltaïte, sulfate hydr. de Fe, Mg, 
K, Na. | 

Voltzine, oxysulfure de Zn. | 

Von Diestite, lellurure d'Ag et Bi. | 

Voraulite, syn. de Klaprothine. 

Vorhausérile, var, de Serpentine. | 

Vosgite, var. all. de Labrador. 

Vreckite, v. Bhreckile. 

Vulpinite, syn. d'Anhydrite. 


W 
Wackenrodite, var. de Wad à Pb. 
Wad, 2178. | 
Wagite, var. de Calamine. | 
Wagnérile, /luophosphale de Mg. | 
Walaïte, v. Valaile. 
Walchowite, résine fossile. 
Waldheimite, var. de Trémolile. 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Walkérile, syn. de Pectolile. 

Walleriane, var. de Hornblende. 

Wallérite, voir Valleriite. 

Walmstedtile, var. de Giobertites 

Walpurgine, arséniale hydr. de 
Bi, U. 

Walthérile, var. de Bismuthite. 

Waluéwite, syn. de Xanthophyt 
lile. 

Wapplérite, arséniale hydr. de Ca, 
Mg. 

Wardite, var. de Turquoise. 

Waringtonite, Warringtonite, va 
de Langite. 


Warrenite, sulfoantimoniure de 
Pb, Fe: 
Warwickite, borolilanate de Mg; 


Fe, 
Washingtonile, sy. 
Wasile, ». Vasile., 
Wattewillite, sulfate hydr. dal 

calis et de Fe, Ni, Co, 

Wawellite, employé 
comme syn. de Gibbsile. 

Webnérite, syn. d'Andorile. 

Webskyile, alt. de Serpentine. 

Webstérite, 259, 

Wehrilite, roche d'Olivine, Diallage 
el lornblende; désigne aussi un 
tellurure de Bi, voisin de Tétru- 
dymile. 

Weibyeïte, fluocarbonate à Ce, La, 
Di, Ca. 

Weissiane, syn. de Scolésile. 

Weissigile, var. d'Orthose à Li. 

Weissite, var. de Fahlunite. 

Weldite, silicale d'Al, Na. 

Wellsite, zéolile vois. de Christia- 
nile. 

Wernérite, 228$, 229, 

Werthemanile, sulfate 
AL, 

Westanile, var. de Smeclile ou de 
Wôrthile. 

Weszélyite, v. Veszélyite. 

Whartonite, pyrile à Ni. 

Wheelérite, résine fossile, 

Whewellile, oxalate de chaux, 


d'Hystalile. 


aussi 


262; 


basique 


Whilneyite, vwur. d'arséniure de 
Cu. 

Wichtine, Wichlisite, syn. de Sor- 
davalile. 

Wicklowile, vanadate de Pb, dou- 
teux. 

Wilhelmite, v. Willémile, 

Willcoxite, silicale hydr. d'AL, Mg, 
Na, K, alt. de Corindon. 

Willémite, 299. 

Williamsite, 236. 

Willyamite, sul/oanlimoniure 
bique de Nu, Co. 

Wilsonile, var. de Wernérile. 

Wiluite (Grenat), 225. 

Wiluite, var. d'Idocrase. 

Winebergile, sulfale basique d'Al. 

Winklérite, oxyde hydr. de Ni, Co. 

Winkworthite, silico-sul/o-borate 
hydr. de Ca. 

Wisérine, employé à Llort comme 
syn. de Xénotime u simple variélé 
d'Analase. 

Wisérite, carbonale hydr. de Mn. 

Withamitle, var. d'Épidote. 

Withérite, 241. 

Wittichénite, Willichile, sulfiure 
de Cu et Bi, 

Witlingite, syn. de Néolocile. 

Wocheinite, var, de Bauxite. 

Woôhlérile, silico-niobo-zirconale 
de Na, Ca. 

Wôlchite, var. de Bournonile. 

Wolchonskoïte, Wolkonskoïle, si- 
lico-chromate hydr.de Fe, Mg, AL. 

Wolfachite, var. de Corynile. 

Wolfram, 275. 

Wolframine, acide tungstique na- 
lurel. 

Wolframite, syn. de Wolfram. 

Wolframocre, syn.de Wolframine. 

Wolfsbergite, sulfoantimoniure de 
Cu. 

Wollastonite, 231. 

Wollastonite, syn. de Peclolile. 

Wollongongile, var. de Kônlile. 

Wolnyne, ancien syn. de Barytine. 

Woodwardite, var. de Lettsomite. 


cu- 


LEXIQUE DES NOMS D'ESPÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


411 


Wôrthite, var. de Sillimanile. 
Wulfénite, 207. 

Wurtzilite, résine fossile. 
Wurtzite, 297. 


X 


Xanthiosite, arséniale de Ni. 

Xanthitane, alt. de Sphère. 

Xanthile, var. d'Idocrase. 

Xanthoarsénile, arséniale 
de Mn. 

Xanthoconite, Xanthokon, var. de 
Proustile, ilentique avec Riltin- 
gérile. 

Xantholite, Slaurotide à Ca el Mg. 

Xanthophyllite, var. de Clintonite, 

Xanthopyrite, syn. de Pyrile. 

Xanthorthite, alt. d'Orthite. 

Xanthosidérite, var, de Limonile; 
également syn. de Copiapile. 

Xénolite, var. de Sillimanile. 

Xénotime, phosphate d'Y, Ce. 

Xiphonite, var, d'Amphibole. 

Xonaltite, Xonotlite, var. d'Oké- 
nile. 

Xylite, var, de Xylotile. 

Xylochlore, var, d'Apophyllile. 

Xylokryptite, var, de Scheerérite. 

Xylorétine, résine fossile. 

Xylotile, var. de Serpentine. 


hydr. 


D'e 


Yanolite, syn. d'Axinile. 

Yénile, syn. d'Ilvaïle. 

Youngite, sulfure de Zn, Pb, le, 
Mn. 

Ypoléimne, voir Hypoléimme. 

Ytterbile, syn. de Gadolinite. 

Ytirialite, silicale d'Y, Th, elc. 

Yltrite, syn. de Gadolinile. 

Yltrocalcite, Yttrocérite, /luorure 
d'Y, Ce, Ca. 

Yttrocolumbite, syn. d'Ytlrotan- 
talile. 


412 LEXIQUE DES NOMS D'ES 


Ytitrogummite, alt. de Clévéite. 

Ytiroilménite, syn. de Samarskhile. 

Yttrotantale, Yttrotantalite, {anta- 
lale d'Y, Ce, elec. 

Yttrotitanite, syn. de Keilhauite. 


Z 


Zala, syn. de Borax. 

Zamtite, v. Zaralile. 

Zaratile, var. de Texasile. 

Zeagonite, var. de Gismondine. 

Zeasite, var. d'Opale de feu. 

Zeilanile, syn. de Ceylanite. 

Zéolite de Borkhult, alt. d'Anor- 
lle. 

Zéolite farineuse, var. de Laumon- 
lile. 

Zéolile rouge d'Edelfors, var. de 
Laumontite. 

Zépharowichite, var, de Wawel- 
lite, 

Zermatlite, var. d'Antigorite, 

Zeugite, var. de Mélabrucite, 

Zeunérite, arséniate hydr. d'U et 
Ca. 

Zeuxite, var. ferrifère de Tourma- 
line. 

Zeylanite, v. Ceylanile. 

Zeyringite, var. d'Aragonite. 

Zianite, ». Cyanile. 

Zietrisikile, var. d'Ozocérite. 

Zigueline, 316. 


Uoulommuers. Imp. Pat 


PÈCES ET DE VARIÉTÉS. 


Zillerthile, syn. d'Actinote. 

Zimapanite, chlorure de Va. 

Zinc carbonaté, 298. 

Zinc hydrocarbonaté, syn. de Zin- 
conise. 

Zinc oxydé silicifère, syn. de Cala- 
mine. 

Zincaluminite, alun de zinc cupri- 
fère. 

Zincazurite, var, d'Azurile à Zn. 

Zincite, 297. 

Zinckénile, sulfoantimoniure de 
Pb. 

Zincocalcite, Calcile & Zn. 

Zinconise, 295, 

Zincosite, sulfate anhydre de Zn 

Zinkénite, v. Zinckénite. 

Zinnwaldite, 191, 

Lippéite, sulfale hydr. d'U. 

Zircarbite, carbonate douteux de 
Zr. 


| Zircon, Zirconile, 202, 


Zirkelite, Zircotitanate de Ca. 
Zivlile, var, de Gibbsite. 
Zôüblitzile, var. de Serpentine. 
Zoïsite, 231. 
Zonochlorite, var, de Chlorastrolite 
ou var. impure de Prehnile, 
Zorgile, séléniur'e de Cu et Pb. 
Zunvyite, silicale lLydr. d'AL avec 
El, CL. . 
Zurlite, var. de Mélilite. 
Zwiesélite, var, de Triplile. 
Zygadile, var, d’'Albite. 


& BRODARD,. 676-1901 


A. de Lapparent 


Fiqure d'interférence/des cristaur-uruures arte nicols Croisés, 
Mèmefiqure;avec nicols parallèles 


Figure d'interférence des cristaux biaxes avec-plan des aaes oPUGUES 
parallèle.à une/des sections principales des nicols croisés 


Méme.fiqure, «vec plan des axes optiques à 49. des section 
, OA 4 . / 
principales des nicols 


Masson"et C 


VII 


liteurs , 1 


A.de Lapparent 


Il IV 


I Figure d'interference-des cristaur-uniawes auwricols croisés, 
IT Hône figqure;avec: nicols parallèles 


Il figure d'interférence des cristaux biaxes. avec-plan des ares oplques 
parallèle.à l'une/des sections principales des nicols croisés 


(A Mere. figure, uvec plan des axes optiques à 135. des sections 
principales des nicols 


Masson et C* 


Précis de Minéralogie. 


— 


VI VI 


Y Dispersion inclinée 
| VI Dispersion horixontale 


NII Dispersion «r'otsée 


4 0 D * 0 
VII figure d'interférence d'une lame de quartz perpendicutarre à 
l'axe, aux nicols croisés 


diteurs , Paris. Ip. Dufrénoy, Paris 


MASSON & C', Éditeurs 


120, boulevard Sairit-Germain, Paris (6°) 
P. n°419. (Octobre 1903 } 


EXTRAIT DU CATALOGUE CLASSIQUE! 


(Année Scolaire 1905-1906) 


ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 


Cours de Grammaire 


Par H. BRELET 
Ancien élève de l'École normale supérieure, Agrégé de Grammaire, 
Professeur de Quatrième au lycée Janson-de-Sailly. 


Nous avons achevé le Nouveau Cours de Grammaire français. de 
M. I. Drerer, dont les premiers volumes ont tiouvé un accueil si 
favorable auprès des maîtres et des élèves. Ainsi se trouve rempli le 
programme de M. Brelet : il a publié également des cours parallèles de 
Grammaire latine et de Grammaire grecque. Est-il nécessaire de 
faire ressortir l'avantage de ces trois cours formant un tout dont les 
différentes parties ont entre elles des liens de parenté grâce auxquels 
les débutants dans l'élude d'une nou:elle langue, luin de se trouver 
dépaysés, retrouvent la méthode avec laquelle ils sont déjà familiarisés? 

Voir au verso le détail des Cours de Grammaire française, 
de Grammaire latine et de Grammaire grecque, ainsi que les 
mcdifications apportées à ces deux derniers cours pour les 
mettre en conformité avec les nouveaux programmes de 4902, 


(1) Nous appelons particulièrement l'attention sur les 
ouvrages entièrement nouveaux, conformes aux derniers pro- 
grammes, publiés par notre maison depuis la mise en appli- 
cation du plan d'études du 31 mai 1902, et à l'arrêté du 27 
juillet 1905, Notre collection d'ouvrages, destinés à l’erseigne: 
ment primaire supérieur, s'est également fort enrichie dans 
ces deux dernières années (Voir pages 13, 14, 15 et 16). 


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ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 


Nouveau Cours 
de 


Grammaire Française 
Par H. BRELET 


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Grammaire latine 
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Professeur au lycée Montaigne. Professeur au Lycée Louis-le-Grand 


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f 
F1 
(4 


= 


np 


D — 


(A 


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D'HISTOIRE LITTÉRAIRE 


Littérature grecque, littéra- 
ture latine, littérature fran- 
çaise, par MA. Croiser, Lar- 
Lier et Perir DE JULLEvILLE, 

7" édition. 1 vol. in-16, 
cartonné toile. . : 2fr. 


8 Librairie MASSON et C'+,120, boulevard Saint-Germain, Paris 


ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 


COURS COMPLET 


DE GÉOGRAPHIE 


PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE 


M. MARCEL DUBOIS 
Professeur de Géographie coloniale à la Faculté des lettres de Paris, 
Maitre de conférences à l'École normale de jeunes filles de Sèvres. 


Avis important 


Le plan d'études du 31 mai 1902 a apporté d'importantes 
modifications à l’enscignement de la géographie dans les lycées 
et collèges, ce qui nécessitait par contre-coup la refonte complète 
des livres jusqu'ici entre les mains des élèves. C'était là une 
entreprise difficile, car il ne s'agissait pas de publier des manuels 
d'une rédaction hâlive et négligée. Grâce à l’édiction de mesures 
transitoires, nous avons pu faire paraître les nouveaux volumes 
au fur età mesure de l'application des programmes de 1902 dans 
les différentes classes. Aprés la géographie générale, l'Amérique 
et l'Australasie (classe de sixième) et la géographie générale 
{classe de seconde}, nous venons de publier la France et ses 
Colonies (classe de première), l'Afrique, Asie, Insulinde (classe 
de cinquième), l'Europe (classe de quatrième), la France (classe 
de troisième). Notre cours se trouve ainsi correspondre com- 
plètement aux nouveaux programmes. 


CLASSES ÉLÉMENTAIRES 


Géographie élémentaire des cinq parties du monde, avec 
cartes et croquis, avec la coliaboration de M. Thalamas, professeur 
au lycée Condorcet. (Huitième). + . .. . . . . . . . à . 2 fr. 

Léographie élémentaire de la France et de ses colonies. — 
Cours élémentaire, avec cartes et croquis, avec la collabcration de 
M. Thalamas, professeur au lycée Condorcet (Septième) . 2fr. 


Extrait du Catalogue classique 9 


PREMIER CYCLE 


Divisions À et B. 


Géographie générale. — Amérique, Australasie, avec cartes et 
croquis, avec la collaboration de M. Aug. Bornard, Docteur ès lettres, 
professeur de Faculté. (Nouveau PEOUr EME, classe de 
SIXIÈME.) : » se, 1e Lens PAT ROME MEN Do Li 

Afrique — Ale — eulinde: avec Cal tes se croquis, avec Fe 
collaboration de II. Scuuwen, mailre de conférences à l'Université 
de Paris et de M. Camille Guy, gouverneur du Sénégal. 4 édi- 
tion entièrement refondue. CPORYER programme, classe de 
Cinquième.). . . . te rte + DANS OU 

Europe, avec la collaboration de MN. Doro et Mauer, professeurs 
agrégés d'histoire et de géographie. # édition entièrement relondue, 

(Nouveau programme, classe de Quatrième). . . . . 3 fr. 


Géographie de la France et de ses Colonies. — 5*édition en- 
tiérement refondue, (Nouveau programme, classe de Troi- 
STORE eeeiec care lou PE ee en te ra DIRE aus, Ga e Lee ALTER 


DEUXIEME CYCLE 
Sections À. B. C. D. 
Géographie générale. Avec cartes et croquis. NOEUSEN pro- 
gramme, classe de Seconde.). DES U RC AT TINR ir 
Géographie de la France et de ses ‘Golonies. — Cours supérieur, 
avec figures et cartes, 5° édition. (Nouveau RHOTRAICRES es. 
de Première.) . (ds Jin ; LE DE NN. 
Les principales puissances Le NUE (gé ee ris 
physique et économique), avec la collaboration de M. Kencovyirn, 
(Nouveau programme, clas&es de Philosophie et de Mathé- 
matiques). 1 vol. in-16, (Pour parailre le 15 Octobre 4905). 


CLASSES ÉLÉMENTAIRES 


’ . >. L LA L 
Cours d'Histoire et de Géographie 
PAR 
E. SIEURIN 
Professeur au collège de Melun, 

Classes préparatoires 

4 volume in-16 cartonné toile, avec nombreuses figures. 2 fr, 50 
Classe de Huitième 

1 volume in-16 cartonné toile, avec nombreuses figures, 2 fr, 50 


Classe de Septième 
4 volume in-16 cartonné toile, avec nombreuses figures. 4 fr. 50 


| 


rm ni eh is ot 


10 Librairie MASSON et Gi-,420, boulevard Saint-Germain, Paris 


ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 


Cartes d’Étude 


pour servir à l'Enseignement de la Géographie 
Par MM. 


MARCEL DUBOIS 


Professeur de Géographie coloniale à la Faculté des lettres de Paris 
Maitre de conférences 
à l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, 


et E. SIEURIN 


Professeur au coflège de Melun. 


Nouvelle Division 


Classe de Sixième. — Géographie générale, Amérique, Aus- 
tralasie. 9e édition, complétement mise à jour. 1 vol. in-#, conte- 
nant 35 cartes et 200 cartons, cartonné . . . . . . . . . 1 fr. 80 

Classe de Cinquième. — Asie, Insulinde, Afrique. 9% éaition, 
contenant 33 cartes et de nombreux cartons, cartonné, , . 1 fr. 80 

Classe de Quatrième. — Europe. 17° édition. 4 vol. in-#, contenant 
5% cartes et 157 cartons, cartonné. . - +1: 4 2 : + à + 4 fr. 80 

Classes de Troisième et de Première. — France et Colonies. 
Qc édition, contenant 40 cartes et 200 cartons avec 6 cartes refaites, 
D EE Cf PE PT EE EP LR ee VOOR NE 1 fr. 80 

Classe de Seconde. — Géographie générale. 1 vol. in-#, conte- 
nant 51 cartes et de nombreux cartons, cartonné . . , . . 2 fr. © 

Classes de Philosophie et de Mathématiques. — Les grandes 


puissances du monde géographie politique, physique el écono- 
mique). | vol, in-#, contenant #0 cartes et de nombreux cartons, 


cartonné. : MTL PR ER A ENT Lost dis à 1 fr. 80 


Gartes d’Étude 


pour servir à l'Enseignement de l'Histoire 
Par MN. 
F. Corréard & E. Sieurin 


Fin du Moyen Age, Temps modernes et contemporains (4270-1901) 
Déuxième édition. Un atlas in-4* (140 cartes et cartons), relié. 2fr. 50 


Extrait du Cataïogae classique 41 


ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 


Nouveau Cours d'Histoire 


Rédigé conformément aux programmes du 81 mai 1902 


PAR L.-G. GOURRAIGNE 


Professeur au lycée Janson-de-Sailly, 
à l'École normale supérieure d'enseignement primaire de Saint-Cloud 
et à l'École coloniale. 


Le moyen âge et le commencement des temps 
modernes (classe de Cinquième). 1 volume in-16 avec nom- 


breuses figures, cartonné toile. . . . . De ONE 
L'Époque contemporaine pes “a Troisième À et BR). 
1 vol. in-16, cartonné toile. . . . s NEO TIEs 


Histoire contemporaine de 1815 à 1889 sde de Phi- 
losophie À et de Mathématiques A). 1 vol.in-16, cart.toile. 5 fr. 
L'enseignement de l’histoire a été complètement transformé par les nouveaux 

programmes: M. Gourraigne a entrepris de publier un cours complet conforme 

à ces programmes, moins l'Histoire de la Civilisatien ancienne indiquée ci- 

dessous. 


Histoire de la 
Civilisation ancienne 


jusqu'au dixième siècle 
ORIENT, GRÈCE, ROME, LES BARBARES 


Rédigée conformément aux programmes du: 31 mai 14902 pour les 
classes de Seconde el de Première. 


Par Charles SEIGNOBOS 


Docteur ès lettres, maître de conférences à la Faculté des lèttres de Paris. 
4 vol. in:16 de 450 pages, cartonné toile . . . . . . . . . . 4 Cr. 


Histoire de la Civilisation 


PAR CH. SEIGNOBOS 
VOLUMES IN-16, CARTONNÉS TOILE MARRON, AVEC FIGURES 
Histoire de la civilisation ancienne (Orient, Grève, 


ROME M AP EE N ENV ets 5  MNAT da de 3, fE51049 
Histoire de la civilisation au moyen âge et dans-les temiss 
modernes MA EUINONe IRAN. LUN NN PT DRE dE 


Histoire de la civilisation contemporaine. 4 édiliün: l3fh. » 


12 Librairie MASSON et C!*,120, boulevard Saint-Germain, Paris 
PRÉPARATION A L'ÉCOLE SPÉCIALE MILITAIRE DE SAINT-CYR 


Précis de Géographie 


PAR MM, 


Marcel DUBOIS 


Professeur de Géographie coloniale à la Ancien élève de la Sorbonne. Professeur 
Faculté des lettres de Paris. agrégé de Géographie et d'Histoire. 


Un très fort volume in-8. . . . Broché. 42 fr. 50. Relié. 14 fr. 


Précis d'Histoire 


MODERNE ET CONTEMPORAINE 
Par F. CORRÉARD 


Professeur au lycée Charlemagne. 
Un volume in-8 de 800 pages. . . . Broché, 40 fr. 50, Relié, 42 fr. 


Camille GUY 


ENSEIGNEMENT COMMERCIAL 
Précis de 
Géographie Économique 


PAR MMe 
MARCEL DUBOIS J.-G. KERGOMARD 
Professeur de Géographie coloniale Professeur agrégé d'Histoire 
à la Faculté des lettres de Paris, et Géographie au Îycée de fouen. 


Deuxième édition entièrement refondue et mise au courant 
Avec la collaboration de 


M Louis LAFFITTE 


Professeur à l'École de Commerce de Nantes. 
4 vol.in-8 de 833 pages, broché 8 fr. ; Cartonné toile 9 50 
On vend séparément : La France, l'Europe. 4 vol.’ 6 fr.; 
L'Asie, l'Océanie, l'Afrique et les Amériques. 1 vol. 4 fr, 


Éléments de Commerce 
et de Comptabilité 


Par Gabriel FAURE 


Professeur à l'École des Hautes Études commerciales et à l'École commerciale, 
*SIXIÈME ÉDITION, revue et modifiée. 
4:volume;petit.in-8, cartonné toile anglaise. , . 4fr. 


Extrait du Catalogue classique 13 


ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SUPÉRIEUR 
COURS de PHYSIQUE & de CHIMIE 
D 2 


PAR 
P. METRAL 
Agrégé de l’Université, professeur à l'École primaire supérieure Colbert, Paris, 


1" année. — Physique et Chimie, 5° édition. 4 vol. 2 fr. 50 

2° annce. — Physique et Chimie, 2 édition. 1 vol. 3 fr. 50 

3* année. — Physique et Chimie, 2 édition. 4 vol. 9 fr, 50 
Ce Gours se vend également ainsi divisé : 

Cours de Physique (re, 2° et 3° années) . . , . . . . 4fr. » 


Cours de Chimie (Ir, 2e et 3° années). . . . , . . . .. 3 fr. 50 


COURS D'’ARITHMÉTIQUE 
THÉORIQUE et PRATIQUE 


a 
lar M. H. NEVEU 
Agrégé de l'Université, professeur à l'École Lavoisier, 
4 volume in-16, cartonné toile 3 fr, 


COURS D’ALGÈBRE 
THÉORIQUE ET PRATIQUE 
D RATES CAR EM RES A EU EN QC ES 


Suivi de NOTIONS DE TRIGONOMÉTRIE 
Par M. H. NEVEU 


Anolumein-l6, cartonné 10e. Mn ne 3 fr. 


COURS D’INSTRUCTION CIVIQUE 
PERRIER ve DE DR RE ne NE 


Albert MÉTIN 


Professeur aux Ecoles primaires supérieures de Paris. 


4 volume in-18 avec figures, cartonné toile. . . . , . . . . 1 fr. 50 


ren 


COURS D’'ÉCONOMIE POLITIQUE 
AP m 
et de DROIT USUEL 


PAR 
Albert MÉTIN 


4 volume in-6, cartonné toile., , ., . . . . .. DE 1e ee 2 fr. 


44 Librairie MASSON et C!*,1420, boulevard Saint-Germain, Paris 


ea 


ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SUPÉRIEUR 
COURS NORMAL DE GÉOGRAPHIE 
Par Marcel DUBOIS 


Professeur de Géographie coloniale à la Faculté des lettres de Paris, 
Maitre de Conférences à l'Ecole normale supérieure de jeunes filles de Sèvres. 


1'* année, — Notions générales de Géographie physique. — 
L'OCÉANIE, L'AFRIQUE, L'AMÉRIQUE, avec la collaboration de 


A. Bernard et A. Parmentier, 5° édition. . . . sr PANTE 
99 année, — EUROPE, ASIE, ävec la collaboration de 
P. Durandin et de A. Parmentier. 4*édition. . . . . . 2 tr. 
3° année. — . FRANCE ET COLONIES, avec la collaboration 
de F. Benoît. 4° édition. . . . . . 205 TAN TOZUIEE 


At LA in-16, cartonné toile marron. 2 fr. 


CARTES D’ETUDE 
on 2 mm ms 
pour servir à l'Enseignement de la Géographie 
Par MN. Marcel DUBOIS et E. SIEURIN 
Professeur au collège de Melun. 
4re amito. — Océanie, Afrique, Amérique, précédées de 15 cartes 
de Géouy:aphie générale, 8°édilion. 1 vol. in-#, cartonné, 2 fr. 25 
2*année. — Europe, Asie, S°édilion, 1 vol. in-4, cartonné. 2 fr. 25 
5* année. — France et colonies, 8° édit., 4 vol. in-#, cart. 1 fr, 80 


CARTES _D’ÉTUDE 
pour servir à l'Enseignement de l'Histoire (1270-1904) 
Par NM. F. CORRÉARD ct E. SIEURIN 


9e édition, augmentée de 9 cartes. Un Atlas in-4. . . . . 2fr. 50 


COURS D'HISTOIRE 
Par E. SIEURIN et C. CHABERT 


Professeurs à l’École primaire supérieure de Melun. 
3 volumes in-16, cartonnés toile. — CHAQUE VOLUME : 1 fr, 75 
4 année. — Histoire de France de 1453 à 1789, 5° édition, 
9e année. — Histoire de France de 4789 à nos jours, 5° édition. 
5e année. — Le Monde contemporain, 2° édition. 


Extrait du Catalogue classique 


ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SUPÉRIEUR 


Ouvrages nouveanx 
DR 


COURS DE COMPTABILITÉ 
rar Gabriel FAURE 


Professeur à l'École des Hautes Études commerciales et à l'École commerciale. 


À volume in-16, cartonné toile. . . . . 3 fr. 


COURS D'HISTOIRE NATURELLE 


à l'usage de l'Enseignement primaire supérieur 


PAR MM. 


M. BOULE Ch. GRAVIER 
Professeur au Muséum d'histoire Assistant au Muséum d'histoire 
naturelle de Paris. ” naturelle de Paris, 


H. LECOMTE 


Professeur aux lycées Saint-Louis et Henri IV. 
3 volumes in-16, avec nombreuses figures dans le texte, cartonnés toile, 


4% année. 1 volume in-16, avec 398 figures dans le texte, eartonné 


DE tante brune tectet er 22e AS tel M SUR Te 2 fr. 50 


LECTURES MÉTHODIQUES 
ALLEMANDES 
par MM. CLARAC et WINTZWEILLER 


Agrégés de l'Université, 


Pvotume n°16, cartériné toile... 2%: 2 0 CR CR 3 fr, 


ENSEIGNEMENT AGRICOLE 
Géographie agricole 
de la France et du Monde 


PAR 


J. DU PLESSIS DE GRENÉDAN 


Professeur à l'École supérieure d'Agriculture d'Angers. 


4 vol. in-8 avec 118 figures et cartes dans le texte , . . . . . 


16 Librairie MASSON et C!+,420, boulevard Saint-Germain, Paris 


me 


BREVET ÉLÉMENTAIRE ET COURS SPÉCIAUX 


Histoire de France des origines à nos jours 
PAR 
E. SIEURIN et C. CHABERT 


Professeurs d'Histoire à l'École primaire supérieure de Melun. 


2%édiuon.MAivolumenn-165,.0 1; 10... 2 fr. 50 
Géographie de la France et de ses Colonies 
PAR 


E, SIEURIN 
Professeur de Géographie au Collège de Melun. 
1 volume in-16 avec 119 cartes dans le texte . . . . 9 fr. 50 


COURS PRÉPARATOIRE AU CERTIFICAT D'ÉTUDES PHYSIQUES 
CHIMIQUES ET NATURELLES (P. C. N.) 


Vient de paraître : 


Zoologie pratique vvvvewwvewwvw 
BASEE SUR LA DISSECTION 
DES ANIMAUX LES PLUS RÉPANDUS 
Par L. JAMMES 
Maitre de Conférences à la Faculté des Sciences de Toulouse. 
1 vol. in-8& de 560 pages avec 317 figures dans le texte. 18 fr. 
Cours élémentaire de Zoologie, par Réuy Perrier, 
charzé de cours à la Faculté des sciences de Paris. 3e édi- 
lion, revue. 1 vol.avec 095 figures, relié toile. (Sous presse). 
Traité des Manipulations de Physique, par B.-C. 
Dasien, professeur, et It. PaiLLoT, chef des travaux pratiques 
à la Faculté de Lille. 4 vol. in-8v avec 246 figures. 7 fr. 
Éléments de Botanique, par Pu. Van Trecmem, de l'Ins- 
tilut, professeur au Muséum. 3° cdilion, revue et augmentée. 
2 vol. in-16 de 1170 p. avec 580 fig., cartonnés. 42 fr. 
Eléiisñts de Chimie organique et de Chimie 
biologique, par W. Œcnsxer De Coxixer, professeur à la 
Faculie des sciences de Montpellier. { vel. in-16 . . 2 fr. 
Eléments de Chimie _es RTE, LS W. ŒcussER DE 
Conixck. 4 vol. in-16, . . Nc DAT 


Extrait du Cataloçue classique 17 


COLLECTION LANTOINE 
Extraits des Classiques 


Grecset Latins sim 


TRADUITS EN, FRANÇAIS classes de Troisièmé, de 


Seconde et de Première; elle sera particulièrement ulile, dans les 
sections : Latin-Grec, Latin-Langues vivantes, Latin-Sciences, 
aux candidats à la première partie du Baccalauréat, qui n'ont pas.le 
temps de lire en entier, dans le texte mème, tous les auteurs du 
programme. 

Quant à l'inconvénient qu'il pourrait y avoir à mettre entre les mains 
des jeunes gens la traduction, mème partielle, de tel ou tel écrivain, 
la circulaire ministérielle du 45 janvier 1890 nous paraît devoir lever 
tous les scrupules à cet égard : « Un emploi judicieux des traductions, 
« dit-elle, peut rendre de très grands services, non pas bien entendu 
que les traductions puissent en toutes circonstances dispenser des 
originaux... ; mais, si l'étude directe des originaux doit rester sans 
conteste au premier rang, les traductions n'en ont pas moins 
aussi leur rôle à jouer, ét un rôle plus considérable sans aucun 
doute que celui qui leur est souvent attribué dans la tradition de nos 
lycées, » Chacun des volumes comprend une notice biographique et 
littéraire, des notes et un index quand il a paru nécessaire, 


Cette collection, qui 
s'adapte de tout point au 
nouveau plan d'études de 
l'Enseignementsecondaire, 


CR 


Eschyle, Sophocle, Euripide 
(Extraits), par M. Pugcu, maitre 
de conférences à la Faculte des 
lettres de Paris. 

Plaute, Térence (Extraits cloi- 
sis), par M. Auvorcenr, maitre de 
conférences à la Facullé des 
lettres de Clermont. 

Eschyle, Sophocle, Euripide 


Homère. Odyssée (Analyse et 
Extraits), par M. ALLÈGRE, pro- 
fesseur à la Faculté des lettres 
de Lyon. 

Plutarque. Vies des Grecs illus- 
tres (Choix), par M. LemERGIER, 
maitre de conférences à la Faculté 
des lettres de Caen. 


Hérodote (Extraits), par M. Cor- 
RÉAR», professeur au lycée 
Charlemagne. 

Homère. Iliade (Analyse et Ex- 
traits), par M. ALLÈGRE. 

Plutarque. Vies des Romains 
illustres (Choix), par M. Leuer- 
CIER. 

Virgile (Analyse et Extraits), par 
M: H. Lanroine. 

Xénophon (Analyse et Extraits), 
par M. Vicror GLacnaxr, professeur 
au lycée Bullon. 


Chaque volume est vendu cartonné toile anglaise. 


(Pièces choisies), par M. Puecu, 
maitre de conférences à la Faculté 
des lettres de Paris. 

Aristophane. Pièces choisies par 
M. Ferré, professeur au lycée 
Charlemagne. 

Sénèque, Extraits parM. Lecnaxr, 
professeur au lycée Buffon. 

Cicéron.Traités Discours. Lettres, 
par M. H.Lanroine. 

César, Salluste, Tite-Live, 
Tacite (Extraits), par M. M. 
Lanroise, secrétaire del” Fornlté 
des lettres de Paris. 


A d 


18 Librairie MASSON et C!+, {20, boulevard Saint-Germain, Paris 


te 


ENSEIGNEMENT SECONDAIRE DES JEUNES FILLES 


Ch 7 PT Publiés par Mesdames 
Morceaux C1S1S chaPrLoT, BoucHEz 
ë . et HOCDÉ, Professeurs 
à l’usage des au lycée Fénelon. 
» Le premier degré et le 
Glasses Préparatoites deuxième degrés'adres- 
sent aux fillettes de 6 à 
TROISIÈME ÉDITION, REVUE ET AUGMENTÉE 9 ans : les auteurs n'y 
ont pas ajouté de notes; 
sachant, par expérience, que pour desi jeunes enfants aucune explication 
écrite ne peut remplacer la parole du professeur. Le troisième degré; 
qi est destiné aux élèves de 9 à 11 ans, contient quelques notes expli- 
\tives. Le quatrième degré, plus complet sous ce rapport, sera pour les 
hfants de fi à 45 ans une préparation aux études littéraires : 
Les morceaux choisis comprennent 3 volumes in-18 cartonnés 
pile. Chacun des 2 premiers volumes est vendu 1 ff. 50; le troi- 
lème est vendu 2 fr. 50, 


Histoire de la Civilisation 
PAR CH, SEIGNOBOS 


Docteur ès lettres, Maitre de conférences à la Faculté des lettres de Paris, 


2 VOLUMES IN-16, CARTONNÉS TOILE VERTE, AVEC FIGURES 


Histoire de la civilisation. — Histoire ancienne de l'Orient. — 
Histoire des Grecs. — Histoire des Romans. — Le Moyen âge jus- 
qu'à Charlemagne. 8° édition avec 105 figures. . . . . . 8 fr. 50 

Histoire de la civilisation. — Moyen âge depuis Charlemagne. — 
Renaissance et temps modernes. — Période contemporaine. 6° édition 
EC EN ET POSE EE TS 5 fr.» 


Cours normal de Géographie 
Par MARCEL DUBOIS 


(Voir la division de ce cours, page 14) 


Cartes d’Étude 


pour servir à l'Enseignement de la Géorraphie 
Par MM. 
MARCEL DUBOIS & E. SIEURIN 


Voir la division de ces cartes, page 14) 


Extrait du Catalogue classique 19 


PHYSIQUE 


ar arr 


Noûuveaä coûrs 


Physique élémentaire 


Rédigé conformément aux programmes du 31 mai 1902 


SOUS LA DIRECTION DE MM. 


FERNET 


Inspecteur général de l'Instruction publique. 


FAIVRE-DUPAIGRE CARIMEY 


Inspecteur de l’Académie de Paris. Professeur au lycée Saint-Louis. 


3 volumes in-16. 
I. Classe de seconde. 1 vol. in-16, avec 271 figures, 


CAT Es LOI 5 RPM ON OR LE Le EE DT Oro'ir: 
II. Classe de première: 1 A in-16, avec 399 figures, 

cart. toile , . ST en eut A ÉD: 
III. Classe de Philosophie et de Mathématiques 

élémentaires. ! vol. in-16, avec 298 figures, cart. 

ONE a a see PR RO er NA ATIIEE 


Traité de Physique élémentaire, de Ch. Drion etE. Fer- 
net. Treizième édilion, enhèrement refondue, par E. Ferner, avec 
la collaboration de J. FAIvRE- Duraicre. 1 vol. in-8 avec 665 figures 
HAS TO LELLE" see ten et le er NA re SRE Le dat Bfr. 


CAFTONTC" LOLBs eue il RE Tr ol Det RO Ta 


Précls de Physique, par E. Fenner. 28° édition, en collabora- 
tion avec J. Faivre-Duraicre, À vol, in-18, avec 525 fig.cart. 3 fr. 


Cours élémentaire de Physique, par E. Frrwer. 4° édition. 
1 vol. in-16, avec 473 figures, cartonné toile anglaise. 5 fr. 
Cours de Physique pour la classe de Mathématiques 
SpéCiQles. Quatrième édilion (rédaction entièrement nouvelle), 
par E. Ferer et J, Faivne-Duraiëne, À volume grand in-8, avec 
OS HSUPES NE MERE  ERCT ERE MTS NM IST 


20 Librairie MASSON et C!*,120, boulevaré Saint-Germain, Paris 


GÉOMÉTRIE 


Ouvrages de MM. 


Ch. VACQUANT 


Ancien Inspecteur général 
de l'Instruction publique. 


A. MACÉ DE LÉPINAY 


Professeur de mathématiques spéciales 
au lycée Ilenri IV. 


Conformes aux nouveaux programmes de 4902 
et à l'arrêté du 27 juillet 4905 


Premiers éléments de Géométrie 
(5° B, 4° Bet 3* B).1 vol. in-16, car- 
tonné toile. (Pour paraitre le 20 oc- 
tobre 19,5). 


Géométrie élémentaire, à l'usa re 
des élèves de la division A du pre- 
mier cycle, des sections À et B du 
second cycle. 1 v.in-16 cart. 8 fr 25 


On vend séparément : 
1"* PARTIE (Quatrième et Troisième A); 
1 vol. in-16 cart.. . , . . 4 fr. 75 
2* PARTIE (Seconde et Première À et 
B). 1 vol. in-16 cart.. . . 4 fr. 76 


Éléments de Géométrie, à l'usage 
des élèves de la division B du pre- 
mier cycle, des sections Cet D du 
second cycle.1 vol. in16c. 6 fr. 25 


Ouvrages Nouveaux 


Premiéres notions de Géométrie 
(4° À et 5° À), 1 vol. in-16, cartonné 
toile. (Pour naraitre le 15 octobre 
1905). 


On vend séparément : 
1" PARTIE (Cinquième, Quatrième et 
. Troisième B). 1 vol. in16. 2 fr. 75 
2* rartie (Seconde et Première C et 
D), avec des compléments relatifs au 
programme de la classe de Malhié- 
matiques. 1 vol. in-16 . . 2 fr. 75 


Coursde Géométrieélémentaire, 
à l'usage des élèves de mathémati- 
ques élémentaires, avec des com- 
pléments destinés aux candidats à 
l'École Nor male et à l'École Poly- 
technique. 7° édition. 1 vol. avec 

40 fr. 


1000 figures. 9 fr. Cart. . 


TRIGONOMÉTRIE 


Ouvrages 


des mêmes 


Cours de Trigonométrie. Nouvelle 


auteurs 


édition. 


1:* partie (Seconde et Première Cet D et candidats aux écoles 


du gouvernement). 1 vol. 


in-8°, broché .”. . . . . 3fr: 
2* partie (Mathématiques). 1 vol. in-$°, 


broché . 


Éléments de ITIBOROM Er: 2° édit.1 vol. in-16, cart. toile 


anglaise . . . . : 


NA de ei der CS SEE 


Extrait du Ca du Catalogue classique 


ÉLECTRICITÉ 


re » ET ‘42 
Traiié élémentaire d'Electricité, 
par M. PUS inspecteur général, de l'instruction publique. 
& édilion revue et augmentée. À vol. avec 382 figures, . . . Sir. 


Cours élémentaire d'Étectricité, 


par M. JOUBERT, à l'usage des classes de l'Enseignement 
secondaire. 4* édit. 4 vol. in-16, avec 144 figures. . . . ir. 


SCIENCES NATURELLES 
Cours élémentaire d'Histoire Naturelle 


(Zoologie, Botanique, Géologie et laléontologie) 
Rédigé conformément aux programmes du 31 mai 1902 
PAR MM. 


E.-L. BOUVIER 


Professeur au Muséum d'histoire 
naturelle, Membre de l'institut. 


H. LECOMTE 
Professeur au lycée Saint-Louis. 
8 volumes in-16, cartonnés toile anglaise et illustrés de très 
nombreuses figures 
PREMIER CYCLE 

Notions de Zoologie (Classes de sixième A et B). par E.-L. Bocvier, 2 fr, 59 
Notions de Botanique (Classe decinquième A et Bi, par fl, Lecoure. 
Notiuns de Géologie (Classes de cinquième B er quatrième Al, par 


M. BOULE 


Professeur au Muséum d'histoire 
naturelle. 


PTT EN RO Te En M A OS CC 1 fr 73 
Notions de Biologie, d'Anatomi e et de Phy RISISRES RPPHT uées à 
l'homme (Classe de troisième B), par E.-L, Bouvirn. . . ‘ ." af "50 
SECOND CYCLE 
Güologie (Classe de seconde A, B, C, D), par M, Borue.. 2 fr. 50 
Anatomie et Physiologie végétales’ | C'as.es de plilt suphie et de mathé- 
maliques À et B), par H, LEGONTE . 4, , , . 4: . . , . . . . . 22tr./50 
Anatomie et Physiologie animaèes {Classes de philusophie et de mathéma- 
ARESAIOUD Ina EL BOUNIER a CRE METRE RE kr, 
Conférences de Paléontologie (Classes de philosophie A et B et de mathé= 
matitties Ar6t D;par. MDQULE MAILLE RETENUE 2 Fr. 


DROIT USUEL 


Cours élémentaire de droit usuel 
Par TT: VAQUETTE 


Vocteur en droit 
in46.-cartonné {aile à + se reus ee Ni RTE Na 


{ vol. 


22 Librairie MASSON et C!*,420, boulevard Saint-Germain, Paris 


CHIMIE 


Traité étémentaire te Chimie, par M. TROOST, membre 
de l'Institut, professeur honoraire à la F acuité des sciences de Paris, avec 
la collaboration de Ed. PECHARD, chargé de cours à la Faculté des 
Sciences de Paris. 

1% édition, entièrement refondue et corrigée. À vol. in-8, avec 48 
figures dans le texte. Broché, 8 fr, — Carlonné toile. . . . . grfr. 


Cet ouvrage diffère très notablement de l'édition précédente. Les auteurs, 
s'inspirant dés idées nouvelles introduites dans l'enscig mement, ont supprimé 
un grand nombre d'expériences historiques et de préparations surannées 
qui encombraient l'e useignement. Ces suppressions leur ont permis de 
donner plus d'importance à la partie industrielle, si intimement liée au 
développement de la chimie, et d’' Ju 2 avec plus de précision les théo- 
ries modernes dont l'utilité pédagogique est incontestable. 


Précis de Chimie, var m. Troosr. 
5ùs édition, entièrement refondue conformément aux nouveaux pro- 
, grammes. À vol. in-18, avec 306 figures, cartonné . . . . . 3 fr, 50 
Cette 55° édition est un ouvrage absolument nouveau. Pour répondre 
à la division des études en deux cycles, deux caractères ont êté adoptés. 
Les parties imprimées en gros caractères correspondent au premier 
cycle, celles en petits earactères, au second cycle. 
= —— 
MEMENTOS 


à l’usage des Candidats aux Baccalauréats de l'Enseignement classique 
et moderne et aux Ecoles du Gouvernement. 


a ae 


Mémento de chimie, par M. A. Dysowsxr, professeur au 
lycée Louis-le-Grand. 7° édition. À vol. in-12 . . . 2fr. 
Guide pour les manipulations chimiques, par M. Know, 
préparateur au lycée Louis-le-Grand. 2° édition. 1 vol. 
in-12, avec figures dans le texte, . . , . . . . A4fr. 
Questions de Physique. Énoncés et Solutions, par 
PR. Cazo, docteur ès sciences. 3° édition. 1 vol. in-12. 2 fr. 


Mémento d'Histoire naturelle, par M. Manace, docteur 


ès sciences. À vol. in-12, avec 102 fig. . . . . . 2fr. 
Conseils pour la Composition francaise, {a version, 
Le He et (es épreuves orales, pa A. KeLtan. 
4vol..in-12. . . à ART r 


Résumé du Cours de Philosophie sous forme de 
plans, par À. Keuær. À vol. in-12. . . . . . . 2fr. 


Hisioire de (a Philosophie, par A. Keuer. 1 vol. 4 fr. 


Extrait du Cataiogue classique 


BURAT, prolesseur au lycée Louis-lc-Grand, 
Précis de Mécanique. 8° édition. 1 volume in-1s, avec 
259 figures, cartonné toile . …. . . . . . . . . . äfr. 


DUCATEL, professeur agrégé de Mathématiques. 

Lecons d'Arithmétique, à l'usage des classes élémen- 
taires des lycées et collèges et de l'Enseignement pri- 
maire. 3° édition. 1 volume in-18, avec questionnaires, 
exercices et réponses aux exercices, cart. toile. 2 fr. 50 

LAPPARENT (A. de), membre de l'Institut. 

Abrégé Ge Géologie. 5° édition entièrement refondue. 
1 vol. in-18, de 424 pages, avec 157 grav. et 1 carte géologi 
que de la France chromolithographiée, cart. toile. 4 fr. 

Traité de Géologie. 5° édition entièrement refondue. 
(Sous presse). 


Précis de Minéralogie. 3° édition. 1 vol. in-18, avec 
335 figures et 1 planche, cartonné toile. -. . . . fr. 


Leçons de Géographie physique. 2° édition, 4 vol. 
grand in-8, avec 163 fig. et 4 planche en couleurs 12 fr. 
Notions générales sur l'écorce terrestre. ! volume 
petit in-8, avec 53 figures dans le texte . , . . fr. 20 
MAUDUIT, ancien professeur au lycée Saint-Louis. 
Précis d’Algèbre. 10° édition. 4 vol. in-18, cart. 1 fr. 60 
Précis d’Arithmétique. 8° éd. 1 vol.in-18, cart. 1 fr. 40 
NEVEU (Henri), agrégé de l'Université. 
Cours d’'Algèbre, à l'usage des classes de Mathématiques. 
2 a T0 RTE RE ME MT EE 5 1 
ROUBAUDI, professeur de mathématiques au lycée Buffon, 
Cours de Géométrie descriptive. Deuxième édilion, 
mise au courant des programmes de 1902. 
Fasce. I. Classe de Première C et D., avec 136 fig. 9 fr. 
Fasc. II. Classe de Mathémaliques, avec 214 fig. . 5 fr. 50 
Les 2 fascicules réunis en un seul volume . , . . où fr. 
SOLEIROL de SERVES, médecin gymnaste et M" LE ROUX, 
professeur de gymnastique au lycée de Versailles. 
Manuel de Gymnastique rationnelle et pratique 
(Méthode Suédoise). 1 vol. in-16, avec figures dans le texte, 
cartonné toile: anglaise 42%» «4 744 en MAT 


°4 Librairie MASSON ot C'+, 120, boulevard Saint-Germain, Paris 


LE PLUS RÉPANDU DES JOURNAUX SCIENTIFIQUES 


| Fondé en 1813 
par Gaston TISSANDIER 
33° ANNÉE 


LA NATURE 


Revue des Sciences 
et de leurs applications aux Arts et à l'Industrie 
JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ 


La Nature, dont le texte est rédigé d'une façon concise et sûre, et dout les 
illustrations. toujours inédites, sont exécutées par nos meilleurs artistes el nos 
plus habiles graveurs, est une véritable encyclopédie de la science contempos 
raine ; elleæotire ur tableau complet de trus les événements qui s’accomplissent 
dans son domaine. 

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Paris, Seine et Seine-et-Oise: 20 fr. — Départements : 26 fr. — Union postale: 26fr4 


La Géographie 
BULLETIN DE. LA 
Société de Géographie 


PUBLIÉ TOUS LES MOIS PAR 


le Baron HULOT et M. Charles RABOT 


Scerétaire général de la Société Secrétaire de la Rédaction 


Choque numéro, composé de 80 pagos in-8 et accompagné de cartes et de 
gravures, comprend des inémoires, une chronique, une bibliographie et le 
compte rendu des séances de la Société de Géographie. 

La chronique rédi par des spécialistes pour chaque partie du monde fait 
connaitre, dans le plus bref délai, toutes les nouvellés reçues des voyageurs 
en mission par la Société de Géographie, et présente un résumé des rensel= 
goëments fournis par les publications étrangères; elle constitue, en un mot, 
un résumé du mouvement géogruphique pour chaque mois. 


PRIX DE L'ABONNEMENT ANNUEL: 
Parc; 24 francs. — Dérartemenrs: 26 francs. — Érnancer: 28 francs. 


56068. — limprunerie Lauvue, ruc de Fleurus, 9, à Paris, 


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