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Full text of "©œtude sur la zenatia du Mzab de Ouargla et de l'Oued-Rir'"

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PUBLICATIONS DE i/ÉCOLE DES LETTRES D'ALGER 

BULLETIN DE CORRESPONDANCE AFRICALNE 



ÉTUDE 



LA ZENATIA DU MZAB 

DE omit ET ne lOtEHIR' 



PAR 



René BASSET 

PKOFESSEUR A l'ÉCOLE SUPÉRIEURE DES LETTRES d'aLQER, 

MK.VIURK DES SOCIÉTÉS ASIA.TIQUES DE PARIS, S-LORENCE ET LEIPZIG, 

DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS, ETC. 



PARIS 
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

28, RUE BONAPARTE, 28 

1893 



PUBLICATIONS DE L'ECOLE DES LETTRES D'ALGEH 

BULLETIN DE CORRESPONDANCE AFRICAINE 



XII 
ÉTUDE SUR LA ZENATIA 

DU MZAB, DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 



ANGERS, IMPRIMERIE A. BURDIN ET C'^, RUE GARNIEK, 4 



ETUDE 



LA ZENATIA DU MZAB 



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ir 



PAR 



René basset 



PROFESSEUR A L ECOLE SUPERIEURE DES LETTRES D ALGER, 

MEMBRE DES SOCIÉTÉS ASIATIQUES DE PARIS, FLORENCE ET LEIPZIG 

DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS, ETC. 




PARIS 
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

28, RUE BONAPARTE, 28 

1892 



INTRODUCTION 



L'étude sur la zenalia du Mzab, de Ouargla et de 
rOued-Rir' fait partie des résultats de la mission qui me 
fut confiée en 1885 par M. Tirman, alors gouverneur 
général de l'Algérie. Cette mission comprenait égale- 
ment des recherches sur les manuscrits arabes des za- 
ouias et des oasis du Sud: elles ont fait l'objet d'un mé- 
moire paru il y a six ans * ; il ne me reste plus à pu- 
bher que les données linguistiques que j'ai amassées à 
Ghardaïa et à Ouargla sur le haoussa, et que j'ai com- 
plétées en 1886 et en 1887 à Teniet-el-Had et à ïiha- 
ret. Déjà, d'ailleurs, pour ce qui concerne le berbère, 
j'ai fait paraître, en 1888^ deux travaux dont les maté- 
riaux avaient été recueillis au cours même de cette mis- 
sion. Je profite de cette occasion pour rappeler le 
concours que j'ai dû spécialement à M. de Calassanti- 
Motylinski, alors interprète militaire à Ghardaïa, et à 
M. Le Châteher, alors chef du poste de Ouargla, tous 

1. Les manuscrits arabes des bibliothèques des zaouias de 'Aïn- 
Mâdhi et Temacin, de Ouargla et de 'Adjadja. Alger, 1885, in-8. 

2. Notes de Lexicographie berbère, IV° série. Paris, 1888, in-8. 
II. Argot du Mzab; III. Touaregs Aouelimmiden. 



VI INTRODUCTION 

deux connus par des travaux importants sur le Sahara 
et les pays berbères, et pour leur renouveler mes re- 
mer ciments. 

Le dialecte, improprement appelé mozabite ou mza- 
bite et portant aussi le nom de tagaouhant^ est parlé par 
les indigènes, appartenant à la secte abadhite, des sept 
villes qui formaient naguère la confédération du Mzab 
et qui sont réunies aujourd'hui, avec Ouargla, Ngousa, 
Methlili et El-Goléah, sous l'autorité du commandant du 
cercle de Ghardaïa. Ces indigènes sont établis depuis 
une époque relativement récente dans la cJiebka^ avant 
eux stérile et improductive, où ils créèrent, à force de 
travail, les plus riches oasis de l'Algérie. Chassés par les 
Fatimites qui détruisirent, au commencement du x^ siècle 
de notre ère, le royaume qu'ils avaient fondé à Tiharet 
sous les Rostemides^ils furent encore chassés, par l'Almo- 
ravide Ibn Ghania puis par les Almohades, de Ouargla et 
des villes voisines où ils avaient constitué un Etatthéocra- 
tique. Tandis que leurs frères du Djebel-Nef ousa vivaient 
en sécurité dans les montagnes qu'ils habitent encore 
en Tripolitaine, qu'une colonie des leurs se développait 
à Djerba, les Abadhites durent recommencer un nouvel 
exode et allers établir au miUeu d'un désert où ils pou- 
vaient se croire à l'abri des persécutions. Celles-ci 
furent remplacées par des guerres civiles. Je ne saurais 
mieux comparer cette émigration qu'à celle qui se pro- 
duisit en Amérique lorsque les Mormons, chassés par 
l'intolérance religieuse et l'envie de leurs compatriotes, 
abandonnèrent la partie orientale des Etats-Unis où ils 



INTRODUCTION VII 

commençaient à prospérer, pour aller créer dans l'U- 
tah, au fond du Far- West, une colonie bientôt riche 
et florissante. De même que les Mormons comptaient 
dans leurs rangs des adeptes de tous les peuples, de même 
le lien religieux servit à rassembler en corps de nation 
les éléments disparates fournis par les Berbères de 
toutes les tribus. De là une langue moins pure que celle 
qui se parle encore de nos jours à Ouargla et au Dje- 
bel-Nefousa. Arrivés dans la chebka qu'ils occupent 
aujourd'hui, les émigrants, dont l'exode eut heu à 
plusieurs reprises, trouvèrent le pays parcouru plutôt 
qu'habité par les nomades des Béni Mzab ', tribu ouaci- 
lienne ^ parlant un dialecte différent du leur^ comme le 
montrent quelques noms propres qui ont survécu. Ils 
se fondirent parmi les nouveaux arrivants ^ 

Les premiers renseignements sur le dialecte du Mzab 
sont dus à l'Américain Shaler, consul des Etats-Unis à 
Alger (1829) ; son vocabulaire, très médiocre d'ailleurs, 
fut suivi d'un travail vraiment remarquable de Samuda 
(1840) qui fut loin d'être dépassé, bien au contraire, 
par Hodgson (1844). Pendant trente-cinq ans, si j'en 
excepte les documents recueillis par Geslin^ qui parais- 

4. Le généalogiste berbère Sabiq, cité par Ibn Khaldoun, men- 
tionne un Ghardaï (cf. le nom de Ghai daïa) comme issu de Matmata. 

2. Ce nom s'est conservé dans celui de Nahr-Ouacel donné au 
haut Chélif. 

3. On trouvera à la suite de celte introduction une bibliographie 
raisonnée des ouvrages relatifs aux Abadhites, au Maghreb, au Mzab, 
à Ouargla, à l'Oued-Rir' et au Djebel-Nefousa. 

4. Geslin avait recueilli un vocabulaire fiançais-mozabite ; cf. Rei- 



VIII INTRODUCTION 

sent définitivement perdus, et quelques lignes de M. de 
Slane à la suite de la traduction de V Histoire des Ber- 
bères, d'Ibn Klialdoun, on ne trouve plus à mentionner 
que le court vocabulaire et la traduction de la parabole 
àeV Enfant prodigue (1838 et 1860) dus à M. Duveyrier 
qui inséra un certain nombre do noms de plantes, d'ani- 
maux et de minéraux dans ses Touaregs du nord [iSQ A), 
et un conte donné comme spécimen par le général Ha- 
noteau dans son Essai de grammaire kabyle (1859). 
En 1879, M. Masqueray, de retour d'une mission fruc- 
tueuse au Mzab, publia une comparaison d'un glossaire 
de ce dialecte avec le chaouia et le zénaga. Dans mes 
Notes de Lexicographie berbère (1883-88) j'ai fait du 
dialecte du Mzab un des points de comparaison, de 
même que dans mon Maiiuel de Langue kabyle (1887) 
où j'ai donné un texte ; plusieurs contes ont été traduits 
dans la première série de mes Contes berbères (1887) ; 
un vocabulaire de l'argot du Mzab fait partie de ma qua- 
trième série des Notes de Lexicographie berbère [\ 888), 
enfin, dans mon Loqnuin berbère (1890) et les glossaires 
qui l'accompagnent, le mzabite tient une place impor- 
tante. 

Le dialecte de Ouargla [tagouarjelent) fut signalé pour 
la première fois par Hodgson en 1844 et resta négligé 
jusqu'en 1859, où le général Hanoteau en donna un 
court spécimen dans sa Grammaire. Mes Notes de Lexi- 



naud, Rapport sur le tableau des dialectes de V Algérie. Paris, 1856, 
in-8, p. 20. 



INTRODUCTION IX 

cographie berbère renferment un certain nombre de mots 
appartenant à ce dialecte. Quant à celui de l'Oued- 
Rir'^ confondu par Hodgson avec celui de Ouargla, il 
n'a été jusqu'ici l'objet d'aucun travail. De nos jours il 
s'est éteint à Touggourt et n'est plus parlé qu'à Tema- 
cin, Blidet-Ameur, Mgarin et Ghammara. 

C'est à M. de Calassanti-Motylinski qu'on doit la 
connaissance du dialecte du Djebel-Nefousa [Relation 
du Djebel-Nefousa, 1886) qui paraît être très rapproché 
de la langue dans laquelle les Abadhites rédigèrent 
au moyen âge des chroniques et des traités reUgieux. 
C'est au même orientahste, l'un des plus compétents en 
ce qui concerne l'histoire politique et religieuse et la 
langue de ces populations, que je dois les textes publiés 
en dialecte du Djebel-Nefousa que contient mow Loqmdn 
berbère (1890), et l'on ne peut que souhaiter de voir 
bientôt paraître la transcription et la traduction de la 
Relatmi du Djebel-Nefousa ainsi que le résultat des 
recherches de M. de Calassanti-Motylinski sur le dialecte 
de Djerba et les fragments de citations berbères qu'on 
trouve dans les auteurs abadhites. 

Mon but n'étant pas de donner une grammaire et un 
dictionnaire complets des dialectes que j'étudie, j'ai éli- 
miné à dessein dans les glossaires les mots d'origine 
arabe. Pour la grammaire, afin de ne pas m 'exposer à 
des redites, j'ai pris pour base mon Manuel kabyle, me 
bornant à signaler les points sur lesquels la zenatia 
diffère du zouaoua. Les textes, auxquels j'ai ajouté des 
notes comparatives, ne sont pas accompagnés de la 



X INTRODUCTION 

traduction qui a paru dans le premier volume de mes 
Contes berbères ou paraîtra dans le second. Le glossaire 
berbère-français est rédigé par racines : on n'y trou- 
vera pas les formes des pronoms, particules, etc., 
données par la grammaire. Enfin j'ai cru devoir re- 
produire, dans les appendices, ceux des travaux an- 
térieurs (Sbaler, Samuda, Hodgson et Duveyrier) qu'on 
peut difficilement se procurer : c'est ce qui explique 
pourquoi j ai laissé de côté les notes de M. de Slane et 
le conte du général Hanoteau. Quant au vocabulaire de 
M. Masqueray, le plus complet qui ait été publié jus- 
qu'ici, j'ai préféré le mettre en regard du glossaire fran- 
çais-berbère, et l'on verra qu'à part des nuances dans 
la transcription, les différences sont peu sensibles : le 
dialecte du Mzab que je donne est celui de Ghardaïa et 
Mélika. En reproduisant ces travaux, mon intention a 
été de rendre justice à ceux qui m'ont précédé et de 
reconnaître la part qui leur revient dans l'oeuvre encore 
inachevée de la grammaire comparée des dialectes ber- 
bères. 

Alger-Mustapha, 31 décembre 1891. 



BIBLIOGRAPHIE RAISONNÉE 

DES OUVRAGES RELATIFS AUX ABADHITES DU MAGHREB, AU MZAB, 
A OUARGLA, L'OUED-RIR' ET AU DJEBEL-NEFOUSA ' 



1632. Léon l'Africain, De Africde descriptione. Leyde, 2 v. 

in-32. 
1667. Marmol, L'Afrique, trad. par Perrot d'Ablancourt. 

Paris, 3 v. in-4. 
1830. Shaler^ Esquisse de l'État d'Alr/er, trad. Bianchi. Paris, 

in-8. 
1836. D'Avezac, Etude de géographie critique sur une partie 

de l'Afrique septentrionale. Paris, in-8. 
1840. Samuda, Essai sur la langue des Beni-Mzabs {Moniteur 

algérien). 
1844. Carette, Etudes des routes suivii^s par les Arabes. Paris , 

in-4. 
1844. Hodg-son, Notes onNortliern Africa. New- York, in-8. 

1844. Loir-Montg-azon, Afrique septentrionale, Wad-reag , 

Tuggurt [Revue de l'Orient, t. IV, p. 76-82). 

1845. Daumas_, Le Sahara algérien. Paris, in-8. 

1846. El-Aïaclii etMouley-Ahmed, Voyages dans lesud de l Al- 

gérie., tr. Berbrugg-er, Paris, in-4. 

1847. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, texte ar., éd. de 

Slane. Alg-er, 2 v. in-4. 

1848. Prax. Algérie méridionale, Tougourt {Revue de l'Orient 

et de l'Algérie, t. IV, p. 129). 
J8S1. Cherbonneau, Précis historique de la dynastie des Be- 
nou Djellâb, princes de Tuggurt. Paris, in-8. 

\. Pour ne pas allonger inutilement cette liste j'ai laissé de côté, outre les 
articles insignifiants de revues et de journaux, les histoires générales de 
l'Algérie, toutes absolument incomplètes sur ce point. 



XII BIBLIOGRAPHIE RAISONNEE 

1852-56. Ibn Khaldoun, Histoires desBerbères^ trad. française 

par de Slane. Alger, 4 v. in-8. 
1853. Barges^ Tableau historique de la dynastie des Beni- 

Djellab, sultans de Touggourt [Revue de l'Orient, de 

l'Algérie et des colonies, t. XIII, p. 216). 
1853. Carette, Recherches sur r origine et les migrations des 

principales tribus de V Afrique septentrionale. Paris,, 

in-4. 

1857. El-Bekri, Description de P Afrique septentrionale, texte 

arabe, éd. de Slane. Alger, in-8. 
(1858). flanoteau. Essai de grammaire kabyle. Alger, in-8. 

1858. Duveyrier, Notizen iihervierberberischen Vôlkerschaften 

[Zeitschrift der deutschen morgenlœndischen Gesell- 
schaft, t. XII, p. 176). 

1859. El-Bekri, Description de r Afrique, trad. française par 

de Slane. Paris, in-8. 

1859. Duveyrier, Coup d' œil sur le pays des Beni-Mzab [Bul- 

letin de la Société de géographie, t. II. p. 247). 

1860. Ans Brie f en von Ilerrn Duveyrier [Zeitschrift der deut- 

schen mor g enlaendischen Gesellschaft, t. XIV, p. 550). 
1860. Al-Yaqoubi, Descriptio al Magribi sumta ex libro regio- 
num al Yaqubii, éd. et tr. de Goeje. Leyde, in-8. 

1860. Tristram, The Great Sahara. Londres, in-8. 

1861. Aucapitaine, Ouaregla, Genève, in-8. 

1867. Duveyrier, Voyage dans le pays des Beni-Mzab [Tour du 
monde, n" 90). 

1862. Colonieu, Voyage dans le Sahara algérien., de Géryville 

à Ouargla [Tour du monde, n°^ 193-195). 

1862. Duveyrier, Statistique du Djebel-Nefousa [Nouvelles 

Annales des voyages, août). 

1863. Vivien de Saint-Martin, Le nord de l'Afrique dans F an- 

tiquité. Paris, in-8. 
1863. Trumelet, Les Français dans le désert^. Paris, in-18 jés. 

1. Il en a paru depuis une autre édilion qui, contrairement au titre, n'es 
que la reproduction de celle-ci. Cf. un article sévère mais mérité de M. Mas- 
queray, Bulletin de Correspoiidance africaine. 



BIBLIOGRAPHIE RAISONNÉE XIII 

1863. Mission de Ghadamès. Alger ^ in-8. 

1864. Martins, Tableau physique du Sahara oriental de la pro- 

vince de Constantijie. Paris, in-8. 

1864. Duveyrier, Exploitation du Sahara, les Touaregs du 

nord. Paris, in-8. 

1865. J. Zaccone, I)e Batna à Tuggurt. Paris, in-18 jésus. 

1866. El-Edrisi, Description de [ Afrique et de ï Espagne, texte 

arabe et trad. française par Dozy et de Goeje '. 

1866. Cahen, Lettre à M. Féraud sur les Juifs d'Algérie et de 

Tuggurt [Recueil de Notices et Mémoires de la Société 
archéologique de Constantine, t. X). 

1867. Aucapitaine, Les Beni-Mzah. Paris, in-8. 

1871. Pein, Lettres familières sur l'Algérie. Paris^ in-12. 
1871. Naphegyi, Ghardaya or ninety days among the Beni- 

Mozab. New-York, in-12. 
1873. Ville^ Exploitation géologique desBeni-Mzab. Paris, in-4, 
1875-81. Fournel, Les Berbères. Paris, 2 v. in-4. 

1876. Say, L'exploration de M. Largeau à Ghdamès et les 

plantations de coton de ï oasis de Tougourt [Explora- 
teur, n° 49). 

1877. Soleiliet, L'Afrique occidentale , Algérie, Mzab, Tildikelt 

(sic). Paris, in-12, 

1878. Jus, Sur les sondages artésiens de la province de Cons- 

tantiîie et les oasis de l' Oued-Rir . Batna, in-8. 
1878. H. Duveyrier, Notice sur le schisme ibâdhite [Bulletin 
de la Société de géographie, juillet). 

1878. Masqueray, Les Chroniques du Mzab [Bulletin de la So- 

ciété de géographie, juillet), 

1879. Féraud, Les Ben-Djellab, sultans de Touggourt [Revue 

africaine) . 
1879. Largeau, Le pays de Rirha. Paris, in-18 jésus. 



1. Je n'ai pas cru devoir citer la traduction publiée sous le nom de 
Jaubert. Il n'est pas un oricotaliste sérieux qui ne sache qu'elle fourmille 
de fautes et de contresens : cf. la préface de l'édition de Dozy et de Goeje 
et la notice de Saavedra. 



XIV BIBLIOGRAPHIE RAISONNÉE 

1879. Demaeght, Oiiargla [Bulletin de la Société de géogra- 
phie d'Or an, t. I, p. 82). 

4879. Masqueray, Comparaison d\m vocabulaire des Zenagas 
du Sénégal. Paris, in-8. 

1879. Masqueray, Chronique d'Abou Zakarya. Alger, in-8. 

1879. Coyne, Le Mzab. Alger, iii-8. 

1880. Philippe, Étapes sahariennes, Alger, in-12. 

1880. Masqueray, Les Beni-Mezab [Bulletin de la Société nor- 
mande de géographie., mars). 

1880. Bernard, Quatre mois dans le Sahara. Paris, in-12. 

1881. Y. Largeau, Le Sahara algérien. Paris, in-18 jésus. 

1882. Gerloff, A Journey in the Atlas and the Northern part of 

the Algerian Sahara [Proceedings of the Boy al geog. 
Society, n° 6). 
1882. Rabourdin, Algérie et Sahara. Paris, in-8. 
1882. Rohlfs, Beise durch Ma?'okko und Beise durch die grosse 
Wûste. Bremen, in-8. 

1882. Riche t, Une excursion da7is TOued-Bir' [Bévue des Deux- 

Mondes, 15 mai). 

1883. Brosselard, Voyage de la mission Flatters. Paris, in-18 

Jésus. 

1884. Bernard, Les detix missions du colonel Flatters. Paris, 

in-18 Jésus. 

1884. Robin, Le Mzab et son annexion à la France. 

1884. — La Bégion de l Oued-Bir' [Bulletin de la Société 
de géograjjhie de l'Est, p. 550). 

[s.d.) Ech-Chemâkhi_, Le livre des biographies (juJI v'-^j ^^^' 
graphies abadhites). Le Qaire, in-8. 

1884. Ibrahim el-Berrâdi, Le livre des pierreries [jt\^\ iJcS, 
chronique abadhite). Le Qaire, 1302hég., in-8. 

1884. Tarry, Les villes berbères de la vallée de ï Oued-Mya 
[Bévue d'ethnographie, l. III). 

1884. Rinn, Marabouts et Khouan. Alger, in-8. 

1884. A. de Calassanti-Motylinski, Guerara depuis sa fonda- 
tion. Alger, in-8. 

1884. Niox, Algérie. Paris, in-12. 



BIBLIOGRAPHIE RAISONNÉE XV 

1885. R. Basset, Lettre à M. Barbier de Meynard sur sa mission 
au Mzab [Journal asiatique). • 

1885. A. de Calassanti-Motylinski, Les livres de la secte aba- 
dhite. Alger, in-8. 

■1885. Piesse, Itinéraire de V Algérie. Paris, in-12. 

1885. A. de Calassanti-Motylinski, Le Djebel-Nefousa, rela- 
tion de Brahim ou Slimane Chemmakhi. Alger, in-4. 

1885. René Basset, Les manuscrits arabes des bibliothèques 

des zaouias de ' Ain-Màdhi et Temacin, de Ouargla et 
de \idjadja (Chroniques de Ouargla et de Ngousa). 
Alger, in-8. 

1886. M.Q.s(\\iGV3iY, Formation des cités chez les populations sé- 

dentaires de r Algérie. Paris, in-8. 
1886. Zeys, Législation mozabite ; son origine., ses sources, son 
présent, son avenir. Paris, in-8. 

1886. Weisgerber, Notessur le Oued-Rir . Paris, in-8. 

1887. R. Basset, Manuel de langue kabyle Paris, in-12. 
1887. ins, Stations préhistoriques de l'Oued-Rir [Revued'Eth- 

nographie, YI). 
1887. Rolland, L' Oued-Rir et la colonisation française au Sa- 
hara [Revue de l'Afrique française , VI). 
1887. René Basset, Contes populaires berbères. Paris, in-18. 

1887. Bajolle, Le Sahara de Ouargla. Alger, in-8. 

1887-1888. Zeys, Le mariage et sa dissolution dans la législa- 
tion mozabite [Revue algérienne de législation et de ju- 
risprudence). 

1888. René Basset, Notes de Lexicographie berbère, IV' série. 

Paris, in-8. 
1888. Amat, Le Mzab et les Mzabites. Paris, in 8. 
1890. Almand, D'Alger à Ouargla. Paris, in-8. 
1890. René Basset, Loqmân berbère. Paris, in-i2. 
1890. Rinn, Histoire de l'insurrection de i89i ■ Alger, in-8. 



PREMIÈRE PARTIE 



NOTES GRAMMATICALES 

§ 7-8 \ — Le t, o, du Mzab, de Ouargla, de l'Oued- 
Rir' et du Djebel-Nefousa remplace toujours le Ûi, <!>, du 
zouaoua, de Bougie et de la zenatia du centre et des 
Béni Menacer ; il se substitue parfois au d\ j, et au cl, j, 
du zouaoua, des B. Menacer, du harakta, du chaouia 
et de Syouah. — Ex. : atef, <-a;i, entrer (Mzab, Ouargla, 
0. Rir', Dj. Nefousa) = ad'ef, ^ji (zouaoua), adef, ^J 
(harakta) ; iibi?\ j^^, pigeon (Mzab), et atbi)\j^\ (Ouargla) 
= ithbir, j^ (zouaoua), ad'hh\ jS^ (B. Menacer), adbir^ 
juJ (Syouah). 

Le dj, ^, du Mzab correspond au ^, 15", du zouaoua et 
du touareg ahaggar, qui s'est parfois conservé à Ouar- 
gla, à ro. Rir' et au Dj. Nefousa. — Ex. : ebzedj\ ^j.i, 
être humide (Mzab) = ebzeg, Sj\ (zouaoua et Ouargla) ; 
edj\ ^1, faire (Mzab) = eg, dfi (Ouargla, 0. Rir', Dj. Ne- 
fousa). Le dj\ ry et le/, j, permutent frécpiemment au 
Mzab. — Ex. : ardjaz, jLji et arjaz, j'jji, homme. 

Le tch, ^, du Mzab correspond quelquefois au k^ îJ, de 
Ouargla et du Dj. Nefousa. — Ex. : atcheb, ^, saute- 
relle (Mzab) = ikeb, iJ^ (Ouargla) ; itchdb, ..^, renard 
(Mzab) = ikdb^ ^>^ (Dj. Nefousa). 

\. Pour les numéros précédents, cf. Manuel de Langue kabijle, de 
même que pour toutes les lacunes qui suivront. 

1 



2 LA ZENATIA DU MZAB 

Le cl, j, du Mzab, de Ouargla, de l'O. Rir' et du Dj. 
Nefousa remplace toujours le d\ \ du zouaoua, de Bou- 
gie et des B. Menacer. — E]x, : derr'el, Ji^jj, être 
aveugle (Mzab) = derr'eU 6-^S^ (zouaoua) ; aderral^ 
jUjjI, aveugle (Ouargla) = ad' errai, jUjji (zouaoua). 

Le 6?, j, se substitue au Mzab au dh^ ^_p», du zouaoua qui 
se maintient souvent à Ouargla et au Dj. Nefousa. — 
Ex. : semrned, ju-<, froid (Mzab) = asemmedh ji^i 
(zouaoua) et asemmadh, ^U«l (Ouargla). A Ouargla, 
comme en touareg ahaggar, on trouve parfois im dh, 
ja^ à la place d'un d\ j, zouaoua et d'un d, j, du Mzab. — 
Ex. : tadhouft^ ^?^^", laine = thad'ouft^ <LA^{Si (zouaoua), 
tadouft, c^i^Jl (Mzab). 

Le/, j, du Mzab correspond au g, d^, du zouaoua, 
conservé à Ouargla et au Dj. Nefousa, tandis qu'il est 
remplacé par un z, ^s à l'O. Rir'. — Ex. : taî^ja, \jj 
(Mzab), canal = tharga, ^J (zouaoua) et targa, ^J 
(Ouargla) ; arjaz, jijji (Mzab), homme = argaz, j^ji 
(zouaoua, Ouargla et Dj. Nefousa) ; afi^ ^\ (0. Rir'), 
voler = cifeg, ^\ (zouaoua). 

Le ch, i>, et le tch, ^, du Mzab et de Ouargla rem- 
placent le k, d, du zouaoua et de Bougie, le -/, iJ de la 
zenatia du Maghreb central et des B. Menacer. — 
Ex. : abertchan, ^\>.j\ (Ouargla), noir, et aberchan, ^ii^^i 
(Mzab) = aberkan, ^j\ (zouaoua\ aberwn^ ^j\ (ha- 
raoua). Lorsque le ch, j., du Mzab et de Ouargla, cor- 
respondant au k, iJ, du zouaoua, est précédé d'une 
sifflante, celle-ci, sous l'influence de la chuintante, se 
transforme en ch^ js. — Ex. : tichchert, ^^^ ail (Mzab 
et Ouargla) = thiskerth, h'jQ (?.ou^oua) . 

Le ç, ^', ne se rencontre guère que dans les mais 



DE OUARGLA ET PE LÛUED-RIR' 3 

(l'origine arabe, et encore il est fréqnemment changé en 
z, j. — Ex. : tezallit, c»Jiy, prière (Mzab) = «)U. 

Le dh^ ^, est rare au Mzab et correspond au t\ i, du 
Dj. Nefousa, du Djerid et de Bougie. — Ex. : nedh, jj 
(Mzab), être auprès de = neft\ Jaî (Dj. Nefousa). Le dh, 
jo, redoublé devient un ^', i. 

Le r , ^, redoublé devient un k\ j. — Ex. : l(jur\ ^y, 
être trouble, selak'lak\ ^%X. troubler (Mzab). 

Le k, îJ, est quelquefois devenu ch, ji-, à Ouargla. — 
Ex. : chera, i^, chose (Ouargla) ^=.kera^ i^(zouaoua). 
Cependant il s'est quelquefois maintenu ainsi qu'à l'O. 
Rir', alors qu'au Mzab il est devenu ch, j'. — Ex. : tiker- 
kas.^^Jz, mensonges (Ouargla et 0. Rir') = techerchas^ 
^Li_r-ij" (Mzab). 

On trouve parfois, à Ouargla et à l'O. Rir', le m^ ^, 
à la place de 1';^, y. — Ex. : amzai\ jij^i, pluie (Ouar- 
gla) = anzar, jiyi (zouaoua) ; imma^ U, il dit (0. Rir') 
^=inna,\:^ (zouaoua et autres dialectes). En sens inverse, 
un m, ^, devient parfois wnn, o au Dj. Nefousa. — Ex. : 
isan^ 0^» viande = aïsoum (Mzab), (»>^J. 

Le ow, 3, redoublé persiste d'ordinaire dans les quatre 
dialectes ; cependant on trouve au Mzab des exemples 
de contraction de deux ou^ j, en g, c5', comme dans la 
vallée de l'O. Sahel. — Ex. ; aoudh, Ja^\^ arriver, 
n. d'act. aouggadh, jX^ (Mzab; cf. zowdiowsiaggouadh, 
i^ljTi par exception); aoui^ t^y, porter, n. d'act. aggai^ 
c^lfl, charge. 

Le i, (S, du Mzab, de l'Ouargla et de l'O. Rir', corres- 
pond, mais moins fréquemment que dans la zenatia du 
centre, au g, S", du zouaoua et de Bougie. — Ex. : azi- 
zaou, ^\-jj\, bleu, vert (Mzab, Ouargla) = azigzaou^ yjSji 



4 LA ZENATIA DU MZAB 

(zouaoua). Quelquefois il remplace un k, iJ, du zouaoua. 
— Ex. : disown, ^^^\ (Mzab et Ouargla), viande = 
aksoum, ^yS\ (zouaoua). 

§9-10. — Pronoms isolés. 

Mzab. 

Sing. 

l''^ p. com. moi iiech (^, Jiechchi Jtj, nechchin jç^ 

2*-' — m. toi chetch J", chetchi ^^s:^, chetchin ;j^ 

2*^ — f, loi chem -i, chemmi ^^^, chemmin ,jwi- 

3*^ — m. lui netta Vl, 

S*" — f. elle nettaha ip 

Plur. 

l''®p.com. nous nechni ^.^nichmn ;^^ 

2*^ — m. vous chechouiii Jj. *■*■■ ■, chetchaouin ^^^ 

2^ — f. vous chetchmitin j>_i«^ 

3^ — m. eux netnin (j^ 

3'^ — f. elles netnitin cjZ^ 

Ouargla, 



!'■<= p. com. 


moi 


netch ^', nech j_p, nechchin ^j^ 


2« — m. 


toi 


chek C^ 


2*^ — f. 


toi 


chem ^, chemmin ^y 


3« — m. 


lui 


netta L' 


3« — f. 


elle 


nettat ,:jd 


Plur. 






l""*^ p. com. 


nous 


nichnin gU^u 


2*^ — m. 


vous 


cheknim JL53- 
cheknimtt jf^ 


2^ - f. 


vous 


3'' — m. 


eux 


nitnin ,jJz,', netnin. 


3*^-!. 


elles 


nitniiiti j^;.:-.; 



Sing. 



Plur. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 

O. Rir'. 

l'^^p, com. moi nctch ^ 

2^ — m. loi chek CL 

2*^ — f. toi chem 

3*^ — m. lui 



r 

netta ^ 



3« — f. 



elle nettat CJci 



l''^p. com. nous nitchana U;<:, nichana\\Li 

2*" — m. vous chinin (^ 

2^ — f. vous chininlin jc:x^ 

3'' — m. eux netnin ^ 

3" — f. elles nitnintin ^jc:^ 



11. — Pronoms affixes compléments d'un nom jouant 

LE RÔLE d'adjectifs POSSESSIFS, 



Sing. 

p. com. 



m. 



2e 

2e — f. 
S*" — com. 

Plur. 
l'"'' p. com. 

2« — m. 
2e — f. 
3e — m. 
3« — f. 



Mzah. 



iouk i]j), ioiiok 
itch ^ 



em 



es ^1 



ennar^ éUI 



ennouen 



enchemt 



ensen 



ensent 



uj" 



' taddartioifk]'Jj^j\j^ (maison 
de moi), ma maison. 

tadda?'titch ^c'jU' (maison de 
toi), ta maison. 



taddartem 



jfjU 



maison de 



toi), ta maison. 

taddartes ^jU' (maison de 

lui ou d'elle), sa maison. 

(coDstr.amlaprép. en;J) taddartennar 

cL'jljJ (maisoD de nous) , notre maison. 

taddartennouen jjy_'jU*(maison 
de vous), votre maison. 

taddartencheml JUc^'jU" (mai- 
son de vous), votre maison. 

taddartensen -^^JtS, (maison 
d'eux), leur maison. 

taddartensent juUJjU" (maison 
d'elles), leur maison. 



LA 2ENAT1A DU MZAB 
Ouarjjla, 



Sing. 



.1'° p. com. iou ji, ou 3 fousiou ^y^^^ (main de moi), ma 

maiu. 
fousek klL._^ (main de toi), ta 

main. 
fousem -.^5 (main de toi), ta 

main. 
fouses ^j^^s{ma.\n de lui, d'elle), 

sa main. 



2e 



9e 



m. 



f. 



ekî}\ 



em 



3^ p. com. PS ^\ 



Plur. 



4'"'' p. com. ennâ «I, ennaK\ ifassen ennâ ^1 ^^U (mains 

de nous), nos mains. 



2^ — m. 
2e f. 

3« — m. 

3« — f. 



enkoum ^f:i\ 
enkemt c^\ 



ensen ^ 
ensent c 



ifassen enkoum ^^\ ^jJ^^ 

(mains de vous), vos mains. 
ifassen enkemt JU*5^I ^U 

(mains devons), vos mains. 
ifassen ensen •^\ ^Uj mains 

d'eux), leurs mains. 
ifassen ensent j<JL«jl ^L* 

(mains d'elles), leurs mains. 



tit'iou ^JaZ ^œil de moi), mon œil. 
titMk vUuaJ" (oeil de toi), ton œil. 
tit'im ^JaJ (œil de toi), ton œil. 



O. Rir' 

Sing. 
l""" p. com. iou y 

2« — m. iA^a' 
2« — f. im jT 

3" — com. z.s, es ^^ ^1 tit'es ,_)-JaJ (œil de lui, d'elle), son 

œil. 

Plur. 

!'■'' p. com. eiina l'i tifaouin enna L'I if^^i^ (yeux de 

nous), nos yeux. 
enkoum ^^\ tit' aouin enkoum ^ ^\ j ^^is^ {y qu^ 

de vous), vos yenx. 
enkemt cJ^' ' tit'aouin enkemt Cs^' ^ jUa-T (yeux 

de vous), vos yeux. 
nsen -^j^ tiûaouin ensen ^^\ ^^^Ua-T (yeux 

d'eux), leurs youx. 
îisent (jUi-J tii'aouin ensent »:u>*Jl '^ jUa-" (yeux 

d'elles), leurs yeux. 



2« — m. 

2« — f. 
3'' — m. 
3*^ — f. 



de ouargla et de l'ouëd-rir' 7 

12. — Pronoms personnels affixes employés avec une 
préposition. 



Mzab. 



à moi 

à toi (m.) 

- (f.) 
à lui, à elle 
à nous 
à vous (m.) 



à eux 
à elles 



(f.; 



iach ^\ 
iain >l, 



Ouargla. 



O. Rir' 



il t^_ 

iak "X [ak dl) 



„, „ ,„ ^ iak 'X {ak iJI) 

iam ^\ [am ^1) iam ^\ [am j.!) 
ias, ^\ [as ^\) ias ^b [as ^1) ias ,j-1j [as ^\J 



anar è'jl 
akoiim ^f\ 
akemt c^\ 
iasen rjX 



" lllj [ak dl) 
ana U! 



r/l 



ianar cL'L 

iaouen ^j^l, 

iatchemt ' 

iasen rjX _ ^ 

iassent ^L^\i iasent ûwL.Ij iasent c^X 



akoum ^y 
akemt c^\ 
iasen '^jX 



15. — Le pronom personnel suffixe combiné avec 
une préposition sert à rendre le verbe avoir ^ comme 
en arabe </ja# et j. 



Mzab. 

j'ai (chez moi) rV/'z (jj^ 
tu as (chez toi) r'eretch ^Jf' 

— ( — f . ) rerem ^jp- 
il a (chez lui)) , • 

elle a ( — elle)^ 
Dûus avons (chez doiis) reniar' cU^^ 
vous avez (chez vous, m.) rerouen j^J^ 



Ouarg-la. 



jir en (jjii 
nrerek iJ 
nr'erem 



j' 



nreves ^jù 
nrermi U^'. 



O. Rir'. 

reri (jj^ 
rerek tî^/* 
r'erem ^Jp- 

reres ^J^ 

rerna ['J^ 



7i)''erkoum ^fji^ rerkoum ^f^ 



_ ( _ f,) r'ertcheml C^^Jf> nrerkemtcXjà rerkemtcSj' 
ils ont (chez eux) rersen ,-^> nfersen r^jù fersen ^> 

nrersent jl^ Jiî rersent <L^^ 



elles ont (chez elles) rerse?it c^J^ 



uJU 



Ex. : As-tu une preuve, a illa r'eretch elbaina ^> %} 
â:lji (Mzab). J'ai des témoins, r'eri chchouhoud, ^J^ 



i^^i>j 



Ji (Mzab). J'ai une grande maison, r'eri taddart et- 



tamelxrant, cj>\jùs Zjjs> ^/- (Mzab) 



8 LA ZENATIA DU MZAB 

On trouve aussi au Mzab la préposition r'or : i^'oin^ 
iS^^ etc. 

§16. — Pronoms personnels affixes compléments d'un 

VERBE. 



Mzah. 



Ouargla. O. Rir'. 



Sing. 

l'^^ p. com. 
2e — m. 
2'^ — f. 
3^ — com. 



ch 
m j. 



jji, tCfl J£ 



Plur. 

1''^ p. com. nar ci; 

2® — m. oiien ^^ 

2e _ f. tchemi 

3*= — m. te7i J 

3^ — f. ient C:. 



m I» 

te 



na V* 



k^^ 

m > 



me, moi 
te, toi 
te, toi 
le, la 

nous 



na l* 

koum j.^ koinn ^f vous 
kemt zS. kemt CJ^ vous 
ten .'f ten ;i les 



tent 



tent CxZ les 



Ex. : Il t'a frappé^ iouetach, ^Zy^ (Mzab). Il nous a 
VUS, izrina^ bjj- (Ouargla). 

§17. — Place des pronoms affixes. Ils suivent absolu- 
ment les mêmes règles qu'en zouaoua. 



§ 19. — Pronoms et adjectifs démonstratifs. Mzah : a, 
I, ou, 3, qui se placent après le substantif et désignent un 
être ou un objet rapprochés : ouni, Jj, celui-ci, ceci, f. 
touni, JjJ, pi. ininnou^ ^•-, f . tininni^ ^\ ain, ^\ (indécl.), 
cela; ouannouh^ ojii^, aouen^ (jji (indécl.), ouamouh^ o^ij, 
cela ; ouasi^ ^^Ij, celui-ci ; touh^ ojT, ce ; emii^ Jl, celui- 
là ; aidoud, jjo,!, ce. — Ex. : Cet homme, ain ourjaz^ 
jijjj à' ; Cette femme, ain tameft'out^ OjjJ ^1 ; Cet âne. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED RIR' 9 

aouen ouar'ioul, ^^\^ 03' \ Cette fille, aouen taizziout, 

Ouarg^la : ou^ j, invariablement se place après le 
nom et désigne nn être ou un objet rapprochés : argaz ou, 
3J^J, cet homme ; agi, j^\, agou, ^"Ti, ouagi, ^^^l^, pi. ouigi, 
j7j, oua^ Ij ; en^ Js désignant un être ou un objet éloignés : 
argaz en^ ùjÉji, Cet homme-là. 

O. Rir' : OU, j, agi, if\. 

Dj. Nefousa : ouh^ «j, ce ; touh, ojJ, ce ; ouih, <bj, celui- 
ci, pi. ouicVi, is'^j ; oui, (j^; ouaifouih, à,^ h^_^. 

§ 20. — Pronoms interrogatifs. Mzab : Qui, manain^ 
,>j;u. Il s'emploie avec le participe : Qui estYenu? Manain 
id iousin, ùi-ji-i Oi^U; ouar'ani, Jl^lj. Qui est-ce? Manai^i 
ounni, Jj jjj;u. Quoi, hatta, b ; matta, lu ; 77iata, U. ; ma, 
U. — Ex. : Qu'a-t-il? Ma t iour'en, ^^ u, m. à. m. : Quoi 
le prenant? Que mangeras-tu? Batta r'a tetched, jJ\i b. 
Que fait-il ? Batta eççandtes, ^i^ii-îJI b, m. à. m. : Quel est 
son métier? Qu'y a-t-il entre vous? Batta jarach dides, 
^^.i yj.j\j b. Que veux-tu? Batta tekhsed, jujî b. Quel, 
mi, ^j. Quel esc son nom? înismes, ^...,.. Avec quoi? 
(instrum.) s batta, \r^ : i\.vec quoi l'a-t-il-frappé ? sbatta 
it iouet, Oj^_ u^. Qui, ou, 3 : Qui est là? ou illan dini, 
JrJ û^.3- Oui est dehors? ou illati azr'ar, jlijl jjX^. 

Ouargfla : Qui, quel, mammou, ^c ; quoi, mata, b. ; 
qui, agisma, \^f\ ; quoi, mamek, dUL. . 

O. Rir' : Qui, mammou, ^; que), quoi, mata, U. : Quel 
est ton métier? m,ata çandtek, dUc'.;;^ i:.. 

§ 21. — Pronoms relatifs. Mzab : ai, t^l, avec lequel 
on emploie le participe : L'homme qui est venu, ardjaz 
ai d iousin, cxr^y.^ (/'jVj' ; L'homme que j'ai vu, ardjaz ai 



10 LA ZENATIA DU MZAB 

t ergebar\ ^j ^l jUj ; L'enfant avec qui je suis venu, 
afefli ai d oiisir' niads^ ^\>u> i^j j t^l ^«1=1 ; La fille qui est 
venue avec moi, taizziout ai d iousin mdia, g^j* x\ ^y_j^> 
L». ; La maison de laquelle je suis sorti, taddart ai 
effer'er'' sis^ ^x-, iisi ^s\ ZjJX. Souvent même ou supprime 
ai, (/l : Cette marmite que tu m'as donnée, taiddourt a 
a touchid, j^J ^\ Cjj^x: ; Cet homme qui se tient là, arjaz 
ou itour''in dimii^ ti-^o^^y-^ j'Jj' ; La maison dans laquelle 
je suis entrée taddart outefer' dis, ^^i ^^ CtJJ:. On 
trouve aussi la forme arabe vulgaire, elli^ Jl. Celui qui, 
ouenni, Jj ; celle qui, tenîii^ J" ; ceux qui, ininni^ ^ ; 
celles qui, tininîii^ ^J ; oua, Ij (invar.) ; ce que, aini^ 
Ji : Demande ce que tu veux, eflob aini tekhsed, ^\ 

Ouargia : Qui, enni^ Jl ; «/, t/i ; que, mata, U. , celui 
qui, mamoUy ^\ que, sag^ uTL : Ils m'ont dit qu'ils 
avaient vu, ennan ii sag zerin^ j^jj ^L, ^_^\^\. 

O. Rir' : Qui, enm,^\ ; celui qui, en7ii^ Jl, ou enni^ ^3- 
Dj. A'efousa : Qui, ai, t?l ; celui qui, oui, ij^; mammou, 
y:; ouaif ouih, a,j ia^^; ce que, ma, U. 

§ 22. — Pronoms et adjectifs indéfinis. Mzab : Autre, 
ouididhen, ^-:*>3, f. tididhit, c^s^iSl; ioudhen, -^y^ : Une 
autre fois, titchelt ioudhen, -j^^^ cjJ- ; tout, g ad, ^ : Elle 
lui raconta tout ce qui s'était passé, tenna ias gad a 
içareii, -^J^^} ^ ^\\c ; chaque^ tout, ach, j.s : Je mets bas 
chaque année beaucoup de petits^ 7iech tarouer' ach 
asouggas mennaout n hourekhs, OjL. ^^J, ^\ fjj j:^ 
^jJ>-j^ ; chacun, koull iggen, ^Ç tK f- kmill igget, cX^^; 
quelqu'un, iggen, ^; quelque chose, batta, b, matta, 
U*, chera, \j^ ; personne, o^da iggen^ 'J^.^3 '- Quand il vit 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 11 

qu'il n'y avait personne, si irgeb dis oula iggen, ^j >^j ^ 
^^j; rien, oula d chera, \j^^^^\ Il n'y a rien chez toi, 
la chi r'eretch cher a, \j^ ^^ ^^. « Y a-t-il » se traduit 
par la chi interrogatif : Y a-t-ii de l'eau fraîche? La chi 
aman d isemmaden, jjU^j 'J^ ^ "i\ Il y en a, ellan^ 
•^Si\ ; beaucoup, mennaout, Jj^Iu. Seul, ouaKd^ a>.j, se 
construit avec les pronoms suffixes; voici, chtoud^ 

Ouaryla : Autre^ oucUclhen^ Cr*i-»3, f- tididhet, ^i^^jT, 
ididhenin, c^-^-^, f- tididhentm^ gOLUa^-C; aucun, per- 
sonne, oula diggen^ ^j "i^ ; f . oula digget^ cS^^^ ^^ ; oula 
dh'ad, jL j"ij ; rien, oulad chera^ l^ j"il3 ; oula, ^^ ; lach, 
^'i : Il n'a rien, lach r'eres, ^> ^)i ; voici, chlai, 
t^lii, ; même, le même, c'est la même chose, d iggen, 

if'?' 

O. Rir' : Autre, idhen, ^^ ; pi., idhinin^ ù^'^.- 

Dj. A'efousa : Autre, ouidi^ (JJ.^ ; ouait\ Ja^ij ; quelque, 

achchar^ Jc\. 



DU VERBE 

§ 26-27. — A la 2"" pers. et à la 3*" pers. fém. du sing. 
et à la 2*" pers. du pi. le th initial, ^1», du zouaoua est 
remplacé enmzabite, à Ouargla, à l'O. Rir' et au Dj. Ne- 
fousa par un t^ o. Le dh, ^, final du zouaoua, à la 2^ pers. 
du sing., est d'ordinaire remplacé par un d, j, au Mzab, 
à Ouargla et dans l'O. Rir' ; quelquefois par un t, o, au 
Mzab ; au Dj. Nefousa par un t\ Jb, comme dans les dia- 
lectes de Bougie et du Djerid. Lorsque le verbe est 
employé avec une particule, le r', ^, final de la 1'^ pers. 



12 LA ZENATIA DU MZAB 

du sing. s'affaiblit en r/, ^, et en ^r, I, à Ouargla et à 
Touggourt. 

§ 28. — Au Mzab, la particule fa, l^, donne à l'ao- 
riste le sens du futur ; la particule ad, jl, le présent et 
le futur ; la particule ai, «^1, le passé. 

§ 29. — Conjugaison d'un verbe. 

IMPÉRATIF 

Mzab. Ouargfla. O. Rir'. 

Sing. 

2^ p. corn, ergeb ^j\ vois zer j^ vois egser j-S\ descends 

Plur. 

2« — m. ergebetcSj\ voyez ;^r/ Ojj voyez egsert Cj^\ descendez 

2® — f. ergebemet z^j\ zeremt z^>jj egsereml sL^jS\ 



(Avec le sens du prétérit). 

Mzab. Ouarjjla. O. ÏVir'. 

Sing. 

']'■« p. com. ergeber kfj\ 'îû'i^ ^^'i*'' çtjj J'^i ^'^ egserer '^j^\ ji m 



2e — com. tergebed jSJ tezrid^.yj tegsered ^j^ 

.3'= — m. iergeb ^j izroii sjj^,i^i'i iSSj, ^V^er ^^J^ 

3' — F. tergeb ^J tezrou ^yj tegser j^ 

Plur. 

ire — cQj^^ nergeb ^J nezrou ^yj iiegser ^Oo 

2e — m. tergebem Sj tezrim ^yj tegserem ^j^ 

2e — f. tergebemt cJ } teznmet c^y} tegseremt c.>j^ 

3e _ m. ergeben (jfj\ ~rin ^_jj egseren j^\ 

3e _ f^ ergebent c^y znnt z^jj egserent c^j^\ 



2^ 


— 


m. 


2' 


— 


f. 


3' 


— 


m. 


3' 





f. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 13 

AORISTE 

(Avec le sens du futur ou du présent). 

Mzal). Ouargla. O. Rir'. 

Sing. je verrai, je vois je verrai, je vois je descendrai, je descends 

l'"^ p. com. adercjebar ^LT;! jI ad czrâ ^jjl J ad egsera \j^\ J 

2^ — com. atergebed jSJ\ atezred iyj\ ategsered ij^\ 

3*" — m. adirgeb sjS'j J adizer yj J ad igser j^i\ 

3^ — f. atergeb ,jfj\ atezer yj\ aiegser j-^\ 

Plur. 

l^^ — com. anergeb ^j\ anzer yj\ anegser j^\ 

atergebem Jj']\ atezrem ^yj\ ategserem ^j^Jz\ 

atergebemt cJ^JS atezremt C^yj\ atcgseremt z.»j3z\ 

ad ergeben ^j^ adzeren ^jj jl ad egseren jj^O^jl 

ad ergebent C^j jI ad zerent cj> jj:Sad egserent z^ j^ i\ 

§ 30. — On emploie aussi pour attirer l'attention sur 
le verbe la particule d, j, vocalisée tantôt ed^ tantôt id. 
Elle suit les mêmes règles de position qu'en zouaoua. 

§ 31. — La particule n^ Ô7 sert à former un participe 
indéclinable lorsqu'elle est jointe à la 3'' pers. de l'ao- 
riste. — Ex. : illa, \, il a été; illan^ jX^ étant. 

§ 32. — Les verbes commençant par un alif non 
prosthétique changent au prétérit cet alif eu ou, 3, — 
Ex. : Mzab, atef ^i, entrer, aor. ioutef, ^-j-; Ouargla, 
azen, OJ', envoyer, aor. iouzen, i^jy^ ; 0. Rir', adher, ^1, 
tomber, aor. ioudhei\ j^y^\ Dj. Nefousa, afaf, ^^f, être 
fin, aor. ioufaf, «-s^Jl- 

Les verbes qui ont un ou pour seconde syllabe ne le 
contractent pas, comme en zouaoua, en b ou en g, avec 
Vou provenant du changement de la première syllabe . — 
Ex. : aoui, (^y, apporter, aor. iououi, çsy. Les verbes «Y?, 



14 LA ZEN ATI A DU MZÂB 

Ji, être (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa), ini, J^ 
(0. Rir'), changent à l'aoriste conjugué sans particule 
1'/ initial en e et redoublent leur consonne. 

Mzab. 



SiiJg. 

l"''^ p. corn, e/lir ij\ j'ai l'te ad ilir iJL J l^ serai laki/ ^^ j'ai de 

2'' — com. tellid j.^: atellid jJi\ . . . • 

3^ — m. illa % ad ili Jj jI .... 

3^ — f. tella X" atili JJ .... 

Plur. 

1" — com. nella % cmili ^\ laknar '^^ 

2<^ — m. te m m JL" atilim JL'I .... 

2^ — f. tellimet cJ^ atilimet c^^ .... 

3^ — m. dlan '^\ adilin (j^>^ .... 

S'' — f. ellant c^t\ ad ilinf c^'^J .... 

Au Mzab et au Dj. Nefousa, la 3^ personne de l'aoriste 
est souvent terminée en ou. — Ex. : etch, ^1, manger, 
aor. itchou, ^ (Mzab); k'im, ^s, se tenir, 3*" pers. pi. 
k'imoiin, ^^è; f. k'iinount^ ,1^^ (Dj. Nefousa). 

La plupart des verbes terminés en ou à l'impératif, 
perdent cet ouk l'aoriste et le remplacent par un i à la 
l""* pers. et à la %^ pers. du sing. et un a aux autres per- 
sonnes. — Ex. : ettou, J\ (Ouargla), oublier, aor. itta, b. 

§ 34. — La négation se rend en mzabite par oula 
chera, \^^^. — Ex. : Je ne sais pas, oula essiner' chera, 
\j^ ii^l "ij ; oui hatta, i-^ jj : Il ne trouva rien à dire, oui 
ioufi hatta isioul, j^^-o i- ^j) jj ; oui, j^ : Il ne vint pas 
à la ville, oui diousi r'el tauidint, ûs-ac Ji ^-j.j j^ ; Pour- 
quoi n'es-tu pas venu? mimi oui tousid, x^y ^^-^ ; Ils ne 
le laissèrent pas pénétrer parmi eux, oui t ejjin adiatef 
farasen, ^Jj ^\ j' Oij' ^ ^3- La négation ou^ 3, est quel- 
quefois accompagnée de la particule ar'e?i, ^1. — Ex. : 



DEOUARG^A ET pi; L'OUED-RIR' 15 

Tu jie sais pas où tu es, ou aren tessined did manain^ 

Ouargla : OU, j, UG pas ; pas encore, seddir ou ^ ^.ju ; 
Il n'est pas encore venu, seddir ou d iousi, ^^jjj ^ ^ju; 
rieu, oula, "iy, lach, j.^ : 11 n'a rien, lach r'eres, ^> j^'i. 

O. Rir' : ou^ j; oui, j^ : Elle ne le regarda pas, oui 
tenkid r'eres, ^J^ o^' j^. 

Dj. Xefousa : oui, jj : 11 ne trouva pas, oui loufou, 
^j) jj ; Tu n'as pas bien agi, oui tegid sabih\ ^ x5j j^. 

§ 36. — Ces dialectes possèdent, comme le zouaoua, 
des verbes qualificatifs ou verbes d'état à conjugaison 
incomplète et désignant les couleurs ou certaines quali- 
tés physiques ou morales. — Ex. : mok'ri, ^sj»^, être 
grand (Dj. Nefousa), pi. mok'rit, vi*.^*. 

§ 38. — On peut rattacher à la classe des verbes 
d'état les formes du verbe incomplet, tour' , ^jT, aor. itour\ 
éy:., il était; touri, J-y, je suis (Mzab). — Ex. : Je suis 
des gens des tombeaux, tour'i s midden n inilen, gju-, J-^ 

MODIFICATIONS DE l'iDÉE VERBALE 

§ 39. — V" forme indiquant l'idée factitive. — Ex. : 
erouel, j^ji, s'enfuir; aor. serouel,^^j^, faire fuir (]\lzab). 
Les verbes commençant par un alif non prosthétique le 
changent en i à la forme factitive quand le verbe n'est 
pas sous l'influence d'une particule. — Ex. : atef^ ^"i, 
entrer : F® f. sitef, ._ax^, faire entrer, introduire (Mzab) ; 
ader, jJ, s'enfoncer, aor. sider, jju«,, enfoncer (Ouargla). 
Cf. cependant, sououel, jj-, parler (Ouargla) ; au Mzab 



16 LA ZENATIA DU MZAB 

siouel, j^^. Lorsque le thème verbal renferme un z, j, 
Vs factitif devient un 5, j, par euphonie. — Ex. : enz, 
•j\, être vendu: F" f. zenz^ yj, vendre (0. Rir'); azdhaf^ 
c^jl, être noir (Dj. Nefousa) : F' i.zezdÂof\^^yj^ noir- 
cir. Dans le verbe ech, Vs factitif est devenue une chuin- 
tante par l'influence du ch. — Ex. : chech, j^, nourrir 
(Ouargla). 

§ 40. — La IP forme, qui indique le passif ou le 
réfléchi, s'obtient en préfixant un m, ^, vocalisé d'ordi- 
naire en i et changeant en ou Va initial non prosthétique, 
Ex. : zoim, (j^j, partager (Dj. Nefousa) : II" f. mzoïm, 
js'^ ; atef, t-ail, entrer (Ouargla) : IV f . mioutef, ^>^^ 
entrer l'un chez l'autre. Cette forme peut se combiner 
avec la P^ — Ex. : ers^ ^J descendre (Dj. Nefousa) : 
V f. sers^ ^j^^ placer; IP-P" f. msers^ u^r-^-> être 
placé. 

§ 41 . — La IIP forme, qui exprime l'idée passive, s'ob- 
tient en préfixant tou^ jJ, ou toua^ ijT, en zouaoua tsou, 
y. — Ex. : ech, ^1 (Mzab), manger : IIP f. touach, j.\j 
(Ouargla), être mangé ; ari, (/jl, écrire : IIP f. touari, 
(sJJ, être écrit (0. Rir') ; ernoii^ jiji, vaincre : IlPf. touar- 
nou, yjy, être vaincu (Mzab). 

§ 42. — On obtient la IV forme qui indique l'habitude, 
la durée, la simultanéité et l'intensité, en préfixant un ts, 
Cj. — Ex. : ebbi, ^\, couper (Dj. Nefousa) : IV' f., tsebb, 
^. Elle se combine avec la IP forme pour marquer la 
durée de la réciprocité : menr\ i:., combattre (Mzab) : 
combattre longtemps, tsemenr\ ^. 

§ 43. — On obtient la V forme en préfixant un /, o. 



DE OUARGF.A ET DE L'OUED-RIR' 17 

correspondant au th, L»^ du zouaoua. — Ex. : ehhi^ ^^\^ 
couper : tehhi, J, couper souvent (Mzab) ; arou, jj, 
enfanter (Dj. Nefousa) : tarou, ^jl", avoir l'habitude d'en- 
fanter; azzel, jji^ courir (0. Rir') : tazzel, j>*, courir 
souvent; zedh, J>j (Ouargla), peser : tzedh^ j»-], peser 
souvent. Elle peut se combiner avec la V^ forme pour 
marquer l'habitude de faire faire. — Ex. : tsetch^ ^ 
(Dj. Nefousa), nourrir habituellement. 

§ 44. — La VP forme, marquant l'habitude, consiste 
à redoubler la 2^ radicale dans les verbes trilitères ou 
bilitères commençant par une consonne, et la l""" radi- 
cale dans quelques verbes bilitères commençant par une 
voyelle. — Ex. : erzem, ^jjl, (Mzab), ouvrir :VP f. rezzem\ 
(»jj; ^^2, Jj'^ briser (Ouargla) : VP f, errez, jjl, broyer ; 
^^^5 jjî voir (Dj. Nefousa) : VP f. zerr, jj, visiter; par 
euphonie, le r\ ^, redoublé devient un A", j. — Ex. : 
err\ ^jl, brûler : VP f. reUk\ ^j (Mzab). Pour le verbe 
etch, ^1, ou ech^ ^\^ manger, on a les formes irréguhères 
tet, <iz (Mzab); tett, cj (Dj. Nefousa). Le verbe sou^ ^, 
boire, fait sess, ,_,«-« (Mzab). 

§ 45. — La VIP forme marque l'habitude et s'obtient 
en ajoutant le son a, I, avant la dernière radicale : elle 
s'emploie d'ordinaire avec la P^ forme. — Ex. : (Mzab), 
P' f. sertches, ^j^j^, tromper : VIP f. sertchas, o-Vr-. 

§ 47. — A la VHP forme, on intercale le son i ou ou 
entre les deux dernières radicales. Elle se combine 
d'ordinaire avec d'autres formes. — Ex. : mellel, JL, 
être blanc (Dj. Nefousa) : P^-VIIP f. semlil, JJL-, 



18 LA ZENATIA DU MZAB 

blanchir ; enr\ ^i, tuer : VHP f. nour\ '^j> (Ouargla) ; 
zenz, yj, vendre : T'-VIIP f. zenouz, j^j (Mzab); soufer\ 
i^^, faire sortir, l"-VIIP f. soufour\ ^^a^ (Oaargia) ; 
tkechkech, jS^, secouer fort : V'^-VIll'^ f. tkechkouch, 
^_j5^ (Ouargla). 

§ 48. — La X^ forme s'obtient en ajoutant les sons 
i ou ou à la fin du verbe. — Ex. : sniell, J..., blanchir 
(Mzab) : V'-^ f. smelli, ^. 



DES NOMS D ACTION 

§ 50-51. — Les noms d'action qu'on peut diviser, 
d'après la formation, en classes principales et classes 
secondaires, s'obtiennent de la manière suivante : 

1°. — En employant le radical du verbe. — Ex. : 
ar'mel, J>l, moisir, ar'mel, Jfl, moisissure (Mzab) ; irar, 
j\j^^ jouer, ira7\ j\j, jeu (Ouargla) ; zoim^ ^^j, partager, 
Z0U71, jjj, partage (0. Rir') ; laz^ ^j, avoir faim, laz, j^, 
faim (Dj. Nefousa). 

La forme secondaire s'obtient en préfixant et suf- 
fixant un t, ^, au lieu du M, ^, du zouaoua. — Ex, : 
aiou7\ JJ.I, marcher, taiourt, Oj^J, marche (0. Rir'). 

§ 52. — S'' En préfixant un a, I. — Ex. : sebzeclj\ 
rj^-, mouiller, n. d'act. asebzedj^ ^Jr^i humidité (Mzab); 
zoun^ ^jj, partager, azoun^ jj^ji, partage (Ouargla). 

A. Un certain nombre de verbes, pour le nom d'action 
de la forme simple, introduit, outre \a initial, im a 
avant la dernière radicale. — Ex. : ebzed]\ ^j.l, être 
mouillé, abzaclj\ ^•j\, humidité (^Mzab) ; atef, ^'i, entrer, 



I 



DE OLIARGLA ET DE L'OUliD-lUK 19 

ataf^ ol^'l, entrée (0. Rir') ; eroui^ (j-^J, pétrir, aroiiai, 
(jljji, couscous (Dj. Nefousa). D'autres ajoutent à la 
fin le son a, \ ou ai, t^l. — Ex. : ejj^ jl, abandonner, 
(f'jjf^-> 'j', abandon (Mzab). On en dérive une forme 
secondaire en préfixant et en suf fixant un /, ci». — Ex. : 
edjen, ■^\, ourler, tadjenait, zJcJ., ourlet. 

B. En préfixant un a et en suffixant un i. — Ex. : 
%edj, ^j, pousser, azedji, ^s^^j\ action de pousser (Mzab); 
serr\ ^y^-, allumer, aserr'i, J-j^\, incendie (Ouargla), 
Quelquefois Va initial tombe : azdhof, <~^j\ être noir, 
zodfifi, ^j, noirceur (Dj. Nefousa). 

§ 53. — En préfixant un ou^ j, et en l'ajoutant soit à 
la fin du mot, soit avant la dernière lettre radicale. — 
Ex. : betch^ ^, s'envoler, ouhoutch^ j^y^^ vol (Mzab); ech, 
tr', manger, ouchou, yi,j, nourriture (Ouargla) ; essen, 
^1, savoir, oussoun^ ôy"3-> science (Dj. Nefousa). 

§ 54. — En préfixant un i, ^ : la dernière radicale est 
vocalisée en a ou en ou. — Ex. : ech, ^\, manger, 
ichchou, ^^_, nourriture (0. Rir'), iichcha, Uj (Ouargla); 
eddi, (SÀ, piler, idda, U, action de piler (Mzab). 

§ 55. — En redoublant la S*" consonne. Dans les 
verbes commençant par un alif non prosthétique, on 
redouble la l""^ consonne. — Ex. : aber^ j\, bouillonner, 
abbar, jil, bouillonnement (Mzab). 

§ 56. — En préfixant un m. Dans certains cas, cet m 
est vocalisé en ou et on ajoute en à la fin du mot. — 
Ex. : atef, ^-l, entrer, moutfeji, i^r^ entrée (Ouargla); 
effer\ àsI, sortir, iiioufer''en^ o*^.y, sortie (Ouargla). 



20 LA ZENATIÂ DU MZAR 

On en dérive une forme secondaire en préfixant et en 
suffixant nn t, <i> : lavant-dernière radicale est vocalisée 
en ou, j. — Ex. : eddeï% jji, vivre, tameddourt, ^jjju, 
vie (Dj. Nefousa). 

§ 57. — En préfixant un t, Cj, à la racine. — Ex. : 
eft'ef^ ^1, saisir, teCfaf, ^k:, saisie (0. Rir'). Quelques 
verbes ajoutent à la fin un «, un i ou un ai. — Ex. : 
aggou, /\, pétrir^ tiggoui, (S^, pétrissage (Mzab) \jall, 
jij, jurer, tijilla, Xj:, serment (Ouargla) ; agoui\ jf\, 
marcher, tagouria., b^i marche, conduite (Dj. Nefousa). 

A.. Dans la plupart des verbes terminés par la voyelle 
ou ou /, celle-ci devient un a. — Ex. : ari, (/ji, écrire, 
tira, ijç, écriture (Ouargla). 

§ 58. — En préfixant un t vocahsé en a ou en ou et 
en suffixant la syllabe in, '^. — Ex. : asem., ^i, être 
jaloux, tisemin., gjc-j, jalousie (Mzab). 



DU SUBSTANTIF 

§ 60. — Au singulier, les noms communs masculins 
commencent par une des voyelles a, ou, i. — Ex. : 
amezdar\ ^Ij>I, bourg (Mzab) ; azour, j^y , racine 
(Ouargla) ; azmer, ^jt, agneau (0. Rir') ; aser\ ^i, puits 
(Dj. Nefousa); izeri,(SSj^ artemisia alha, chih' (Mzab); 
ijedi, (/j_)., sable (Ouargla); irf, ^^, tête (Dj. Nefousa), 
oudem, j.jj, visage (Mzab); ouma, Uj, fumier (Ouargla) ; 
ouchchen, ^j, chacal (0. Rir'). Cette règle souffre ce- 
pendant de nombreuses exceptions : zoudjmi, j^jj, ta- 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 21 

rentule (Mzab) ; zarif, ^_jj^ alun (Ouargla); dhar, jU, 
pied (0. Rir'), zerzer^ jjjj, gazelle (Dj. Nefousa). 

§ 61. — Le féminin s'obtient en préfixant et en suf- 
fixant un / au masculin. 

Certains noms désignant des êtres qui ne sont ni 
mâles ni femelles ont la forme féminine, moins le t, Cj, 
final. — Ex. : tarja, ijy, canal (Mzab); tabeglouj, jj^-, 
boutons de fleurs (0. Hir'); tebrouri, isj^j^i, neige (Dj. 
Nefousa). 

Quelques substantifs tirent leur féminin de racines 
inusitées, conservées dans d'autres dialectes. 
Ex. : arj'az, jljji, ardjaz, jUjI, homme (Mzab); f. tamef- 
t'out^ Cj^, femme. 
argaz^ j^J, homme (Ouargla) ; f. tamet'fout, Cj^iJ., 

femme . 
iis^ ^_, cheval (Mzab) ; tajmart^ ^j^y ; tr'allit^ ^'^i^', 

jument. 
oufritch, ^jij, mouton (Mzab); tiklisi, ^^', brebis. 
allouch, j-^ — (0. Rir'), tadinent, z^s: — 
ouar,j\j, hon (Mzab) ; tahert, o^, bonne (la forme 
touaret^ ^JJ, existe aussi au Mzab). 

§ 62. — Le diminutif se forme en préfixant et en 
suffixant un /, o : il suit du reste les règles du féminin. 
— Ex. : akham, ^U, tente, pi. ikhamin^ cjJ^k ; dim. 
takhamt, cJ^, chambre, pi. tikhamin, â<Ak. (Mzab); 
azioua^ ij-jl, grappe, pi. iziouain^ dr'jij 5 ^lim. taziouait^ 
^'jj'j'f pi. tizioiiain^ ^\j_-J (Ouargla). 

Quelquefois le /, >L)^ final tombe. — Ex. : arendja, 
U^', cuiller, dim. tarendja, \à^ (Mzab). 



22 LA ZENATIA DU MZAB 

§ 63. — Les noms d'agents, de métiers sont d'ordi- 
naire dérivés de la VP forme verbale (habitude) : ils se 
forment : 

1 " En préfixant un a et en intercalant la même lettre 
avant la dernière radicale. — Ex. : (zouaoua), beren^ ^j, 
tourner : VPf. herren^-^j (Ouargla),«6err«/?, Jj-i, cordier ; 
emjer^ jy\, moissonner, amjai\ jijJ, moissonneur (0. 
Rir'). 

2° En préfixant la syllabe am^ ^l, et en intercalant un 
a avant la dernière radicale de la forme simple. — 
Ex. : eni^ Jl, monter à cheval, amnai, c^L.1, cavalier 
(Mzab et Dj. Nefousa). 

§ 65. — La règle de la transformation de Va initial 
du substantif en ou, j, est généralement observée, sur- 
tout au Mzab. — Ex. : Un homme s'assit avec sa femme, 
iggeti ourjaz ik'k'im ma tamet'foutis, ^^ê ^^ Jt,^ ji jj3 ^^ 

(Mzab). 

§ 66. — Le rapport d'annexion (génitif) est générale- 
ment exprimé par la préposition ?i, ^, qui devient m, 
^, à rO. Rir' et quelquefois à Ouargla. 

§ 67. — Les rapports de direction, de cause, d'effet, de 
moyen, etc. s'expriment par diverses prépositions qu'on 
trouvera énumérées avec les particules. 

Le complément pléonastique existe comme en zouaoua : 
— Ex. : Le mari dit à sa femme, inna ias ourjaz ita- 
meffoutis, ^Z^i^ j^^j^ ^i, L (Mzab) ; L'âne vint dire à 
la tortue, ioused ar' ioulij^ouv ourioul) innaias ilfekroun, 
Ù3,;5^. ltIj ^ J^:^' «J^jl (Ouargla). 

Quelquefois, en mzabite, la préposition est supprimée 



DE OUARGLA ET DE L'OUED -RTR' 23 

quand le verbe indique une idée de mouvement. — 
Ex, : 11 prit le bâton dans sa main, it'fef iarejnt fouses, 
u— '^! '^.y^ '-'M'y Une injustice est tombée sur la ville^, 
ioiik'â Ibef el tamdmt , JU-ac jJaJ' ^y. 

^ 70. — A la catégorie des noms collectifs, on peut 
joindre certains substantifs qui ne s'emploient qu'au 
pluriel. — Ex. : idamen^ ^U, sang (Mzab et Ouargla) 
aman, ^U, eau (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa, 0. Rir') 
idmaren, ùj^*^j poitrine (Mzab) ; irden, ^jj-, blé (Mzab) 
izzan, ^\-j, excréments (Ouargla), ibaouen^ ,jjL, fèves 
(Mzab); ibezifen, ^-^j^., urine (Dj. Nefousa), etc. 

§ 71-72. — Tout nom commençant au singulier par 
un a ou un e le change en i au pluriel. Cet i existe 
même alors que la voyelle serait tombée au singulier. 

— Ex. : zalim, Jlj, oignon, pi. izalimen, ^c^'j^ (Ouargla); 
bouchil, J^j-, enfant, ^\.ibouchilen^ ^Li,^_(Dj. Nefousa). 

§ 73. — Le pluriel externe s'obtient en changeant 
en i Va ou Ve initial et en ajoutant la syllabe n, en, an, 
in. — Ex. : abrid, xj\, chemin, pi. ibriden^ ^ji,jo (Mzab); 
afrour\ ^^^sl, casserole, pi. ifrour'an, ij^j>?i (Ouargla) ; 
aberran, J/'? cordier, pi. iberranen, ^'l^o (Ouargla), 
abk'a, \ju\, mâchoire, pi. iblvain, ^U- (Ouargla) ; ergaz, 
jl^ji, homme, pi. irgazen, ôj^j^ (Dj. Nefousa); achchar, 
jbi, ongle, pi. ichcharen, jjjUj (0. Rir'). La forme de 
pluriel en ioun,^y, ouin, ^j, ouen, ^j, est assez fréquente. 

— Ex. : aoujera, ijj^l, vase (Ouargla), pi. ioujerioim. 

Par exception, dans tous les dialectes, ass, ^\, fait 
au pluriel oussan, ^Uj. 



24 LA ZENATIA DU MZAB 

A. Dans certains noms, la terminaison ouin, ^j, du 
pluriel représente une ancienne finale en ou tombée au 
singulier. — Ex. : abliou^ ^\, paupière (Mzab), abal, 
J.I, p. ibliouen, o^. (Ouargla). 

B. Quelques noms commençant au singulier par un a 
je gardent au pluriel. — Ex. : achchaou^ ^u, corne, pi. 
achchaoun, ^^U (Mzab) ; akniou^ ^\, jumeau, pi. ak- 
nioun, ^^\ (Ouargla); aiour^ jj.1, mois, pi. aiouren, 
^jy\ (0. Rir') ; achchai\ j\l\, ongle, pi. achcharen, ^jjlii 
(Dj. Nefousa). Dans ce cas, il est précédé du son ou 
quand il est employé au cas oblique. — Ex. : afriou, 
y_jB\, pi. afrioun, oy^f}, fii^e (Mzab) : Il battit l'air de ses 
ailes, ichchattoujinistsouafriounes, ^jh^'^-^^^Jj-'^Uj; 
Elle le vit par les fenêtres, tergeb t s oualloun^ o^^'i-' '^j- 

C. La plupart des noms cf>mmençant par un i et tous 
ceux commençant par un ow, le gardent au pluriel, au 
lieu de le changer en a dans le premier cas. — ■ Ex. : 
itri^ t^jû, étoile, pi. itran, jji ju (Mzab) ; oudem^ ^j^, visage, 
pi. oudmaouen, Oj^jj (Mzab) ; ouzzel, jjj, anneau de fer, 
pi. ouzlan, o^jj (Ouargla); if, <_ai, sein, pi. iffan, ^U 
(Ouargla); ouchchen, ^j, chacal, pi. ouchchanen, J[i.j 
(Dj. Nefousa). 

§ 74. Outre la transformation réguhère de Va initial 
en i, beaucoup de substantifs changent en a la voyelle 
qui précède la dernière radicale. — Ex. : agerziz, > j^Tl, 
lièvre, pi. 2^er:;«:;,jij^( Ouargla); arenboub, ^^^^\, bec, 
pi. irenbab^ ^LJu (Ouargla). 

Quand la dernière syllade est précédée du son ou^ il 
devient a au pluriel. — Ex, : ameddakoul^ J/j-', ami, 
pi. immedoukal, jlfjjir (Dj. Nefousa). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 25 

§ 75. — Les pluriels internes et externes réunissent 
les modifications indiquées dans les règles précédentes. 
— Ex. : djedj, ^, piquet, pi. idjadjeti, ^U (iMzab) ; 
r'an, o^, pl ir'omwn, Jjiu, corde (Ouargla) ; dhad, jU^, 
pi. idhoudan, o'-^y-i^ <loigt (Ouargla) ; afous, ^^1, pl. 
ifassen, ^li^, main (0. Rir'). 

A. On peut y rattacher une série de noms terminés au 
singulier par ou qui devient a au pluriel et subissant 
la modification initiale et interne. — Ex. : aseggarou^ 
jjÉlI, barrage, pl. iseggoura, Ij^i(Mzab). 

B. Dans quelques noms de cette catégorie, la modifi- 
cation interne a disparu. — Ex. : ajerou^ jjjl, grenouille, 
pl. ijera, \jy^ (Mzab). 

§ 76. — Les pluriels féminins se forment de trois 
manières : 

1" Ceux qui correspondent à un pluriel masculin ou 
qui, par analogie, suivent cette formation, s'obtiennent 
en préfixant à ce dernier un t, Zj^ vocalisé en i et dans 
les pluriels externes en changeant en in, ^, la termi- 
naison en ou an. — Ex. : tabekhnouket, cSy^, voile, 
pl. tibekhnoukin, ofj^ (Ouargla); atbif\ jcTI, pigeon, pl. 
itbiren, ôj^\ ^^^' tatbirt, ^j^, colombe, pl. titbirin, 
j^j^ (Ouargla) ; tazernmourt^ ^jy'J-» olivier, pl. tizem- 
mourin, j^j^'J (Dj. Nefousa) ; takhboiicht, c^^^i^, petite 
marmite, pl. tikhabbouchin, à^^^ (0. Rir') ; afounas, 
^l'^^l, bœuf, pl. ifounasen, ^\J^.; tafounast, c^'^yç, vache, 
pl. tifounasin, ù^^yf (Mzab); agerziz, jlJj^'s lièvre, pl. 
igerzaz, Jjjl, fém. tagerzizt^ ^>jj5^, hase, pl, tigerzaz, 
jljjSî; tisirt. 'i>j^, mouhn, pl. tesar, jLj (Dj, Nefousa) ; 
ter'ardemt^ »^->'", scorpion, pl. tir'ourdam, j.bj>î (0. 



26 LA ZENATIA DU MZAB 

Rir') ; tasent, c^^, escalier, pi. tisoiman, ^i;^ (Mzab). 

Dans quelques noms terminés au singulier masculin 
par 2, (/, et au pluriel masculin par a?!, jjl, la terminai- 
son du féminin pluriel est atm^ ôjiI. — Ex. : asli^ J^l, 
marié, pi. islan, ^X-j, fém. taselt, vUU, pi. tislatin^ ,>"XJ, 
(Dj. Nefousa). 

Dans certains de ces pluriels, la terminaison in ^, est 
tombée. — Ex. : tabounat^ CU^J, four, pi. tibounat^ 
CjZ^ (0. Rir'). 

2'' D'autres noms féminins n'ayant pas de correspon- 
dants au masculin et ne suivant pas la règle de l'analogie 
font leur pluriel en vocalisant en i le /, o, préfixe et en 
ajoutant la terminaison ouin^ ^j, ou iouin, à la place de 
Va qui les termine au singulier. — Ex. : tabejna^ UjJ, 
tête, pi. tibejniouin, ij^y^ (Mzab) ; tirja^ \jj^ rêve, pi. ti?'- 
j'aouin, j> 3ljj."( Mzab ); /e5^,UJ, foie, pi. tisaoum,^j\^ (Ouar- 
gla); ter 'aot^sa^ UjU;, chose, pi. tir'aousiouin, ^^*-,jUj(0. 
Rir') ; tzioua, \y], plat, pi. tziouaouin^ oj^x'J (^J- Nefousa). 

Quekpiefois Va onVoii^ voyelle du /, o, initial, persiste, 
— Ex. : toura^ \jy, poumon, ^.touraouin, ojjy (Ouar- 
gla); tala, X', fontaine, pi. talioum^ ,>^Ji3 (0. Rir'); taf- 
rna^ Ui;, cuisse, pi. tar^imouin^ b.srf^ (Mzab). 

3" Quelques noms féminins terminés au singulier par 
t, o, ou z\ t/, changent au pluriel cette lettre en «ç, I, ou 
ai, (/I, et donnent le son i au /, o, préfixe. — Ex. : 
tisirt^ «^ji-j, moulin, pi. tisira^ \j.j^ (Mzab) ; tisegnit^ 
c^jSji, aiguille, pi. tisegna, Lil: (Ouargla) ; tefrit, 
feuille, pi. tifrai, <^i^- (O. Rir'). 

§ 77. — Phisieurs substantifs ont un pluriel tiré d'une 
autre racine que le singulier. Ce sont ; 



DE OUARGLA ET DE L'OUED- RIR' 27 

memmi j:, fils (Mzab); pi. at CJ 

emmi ^\, — (Ouargla); — at C)\ 

ioua Ij), frère (Mzab) ; — aithma Ici' 

outma My sœur (Mzab) — isetma If-^. 

tamet' t'ont oyac", femme (Mzab, Ouarg-la) ; — tisednan ^UjuJ 
^«;/72«;'/ cl) jUj:, jument (Mzab); — tirallin^j^^ (le 

singulier trallit, vl^JU;, existe d'ailleurs au Mzab). 

§ 78-80. — Les règles concernant l'adjectif qualifica- 
tif sont les mêmes qu'en zouaoua : le d, j, et le t, o, rem- 
placent le d\ et le M, <!>. 



NOMS DE NOMRRE 

§ 81-82. Au Mzab, la numération berbère s'est 
conservée. 

Mzal). Ouarg'la. 

1 iggen ^^ f. içget cS^^ ^99^^^ J^., f- ^99^^ <^. 

2 sen rj^ — senet sin ^, f. sent 



3 chared ùj\i. — rharetCjjiSu charedh J»}^, f- charet' ij>j: 

4 okkoz jS'l — okkozet Cj-J'\ 



5 semmes ,_^£ semmeset 



6 5^:^ j^ — sesset 

1 sa a Lu — f'aat »liL, 

8 tam |.i; — tamet J*.i; 

9 tes ^ — tesset .1*^ 

10 mei^aoïi ^y — meraout Cj^\^ 

On emploie aussi au Mzab, au Dj. Nefousa et à l'O. Rir' 
le mot afous, ^r^l, main, pour cinq; afous d iggen, ^^\ 
^ j, six, etc., ce qui indique que la numération était 
quinaire à l'origine. Au Dj. Nefousa le mot aiei\ j}, 
lune, mois, désigne aussi le nombre trente. 



28 



LA ZENATIA DU MZAB 

A partir de quatre, on n'emploie généralement à 
Ouargla que les noms de nombre arabes. — De même 
dans rO. Rir', à partir de trois. 

Un, idje7i, ^_, f. icht, jujlj(0. Rir'). 

Deux, isen, ^, f. sent^ vIvL,. 

Pour exprimer les dizaines, on se sert au Mzab du 
moitemraout^ ^j'y, pi- temraouin^ Û5^J- — Ex. : Vingt, 
senet temraoum^ ùs^J'^^^^ m. à m. : deux dizaines. 

Cent, touinest^ si^ij, pi. tournas, yj^l.J, m. àm. : centaine. 

Mi\le^?neraou tournas, ^L J ^\^, m. à m. : dix centaines. 



Premier 




Second 



Troisième 



Dernier «"«'•ffi» 



Nombres ordinaux. 

(sing".) m. amzoïiar Jj^l 

— et amzouarou jjlj>l 
(plur.) m. imzouar J^^^ 

(sing-.) m. amizzar jy\ 
(plur.) m. imizzar Jyc 
(sing-.) m. amzoïtar jlj>»l 
(plur.) m. imezouaren ^\jyjS. 
Dj. Nefousa (sing-.) m. amzouar jlj>l 

(plur.) m. imzouaren Oj'jy 
(sing-.) m. ouissen ^jj 
(plur.) m. ininsen ^jJx^ 
(sing.) m. oiinsen ^yjj 
(plur.) m. mmse?i ^j.^ 
(sing ) m. oim charedh J^Jc jj 
(plur.) m. inm charedh J^J^z^ 
{s'mg).m.a7nedjarou jjUI 
(plur.) m.hiiedjowa \jyf^. 

[sing.) m. anegr/arou jjlSJl 
(plur.) iiLi.ineggoura \j^ 
O. Rir' (sing-.) m. aneggarou jjlSlil 
(plur.) m. ineggoura \jfL 



f. tamzouart 



^j'jy 



Mzab 
Ouarg^la 
Ouarjjla 
Mzah 



f. timzouar J^-^ 
f. tamizzart C)j\ji 
f . timizzar J^-J. 
f. tamzouart Zjj\yjz 
f. tïmzouarin ^j\yjii 
f. tamzouart CjJjjs 
f. tïmzouarin Jj^y 
f. tissenet j*l-J 
f. tininsent c^L^^ 
f. tensent c^:^ 
f. tininsent vi^iU-J 
f. tencharef JsjUaT 
f. tenincJiaret l,j[:^l^ 
f. tamedjarout ^ j j\^ 
f. timedjoura \j^^ 

f. taiieggarout Cj^J^ 
f. tineggoura Ij^^' 
f. taneggaroiit ZjjJ^I 
f. itneggoura \j^ 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-Rin" 29 

Un à un, iggen s iggen, J^ ^ (Ouargla). 
Moitié, azdjen, ^ji (Mzab); asgen, -JLs; azgen, •J'j\ 
(Ouargla) ; zegni, ^j (Dj. Nefousa). 

§84-83. — Prépositions et locutions prépositionnelles. 

A, i, is (Mzab, 0. Rir', Ouargla, Dj. Nefousa) ; g, d' 
(0. Rir') ; 5, ^ (Mzab): Un mendiant se tenait à la porte, 
Ibed iggen agellil s stouourt^ >i>j^ jJTi -J^^ ju, . 

Après, deffer^ ^sj (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa); hâd^ 
jL«j (Mzab). 

Auprès de, si eddes, ^J ^ (Mzab). 

Avec, did^ j,j (Mzab) ; md^ ^ (Mzab, Ouargla); sid, 
JU-, (0. Rir'). 

— (instrumental), s, ^ (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. 
Nefousa) : Avec quoi l'a-t-il frappé ? ^ ô«^^« it iouet^ ^.l^-i 
Oj. (Mzab). 

Chez, r'er, .> (Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa) ; r or, >, 
(Mzab); nr'ej^ ^ (Ouargla); de chez, seg d, Jl. 

Contre, /, o (Mzab). 

Dans, /, o (Mzab); di. t/j (Mzab, 0. Rir', Dj. Ne- 
fousa) ; dedj\ ^j (Mzab) ; (avec mouvement), ^, ^(Mzab, 
0. Rir') ; oug^ d'} (Mzab) ; (sans mouvement), si, ^ (Ouar- 
gla) ; (avec mouvement), em, ^1, m, ^ (Ouargla) ; in, ^ 
(Dj. Nefousa). 

De (génitif), en, J; n, ^\ (Mzab, Ouargla, Dj. Nefou- 
sa); m, f (Ouargla, 0. Rir'). 

— (instrumental), s (Mzab) : Une marmite pleine de 
richesses, taiddourt techour s ouaitli, ^j^ j^ ^jjV 
(Mzab) ; si, ^ (Ouargla), 

— (ablatif), s, ^ (Mzab, Ouargla) ; seg, 3z. (Ouargla) ; 
52,^(0. Rir', Dj. Nefousa); 65.92,^1(0. Rir',Dj. Nefousa). 



I 



30 LA ZENATIA DU MZAB 

Depuis, Si, ^ (Oiiargla, Mzab). 

Derrière, deffer, ^j (Mzab) ; s deffer, ^ju (Ouargla, 
0. Rir'). 

Dessous (Au-), s ouaddai, <^IJ^ (Mzab) ; s addou, ^j^ 
(Dj Nefousa) ; au — de, oggoud, j/I, s oggoud, j_^C 
(Mzab). 

Dessus (Au-), ajenna, l*ji (Mzab) ; au — de, ennij\ j-'l 
(Mzab), sfell, J«-, (Ouargla); negg, S^ (Dj. Nefousa). 

Devant, d izzateii, 'J\j.i (Mzab) ; dessat, vI^Uj (Mzab) ; 
sat, OL, (Ouargla) ; s eddesat, vjLju (Ouargla) ; dassat, 
CjUj (Dj. Nefousa). 

Entre, y^T, jlj; djai\ jU (Mzab) ; agar, ^\ (Dj. Nefou- 
sa) : D'entre, seg, dL (Mzab) ; si, ^ (Mzab, Dj. Nefousa) ; 
sgiden, ;jj.SL (Ouargla). 

Jusque, 77ien, ^ (Mzab) : Jusqu'au dernier, men ouala, 
"^j j^ (Mzab); al, jl (Ouargla) ; in, ^ (Dj. Nefousa). 

Par, si, ^ (Mzab) ; s, ^ (Mzab, Dj. Nefousa). 

Pour, /, ^ (Mzab). 

Sous, eddai, <^U ; oueddai, t^b^ (Ouargla) ; asouddai, 
c^b_j-.l (0. Rir'). 

Sur, r'ef, ^ (Mzab); /, ^ (Mzab); af, ^l (Dj. Nefou- 
sa); fell, Js (Ouargla). 

Vers, r'al, J* (Mzab) ; l, j (Ouargla) ; di, «^j (Dj. Ne- 
fousa) ; in, ^_ (Dj. Nefousa) ; f, ^ (Dj. Nefousa). 

Vis-à-vis, almendad, Jjai (Mzab). 

§ 86. — Adverbes de lieu. 

Dedans, ajaj, jiji (Mzab) : Qui est dedans, ou illan 
ajaj, jiji o^j. 

Ici, daia, lIj (Ouargla) ; dani, t^b (Mzab) ; da, b (Ouar- 
gla) ; anda, loil (Ouargla). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 31 

Dehors, azrar, jUjI (Mzab, Ouargla). 

Là, flous, i^jj (Dj. Nefousa); dis, ^jj (Dj. Nefoiisa) ; 
de là, sious, ^^^ (Dj. Nefousa) ; dira, Jo (Mzab). 

Où, ma, U (Mzab) : Où est mon couteau? inailia inoii- 
siouk, iJ^^j* X U; mail, J^U (0. Rir') ; mani, Ju (Dj. Ne- 
fousa, 0. Rir'); anda, Ui (Dj. Nefousa). 

— (avec mouvement, relmani, JiJUs (Mzab) : Où va- 
t-il? r'elmaniizoua, \yj^ iJiUë. 

D'où, smani, Ju« : \^'QÙy'\Qu\-A1smaniidiousou, t^U-, 



i^X 



a. (Mzab 



§ 87. — Adverbes de temps. 
Pas encore, seddir, jj^ (Ouargla). 
Jamais, iggouas, ^i^ avec la négation (Mzab). 
Hier, asennadh, j^\xj fMzab) ; r\la ennadh, ^Li iji 
(0. Rir'). 

De nuit, dedjidh, ja^j(Mzab). 
Aujourd'hui, assou, ^\ (Mzab). 
Demain, ahchcha, LJI (Ouargla) ; achcha, Ul (Mzab) ; 
r'abechcha, Lui (Ouargla, Mzab). 

Encore, anni, Jl (Ouargla) ; annit, vi^Ji (Ouargla) ; 
dah\ ^ij (Ouargla). 

Depuis longtemps, sintourou, sjy:^ (Mzab). 
Après-demain, aouorri, uj^S (Mzab). 
Dernièrement, aziten, ukj' (Ouargla). 
A présent, imarou, jjU (Mzab, Ouargla) ; tirou, ^} 
(Dj. Nefousa). 

Alors, ouokht enni, ^\ û^j (Mzab). 
D'abord, amizzar, jlj^l, tizzar, J-J (Ouargla) ; ezzar, 
Jj\ (Mzab) ; tamezouart, <^j\yj (0. Rir'j. 



32 LA ZENATIA DU MZAB 

Quand, belmi^ ^^ (Mzab) : Quand viendra-t-il? belrra 
id iouodh^ j»y^ a ^. 

Lendemain (le), r'^/ ouachcha, \t.^ (Mzab); jetcha^ 
U.J (Dj. Nefousa). 

Autrefois, fi zeman amzouar^ jy^i ^Uj ^ (Mzab). 

§ 88. — Adverbes de quantité. 

Beaucoup, iaser, j^b (Ouargla) ; mennaout^ OjU- 
(Mzab), ir'leb, wJUo (Mzab); imoul^ j^_ (Dj. Nefousa). 

Çà et là, amou doiiamou^ ^Ij jj..l (Mzab). 

Combien, mennaout, Cj^\l» (Mzab), manecht^ ^uu-. 
(Ouargla). 

Un peu, kdidh, jiijr(Mzab) ; bessi^ ^^ (Mzab) ; kah\ 
^r (Ouargla). 

Plus que, oujai\ jljj (Mzab) : Je suis resté seul comme 
l'étranger ou plus que lui, Uimar' ouah'di am eVr'arib 
p.er' d oujares, o^J^j^i^ ^ vij*^' r' <^-^'j è*^- 

De plus en plus, tc/u't\ h^ (Ouargla). 

Peu, adrous, ^r^j^l (Ouargla); idrous, trjj-^. (Dj- Ne- 
fousa) . 

Seulement, rii, J^ (Ouargla). 

Combien, s manacht^ lUUlr- : Combien as-tu acheté ce 
nègre ? smanacht id tesar'id aou ismej\ juJu.: jo tULjlr- 

§ 89. — Adverbes de manière. 
Ainsi, amou^ y\ (Ouargla, Mzab). 
Comment, s batta, Iv (Mzab) : Comment est-il mort? 
s batta immout. Jj^t li*-,. 

Doucement, addai addai^ t^bl c^bl (Ouargla). 
Autrement, elloun ouididhen^ Cr^.Ji^ ù>^' (Ouargla). 



de ouakgla et de l'oued-rik' 33 

§ 90. — Adverbes d'affirmation et de négation. 
Ne... pas, oui, j^ (Mzab, Dj. Ncfoiisa); ouach, j.^ 
(Mzab); oida, ^^ (Mzab); ou, j (Ouargla, 0. Rir'). 
Ne... que, ;•'/, J^ (Ouargla). 

§ 91. — Conjonctions. 

Depuis que, si, ^- (Mzab). 

Ou bien, ammer\ ^l (Mzab) ; 7ier\ -^ (Mzab) ; in, ^ 
(Ouargla) ; ini, J-_ (Ouargla). 

Que (conj.), ad, ji (Mzab) : Je veux dormir, ad ekh~ 
sar ad eCser\ ^Ll j! ^l j! (.Je veux que je dorme) ; r/, I 
(Mzab). 

Et, d, j(Mzab, Ouargla); id, x (Mzab, Ouargla); ded^ 
jj (Dj. Nefousa). 

Lorsque, si, ^ (av. le prétérit) : Lorsque tu es venu, 
si tonsid, jL^jJ ^ (Mzab); seddi, (j-ju (Mzab); alemmi, 
J\ (Dj. Nefousa). 

Jusqu'à ce que, al, ji (Mzab, Ouargla); almata, U! 
(Ouargla) ; sara, ijL, (Mzab) ; achegga, ^\ ; asougya. 
^^\ (Ouargla). 

Lorsque, melnii; ^^ (Mzab), enimi, J^ (Mzab); mi, 
t^ (Ouargla). 

Si, emmi, ^\ (Mzab) ; mata (coud.). Lu (Mzab, Ouar- 
gla); batta, \:. ; ami, ^^1 (Ouargla). 

Quand, mi, fj (Mzab) ; melmi, ^- (Ouargla). 

De même que, r'imendja, U^ (Mzab). 

Comme, am, ^l (Ouargla, 0. Rir') ; fmak, fJUs (Ouar- 
gla). 

Non, ouhou, ^^ (Ouargla). 

§ 92. — Interjections. 

aia, Li, allons ; akh, ^i, hélas ; hassi, ^, holà (Ouar- 
gla) ; eioua, \y\ (Ouargla). 



DEUXIÈME PARTIE 



LEXIQUE FRANÇAIS-BERBÈRE 



A (préposition), i, t^ (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa); (in- 
diquant la direction), m, ^ (Dj. Nefousa) ; /, j 
(Ouargla, 0. Rir'). A présent, iniarou^ jjlc (Ouar- 
gla). Je vais à la ville, ellir' zouir' loumezdar\ 
^b>^ ii3j i^i (Ouargla) ; rVr, J^ : Il vint à lui, iou- 
sed ar'res^ ^J^ j^y (Ouargla) ; /', ^ - H est venu à 
pied, ioused fdharenes^ ^jLasju^y (Ouargla). A la 
nuit, deg idh, j»5j (Ouargla) ; (marquant l'instru- 
ment), ^, ^ : Ceci est fait à la main, ou itouadel s 
fous^ u->?- J-'i^'j (Ouargla). J'ai quelque chose à 
te dire, r'ri mata ak inar\ ^L iJI U. (/^ (Ouargla). 
Il frappa à la porte, iout taouourt^ Cjj^Z >i>y. Il le 
jeta à terre, ili t itamourt^ Cjj^^ CJ. (0. Rir'). 

ABANDON, qfj'a, Ijl (Mzab). 

ABANDONNER, ejj\ jl, aor. ^//Vr', ^jl, ijjou, ^y^ (Mzab et 
Ouargla); V f. tij\ y: et tidj\ ^ (Ouargla). 

ABCÈS, tajelt, z^^, pi. tijal, jlj: (Ouargla). 

ABORD (D'), ezzar, jijl (Mzab); amezzar, j\y\ (Ourgla) ; 
tizzart, vjjiy (Ouargla); tamezouart, Ojl^y (0. Rir'). 

ABOYEB. Le chien aboie, aidiitoubhou, ^^y.^ ^s^} (Mzab) ; 
(Masq. « ishaduihou )))^ 

1. Les mots entre parenthèses, précédés de l'abréviation Masq. 
sont ceux donnés par M. Masqueray dans sa Comparaison. 



36 l.A ZENATIA DU MZAB 

ACACIA, tammait, cM (Mzab). 

ACCORD. D'un commun accord, s errai iggen, ^ c/iJL 

(Ouargla). 
ACCOUCHEMENT, tiraou, ^\j (Mzab). 
ACCOUCHER, arou, jjl (Mzab); (Masq. « tiro »). 
i^CCROIÏRE, ernou, JJ, aor. ù'na, i;^. (Mzab); erni, JJ, 

aor. irni, tjj (Ouargla, Dj. Nefousa); IIP f. pass. 

touarnou^ jijiy (Mzab). 
ACCROUPIR (S'), ek'k'imftachcharin, ^^jLJU ^1 (Mzab); 

(Masq. « iekkim f achcharen » ). 
ACHE, ahioii^ ^\ (Mzab); cf. le latin apium. 
ACHETER, esar\ ^U, aor. iser'ou, yu^^ (Ouargla); ar\ 

^1, aor. z'r'z, ^^_ (0. Rir'); sar\ ^L-, aor. is?''ou, _ji«j 

(Mzab); (Masq. « iser »). 
ACHETEUR, îV'zV?, c^. (0. Rir'). 
ACTION, adja, U (Mzab). 

ADRESSER (S'), zegg, ^0, aor. izegga, "è-j^ (Mzab). 
ADULTÈRE. J'ai commis un adultère, tekrar' s oggoiid 

ourjazioiik^ Syj\j^^ ify^ ^lj5î (Mzab). 
AFFAIRE, adja, Ul (Mzab), C'est mon affaire, oudcherT- 

ioii, ^Jlii, jj (Ouargla). Jesuishors d'affaire, k'dhir, 

ij^ (Ouargla). Tu connais ton affaire, chekkin 

ag issenen çelaKek, 0^%^ ^^^ ^\ cjf^ (Ouargla). 
AFFAMÉ, iallnuz, jjL (Ouargla). Je suis affan;é, ellou- 

zer\ ^j^l (Mzab). 
AFFAMER, sillaz, jX., aor. ad sillazd, ^jX« jI (Ouar- 

gla). 
AFFLUER, erkh, ^j\ (Dj. Nefousa). 
AGENOUILLER (S'), amred, j^l, aor. ad merdà, ^^^ jI 

(Ouargla); faire — I" f. smetxl, j^ (r)iiargla) ; 

W f. pass. miemred, j^«^ (Ouargla). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIH' 37 

AGNEAU, dllouch, j^jic, pi. ialldch^ j.'X»,^ (Oiiargla); az- 

mer, ^j\ (0. Rir'). 
AIGRE, d asemmam, ^Ic-' j (Oiiargla). 
AIGUILLE, tisejneft, j^j*.: (Mzab); tisegnit^ ju^lCj, pi. 

tisegna., IlCj (Ouargla) ; (Masq. « tisejeneft »); 

grande — tisoubna, L_^^; (Mzab); tsoubla, %^, 

pi. tisoublaouin^ â3^>-j (Ouargla). 
AIGUISER, V' f. senis'ed, j^ (Mzab); action d' — 

asernsed, ju^' (Mzab); être aiguisé, msed, a^. 

(Mzab). 
AIL, tichchert^ o^ (Mzab et Ouargla) ; (Masq. « tich- 

chert ))). 
AILE, afriou, yy\, pi. afrioun, oji>' (Mzab); afriou, 

y^jè}, pi. ifriouen, ûji^f. (Ouargla) ; (Masq. « afriou » , 

pi. « afrioun »). 
AIMER, souden, jj^ (Ouargla); eM^, ^^l (Mzab, 0. 

Rir'); (Masq. « ikhes»). 
AINSI, alouden, ^j^)i (0. Rir'); aiouh, oy\ (Dj. Nefousa); 

amou, y.\ (0. Rir', Ouargla). 
AIR, toujmist^ ju^jJjT (Mzab). 

AISSELLE, taddekht, j^oT, pi. tiddakhin, o^U" (Ouar- 
gla); (Masq. « teddert »). 
AJOUTER, emou, yj\ (Mzab et Ouargla); enii, Jji (Dj. 

Nefousa); (Masq. « ireni »). 
ALLAITEMENT, asoudhadh, ^U._^^i (Mzab). 
ALLAITER, soufedh, ^^ (Ouargla). 
ALLER, edjour, j^^l, aor. idjour, j^_ (Mzab, 0. Rir' et 

Ouargla); aioiir, jy\ (0. Rir'); agour, j^fl, aor. 

iggour (Ouargla); ager, ^\\ aor. iougour , _,y.^ 

(Dj. Nefousa); eddou, jJ, aor. iouadda, \^y (0. 

Rir'). J'allais sortir, «?//?>' ekhsar ad e/ferar\ ^}\ 



38 LA ZENATIA DU MZAB 

^lisi ji ^1^1 (Oiiargla). Il va venir, imar ou ad ias, 
^b J 3 jk (Ouargla). Allons, aia, U (Onargla). 

ALLONGER, zel, jj, aor. izzal, jlj. (Mzab, Dj. Nefonsa). 

ALLUMER, sir\ ^^ [m.Bh)\soudh, J»^ (Ouargla); (Masq. 
« isirr ») ; action d' — , asir'i, Jt^l (Mzab) ; aserr'i, 
J^j^\ (Ouargla). 

ALTÉRÉ, effoud, j^i (Ouargla); je suis — , effoiider\ 
•<^^,\ (Mzab). 

ALUN, zarif^ ^jj (Ouargla). 

AME, tedjroumt, c^^j^-, pl- tidjroumin^ ùysyr (Mzab) ; 
imcm, ^U (Ouargla, Mzab, 0. Rir', Dj. Nefonsa). 

AMENER, aoui, «/ji, aor. ma, ^sy (Mzab, Dj. Nefonsa, 
Ouargla); siouedh, j^^^ (Mzab). 

AMI, amdoutchel, J^jjuI, pl. imdoutchal, jL^ac (Mzab); 
amdoukel, jT^a-i (Ouargla, 0. Rir'); ameddakoul^ 
j/j^l, pl. imeddoukal, jls'jjic (Dj. Nefonsa); (Masq. 
« aracdontcbel »). 

ANCIEN, amezouar^ jij>*U fém. tamzouart, JjJ^y (Mzab); 
(Masq. « daoussir )> , « damokran », « terchi »). 

ANE, ar'ioul^ J^t^'i pl- i^'ouial^ jb^. (Mzab); ar'ioul^ 
j^i, pl. ^r'^al,^}\J^^ (Ouargla); (Masq. « arionl »). 

ANESSE, tar'ioult.cJ^ (Ouargla). 

ANNEAU (de pieds), ouzzel, jj^, pl. ouzlan, Jijj (Mzab); 
ouzzal, jij3, pl. oiizUm (Ouargla). 

ANNÉE, asoiiggas, ^r^i-', pl. isouggasen, j-15'_^j (Mzab); 
souggas,^\f^{Di. Nefonsa); aseggas, ^iCi (Ouar- 
gla). D'année en année, s ouseggas l ouseggas, 
^IsLy v/-l$L^ (Ouargla) ; (Masq, « isougguas). 

APPELER, zegg, dO, aor. izegga, ^j (Mzab, Ouargla). 
On l'appelle, eiiimalounas^ (^uyui (Dj. Nefonsa). 

APPÉTIT, fr'^, ^_ (Ouargla). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED RIR' 39 

APPORTER, aoui, (/ji, aor. ioni, t^j. (Mzab, Ouargla, 
Dj. Nefousa); IIP f. pass. être apporté, touaoui, 
tf^ij." (Ouargla) ; V*' f. taoui, «^jU (Mzab) ; (Masq. 
« ioiii ))). 

APPROCHER (S'), gah'ez, ^IT, aor. igah'za, \j^'i^ (0. 
Rir'). 

APRÈS, deffer, ^j (Ouargla) : L'un après l'autre, oudeffer 
ou, 3 ^,i 5 (Ouargla). Après-midi, touk'zin, -^-jy 
(Dj. Nefousa). Après que, si, ^ (Ouargla) : Après 
qu'il eut dit ces mots, si inna aoual ou, ^Ji^i L ^ 
(Ouargla). D'après, /, ^ (Ouargla) : D'après ta 
^Qvolç^f ououalek, OJi^s (Ouargla). 

ARABES, ibiaten, oV. (Dj. Nefousa). 

ARC-EN-CIEL, zidegdah\ ^Ijhj (Mzab); abechchi, ^^1 
(0. Rir'). 

ARGENT, azerfa, Ujjl (Mzab). 

ARRÊTER (S'), bed, a, aor. ibbed, jl- (Mzab) ; oud, jj, 
aor. iououd, iy (Dj. Nefousa). 

ARRIERE (En), eddefer, ^«l (Ouargla) : Tourne en arrière, 
douel eddefer, ^?J jjj (Ouargla). 

ARRIVÉE, aouggadh, ^K^y (Mzab). 

ARRIVER, aoudh, ^J>^\, aor. iouodh, (>jj (Mzab, Ouar- 
gla, 0. Rir'). Que lui est-il arrivé? ?nata as[i)balan ? 
^"X ^J.\ \i» (Ouargla); out\ ij, aor. iouot\ ^»y^ (Dj. 
Nefousa). 

ASSEOIR (S'), ek'k'im, ^1; k'i^n, ^à (Ouargla); (Masq. 
« iek'k'im »). 

ASSURÉMENT, r'adi, ^s^\i (Dj. Nefousa). 

ATRE, inni, ^,, pi. innain, ^L (Ouargla). 

ATTACHEMENT, ouk'k'oun, ôj^j (Mzab). 

ATTACHER, ak'k'en, ^i (Mzab et Ouargla) ; ak'k'an, o^ii 



40 LA ZENATIA DU MZAB 

(Oiiargla); V" f. tak'an, J^' (Ouargla) ; (Masq. 

« iekken »). 
ATTENDRE, soudjem, ^^ (Mzab) ; soug, d^y^eisougeni, 

^^^ (Ouargla); f. hab. souggain, j.ir^ (Ouarf^la); 

(Masq. « isoiidjem »). 
ATTENTE, asoudjem, ^^J^ (Mzab). 
AUCUN, la didjem, ^, ^ (0. Bir'). 
AUGMENTER, emi, JJ (Ouargia, Dj. Nefousa) ; ernoii, 

Jj\ (Mzab, Dj. Nefousa). 
AUSSI, ?iit, viJ (Dj. Nefousa). 
AUTRE, ioudhen^ ^y (Mzab); ouidi^ ^j.^ (Dj. Nefousa); 

oudidhen, ,^05, f. tididhets, ju-^j:, pi. ididhejiin^ 

jjvUdiJu, f. tididhentin, ;jç:.:^j: (Ouargla) ; pi. m. idhi- 

iiin, Oi^J^i (0. Rir') ; ouait\ i^iij (Dj. Nefousa). 
AUTREFOIS, dounit tamezoïiart, oj^y ^•j(Mzab) ; (Masq. 

(( bekri »). 
AUTREMENT, elloim ouididhen, ^lo^juj j^Jl (Ouargla). 
AVALER, alemez, JS (Ouargla); elmez^ -JS^ aor. ielmez^ 

jjj_ (Mzab); (Masq. « ilemez »). 
AVEC (instrum.), s, ^ (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa); /, 

j (Mzab) ; sid, o^ (0. Rir') : lia travaillé avec zèle, 

ihhdem s eljahd, jlajJL ^j^^ (Ouargla). — Aller 

avec, ach d^ j jt-i, aor. ioucJied, j^y^ (Ouargla). 
AVEUGLE (Être), derrel, Jij. (Mzab). — (subst.) m. 

aderr'al, jUjjI, pi. iderralen, -J^j-^^ (Ouargla); 

(Masq. u akfif »). 
AVOINE (folle), imendi n BouAoud^ ^^ ^: ^jXj: (Mzab). 

B 

BAGUE, zakar, /j (Mzab). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 41 

BAGUETTE, aget't'own, ^^\{[)\. Nefousa). 
BALAI, tinfert^ -^^f-', pi- tiufratln^ ùi'''^?~ (Ouargla). 
BARATTERENT, asendi, ^^\ (Mzab). 
BARBE, tmart. o>- (Mzab, 0. Rir', Ouargla); (Masq. 

« temar't »). — de l'épi, tizzin, ^>y (Mzab). 
BARRAGE, aseggarou, jjiCl, pi. iseggoura, lj^_(Mzab). 
BASE (du djérid), tisekkest, cJ^. pi. tisekkasbi, cjJC^: 

(Ouarg'la). 
BASSIN (d'une noria), asafi, ^^U (Mzab); djelmam, 

^iju. (Mzab). — au pied d'un palmier, ajedlaou, 

j'^jji, p]. ijedlaouin, j^j^jjj (Ouargla). 
BATER, iiied, ju (Mzab). 
BATON, tar'rit, Cojc, pi. tir' r in, ^^ja (Mzab); tart'a, 

iJ^jT (Ouargla); (Masq. « tarrerit »). — servant à 

pendre quelque chose, jij, yjj, pi. ijajen, jjjlj. 

(Ouargla). 
BATTRE, ououet, Zj^ (Mzab et Ouargla); VP f . echchat, 

>L>\i.\ (Mzab et Ouargla), aor. ichchat, oUj; (Mas. 

« iouet »). — des ailes, aggat, JjISI, aor. iouggat, 

zJ6'y^ (Dj. Nefousa). — le beurre, send, jlL. (Mzab). 

— la moisson, eddi, ^s^ (Ouargla). Se battre : V- 

IP f. temenr\ ^ (Mzab); V-VIP f. tenour\ ^^■, 

aor. itenour'a, 1^^_ (Ouargla). 
BEAUCOUP, mennaout, o^uu (Mzab). 
BEC, ir'enba, LJu (Mzab); ar'enboub, vir*N pl- if''e7ibab, 

cj.j« (Ouargla). 
BÈGUE, itgengin, of^Si, pi. itgeyigan, •J^:SL^ (Ouargla). 
BÊLEMENT, ajoua, ljji"(Mzab). 
BÊLER, joua, Ijj, aor. ijoua, ijji (Mzab). 
BERBÈRE, amazir\ ^>i (Dj. Nefousa). 
BÊTE, abeddiou, yj.\ (Mzab); (Masq. « ameddiou »). 



42 LA ZENÂTfA DU M'/AB 

BEURRE, telousi, ^^ (Mzab) ; (Masq. « telonssi », 
« oudi »). 

BIEN, aitli. ^\ (Mzab). 

BIJOUX, tzibaoin7i^^^^Vj [Mz^h)\ (Masq. « asmonra n ta- 
mettôt »). 

BLANC, d amellal, jXl j (Mzab, Dj. Nefoiisa, Oiiargla), 
Être — niellel, JL (Dj. Nefousa). 

BLANCHIR, smelli. Je- (Mzab) ; semlil, jJr- (Dj. Nefousa). 

BLANCHISSAGE, asmelli, Je-' (Mzab); tesemlelli, ^ 
(Dj. Nefousa). 

BLÉ, irden^ ^^j (Mzab); imendi^ t^jù: (Ouargla). — con- 
cassé, aouizan^ (j\-ji\ (Mzab). 

BLEU, azizaou, jij-jl (Ouargla^ Mzab), pi. izizaouen, 
i^jVj-j^ (Mzab). 

BLOC (de bois), tmalelt, .LJQi:(Mzab). 

BŒUF, afounas, c^U^i, pi. ifounasen, ^Uja (Mzab et 
Dj. Nefousa); (Masq. « founas »). 

BOIRE, sou, j-, (Mzab, Ouargla et Dj. Nefousa), aor. 
soiiir, ^_^ ; Vrf. sess, ^j^ (Mzab) ; (Masq. «iasô »). 

BOIS, asr'ar, jlJu.1, pi. isr'aren^ bP-^. (Mzab, Dj. Ne- 
fousa); (Masq. « israren »). 

BOITER, doukdh, ^..r^j (Mzab) ; (Masq. « iteboukroh »). 

BORD (Au), fouider, jj..b (Mzab). 

BORGNE, ouartil, Jjj^ Mzab ; (Masq. « ouortil »). 

BOUCHE, uni, ^^c, ^l.imaouen, jj^lc (Mzab, Ouargla, 0. 
Rir'); im^ (^. (Dj. Nefousa). 

BOUCHER (Action de), amseL cU-l (Mzab). 

BOUCHÉE, tageldhimt, j^^^JoISj, pi. tigeldhhnin, o^*r^ 
(Ouargla). 

BOUCLES (de cheveux), toiifrit, c^_jj (Mzab). — (d'o- 
reilles), touinest, ,L^y, pi. tofnnas, ^Ljl (Mzab). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR" 43 

BOUC, loud, i^ (Mzab) ; irid, -^.,pl. iraiden^ ^a,l* (Oiiar- 
gla); (Masq. « lôd »). 

BOUILLIR, aher, j\, aor. kmher, jy_ (Mzab). 

BOUILLONNEMENT, abbar, J.\ (Mzab). 

BOULES (de terre, placées en haut des terrasses ou sur 
le devant des maisons), imzargen, ifjy^^ (Onargla). 

BOURG, amezdar\ •^y^\ (Mzab). 

BOURRE (de palmier), esmi, o^l (Mzab) ; sati, J^ (Onar- 
gla). 

BOURSE, akmous, ^f\ (Onargla). 

BOUT, ikhf, ^ (Onargla). Bont à bont, ikhf l ikhf, 
<^^ (-Ai (Onargla). Au bont de l'année, mi ikmel 
asouggas, ^^IT^I JX ^^ (Onargla). A bont de pa- 
tience, oua id ik'k'im eç gaber, j;^]\ Ju^ ai^ (Onar- 
gla). Il l'a poussé à bout, isoufer ias Ink'elis is^^j 
^^xU*Ji ^\ (Onargla). Le bont du doigt, ikhf?} dhad, 
jU^ ^ (Onargla). 

BOUTON (de fleur), tioui. ^yZ (Mzab); tafit, ^a (Onar- 
gla); beglouj, j^; tabeglo}ij\ j^' (0. Rir'). 

BOYAUX, adan, o'^l (Mzab). 

BRACELETS, tisar'drin, i,jj^ (Mzab). 

BRALMENT, a?^ra, Mj (Mzab). 

BRAISE, tirr'it, CJ^J (Mzab); terjin^ ^jj (0. Rir'). 

BRANCARD, tajja, Ij:, pi. tajjaoïien, ^^\ji (Onargla). 

BRANCHE (de palmier), toufa, Uj:, pi. toufaouin, jjjUy 
(Mzab). 

BRAS, ar'il, JJ^I, pi. ir'allen, ^Uu fMzab); ar'il^ j^i, pi. 
ir'ilen, ^^ (Ouargla). 

BREBIS, tikhsi, ^^ pi. tikhsioiiin, à 3^ (Mzab) ; tad- 
ment, c^x (0. Rir'j, pi. tatten, ^X (Dj. Nefonsa). 

BRILLER, sissi, ^^ (Mzab). 



44 LA ZENATIA DU MZAB 

BRIMAH, t'mli^ j^' (Mzab); tinelli, J-, pi. tinilliouin^ 

^^ (Ouargla). 
BRISER, erz, jj (0. Rir'). 
BROUSSAILLES, teskin, of^ (Mzab). 
BROYER, e?v'ez, jjl, aor. ierrez, jj- (Ouargla); ezd, jj', 

aor. izdou, jjj^j II. f. i\mss.).rmezdou, ^j>y^ [Oimv- 

gla); ezdhou^ y^j\[\)]. Nefousa). 
BRULER (v. n.), err\ ^J (Mzab, Ouargla); (v. act.), 

serr\ '^j^, aor. iser'ra, ^j^. (Ouargla); sirr\ ^j^ 

(Mzab); (Masq. «tarek »); (Masq. « rok'k' )),être 

brûlant'». 



CACHÉ (Etre), ekroim, Cj3/\ (Mzab). 

CACHER, sekren, ^JZ. (Mzab) ; (Mas. « isekrem »); se- 
krem, ^JL\ f. bab. tesekrani, ^\JL: (Dj. Nefousa). 

CAMPAGNE, azr'ar, >jl (Mzab). 

CANAL (d'arrosage), tarja, Ijy (Mzab) ; targa^ iT; (Ouar- 
gla), pi. targiouin^ if^fj- 

CANNE (de palmier), tareda, IjJ^- (Mzab). 

CANON, ainroud, jj^l, pi. imrad, jly_ (Mzab) ; (Masq. id) 

CAP, ikhf^ ^, pi. ikhfaouen, oj^^ (Ouargla). 

CAPRE, tar'asimt en tiloidelt, Jj^h" Oe-li: (Mzab). 

CAPRIER, tiloulelt, ^\^^ (Mzab). 

CAPTURE, outouf, ^^i,j (Dj. Nefousa et Mzab); ittaf, 
oUoiiDj. Nefousa); tittaf\ ^y^ (0. Rir'). 

CARAVANE, tircheft, c^J (Mzab). 

CAROTTE, tifesnakht, cJJc^ (Mzab) ; tafsenakht, c^L^^-, 
pi. tifesnakh, ^U^ (Ouargla). — Sorte de ca- 
rotte sauvage, tadada, LU" (Mzab). 

CARRÉ (de boue), aberchi, ^j\, pi. ibercha, bjo (Mzab). 



DE ODARGLA ET DE LOUED-RFR' 4o 

CASSE, arza, Ijj (Mzab). 

CASSER, erz, jjl (Mzab et Oiiargla) ; VP f. hab. errez, 
jjl (Mzab); IPf. pass. (Ouargla), mierz, jji-, aor. 
mierzir\ ^jj^., imierzou, ^j^ (Masq. « crz »). 

CASSEROLE, af'rour\ ^^^1, pi. ifrour'an, à^sj^i (Ouargla ). 

CAUSE (A — de), s, ^ (Mzab et Dj. Nefousa); seg, ^^ 
(Mzab). 

CAVALIER, amnai, c/^i, pL imnaien, ^Uc (Dj. Nefousa) ; 
(Masq. « amenai »), 

CAVERNE, akhdjout, ^yf-\ pi. ikhoudja, L^i (Mzab) ; 
geng, ^êcS(0. Rir'). 

CE, aidoud, jjj^I (Mzab) ; enni, Jl (Mzab) ; ou, ^ (Mzab, 
0. Rir', Ouargla); oii/i, «j (Dj. Nefousa); lou/i, »y 
(Mzab, Dj. Nefousa); oua?nouh, o^lj (Mzab); agi, 
cTl (0. Rir). 

Ce que, ?nai, (/U (Dj. Neîonsa);matta, Lu (Mzab). 
Ce qui, aini, ^^\ (Mzab). 

CÉCITÉ, aderr'el, jijJ (Mzab). 

CEINTURE, abechchi, ^\ (0. Rir'). 

CÉLERI, abiou, ^i (Ouargla). Cf. ACHE. 

CELLES, Uni, ^ (Ouargla). 

CELUI-CI, ouasi, ^ij (Mzab); ouih, 4,^ (Dj. Nefousa); 
ouidi, (/aj (Dj. Nefousa); oiiagi, J'\^ (Ouargla); 
agi, if\ (Ouargla) ; agou, f\ (Ouargla). 
Celui-là, e/ï, û' (Ouargla); emii, Jl (Mzab). 
Celui qui, mammou, ^ (Ouargla, Dj. Nefousa); 
oui, isi (Dj. Nefousa); ouait'ouih 4,3 j=jj (Dj. Nefou- 
sa); e7ini, Jl (0. Rir'); ouenni, J3 (Mzab, 0. Rir'). 

CENDRE, ired, jj. (Mzab); (Masq. « ired »). 

CÉRÉALES, imendi, ^s-^ (Mzab); aifes, ^<}>\ (Ouargla). 

CERVELLE, adouf, ^jJ (Ouargla). 



46 LA ZENATIA DU MZAB 

CESSER, chemmerfous, ^^ j^ (Mzab), m. à m. : retirer 

sa main; ek'kes. ^\ (0. Rir'). 
CHACAL, ouchchen^ -^l^ pi. ouchchanen^ ^'bj (Mzab, 

Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa). 
CHAINE, touahlil^ Jia.1 jT dans le sens de « parure » (Mzab). 
CHAIR, aisoum, ^^ (Ouargla). 
CHALEUR, timsi, ^ (Ouargla). 
CHAMBRANLE, touourt, ^jj (Mzab). 
CHAMBRE, takhcunt^ cJ^, pi. tikhamin, Cf^* (Mzab); 

gaji ^sj^[P']- Nefousa). 
CHAMEAU, aloum, ^^\ pi. ilman^ ^UL (Mzab); alem, ^i, 

pi. 27flm«^z,ô^X (Ouargla) ; alr'em^ Jl, pi. iler'man^ 

^UiJii(Dj. Nefousa); (Masq. « alem »). 
CHAMELLE, talemt, c^ pi. tilemin, cj<J: (Mzab et Ouar- 
gla) ; (Masq. « talemt »). 
CHAMP, (« amort » Masq.) 
CHANGER, adaren, oj->I (Mzab); err, jl (0. Rir'); (Masq. 

« iedren », « isidjour »). 
CHANT, izli, J>_ (Dj. Nefousa). 
CHAQUE, ach, '^\ (Mzab). 
CHARGE, aggai, ^s^\ (Mzab). 
CHARGER, chemer, ^^ (Mzab); V'' f. pass. tchmer, ^:lj" 

(Mzab); (Masq. «iekeli», — une bête de somme; 

<( chammer », — un fusil ) . 
CHASSER (renvoyer), segdd^ ç^JL (Mzab), de l'arabe 

^; (Masq. « isoufer »). 
CHAT, mouch^ j.^ (Mzab, Ouargla, 0. Rir'), pi. imou- 

chen^ ;jî.y (Mzab); iinouchien^ ^y: (Ouargla). 
CHATOUILLEMENT, asgedhgedh, j^S^ll (Mzab). 
CHATOUILLER, sgedhgedh, jS^ (Mzab); dekk, il.» 

(Mzab). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 47 

CHATTE, tmoucht, c^^ (Mzab et Ouargla), pi. tmou- 
chin^ C^y (Mzab) ; tiinouchin c^y (Ouargla). 

CHAUFFER, isah'ma, U^. (Mzab); 3^ pers. de l'aor. 

CHAUSSURES, tarchast,cJ^J, pi. tirc/iasinyjuA:.j{Mzah) ; 
irih'ù, z^j (Ouargla). 

CHAUVE-SOURIS, y6?2V/A r'erda, S^Jp- ji^jj, m. à m. : oi- 
seau-rat (Ouargla). 

CHAUX, lous, ^^ (Ouargla). 

CHECHIA, tchouchait, ^_byu (Mzab) ; takhfart^ '^M^ 
pi. tikhfarin^ uP^ (Ouargla). 

CHEF, amokran, Jyul (0. Far', Mzab); amr'ar, }^\ (0- 
Rir'); (Masq. « amokran », « aziouar »). 

CHEMIN, ahrid, j.^1, pi. ibriden, jji.^. (Mzab, 0. Rir'); 
brid, a,j. (Dj. Nefousa) ; (Masq. « abrid »). 

CHÉNEVIS, tafsout, z>j^ (Mzab). 

CHENOPODIUM MURALE (sorte de salsolacée), tibbi, ^ 
(Mzab). 

CHERCHER, ebres, ^j\ (Ouargla); zei\ jj (Dj. Nefou- 
sa). 

CHEVAL, iis, ^_ (Mzab et Ouargla) ; (Masq. « iis »). 

CHEVEU, azaoa, jljl (Mzab); zaou, jlj (Ouargla); (Masq. 
« azaou ») 

CHEVILLES, tichdbin, o^^ (Mzab). 

CHÈVRE, t?''at, o'jô, pi. tir'attin, J'ii:(Mzab); tikhsi, ^, 
pi. tikhsioui?i^ u.^^ ^t ouKi^ jj (Ouargla); (Masq. 
« trat »). 

CHEZ, r'er, > (Mzab, 0. Rir' et Dj. Nefousa) ; de —, 
seg d, ùS^ (Mzab). 

CHIEN, aidhi, ^J, pi. iidhan^ jjUai (Mzab); aidi, <^jiil, 
pi. iidan^ ,jU (Ouargla); pi. ifa/i, ^\ii>^ (Dj. Ne- 
fousa); (Masq. « aidhi »). 



48 LA ZËNATIA DU MZAB 

CHIENNE, taidhit^ ^r-^-'i pl- tiidhain, ^>Ua-: (Mzab); tai- 
dit, o.a-' (Oiiargla). 

CïIIir {Artemisia alba), izeri, ,jsj (Mzab). 

CHOISIR, efren. ù^?I (Mzab). 

CHOSE, chera, l>t (Mzab et Oiiargla); achchar, jU (Dj. 
Nefousa); ter'aousa^ L-^iii, pi. tir^'aousiouin^ ^^^«^U; 
(Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa) ; (Masq. « traousa ») ; 
quelque — , mafta, U. (Mzab). 

CHOU, tazizout, ^3j;j (Ouargia) ; — palmiste, adjrouz, 
J3j>.\ (Mzab); asersour , j^j^\, pi. isers(n\ j^^_r^. 
(Ouargia) ; agrouz^ jj^l, pi. igrouzayi, ù' J^^^ (Ouar- 
gia). — Enveloppe de chou palmiste, tamah'rezt, 
CijjJ^ pi. tmiali'razin^ bJ^j^^ (Ouargia). 

CHUTE, aoudha, U^y (Mzab); ouf fou, ^^ (Mzab). 

CIEL, ajeîma, bji, pi. ijennouan, ijljlji (Mzab et Ouargia); 
(Masq. « ajenua »). 

CIL, ahal., J.i, pi. ahliouen, ijy\^ (Ouargia). 

CISEAUX, timediaz, jUc (Ouargia); /«'/// ec^m^, ^b-u (Mzab). 

CITERNE, qjedlaou, j"^jji, pi. ijidlaouen, ôs^^y. (Ouar- 
gia); imoul, J^ (Dj. Nefousa). 

CITROUILLE, ifrakh^\\y^, (Mzab). 

CLEF, annas, ^j-l'l (Mzab) ; petite — , te7iast, sLJ^, pi. 
tinisa, Lx: (Ouargia). 

CŒUR, oui, jj (Mzab, Ouargia^ 0. Rir'), pi. oulaouin, 
Ij^Hj (Mzab), oulaouen, (j^H^ (Ouargia); (Masq_ 
« oui »). 

COFFRAGE (d'un puits), tr'ou7ii, JjiJ (Mzab). 

COIN. Du coin de l'œil, s ouzgefi tif, j=j J^j_^ (Ouargia), 

COLLIER, tagerjoumt^ c^^jj^ (Mzab) ; tazelmad, jUy, pi. 
tizelmadin, ^iM-j (Ouargia) ; (Masq. « tisibaouiu » ). 

COLLINE, agourgouh, ^fjf\^ pi. igergah, J€j^^ (Ouar- 



DE OLIARGLA ET DE L'OUED-HIR' 49 

gla) ; aourir. jj^\, pi. iouriren , ojjy. (Mzab); 
(Masq. « aourir »). 

COLOMBK, tuialla, :51c", pi. timaUioHÙi, y,^\z (Ouargla). 

COLOQUINTE, tajellet, ^Jjt (Uuarf^la). 

COMBAT, amenr'i, J.-I (Mzabl 

COMBIEN, mannicht,c.::iu. (Ouargla). 

COMME, mn, ^1 (Ouargla, 0. Rir'). Il est comme un 
frère, netfjt am on ma, Uj ^i b" (Ouargla); fmali^ du? 
(Ouargla). 

COMMENCER, adel, JJ, f. liab. tadelt, JjL" (Dj. Nefousa). 

COMMENT, s mrmich, ^îu- (Mzab); mammek. Or (Ouar- 
gla, Dj. Nefousa) ; manetch r\i, U A* (Mzab) ; 
mata, li. (Ouargla) ; mamich, ^j.X, (0. Rir'), 

CONDUIT, tisenbot, c-jl.: (Mzab). 

CONDUITE, titchli, J^' (Mzab); tagouria, bj^éfDj. Ne- 
fou sa). 

CONTENT, idess, ^x (xMzab); (Masq. « idess »). 

CONTRE, /W/, J3 (O.Rir'). 

CONTRÉE, amezdar, ^ijj^i (Ouargla) ; (Masq. « tamort »). 

CONVENIR, jerou, ^jj (Mzab). 

COQ, aiazidh, j^i^i, pi. iazidhan, ^-^^ijb et iazifen, '^^.j^. 
(Mzab) ; iazidh^ jx>_j\, pi. iazidhen, ^jIj (Ouargla); 
gazidh, jaij^(0. Rir'): aggazit\ ^jlTi, pi. iggazi- 
t'en, (ji^ij^, (Dj. Nefousa) ; (Masq. « iazet »). 

CORBEAU, tidjar/i, ^^^^ (Dj. Nefousa). 

CORDE, i^'an, J^, pi. iroanan, jjU^ii (Ouargla); petite 
— . tisermert, jJuJu-î, pi. tiser'mer'ui , 01***-'^ 
(Mzab); grosse — , ichchert, ^j-.:^_, pi. ichcharen, 
OjUj (Mzab). 

CORDIER, aherran, jji^i, pi. iherranen, ^\j^_ (Ouar- 
gla). 



bO LA ZENATIA UU MZAB 

CORDONNIER, amelakh, ^^J (Ouar^la); (Masq. « arae- 
lar'))). 

CORNE, ichch, ^_ et achchaoïi, jbi, pi. ichchaouen, ^^^ 
(Mzab); achchaou, 3I1I (Ouargla), pi. achchaoun, 
OjU (Masq. « ichch»). 

COTE, idis^ ^^j., pi. idisan, jjLoo. (Ouargla, 0. Rir'); 
d'un autre — , n tama tidhidet, OaJ^: U* (Ouargla) ; 
à côté de, .9 idis ^x^ lO. Rir'), 

COU, iri, t/y_ (Ouargla); tacherournt, vju.^y^^ (Mzab); 
(Masq. « tacheroumt »). 

COUCHER (Se), effes, ^\ (Mzab); efs, ^i (Ouar- 
gla); (Masq. « issôd »). 

COUDE, tekarfouit, c^_j»J^, pi. tikerfiouin, if^,J^ (Ouar- 
gla). 

COUDÉE, ir'il, Jju (Mzab); (Masq. « iril »). 

COULER (eu parlant de l'eau), tezzel, jy f'O. Rir'i. 

COUP, titi, ^, pi. fùa, lu: (Ouargla); ticht, vi.:u', pi. ti- 
chtiomn, ^y^ (0. Rir'). 

COUPER, ebhi, jl (Mzab); IV^-VIP f. tehba, Ç (Mzab); 
V*" f. tebhi, j (Mzab) ; ebbi, ji, aor. ibbi, ^. (Ouar- 
gla) ; kerd, ^^^(Mzab) ; enkedh, j^\ (Mzab); eks, 
^jS\ (Ouargla) ; (Masq. « ienkod » ). 

COUPURE, tizzet, oy (Ouargla); ibbai, t^L (Ouargla). 

COUR, amiseddar, jiju-i (Ouargla); (Masq. « animas n 
tiddert »). 

COURGE^ tamisa, [^ (Mzab, Ouargla); takhsait, ^}^ 
(Mzab). 

COURIR, azzel, j;i (Mzab, Dj. Nefousa) ; l'" f. faire —, 
sizzel, jj- (Mzab, Ouargla); V* f. tazzel, j>" 
(Mzab, Ouargla, O. Rir') ; (Masq. « ierouel »). 

COUSCOUS, oiichchou. ^i,^; — blanc, tihourzin, â.JJi«^" 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 51 

(Mzab) ; arouri, ^SJ5J^ (Dj. Nefousa) ; asnuilx\ a^i 
(Dj. Nefousa); (Masq. « ouchchou »). 

COUSSIN, samou, ^ (Mzab); tik'imt, vi^', pi. tik'imin, 
ijs^ (Ouargla) ; (Masq. « samou » ). 

COUVERT, ster'7ies, ^'ti>i^ (Mzab). 

COUVERTURE, adan, ji^i (Ouargla). 

CRACHAT, titchouffist, -i^-xs^" (Mzab); tikoufas, o-'^i^ 
(Ouargla). 

CRACHER, sousef\ ^^î^^ (Mzab); sef's, ^j.,»^ (Ouargla). 

CRAINDRE, egged, jTi (Ouargla); ougged, jTj, aor. loug- 
ged, jiTj* et ioggoud, i^_ (Mzab); V^ f. sougged, 
jTj^ (Mzab); V^ f. tagged, jé (Dj. Nefousa); tag- 
gijud^ ifh (Ouargla); (Masq. « iougguod »). 

CRANE, tak' raouait n ir'j\ ^^ vio^^' (Ouargla). 

CRÈME, tlousti, j-.^- (Ouargla I. 

CREUSER, erz. ^i (Dj. Nefousa). 

CREVER, defeL J?:> (Mzab). 

CRI (de joie à la naissance d'un fils), ililou, jU (Ouar- 
gla). 

CRIBLER, sif'ou, yu^ i Dj. Nefousa). 

CRIER, zegg, *5j, aor. izegga, ^-j^ (Ouargla, Mzab); V^' f. 
tzegga, iry (Ouargla). 

CROIRE, riL ^ (Mzab); (Masq. « ril »). 

CROTTIN, tisket, vIXj, pi. tiskin, (jf^ (Ouargla, 0. 
Rir"), pi. tichtin, cj^ (Mzab). 

CUEILLIR, ekke.s, ^i, aor. ikkes, ^ (0. Rir'). 

CUILLER, ar'endjai, ^\^\ pi. ifendjain, o-;.^. (Mzab); 
petite — , tar'eiidja, U^' (Mzabi. 

CUIR, ajlmu ^Jl (Mzab); adjlim, ^JUI, pi. idjlimen, 
^^. (Mzab); (Masq. « ajelim »). 

CUIRK, iouon, y^ (Mzab); iinou, y^ (Ouargla); faire — , 



o2 LA ZENATIA DU MZAIi 

isou, ^^ (Mzab); souou, ^ (Dj. Nefousa); simou, 

^ç- (Oiiargla). 
CUISSE, tar'ma, Uj, pi. tar'mioum. O'iî** (Mzab et 

Ouargla); (Masq. a tarma »). 
CULTURE, tirza, ljy(Dj. Nefousa). 
GYNODON DACTYLUM, ajezmir, ji.jji (Mzab). 

D 

DANS, si^ ^ (Ouargla); dedj, ^.s (Mzab); /', ^ (Mzab, O. 
Rir'); oug, dfj (Mzab); in, ^> (Dj. Nefousa); di, <^j 
(IMzab, Dj. Nefousa, 0. Rir'); g. ^(0. Rir'); em, 
^1, m, ^ (Ouargla). 
DATTES, tini^ ^ (Ouargla, 0. Rir'). Au Mzab, le mot 
tini désigne la datte en général : ce fruit porte 
divers noms, suivant son degré de maturité : 
Petite datte, elhaiii\ jj^\. 
Quand le noyau est formé : tariont, o^jj. 
Commençant à mûrir : tourchinit, c^jy. 
A moitié mûre : oulchit\ i=^j. 
Mûre : ajerdou, jjjji, pi. oujerdowi, 03->jj3- 
Très mûre, tinini j^'; (Masq. « tieni » ). 
J'ai relevé les noms des diil'érentes espèces de dattes : 
tazouggait, <i^^i-j timjoJia/t, julay. 
taddalel, J-JU' tadmamet, ^.uj". 

tazerza(t, c^)jyj ires ouatckaden, (jjU^ ^_. 
aouchet, j^ij tazizaou, ^^-j-J. 

Dans les oasis du Djérid, on coinple autant d'espèces 
de dattes qu'il y a de lettres dans l'alphabet arabe : en 
voici la liste, qui m'a été communiquée en juillet 1887 à 
Touzer : 

(0 ^M W ^^ 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' r,:\ 

(J) ^\jjjj (cf.^le tazerzait (i) c^jixkU» 

du Mzab). (jij ^^yXj, 

(y) À*} (^ ^sM 

(c) ^A if'' o-^ 

(j)^;)^^ [decjlat en-nour] i^S) à.-^S' 

es*-' (j) '>^ 

0) ''-"J (:») ^l^ 

(j) ^yj (û) t?^^ 

vt-f"/ r""*^ ù^*— (*) t^L~i* 

(lt) ^'-^ (3) ù:'J3 OU ^jùjj 

(wr') J-i^ (^) ^M et ^;-, 

DE (prép. du gén.), ?i, ^ (Mzab. L)j. Nefousa, Ouargla); 
/n, ^ (Ouargla, 0. Rir') ; (prép. de l'abl.), .5-, ^ 
(Ouargla, Mzab, Dj. Nefousa); essi, ^\ [0. Rir', 
Dj. Nefousa); seg, dC (Mzab, Ouargla); si, ^ (Dj. 
Nefousa, 0. Rir' ; sia, U«, de moi lO. Rir'); si 
ous, tr^-, àe là (Dj. Nefousa). 

DEBOUT (Être), hed, a., aor. ihed, jl- (0. Rir'). 

DÉFILÉ, tizemmet, ^.y, pi. tizettimatin, o^l>j' ',(Juar- 
gla). 

DEHORS, azr'ar, ^31 (Ouargla). 

DÉLICAT (Etre), af'af, ^W, aor. ioufaf, ^oU^-. 

DEMAIN, aieràcha, Ui (Ouargla); r'abechcha, l^U (Ouar- 
gla, Mzab) ; achcha, U (Mas. « achcha »). 

DEMANDE, ametri, ^j^\ (Mzab). 

DEMANDER, ette)\ ;i, aor. ittar, >. (Ouargla, 0. Rir') ; 
metai\ jU. (Mzab); terr \ } (0. Rir'); (Masq. « ite- 
metra » ). 



54 LA ZENATIA DU MZAB 

DEMEURER, k'im, ^, aor. ik'im, ^_, k'am, ^\i (Dj. Ne- 
foiisa). 

DEMI, zeg7ii, ^j (Dj. Nefoiisa). 

DENT (incisive), tir'mest, O.....VT, pi. tir' mas, ^Uiï (Ouar- 
gla, Mzab); — (canine), tougelt, zXy, pi. touge- 
lin, (jJTjJ (Ouargla) ; isinan, ^lu-j (Mzab); isinen, 
juvj (Dj. Nefousa). 

DÉPIQUER, eddi, t^J (Ouargla), aor. dlr\ i^j, /VMr/, 'a.. 

DÉPÔT, tazek'k'a, \iy (Ouargla). 

DEPUIS, ^«, ^ (Mzab, Ouargla). 

DEPUIS QUE, si, ^ (Ouargla). Depuis qu'il est venu, 
sid iousa, L,j*_j ^ (Ouargla) ; seggeg, uJ31 (0. Rir'). 

DERNIER, amedjarou, ^jUl, f. taniedjarout, ^jj^, pi. 
ti/nedj'oura, hs'f^ (Mzab); ayieggaron , jjliîi, f. 
taneggarout, ^ijè^, pi. ineg goura, Ij^, f. tineg- 
r/o?^r«,lj^"(O.Hir',Ouargla);(Masq. «anedjarou » ). 

DERNIÈREMENT, aziten, ;j.J (Ouargla). 

DERRIÈRE (prép.), sdeffer, ^?ju, (Ouargla, 0. Rir') ; avec 
mouvement), al de/fer, ^jJI (0. Rir'); (Masq. 
(( sdetFer »). 
— (subst.), ahoud, jj.1 (Mzab); goudh, j^:»^ (Ouar- 
gla); tekchnurt, c>j^^[0. Rir'). 

DESCENDRE, ers, ^j\ (Mzab); afa, U^i, aor. ioufa, Itj. 
(Mzab) ; ezoua, Ijjl, aor. izoua, \yj (Mzah) ;ahoua,\^\ 
(Dj. Nefousa), aor. iahoui,(s^^, \)\Jiouan,j\yt,egser, 
j3'\ (0. Rir'); e?'s, ^J, aor. ersir\ ^^J (Ouargla) ; 
faire — , sers, ^j^ (Ouargla); segser, j^JL (0. 
Rir'); (Masq. « ouotta, souotta »). 

DÉSIR, tr'aousa, LjUî, pi. tif aousiouin , ^^^^-jUî (Mzab, 
Ouargla). 



DE (lUAHGLA ET DE LOIED-RIR' fin 

DESSOCS (Au — ), saddou^ jju (Dj. Nefousa); souaddai, 
is\i^ (Mzab). 

DESSUS (Au — ), ajenna, l'ji, ennij^ _)JI (Mzab); sfell^ 
Ja« (Ouargla); negg^ ^ (Dj. Nefousa); sdenneg, 
liJJju (Dj. Nefousa). — 

(Etre au — de), af\ aor. iif, ^^ (Mzab); soug, 
v5^, aor. isougga, ir^_ (Dj. Nefousa); se mettre 
au — de, f'el, Js, aor. iffou, ^^j (Dj. Nefousa). 

DEUX, sen, ^ (Mzab, Dj. Nefousa); sen, ^^«, sin, o;-, f. 
sent, ûvL, (0. Rir'); (Masq. « sen »). 

DEVANT, d izzaten, ^\j_i, dessat, oUj (Mzab, Dj. Nefou- 
sa); sat, JjL (Oiiargla) ; s eddesat, oUji„ (Ouargla) ; 
(Masq. « ezdesat » ). 

DIRE, //?/, ^, aor. inna^ L (Mzab et Onargla); imi, j:_, 
aor. ientma, U (0. Rir'); mel, J-, aor. imal, jU 
(Dj. Nefousa); emmal, jU (Dj. Nefousa); (Masq. 
« ini » ) . 

DIRIGER (Se), res, ^b (Dj. Nefousa). 

DIVORCE, ak'li, ^1 (Mzab). 

DIVORCER, ek'li. Jsi (Mzab); (Masq. « ikeli »). 

DIX, meraou, ^i^, f. meraout, c»^y (Mzab); (Masq. « me- 
raou »). 

DIZAINE, temraout, oyy, pi. temraouin, jj\J (Mzab). 

DOIGT, dhad, jU, pi. idhondan, o'-^i^. (Mzab et Ouar- 
gla); (Masq. « d'ad' »); — de pied, tafoudent. 
CJj^' (Ouargla). 

DONNER, our.h^ j.^ (Mzab, Ouargla, 0. Rir'); V*^ f . pass. 
touch, J.J (Mzab et Ouargla); f. hab. ticket, ,1.::^ 
(Mzab). Donnez-lui, ouchtas, ^1:l:,j(0. Rir') ; (Masq. 
« ouch » ) . 

DORMIR, eft'es, ^\ (Mzab, Ouargla, O. Rir'); f. fact. 



5r. LA ZENÂTIA DU MZAB 

soudhes, ,^j-, aor. soudhsd^ ^-^^ (Ouargia) ; f. 

hab., tefs, ^^- (Mzab); nouddem, ^iy (Ouargia); 

(Masq. « iettos »). 
DOS, tikermin, o^-j^ (Ouargia); oukrim, f/j (Dj. Ne- 

fousa). 
DOUCEMENT, bessi bessi, ^ ^^ (Mzab); addai addai, 

^U t?U (Ouargia). 
DRESSER (Se), bed, a., aor. ibbed, ju iMzabi; L'ini^ ^i, 

aor. ik'iin^ ^h (Dj, Nefousa), 
DROITE (A), afousai, J^^\ (Ouargia). 

E 

EAU, aman, jU (Mzab, Ouargia); amen, -^^ (Dj. Ne- 
fousa); (Masq. id.) 

ÉCAILLE (de troue de palmier), takerkoudit , z^/J^, 
tikerkouchin, ô^^Jz (Ouargia). 

ECLATER, defel, J?. (Mzab. 

ECORCE, tilmai, t^LUi (Mzab). 

EICRIRE, ari^ t^J, aor. iowi, ^jjy^ (Mzab et Ouargia) ; 
pass. IP f. miouri, ^jy:'\ 1"^ 1- m.iourir\ çtj^t" 
(Ouargia); IIP f. touari, ^j\y (Ouargia, 0. Rir'). 

ÉCRIT (Être), ari, t/jl, aor. ioifri, ujy_ (0. Rir'). 

ÉCRITURE, tira, \js (Ouargia). 

ÉCUELLE, ajeddo^^y, pi. i/eddouin, ^^jjji (Mzab) ; (Masq. 
« ajeddou »). 

EFFRAYER, sougoud, ^/^ (Ouargia). 

ÉGORGER, r'er6', ^> (0. Rir', Ouargia); e?''res, ^^\ 
(Mzab); IP f. pass. mirers, u^j^, aor. mir'ei^sd^ 
^jk^ (Ouargia). 

ÉLÉPHANTIASIS, qfel/id, jjjl (Ouargia). 

ÉLEVER, sili, ^ (Mzab). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIIV 57 

ELLE, nettaha, L^ (Mzab); niitet, cJ; (Dj. Nefousa) ; 
nettat, cJd (Ouargia, O. Hir'); pi. netmtin, ^i^ 
(Mzab); nitninti, ^f^ (Ouargiaj; nitrùntin^ ji^ 
(0. Rir') : A elle, as, ^i, pi. asent^ c.:^\ (Mzab, 
Ouargia, 0. llir', Dj. Nefousa). 

EMBONPOLNT, tacheddi, ^j^ (Mzab). 

EMMENER, asas, ^U (Mzab); aoiti, ^s^\, aor. inuoui, 
^sy^ (Mzab, Ouargia^ Dj. Nefousa). 

EMPORTER, ehbi, ^\ (Mzab) ; aoui, c^i» (0. Kir'). 

ENCEINTE, tazek'k'a, \i-J (Mzab). 

ENCORE, anni, Ji (Ouargia) ; annù, J*JI (Ouargia) ; dah\ 
^b (Ouargia) ; seddir\ ç,_j^ (Ouargia). Il n'est pas 
encore venu ; seddir' ou d iousi^ ^j* j^ ^ju ( Ouar- 
gla). 

ENDROIT, al, jl (Mzab). 

ENFANT, ak'chich, ^j^\ (Ouargia, 0. Rir'); bourakhs, 
^j^jX (Mzab); abouchil, J^j.i, pi. ibouchileii, 
jLz,^ (Dj. Nefousa) ; pi. taroua. \jj (Ouargia, 0. 
Rir')! 

ENFANTEMENT, taroua, s^J (Ouargia). 

ENFANTER, arou, jj ; V" f. tarou, jjl" (Mzab, Dj. Ne- 
fousa). 

ENFER, timsi, ^'(Mzab); (Masq. « timsi »). 

ENFONCÉ (Être), eder, jj (Ouargia). 

ENFONCER, sider, jj^ (Ouargia). 

ENFUIR (S), erouel, jjji (Mzab, Ouargia) ; I"" f. serouel; 
(Masq. « erouel »). 

ENLEVER, ekkes, ^\, aor. ikkes, ^^ (Dj. Nefousa). 

ENTENDRE, sel, J-, (Mzab, Ouargia, O. Rir'); f. hab. 
tsel, J-J (Ouargia, 0. Rir'). Je n'ai pas entendu, 
nu tsilir\ à-I;-^^ (Ouargia); (Masq. « isell »). 



38 LA ZEN AT] A DU .MZAB 

ENTOURÉ (Être), neft\ i^, aor. i7iett\ ^^ (Dj. Nefousa). 

ENTRAILLES, ad(m,-J^^\ (Ouargla, Mzab); (Masq. «adan »). 

ENTRE, jar, jlj; djar, jL, (Mzab); aqar, ^\ (Dj. Nefou- 
sa); d' — , seg, JsL (Mzab); si, ^ (Dj. Nefousa, 
Mzab); sgiden, -^JSL (Ouargla). 

ENTRÉE, ataf, j:\ (Mzab, 0. Rir'); outouf, ^Ji (Mzab) ; 
nioutfe?!^ jsç^ (Ouargla); ïmi, ^ (Mzab). 

ENTRER, alef\ ^'1, aor. ioutef, ^>JMzab, Ouargla, 0. 
Rir', Dj. Nefousa); f. réc. IP f. wioutf\ ^•^. 
(Ouargla); ekm, f\ (Dj. Nefousa); (Masq. «atef»). 

ENVOLER (S'), betch, ^. (Mzab) ; oufer, ^3 (Ouargla). 
Faire — , sifer, yu^ (Ouargla). 

ENVOYER, azen, jj\, aor. iouzen, ojj». (Mzab, Ouargla) ; 
III'' f. pass. touazen, oj'i (Ouargla); zel, jj, aor. 
izzel^ Sj/, (Masq. « ouzeu »). 

ÉPAIS, azmm?\ Jyj\ (Mzab); (Masq. « aziouar »). 

ÉPARGNER, sertches, ^^^ (Mzab). 

ÉPAULE, tareroud^ ^^ji, pi. tirardin, j^jû (Mzab, 0. 
Rir'); tai^'erout, o^^-, pi. tireroutin^ à^^J^ (Ouar- 
gla). 

ÉPI, taiddert, Ojju (Mzab). 

ÉPINE, aseîinan, ji-J (Mzab); — de djérid, tadra, ijj." 
(Mzab); tadiH, (^jo,*, pi. tadrioum, ùi^ij-** (Ouar- 
gla); — dorsale, asersou)\ j^-^j^^, pi. isersai\ 
jUywj (Ouargla). 

ÉPOUSE, temeletch, ^ (Mzab); (Masq. « temeletch »). 

ESCALIER, tasent, c-lj, pi. tisounan, -J:^ (Mzab) ; tsou- 
ïiet, c^^, pi. tisoiman, i^^'i (Ouargla). 

ESCLAVE (fém.), taia, ijV (Mzab); (Masq. « taia »); 
(masc), ichemj\ y^ (Mzab); ismej\ y^^^, pi. isem- 
jdti, o'>-.i (O. Rir'); (Masq. « icbenij »). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' r,9 

ESPÉRER, r'iss, ^ (Dj. Nefousa). 

ET, d, j (Mzabj; did, u..»; ded, jj (Dj. Nefousa); /, j 
(Ouargla); id, a, (Ouargla). 

ÉTABLIR, e^A^er, JL\ (Dj. Nefousa). 

ÉTANG, aler\ ^i, pi. ilir'an, oUJ. (Ouargla). 

ÉTÉ, noudou, ^jji (Dj. Nefousa). 

ÉTENDRE, zel,ôj (Mzab et Ouargla). 

ÉTERNUER, enzou, yj\ (Mzab). 

ÉTOILE, itri, </>,, pi. itran, jljL (Mzab et Ouargla); (Masq. 
« itri », pi. « itrèn »). 

ÉTOURNEAU, tzekki, ^-J, pi. tizekkouin, jf-J. 

ÊTRE, m, ji, aor. illa, >. (Mzab, Ouargla, 0. Rir'); 
(se trouver), lai, j^, aor. iloul, jy* (Mzab); essi^ 
^^\, aor. m/, ^_ (Dj. Nefousa); /o^/r', ^jJ (Mzab); 
(Masq. « illa »); mous, ^^, «?y«e6', ^J (Ouargla); 
eg, éTi (Ouargla); /^, J^T, aor. iig, O-, pi. igoun, 
^^Ç (Dj. Nefousa). Ce n'est pas moi, ou igi nech, 
^ J^.i (Ouargla). Il y a là quatre cents palmiers, 
iig okkoz n tniit'iouin d tezdai, ^ ^i»J^ •jS\ viÇ ^^_j 

EUX, /«/^g/z, jJl; (Dj. Nefousa); netnin, Cf^ (0. Rir', Mzab, 
Ouargla) ; à — , ase?i, ^i (Mzab, Ouargla, 0. Hir', 
Dj, Nefousa). 

ÉVEILLER, setcher, ^:^(Mzab); (Masq. « setcher »). 

ÉVENTAIL, tazezmet,\:^yj (Mzab). 

EXAMINER, emi, J^ (Ouargla). 

EXCRÉMENTS, izzan, ûij: (Ouargla). 

EXPLIQUER, setchen, ^ (Mzab). 

EXPULSER , soufer' , ^^ (Mzab) ; (Masq . « isou- 
fer » ) . 

EXPULSION, moufer\ ^p (Mzabl 






60 LA ZENATIA DU MZAB 

EXTRÉMITÉ, tegrou, ^Jz (Oiiargla); — de djerid, toitf- 
fa, '.sjJ, pi. touffaouin, -^^^J (Ouargla). 

F 

FACE (En — de), clessat, oLj (Dj. Nefoiisa) ; g elmendod^ 

JjJf (0. Hir'). 
FAÇON (De — que), sovgga, É> (0. Rir'). 
FAIBLE, akedid, j./'UO. Hir'). 
FAIBLESSE, \irchi, ^^i (Mzab). 
FAIM, ilouz, j^ (Mzab); laz, si (Dj. Nefousa, 0. Rir'): 

tlazit^ c^_jX (Mzab); avoir — , laz, s^i ^oi*- Moiiz^ 

j^L (Mzab); (Masq. « laz »). 
FAIRE, eg, S\, aor. igon, ^; gir\ ^(Ouargla, 0. Rir'); 

eg, S\, aor. imigou^ Sy^ (Dj. Nefousa); ar\ ^i, 

aor. ir'ou^ ^i. (Mzab); eskei\ JZs (Dj. Nefousaj ; 

edj^ ^1, aor. idjou, ^< (Mzab); (Masq. « iedj »). 
FANÉ, illlsou, ^l (Ouarj^'la I. 

FANTOME, azr'our^ ji^Ji, pi- izoffr'ow\ j^yj (Mzab). 
FARINE, aren, Oj' (Mzab, Ouargia, Dj. Nefousa). 
FAUCILLE, ainjer, jy\ (Mzab); (Masq. « amjer »). 
FAUTE, /;r.e/ (Mzab). 

FEDDAN (sorte de mesure), aindoun^ ^i^\ (Mzab). 
FEMME, tameffout, ^^c, pi. tisednan, JjL'juJ (Mzab, 

Ouargia) ; (Masq. « tamettôt » ). 
FENÉIRE, alloun, •^^\ (Mzab). 
FER, ouzzeU Jjj (Mzab). 
FERMER (une porte), akkes, ^\ (Mzab); — (les yeux), 

ad/iel, J^i (Mzab). 
FEU, timsi, ^J (Mzab et Ouargia) ; tfaout^ o^U; (Mzab, 

et Dj. Nefousa). Nous y mettrons le feu, anerzem 

dis f l'août, 03'.«: ^jj ^jyi (Mzab); (Mas([. « timsi »). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIH' 61 

FKUILLE, tifrit, J..^-, pi. tif'rai, (S^yç (Ouargla, 0. Kir'j ; 

iifrit, c^_j^, pi. tlfrioidn, ^yyç (xMzab) ; afriou, 

j.^1, pi. afrioun, ûji^?' (iMzalj;; — de palmier, 

tizzit. J..y, pi. tizzin, ^-J (Ouargla). 
FÈVES, ihaouen, o^V. (Mzabi; aou, ji. pi. amien, jjji 

(Ouargla). 
FIANCÉ, asli, J-i, pi. islan, jX-j (Mzab). 
FIANCÉE, taslit. ci^j..; (Mzab) ; taselt, jJLj (Ouargla) ; 

tsilout, o^U: (Dj. Nefousa). 
FIBRE, af'erf'edar\ ^^Us^^i, pi. iferf'edar'en, ^IjLs^i 

(Ouargla). 
FIGUE, amouchchi, ^^y\ pi. imechchan^ ô^c (Mzab); 

amf'hi, ^u\, pi. imchan, ^Uix (Ouargla). 
FIGUIER, tamchet, c^ iMzab); tamechchint, z^'^<., pi. 

tintechchian , juic (Ouargla); pi. temdai , t/iac; 

temofchin, Cjt=^'' (Dj. Nefousa t. 
FIGURE, oudem, ^jj, [)1. oudmaouen, ô^Uj^fMzab); (Masq. 

(( oudem » ). 
FIL, tinellî, ^ (Mzab, Ouargla); tilli, ^ (O. Kir"). 
FILAMENT, asenna/u û':-', pi. isennaneru à*^^. (Ouar- 
gla); tasennant, oiUUj, pi. tisennanin, ô^^~^'i 

(Ouargla). 
FILLE, mvy, ".^.x^. (Mzab); illi, Ji (Mzab, 0. W\v')\amata^ 

U (Ouargla); (Masq. « illi »); petite — , taiz- 

ziout, Cjy-j^, pi. hizziouin, '^_y^j^ (Mzab); taizziout, 

^yj^, pi. tizizouin^ ûi3j'.> (Ouargla). 
FILS, memmi, j: (Mzab), pi. at, CJ^ (Mzab); enimi, J^ 

(Ouargla, 0. Rir'); pi. at, CJ (Ouargla); (Masq. 

« memmi »). 
FIN (Être), afaf, ^Ui, aor. ioufaf, ^Uj^ (Dj. Nefousa). 
FJNI (Ètrei, ouk'((. làj, aor. htuk'a, \ij; (Dj. Nefousa). 



62 LA ZENATIA DU MZAB 

FLEUR (Sorte de — blanche), tamejjit, viojr (Ouargla) ; 

(sorte de — jaune), talest, c^: (Ouargla). 
FLEUVE, ir'zef\ jyu, pi. ir'zaren, ôJy^. (Mzab); souf, 

,^^ (Mzab); asif, ^^1 (Dj. Nefousa) ; tala, X", pi. 

taliouin, ^^ (Ouargla); (Masq. « souf »). 
FLOCON, tilesdin, o-.JuJL- (Mzab). 
FLUTE, tamechoult, iL.!^", pi. timechal, jLu (Mzab); 

(Masq. « tamechoult »). 
FOIE, tasa^ Lj (Mzab) ; tesa, Uj, pi. tesaouiii^ jjjLj (Ouar- 
gla). 
FOIS, titchelt, cjJ (Mzab) ; ml, c^ (Mzab) ; tikell, zXr> 

(Ouargla); tikkelt, cJ^ (Dj. Nefousa). 
FOND, allor\ '^\ (Dj. Nefousa); au fond (av. mouv.), m 

allar\ '^\ ^ (Dj. Nefousa). 
FONDRE (v. n.), efsi, ^y aor. if si, ^^^_ (Ouargla, Mzab) ; 

(v. a.), 6'e/>^', ,^«^(Mzab, Ouargla); (Masq. «isefsi» ). 
FONTAINE, tala, %, pi. talioimi, ^jJ: (Mzab, Ouargla, 

Dj. Nefousa). 
FORCE (De — ), 5 our'il, JJ:^ (Mzab). 
FORÊT, tagemmi, ,^J5, pi. tigemma, LSz (Ouargla). 
FOSSÉ, ar'zou, i^\ (Mzab); (Masq. « arzou »). 
FOULER (aux pieds), ezdah\ ^Ijjt (Mzab)/, n. d'action 

azdah\ ^bj' (Mzab). 
FOUR, tahounet. vi-;^', pi. tihounat, CJS^ (0. Rir'). 
FOURMI, tagettouft. c^syS:, pL tigetfin, ^j^cSh (Mzab) : 

tagdefit, c»-sa^, pi. tigdifin, o^,^^ (Ouargla) ; (Masq . 

« tige df et »). 
FRAPPER, out, O3, aor. iouet, Cj. (Mzab, 0. Rir'); f. 

hab. chat\ ixz, (Mzab); ouet, o^, aor. iouout, c>y^ 

(Ouargla); W f. pass. miouout, ^^^ (Ouargla); 

(Masq. « iouet »). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' (v.i 

FRÈRE, ioua, Ij., pi. aithnia, \^\ et ouaouaten. ^j\j 

(Mzab); ouma^ U^ (Ouargla); roummou^ ^^j (Dj. 

JNefousa); (Masq. « ioua »). 
FROID, asemmadh, ^U-l (Ouargla), 
FROMAGE, takemmarit, c^^j\Jz (Mzab). 
FRONT, aurai, is^}\ (Mzab); agengow\ j^iZS's, pi. igen- 

gar, jàs^, (Ouargla). 
FUIR, erouel, j^jl (Mzab, Ouargla, O. Rir', Dj. Ne- 

fousa) ; (Masq. « erouel »). 
FUITE, erouel, j^jl (0. Rir') ; mettre en — , serouel, 

jj^ (Mzab) ; action de — , aseroiiel, j^^l (Mzab). 
FUMIER, ouïiia, Uj (Ouargla). 
FUSIL, tamrout, Oj/, pi. timra, \J: (Mzab) ; (Masq. 

« tamrout ))j. 



G 



GAGNER, ernou, yj, aor. ierna, \lj (Mzab); IIP f. pass. 

touarnou, Jj\y (Mzab); (Masq. « ernou »). 
GALETTE, taredoanit, z^^^i] (Mzab) ; taknift, c^^, pi. 

tiknifin, oy?;^ (Ouargla) ; (Masq. « taredoumt »). 
GAMELLE (en terre), amennas, ^/.L.i, pi. imennasen, 

•^jJC£^ (Mzab). 
GANDOURA, tichchert, ô^^" (Mzab). 
(;ARANCE, troubia, U^; (Ouargla). 
GAR(;ON (Petit), aiziou, yj\, pi. izioun, oji>. (Ouargla). 
GAUCHE, azemmad, jUjI (Mzab). 

GAZELLE, izerzer, jjyj (Mzab); 2e/';e/', jjjj (Dj. Nel'ousa). 
GENÊT, tilegget, cX\i (Ouargla). 
GENOU, foud, j^9, pi. if'adden, jjU (Mzab et Ouargla) ; 

(Masq. ^( i'oud »). 



6i LA ZËNATIA DU MZAB 

GENS, midden, ^ju (Mzab, 0. Rir') ; ioudan, ^\^y (Dj. 
Nefousa) ; (Mascj. « middeii »). 

GERMES, tidînmariii , ^jU-r. (Mzab). 

GLACE, ad?'?s, ^jJ (Mzab). 

GORGÉE, tagenimint, j**^, pi. tigenimiinin, ij^^ 
(Oiiargla). 

GOUTTE, tastit, z^^ (Mzab). 

GOUTTIÈRE, senfir, j^<û^ (Mzab). 

GRAINE, aifs, ^ (Mzab). 

GRAINS, ime/idi, ^jX-c (Ouargla). 

GRAISSE, oitdi, «/jj (Mzab) ; tedount. c^^^j: (Ouargla, 
0. Rir'). 

GRAND, azàlouk, iJ^jl, f. tazdloukt, zS^ï^-] (Mzab, Ouar- 
gla) ; amok'ran, o'^-'? f- tainokrmit, ,:^\jkc (Mzab, 
Ouarglaj ; amok'ran, o'>-'j f. tamok' rrnit, c^\Jk 
(Mzab, Dj. ^eîo\\s^)\amek'k'eran,^\ju\, f tamek'- 
k'erant. c.îI^ (Mzab) ; mak'roim, û^>': f- tamek'- 
rount, CJ^jàc, pi. mak'roune?i, J^Ji^, f. timek'- 
rouna, i^^jàs (0. Rir'). Etre — , rnrdfr, ju mok'- 
k'or, ju (Dj. Nefousa), 

GRAND-PÈRE, dadda, bj (O. Rir'). 

GRAPPE, zioua., lj.j (Ouargla); taziouait, c^'^yj (Ouar- 
gla). 

GRAS, achettar, jiiil (^Mzab) ; achet't''at\ j\^L\,\A.irhet'- 
t'arin, ^jLLuIj (Ouargla); (Masq. « achettar »). 
Etre — , echder, jjJ, aor. ichdei\ jjulj (Mzab, 
Ouargla). 

(ÏRATTACE, aknuiz, jlfi (Mzab). 

GRATTER, ekmez, ■j.\ (Mzab, Ouargla); \Yî. miekmez, 
•jS^ récip. (Ouargla); IIP f. pass. toiiakmez, 'f\y 
(Ouargla) ; (Masq. « kemez »). 



DE OUARGLA ET DE LoULD-Klll" 65 

GRENADE, *armam, ^Uji (Ouargla). 

GRENOUILLE, ajerou, jjji (Mzab, Ouargla); pi. ijera, 

lj_). (Mzab); ijerouan, û'jjjri (Ouargla). 
GRÉS ROUGE, tefza, \y^ (Mzab). 
GRIFFE, achchar^ jU, pi. ichcharen, ôj^, (Mzab, 0. Rir', 

Dj. Nefousa). 
GRILLER, aref\ ^J (Dj. Nefousa). 
GRINCER, tzouzi, ^jyj (Mzab). 
GROSSIER, azoym\ jijji (Ouargla) ; (Masq. « azouar » 

avec le sens de gros). 
GROTTE, irza, l>. (Mzab). 
GUIZ, idjiz, 'j^^ (Mzab). 

H 

HABILLER, sired, ij^, aor. siredd^ ^j^ (Ouargla); 
s' — ired^ ^j. (Mzab); (Masq. « ieredli »). 

HARITS, airid^ xj\ (Mzab); (Masq. « smoura »). 

HABITUER, sennoum, ^^^ (Ouargla); s' — , ennam^ f\ 
(Mzab, Ouargla). 

HACHE, kadourn, ^jjr(Mzab). 

HAIK, (iKouli, j^^l (Mzab). 

HARICOT, tadlakht, c^^^j:, pi. tidlakhin, o^^^j: (Mzab, 
Ouargla). 

HASE, taierzast, c^\jj^ (Mzab); tirzazt, ci.jij/ (Dj. Ne- 
fousa) ; tagerzizt, ^-jjjz^ pi. tigerzaz, j'j^ (Ouar- 
gla). 

HAUT (En), denneg^ 3Ji (Dj. Nefousa); ennfj\ ^:\ (Mzab, 
0. Rir') ; sfell, J*- (Ouargla). 

HÉLAS, cM, ^1 (Mzab, Ouargla). 

HENNIR, th'anh'iîi, cjJ^ (Ouargla). 

HERBE (Sorte d' — ), ased]'mir\ ^^^ (Mzabj: iilitin, 



66 LA ZENATIA DU MZAB 

o;U; (Mzab); touga, ifjJ, pi. tougaouin^ âj^i* (Ouar- 

gla); tiga, È (Dj. Nefousa). 
HÉRISSON, insi^ ^^_, pi. insaouen, -^^^ (Ouargla). 
HIER, as ennadh, J^'v\ ^1 (Mzab); rV/rt ennadh, ^Ul Ijii 

(0. Rir'). 
HIRONDELLE, tamesloulaft, c^-^i^l, pi. timesloidafin^ 

ir^^^*S (Mzab); taslellaft, ^])U«j, pi. tislellafin^ 

OjsX-J (Ouargla). 
HISTOIRE, tanefoust, >l>m.^^,^\. tinefousin, ùi-^f-" (Mzab); 

(Masq. « tanefoust »). 
HOL.V, bessi, ^^ (Ouargla). 
HOMME, rt;;/<7;, jljjl, pi. irjazen, jjtjy_ (Mzab); ardjaz, 

jUjI, pi. irdjazen, ûjW. (^Izab) ; argaz, jl^jl, pi. 

irgazen, ôj^j^ (Dj. Nefousa, Ouargla); «r^^, jLjl, 

pi. iriazen^ jJl:/ (0. Rir'); (Masq. « argaz »). 
HOUE, aldjoun^ ^^l, pi. iloudjan, oVA (Mzab). 
HUILE (à brûler), ^e/?;i/^ i>" (Mzab); — (à manger), di^ 

iSi (Dj. Nefousa). 
HUIT, tam. ^i;, f. /fl/y^e/, J..I' (Mzab). 
HUMIDE (Etre), ç^^e^i/', ^-j} (Mzab). 
HUMIDITÉ, ahzadj, --lyt (Mzab); asehzedj, -->i (Mzab). 



ICI, f/rt«V/^ i,j (Ouargla); fto/, ^j (Mzab); da, b (Ouar- 
gla); anda, \s,\ (Ouargla). 

IMMOLER, vers, ^> (Mzab). 

INCUBATION, aster'nes, ,^J (Mzab). 

INDIQUER, emmal, jU (Dj. Nefousa). 

INFORMER, mel, J., Sior. ?nelir\ ^a., /??e/r/,^l. (Ouargla). 

[NTERROGER, sesten, c^—^ fior. isestoun, o>^— i (Mzab); 
(Masq. « sesten » ). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 67 

INTRODUCTIOjN, asitef, .^û^\ (Mzab). 

INTRODUIRE, sitef, ^i^ (Mzab, Dj. Nefousa, 0. Rir'); 

sekm, f^ (Dj. Nefousa). 
INVOQUER, hedei\ jx (Mzab). 



JALOUSIE, tisemin, ^^ (Mzab). 

JAMAIS, iggouas, a-\^i, avec la négation (Mzab) ; (Masq. 

« *abadan »). 
Jx\MBE, dar, jij. pi. idaren. ^jU (OuarglaV, (Masq. 

« tamechoult oudar »). 
JARDIN, ar'erour, jj^l (Oiiargla). 
JAUNE, aourar\ ^Ij^l (Mzab, Ouargla); (Masq. « aourar » ). 
JETER, egei^ J'\ (Ouargla); IP f. pass. e?nmegpj\ J^\ 

(Ouargla); zaroud, jjjj (Ouargla); eli, jl (0. 

Rir'); (Masq. « iekeli »); se — sur, echchef, ^\ 

(Dj. Nefousa). 
JEU, irar, Jj. (Ouargla, 0. Rir'); ourai\ jij^ (Dj. Ne- 
fousa). 
JONC, azelaf\ ^"iji, pi. izelafen, -^^-j (Ouargla). 
JOUE, adjai, (jU, pi. adjaien^ (>Ui (Mzab); aggai, ij€\, 

pi. iggaien, ^>fc (Ouargla); tmaggaz, jlsï, pi. ti- 

maggazzin^ i^jè: (Ouargla); (Masq. « adjai » avec 

le sens de mâchoire). 
JOUER^ rai\ Jj (Mzab); irar,j\j^ (Ouargla); V^ f. sirar, 

Jj^ (Ouargla); V° f. pass. tiraï\ j\j: (Ouargla); 

hab. tourai\ jijjT, aor. ittourw\ jij^_ (0. Rir'). 
JOUR, ass^ ^1, pi. oussan, ^Uj (Mzab, Ouargla, 0. Rir', 

Dj. Nefousa). Un jour, idjemas^ ^\^ (0. Rir'); 

(Masq. « as »). 
JUJUBIER SAUVAGE, tazouggouart, ^jj^yj, pi. tizoug- 



68 LA ZENATIA DU MZAB 

gouarin, ij^f^-] (Mzab); pi. tezagrin, jf-j (Dj. 
Nefousa). 

JUMEAU, akniou, ^u^i, pi. aknioun, o^î^^' (Ouarglai; 
pi. oouaten, Jlji (Mzab). 

JUMENT, tajinart, OjU_j: (Mzab); tr'alUt, û^iii, pi. ùr- 
allin, ^\c (Mzab); ter'aUith^ ^JU;, pi. ter'aUin^ 
0^-(Dj. Nefousa); (Masq. « trallet »). 

JUPE, tikbert, OjJj, pi. tikehrin, jjSz (Ouargla). 

JURER, idjoul, j^ (Mzab); djal, jU (0, K\v')\jell, jj 
(Ouargla) ; (Masq. « ijal »). 

JUSQU'A, men, ^ (Mzab); al, jl (Ouargla); ar\ ^l (Dj. 
Nefousa); in, ^ (Dj. Nefousa). Jusqu'à ce que, al, 
Jl (Mzab); imoul an, ^\ j^_ (Dj. Nefousa) ; alem- 
nii, ji\ (Dj. Nefousa); asi, ^\ (Ouarojla); ad, J 
(Ouargla); almata^ UU (Ouargla); ala d, ii\ (Ouar- 
gla, 0. Rir'); an, J (Dj. Nefousa); sara, ijU(Mzab); 
achegga, IS^J (Ouargla). Jusqu'à ce qu'il dise : 
adini, ^^^ù\ (Ouargla). 

K 

KESKAS, igouni, (j^JT. 



LA, dous, ^^i (Dj. Nefousa); de là, sious, ^^_^ (Dj. Ne- 
fousa); dini, ^^i (Mzab). 

LACHER, erzeni,^jj\ (Mzab); IV-^thab. rezzem,^jj[)AzQ\y.. 

LALNE, tadnuft^ j.?jjC (Mzab) ; tadhouft, c^]^ (Ouargla); 
(Masq. « dâft » ). 

LAISSER, ejj, ji, aor. ijj d, iy^ (Mzab, O. Rir'); ejj, ji, 
aor. ejjir, ^ji, ijj ou, 3_)i (Ouargla) ; f. bab. tedj 
i (Mzab); ek'li, Jsi (Mzab); (Masq. « edj »). 



1 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 69 

LAIT AIGRE, m^'i, ^\ (Mzab). A Oimrgla, ar'i, ^, 

désigne le lait en général; (Masq. « ari asem- 

mam »). 
LAMENTATION, agejdow\ jjj/i (Ouargla). 
LAMPE, anh\ j^i, pi. inaren, ^J-^ (Mzab). 
LANCER, nehes, ^C ( Ouargla ). 
LANGAGE, asioul, j^.J (Mzab); — de Ouargla, tagoiiar- 

gelt, j^ji^ (Ouargla) ; (Masq. « aoual »). 
LANGUE, îles, ^_, pi. ilsaoïin, ^jU. (Mzab, Ouargla). 
LARMES, amfaou, jUx.i, pi. imfaouen^ j^iisc (Mzab); 

imet'raoun^ ûj'^. (Ouargla); (Masq. « imettaoun » ). 
LATRINES, gouma, U/(Mzab et Ouargla). 
LAVER, sirad, ij^ (Mzab), aor. isarad, j^wj (0. Rir'); 

sired^ :>j^, aor. sirdà, ^j^ (Ouargla); f. d'hab. 

tsird^ ij^, pe-V f, (Oj. Nefousa); (Masq. « sired»). 
LE, pr. pers., t, Cj (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa). 
LÉCHER, all(tr\ '^\ (Mzab). Action de — , oulour\ ^^j 

(Mzab). 
LÉGER, ifsous, o-i-*i (Ouargla). 

LÉGUMES, ar'emma, Lêi, pi. ifmain, ^Uiu (Dj. Nefousa). 
LENDEMAIN (Le), r'al ouachcha, ij^^Iè (Mzab); jetcha, 

Uj (Dj. Nefousa); r'abechcha, li^i (Dj. Nefousa). 
LEVAIN, tasemmi, ^^ (Ouargla). 
LEVER (Se), ekker, /l (Ouargla, Dj. Nefousa), V f. faire 

— ,sekker,JZ. (Ouargla), aor. sekkerd, ^/l; etchei\ 

j^\ (Mzab), aor. itchei\ j^ et itcharou^ ^j^^ ; faire 

— , setcher, ^^iMzab). 
LIVRE, ad/es, ^U, pi. idlisen, ^xU (Mzab); ambour, 

jyJ, pi. imboureti, oj^_ (Ouargla) ; (Masq. « am- 

bour »). 
LÉZARD, aKardam , ^Ij^.>.I (Mzab) ; tachimcheramt, 



70 LA ZENATIA DU MZAB 

ju;i^r^-ij", pi. timchecheranin, cj^\j^..^ (Ouargla). 
LIER, akli'en, •j^\ (Mzab) ; (Masq. « iokkeii »). 
LIÈVRE, agerziz, j-jjTi, pi. igerzaz, jijj^ (Mzab). 
LION, rtr, ji, pi. araouen^ ^yj (Ouargla); oîi(n\ jlj. 
pi. iouareyi, oj'ji (Mzab, Dj. Nefousa) ; aouir, jj\ 
(0. Rir'); (Masq.' « ar »). 
LIONNE, tahert^ o^- (Mzab), touaret, ^JJ, pi. th^atin, 
jjpûij: (Mzab, Dj. Nefousa); taeiH^ JjjU, pi. taraouin, 
O.jiy (Ouargla). 
LIRE, dzein, ^;p (Mzab). Cf. le nom à'idzzabeu, ;j\-j'^^, 

donné aux clercs; (Masq. « iebazzem »). 
LIT, ankart, ^jl5CJl, pi. inkanen, j>l5l (Ouargla); (Masq. 

« tenatchera »). 
LOGETTE, tizelri, ^J-J (Mzab). 

LONG, azjerar, jljjjl (Mzab), azirar, j\j_j\ (0. Rir'); 
azigrar ^ ji^Çj'i f- tazigrart, ^JJ^ij (Ouargla); 
aziouar, jlj-jt, f. pi. tiziouarin^ ujh.'j (Ouargla); 
azrar, jijji, fém. tazraret, Cjjy] (Dj. Nefousa); 
dzdlouk, ti^fijl (Mzab); être — nised, ju.- (Mzab). 
LONGUEUR, tazalak't, a^H-J (Mzab). 
LORSQUE, si, ^ (Dj. Nefousa); al, jl (Mzab); aldin, 
j>jJI (0. Rir'); alemmi, j,\ (Dj. Nefousa); emnd, 
J^ (Mzab); melmi^ ^yX> (Mzab, 0. Rir'); mi, ^ 
(Ouargla); seg, ^ (0. Rir'). 
LOUCHE, *ad\iKoual^ jl^^ji,. pi. idalïoualen, -J^^'-^^ 

(Ouargla). 
LOURD, izza, Ij- (Ouargla). 

LUI, pr. pers. isolé, netta, ^ (Mzab, Ouargla, 0. Rir'). 
De lui, (son, sa, ses), es, is, ^; ennes^ ^_y;^ (Mzab, 
Ouargla, 0. Rir'). A lui, as, ^\ (Mzab, Ouargla, 
0. Rir', Dj. Nefousa). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 71 

LUMIÈRE, tifaout, o^U- (Mzab). 

LUNE, tiziri, ijjj, pi. tazirin, if j-j (Mzab, Ouargla) ; 

(Masq. (( taziri »). 
LUTTER, mzaoudh, j^^Vy (Ouargla). 



M 

MACHER, effez, -j}, aor. effezâ , ^^.l; \Y f. pass. mief- 

fez, yu., aor. mie/feza\ ^y<u.; IIP f. touaffez^ ji\j 

(Ouargla). 
MACHOIRE, abk'a, lii, pi. ihk'ain, j>_li-- (Ouargla). 
MAGASIN, pi. temidal, jUi (Dj. Nefousa). 
MAIGRE, azeddad, Jjjl (Mzab); (Masq. « d azdad »). 
MAIGREUR, tazaddi, ^y} (Mzab). 
MAIN, fous, ^_^j, pi. ifassen, ^J^. (Mzab et Ouargla); 

afms, ^^9i, pi. ifassen, ^U (Dj. Nefousa, 0. Rir'); 

afes, ^sl (Dj. Nefousa); (Masq. « fous »). 
MAÏS, ildi, <^jLL(Mzab); (Masq. « mestourt »). 
MAISON, akhiani, ^U-l, pi. ikhiamen, ;^.Ui (Ouargla); 

tikermi, ^}h (Ouargla) ; taddart, OjU', pi. tidda- 

rin, ijjs, (Mzab, 0. Rir') et tiddar, jU" (Mzab). 
MAL. J'ai — aux yeux, tifaouin iouk nr'enti, '^y^ Oi^^r 

^ (Mzab). 
MALADE, madhoun, ^^> (Ouargla); ioudhan, c^J^y^ 

(Ouargla), pi. ioudhanen, cJ^^y/, (Masq. «ierrha); 

être — , ezmer, yj\ (Mzab); adhen, ^i, aor. km- 

dhan, Jc^y (Mzab); at'en, ^1, aor. ioufen, ^J»j< 

(Dj. Nefousa). 
MALADIE, azmar, jUji, pi. izmira, \j^-j^ (Mzab); afmi, 

Oii^l (Mzab); affan, ^U^i (Mzab). 
MALTRAITER, nom^\ ^jl, aor. inour\ y^^ (Ouargla). 
MANGER, ech, jli, aor. ichi, ^. et ichou, j^i (Mzab et 



72 LA ZfiNATlA DU MZAB 

0. Rir'); III' f. touach, j.\y (Mzab); f. hab. tett, 
^ (Mzab, Dj. Nefousa); ettat, jjI, aor. itetti^ ^-- 
(Mzab); etch, ^i, aor. itchou, ^^^ (Mzab); etch, ^i, 
aor. etchir, i^i, tched, j;>., itchou, yf/, IIP f. pass. 
touach, j^'jJ; f. hab. chech, ^t,, aor. chechd, ^ 
(Ouargla); (Masq. « iettet »). 

MARAIS, souf, eji- (Mzab); (Masq. « meurjet » de l'a- 
rabe '^^). 

MARCHE, fitckli^ ^ (Mzab); tagouria, iîjjè(Dj. Nefou- 
sa); taiourt, Cjj^Z (0. Rir'). 

MARCHER, aggou)\ jf\ (Ouargla); agoiir, jf\ (Dj. Ne- 
fousa); (Masq. « idjour », partir). 

MARI, arjaz, jijji, pi. irjazen, ûJ'J/. (Mzab); ardjaz., 
jUji, pi. irdjazen, oJ^j_ (Mzab); argaz, jl^J, pi. 
irgazen, ^j€j^ (Ouargla); aoussar, J^j\ (0. Rir'). 

MARIAGE, tendjift, c^^Jf (Dj. Nefousa). 

MARIÉ, asli, ^J, pi. islian, ,jUL-j (Ouargla). 

MARIÉE, taselt, ûJL.;, pi. tislatin, jjjXJ (Ouargla). 

MARIER, sitef\ ^-ç^ (Ouargla); se — (eu parlant de la 
femme), emlech, ja.i, emmeletch, >' (Mzab); em- 
lek, tlli.1 (Ouargla). 

MARMITE, azzi, t^j', pi. izezza, \yj (0. Rir'); grande — 
takhboucht, c^^, pi. tikhbouchin^ Uî^^^ (Ouar- 
gla, 0. Rir'). 

MAUVE, tibbiouali, J}^ fMzab) ; timkaoum, j^^lslt 

MÉLANGE, tiggoui, ^^Sz (Mzab). 

MÉLANGER, eggon, jTi, aor. ieggou^ ^(Mzab). 

MELON, amloun, ^^1 (Mzab); amelloul, j^.l ; iniellou- 
len, ^i^r (Ouargla) ; — vert, tar'essimt, c^r^, pi. 
tîr'essimen, ^r*-^' (Ouargla). 

MÊME, nit. ^: (Dj. Nefousa). C'est la — chose, d igge?i. 



DE OUARGF.A ET DE L'OUED-RIR' 1^ 

^Çj(Ouargla). De — que, r'imend/a, ^^ (Mzab). 
MENDIANT, agenclouz, jjjuil, pi. igeticUaz, jijji:LÇ(Ouar- 

gla). 
MENDIER, tmeter, j^ (Mzab). 
MENSONGE, techerches, ^j^, pi. titcherchas, ^^jJi 

(Mzah) ;tike?'kas, ^^J:{0. Rir', Ouargla). 
MENTIR, skarkous, ^ff^ (Ouargla, 0. Rir'); (Masq. 

« sertchoiis »). 
MER, aman izizaoun, ^^\jj jjU (Mzab); (Masq. « aman 

izizaoun »). 
MÈRE, imma, U (Mzabj; niamma^ le (Mzab); lalla^ >J 

(Ouargla); (Masq. « mamma). 
MERLE DE ROCHERS, tahelrouit, vlo^'; arabe, lalla 

niarzouk'a (Mzab). 
MÉTIER A TISSER, aset't'a, Uo^i, pi. iseffouan, o'^^^. 

(Mzab, 0. Rir', Rlidet Ameur). — Les principales 

pièces du métier à tisser sont : 

tiirselts. cA^j:^, pi. tiir.ml, jLjJ, poteau perpendicu- 
laire. 

azetta, iTjl, fil servant à la trame. 

inelli^ J^, fil. 

bnddadin^ ûi-''-^^ chaîne du métier. 

tih'affest, J*^, chaîne qui attache l'étoffe à la 
poutre inférieure. 

tazetta, l'y, fourche à douze dents, servant à éga- 
liser les fils. 
METTRE, edj\ ^1, aor. idjou, _^^_ (Mzab); eg, S\, aor. 

igou, ^ et ieg^ dZ^ (0. Rir'); ouk'em, ^3 (Ouar- 
gla); — bas, aroy, jj, V*" f. tarou, ^jU (Mzab, Dj, 

Nefousa); se — à, esker^ JL\ (Dj. Nefousa) ; k'im, 

^, aor. ik'im, > (Dj. Nefousa). 



74 LA ZENATIA DU MZAB 

MEULE (de blé), cmrar, j\j\ (Mzab) ; — de moulin, tastrt, 

Oji*j (Mzab). 
MEURTRE, anr'a,\^\ (Mzab); er'ras,^\^\ (0. Rir'). 
MIEL, famemt, c^c (Mzab, Oiiargla). 
MIL, tidmouin, j>^jô (Mzab) ; (Masq. « tidemouin » ) . 
MILIEU, aleminas^ a-^u(Dj. Nefousa). 
MIROIR, tisit, c.^ (Mzal)); tisit, c^, pi. tisitan^ ^l:^ 

(Ouargla) ; (Masq. « lisit »). 
MOI, 7iech, ^J^ (Mzab et Ouargla) ; netch, ^ (Ouargla, Dj. 

Nefousa, 0. Rir'); nechchi., ^ (Mzab); îiechchin, 

(j^ (Mzab, Ouargla, 0. Rir'); de — (mon, ma, 

mes), iouk, ioiiok, d_j. (Mzab); iou, ^_ (Ouargla, 

0. Rir'); ow, 3 (Ouargla). A moi, ii, ^_ (Mzab, 

Ouargla, 0. Rir'). 
MOIS, aioiir, jj>\, pi. liaren^ Oj^ (Mzab, Ouargla); aiour^ 

jj-l, pi. aiouren, ;jjy\ (0. Rir'); (Masq. « iour »). 
MOISSON, amjar, j\y\ (Mzab, 0. Rir'). 
MOISSONNER, emjar, j\y\ (Mzab) ; pass. être moissonné, 

emjer, jy\ (0. Rir', Ouargla); non moissonné, 

ou ijmir j,.y ^ (0. Rir'). 
MOITIÉ, azdjen, ^^-ji (Mzab) ; adjen^ ^1, pi. id,jenan, 

jjU^^ (Mzab) ; asgen, ^1, azgen, ■J'j\ (Ouargla) ; ze- 

gni, J'j (Dj. Nefousa). 
MOLLET, timcha n idharen, CjJ^^ ^ (Mzab). 
MONNAIE, azrouf, ^jjj\ (Mzab). 
MONTAGNE, aourir, ^^y, pi. iouriren, (jjjy^ (Mzab); 

drat\ jljj, pi. idouraï\ Jjjju (Dj. Nefousa). 
MONTANT d'un puits, tirselt, cJLy, pi. tirsal, Ji-^- 

(Mzab). 
MONTÉE, allai, ^^\ (Mzab, Dj. Nefousa). 
MONTER, ali^ ji, aor. iouli, j^_ et iali, Jb; f. fact. sili^ 



DE OIJARGLA ET DE L'OUED-RÎR' 75 

J^ (Mzab, Oiiargla, Dj. Nefousa, 0. Rir'); (Masq. 

« iali »); — à cheval, en voiture, enn, J, aor. 

innou, ^-, ennin, (j^\ (Mzab); (Masq. « iimoii »). 
MONTICULE (aggloméré au pied d'un palmier), tsili^ 

^ (Mzab). 
MONTRER, setchen, ^j^ (Mzab); action de — asetchni, 

^\ (Mzab); (Masq. « isechen »). 
MORDRE^ r'ezz, c^\ pass. touafezz, ^;>lj: (Ouargla). 
MORTIER, tafoari, ^sjy^ (Ouargla). 
MORVE, tiJxhounzer, yj^k. (Mzab); tikhensa.L^ [Ouar- 

gla). 
MOSQUÉE, Uamejdicla, la, ^^ (Mzab). 
MOT, aoual, jiji, pi. ioualen, ^Jij- (Mzab, Ouargla). 
MOUCHE, izi, c^>, pi. izan, oij-. (Mzab, 0. Rir', Ouargla); 

(Masq. « izi »). 
MOUCHOIR, taltamit, c,^, pi. tiltamiin, (j^ (Ouar- 
gla). 
MOUDRE, zed, Jj, aor. zader\ ^Jj, izdou, ^yj (Mzab, 

Ouargla), ezdhou, ^ji (Dj. Nefousa). 
MOUILLÉ (Etre), ebzeg, ^j\, aor. ibzag, ^_)o (Ouargla) ; 

ehzedj, ^j-l (Mzab). 
MOUILLER, sebzeg, v5>-, aor. sebzegd^ ^>- (Ouargla) ; 

sebzed]\ ^y... (Mzab). 
MOULIN, tasirt, Oj^j, pi. tisira, \j^ (Mzab, Ouargla); 

tisirt, ^j^^ pi. tesar^ jLj (Dj. Nefousa), 
MOURIR, emmet, c^\, aor. immet, Cs^ (Mzab, Dj. Ne- 
fousa), immout^ <l>^^ (0. Rir'). 
MOUSSE, loubbou, yj} (Ouargla). 

MOUSTIQUE, tidisa, UX (Mzab) ; (Masq. « iziouaman »). 
MOUTON, oufritch, ^_^j (Mzab) ; dllouch, j.^ (0. Rir'); 

(Masq. « oufrich » ) ; pi. ikerrouan^ jj'jy^ (Ouargla). 



76 LA ZENATIA DU MZAB 

MOUTURE, azda, bj' (Mzab). 

MUR, marou, jjU, pi. imouran^ 'Jj^a (Mzab); mouron, 

3j^, pi. imouran, jljy_ (Ouargla). 
MURAILLE, aidoul, j^ai (Mzab). 



X 



NAITRE, lai. Si (Mzab, Dj. Nefousa); loul, j^ (Ouargla), 
aor. iloid, jy^. 

NATATION, alemmar\ ^Ul (Dj. Nefousa). 

NATTE, ajertil, Jjjji, pi. ijertal, jl"j^. (Mzab et Ouar- 
gla) ; tasirt, J^ji-^b" (Mzab) ; tajertilt, c^Zjji, pi. 
tijertal, jUjj: (Ouargla); (Masq. « ajertil »). 

NE ... PAS, o?//,j5 (Mzab, Dj. Nefousa) ;o?/acA,^j( Mzab); 
oîi, j (Ouargla, 0. Rir'); oula, ^3 (Mzab). 

NÈGRE, îc/ie?ndj\ ^-^., pi. ichemdjan, ù^^- (Mzab); 
ichemj, _)*-ij, pi. ichemjan, o'jr*^. (Mzab); achemjl, 
(S^^\ pi. ichemjati, jjI^jij(Dj. Nefousa); ichmej, 
j*^j, pi. ichemjan, û'>-^ (Ouargla); agnaou, 
jufl (Dj. Nefousa). 

NÉGRESSE, taia, i; (Mzab, Dj. Nefousa). 

NEIGE, ajerch, ^jj\ (Ouargla). 

NERF, amzil, Jj^»!, pi. imzal, jly_ (Ouargla). 

NETTOIEMENT, afradh, J^\j\ (Mzab). 

NETTOYER, efradh, ^l^si (Mzab). 

NEUF, tes, ^, f. /e^^e/, vi.^ (Mzab). 

NEZ, tinzert, <l>jj:, pi. tinzaren. ^jljï (Mzab) ; (Masq. 
« tinzaren »). 

NID, adjelf\ ^^\, pi. idjelfaoïm, û3¥^. (Mzab) ; agnin, 
^\ ; pi. igninen, cJ^jÇ (Ouargla). 

NŒUD, atchrous. tri^, pl- itchrousen, ^-j^f (Mzab). 

NOIR, aherchan, ;Ji^j\. f. taherchant. vIjLijÇ (Mzab); 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RTR' 7" 

ahertchan, ch-j}, f. tahertchant, y:j:>\c^j^ (Mzab et 
Ouargla); zetfaf, J^j (Dj. Nefousa) ; azetCaf, 
olWji, pi. izet'fafefi, ij^\^'j^ (Dj. Nefousa); arouggal^ 
J^5j' ^0. Rir'j; (Masq. « aberchan w). 

NOIRCIR, sehertch, ^jw (Mzab); action de — , aseber- 
tchan, ûVjï-' (Mzab). 

NOM, *ism, ^'. Au nom de fououdem, ^ly^. Ils entendirent 
un pauvre demander l'aumône au nom de Dieu, 
selan iggen arjaz ifellab f ououdem Rebbi, ^X. 
^j ^j_^ cju^, j\^j\ ^ (Mzab). 

NOMBREUX (Etre), erkh, ^j\ (Dj. Nefousa). 

NOMBRIL, timit, cS (Mzab); tm.iat, OU' (Ouargla). 

NON, ouhou, ytj (Ouargla). 

NOURRIR, tsetch, ^ (Dj. Nefousa). 

NOURRITURE, ouchchou, ^5 (Mzab, Ouargla, 0. Rir'); 
ichcha, Ijlj (Ouargla); ichchou, yij (0. Rir') ; 
(Masq. « ouchcbou »). 

NOUS, nechni, ^ (Mzab); nitchana, UU: (0. Rir'j; 
nichana^ ULj (0. Rir'); nichnm^ o^^ (Mzab, Ouar- 
gla). De nous (notre, nos), ennar\ '^\ (Mzab); ennd^ 
^1 (Ouargla); enna, tl ^Ouargla, 0. Rir'). A nous, 
ianar\ ^Vb (Mzab) ; anar\ '^\ (Ouargla) ; ana^ a 
(0. Rir'!. 

NOUVEAU, atmi\ }}\, f. tatraret, ^Jj: (Dj. Nefousa). 

NOYAU, ir'es, ^__, pi. ir'sati, ^L-* (Ouargla). 

NU, asdroud^ j^^u-l (Mzab). 

NUIT, idh^ j4. (Ouargla); dedjidh, j»^j, pi. idhan, ^U^ 
(Mzab); iet\ ^, (Dj. Nefousa). Cette nuit, dadj ed, 
J ^ij (Mzab). Pendant la nuit, deggidh, jLf^ (Ouar- 
gla). Passer la nuit, ens, ^i (Mzab); (Masq. 
« dedjèd »). 



78 LA ZENATIA DU MZAB 

NUQUE, takroumt, o.j^5j (Ouargla) ; iri, uj (Ouargla). 

o 

0, ia, \ (Dj. Nefousa); ai, (^i (0. Rir'], 

OBJETS, irchouteîî, J^j^ (0. Rir'). 

ŒIL, tit\ Ja~,. pi. tifaouin, ^j\i^: (Mzab, Ouargla, 0. 

Rir') ; fù\ i.J^ (Dj. Nefousa); (Masq. « tèt »). 
ŒUF, tazdelt, ^yj, pi. ù'zdaL ji^y (Mzab); (Masq. « taz- 

delt ))). 
OGRE, azr'our^ jj^j', pi- izr'ouroun, ôsjs^'j, (Mzab); 

amza^ l>i, pi. amzioim^ ^yy\ et imziouen, jj<y 

(Ouargla). 
OGRESSE, tamza, \jl, pi. tamzioun^ -^^^J. et timziouin, 

O-^-y (Ouargla). 
OIGNON, zalim, ^iij, pi. izalimen, ^ij- (Mzab et Ouar- 
gla). 
OISEAU, ajeddid, ji.jjI (Mzab) ; ajdidh, j»i-j', pl- ijoudadh, 

,>|jj_). (Ouargla); (Masq. « feriukb »). 
OLIVIER, tazemmourt^ ^j>»y, pi- tizemmourin^ âj^*y 

(Dj. Nefousa), collect. azeinmoui\ j^ji (Dj. Ne- 
fousa). 
ONGLE, achchar, >ii, pi. achcharen, ^j\l\ et ichcharen, 

jjUj (Mzab, Dj. Nefousa); (Masq. « achcher »). 
OR, ourar\ ^Ij^ (Mzab); aourar\ ^Ijjl (Mzab); oura^ ijj 

(Ouargla); (Masq. « oror »). 
OREILLE, tamezourt^ ^^jy, pl. timezr'in, cyf-J (Mzab); 

tamdjit, c^ (Ouargla); (Masq. « timezourt »). 
ORGE, temzin, ^ys (Mzab); timzin, ^_y (Ouargla); fam- 

zin, i)j^ (Dj. Nefousa). 
OS, ir'es, ^i., pl. ir'san, ^Uo (Mzab); ikhs^ j_^^, pl. 

ikhsan, yL^_ (Ouargla) ; (Masq. « ires »). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 79 

OTER, ekkes, ^\ (Dj. Nefousa). 

OU, ammer'.^S (Mzab); iner\ ^- (Oiiargla); in, j (Ouar- 
gla) ; ini, ^^ (Ouargla) ; ina, L (Ouargla) ; ner\ »; 
(Mzab, Dj. Nefousa). 

OU, mail, J.U (0. Rir') ; mani, Ju (0. Rir', Dj. Nefousa); 
a?îda, ijji (Dj. Nefousa). 

OUBLIER, ettou, J\, aor. //r\ ^;, ilUi, b (Ouargla, Mzab). 

ouïe, aselli, JJ (xMzab). 

OURLER, edjni, (^>.l, aor. irijni, ^^ (Mzab). 

OURLET, tadjennit, c.ç4 (Mzab). 

OUTRE, tailout, oy.." (Mzab) ; pour l'eau, ajedidh, ji^o' 
(Mzab); (Masq. « ajecldid >•). 

OUVRIR, erzem, ^jji (Mzab) ; arou, jjl (Ouargla, Dj. Ne- 
fousa). 



PAILLE, loum, ^y (Mzab, Ouargla); aloum, ^^\ (0. 
Rir') ; — longue, ir'elleU Jl* (Mzab) ; (Masq. 
« loum ))). 

PAIN, ar'eroum, ^3>l (Mzab, Ouargla, 0. Rir'). 

PAITRE, V. a. srih\ ^^ (Ouargla); v. n. (Masq. « ittet » ). 

PALMIER (mâle), amersid, ju«^»l, pi. imersad, jLy 
(Ouargla); — (femelle), tazdait,c^\yj, pi. tizdain, 
j\yj (Mzab, Ouargla, 0. Rir'), pi. tezdai, ^\^y 
(Dj. Nefousa) ; jeune palmier n'ayant pas encore 
produit, tmoutit, vi^-'y, pi. timoutiin, o<S^c (Mzab 
et Ouargla); pi. imoultchan, ô^y^^ (Mzab) ; sorte 
de — , azerza, ijjjl (Mzab). Appuyer les branches 
de palmiers chargées de fruits : sers tazdait, ^j^ 
cJ^y] (Mzab) ; (Masq. « tazdèt »). 

PAN, tar^mart, .UjUi;. pi. tiremmar, jUi: (Ouargla). 



80 LA ZENATIA DU MZAB 

PANIER, tisnit, c^:^; (Mzab, Oiiargla, 0. Rir'); (Masq. 

« tisenit »). 
PANTALON DE LAINE, tajerdant, iUbj>-, pi. ùjerdanin, 

ômIjj_); (Ouargla). 
PAR, s, ^ (Mzab, Dj. Nefousa); si, ^- (Mzab). 
PARCE QUE, mir'i, j^ (0. Rir'); seygag, ^X. (0. Rir'); 

aisi, ^\ (Uj. Nefousa). 
PARER (Se), bechch, jl. (Mzab); trarem, ^jii: (Ouar- 
gla). 
PARESSEUX, our ar'il, JJ^I jj (Mzab), mot à mot : sans 

bras. 
PARFUM, aCloKk\ ^^\ (Dj. Nefousa). 
PARLER, siouel j^^ (Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa); 

sououl^ j^-., aor. souoidd, J^-, (Ouargla); (Masq. 

« siouel ))). 
PARMI, jat\ j\j (Mzab); agar, jk\ (Dj. Nefousa); (Masq. 

« jar ))). 
PAROLE, aoual, jji, pi. ioualeti, ^Jij- (Mzab, Ouargla, 

0. Rir', Dj. Nefousa). 
PARTAGE, azou7ii, J^ji (Mzab); azoun, o^j' (Ouargla); 

zoun, OiJ (0. Rir'). 
PARTAGER, ^jj (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa); 

II" f. pass. mzoun^ Cjs^ (Dj. Nefousa); V" f. hab. 

tzou?2, Cjs'J (Ouargla); V-IP f. temzoun, ^yj (Dj. 

Nefousa). 
PASSER (sur), fel, Js, aor. ifla, >?. (Mzab) ; — la nuit, 

ens^ jj»'.l, aor. nsir\ i;*j, i7isa, Li, et insou, ^*Ju 

(Mzab, Ouargla); se — (arriver), sm\ jL (Mzab); 

— (s'écouler), azoua, i^ji (0. Rir'). 
PATE (de farine d'orge, de figues broyées et d'huile), 

foumme?i, j*cL (Dj. Nefousa). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 81 

PATTE (de àeyàn\),fbus, ^^i,\)\.ifassen^ ^^U (Oiiargla); 
— de derrière, dar, jb, pi. idaren^ jjU (Ouargla). 
PAUPIÈRE, ahliou. ^X\ (Mzab); (Masq. « aheliou »). 
PAYS, tamourt, dj/i {Mzah); tamowf, -kj^ (Dj. Nefousa) ; 

(Masq. « tamort »). 
PEAU, adjlim, JU-I, pi. idjlimen^ â*^"^ (Mzab); aglim^ 

J^\ (Ouargla, Dj. Nefousa); (Masq. «ailim))). 
PELLIC[ÎLE, tilmit, c^ (Mzab). 
PENSÉE^ aoual, jl^i (0. Rir'). Dans sa pensée, f'aoualis, 

jjJijU (0. Rir'). 
PENSER, kez, :,jr( Ouargla). 
PERCER, aftou, ^W, aor. iflou, ^^ (Mzab). 
PÈRE, dadda, U. (0. Rir'). 
PÉRIL, out'ou, ^3 (Mzab). 
PERLES de verre, servant à un jeu semblable à celui 

des osselets, tidk'k'ai, (j\âjC (Mzab). 
PERSONNE, iman, ô^ (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa). 
PESER, zedh, ^>j, f. hab. tzedh, J^-J (Ouargla). 
PET, tarout\ .b^y (0. Rir'). 
PETER, m/A, ^ji (0. Rir'). 

PETIT, amzian, ôIj^I (Mzab); mecliek, aju., pi. iniech 
kane?!, O'^^jlc (Dj. Nefousa); (Masq. « amzian »). 
PÉTRIR, eggou, /"i, aor. iggou, _jÇ (Mzab) ; aroui, c^jjl 
(Dj. Nefousa); action de — , tiggoui. </^ (Mzab). 
PEU (Un), achchar, jU (Dj. Nefousa); kaJi , ^^ (Ouar- 
gla); adrous, t^^jJ (Ouargla); idrous, ^jjj. (Dj. 
Nefousa). 
PIED, dar, Jj, pi. idaren, ûj'-»i (Ouargla); dhar, jU^, 
pi. idharen, ùjU*. (Mzab, 0. Rir'); — d'une mon- 
tagne, hout\ ij. (Dj. Nefousa). 
PIÈGE, trac/icka, ^J (Mzab). 



82 LA ZENATIA DU MZAH 

PIERRE, adr'ar\ ^l^J, pi. idr'ar'en, ^Uj. (Mzab, Oiiar- 

gla); — meulière, ar'aref, ^jUl (Mzab); (Masq. 

« adrar »). 
PIGEON, athir, j^Ji, pi. itbiren, ^j^_ (Mzab). 
PILER, eddi, <^J; V' f. leddi, ^S, (Mzab); (Masq. « eddi»). 
PIOCHER, erz, jj, aor. ierzon, O/ (Mzab) ; action de 

— , arzou, 3jji (Mzab) ; tirzi, <^j^: (Mzab). 
PIQUER, e'ks, ^i, aor. ak\sd, ^\ : IP f. rniek's, ^i^, 

aor. miek'sd, ^^>\ IIP ±'. touak'es, ^\y, aor. 

touak'sd, ^Js\J (Ouargla). 
PIQUET, djidj\ g^, pi. id/adjen, ^^U (Mzab). 
PLACEMEiNT, aset^si, ^-^1 (Mzab). 
PLACER, sers, ^j^ (Mzab, 0. Rir'); eg, S\, aor. igou, 

JZ (0. Rir') ; pass. msers, ^j-^ (Dj. Nefousa). 
PLAFOND, takerboust, JU-j. ,5?, pi. tikerhas, ^l.^(Oiiar- 

gla). 
PLAINE, azr'ar, jlijl (Mzab); oueddai, t/bj (Ouargla); 

(Masq. « *ôta, de l'arabe U»j »). 
PLAN (incliné où manœuvre le chameau qui tire l'eau 

d'un puits), arlad ouloum, ^^)^ j)Ui (Mzab). 
PLANCHE, asr''ai\ jli-,1, pi. isr'aren, bJ^-^i (Ouargla). 
PLANTE, tiga, È (Dj. Nefousa); sorte déplante à feuilles 

larges et lancéolées, tilfaf, o^aL- (Ouargla). 
PLANTER, ezzou, ^ji, f. h. tezzou, yj, pi. Éezza/i, o'j 

(Dj. Nefousa). 
PLAT, tzioua, \y'], pi. tziouain, j\y-J (Mzab et Ouargla) ; 

pi. teziouaouin, âj^yj (Dj. Nefousa). 
PLATEAU, tajera, Ijj: (Mzab); tandout, cj>^xZ (Mzab); 

ar'erraf\ J^j'\ (Mzab); grand plat, douskan, o^jj 

(Dj. Nefousa). 
PLÂTRE, timchent, c«::u (Ouargla). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' S3 

PLEIN (Etre), chour, j^, aor. ichour, j^jlj (Mzab); f. h. 

tachcha)\ jIjlj (Dj. Nefoiisa); (Masq. « ichcher » ). 
PLEURER, r'ard, jjU, f. h. terred, j>t (Mzab); r\irt, 

OjU (Mzab) ; eraou, ^ij, f. h. feraou, ji> (Ouargia); 

(Masq. « itirèrt »). 
PLIER, ddhi, ^c (Mzab). 
PLUIE, tajeyinout, z^y^ (Mzab); tijenniout, o^^^-(Mzab) ; 

tadjeîiouit, Coo:;ss (Mzab); amzar, JJ^I, pi. imouzar, 

Jj^z_ (0. Rir', Ouargia); anze}\ y}\ (Dj. Nefousa); 

(Masq. « tajeoout »). 
PLUME, tboulthoidt ^ c^^^, pi. tihoulboulin , i^}^^^ 

(Mzab, Ouargia) ; tifrit, o._^a:, pL tifrain^ ^>l^«; 

(Ouargia). 
PLUS QUE, oujar, Jj^ (Mzab); oud;jw\ jUj (Mzab). De 

pbis en plus, tdiit\ ii.^ (Ouargia). 
POIGNET, zennat, oUj (Ouargia). 

POITRINE, idmaren, o>a. (Mzab); (Masq. « idmèru »). 
POMMADE (Sorte de — rouge), takhsait, zJ^^ (Mzab). 
POMPON, tahboucht.c^^, pi. tibhoudim, ;^ju^Z (Ouargia). 
PONDRE, arou, jj\, f. h. tarou, ^jU (Mzab, Dj. Nefousa). 
PORTE, taouourt, ZjjJ: (Mzab, Ouargia); pi. tiouira, 

\jj (Mzab); (Masq. « taourt »). 
PORTER, aoui, <^y, aor. iaoui, ^^^ (Mzab, Ouargia, 0. 

Rir', Dj. Nefousa) ; f. h. taoui, ^^ (Dj. Nefousa); 

sen, ^-« (0. Rir'); (Masq. « aoui »). 
POSER, sers, ^^^ (Ouargia) ; se — , bed, a,, aor. ibbed, 

o- (Mzab). 
POSSÉDER, erd, ,j\ (Mzabj. 
POSTÉRITÉ, taroua, \^J (Mzab, 0. Rir'); bourakhs, ^^ijj- 

(Mzab). 
POTIER^ amellas, ^X*i, pi. imellasen, ^y<s (Ouargia). 



84 . LA ZENATIA DU JMZAB 

POU, tillit, ^L^:, pi. tilchin, o:^- (Mzab, Ouargla) et 
tlichin, cj'A'^ (Mzab). 

POULE, tiazit\ j^^jL', pi. tiazidhin, c^_jÇ (Mzab); tiazit\ 
i^ijL", pi. tiazifin, ù^^>r (Ouargla); (Masq. « tiazet, 
tasajet »). 

POULET, actad, Jji, pi. id'adan, ijWx (Ouargla)» 

POULIE, tadount, cj^jJ (Mzab). 

POUMON, taroiit, Cj^j^i (Mzab) ; toura, ijjT, pi. touraoum, 
ifjjy (Ouargla). 

POUR, '/; ^ (Mzab); — que, rV/, U (Mzab). 

POURQUOI, mimi, ^^ (Mzab); niair'a, liuU (Ouargla); 
mir'a^ U.« (Ouargla); ammai^ (^u! (Dj. Nefousa). 

POUSSE, timoutit^ «^rVi pl- timoutiin^ o:-V (Ouargla). 

POUSSÉE, azedji, ^.j\ (Mzab). 

POUSSER (v. a.), zedj, ^j (Mzab); action de — (en par- 
lant de l'herbe), asedjmi, (^*^' (Mzab). 

POUSSIÈRE, ijedi, ^^y_ (Mzab). 

POUTRE, ar'rou)\ j^J^l^ pi. ir'oiirar, j'j>i (Ouargla) ; 
ar''roui^ ^^Jf-\ (0. Rir') ; — servant à protéger un 
puits, taidemt^ j^^ju, pi. tiidmm^ cji'-h (Ouargla). 

POUVOIR, ezme)\ ^j\, aor. izmir\ j^-j (Ouargla, 0. Rir'); 
seklxem, ^, f. h. tsek'Ixem, a^ (Dj. Nefousa); 
tek'oudy j_j* (Dj. Nefousa). 

PRÉCÉDER, ezze}\ jjl (Mzab); action de — , tizzert, Cjyj 
(Mzab). 

PREFERARLE (Etre), sougg, ^^, aor. isougga, IT^^-j 

PREiMIER, amzouarou, jjlj^l, f. tamzouart, ^l'jljy, pi. im- 
zouar, jijy, f. thnzouai\ J3y (Mzab); amizzar, J;^\, 
î. tainizzart^ ^Jy> pi- iinizza)\ ji_;,c, f. timizzar, j\^ 
(Ouargla) ; anizouar, jij,>'i, f. tamzouart, ^j^sj, pl- 
imzouaren, ûj'i>f (Mzab, Dj. Nefousa, 0. Rir'). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 85 

PRENDRE, ar\ ^i, aor. iour'ou, ^y^ (Ouargla, Dj. Nc- 
foiisa); pass. iniour''ou^ y:j^« (Oiiargla) ; khou, ^i, 
aor. ikhouga, ^^^ Dj. (Nefousa) ; eg, ^i, aor. 
igi, jl (Ouargla); prendre femme, eg tamef t' out^ 
Zj^I Js'\ (Ouargla) ; ar\ ^1 (Mzab) ; effef, ^Li 
(Mzab, 0. Rir'); f. hab. teft'of, ^Jai (Mzab); tessi, 
^, aor. itessi, ^J, (Mzab) ; — à l'écart, asas^ 
^U (Mzab); (Masq. « iatteuf »). 

PRÉPARER, djerou, ^^ (Mzab). 

PRÉSENT (A), imarou, ^^ (Mzab, Ouargla); tirou, ^} 
(Dj. Nefousa). 

PRÊTER, erdhel, J>ji (Mzab) ; (Masq. « ierdel »). 

PRIER, *zal^^\j, aor. izoul, jjj- (Mzab); f. h. tazzaL jiy 
(Dj. Nefousa); (Masq. « itemetra )>). 

PRIÈRE, ^tzallit, c.^\'j (Mzab). 

PRISE, out'ouf, ^jl.3 (Mzab, Dj. Nefousa); it'faf, ^U„_ 
(Dj. Nefousa) ; — d'eau, ancherif^ <-?i^' (Mzab). 

PROCHE (Être), nedhdh, j^ (Mzab); neft\ hi (Dj . 
Nefousa). 

PROFOND, az)Yir, jljji, f. tazraret, c>j\s] (Dj. Nefousa). 

PRUNELLE, miinmi n tit\ j^^* j: (Ouargla). 

PUISATIER, dourd^ ^j^j, pi. idournin, c^j^jo (Ouargla). 

PUISER, adjem, -î^i, aor. ioudjem^ ^j. (Mzab) ; action 
de — , adjem^ ^\ (Mzab); chei% ^ (Ouargla). 

PUISQUE, silla, X- (Mzab); niar'er, >U (Dj. Nefousa). 

PUITS, tir' est, ^>..^-, pi. tir'sin, cy^ (Mzab); asser\ ^\ 
(Dj. Nefousa); tariout, ^^-", pi. tinci^ L" (Dj. Nefou- 
sa) ; (Masq. « tirèst »). 

PULVÉRISER, eddi, ^^J, aor. ieddi, t^j, (Mzab). 

PULVÉRISATION, idda, la. (Mzab). 



86 LA ZKNATIA DU .AIZAB 

Q 

QUAND, helmi, ^l (Mzab) ; 7m, ^ (Mzab) ; melmi, ^.L 
(Oiiargla). 

QUART, *ronhou, yjj, [A. irouhan, jjbj^ (Dj. Nefoiisa). 

QUATRE, okkoz, -f\] f. okkozet, z.-f\ (Mzab, Dj. Nefoiisa). 

QUE, ad, J (Mzab). Je veux dormir, ad ekhsar' ad efser\ 
^\ J ^L^i ji (Mzab) ; sag, jTL, (Oiiargla). Ils m'ont 
dit qu'ils avaient vu, ennan ii sag zrin, Sl. ^^ ^Vl 
ojj (Ouargla); (relat. et interr.), hatta, b. Que 
mangeras-tu? hatta ra tetchedi j^ U i- (Mzab); 
matta, U. (Mzab) ; ma, L. (Mzab, Dj. Nefousa); ma- 
ta, 11. (Mzab et Ouargia). 

QUEL, mammoK, y (Ouargia) ; 7nata, i. (Ouargia, Mzab, 
0. Rir'); baffa, b (Mzab). Que! est ton métier? batta 
eççandtetch ? ^u-aJi b (Mzab); mata çendtek? 0<:£\:^ li. 
(0. Rir'). 

QUELQUE, achchar, jU.1 (Dj. Nefousa). Quelque chose, 
batta, b (Mzab), matta, ix. (Mzab); cAe/Y/, i^ (Mzab). 

QUELQU'UN, iggm, ^. (Mzab). 

QUEUE, tamk'alt, cMl'h (Mzab); tasoiia, i^, pi. tisouatin, 
j^\yJi (Mzab); tezandhint, c^'^-] (Ouargia). 

QUI (interr.), manaiti, ^UU. Qui est venu? manain id iou- 
sin"! cj'.'-y^ a. ^>L-U (Mzab); ouar'ani, ^^\^\j (Mzab); — 
(relatif), ai, ,j\ (Mzab, Ouargia, Dj. Nefousa); 
L'homme qui est venu, ardjaz ai d iousin, jUji 
ijj^j-_ j (^1 (Mzab); ermi, Ji (Ouargia, 0. Rir'); agis- 
ma, \.^^\ (Ouargia); mammou, y (0. Rir'). 

QUOI, maimik, CUU (Ouargia); batta, L (Mzab); matta, 
u, (Mzab); ma, U (Mzab); mata lu (0. Rir', Mzab, 
Ouargia). 



DE OUARGLA ET HE LOUED-HIR' 87 

R 

RACINE, azom\ jjjl, pi. izouran^ ^\jyj (AJzab, Oiiargla). 
RAISIN, adil, Jol (Mzab). 

RAMENER, err, j\ (Oiiargla) ; (Masq. « ieaoui »). 
RASER, efsel, J^J^', aor. ils'el, J^ (Mzab); (Masq. « it- 

tes eldjoufFa » ). 
RASSASIÉ, ijiouen, Oj'.Ji? P^- ijiouan, i,\yy, (Ouargla); 

(Masq. « idjiouau » ). 
RASSASIER, ;V/r)///??, ^^tj iMzab). 

RAT, ar'erda, ij>l, pi. ir'erdain, j>b^_ (Mzab, 0. Rir'j. 
RATE, imarfad, ji3^_ (Ouargla). 
RAVAGE, andel, jjCI (Mzab). 
RAVAGER, andeU J-»*'', aor. indel^ ja- (Mzab); (Masq. 

« iuahab » ). 
RAYIN, talat, ox, pi. tilafen, jy: (ûj. Nefoiisa). 
RI-XONNAITRE, akez, J^\, aor. ioukez, J'y^ (Ouargla). 
REGARDER (fixement), nked, jSj (Ouargla). 
RÉGIME (commençant à paraître), akhellah, ■^yj>-\ (Mzab). 

— (fécondé), azioua, \yj\ (Mzab). 
REJOINDRE (Se,, msese}\ ^^^ (Dj. Nefousa). 
REMPLI (Être), h'eml, J^ (Mzab); f. h. techchar, jUj (Dj. 

Nefousa). 
REMPLIR, ch(n\ J^ (Ouargla); se remplir, f. h. tetchar, 

jÀ (Dj. Nefousa); (Masq. « ichar »). 
RENARD, akdb^ i_^5'l,pl. ikdben,^^{\)]. Nefousa); itchdh, 

^.^^(Mzab). 
RENDRE^ err, jl, aor. ierrou, j^. (Mzab, Ouargla); (Masq, 

« ierri »). 
REPAS, ouchchou, ^^ (Mzab). 
REPROCHE, azegga, ^ji (Mzab). 



88 LA ZENATIA DU MZAB 

RÉPUDIER, e'kli, Jsi, aor. ik'li, ji (Mzab); (Masq. « ek'- 

li»). 
RÉSERVOIR, djebnam, ^UJU (Mzab); ajecUaoua, \siijK 

pi. ijedlaoïm, ô^i^y, (Mzab); tala^ y^, pi. taliouin, 

Ijj^ (Mzab, Dj. Nefoiisa). 
RESTER, ek'k'im d, , ^i (Oiiargla); k'hii, ^ï (Dj. Ne- 
foiisa); (Masff. (( iekkim »). 
RESTITUTION, arra, \J (Mzab). 

RÉUNIR (Se), dje?\ ^, aor. idjerou, ^^ (Dj. Nefousa). 
RÊVE, ti7'ja, \j}, pi. tirjaoïim, ^^ij/ (Mzab). 
RÉVEILLER (Se), etcher si adhes, ^■^\ ^ ^\ (Mzab). 
RICHESSES, idemmoura, ij^.j, (Mzab); aitli, ^\ (Mzab, 

Oiiargla). 
RIEN, oida, ^j, (Ouargla); lach, j>^ (Ouargla); oula d che- 

ra, \j^ j "ij (Ouargla); il n'a — , la chi r'eres chera, 

\^ ^> ^ 'i (Mzab) ; lach reres, ^> j:H (Ouargla). 
RIGOLE (autour du palmier)^ ajdel, jjji (Mzab). 
RIRE, dheç, ^ (Mzab); aç^ ^i, aor. iça, U. (0. Rir'); edc^ 

^jai\ (Ouargla); eççou, j-*l (Ouargla); (Masq. « ie- 

dess))). 
RIRE (subst.), feça, UJ, (0. Rir'). 
RIVIÈRE, souf, o>- (Mzab); pi. ir'ezran, Jj>i (Mzab); 

asif\ i_a^i (Dj. Nefousa) ; (Masq. « souf »). 
ROCHER, azi^ou, jjjl (Dj. Nefousa). 
ROI, ajellid, jJjl, pi. ijpMidan, jlxjji (Mzab, Ouargla, 

Dj. Nefousa); (Masq. «aziouar»). 
ROSEAU, maouel, j^, pi. imaoualen, -J^^ (Mzab); tr'a- 

nimt, vi^fii: (Ouargla). 
ROTIR (v. a.), soou, j^ (Mzab); sam.. ^L, (Ouargla). 
ROUCOULEMENT, asougourrout, o^j/^i (Mzab). 
ROUGE, azouggar\ '^sj\ (Mzab) ; azeggm\ jèj\ (Ouargla). 



DE OUARGLA ET 1)K L'OUED-RIR' 89 

ROULER (v. act.), kelli, JT (Mzab); seloui, t^^L (Ouar- 

gla). 
ROYAUTÉ, tageldit. ^uiSj (Ouargla). 
RUE^ ar'lad, j>i:i (Mzab et Ouargla); ar'ledJi, j*!*! (Dj. 

Nefousa) ; pi. ir'oulad^ :>^y>u (Mzab); irladen^ jjj^i. 

(Ouargla); tnikhemrin^ if.j-^ (Mzab). 
RUISSEAU, ar'zou, j^^^l, pi. ir'onza, ij^. (Mzab); (Masq. 

« *châbet, de l'ar. i^ »). 



SABLE, ijedi, c^j^. (Mzab, Ouargla) ; yef//, t^jj (Dj. Ne- 
fousa); aberda, ij^l (Mzab); (Masq. « idji »). 

SAIGNER (du nez), getizer, yj/^, aor. igounzer, sjf^. 
(Mzab). 

SAISIE, teCfat, ^u (0. Rir'). 

SAISIR, eft'ef, ^}:,\ (Mzab, Ouargla, 0. Rir') ; pass. mieC- 
fef, ^«Ja^ (Ouargla); touaft'ef, ^\y (Ouargla). 

SALIR, sekhou, ^ (Mzab, Dj. Nefousa). 

SALIVE, tikoufas^ ^^,^ (Ouargla). 

SANG, idamen, ^U (Mzab, Ouargla); (Masq. « idam- 
men »). 

SANGSUE, tiddet ^ z^xZ , pi. tiiddad, Jju (Ouargla). 

SATIÉTÉ, djaouent, ûJjL (Mzab). 

SAUTERELLE, atcheb, ^ (Mzab); akeh, ^i, pi. ikeh- 
ban^ ijlX (Ouargla) ; bande de — tmourri, J^j^c 
(Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa). 

SAVOIR, essen, ^l (Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa); sin, 
^ (Mzab); essan^ J^\ (Dj. Nefousa); sen, ^; 
pass. IP f. missen^ ,y^; IIP f. touassen,ijJy (Ouar- 
gla); (Masq. « essen »). 

SCARABÉE, tajUst, .i^>" (Mzab). 



90 LA ZENATIA DU MZAB 

SCIENCE, issan, o^-i (0. Rir'); oussoun, j^^j (Dj. Ne- 
fou sa). 
SCION, tazribat, Cwjy, pi. tizrihin, ^^^y] (Ouargla). 
SCORPION, trardemt, c^^jk:, pi. iir'ourdam, ^ljj_^i-: 

(Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa). 
SÉANCE, ak'k'imi, ^\ (Mzab). 
SEAU (en cuir), aja, ijl (Mzab). 
SEC (Être), eh'kor^ j\ (Mzab, Ouargla, 0. Rir'). 
SECOND, ouissen, ^jj, f. tissenet, jjlj, pi. ininsen, 

^*.i^, f. thunsent, JUUJ^J (Mzab); ounsen, ^^^j^, f. 

tensent, vIwL^I", pi. ininsen^ i^^'^, f- tininsent, jui-vi.:.: 

(Ouargla). 
SECOUER, kechkech, jS^, f. h. tkechkouch, j^^îôC- 

(Ouargla). 
SEIN, ?/, ^;, pi. ifan, ^[si,_ (Mzab); if, ^j, pi. iffa/i, ^U 

((Juargla); (Masq. « iffan »). 
SEL, tisetit, JJL.3 (Mzab, Ouargla); (Masq. « lisent »). 
SEMENCE, to?2/z, ^j- (Mzab); r/z/t?^, ,^.i (0. l ir'). 
SERMENT, dj'al, jU (0. Rir') ; Éi/ilia, ^>- (Ouargla). 
SEPT, saa, L,, f. saat, ^L (Mzab). 
SERPENT, /^>'«r, j'i.3, pi. ifirran, J>?i (Ouargla); 

(Masq. « alefeth »). 
SERRURE (en bois), annas^ ^\>\, pi. innasen, ^L (Mzab, 

Ouargla). 
SETARIA VERTICILLATA, oulaffa, UJj (Mzab). 
SEUIL, imi, j:^ (Mzab). 
SEULEMENT, V'zï, ^ (Ouargla). 
SI, emîni, ji (Mzab); mata^ l:. (Mzab, Ouargla); hatta, 

b (Ouargla); cmii, ^\ (Ouargla). 
SIGNAL, asetchni, ^^ (Mzab). 
SIGNE (Faire), setcJien, ^^f (Mzab). 



DE OtJARGLA ET DE L'OUED-RIR" 91 

SILEX, tmisit, ^...y (Mzab). 

SILO, ar'zoïi, j;i^l (Mzab); pL ir'ouza, Ij^i... 

SINON, ini, J- (Oiiargla). 

SIX, sez, >-, f. sesset, c (Mzab). 

SŒUR, outma, k'3 (Mzab, Oiiargla) ; pi. isetma, ic-i (Mzab) ; 
(Masq. « oultma »). 

SOIE, tgechcha, ué(Mzab). 

SOIF, foud, j_^ (Mzab) ; fad, ^U (0. Rir'); (Masq. « fàd »); 
avoir — , fond, j^, aor. iffoud, ^^s^>_ (Mzab, Ouar- 
gla); fed, a?, aor. iffed, Ji«i(Oj. Nefousa). 

SOIR, tameddit, iioji (Dj. Nefousa). 

SOLEIL, tfouit, ^.^, (Mzab, Oiiargla), pL tonfouia, b^s/ 
(Mzab); toufout, ^^^J (Dj. Nefousa); (Masq. 
« tfouit ))). 

SOMMEIL, annoudem, ^2j>\ (Ouargla); idks, ^jj^> (Mzab); 
avoir — , tnoudoum, ^^jy- (Mzab). 

SOMMET, ikhf, ^i^ (0. Rir'). 

SONGE, tirjet, ^jy (Mzab). 

SORCIER, pi. imezran, o'jy. (Mzab). 

SORCIÈRE, tamezraovt, o^ijy (Mzab). 

SORTE (De — que), sougga, ^^. 

SORTIE, mouferen, ^9^. (Ouargla). 

SORTIR, e{fer\ ^1 (Mzab, Ouargla, 0. Rir') ; aff'er\ ç^\ 
(Dj. Nefousa); effor\ ^i (Ouargla); P f. soufer\ 
^^^^ (Ouargla, Dj. Nefousa) ; I-VIIP f. sonfour\ 
^_^_^- (Ouargla) ; (Masq. « ieffer »). 

SOUFFLE, asoudhi, ^^\ (Mzab). 

SOUFFLER, soudh, J^^ (Mzab). 

SOUPER (subst.), amensi, ^\ (Mzab, Ouargla); pi. 
imensioun, ûic-H (Ouargla); mensi, ^ (Dj. Ne- 
fousa) ; imounsou, ^^^ (Mzab). 



92 LA ZEN ATI A DU MZAB 

SOUPER (verbe), mounsou, ^*j^ (Mzab). 

SOURCE, tala, X- (Mzab, Dj. Nefousa, 0. Rir') ; pi. 

taliouin, ô^^i; (0. Rir'); tit', J»-" (Dj. Nefousa). 
SOURCIL, timmi\ J (Mzab). 

SOURD, amjouj, j^yS (Mzab); (Masq. « araejjouj »). 
SOURIS, ar'erda, L>l, pi. irerdain, :rl->>i (Ouargia). 
SOUS, eddai, (/b|, ouaddai, ^\^^ (Ouargia); asouddai, 

is\i^\ (0. Rir'); addou, jjl (Dj. Nefousa). 
SOUVENANCE, aloui, ^^\ (Mzab). 
SOUVEMR (Se), loui d, j t^_^, aor. iloui d, jt/yi(Mzab). 
SUCER, zemm, ^j (Mzab) ; action de — , azemmi, ^^ji 

(Mzab); (Masq. « itzomma »). 
SUR, fell, Js (Ouargia); r'ef\ ^ (Mzab); af, ^\ (Dj. 

Nefousa); f, ^ (Mzab); (Masq. « dennedj »). 
SURGEON, tarekkaht, cS}, pi. tirekkahhi, ^;€] (Ouargia). 
SURPASSER, ajer, jji, aor. ioujer, jjj- (Mzab). 
SURVENIR, gser, ^(0. Rir). 
SUSPENDRE, agel, ^i (Ouargia). 



TAILLE, tiddi, is-^ (Dj. Nefousa). 

TAILLEUR, ajennai, c/Lji (Mzab). 

TAIRE (Se), ^ow^e/^z, ^^ (Mzab, Ouargia, 0. Rir'); aor. 
sousmd, ^^ (Ouargia). 

TALEB, amousni, ^j^l (Mzab); pi. irouan, J^^j^ (Dj. Ne- 
fousa) . 

TALON, inerz, jjo, pi. inerzaoun, ôj'JJh (Mzab, Ouargia). 

TARENTE, tajerdemt, j.ojj3 (Mzab). 

TARENTULE, zoudjmi, ^jj (Mzab). 

TAS, tafimt, c»*jj, pi. tar'imin, jjwJJ (Mzab). 

TEINDRE, sessou, ^^ (Ouargia). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 93 

TEINTURIER, asessoui, ^^^J (Ouargla); (Masq. « aseb- 
bar', ar. ^L^ »). 

TEMPS, imar, jU (Mzab, Ouargla). 

TÉNÈBRES, soullis, ^^ (Mzab) ; tsallast, c^^X:^, pi. 
tisellasin, o:-^**^" (Mzab, Ouargla). 

TENIR, et'fef, ^Li, f. hab. teffof) .^ (Mzab); faire —, 
sk'im, /su., aor. sk'imd^ ^^ (Ouargla) ; se — , 
bed, a., aor. ibedd^ ju- (Mzab) ; k'im^ j, aor. 
ik^im^ Ju (Dj. Nefousa). 

TENTE, akham, ^U, pi. ikhamin, oi-^. (Mzab); (Masq. 
« takhamt »). 

TERRASSE, anejj, _)'.!, pi. injouj, j^jîI (Mzab, Ouargla); 
(Masq. « annej »). 

TERRE, tamourt^ ^j}^^ p^- timoura^ \j^ (Mzab, Ouar- 
gla, 0. Rir'); tamourt\ J^jy, pi. temouraouin^ ujjy- 
(Dj. Nefousa) ; — à mortier, tarouri, ^s^y^ (Ouar- 
gla)- 

TÊTE, tahejna, UjJ, pi. tibijniouin^ o^-^jr (Mzab) ; ta- 
bedjna^ \::^^ pi. tibedjniouin , if^^^ (Mzab) ; irf\ 
<_aii (Ouargla, Dj. Nefousa); pi. irfaoun^ Û3^?*i5 
ikhf\ ^^ (Ouargla, 0. Rir'). — Par ta tête, 
s ikhfik, ^IL»;*-' (0. Rir') ; (Masq. « tabjena »). 

TÉTER, at'fedh, j^ti, aor. ieffadh, j»k, (Ouargla); 
et'fedh, jJ^l (Mzab); (Masq. « itotted»). 

TIGE (d'épi), iarri n tazoummart , OjUjju ^sy^ (Mzab). 

TISSERAND, azd, -o', pl. i^dai, ^Wj^ (Ouargla); (Masq. 
« iennod »). 

TOI (pron. isolé), chetch, <^, chetchi, ^, chetchin, o^ 
(Mzab); tchek, >1U (Dj. Nefousa); chek, Oit, (Ouar- 
gla, 0. Rir'); Lche/Ji, ^ (Mzab, Ouargla, 0. Rir'); 
chemini, ^ (Mzab) ; chemmin, ^u^ (Mzab, Ouar- 



94 LA ZENATIA DU MZAB 

gla); — (pron. saiF.), ch, j. (Mzab) ; tch, ^ (Mzah) ; 

A-, îJ (Ouargla, 0. Rir'j; f. f?i, ^ (Mzab, Ouargia, 

0. Rir'). 
TOIT, kamotir, jiSr(Dj. Nefousa), 
TOMBEAU, anil, JJ, pi. inile/i, ^_ (Mzab) ; (Masq. 

« iiil »); pi. iz-ekouen, ^f-j^ (Dj. Nefousa). 
TOMBER, adh, ^\, aor. ioudha, U^j- (Mzab, Ouargla, 

0. Rir'}; adker^ j^\^ aor. ioudhei\ j^y (0. Rir'). 

La pluie tombe, tijenniout tichc/iet, wi-ju o^^-'ji 

(Mzab); (Masq. « ioda, ichat tajennout »). 
TORTUE, /eA-row/?, o^^^:? (Ouargla). 
TOURNER, ezdou, jo' (Mzab); aderu, oj^' (Mzab); 

her'ein^ ^_ (Mzab) ; se — vers, enked, jS^\ (0. 

Rir'). 
TOURTERELLE, taKadjaint, zJ^ (Mzab); taibirt, c^j^-:, 

pi. tithirin, ^j-^çi (Ouargia). 
TOUS, ach, ^\ (Mzab). 
TOUX, tousout, Cj^y (Ouargla). 
TRAGANUM NUDATUM (sorte de salsolacée), tasm, l^^ 

(Mzab). 
TRAINER, kouer, j^jT (Ouargla). 
TRAIRE, ezzeg, Sj\ (Ouargla); ezzej, jj\ (Mzab); (Masq. 

« itezzèj »). 
TRANCHANT, imsed, ju^ (Mzab) ; être — , zedjei^ ^j 

(Mzab); (Masq. « imsed », pointu). 
TREMBLEMENT, arjijl, t^rj^jjl (Mzab). 
TREMBLER, erjiji, t^j^jj (Mzab); V' f. terjiji, ^sy.jj 

(Ouargla); (Masq. « iterjiji »). 
TRENTE, aier, j\ (Dj. Nefousa). 
TRESSE, tablouzt, ^j^, pi tiblaz, jX" (Ouargla). 
TRIER, ezoui, (/jji (Ouargla). 



DE UUARGLA El" DE LUUED-UIK' 9o 

TRIOMPHER, ernou, yj\ (Mzab, Dj. Nefousa) ; er?ii, JJ 

(Ouargla). 
TROIS, charedh, o^jb (Mzab, Ouargla); f, charet\ ^sj\l 

(Ouargla) ; chared, jji::, f. rharet, ^^l (Mzab, Dj. 

Nefousa). 
TROISIÈME, oim charedh^ ja\z, j^, f. tencharet, ijlii,', 

pi. inincharedh, i_p»jijù^, f. tenincharet\ -tjUL-* 

(Ouargla). 
TROMPER, sertchas, ^U^- (Mzab). 
TRONC (de palmier), akerchouch, j.,l/\ (Mzab). 
TROU, alloun, jj^i (Mzab) ; akhbou^ ^i, pi. iklibian^ 

^Lok (Ouargla); petit — , akedhi^ ^\, pi. ike- 

dhian, o'r^ (Mzab); ak^dou, jjàl (Dj. Nefousa); 

— de fourmi-lion, anr'ar' tigedfin, o^^J5j jli'l (Mzab). 
TROUBLER (l'eau), selak'lak\ j^iéX- (Mzab); action de 

— , aselak'lak\ j^s^..! (Mzab). 
TROUPEAU, oulli, Jj (Mzab). 
TROUVAILLE, aoufa, uy (Mzab). 
TROUVER, af\ ^1, aor. ioufou, ^sj. (Mzab, Ouargla, Dj. 

Nefousa) ; aor. ioufi^ ^_y_ (0. Rir'); f. hab. ettouf\ 

^J\ (Mzab) ; pass. mioufou, y>^ (Ouargla) ; f. 

hab. tif, ^: (Ouargla, 0. Rir'). Il ne trouve pas, 

oui itif^ .-af, jj; se — , asd^ aJ, aor. ioused^ j^y. 

Il se trouve sur la crête de la montagne, ioused 

af oukrim ndrar, jijjJ ^f^ ^\ ju^_ (Dj. Nefousa). 
TRUELLE, tliniesk'elt^ JJU^JL-, pi. tlimsak'aL jUu,-J: 

(Ouargla). 
TU, voyez 5. ?;''TOI. 
TUER, enr\ iii, aor. inrou, yc- (Mzab, Ouargla); (Masq. 

« enr', inek' »). 
TURBAN, itelli, ^^ (Mzab) ; ardhadh, ^•^j\ (0. Rir'). 



96 LA ZENATIA DU MZAB 

u 

UN, iggen^ ^Ç, f. iggel, cS^, (Mzab, Ouargla) ; oudjoun^ 
^^*.j, f. oudjout, ^>>-j (Dj. Nefousa) ; idjen^ ^^, 
f. icht, dj (0. Rir'). Un à un, iggen s iggen^ 
0^ if'. (Ouargla). 

URINE, ihezit'en, ^J^^jo (Dj. Nefousa). 

V 

VACHE, tafounast, c^^^, pi. tifounasen, -^J^yç (Mzab); 

(Masq. « tafounast »). 
VAINCRE, ernou, JJ, aor. irna^ i"j. (Mzab, Dj. Nefousa); 

erni^ Jjl (Ouargla); pass. touarnou^ yj\j (Mzab, 

Dj. Nefousa); (Masq. « eruou »). 
VALOIR MIEUX, if\ ^_, aor. iif, ^- (Mzab). 
VANTER (Se), isoufa g imanes, ^\f\.i^^_, aor. (Mzab). 
VARIOLE, lalla selma, Â^JL >J (Ouargla). 
VASE, aoujera^ \jj^\, pi. loujerioun^ ùjijjji (Ouargla). 
VEINE, azour, j^ji, pi. izouran, Jjj^y, (Ouargla). 
VENDEUR, ize?ïzen, ô>>. (0. Rir'). 
VENDRE, zenz, jj (Mzab, Ouargla, 0. Rir'); f. hab. 

zenovz, jj-'j (Mzab); (Masq. « izzenz »). 
VENDU (Être), enz, 'j\ (Mzab, Ouargla, 0. Rir'). 
VENIR, as d, j ^r', ^oi'- ioused, ju.^. et lousou d, j ^-.j- 

(Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa); f. hab. 

tas, ^Z (Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa) ; (Masq. 

« adias »). 
VENT, adhou, y^\ pi. idhoueri, ^^^ (Mzab, Ouargla) ; 

(Masq. « *riha »). 
VENTE, aze7izi, çsyj\ (Mzab, Ouargla). 
VENTRE, adddis, ^jju:!, pi. idddas, j^U». (Mzab) ; ada?i, 

^U (Ouargla); (Masq. « aaddis )•)• 



DE OUAIKjLA EÏ de LOUEU-RIU 97 

VENUE, asa, Li (Mzab). 

VER, takc/ia, Ll^, pi. tikchouin, ^^jS: (Mzabj; tageckcJia, 

ijL^j, pL tigechchouin^ ûii-^^ (Ouargla). 
VERDURE, ourt'ou, ^jj, pi. ououri'oun, ôi^J3 (Mzab) ; 

aourfoun, 0^1= j^\ (Dj. Nefousa). 
VERGER (de palmiers), tagemmi, ^J^, pi. tigamma, ^Si 

(Oiiargia). 
VÉRITÉ, tidet, ^X (Mzab). 
VÉROLE (Petite), tazerzait, ^y^y] (Mzab); (Masq. 

« tazerzait »). 
VERS, r'al, Jp (Mzab); /, j (Ouargla) ; di, c?j(Dj. i^efoii- 

sa) ; w, ij (Dj. Nefousa); /* ^ (Dj. Nefousa). 
VERSER^ ermar\ ^Ujl (Mzab) ; enrel, J*".l, aor. inral, 

jUi, (Mzab). 
VERT, azizaou, ^Vjj\ (0. Rir'). 
VÊTEMENT, airid, ^j\ (Mzab); irad, jI^ (Ouargla), tak- 

bert, CjjSS (Ouargla); ik'ebbach, jiU (Dj. Nefousa; 

cf. arabe ^r^) ; (Masq. « aired »). 
VÊTIR (Se), erd, ,j\ (Ouargla). 
VIANDE, aisoum, ^^-oi (Mzab, Ouargla) ; isan, Cj^^i (Dj. 

Nefousa); (Masq. « aisoum »). 
VIE, tameddourt, Oj^ju- (Mzab, Dj. Nefousa); taddourt, 

Ojjj: (0. Rir'). 
VIEILLARD, aoussar, jUy, pi. ioussaren, ôJ^x (Mzab, 

Ouargla, 0. Rir'); (Masq. « aoussèr »). 
VIEILLE, taoussart, OjUj: (Mzab, Ouargla, 0. Rir'). 
VIEUX (Être), oiisser, ^j (Dj. Nefousa). 
VIGNE, adil, J.J (Ouargla). 
VILLE, ar'erem, ç.>l, pi. irennaoue/i, u3^>i (Mzab) ; 

amezdar\ ^IjJ^i, pi. imezdar'en, ^ii^y. (Ouargla, 

0. Rir'); (Masq. « rermi »). 



98 LA ZENATIA DU MZAB 

VINGT, senet teinraouin, ^jj^^ (Mzab). 

VIPÈRE, talefsa, L^L-. pi. tilefsoum, '^^^ (Mzab, Ouar- 
gla). 

VIRGINITÉ, teraousa, U^U: (Dj. iNefoiisa). 

VIS-A-VIS, almendad, jjai (Mzab). 

VISAGE, oudem, ^jj, pi. oudmaoun^ ^^U.^^ (Mzab, 0. Rir'j. 

VISITER, zerr, jj (Mzab); (Masq. « izoïir »). 

VIVRE, eddei", j^ (Mzab, Ouargla, 0. Rir') ; der, j, 
(Mzab, Dj. Nefousa) ; (Masq. « idder »). 

VOICI, chtai, ijV^ (Ouargla) ; chtoud, j_^ (Mzab). 

VOILE, tabekhnonJxt, <^>^", pi. tihehhnoukiyi, Cjfr=^'' 
(Ouargla) ; talehat, z^ (Dj. Nefousa). 

VOILER (Action de), asbenbetch, ^i (Mzab). 

VOIR, zer, jj, aor. izeroii, jSj^ (Mzib, Ouargla, Dj. 
Nefousa); aor. izeri, issj^ (0. Rir'). Il n'a pas vu, 
ou izh% jj^ 3 (0. Rir') ; pass. mizrou, jj>, aor. 
mizrir\ ^_y^ (Ouargla); f. bab. ze^^r, jj (Mzab, 
Dj. Nefousa); izza)% jlj-, ezzaroun, OiJj' (Dj. Ne- 
fousa); (Masq. « *iergeb », de l'arabe ^j). 

VOL (larcin), toukerdha, V^J'y (Mzab, Ouargla) ; — 
(d'oiseau), ouboiitch, ^j,j (Mzab). 

VOLER (dérober), tche)% ^^; f. fact. sitcher, jf (Mzab); 
aher, f\, aor. ionker\ /y^ (Mzab, Ouargla); r*" f. 
sikei^ j5Ç., aor. siekrd, ^J^ (Ouargla) ; IIP f. 
touaker, J'\J (Ouargla) ; V* f. taker, fz (Mzab); 
akerdh, J>J'\ (Mzab) ; (Masq, « aker » ); — (s'envo- 
ler), afi, ^1 (0. Rir'). 

VOLONTÉ, akhsa, i^i (Mzab). 

VOMIR, err, J, aor. irra (Mzab, Ouargla). 

VOTRE, ennoueti, ^y\, f. enchemt, c..>^\ (Mzab); enkoum, 
i.^i, f. enkemt, c*Joi (Ouargla, 0. Rir'). 



DE OLARGLA Eï DE L'OUED- hlll' 99 

VOULOIR, ekhs, ^\ (Mzab, Oiiargk, 0. Rir) ; res, 
^ (Dj. Nefousa); ter, y, aor. iter, >. (Ouarçla). 

VOUS, chechouin, ;jyi^, chetchaouin, u.^-' ^- ^'h^tchmi- 
tir), à^-r^ (Mzab); cheknim, ^51, f. cheknimti, 
^I*j5o (Oiiargla) ; chiniJi, ^, f. chininiin, ù^™ 
(0. Rir'); compl. direct d'un verbe, ouen, ^}, f. 
tchemt, c^ (Mzab); koum, ^f, f. kemt^ zS. (Ouar- 
gla, 0. Rir') ; comp. ind. d'un verbe, iaouen, jj^i, f . 
iatchemt, vi^i (Mzab); akoum, ^f\, f. akemt, ^l 
(Ouargla, o'. Rir'). 

Y 

Y, dis, ^o (Dj. Nefousa). Y a-t-il? la chil ^: H (Mzab). 



TROISIÈME PARTIE 



TEXTES 

A. - MZAB 



I 

LE CHACAL' 



■X. 



Ô3\ ^iy^ c!j JJ)^ ^_rf=- ^i-_ 0;U'L' »_jI oUy Jj-X. j j^ 

^ ^j-lc l::^_ o^ oy_^ ct'^ ^ f} S jI: à"^!: '^ j^-A=^^. 0;U!ij* 

Jjj' j^3^ Ou-V) ^j-jUj^- Jk. jlcjl iJil cJ^ oU'L' 

Iggeyi ouchen ioutpf elr'abet iakker taklishnt, ilhag it bah n el- 
rabet irouel louourir idouel lilr'abet. Bab n elrabet ItWelleb refs 
aourlr oui t ioufi idouel lilr'abet. Ilett ouchchen takhsimt. Isel si 
iousedidji irnanes irnmout. Jzegga bab n elr abêti Idjiran inna iasen: 
laou tergebem idja iman es immout, kliammet battu r'as nedj . En- 
nan as eldjiran : Alleg i tazdait a t ergeben at âmmls oui tasen. In- 
na bab a elr'abet : A l ekHir' azrar. Ikerr s oudhares idebba t azrar 
irouel'^, 

1. Dicté à Melika en 1885 par Miloud. La traduction a paru dans mes 
Contes populaires berbères (l""" série), Paris, 1887, in-18, n° vin, p. 18). 

2. Cette croyance que le renard fait le mort, soit pour sauver sa vie, soit 
pour surprendre sa proie, se retrouve dans un grand nombre de traditions et 
de légendes populaires. Cf. le texte grec du Physiologus (ap. D. Pitra, Spi- 
cilegium Solesmense, t. 111, Paris, 1853), la version grecque moderne en 



102 LA ZENATIA DU MZAB 

ÎI 

LES EXCUSES DE DJOHA' 

vers politiques (E. Legrand, Le Physiologus, Paris, 1873, in-8, ch. xxiv, 
p. 72), la version éthiopienne (Hommel, Die aethiopische Uebersetzung des 
Physiologus, Leipzig, 1877, in-8, ch. xv) : elle a passé en arabe : cf. Qa- 
zouini. 'Adjâib el-makhlouqdt (éd. Wiistenfeld, Gœtlingen, 1847, in-8, 
p. 39i);EI-Ibchihi, Moslafref {Bouhq, 1292 hég., 2 v. in-4, t. II, p. 127), 
passage reproduit dans le Medjdni el-Adab (Beyrout, 1885-1887, 10 v, in- 
12, t. I, p. 177); Machuel, Méthode pour Vétude de l'arabe parlé (Alger, 
1880, in-12, p. 227). Elle a passé de là dans les littératures occidentales. 
Cf. P. Paris, Les aventures de Maître Renart (Paris, 1861, in-12, ch. xxiii, 
Comment Renart eut un songe effrayant et comment il déçut la Corneille) ; 
Eudes de Chariton, fable 77, De Vulpa[s\c.)fingentese mortuamid.^^. Hervieux, 
Les Fabulistes latins, Paris, 2 v. in-8, t. Il, p. 629); dans le Libro de los 
Gatos (P. de Gayangos, Escritores en prosa antepores al siglo xv, Madrid, 
1851, in-8, p. 558); Camerarius, Historia vitœ fabulseque Aesopi (Leipzig, 
1544, in-8, f. 411) ; Desbillons, Fabulœ œsopix (Paris, 1778, in-12, 1. V, f. 17, 
Vulpis et Ccrvus). J'ai donné une version berbère de cette fable, en dialecte 
des K'çour dans mon Recueil de textes et de documents relatifs à la })hilo- 
logie berbère, Alger, 1887, in-8, p. 48. Dans certains contes, le Renard (ou 
le Chacal) emploie aussi cette ruse pour sauver sa vie, mais il est bientôt obli- 
gé d'y renoncer : une des plus anciennes versions existe en chinois (cf. Sta- 
nislas Julien, Contes et apologues indiens, Paris, 1860, 2 v. in-r2, t. I, 
n" xxni. Le Chacal prudent). Cette fable figure dans plusieurs recensions du 
livre de Sindibâd : en hébreu (Carmoly, Paraboles de Sendabar sur les ruses 
des femmes, Paris, 1849, p. 147); en arabe {Mille et une nuits, éd. Habicht 
et Fleischer, Breslau, 12 v, pet. in-8, 1825-43, t. XII, p. 351); en grec 
(Eberhardt, Fabulœ romanenses grsece conscriptse, Leipzig, 1872, in-12, 
p. 114-115); en espagnol, dans le Livre de Patronio de D. Manuel (P. de 
Gayangos, Escritores en prosa, p. 400, De lo que contacio a un raposo que 
se écho en la calle e se fizo muerto); A. de Puybusque, Le comte Lucanor, 
Paris, 1854, in-8 : Ex. XXIX), et dans le poème de l'Archiprèlre de Hita 
(Sanchez, Colleccion de poesias castellanas anteriores al siglo xv, Paris, 
1842, in-8). 
1. Racontée à Melika en 1885 par Mabrouk ben Ah'med. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 103 

i^J^ Q^3 <S-^ J^, ^.^ cTVj JJj J^_ <-jÇ\ ^J'\J\ ^^^ 

7bw/'' Djoh'a idjour elkkela irgeb s bâid chared/i tei-'allin iggoud 
sisent. JCt'essi airidis iatef iggen ounil oulach dis iggen. Seddi ou- 
dhen [inedden) ergeben d asaroud ennan as. Ma nain chelchin? Inna 
iasen : Tour'i s midden n inilen effefef s ouniliouok seg ouggoud 
iouok si li/ialakein\ 

III 

LE LIÈVRE ET LE CHACAL* 

vi^— i^-^.^ tlr-'J (j'ii ^, jj-r^ ù'^ vi.>li) ^;;'^â J>_j! i^i jl ^l 
vi'j^jj^ /r^ Afl ^L t- jl^lj ^ ks\ ^l 1:-" j'.^;:^ A^* -^li 

oL O— JJj'l" ^L LJ-" f-W-L Ici jî^L» ^ le j'j c — ,JJ^ ^J\ 

»_jU /j-^j ^j-l lu jjlc ç-U-l ^1 b» ^l lu- c.>li)Li ^L- <ui.\py^ 

1. Cette anecdote existe dans la version tui'ke des plaisanLeriesdeSi Djoh'a 
(cf. Decourdemanche, Le sottisier de Nasr eddin Hodja, Bruxelles, 1878, pet. 
in-8, n° xxxvu, Un Mort craintif), et dans la version arabe {Naouddir el- 
Khodja Nas'r eddin, Boulaq, s. d., pet, in-8, p. 5; Qis's'ah Bjoh'a, éd. de 
Beyrout, 1890, in-8, p. 5). 

2. Racontée à Meiika par Miloud. J'ai publié la traduction de cette fable 
dans mes Contes populaires berbères (i"^ série), n°ii, p. 5. 



f04 LA ZENATIA DU :\1ZA13 



cT' 



c^^j^ j^^Ji ^\ J'y^ A^J j:.j ^j-L lu ^\ jl \jj' 



>^3 J.V 



Taierzist temacha ma. ouchclien tenna ias : Weri IWilt igget. Inna 
ouchchen : Keri 99 th'ilin. Tenna ias taierzist iouchchen : la natef 
elrabet annech. Tebda taierzist teftet 'enna ias iouchchen : Ech 
chetchi imchan iouah'din. Inna ias ouchchen : Batta techched. Tenna 
ias : Ad echcher'' adil. Ferait en Ir'ahet. Chchen al djaouan. Inna ias 
ouchchen itaierzist : lallah neffer'' ncdjloiian. Tenna ia<i : Effer^ 
chetch d amok^ran. Inna ias : Effer' chem tamzouart, ergeb bah n el- 
rabet alou ad illa azr'ar. Teffer* taierzist, netta ik''k'im ad imi. 
Jnna ias itaierzist : Debber fa fi manitch a fa dedjaf. 'Tenna ias 
taierzist. Bab n h^ilt igget oui teddeberaf fbab n 99 th'ilin. Taier- 
zist terouel. Ouchchen itsouai'Vefs bab n elfabet inna ias : Batta ach 
edjaf imarou. Innà ias ouchchen i bab n elfabet : Edj mai temousni. 
Inna ias: Tenfach temousni. nna ias : Ad ezouaf ad ouadaf taroua 
a d asar'. Inna ias : Ouchii lâhd. louch as lâhd s fouses. Issib as 
troue l ouchchen *. 

1. Celle fable est 1res iv'^pandue chez les Berbères : oulro la recensioii qui 
esl donnée ici, j'en ai recueilli une autre dans le dialecte de l'Oued-Noun; 
une troisième en zouaoua existe à la Bibliothèque nationale de Paris (fonds 
berbère, n" 1); j'en ai publié une quatrième en diulecte des Béni Menacer 
{Notes de lexlcogmiihie berbère, 2'^ série, Paris, 1885, in-8, n° vi,p. 98); en- 
fin on en trouvera plus loin une autre en dialecte de Ouargla (n° u, Le Hé- 
risson, le Chacal et le Lion). Cf. une version arabe recueillie chez les Ha- 
d joutes et amplifiée par le colonel Trumelet {Les Saints de l'hlam, Paris, 1881, 
in-12, ch. vu. Le Chacal et le Hérisson). Il est probable que c'est à elle que 
fait allusion un vers d'Archiloque : Uoll' oIS" ùlwTirt^ àXV è'/ivo; év tx-.ya (cf. 
Lerisch et Schneidewin, Corpus parœmlographorurn grœcorum, î, 147, 68 
et notes; II, 47, 69; 619, 60). Cf. la même fable au moyen âge : Jean de 
Sheppei (n" lviii, Vulpes et Catus, ap. Hervieux, Les Fabulistes latins, t. II, 
p. 777); Eudes de Chariton (n» 76, De Vulpe qui (quae) dicitur Reiinar- 
dus obviante Teberto murelego, ap. Hervieux, Les Fabulistes latins, t. II, 
p. 622); Romulus de Marie de France (f. 129, 1)e Cato et Vulpe, ap. Hervieux, 
Les Fabulistes latim, 1. II, p. 578); \e Romulus de Munich (n° 31, De Volpe 
et Cato, ap. Hervieux, Les Fabulistes latins, t. II, p. 529); cf. aussi Th. 
Wright, Latin stories from mss. of the thirteenth and fourteenth centuries, 
Londres, 1842, in-8, p. 57. Un la retrouve en espagnol : Expejo de legos, 
ouvrage du xiv» siècle (P. de Gayangos, Escnïores enprosa, p. 445. La Ra- 
P'isa e el Gato) ; en Allemagne (Grimm, Kinder- und Hausmxrchen, Berlin, 



DE OUARGL.\ ET DE L'OUED-RIR' 105 

TV 

LE SCORPION ET LE KHAMMÉS' 

■^^. CJ^^ lT^^- ^^'''. J^\ cT^^^ cJ^ ^.^*'^* ^'^ ■^-li 

1883, in-8, n" lxxv .- chez les Slaves rlu sud (Krauss, Sagen und Mœrchen 
der Sùd-Slaven, Leipzig, 1883-1884, 2 v. in-8, t. I, fab. xiti); en Aibanip 
(von Hahn, Griechische und albanesUche Màrchen, Leipzig, 18ti4, 2 v. in-8, 
t. II, n° CXI, p. 103); chez les Finnois (Emmy Schieck, Finnische Mxrchm, 
Weimar, 1887, in-8, L H, ch. î, 5' aventure), et chez lesTéleutes de Sibérie 
(Radloff, Prohen der Volksliteratur der tùrkischen Stœmme Sùd-Sibiriens, 
Saint-Pétersbourg, 6 v. in-4, 1886, t. I, p. 219). Le même sujet fut traité 
parRolIenhagen, Froschmàuseler,\. I, II* partie, ch. vi, p. 93-101 et Régnier 
(Apologii Phœdrii, Dijon, 1643, in-8, pars I, f. xxvki, Catus agrestis et Vul- 
pes). La Fontaine l'a emprunté à ce dernier (1. XI, fable 5, Le Chat et le 
Renard). Dans toutes ces recensions, le nombre des ruses dont se vante le 
Renard (ou le Chacal) diffère, mais le dénouement est le même. La seconde 
partie du conte nous montrant les deux animaux s'inlroduisatit dans un 
cellier et le premier jouant un tour à l'aulre se retrouve dans les moralistes 
du moyen âge : cf. Jacques de Vitry, Exempta, éd. Crâne, Londres, 1890, 
in-8, Ex. CLXXIV, p. 74. Le Renard et le Loup maigre; Nicole Bozon, 
Contes moralisé^, Paris, 1889, in-8, n° 145, Quod quasi suh virtutis spe- 
cie diabolus vicia fréquenter indurit); Ysengrimus, éd. Voigt, 1. III, vers 
304; Roman de Renart, éd. Martin, 4 v. in-8, Strasbourg, 1885-86, branche 
1, v. 1050-54 (t. I, p. 30), branche VI, v. 704 et suiv. ; br. XIV, v. 647 et 
suiv. Cf. aussi Hervie>ux, Les Fabulistes latins, t. II, p. 705 (2^ addition 
à Eudes de Chariton citée également avec une variante par E. Du Mérib 
Poésies inédites du moyen âge, Paris, 1854, in-8, p, 134-135, note 4, d'après 
von Arelin, Beitrœge zur Geschichte und Literatur, t. IX, p. 241 et repro- 
duite par Voigt, Kleinere lateinische Benkmseler der Thiersage, Odoniana, 
f. 8, p. 137); A. Kiilin, Màrkische Sagen und Mdrchen, Berlin, 1843, in-8, 
p. 296-297 ; Schiefner, Ossetische Thiermœrchen, Le Renard rusé [Mélanges 
asiatiques de l'Académie impériale de Pétersbourg, 1864, t. 8, p. 201). 

1. La traduction de ce conte, que j'ai recueilli à Melika en 1885, a été pu- 
bliée dans mes Contes populaires berbères (l^" série), n° xviii, p. 37. 



i06 LA ZENATIA DU MZAB 

cr*t^- y^^->^ '^*jj^-^^ ^^K ^*? j?y i^.-î erK j^j-?^ ^^j-^y 

^[ L t^^^J^ ^ Jj Jp _^-l A^ b ^_l ^[ L Jjj'_ :j1 ^^^ 

jM:^ -^Ji ^/^^•J o:ivi- ^Lj ^>^J\ 

lased bab n elfâbet r'ors akketmnas imedjer imendi, ioui as ar' ed- 
jeres; ioused aider n ousouf iklis ad inekedh aman ad igdd r'el 
r'abetes, ioufou elfokroun atr'erdemt aider n ousouf. Tennou dis ig- 
get ter'ardemt, tenekedh sis ousouf, isersit elfokroun idouel r^el oua- 
man; ter'ardemt tezouad, terar r'el ouagged tezdait, arjaz it'es 
dis; tau fou fi)'' er iVoua f tetclieroumt ouerjaz, imis irzem i tahedje- 
nas, mi itcher s idhes a t ich. Tezoua ter'ardemt touou t fir'er af 
tabedjena tesk'at s semmes, immet. Ibed bab n elrabel ireggeb i 
Ih'aouaidj ou, iklilâ, isetcher arjaz s idhes inna las : Etchera terge- 
bed batta llla idisctch. Itclier ourjaz iouged ikhes ad irouel. Inna ias 
babes : Batta teddjid ass ou rel Rehbi d aoualidi? Inna ias akhem- 
mas : Ouchir'bessi oureroum d'enyiefatch iigget tameCCout taous- 
sart, iddj ii Rebbi abrid, iseleki s temettant, lâoumour iouok d idja- 
ren^. 

1. Le même miracle est rapporté, avecleoualiDzou'n-Noun pour témoin, par 
Abou Moh'ammed 'Abd Allah el-Yafei {Roudh er-riahln fth' ikdyât es'-s'alih'in, 
Boulaq, 1302 hég. in-4, hist. 231«, p. 132); par Ed-Demiri d'après El-Kar- 
khi {H'alat d-H'aioudn, Boulaq, 1292 hég., 2 v. in4, t. II, p. 151-152); 
par El-Ibchihi [Mostat'ref, t. II. p. d-iS) reproduit par Belkassem ben Sedira 
(Cours de littérature arabe, Alger, 1879, in-12, p. 38), enfin par El-Qalyoubi 
(Naouddir, Boulaq, in-8, 1302 hég., hist. 119, p. 48). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-KIR' 107 

V 

LE PARI IMPIE' 

(^* ù^^ ^'^'" <-ri-^ ^?^. C*---^' ojjLJ \jj_ j^jj j\ 

(•^ Jj _^^ :>' lT^. ^ Zjjy-''~> 7^-^ iS\ O^ ^, (3" '-\J— ^ c>' 

Iggen ourdjaz izoua llaouourt n temdlnt, ioufou dis mldden, eklvi- 
men ik'Wim mdsen, isers tarcliastes ma tirckasensen. Innaiasen : Ad me- 
rahanar'' mâoun ad zouir d tamesjida n CliikhSidi Aissa addlr djidj 
dadj adslamesjida n Sidi Aissa. Merahanen. Izoua nelta ad iddl djidj. 
Elhagan midden. Izoua ardjaz ennl Uamesjida, si iouodh iaddi djidj. 
gtamourt d ikhs ad itcher oui indjem hacli iout abernous is s djidj 
izaga imidden immei s ouged. 

VI 

LA FEMME AUX DEUX MARIS* 

j^jjj ^f[ ^^ oj ç^j^ »^■^^ 3Ujj j\ j^ y ^j^:!' û-'O^ 

1. La traduction de ce conte recueilli à Melika en 1885 a paru dans mes 
Contes populaires berbères {V série), n" xix, p. 39. 

2. Dicté à Melika, en 1885, par Miloud. 



lOS LA ZENATIA DU MZAB 

o\. ^. <^J^ û*^J? jjLjI ^ ^L L' jljj^l J_jj_ jljjl j c>j_j> 

Jggen ourjaz ih'Wim ma tameft^outis dezzaten f.aiazif touou. 
Ibed iggen agellil s taourt. Iffer ourjaz isegdkât. Bdd sph Isougga- 
sen idouel talgisik'll tamet'foutis. Temlech tameffout ou ma ourjaz 
ouididhen. Iggen ouas tett ma ourjazis d ezzaten taiazit' touou. 
Selan iggen ourjaz it'elleb f oucudem Rebbi. Inna las ourjaz i ta- 
meCfouiis : Chemmer taiazif touchast. Si tergeb tessin arjazes am- 
zouar. Tedouelteraret. Inna iax ourjaz: Mimi terarted?Tenna ias : 
Arjaz ou ilourin imi taourt d arjaz iouk amzouar. Tenna ias : Gd a 
isaren f zeman bekri. Inna ias ourjazis ouoklit enni : Arjaz ou ite- 
metran d nechchi'. 

1. La plus ancienne version de ce conte existe en syriaque clans un ouvrage 
de B ir Hebrœus (cf. Morales, Aus dem Ruche der ergôtzenden Erzdhlungen 
des Bar Hebrœus, ch. xix, Zeitschrift der deutschen morgenlàndischen Gesell- 
schaft, t. XL, 1886, p. 420, 43ï3); il a passé en arabe : dans El-Ibchihi {Mos- 
tat'ref, t. I, p. 12, reproduit par Beikassera ben Sedira, Cours de littérature 
arabe, n<'52; Gorguos, Cours d'' arabe vulgaire, Paris, 2 v. in-12, t. TI, 
n" 55, elMachuel, Méthode pour l'étude de l'arabe parlé, p. 232); dans El- 
Qalyoubi {Naouâdir, hist. XCVIU, p. 39), reproduit par Wright, An Arabie 
reading book, London, 1870, in-8, ch ii, hist. V, p. 8 (d'après l'édition pu- 
bliée à Calcutta en 1856 par Nassau Lees) à qui l'ont emprunté H. Deren- 
bourg et Spiro, Chrestomathie arabe, Paris, 1885, in-12, p. 8, Les deux men- 
diants); dans Ah'med Ech-Ghirouàni El-Yemeni {Xefh'at el-Yemen, Boulaq, 
1305 hég., pet., in-8, p. 59). Il existe en turk d'abord dans les Quara7ite vizirs 
(XXXII" récit de la reine: La Femme du marchand et le Mendiant, Behrnauer, 
Die vierzig Veziere oder die iveisen Meister, Leipzig, 1851, in-8: le texte 
manque dans l'édition de Belletète), ensuite dans les anecdotes attribuées à 
Nasr eddin H'odja {Sottisier, trad. Decourdemanche, n° clxvih, p. 165, Leçon 
donnée aux avares). Enfin j'en ai recueilli une version dans le dialecte zénaga 
du Sénégal). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-HIU' 109 

VU 

DJOH'A ET LE MAITI^E D'UN JARDIN' 




i^y (S-^ [. ij'^. ^1-^ '^^^-' c-^'^-i ^x~^. ^. (J^y. ^-^ ^^"^ ^y y. 
^i_ ^1 jUi-U ^l ^j-l U (jU ^à>_ .-^_ >-»^j -^[i û'^ oL-lj 

Ig'jen ouas i/fer' Djoh'a id tïsnit, es f fouses d ioutef tahhirt. Si 
irgeb dis oula iggen ibda itaker sis tfasenakh d elleft d badindja d 
ibaouen. Ioutef bab eldjenan d oui issin. Inna ias : Ma nain ouis iti- 
fin thnit ou illan r'etc/i. louggoud Djoh'a oui ioufi battu isioul. Il- 
kkammem saàt d inna ias : Ja Sidi toari dessat djenanetck iasad oua- 
dhou irleb Œlidani. Inna ias bab n eldjenan : Ad ili d adhou ik'li 
ach dani manain itsen elleft tfasenakh d ibaouen. Inna ias Si Djoh'a : 
Adhou d irleb ibda ik'ellii amou d ouamou et' four cherafoufousiouk. 
Inna ias bab eldjenan : Ellir atreker imarou setchnid oui isersen 
khedhert ou g tisnit ou. Innaias ; Ouallah nechchi dntourou ellir er- 
geber ouisei'sen si tousid chetch^. 

1. Dicté à Melika en 1885, par Miloud. 

2. On rencontre une version de ce conte en dialecte zouaoua : Si Djoh'a 
n'est pas nommé (cf. Hanoteau et Letourneux, La Kabylie et les coutumes 
kahyles, Paris, 1873. 3 v. in-8, t. III, p. 233; Belkassem ben Sedira, Cours 
de langue kabyle, Alger, 1887, in-8, n" xvit, Le Voleur et le Maître du po- 
tager) et une version en arabe vulgaire d'Algérie (Machuel, Méthode pour 
Vétude de Varabe parlé, p. 239). On le retrouve dans le texte turk {Sottisier 
de Masr eddin H'odja, n» xxxvm, Effet singulier d'un coup de vent) et dans le 
texte arabe de Boulaq, p. 5. 



110 LA ZENATIA DU MZAB 

VIII 
LES DEUX FRÈRES, LA MARMITE ET LE BATON' 

Z^^J^ j3yjr_ jjU^)^ ^'C J^i3l Ij/ ^^ jjiV ^^^j ol t.^>^„ 

cP* - LO ^i^ ^. (j"c^ lT"^ -*";*^^ •^!^. cT^-? ù - >' cT^-J-^l -\^^„ 

^j-l lur ^__^>-^|. jj-^i. \jj c^hJ^, -^^j} j*-!. ^^ ^}'^:} Cjj3-^^ iS^ 
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<s. ^ (^^-' t/l: ^-"" iS^J^, (j-f'^ ^-C"*^' '-'-? ■^-'^Ji '-^7^\ '^r'y <^^ 
^-..Uâ^ Ij) j ii^2^î-^ fl' ct' ■^'-^"" *-*!.-;*-^, C^J^ l-\i_J~r (^j> j-u 4>1)_ IcU 
1. Conté par Miloud à Melika en 1885. 



DE OUAKGLA ET DE I/OUED-RIU' III 

jl'i \^i^^l\.C. jX. JjAT Vj ^-t j-*.-» ia-lJ" \-^ *^.^ O — 'J^J-^ 

■5^ cT^' iS^y^. cH.-5 ci^ (^^ cTr-î. ^-^^ <-^K'^ ^-?L t>"^>^, 
1^__J--^ ^rj y,_ O^^i^' ol j^jjj ^_ j-^[ ^'-'^ ^J-y vl>-^ jj-l 

1. Ce conte se retrouve avec ses données essentielles dans presque toutes 
les littératures populaires : dans l'Inde (cf. Marmier, Contes populaires de 
fOUtes les nations, t. Il, 1888, in-18, L; Frère avare; Lai Behari day, Folk- 
tales of Brngal, Londres, 1883, in-8, n'* m, The hidigetit Brahman; Maive 
Stokes, Indian f air y taies, Londres, 1880, in-8, n" 7, The foolish Sakhouni; 
Miss Bartle Frère, OUI Deccan days, Londres, 1868, in-8, p. 166); en Syrie 
(Prym et Socin, Der neu-aramseische Dialekt des Tûr-Abdin, Gœttingen, 
1881,, 2 V. in 8, t. II, no 81); chez les Kalmouks (Julg, Kidmiikische Mdr- 
chen des Siddhi Kur, Leipzig, 1866, (n-8, VI° histoire); en Chine (Stanislas 
Julien, Contes et apolrigues imiiens, t. II, no lxxiv, La Dispute des deux dé- 
mons, extr. de l'Encyclopédie chinoise Fayouen tchoulin, 1. XLV); en Russie 
(Afanasiev, Narodnyia 7'ousskiia skazki, iVIoscou, 1863, in-8, t. II, n"^ 18 et 
19; Khoudiakov, Veliako-rouskiia skazki, Moscou, 1860-62, 3 v. in-8, t. I, 
n" 9, t. II, n^s 48, 49; Goldschmidt, Russische Mdrchen, Leipzig, 1883, in-8, 
p. 61, Le diablotin sur le chêne; Erlenwein, Narodnyia skazki, Moscou, 1863, 
in 8, n" xv; Dietrich, Russische Volksmdrchen, Leipzig, 1831, in-8; Guber- 
natis, Zoological mythology, Londres, 1870, 2 v. in-8, t. II, p. 262); en Li- 
thuanie (Leskien et Bragmann, LHauische Volkslieder und Mdrchen, Stras- 
bourg, 1882, in-8, n° xxx. Du Pauvre à qui un vieux petit homme donna une 
petite table, un agneau et un gourdin. Cf. dans les remarques de Wollner, 
p. 573, les recensions rulhènes, polonaises, tchèques, Slovènes et moraves). 
Ekbns les traditions Scandinaves, l'épée de Freyr qui agit seule d'après une 
formule correspond au bàlon du conte berbère (cf. Bergmann, iejwessage 'ie 
Skirnir, Paris, 1871, in-12, note 7, 2, p. 130; Wagner et Macdonald, As- 
gards and the Gods, Londres, 1887, in-8, p 189). C'est de cette serviette 
magique qu'il faut rapprocher la nappe dont il est question dans la chanson 
de geste de Charles le Chauve {Histoire littéraire de la France, t. XXVI, 
Paris, 1873, in-4, p. 106), celle queLandri enlève aux nains dans la Karla- 
magnus Saga, histoire fabuleuse de Charlemagne en islandais (G. Paris, La 
Karlamagnus Saga, ch. u,Damc Olive et Landri, Bibliothèque de l'École des 



H2 LA ZENATIA DL MZAB 

Sin ouaouaten, iggen d afk'lr, iggen rorsd aitli nfk'ir r'oi's okkozet 
d issis bab n ouitli lach r'ors taroua. Afk'/r hiek'edh isr'aren Izenou- 
zou tamdint itaouid i tarouas tetten. Iggen ouas ioused laid lach 
r'ors bat ta r'a ich izoïia inek^edk israren lesiouel as iggel tazouggouart 
tenna las : Botta (ek/ised assou rori ellir' bedrer di Rebbi assou 
deldid. Inna ias : Nech ellouzer ouchid batta r'a d' echer animer am 

Chartes, Ve série, t. V, 1864, p. 109); le haiiap donné pai- Obéron à Huon de 
Bordeaux, après l'avoir reçu en héritage de Jules César qui le tenait de sa mère 
Brunehaut {Huon de Bordeaux, éd. Guessard et Grandmaison, Paris, 1860, 
in-12, t. V. delà Collection des anciens poètes, v. 3648 et suiv.; A. Graf, I com- 
plementi délia chanson d'Huon de Bordeaux, I. Auberon, Halle, 1878, in-4, 
V. 1330-1340, p. 19); l'escarboucle qui fournissait à son possesseur de quoi 
boire et manger, donnée par une fée à Renouart au tinel parti à la recherche 
de son fils Maillefer, dans le roman inédit de /a Ba^a///t;Lo^i///er qui fiit partie 
du cycle de Guillaume d'Orange (Leroux de Lincy, Le lirre des Légendes. Paris, 
1836, in-8, app. V, p. 247). Nous rencontrons encore les données de ce conte 
en Norwège (Asbjornsen et JorgenMoe, Nonoegische Volksmarchen, tr. Bres- 
semann, Berlin, 1847, in-12, t. I, n» 7, p. 49 : Beauvois, Contes populaires 
de la Norwège, de laFinlande et de la Bourgogne, Paris, 1862, in-18, p. 6) ; 
en Allemagne (Grimm, Kinder-und Hausmârchen, Berlin, 1880, in-8, n" xxxvi, 
Tischchendeck dich, Goldesel und Knûppel ans dem Sack ; A. Dumas, L'Homme 
aux contes. Paris, 1878, in-12, p.267. La Chèvre, le Tailleur et ses trois Fils): 
en Hongrie (Stier, Ungarische Sagen und Mdrchen, Berlin, 1850, in-16, 
no xu, Le Cadeau du mendiant); en Autriche (Vernaleken, (Ester reichische 
Kinder-und Hausmârchen, Vienne. 1864, in-8, n» 11); dans le Tyrol (Schnel- 
1er, Mdrchen und Sagen aus Wnlschtirol, Innsbrùck, 1867, in-8, no xv. Les 
trois pièces rares); en Ilalie (Giambatlista Basile, Pt;n<«?nej'one, tr. Liebrecht, 
2 V. in-12, Breslau, 1846, t. I, Journ, 1, VVorco; Comparetti, Novelline 
popolareitaliane, Turin, 1875, n" vu, Geppone; Finamore, Tradizioni popo- 
lariahbruzzesi, Lanciano, 1882, n° xxxvii, Lei faite de la matlareUe; Pilré, 
JSovelle popolari toscane, Florence, 1885, in-2, no xxtx, La fève; Gubernatis, 
Il novelliere di San Stefano, n" xxi, Bas(onc/-occc/ua ; Marc Monnier, Les 
contes populaires en Italie, Paris, 1880, m-18 j., ch. vn, p. 114; ch. xv, 
p. 242;Nerucci, Sessante novelle popolari, Florence, 1880, in-12, nov. VII, 
Il figliuolo del pecorajo; Imbriani, La novellaja fiorentina, Livourne, 1877, 
in-12, n" xxvir, Il figliuolo del pecoraio, nov. XXXIV, La scatolache bastona; 
nov. XLIII, Il ciuchino caca-zecchini; De Nino, Usi e costume abbruzzesi, 
l. 111, Fiabe, Florence, 1883, n" vi, Janne \ Pellizzari, Fiabe e canzone po- 
polari del contado di Maglie, Maglie, 1881, p. 19, Lu cuntu de lu Nanni 
Orcu; Bernoni, Fiabe popolari veniziane, Venise, 1873, in-12, n" ix, Ari 
ari caga danari-, en Sicile, Pitié, Fiabe, novelle e racconti popolari siciliani, 
4 V, in-8, Palerme, 1875, n" xxix, Lu Scarpareddu mortu di fami, n° xxx, La 
munachedda; Gonzenbach. Sicilianische Mœrchen, Leipzig, 1870, 2 v. in-8 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' U3 

ekerdar. Tenna ias : A)' laidourl ou teh'areç dis ach tdich al te- 
inetted, hatta lekhsed chera lesioueld as, ach louch aini tekksed. Joui 
t.aidourl fel taddartls idem tet d tamourt isiouel as inna ias : Ouch 
i d aitli. Tenna ias : Illa dis. Irgeh di taidourt aitU irleb, isrou airid 
i larouds. Tezoua iUis i àmviis tenna ias : Kernar' taidourt teckour 
s ouitli. loused louas inna ias : Ouch i d taidourt tella rortch ad- 
enimoud dis i Idhiaf. Inna ias : Ou ch t icher ad âchen dis taronaouok. 
Jnna ias : Balta ou i d touchid ach enrer. louggoud as iouch as t 
ik'im (trerret. Inna iasen i tarouas : ICimet besselama ellir' ezoïiir' 
ad sah'ef azrar oui tesinem melmi ad aser . Iffer ik'im azr'ar cha- 

t. I, n" m, La Baguette magique, l'Ane d'or et le pelit Gourdin); en Corse 
(Ortoli, Contes populair PS de Vile de Corse. P.iris, 1883, pet. in-8, n" xxiii; 
Bastuncedu dirida); en Espagne (J. Caballero, Cuentos y poesias populares, 
andaluces Leipzig, 1866, p. 46); en Catalogne (Maspons y Labres, La Ron- 
dallayre, Barcelone, in-r2, t. III, 1875 p. 31); en Portugal (Braga, Cnntos 
tradicionàes do povo portuguez, Porto, 2 v. in-12, s. d., t. I, n° xux, Desanda 
cacheira ; Coelho, Contos populares portiiguezes, Liél)onne, 1879, in-8, 
n» xxiv. A cache irinha),d' où W a passé au Brésil (Sylvio Romero, Contos po- 
polares do Brazil, Lisbonne, 1885, ia-12, no xli, preguicoso) ; en Angle- 
terre (A. C. Fryer, Booh of English fairy toZes, Londres, 1884, in-12, n» ix, 
Jack's huck or the Ass, the Table and the Slick). Il n'est guère de province 
de France où on ne le retrouve : en Haute-Bretagne (cf. P. Sébillot, Contes 
populaires de la Haute-Bretagne, i''^ série, Paris, 1880, in-18 jés., n" v, 
Les cornes enchantées, no xu, La fève, id., 3^ série, Contes des marins, Paris, 
1882, in-18 jés., n" xxiv, Norouas, no xxv, iSorouas, n© xxvi, Surouas); en 
Basse-Bretagne (cf. Luzel, Légendes chrétiennes de la Basse- Bretagne, Par'is, 
1881, 2 V. pet. in-8, t. I, p. 123, Le Diable et la Sainte Vierge parrain et 
marraine); dans le Poitou (cf. Lacuve, V Arbre qui monte au ciel, \,Le P'Ht 
Boun houme Trinquiet, Revue des Traditions populaires, janvier 1888, 
p. 18-24); dans les Landes (Arnaudin, Contes populaires de la Grande Lande, 
Bordeaux, 1887, in-12, p. 33, 56 et 196-222. Compay Lovisoun é le may 
dou hén), dans le Maine (cf. M™^ Destriché, L'arbre qui monte au ciel, II, 
i^osse en rosse, Revue des Traditions populaires, janvier 1888, p. 24-25); en 
Chaœ.pagne ;P. Sébillot, Contes des provinces de France, Paris, 1884, ii:-18 
jés., n" VI, Histoire du bonhomme Maugréant; en Picardie (Carnoy, Lîï/era- 
ture orale de la Picardie, Paris, 1883, petit in-8, p. 308, Les trois dons du 
Sorcif.r et la Fève magique); en Lorraine (Cosquiti, Contes popida'ires de Lor- 
raine, Paris, s. d., 2 v., in-8, t. I, no iv, Tapalapantau; t. II, n° xxxix, Jean 
de la Noix; no lvi, Le pois de Rome). La présence de ce conte chez les Ber- 
bères nous explique comment nous le rencontrons, plus ou moins altéré chez 
les Akvvapiiiis de la côte de Guinée (cf. Petermann, Mittheilungen, 1856, 
p. 467, Histoire d' Ayiansè); et, chez les Serères-Nônes de la Sènégambie, j'.'ii 
recueilli un conte renfermant les mêmes éléments : La Hyène, le Lion et l'Ane. 

8 



L 



114 LA ZENATlA DU MZA6 

red iiaren oui d iousi rel tamdint. Joused elàid izoua r'el tazoug- 
gouartes iouias kadoum imset iout et. Teffev^ sis tamet''Cout tsellein 
refs lenna ias : Minii oui tousid tedjiouen. Inna ias : Ellir ousir' 
taidoui'l ai touckid itessiit iouaouok oui k'direv refs inerai. Tenna 
ias : Soudjemd inni. Tatefrel djadj tio}iidtarerit tnmokWant. Tenna 
ias : Mi lek'erhed r^el latndint tbedded say'a ilUn mldden di laines- 
jida erzem i tafcrit linned as : ar fl/i\ik'k' iouok d ioua iidholmen, 
l C C e f iar eril f fouses idjuur rel i mi n lauiesjida, effer'en midden 
s tezallit tebelch s oufouses larerit iebda léchai midden men nuala 
ledouel midden rel lamejdida. Ennan imok'runen : louk'a Ihat'el 
(amdint, isers aner Rehhi ouis itouach elh'ak'k'es ad ias as et nourh. 
Inna iasen iggen ourjaz : Bab en lar'erif illa d uni n lamesjida n.e- 
r'errel. Ennan as : Aï alef setchen anar oua ecliin el h'ak'k'etc/i. 
Inna iasen: D ion aouok ioui taidourtiouok s our'il. Ennan as ; Et' lob 
aini tekhsed. Inna iasen : Oucht i faidourt iouok, lezouned aitU n 
iouaouok oucht i azjen n ouitli, nich r'ori taroua, nella lach r'ores. 
Ouclùn aini ikhs, bedren Rebbi, iaoui iasen tajenoull tek'oua batta 
naçran elh'ak'k' . 

IX 

CHANSONS' 



1 

^'^ c^ tir ^^ iS-^i JJ 

Inna ias : Imma izan our issin taddart ou n charr. 
Inna ias : Imma takhmarit daiman ennej aktif iouok. 
Inna ias : Imma aman oui farrin idjaouen. 
Our imendi our tini, mimi tazek'k'a. 

1. Recueillies à Melika en 1885, auprès du kliorlja 'Abri ol-Qâder ben El- 
'Abbàs. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RllV \\r> 

2 



J^_ j'>\,_ (S}\ -i^^i Z^j 






Zallei f Oumoh'ammed aoui lllan isel : 
Tesled ma kemnieler s ououl etcli Iddel, 
Ouch i d ouletcli tesled ma kemmeler'' 
Tesned annaho d elh'ak'k' d enneçah'' elhalcr'' 
Oui reri tikerkas oui elWoul elfaref , 
Ibna f eççah' our feri dis izzel 

Oui ikhsen eljennet a ikkfv a ikhdem fellas koull iomn il leb 
Rebbi a ik'bel. 



«J^l J^ j\ ^Si\ ^>\ \jysf ^^^^ ^ 



Ad enchedar'' f memmi bab n louhipsi îiaourar' 
Ad ikhdem timoura a id iaoni airid ai ekhsar' 
A/iouli n ousbenibech d terchast Idkar iouk. 



H6 LA ZENATIA DU MZAB 

AouaUouk ihli'a flou r'nima memmi 

Ad p.ddrer reddounil ad âcliar' r'ailii mernml. 

Bah n ler''(dlft lazizaout hah ti teinourt laounlùlil . 



K.-I ^>*l ^fU •Xa^JL-' \ 

A onissfn a bah enner' n oujenna 

AiJ.ek''dlied tiraousiouln )ie)'' 

Ain Hlanoulwnk 

Khser kedkid n Izihaonhi douzlan idhariouk 

Tounhlil Idiiiari'u louk 

rhar\lri)i ir'alh'niouk. 

X 

LE ROI, L'ARABE ET LE MONSTRE' 

cr*^.>:~-^ "^ j-A.^LJ^I à.i^^ e^i-î ^?y j^jj uM- Af' 3j^" 
^^ÂliT j\jj3 j\ clr*"^*' *-'-'-^- cr"^_"^^ à"^ '^^'^' cJ")^ ojy -5_>" 

1. Conté par Aliloud en l8iS5. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' H7 

A;Jj AflJ *-J^(^J ^J\ ^ OII — J >~>y. cT^^, ^"j^-^' J^ "—fV. 

-x^llc Jjy oji-f jj-i^ c3>l j^*.^" jiJ\ j ùjj^ j^ t^-^^^ 

Z^^i)\j^^' Zj)j)<—^ iJi Cai^j^'I /j-"/^ s1<.J-J) Ojjl »— JiC Llij' 

jj^" Li^y >t^ (T^f"^ w'fr""*^ z^-Làî ojj^ C-i^l Âf" J^j Ji- 

^j-L^" (^Ijj ^♦^_ jl*- j ^_jj1 jj-l ^. v-*^^^ j c^ j^yZ> j cr--i?^ 
^i jAr ^L b c-^_-v^' ojjl" Ji- ^^t^J ^JJl JJ^ ^ ^^ 



118 LA ZENATIA DU MZAB 

Dounit lamezouart iouk'â iggen oujellid n At tebprchant tamdint 
PS soggoud ourir. Tejfpy asen igget elliaichet tamok'rant oualou tou- 
te f refsen tamdint ensen. Dedjidh tetchou middenes d eldjovmlet ; 
tâmer tamdint ensen tek'im dis eUvorn. Iggen ouas tellouz teffer^ r'el 
ouzr''ar toufou dis Aàreben a tikhaminsen d tikhsiouinsen d tefouna- 
sensen d tir'allinsen dilmansen. Toudha refsen dedjidh techin d et 
djoumlet tej ed tamourt tamellalt tedouel fel tamdintes. Irouel sisen 
iggen ourjaz tar'elletes taouah'dit. loudha igget tamdint ri At taher- 
chant izoua itemetra illouz. Inna ias ajeliid n At tabercliant : Tchetch 
smani tousid tamdint ennaf tehedred baba n midden ou ar^en tesi- 
ned did manain ? Nechni d At tabercliant batta tekhsed a tedouel al 
oubrid ennar acii nouc/i a teclied. Inna ias oiiârab : Ouchid ad echer' 
ach oucher igget neçih'et taoualfdit. loutef rel taddartes iouch as 
imounsou isestent. Inna ias ouàrab : Teffer dejner' elliaichet ta- 
mok'rant tecliancr' eldjoumlet ach esetchner' tamdintes dis sert touira 
igget s dliaheret digget selgeblet. Inna ias oujellid al r'ebechcha. It- 
clier s idhes ennin f tir allinscn zouan ma oubrid al imi n temdint n 
elliaichet. Ergcb^n d douelen. Inna ias oujellid: Batta r'as nedj? 
Inna ias ouàrab : As nedj teraclicha tamok'rant f el k'odd n imi n 
temdint s iaourt tak'eblit d taoïirt tadhaharaouit as nesers elkebril 
aourar okkoz n femrouin d'elhr'el techemren anerzem dis tfaout ne- 
rouel r'el bdid nergeb mat ta r'a nsar dis. Inna ias oujellid: Raitrli d 
aouali'di. Zouan rel tamdint n oujellid ad ameren f ilfaddaden ad 
edjen terachcha d ferdhen elkebril di ràites. Si djerouen ibsinucn- 
sen chemren azouan rel ain temdint. Medan terachcha ref taoui-t 
tali'eblit sersen elkebrit imi n taourl tadhaharaouit erzemen dis 
tfaout. Erouelen d elbâidad fourdjen. Itcher eddoukhan ir'leb ioutef 
rel dejaj teffer elliaichet s taourt fak'eblit tsiffef adjen nés ma te- 
rachcha essetcheren r'efs terachcha tzounit idjenan. B'emlen ifezran 
s idamen d elgih\ Atefin tamdint n elliaichet oufin dis eikhezin d 
amok'ran. Chemren r'el tamdint n At taberchant tamet temrouin d 
aggai. Atefen taddart n oujellid inna ias : tellid d elkhalifatiotiok 
aitliouok d ouitlitch d iggen. K'imen mounsoun idjas as oujellid es- 
semm s oggoiid oufouses ouchou. Irgebet ouàrab inna ias : Ajeddid 
on seinmani. Icliemmer Oudai tabedjnas idem as ouàrab tzioua 
isers essem dessat oujellid oui issin tiliiltrs iciioit cssem imniet iniar 



DE OUARGLA ET DE L'0UE1)-IU1{ 11!) 

OU. Jzoua ouàrab r'el taourl n tenidlni inna iasen imidden : Nechclii 
d ajelUdouen tellim oufoiisionok owiisi oui ilnhài r'el oubridiouok 
iid enkedker tahodjenas. k'douelen gd f oubrldes d imesehnen dden 
(zalhtn d zouman. 

XI 

LE VOLEUR ET SES DEUX FEMMES" 



Qj ^j-i L' jj^jj^ ^^'rr"^-?! ^-'^->j^ 2?-^^ ^"^ (îy^ <-^^ dM*^ '(à 



Iggsn oio'jaz imlech taniet't'out neffai nianes d amekradh. Melmi 
iouker ilaouid rersen aiili n loukerdha a tsekren tameV C outls . Tem- 
mout tameCVoutU. Ikhsa ad inr'aimanù iah'mak'. Tesel d as tamet- 
t'out tididhit tenna ias : Miml amekhlouk' ter'arti-d amou temmout 
lameVCoutch : A Icli melchaf a c/i edjar' r'imendja tameCVoulitch 
tamzouart. louadjbit arjaz ou. Tenna ias : Rouh" aker d imàrou. Izoua 
Ir'abet iker d aliouli ichiner t souaman al taddartis. lefVeft tameC- 
foutis r'ers tedjit dadj n taiddourt temsel r'efs igouni terzem tfaout. 
Asen d midden n temdint lleddart ensen ennan as iourjaz : Touker- 
dhed ani. Inna iasen. Ateft k'elbet. Outfen k'élben oui oufin oula 
Icliera Bab n laddart ik'k'ar : Tamel't'out ou loujer tinnad. 

1. Recueilli à Melika en 1885. 



120 LA ZENATIA DU MZAB 

XII 

PLAINTES DE LORPHELiN' 



ju" o--_^^' j^^j} JUjl) jl-iC: ÔJ^^! ^^j^ 

/.OU ?''(??'/ ^aéfl d mainnia ad erdar nliernous d aliouli; 
Erdar' tichbert n tegechcha d hackmak' aherchan tichouchait 
tnelli, 

Ad ouchen irden d oudi ires ouifchedeti. 

Ad erdar' isemrnoura ad enar t\rallin. 

Ad temlech taïzioul laouak'dit. 

Si emmouten oualideiniouok ejhii d lali'ouijar' ima d ima, 

Sh^ak'k'ar' echar' desouar\ 

A tefser' h'oulad echin i (ilchin. 

A Celbar bab ennar^' a ierzek'' s elkounes oualideiniouok. 

XIII 
LES DEUX FEMMES' 



1. Recueilli à Melika en 1885. 

2. Recueilli à Melika en 1885. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-IUR' 121 

i^ viJ>v|_ 0'j.^j <i.*.^ L'u C-.--L 11-' ^i^i ' (J'AI là '^ x^\ ^'ji , 

^-^ J J-'^^^ c.:~.f£- ^-^-4 jj ^ jj\j\ ç^ j^V ^l L_:^_ 

>^-«— taj' C3vj_ ^IS (Ç— '"C- (_Ç-\-^ O./'Àl^C C.^-—^' I C«I— b l-~/ A,) J 1 — ) 

J. Jj a_jj: ^j- _jsy ^^::^.'iJi -v^y ^l L oj^? _jjij ^U- 

cri ^-t. T"^. -^ j^''J-5 jyj^j^ tiyj^'j j^-î-^j J-i-5j-5 ^^^-«Ji-^ 
^1 j ^l lu. jbj-Jj jy-)\ (j-l^fi c-^__-xr <vJ^ jj; ^^y y <^3 

a-^- r^-? ^^ ^-^ r^ ^^-j* t>^i^^' (2:*' ô-^^ J-J ^^X^ <^-'-^" 

-^'-'U sL>^^ C^.J2.< C^j^Z) J>i .5*^ r"^ — ' ^'-^î^ V j^ lS" "^ *~^^ O»^ 

Fzeinan amzouar zouanl (senet (isednan igget taisehbit igget taouaJi 
dit sestent amousni f eddin ensent. Inna iasent : Mata ladjemt dcii- 
nitouent'f Igget tenna ias : Târ' ioualideiniouok ticlicher ennefedj. 
Tenna ias tididkel : Tc.krar' soggoud oiirjaziouok. Inna ias : Lacli 
rerem a?razen r'er Rebbi.Isousein refsent amousni ou asent isioul. 
Bâd inna iasent : A tensemt r'el mak'barat n Sidi Aisa koull igget a 
teV semt anila tzallemtmeraou nit : QoulAUakou. Et'Vessent.TaoualC- 
dit ensent ious -d iggen d aouafi'di idjas ouchchou f tirjet inna ias : 
Tergebed elr'abetiuuk. Toufou Uni tajedid oui dli di zemancs d ou- 
dil d imechchond iherk'ouk' d ouarnionn d oumeloun d badindja : 
Inna ias : Oui louggouded Rebbi ikhsatn. Tididliet iffefas azrour d 
aberckan inna ias : Ou am ikks llebbi tasedd rori neck ellir' d iggen 
el âdlb d aberckan dcir llebbi n doanit oukerar ailli n midden nr'ir\ 
tidjroumin iouzen am Itebbi r'eri ou am ik/is. Joutel tenimet dinni. 
Tetcher laouattdit s id/ies tsetcher tididhet tafit temmout lased di 
amousni tenna las aini tergeb. Inna ias : Etchcr s elkhir, Rebbi ikks 

am, kemmd titchli taouulidit. 

S* 



122 LA ZENATfA DU MZAB 

XIV 

LE LION. LE CHACAL. LA HYÈNE ET LE MULET' 

j3jll jLj L ^_^ ^^i ^!j ^.Jji jli_, j^, ^^:^ o-jj: 

jjX jlj jlcjj Jl Afl ^L b-. Lk;^; ^^jil ^l b JiJI ^^ji ^l;U 
L. JiJl Jj^;'^ Oj_^ ljjj_ t>^^T jU o_j>_ ^sj ■-^^'-'^■^ iS" C"--^^ 

. (j-i^ t>J: tj-i-^ c-.'-^_^- Jj1 j_^- jjr_ j^j ^ j-l b- _^j3 

1. Recueilli à Meiikaen lcS85. 

2. La première partie de ce coule est une variante de hi fable bien connue : 
Le Loup, le Renard et le Cheval : une version en dialecte zouaoua a été tra- 
duite par le P. Rivière : Contefi populaires delà Kabylie du Jurjura, Paris, 
1882, in-18, p. 141, Le Mulet, le Cheval et le Lion. Elle a passé sans doute 
aux Berbères par l'intermédiaire des Arabes. Cf. Fables ésopiques, éd. Halm 
(Leipzig, 1872,in-12, n"^ 334 et 334 6, l'Ane et le Loup); Gabrias. Quatrains 
(éd. Laprade, Paris, 1863, in-12, n» 38, Le Loup et l'Ane); ^<\hr\o?,, tables 
(éd. Schneidewin, Leipzig, 1880, in-12, f. 122, VAne et le Loup) ; Romulus, 
Fables, I. 111, f. 2 (ap. Hervieux, Les Fabulistes latins, t. II, Le Lion et le 
Cheval) ; Romulus de Vienne I {ibid.), f. -40, Le Lio7i et fe Cheval; Romulus 
de Vienne H (/6tVi.),f. 41, Le Lionel le Cheval; Romulus de Berlin (ibid.), ï Ai, 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 123 

Ijerou ouclichen d oiiar d ifis d elb^yel tk'elleben batta achclien 
oui oufin tkazhi tajerest. Outefen iggen our''ar al karamen dis. 
K'imen dis sa oussan. Ellouzen UiarreWen echcharr. Ennan as 
ioujellid n elouJi'ouch : Debber r allonz. Inna iasen : Ouitterin sedj 
ouen. Ennan as : Anazam Iber'el. Inna ias : la arii tker'dha. Inna 
ias : Effer al ouzrar dani ikerrez tarir' si dareniouk deffer. louant 

Le Cheval et le Lion ; Homulus fl'OxfonJ (ibid.), f. 32, Le Lion et le Cheval ; 
Phœdrianœ fabula; (mss. de Wissembourg {ibid.), 1. 111, i". 2, Le Lion et le 
Cheval ; Romulus de Nilant [ibid.), 1. II, f- 9, Le Lion trompé et gravement 
blessé par le Cheval; Ai, Neckam, lYovus Aesopus (ap. E. Daméril, Poésies 
inédites du moyen âge), f. 24, Le Lion et le Cheval ; Aphlhoiiios, Apologi 
seu fabulœ sesopicœ (Hanovre, 1603, in-8), f. 9, L'Ane ; Jacques de Vilry, 
Exempta, u° clii, p. 67. Le Lion et le Cheval ; Voigl, Ysengrimus, p. lxxiu; 
Roman de Renart (éd. Martin, branche XIX, l. II, p. 248-250) ; Ruiz de 
Hita, copia 288, Enxiemplo del Léon i del Caballo ; L^joner Ysopet (éd. 
Fœrster, Heilbronn, 1882, in-8), f. ii, Le Lion et le Cheval; Pierre Alphonse, 
Disciplina clencalis, eh. v. ; Burckhard Waldis, jEsopus (éd. Kurz, Leipzig, 
1862, 2 V. in-12), I. I, f. 32, Le Cheval et le Lion ; SteinhOwel, J:,sop (éd. 
Oesterley, SluUgard, 1874, iii-8, f. 64 b, von den farlzenden ^\olf|'}; Hans 
Sachs (éd. Relier et Gœlze, Stuttgard, 1870-1886), IV, 3, 224, Le Loup 
orgueilleux; Boner, Der Edelstein (Berlin, 1816, in-8, f. 50, Le Loup et le 
Cheval); Hagedorn, I. II, f. 26, Le Loup et le Cheval ; Mone, Anzeiger, V, 
452, Le Renard et la Mule ; Le Noble, Contes et Fables, Aiusterdam, 1699, 
2 V. in-8, I, 71, Du Cheval et du Loup ; G. Biaggi, Le Novelle antiche 
(GLialleruzzi,n°94, Borghiniane, n° 91, Le Renard et le Mulet, p. 125, 126); 
La Fontaine, 1. V, f. 6, Le Cheval et le Loup ; 1. XII, f. 17, Le Renard, le Loup 
et le Cheval; Régnier, Œuvres, Paris, s. d., petit iu-12, Satires, I. III; 
Desbillons, Fabulse œsopiœ, Paris, 1778, in-12, I. V, f. 21, Le Loup et le 
Mulet; Le Jay, Bibliotheca rhetorum, Paris, 1725, in-8, II, p. 148 ; Ménage, 
f. V ; Robert, Fables inédites des xn^-xiii^ et xiV siècles, Paris, 1825, 2 v. in-8, 
t. I, p. 319; Kirchhof, Wendunmuth (éd. Oesterley, VII, 43) ; Léger, Contes 
slaves (Paris, 1882, in-18, n° xviir. Le Loup nigaud, conte petit-rassien) ; 
Hins, La Russie dévoilée au moyen âge par sa littérature populaire (Paris, 
1883, in-i2, p. 48, Le Loup pauvre); Krauss, Sagen and Mdrchen der Sùd- 
Slaven, t. I, conte 1. Le Loup devenu romain (ermite); Hahn, Griechische 
und albanesische Màrchen, t. II, n° xcii. Le Loup, la Renarde et l'Ane; Hal- 
trich,Deu(sc/te Volksmàrchen ans dem Sachsenlande in Siebenoùrgen, n° 103, 
Le Loup et la Jument; Haupt et Schmaler, Wendische Volkslieder, lî, 161, 
Le Loup et la Jument; A. Kùhn, Mdrhische Sagen und Mdrchen, p. 299, Le 
sot Loup ; Dunlop-Liebrechl, Geschichte desProsa-Dichlung (in-4, 1851, p. 254, 
539); Loys Brueyre, Contes populaires de la Grande-Bretagne (Paris, in-8), 
CXIV, Le Pot de beurre, II. 



124 LA ZENATIA DU MZAB 

djor t'ttaouin iouda tamourt ierouel elber'el. Inna iasen d ouar : 
Erlilnr . londo fpfs ouchchen itar'red. Jased i/is ùsounoudas tinelli. 
Inna ias : Aoui anar if/gen oidoum acli. daouer soujelUmes. Selkhan 
aloum enni. Inna iasen : Arcret a fchemma isoum tellim tlouzouni. 
Ennanas : Nella necherel essptcli oui tekellebed f ouckchou. Inna 
iasen d ouar : izzer soun ajlim. Soud/ioun t dis ijennin r'efs. Inna 
iasen : l'il'aouin dlint : Ennan as : Acber ma n cha a tralCad. Zouan 
a letten aisoum n oulou/n. Segdkàn asen chared oussan fettechen 
r'efs ofen t immout. W Cef ouchchen ajlini n ouar iz-oua issouyoud sis 
iounren. Imlaga ma iouaren ennan as: Butta Ichemmeredia makred? 
Inna. iasen : louin imzeren refouen hatla tzourim al oumchan oua 
ifoullani a temetam gâ. Ennanas : Oui inrin ouàmmltnar . Inna 
iasen : Iggcn ouçiad iouâr oualou. Erouelen. 

XV 

LA POMME DE JEUNESSE' 



l'^ A.^.^ -^j_/' A~^-«j -^1 «.X v^ y "^ " — ^ \3^^ o-' i^^j jjCij 

sl^Jiiij^ ^Jjj Oj^-V)" J_p ^- 0^"^ Jv^"^'' (J^-^-? -^'-'!i ij^ ^^ ^^ 



1. Conlé par Miloud à Mellka. 



DE OUAUGLA ET DE LOUED-RIU' 125 

^l lu" ^ài ^s_j) ^_j'-^-' cij5 Jj-^ c^>_y là y <— ac- ^r ^ u jj-L j Jl 

c-i-iLi Jj (jvJl^Ài: iJjUJ-j ^^c. j'.j ^L lu" jjjy ^*ij ^^^ 
^ 4AS -aJ"! ^l L -Ujj j^L ^' Ll ^s. -.L lu. p-LiLl jl *i 

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jj-jls-jl cy cJl^ik ^l)_ >i^_-vj: J,& jA,« ^£\ jljj ol~Jl 
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126 LA ZEXATIA DU MZAB 

j>:^_Ai_ ^v-^-f- Ji^ c-XJ-l' 7- Isa!! jyi^i J>\ JUja*— ^>J^_ 
L-ljCll j^l J'y_ j_x- ^l^i_ aJj_j J^ jaA ^_ jC ^1 ^j:_5,__ 

*^^->fL (j--'*>' J^ ^^r- (^ -^^3^ (j— ->■?- ^-rr-:^' ^K -'^Jv?*^ -^ 

^:^l34!lj t^j* Jli^^. (j-'t ^^, '^\ jj^ Oe-ii-1 J.' j ^i ^jU; ^l 
^ ^^rr'^ ^~ï J-^ j c-:- j.^" v^l ^^^1 Jj £^ j^J^j ^j-^ ^ 

^ jL|/»l J) JjA) 4>i^U jj-UiT ^tlisl CJU.^ Jj-!^" ^r^ A^ J^ 

Jouk'd iggen oujcUid II zeman amzouarr^eres senwies timzïouin ou- 
lacli reres adhefli. Zalekent issis ik'eleb f oumelach ensent. Oui ikhs 
ad iouch idbab n temdint. lased iggen oudhefli s igget temdint tebdd 
ik^k'im s oggoud elbordjis eddar fefs illis n oujellid. Tergeb ezzines 
tekhsel taizziout tenna ias ihabas : Oui tetlaf Imâcha ellir' erkhir\ 
Inna ias babas : In ii mani iour'en. Tenna ias taizziout : Nechnin 
zaleker' Rebbi ikhlak' lensa idekker batta temouted ou mlechar^ a 

1. Les éléments de ce conte sont très répandus : dans le conte zouaoua 
du Chasseur (Hanoleau, Grammaire kabyle, p. 274), le principal person- 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-HIR' 127 

tezouid idjehennama. Inna ias babas : Oui oufir' irdjazen louali- 
dien. Necli d ajellid oui oufir iâdel. Tenna ias : Ellir'' ergebar^ HJ9^''^ 
oumakhlouk' iddjebi. Inna ias : Aouit id a tsestenar\ Tenna ias : 
Achclia ad ias. lased oudkefli teskeren ikhdimen s oggoud taddarl 
oujelUd : eA'fefen i, sitfen t fel taddart Idneg as taizziout taoui t 
r^el tazek'k'as tera ias ioudemes. Tenna ias : fCim t amour l ach erge- 
bar' ekhser' aniplachetch . Inna ias oudkefli : Netch d amenfrou 
ouch il d aferoum ad echar\ Tenna ias : Batta oui temleched mai 
ad ink'edhd tabejnatch baba. Tenna ias iikhdim : Effer' .7 oudef ou- 
dkefli inna ias : Nech ou mleckar' al d ias baba nem. Tekka ref 
tazek'k^a fejjit tedouel louok't n idhes toufi ikli'iin tenna ias : Batta 
rai'ch. Inna ias : Ackclia ad emleckar . Tenna ias taizziout : /ni chetck 
mani. Inna ias : Neckcki d emmis n oujellid. Tenna ias : Debber r'efi 
isetmaouk timek" ranin oui emlechent nech ad emleckar'. Inna ias : 
Aidk baba nem. lased oujellid inna ias : E lli amdou lillak si tardhid 
r'efnar\ Inna ias ioujellid : Ouch illitckatemlech. Inna ias : Debber 
ref i chetck. Inna ias : Rouli al fabechcka. Itckarou s idhes. Inna 
ias ioujellid : Soufer midden s temdint tebbed id iâzzaben in imi 
nelbab zeiin issitck ad ekktarcnt irdjazen iman ensent. Bdan atfen 
midden rel temdint : illis tamek'k'erant taouout ardjazes s defah' 
fidmaren. Ennan midden : Flâna temlech. Ennan : Mabrouk. Tem- 

nage est envoyé par sa femme qui conspire contre lui avec un ogre, à la 
recherche de la pomme qui rajeunit et de l'eau qui ressuscite. La pomme 
qui rend la santé ou la jeunesse existe dans une foule de contes appartenant 
à d'autres cycles : ainsi au Tyrol (Schneller, Mdrchen und Sagen ans Wàl- 
schtirol, no xiv, Les trois Amoureux) ; chez les Arabes {Mille et une Nuits, 
trad. Galland, éd. du Panthéon littéraire, p. 610, Histoire du prince Atimed 
et de la fée Pari Banou] ; en islandais (Poelion, Islœndische Mxrchen, Vienne, 
1884, in-8, n« xiv, Les trois Fils du roi). Dans le Sinhdsanadvatrincika, il 
s'agit d'une pomme qui procure l'immortalité et qui, passant de main en 
raain, finit par revenir au roi Bhartrihari, lequel apprend ainsi l'infidélité de 
la reine Anangasena cf. Weber, Ueber die Sinhdsanadvatrincika {Indische 
Studien, t. XV, Leipzig, 1878, p. 212-215); Der Vetalapancavinsati, ubers. 
V. Liiber, Gorilz, 1875, p. 15 (d'après la recension de Çividâsa) ; Baital 
pactiisi (version hindie), trad. Oesterley, Leipzig, 1873, in-8, p. 73-75 ; 
Batris Sinhasan, les trente-deux récils du trône (version bengalie), trad. par 
Feer, Paris, 1883, in-18, p. 11-13. Cette même légende se trouve appliquée 
à des personnages d'époque byzantine : Théodose le jeune, Eudoxie et le 
comte Paulin, cf. Chronicon paschale, éd. Dindorf, Bonn, 1832, in-8, p. 584- 
585 ; Theophanes, Chronograpida, éd. Ciassen, Bonn, 1839, in-8, t. I, p. 153; 
J. Malala, éd. Dindorf, Bonn, in-8, p. 356; Jean d'Antioche, ap. G, Mùller, 



12S LA ZENATIA DU MZAB 

Iccli tldidliet n oultmas bdant d okkoz. Tek'k'hn tamezziant md our- 
djazes. Oui deffir ara atfen taddart. oujellid inslbenes ennan as 
ioujellid : Balta tekhsed r'ernar'' ach nouck. Injia iasen oujellid : Ad 
ergebar' issï batla ekhsent. Jnnaiasen : Sa oussan tasem d. Ass enni 
d ousin tisednan ensen inna iasen oiijeUld : Ad eClebar^ r'erouen 
igget elh'ajet tella f.etouadker r-'i. Ennan as : In anar' nella nliar. 
Inna iasen : Deffalt a'ini ifouh' ad irr aousser d amezzian. Ennan as : 
Ounni ibâd ounessin manl illa. Inna iasen : Batta oui tiouim el- 
h'ajet ou oui aouen ticher'' issiiouk : Sousemen sioulen ibàdk bâdh. 
Inna iasen oumezzian : Tefeltecht f iggen oual ara tak'belem ajellid. 
Ennan as ioumezzian : Debber r'efnar'' chelcli. Inna ias oudhe/li 
ioujellid : Achcka a naoui Ih'ajet ou. Ennan as ioudhe/li : Effer' d 
achcha a nemlaga azrar. Melagan azr'ar di seinmes. Ennan as iou- 
dhe/li : Chetch debber di l'hajet ou emmer'' ach nenr\ Inna iasen : 
Enk'edhdl idhoudanouen. Ibda oumezouar ink'edhâ dhadcs idjit 
Idjebirat ikemmel asen ink'edhâ ten di okkoz. Inna iasen : Sou- 
djemet s oggoud temdint ala d aser . Izoua Ikliela louodii s oggoud 
temdint n elr^oul ialir'el aouririlgaioufou elr^oul telezzad. lasas zdef- 
fir iCt'edh ifes inna ias : ECt'edher' if n Alssa d Mousa ai tse- 
chened deffali enni ifouh' ad irr erroK aousser d amezziani. Tenna 

Fragmenta hisloricorum grœcorum, l. IV, Paris, in-4, p. 535; Georges 
Cerlrenus, éd. Bekker, Bonn, 1838, in 8, t. I, p. 591-601 ; Glycas ; Gons- 
lanLin Manassé ; Zonaras, Annales, éd. Dindorf, Leipzig, 5 v. in-12, t. III, 
1870, 1. XIII, ch. xxm). Mais, chez les écrivains byzantins, la fiomme est 
devenue simplement un fruit d'une grosseur extraordinaire, et cette trans- 
formation de la légende au point de vue rationaliste me parait prouver que 
la version indienne est la plus ancienne, contrairement à l'opinion de 
M. Weber {op. [and., p. 214). Un conte toscan remplace la pomme par un 
raisin (Nerucci, Sessanta novelle popidari montalese, Florence, 1880, in-12, 
nouv. XL, Les trois Frincrs). Ailleurs c'est l'eau de la vie on de la jeunesse 
qu'il s'agit de conquérir, ainsi dans un conte suédois (Slephens et Gavai - 
lins, 0/d Norse fairy taies, Londres, s. d., in-8, p. 16i, Le pays des fées; 
Marmier. Contes populaires de différents pays, U" série, p. 225) ; en Lor- 
raitie (Gosquin, Contes populaires de Lorraine, I, no xix, Le petit bossu); 
en Haute-Bretagne (P. Sébillot, Contes populaires de la Haute-Bretagnr, 
3e série, Contes des marins, n° xv, Le grand Coquelicu ; n» xxi, Jean le soldat), 
Un conte arabe d'ÉgypLe se rapproche de très près, pour les détails, 
du conte kabyle cité plus haut (Dulac, Contes arabes en dialecte de la 
H'tute-Êgypte, Journal asiatique, janvier 1885); en Allemagne (Grimm, 
Kinder- und Hausmàrehen, n° xcvii. L'eau de la vie). On sait que celte tradi- 
tion de l'eau de la jeunesse (ou eau de Jouvencp) reçue par les Espagnols 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR" 129 

ia-s- : Chiain chetcli s elaçel n avouai^ : ebbi izef s ouiis n oujel- 
iid n afoual mi toute fed reldjadj n el djenan ek'li izefennirtfaout. 
a tafed sedjert teksed sis semmes n elh'ahbet safa teksed oui 

des Orientaux (Cf. M\gn&, Dictionnaire des légendes duChrislianisme,Pii\\s, 
1 855, in-4'' col., 745-746 ;D'Herbelot,6i6/îO</ié7ueonen<a/e,Leyfle, 1777-1779, 
4 V. in-4" t. I, p. 79, s. v° Ab-zendeghian) les poussa sous la conduite de 
Ponce de Léon à une désastreuse expédition en Floride, Cf. P. Martyr d'An- 
ghiéra, De rehus Oceanicis etnovo orbe, Décades très, Cologne, 1574, in-i2, 
p. 202; Garcilasso de la Vega, Histoire de la conquête de la Floride, 
Richelet, Paris, 1709, 2 v. in-12, t. I, 1. I. p G ; G. Cardenas, Ensaya 
chronologico para la Historia delà Florida, Malrid, 1733, in-f., p. -1 ; Her- 
rera, Décades, I, 1. IX, ch. v ; Oviedo, 1. XVI, ch. ii ; Robertson, Histoire 
d'Amérique, 1. III ^Œuvres complètes, éd. du Panthéon littéraire, Paris, 1855, 
2 V. gr, in-8, t. II, p. 498-499) ; GalTaiel, Histoire de la Floride franmise, 
Paris, 1876, in-8, ch. i, p. 11. Cette légende de l'eau de la vie joue un rôle 
important dans les versions musulmanes de la légende d'Alexandre, cf. Weis- 
mann, Alexander, Gedicht des zxoôlften Jahrhunderts, Frankfurt-am-Main, 
1850, 2 V. in-16, t. II, p. 135 ; P. Meyer, Alexandre le Grand dam la litté- 
rature française au moyen âge, Paris, 1886, 2 v. in-12, t. II, p. 175-176, 
183 ; Vogelstein, Animadversiones quœdam ex litteris orientalibus petitae 
ad fabulas quse de Alexandro Magna circumferuntur, Breslau, 1865, in-8; 
Ethé, Alexander's Zug znr Lebensquelle in Land der Fisterniss, Munich, 
1871, in-8; Firdousi, C/ia/i-iV«me/i ; y<iz!xm\, l skender-Nume h. lï en est ques- 
tion également parmi les merveilles citées dans la lettre du Prêtre Jean (cf. 
Zarncke, Der Priester Johannes) et dans la chanson de geste de Huoii de Bor- 
deaux (éd. Guessard, p. 165-166). Dans un conte delà Haute-Bretagne l'eau 
de la jeunesse est remplacée par un merle blanc (P. Sébiilot, Contes popu- 
laires de la Haute-Bretagne, l'"e série, no i. Le petit roi Jeannot], et dans le 
roman de Blancandin, par un arbre [Blancandin ou f orgueilleuse d'amour, 
éd, Michelant, Paris, 1867, pet. in-8, p. 87, v. 2595-2601). 

1. Nous trouvons ici une allusion <à une ancienne forme d'adoption 
employée chez les Berbères et que pratiqua, dit-on, la Kahina, envers 
l'Arabe Khalid ben Yezid ; cf. Ibn Ad'ari, Bayân el- Maghreb , Leyde, 
2 V. in-8. 1848-51 , éd. Dozy, t. I, p. 21 ; El-Aïachi et Moula Ahmed, Voyages 
dans le sud de l' Algérie, tr. Berbrugger, p. 235). On trouve des détails sem- 
blables dans deux autres contes kabyles (Le Chasseur, ap. Hanoteau, Gram- 
maire kabyle, p. 274) et Les Trois Frères (P. Rivière, Contes populaires de 
la Kabylie du Jurjura, p. 235). De nos jours, l'adoption existe encore dans 
le droit coutumier des Kabyles du Jurjura, mais le simulacre a disparu et 
est remplacé par une simple déclaration (Hanoteau et Lelourneux, La Kaby- 
lie et les coutumes kabyles, Paris, 1873, 3 v. in-8, t. II, p. 189). Ce trait 
est mentionné dans un conle populaire arabe d'r'gypte (Spitta-bey, Contes 
arabes modernes, Leyde, 1883, in-8, hisl. II, Ours de cuisine) où il est 

y 



130 LA ZENATIA DU MZAO 

tsaoucl ledouled d^f/îr oui tsaouel . El liahbet tamezziant dis 
elliouhnel . laoui ien iased iaouodh idlsen Itemdint ilaga s ime- 
doutchal ennes Isekren eddeffali' n eUioukmet r'eljibes. Ididli- 
nin iouch asen iggen iiggen. Atfen rel oujelUd iferah' sisen ion- 
chasen Ikerasa. Ek'k'imen . Inim iasen : Tiouim ammer' ouhoii. 
Ennan as : JSioui d. Inna iasen imok'k'eran : Aoui chetch d amzounr. 
ICtef tisit ifouses azelmad idji deffali r'el linzares ifouk'it ou 
as idji oula Ih'aia isers it itamoiirt. Ouchen as idid/inin d okkoz. 
Inna ias : ter'arem r'efi oui, fiji lli'ajet a. ouen ennir\ Jnna ias 
ioumezzlan : Aoui d eddefaJi'elch. Jnna ias oumezzian : Nitck 
oui edjir' bah n iPradint ou acii ticher' lliabt iouk. Nechchi s intou- 
rou oulach r'eri. Inna ias : Aoui ad ergebar . Iouch as t inna ias : 
ETt'ef tisit ifousetch, et'Cef deffali i fousetcli afousai Idji t r'el 
tinzares irgeb r'el temartes ledouel taberchanl. Efferent as tir' mas 
timellalin idouel d amezzian. Inna ias ioudhefli : Chetch ad mem- 
miouk. Inna iasen irais : Bail a emmouter' illa d akhelift iouk d ajel- 
lid. Ik'k'irn bessi ma oujelUd. lemmet oujellid ialikeni amtchanes 
ajellid ou asen iouchi iimeddoutcliales tiizziouin. 

XVI 

L'ANNEAU MERVEILLEUX' 



^' j'-^" j^j jj"^' -^.-^JlJ-^ (Sy-*^ ^ •^'r'^ -^ Lf^fl <j'\\ '•^yi 

passé peut-être des Berbères: un bas-relief de Thèbes nous montre, enefTet, un 
chef des Machouach (Libyens) de la XXII" dynastie. Chechoncq, allaité (et 
adopté ?) par la déesse Halhor (Lenormant d'après Lepsius, Histoire an- 
cienne de rOrient, t. II, Paris, 1887, in-4, p. 338). Il convient cependant de 
rappeler que ce trait se rencontre dans un conte moghol d'origine indienne 
(cf. Kuhnert, Midas in Sage und Kunst, Zeitschrift der deutschen morgen- 
Ixndischen Gesellschaff, t. XL, 1886, p. 549) où un jeune liomme devient 
le frère de lait du prince qu'il est chargé de raser (cf. Jûlg, Siddhi Kùr, 
mongolische Màrchensammlung, Innsbrùck, 1868, in-8, conte XXII). Des 
Moghols, il passa en Russie, où on le trcuve appliqué à un khan de Polo- 
vets, Kholodivoï Bouniak, sorte de vampire et allié de l'ataman Bogdan 
Khmielniçki (cf. Mérimée, Les Cosaques d'autrefois, d'après Kostomarov, 
Paris, 1865, in-18 jés., p. 57). 

1. Conlé par Miloud à Wehka en 1885. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 131 

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cr\. ^ c'^" J'y} -^^y. lT^. cT^ «.ri: ^. ^^f ^ CJ\^^ w^ ^, 

j^r^ jlj*JL)_j jjl ^jjJ Je- Jj^" i]^._ ^Uj ç\ J JJC oïjjj J 



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132 LA ZENATIA DU .MZAB 

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DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 133 

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J^ t^OT Jais ^^1 j;^_ J" (^j J_;l^ ^^^ ^J^!^ Je jlj^l 

C.-b_ji_ jlcjjSi j_^x- ia;_ ^ilc;, ^-it^J ^n Osli^ A?'jJ^, c/J^Jr-J' 

j^. ^"^-"j^ "^.^^ 'jj'^ '^li -^-ijj (^^ "--■ (j^>* (j*-^ ^-'**^ iS y* ^ 

C.-1X4J1 cS-^ vioc-j^ ^"y jj^Jv, ^^^ 0*"- ^"^y fi^"*^" t/'-' u"- ^. 

^^y. ^, ^^~' ^. t/^-J -^^ à3^j_j, j^^^-^ -^,.>JJ^ jr^ ji?^ 
j^^ — «1 jj-*^ pl^^l j^ ^l b- -v.^ aJit eu sULa^II s1-\, --L \'^ 

Z^^j\ ^^i JL^il vl5vj_ ^l L> ^i jA^ ^^;i 03 J^ iS^^^ 

r-^^ j'_ ^"j^2 J^ Jj-^__ ^,j[: cir-*^^ J^ *^,j^ ■^_-ijj a^ ^^^-a^^ 
^bi^l -*Jjj Jj-i^ -^-JJj c^ ^Jjy ^_^jJi t/^^'j-^" Ay ;^^ 

1. Ce conte est évidemment une version de celui d'Aladin, transmis par 
voie orale et augmenté de traits étrangers. Il en existe une recension plus 
développée en dialecte de Bougie, à la Bibl. Nation., fonds berbère, n" 17, 
p. 103. L'épisode de la souris chatouillant avec sa queue le nez d'un dor- 
meur pour en faire sortir une bague qu'il y a cachée, se retrouve dans un 
conte russe, cf. Gubernatis, Mythologie zoologique, t. II, p. 59 et Cosquin, 
Contes populaires de Lorraine, t. I, préface p. xi, et dans un conte nouba, 
cf. Reinisch, Die Nuba-Spi'ache, Vienne, 1879, 2 v. in-8, t. I, p. 229. La 
manière dont l'anneau est enlevé par un sorcier est la même que dans un 



l'^4 LA ZENÂTIA DU MZAB 

Immout babas idjas d aciad d oumouch d oujedid mammas tzar 
tiddar ; netta d itliaous azfar iùich s ibessiounes. Mi ioufou ar- 
erda oudr^ar\ irezzem as d oumouch; mi irgeb herzer, irezzeiu as d 
açiad ; mi irgeb ijcdiden n ajenna irezzem r'efsen d ajedides. Ig- 
gouas izouar r'el iggouar''zou iaf dis ou toufret inna ias : Ach arir 
fousetch. lourias fouses ik'li aslbelCourtf août. Inna ias : Ad/iel tifaoui- 
netch. Inna ias : Sa^'^a tellid addai aCef el dk'letch taouid elmal 
anzoun. Iaf ouCfel dis okkoz tar^imin irgeb tkhatemt djar tarimln 
ledj am iiri Idjit dhadis ibfamt eddis. Tesioul as tkhatemt lenna 
ias : Aini tekhsed ad ias jar ifassenelch. Inna ias : Sousem. Izagga 
ioudai : Silii. lalid d. Inna ias ou toufret : Batta llla Imal It 
tiouid? Inna ias out'efli : Oui teffar Idk'liouk. loui ibessiounes 
ik^Vâ izoua r'el temdmtes. Ik'k'im azr'ar ibram tkhatemt fouses. 
Inna ias : Khsar' iis daouaJidi d airid daouah'di jar ifasseniouk. 
lenna ias : Adhel tit'aou'm etch. Iaf imanes d enj ouis inanetch as 
inna. latef al rersen tekhlâ mammas tenna ias : Chetcli manain? 
Inna ias: Nechchin memmim. I efrah' . Inna ias imammas : In as iou- 
jellid a iouch illis. Teyina ias : A meunni oui tnedjemer ad k'abelar 
ajellid. Inna ias : Houh' aini iCleb moudjoud à oui tougged. Tezoua 
rel oujellid aoutent elâssas. Tedoud d trared tenna ias : A rnem- 

conte de Ghat (Krause, Proben der Sprache von Ghat in der Sahara, Leip- 
zig, 1884, in-8, hist. I, DjoKa et sa femme, p. 31-51), dans un conte arabe 
d'Algérie (cf. Cherbonneau, Leçons de lecture arabe, Paris, 1864, in-12, p. 26, 
29, 54-(51, Histoire d'un bûcheron de Tafilalet), et dans un conte de la Haute- 
Bretagne où une bague enlevée par un géant à l'aide d'un stratagème ana- 
logue est reprise comme ici par un chat et rendue au capitaine (cf. Sébillot, 
Contes pojndaires de la Haute- Bretagne, I1I<' série, Contes des Marins, Paris, 
1882, in-jésus, n" xxr, Le Grand Géant Grand Sourcil. Peut-être est-ce 
à ce conte qu'il est fait allusion par Galland qui l'aurait entendu conter à 
Constantinople (cf. Journal d'Antoine Galland pendant son séjour à Cons- 
tantinople, éd. Schefer, Paris, 1881, 2 v. in-8). L'épisode où le poisson, 
arrivé en retard à la réunion des siens, rapporte Tanneau, se retrouve dans 
un conte lorrain (cf. Cosquin, Contes populaires de Lorraine, t. I, n° ni, Le 
roi d'Angleterre, p. 41-42 et notes p. 48-49). Ce conte peut être rapproché 
d'un autre d'Albanie, (cf. Dozon Contes albanais, Paris, 1881, in-i2, Le Ser- 
pent reconnaissant), d'un conte arabe (cf. Kirby, The new Arabian Nights, 
London, in-12, s. d., p. 1-124, The Fishermans son). Sur celui d'Aladin, 
d'où le nôtre a été imité, cf. Mille et une Nuits, éd. du Panthéon littéraire; 
Zotenberg, Histoire d'Ala eldin, Paris, 1888, in-4, et le second chapitre 
de mes Contes arabes et orientaux {Revue des traditions populaires, no- 
vembre 



DE OUARGLA KT DE L'OUED-RIR' V.io 

mi IsiK'ald. Inna ias : Edouel d ma tougged, baila aoutenam zagga 
am isel oujellid. J'ezoua aoutent terared isel as oujellid inna iasen : 
Kdjit a tatef. Tenna ias : Ai ajellid khsar'a iitouched illitch imem- 
miouok. Inna ias : Ont Inedjemed f chrouClouk. Tenna ias : Amv il 
iliadher. Inna ias : t'dj elbordj elli ourar' azrar n temdint. Tenna 
ias imemmis : Clitou d a iCleh oujellid. Iffer emmi n temezraout 
rel ouz^ar ik'arretch tekkalemt iamer f elbordj . Tenna ias teklia- 
iemt : Adhel tifaouinetcli. Irzem tiCaouines, iaf elbordj amchan 
iekhs. lazed r'el mammas ad (edouel r'el oujellid : in as elbordj 
ioudjed. lali oujellid r'el ennedj irgeb elbordj manetch ifleb. Inna 
ias : Kemmel d okkoz temraouin ichemjan chemmeren otirar d ou- 
zerf, tazded am ouchar' illionk. Tedouel fel mem.mis iazen d ichem- 
jan chemmeren ourar^ d ouzerf. Inna oujellid iràiatis : Acha illi a 
temmeltch a lerdern d aoualCdi a tebechchem d aoualidi a (sioudhem 
illi elbordj ourar . Sioudhen dis, iased ourjazes iensou dis. R'abe- 
tcha itcher si eddis izoïia diçiod. Iased ou toufret alouaggoud elbordj 
rers tandoumt tekhoutam. Tergeb t illis n oujellid s oulloun. Tenna 
ias : Munich tezounzoud tekhoutam. Inna ins : Ou am zenouzour 
tella igget rer ourjazennem. Tenna ias : Arjaziouk d ageddid ou ai 
t ich. Inna ias d Oudai : In as am t iouch, am ouchar" tididhet ach- 
clia. Al r'abechcha iased ou toufret inna ias : Aoui d ad ergebar' 
tekhalemt am iouch, ou am ouchar^ tididhet. Touat'a terzem taouourt 
Inna ias : Sers it ma tekhoutam. Idem as t iouchast tididhet. Inna 
ias : Akkes taouourt ennem. Ibbi tekhatemt ou toufret ibfam tfou- 
souses iCleb tasirt iali r'el jenouan izoua r'el igget temdint tebàdht 
f ouider ouaman izizaoun. lers dis ibr'am tkhatemtes iatef Ibordjes. 
Idouel emmi n temezi'aout àla Ibordjes iàfidin d ibercha. lerr illis n 
oujellid ibabas. Ideren r'efs elfelek iaoui d ajedides d oumouch d 
ouçiades isafer rel igget temdint tebàdht. Itk'elleb f outouf ennes 
ioutef temdint am Dzair. Isestoun d midden f iggen elbordj s ourar' 
oui ioufi. Iazen ajedides inna ias : Ali ajenna ma ta tergebed iggp^n itri 
di igget tamourt tebâdht in ai. Idouel oujedides iased s oujenna ma 
dedjid. Inna ias : Ellif ergebar' iggen chera isissi di igget tamourt 
tebàdht f ouider ouaman izizaoun. Izoua isr'a alsoum ioujedides inna 
ias : Jaoun aâdisetch achcha a tsafered. Achcha isafer oujedides 
inna ias : Ach edjar' chared oussan a tedoueld. Inna ias : Ad aouir 
mai mouch. Iaoui màs rnouch alin ajenna. Ersen tadzirt ne] oua- 
man. Nsin dis. R\d ouachcha alin ajenna ergeben elbordj ik'erreb 
r'ersen. Ersin tamdint n irerdain. Ennan iasen ir'erdain : Mata 
lekhsem tousim r'el temourt ennar . Iased oumouch imi ntemdint 



136 LA ZENATIA DU MZAB 

ir'erdain if t'es dis. Kosen tiouira n temdint. Ennan as : Amer f 
nar' mata tekhsed. Inna iasen : Ai toucliem okkoz midden d ioua- 
K Idin d idbad ouril. Ennan as : Tisednanaf k'iint âddis ouggou- 
deni sitcli. Inna iasen : Ai taouim igget elh'adjet tella Ibordjou. 
Ennan as : lallah. Effer'en as okkoz midden : H' a. fer en s oggoud 
n elhordj outefen dis. Oufen ou toufret it't'es k'ellehen idiioudanes 
oui oufin teklialemt. Eddoulen r^el ou^r'ar. Ennan as ioumouch. 
Oui 7\oufi. Inna iasen : Aouit ed imezran ennouen. Inna iasen tggen : 
1 ella f tinzares tekroun. Eddoulen âl elbordj edjen tisouatinsen di 
ienni ireklren edjen felfel teddi dekken tinzares; inzou, teffef tekha- 
temt. Ibbit our'erda iimanis. Iffer'' sis al ouzr'ar iouc/i as t iou- 
mouch. Idji t imis mouch. Inna ias oujedid : lallah a.nzoua niouit 
tr'nousennar\ Innou tir^ardines alin r'el oujenna. Ousln d igget 
temdint aman izizaoun nsin dis. Inna ias ajedid ioumouch : Nich 
ach sioudhar' dani ouch il tikhalemt a t edjar' imiouk. Inna ias : 
Ou ach tichchar'. Toudha iasen aman izizaoun toutef tamezzour' t 
n igget elhaichet. Effer'en mouch d oujedid s ouaman izizaoun. 
lased oumouch itedj tasoua ith'okka ijedi. Tenna ias igget elhaichet : 
Ma ta tellid tidjed. Inna ias : Ad eskerar r''ef ouen aman izizaoun 
a tek'dhnt s oudounit. Tenna ias : Chemmer fousetch in anar' batta 
tekhsed. Inna iasent : Ouchi id tekhatemtiouk. Tenna ias : Imar ou 
ach daoular . Tatef aman izizaoun tesetcher Ibrih' addai. Djeroun 
r'efs midden irleb. Tenna ias igget : A nesesten felan a tazalouk't 
dounit. Tenna ias : As ennadh loudha chera tamezzour'' tiouk k'elle- 
het dis. Outfent tamezzour lis afent tekhatemt. Tfarh'ant ouchent 
as t ioumoiœJi. Ibbit oumouch içelcUt ma oujedid. Aouint rel baba 
n sen. laoui t idouel al (emuurtes irr elbordj manetch tour . Tedouel 
as iliis n oujellid. Immet uujellid, idouel oujellid amchanes. 

B. — OUARGLA 
I 

LA TORTUE ET LA GRENOUILLE* 



CT 



^jetijj jj-^^â ^JK*)^ cJ\i y.-:^\jk\ c-oi :> |>U*1 03 J^^^ ^i C> i j^ ^r' 

i. Communiqué à Ouargla par El-H'ùdj Salah' : j'ai conservé l'orthographe 
du rédacteur indigène. 



DE OUAHGLA ET DE L'OUED-RIEr 137 

^l^ i<v-^>-^ Jj-^__ Lo j\j\ -xjlTI jy I ^t.:^ fj^ij^ ç\ \ ■^ (J"^ 

Alj3^ -5^ (j"^ (j^'r-" «_r^ cLj (-x — i) ^S ^ jjj^f'^ t/^rl ^"^>^ 
b>L_^ C>3j^ t/^r'" cT^-"^^ cT^"^- c/'^J '^ ^-^Z. \.i-^^^ 

il -x^_ (jj^»"^ jj^fk lH.^ x^~:»-^ Jj-^ if^ j^ jO^ -^^^ jj^ 1 

jrL- ^^" -aJj ^!ji ^Uî\ (^c. cJ_^ jj*^ f' lX* . . 0>-^ "J-^- 

Jliil l^ IjiJ- dlU-a 0_^ «—ûli-i jjTl jj^'li c/^- t/-^^"^^ 
* ^^^Jli^l ^\ O-^" O^iai ^-f^ C?-?-^, JJ^rf'^ ■* ti"* 

«J-J vf*^ cri-* (^-^-^ J*^ 



1. J'ai recueilli une variante du mênie conte chez les Béni Menacer et on 
en trouvera une autre très altérée en zouaoua (cf. Belkassem b. Sedira, 
Cours de langue kabyle, n° clxxx, ThainK erK ourth laok d'oumk'erk'our, 

9* 



138 LA ZEN ATI A DU MZAB 

Di zeman ifaten ioused elfekroun imelek tadjerout iserhUt deg 
id/i. R'abechclia tenhadh tadjerout. Iffer elfekroun imer'lad ik'im 
imin elitoubaten iàgeb fellas izidhinna ias ilfekroun : Tigid tamet'- 
t'out tembarekt. Jnna ins Ifekroiin : Deg idii toused taselt r'abeck- 
cha tenhadh. Jnna ias izidh : Soug ad ezouir'' ak t id erra. Izoua 
iezidh Itadjerout. Si ioudh illa itkechkouch akhiames. Tenna ias 
tadjerout : Mamou itkechkouchen akhiamiou. Jnna ias : D babam 
iezidh. Tenna ias : Agour a tched izzan g ouma. Jdouel ih'achchem 
inna ias ilfekroun : Amdoukeliou ilàiri. Joused ar'ioul inna ias ilfe- 
kroun : lellid tigid tameCCout tembarekt. Jnna ias Ifekroun : 
Deg idh [toused] taselt r'abechcha tenhadh. Jnna ias : Ad ezouir' 
ak t edaouia. Izoua seg ioudh ikechkech akhiames. Tenna ias tadje- 
rout : Mamou itkechkouchen akhiamiou, tâma tifes terz takroumtes. 
Jnna ias : Nech d babam ar'ioul. J'enna ias : Agour a tched izzan 
likherbinin. Idouel ih'achchem inna ias ilfekroun : A tdiri i. Joused 
alem inna ias : Tigid tameCt'out tembarekt. Jnna ias : Deg idh 
[toused] taselt, rabechcha tenhadh. Inna ias : Soug ad ezouir ak 
t id erra. Izoua alem si ioudh ikechkech akhiam es. l'enna ias : Ma- 
mou itkechkechen akhiamiou. Jnna ias : D babam alem aia edheb d 
iCer ed argazam. J'enna ias : Inour' mai inna ii : Tit'aouinem tizioua- 
rin imim d aousâ idarenem d imferkin. Jnna ias alem : Aia agour 
al tnouba; mata inna iam amou inas : Mata tiCaouin iou tiziouarin 
si ikker Ifedjer; mata imiou d aousâ si Imisouak; mata idareniou d 
imferkin si taroua n akniouin. J'enna ias : Màlih. Jsilit ed tikermines 
iaouit ed lourgazes. R'ii touedh tella tek'k'aras : Mata tifaouiniou 
tiziouarin si ikker Ifedjer' mata imiou d aousâ silmisouak ; mata 
idareniou d imferkin si taroua n aknioun. Jnna ias alem : Chemmin 
takkelboult rii ennir'am ioualen tellid tek'k'ared as ten ou tet't'e- 
fed oulem al d ezouir'. Jni Imatta inour' maâm. Jkhabdhit alem s ti- 
kermines idah'sit s dares inna ias ilfekroun : Agour ekhlef tamet'- 
t'out f iman ek. Jzoua alem i char'lis mata d elfekroun izoua ikhlef 
tamet't'out tididhet ik'im i char'lis\ 
A heni ag d edjir' dis a irfer Rebbi. 

p. 228-229) et une troisième en dialecte arabe d'Algérie dans Delphir, Recueil de 
textes pour l'étude de l'arabe parlé, n° xxx, p. Ii3, La Grenouille et la Tortue. 
1. Un vers d'une chanson populaire des Zouaouas semble faire allusion 
à ce conte : 



DE OUARGLÂ ET DE L'OUED -RI [V 139 

II 

LE HÉRISSON. LE CHACAL ET LE LION' 

jJi^^ ^JJ\ ^^ iSiJ^ ^} cr^ ltV^ J-'-'^ -m ct'?^ j^j iS^ 
jij\ ^Ul jJ^'l J^.i.; o^. ^Ul ^_.l L:.-^^ jl^l ),\j\ 

:>\ oLi-1 (^^« ^i ^Jl ^Ul iiJD" sl^li-l j J^i 1-.1 (^^ 
«54! ^\xi]\ ^^\ jj_^i ^1 ia.J-.2l- ^^\ ijf\ '*i:i\ jj:>\ ^*\ 

jJJl^'I J3I A_^l- ^^1 'iJjlls- ^:.jl ^Ul cJ-Vf'G iJ>t:^' CJLL. 
<iVjl^l jjy dl^l jjl' JkT^^c cîi/L«l -^Sj OJJ.C ^^i>l (_5Jl <j-L-'l 

u 4).JL»1 ^jjj) ^ -^"^ jj^*^ ^-"^ ù^. "5^ ù*-*^ cUi«l j.iur cilL-5 j 

A imma h'anna 
Igan Imerad'i ifker 

ma tendre mère, 

Qui as fait ce qu'a voulu la tortue. 
(Hanoteau, Poésies populaires du Jurjura, Paris, 1857, in-S, p. 400). Il 
s'agit d'une femme qui se plaint de son mari. 

1. Communiqué à Ouargla par Moh'ammed ben Ah'med ben Sa'demou : 
j'ai conservé l'orthographe du rédacteur. CF. sur les différents épisodes de ce 
conte les notes du conte III en dialecte du M'zab, p. 104-105, auxquelles 
il faut ajouter Le Noble, Contes et Fables, Paris, 1700, 2 vo!. in-12, f. XXIV, 
p. 91, Du Chat et du Renard; A. Certeux, Le Chacal et le Hérisson, Revue 
des Traditions populaires, juillet 1888, p. 388-396; Emmy Schrech, Fin- 
nische Màrchen, 1. II, cli. vin, L'Ours juge. 

2. Abréviation pour illjt'lj 41)1 '^^j 



140 LA ZENATIA DU JIZAB 

^j\ jjCâi j^j\ ^u ^.li^i ^\ iSjj, -^jj -^^ ^jjjf^ 

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C^IiT j^i)_ t>\. ^L- (j-^^^^ J->'^ o"^^^ ^S3J, J>^j} ^.-^ t^V 
^^XCI //'*•-■' Z;*'-^' ^.J.xil^iU' C^ /;'-'J' ._aAX— 5^ if^^ -^-^i C-«--*"i 

jyl jLI l-Jï]:>l t_^ji jj^^-"'^ ^t-«i»^ C^jlc ^_^>-«^ (J"^'^ -'"^,'^^ (^-"^'j^i 

t>»*^l ^J> C^J^^^ V (J-^. c/^V*^ jjIaJLJ i J-?-\. j^»—*' à'^J^ (J'\^^. 
'S^ Ù'^^*-^^ -^V^^ c5" -^- <-^^'^- <^^^^ "^f^^ ^^^ ^^^ t/Vl (J"^. 

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j>Jl]? Ol- Jojl jy\ ^^Ù\ ^3\ ^J'\^\ ^j^\ .Aj>t,l^_j x.J\ jj-L:-_ 
^"^jJai xA>- jÇ \ Ji^-c^ (^" /j^ y if^^ Ù J^'^^ jrU-li» C*^— 

vl^itLj (^^^U^' J-" ^^ji\ ^y\^\ J^j^c ji^ C^ ^y^ -^1 ij j'^^ 
^j^^^ sL>=»til^ c^j^-'^ V^ -^*-'^ ù^yj ùyj-^ -^ cj-^"j>lU1 

ti^Ui ii_^:^ x^]\ jiy^ cî5cS^ ^j^ j_yU- ^\ Jj^* x-=»^ ^'^^ 



DE OUARGLA ET DE L'OL'ED-lUIl' Ml 

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^^ A^l iS3J, t>-^j' '*':^^^ ^-^ ■^r'^ cT^, cJ"^' «-^' «^Z.-^" Jy--»^ 

j^j^3 tj-V? ci^l jlâr ^jljl jsj^ ^-1 j--j^ ^-^ tiLLâl dSS 

^-« -L.,«3l jj^*-*-" /c-^' -^" "—^^ ^-^aj ,f'L>l-' /«-^Jl W--) -X^l 5 jl 

UU-ri yjiji j^Wl (j-l c^^j jlj^ Ai'U" ^.irl _^-:^l j^jj j^--s»i 
Jl^l Loi ^ijl lj_/l cjM ^^—a:- ^^x*»::J (J^-^^ (j^-i^ <S3'j ^^ 
(Ir^. û^->^ l5" cT-^ ûp* ObJ^ jj^-i^^ LxJl cJi^^jjl ^.Jl 

Jr-J^y t>'^ cT^*^-?^ ti--^ J-J-^" A--^^ *^J^'^ -^-i JJ^*^^ v**- (^-^-^' 

(J* J^v>^ -i Jjj'. /c'^j'"^ ^^t^f' ^'''-. -'J^**^ Vi^-'-'-^- t5^ ^'^^ 
J-^jl ^^b^ Oî Uk ^J^^^^ ^^^, ctO^^ j>^»-l t_5- -^1 i 
A-) 1 oU ^-^jl if^'-^ j^«^^ jl (r*^^^ (ili^lsi if^ -X-^1 ^-•f'^i 
j(/*l 7^-»j dAi^T-U (^^XJ* ^-^4,-^^1 t/JJ-^' (JJ-^" -^-«i»i jT'^"'- (_5'^' 
^I^" dll-k'Jr'" «JJUI A-^l (J-^ f/^' (_r^ (J^.} Q^3^ c/^ -^^^ 

"j^ jàu ^itC-^1 o •— ' (V-'J' ij*'^'"' ''•'i—Ji ■X^pS^.^i A--»l (J"^---' 

^0 A.^1 ù'jj, (i}j j^--J^ -^JJ^ c/*;"- t/*:^ '*t'^^ t/^rt ■^-'-/•^^ 



142 LA ZENATIA DU MZAB 

0^"^**? j«iU^M jljjl 4>«-f^, r>?-*î^ ^*-^ 

/>i zeman ifaten ioused ouclicken inna ias linsi : Aia nzoua, elUf 
zrif ar'rour n zalim anechchar adanna sis. Inna ias : Manecht ner- 
rek n tJiila. Inna ias ouclicken : Nevrï mia n th'ila d h'ilet tchiC . 
Inna ias insi : Nech ner'ri Wilet ad ouzgen. Zouan atfen m arrour 
ellan telten. Insi ad ichikah' izoua ijerreb imanes ad izer ad iffar in 
ouhou s teçenbeV as ichchouren adan es Igadd ammala d iffer' s 
teçenheC itrek ichcka. Mata d ouclicken iouder ikkfes ilett asougga 
ichouren adanes am tamàddourt asougga ad iousou bah emrcrour. 
Izri {t) insi inna ias iouckchen : Chemmer imanek, bab em r'erour iou- 
sed. Iffor insi irouel. Mata d ouchcken ou izmir ad iffor' s taçenbet^ 
Inna ias insi : Aia effor' d. Inna ias ouchcken : Oui zmira ad effor'{er). 
Inna ias insi : Ma ilant th'ilak ou ak fakent. Inna ias ouchcken : 
H'ammaldik a âmrni selfi id azgen n th'iltek. Inna ias insi : Afs 
tamourt tegid imanek temouted tard imik tezeld idarenek d ifasenek 
tenfed imanek idamen ad ini hab emr'erour temouted ak izeroud 
imaflad' melmiak izeroud imar^ad terouled. Izoua insi ickar'lis. 
ICes ouckcken f mak as inna insi. As d ioudk bab emr'erour netta d 
emmis atfen emferour oufin d ouckcken iemmeger. Inna ias emmis : 
Cktai ouchcken imniout. Inna ias babis : Ickoured adanes n zalim 
as immout. Bed, ejbed. Inna ias emmis : Oua. Jffef t izoua emmis 
ibbi tadri ioukem iouckchen g oggoudkis. Inna ias ouckcken : Akh 
kikki bessi koul chi dis irar tr'animt, lack dis irar. Izoua ak'ckick 
itazzel em babas inna ias : llla ik'k^ar ii tarnimt tar''nimt. Ioused 
babas isegleb ouckcken nelta inrou imanes idamen. Inna ias i mem. 
mis : Kara tennid ii illa idder. Inna ias emmis lî'adi d eççak\ Inna 
ias : laou eVef aman etrek eldjifel. Idouel injebedas idouel ak'ckick 
enni l ouchcken ioukemas tidri dali . Inna ias ouchcken : Am sût 
en. Idouel ak^chick m babasinna ias : Aia ik'k'ar ii dak' : am sût 
en. Inna ias babas : aou elkah aCefaman. Idak' iali d. Si ijbed 
ichemmer ouchcken s tezandkint es izeroud em r'alad. Ikker ouck- 
cken itazzel izroud as irik'it. Ibbi l ouckcken iggit dares izoua. Ig- 



DE OUARGLA ET DE L'OUED- RIR' 143 

gour as imlak'a netta d oiiçaid. Inna ias oucaid : Mata IrUCit ou 
âmmi. Inna ias ouclichen : Ou tesined àmmi'i nechckin d amclakh 
baba ou d amelakh, àmmiou d amelakh, /alla ou tamelakht, ouma 
d amelakh, outma tamelakhl , amata tak'chicht a leloul ner'arna 
r'idh agi d tamelakhl. Inna ias oucaid : Ouii tamelaklid dmmi. Inna 
ias ouchchen : Ak mellakha agour aouid sénat tileinin ticket' t'arin 
usent eksa Imelakht ensent, ak melakha .s ides d oualidi. Izoua oucaid 
ianui as d sénat tilemin ticheCCarin. Inna ias ouchchen : Uni timeh. 
zal agour khelfed tididhentin. Izoua oucaid iaoui d sénat tilemin 
timehzal. Inna ias ouchchen : Uni ticheCCarin. Islekh asent elme- 
lakht ensent ibbi d tadriouin tiziouarin n oumersid. Illa isloui Ime- 
lakht idaren es iddi as tadriouin. Inna ias oucaid : Ah' ! Inna ias 
ouchchen : Mamou ikhsen echchebah' ou iWk'ir ah'. Inna ias ou- 
caid : Ha barka dmmi. Inna ias ouchchen : Ak tega mennou d eç- 
çebaid mennou ad temag illa bak'i. Isloui as elmelakht itted ias 
tadriouin as ioudh ifadenes. Inna ias oucaid : Ha barka ia âmmi 
mamek agou amelakh ou. Inna ias ouchchen : Sousem dmmi mennou 
d eççebaid mennou ad temag mennou ad seraouil. Si ioudh i Uia- 
zames inna ias oucaid: Mamek agou amelakh ou. Inna ias ouchchen : 
Mennou d eççebaid mennou ad temag mennou ad seraouil mennou ti- 
kbert asougga as t isioudhliris . Inna iasouchchen : Ek'k'imdaiaal tek'- 
k'or elmelakht immi toul'i te fouit k'abel ner'res immi toulit taziri k'abel 
ner'res. Inna ias oucaid : Ma àleih. Ouchchen izoua. Oucaid ik^k'im 
iteg f maynek as inna ouchchen. Asi oufen idarenes tek'k'or elme- 
lakht fellasen ou izmir ad ikker. As ed iousou ouchchen inna ias 
iouçaid : Mamek tellid âmmi? Inna ias oucaid : Ma ta ellir', ai 
ameldoun emmis n ameldoun ter'ached ii aia, aia, a k ouaçir n 
terouaou. Igh'azner^res, if fit s tazendhides! Inter imanes ouchchen, 
tenkedh tezindhides em oucaid inna ias oucaid iouchchen : Chtai tellid 
lebaned douar tizendhid, mi ah'lan idareniou a k et'Vefa a k echcha. 
Izoua ouchchen iâidh en tâmm'is. Inna iasen : Aiat a nezoua aneck- 
char adanna m zalim ellir zrikht g iggen amafrour. Ezouan ne!nin 
ides. Si aoudhen ik'en asen tezendhad ensen tizribin n temoutin ih'az- 
ga gisentent d aouah'di. Ennan as : Mata ain ittak'en dtizendhadna? 
Inna iasen : Ou izoua iggen k'eleb iggen al tcharem adanenkoum d 
aouah'di mata tezrim bab oumar'rour ioused, enteret imanenkoum 
teroulem^ chtai oula nech ak'k'ena tazendhidiou am chekmin. Ik'k'en 
it tifrit n zalim. Asi d ioused bab oumar'rour netnin zerin t iggour 
ed, enterin imanensen enk'edhent gad tizendhad ensen, ek'k'iment 
tizribin mata douen itenak'k'enin. R'i izra ou bab oumar'rour ientef 



144 LA ZENATIA DU MZAB 

tefril n zalhn irouel d amizzar. Mata d ouçaid si alilan idarenes 
izoua illiaous hnlaWa netta d ouafibibis ouchchen. IVVeft ouçaid 
inna ias : ECfer' ak a immis n elmelàoun. Inna ias ouchchen : Mata 
gir^ àjnmi. Inna ias ouçaid : Teddid ii tadrouin aisoum ion, tennid 
a : Melakhar' ak d amelakh; imaroii ma k agga. Inna ias ouchchen : 
Ou igi nech âmmi. Inna ias ouçaid : Chek tezendhidek tenkedh. Inna 
ias ouchchen : Ellan at âmmi ou ir'leb did ouar tezendhad, tezendhad 
ensen enkedhent am nech. Inna ias ouçaid : Teskerkoused ai sefah. 
Inna ias ouchchen : Souga ad âdha nrersen a ten tezred. Inna ias 
ouçaid : Aidh. Ididh, ezouan d ouchchanen tazzelen. Izeri ten ouçaid 
qaâ did ouar tezendhad. Inna ias ouçaid : D mamou sgidenkoum a 
imelakhan azinten? Ennan as g ad : Ougi nechnin. Inna iasen ouçaid : 
Aiat a kem aouia en felfel a techchem ouin innan sgidenkoum : Ah' 
ain netta. Ennan as ouchchanen : Agour. louiten n felfel. Ellan 
tetten as ih'arrek alibibis s imellakhen. Illa ik'k'ar as iouçaid : 
Nech âmmi oui ek'k'ira : Ah\ Oula Sidi belah'lah' oula asfar eddi- 
fouali llfasen, ezouan i char'lensen f iman ensen. 

III 

LE FRÈRE ABSENT' 






1. Communiqué à Ouargla par El-H'adj Salah' dont l'orthographe a été 
conservée. 



DE OUARGLA ET DE LOUED-HIU' 143 

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t4Ô LA ZENATIA DU MZAB 

Wah'ai mou h'ali' 
lOernasek di mâiner sen tetiin 

H'afiai mou liali 
Mata k'an'ni s Kanla h khiC esserï 
Ou lliouiak lir'anlmin iasou d aina 
Tir''mas am loulou 

H^aliai mou ICali 

Hassou gelil ou r'aram ketliir 

Mata izoua l Ouadi Mezab 

Ckek a Ouadi Mezab tah Allah <j ouma 

Esioui as iâmranit 

Aoui as d louma semid di oudi 

Aoui as d tourna aman timmeriahin 

Wall ai mou h'ali 

Imi n ouma r'i semid amellal 

Ani d ouma mani Irak' ma iougour 

Ani d ouma? Ain l merabCin d Tazegraret. 

Mata iouma iouli l cheikh el mounir 

Chek ia cheikh el mounir tah Allah g ouma 

H'aliai iouma h'aK 

Esioui as tàmranit 

Ouch as iouma elmoICchi iouajzioun 

Chek cheikh Ibrahim tah Allah g ouma 

frah'aiiowna h'ah' 
Esioui as tàmranit 
Chek ouma tah Allah g ouma 

H'aliai mou KaK 

Chek iouma ma irali mani iougour 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 147 

Mata iouli Icheik/t Bou IVafc. ' 

Chek ia cheikh Bou H'nfç ntak Allah g ourna 

ITaKai mou h^alU 

la Rebbi, Sidl! ouach leslemt (i) lâhadek, dhallemouni 

Oumâtak ia rasi, k'albi hou meh'a'm 

B'ah'ai mou h'ah' 

IV 
LES HUIT FRÈRES. LA JEUNE FILLE ET LOGRE' 

jj-UuT jicj^ j\\— n (jV} c-'>jj\ cyjj (jyj^ jj ^J'^*^ c}^ ''-^^ 

jjJv/*' J>*4 ^j-*^- L^_^_.5^ cr!fl-> ^^' ^'' -'J^^ j^-'J'J ,_r^^ 
^•5^1 L- l^_^ A4JI jj-^-iJ ySj^ (Sy^ -Jj-^'^ (_^ -*>4»'' -*-j:-ji jj->^ 

ùlû^^ -M o--'"' "^J-^'J ^^^'\ ^i' 4>-^> l/*^-^ ^^" ^-?-^' '^-'-^ 

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xJ3i <J^1 ^ii c^-^ ûi^l cT^?. cT^J^ ^^ /^ cr^ ctL-" ^J< 
^L:: ^.:' J.J31 \y\ ^\ ^11 1^1 ^l:^. ^V3l U /i ^L:: ^' 

j>rJ j^**- o^i Jy Cjj\jj If" (j' (;;*-^^ t^-^"^ t/*^-^^ -^^^ 

1. 11 existe à Mellili ries Cha'anba une qoiibbah consacrée à Cheikh Bou 
H'afç. 

2. Communiqué à Ouargla, en 1885, par Moh'ammed b. Ab'med b. Sa'- 
demou dont j'ai conservé l'orthographe. 



^ 



148 LA ZENATIA DU MZAB 

l^i Ail C/jjy^ c/^, ^u^^ _^_j>_A- oL^ ^::^ -^ cT^r' 
^L^_ Cij'J^\ \yy\ Jj-^, oji-^^i jif-- ô\jj\ j^^ ^jy\ c^^^ 

Cjys: /»L«j j j -*^^-?'"^ ijl_^— il -^>oi Jxl- J>U| ^_^-il ^^)_ ^jjr" ^^ 

J^ jj ->j-5j^ -^^ (S-^é ^f'"^ -'^ t-^*^^"^ ^-^'^^ ^-^' ^'^^' ^ 

^^^ cT^. -^^3^ Ô'^J^ iS^^ JJjT^ aj^î^' cT^^-^ ^* ^v^'^ ^J-^. ^V^ 
^Ir ^bl ^a\ Js.^ Cjyjp J*V1 ^ ^5* li-l ^l- iy^l -^_j>_ 

Ci^y ^^ f-^ à" t^. ùî;---' (^r" à*^-?"^^ ^^ u^^r*^ u' . j-*^j 

^">U*1 ^j->\] ioT ^l.^ ^\ f*^-**^ Ô>U-J J_^^ v^i l^j'Vo^ Jjjsj 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 149 

\j^ -ul /*^3-ï^ F"^^^*^ ij^^-*^ (S^:-" ^^y^ j^^ j^ -"^^ \^[a ^j^ 

^ûi j^\ oj^y (j-t;^" ^j-^«^ icy:-_ yj_ jiy jiii iy: ji if^ 

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^LJ Uj^l ^-' C— -jf-^" 4^_l (j-^_-^, ^?- c/^" "V.>^^ cT^-^? 

"-^ c/^^-' lT^" '^-'^ ^^, ^j-^-'-^' (j^^-" ^J^ 'j-^. v^~^„ J'i/'^ 
ojW*^i <Hj-^^ cs^j* juSj j,>_/i ^jj'i J^ 1 ij^l (J-L-U- L-.^iJ j 

^'\ c-lljJ^l 1,^1 ^j-l*^ U^^j) j»-.Ji>-' 1,^1 0_y 3_5>-Aii f-t«I^ ^r*--'^ 

jY'LUj jM'l'» ;^^ ^« — ' \ô>j -^j^Ji j_^ ^-^ ilj /f^ ô-*-^ j^^ 
^1 jjr-^ jlJ-J^ ^j-Ii: j r;f" f"^^ J^ -^ ^■-'^ JH ^i/*^ •^£ tir' c/'^ 

1. Ce conte est identique, pour la plupart des détails, avec la première 



ISO LA ZENATIA DU MZAB 

G ezzeman ifaten ioused ourgaz imlek temet'Vout. Arouen sebâ n 
izioiin a taiziout igget. Iggen eynmas tezrou taiziout en tiziouin ezouant 
l ibbai n teskin s azfar. Tenna ias ilallas : Ad ezouir'' mâsent. Tenna 
ias : Agour. Tezoua. Si oudhent ellant tebbint tiskin toiifa taiziout en 
amroud tebbi t teggi Ikommes. Ezouan t id agonirent mata taiziout 
en teJiim d en deffer ou tezmir a tegour s nmroud en laza feUas. Teger 
gaâ tiskin tedjedr'i amroud. Tek'k'ar d amroudnetta d amza ig ima- 
nes d amroud. Tegour aklia s amroud en imanes ou tezmir a tegour 
tella teger ou ir'is ad ioudha s elkommes. Isioul amroud en inna ias : 
Oucli iid elâhd r'i a tedoueld nerri n ounkantou. Touchas elâhd ioudha 
s elkoynmes tamourt. Tezoua tazel si tououdkr'ersen tek'im i charHisou 
tedouel nr'eres. lasedamza in itbâ eldjourfes as d ioudh r'ersen. Ibda 
l li\)tbat inna iasen : Irh'em el oualidin enkoxnn oucht id akh'a n 
iemsi. Tenna ias lallas : hlîker ouch as temsi, Toggoud taiziout en 
netlat ismis Mamza tenna ias ioumas : Ekker a iouma ouch as. Inna 
ias amza in : Qumam ioumi a Mamza azel ii d temsi. lenna ias : Ekker 
aba azel as. Inna tas amza : Babam a ibai a Mamza azel iid temsi. 
lenna ias : Ekker anna azel as. Inna ias amza : Nannam ai nanni 
a Mamza azel ii d temsi. Inna ias babas ad nannas : Ekker azel as si 
iekhs d chemmin ebbi toufa tazegraret tazel d as t sbdid. Netnin oui 
essinen d amza. Tekker techâl temsi tazel as t netla ik'k'c^7'as : Agah'zi 
d nr'eri fousiou d ak'ezzoul. legh'az ner''res ikhfef it irouel sides. 
Inna ias babatseniiggensiterouas : Ekker barra ebres al outmak. Izoua 
itbd Idjourtes. As ioudh taddart n oumza iaft dis. lenna ias : Mata 
k id iouin ak ichchi amza. Inna ias : Ousir' d ner^rem. lenna ias : 
Aia ak Ii'abir'. TeK'bat. Si d iousou amza inna ias itaiziout en : Ak'ir 
adiiou rih'it n boun Adam tetfouK. Tenna ias : Lach oula d h'ad r'i 
nech, mata tekhsed d iechchou, echch i. Inna ias : Ou am tetta oula 
mata d iggen sel ahlem soufo^' t id ou tetta. Tekker tesoufer' doumas 
iouchas ichchou isouou inna ias amza ioumas n taiziout en. Ekker a 
nzoua a nh'aous a tezred ligamma ou. Ezouan si four'en s taddart 
idouel amza itaiziout en inna ias : Mata tezred ikker d adhou d 

partie d'un conte slave : Grain de poivre; dans ce dernier, il n'y a que trois 
frères au lieu de sept : l'ogre est remplacé par un géant et n'emploie pas la 
ruse pour s'emparer de la jeune fille (cf. Marmier, Contes populaires de 
différents pays, 1''° série, p. 51-55). Une version plus différente existe en 
zouaoua (cf. Belkassem ben Sedira, Cours de langue liabyle, n° 192, p. 2G0- 
2G5, Moh'and hen esscbaé), et une autre, plus abrégée et privée de la plu- 
part des épisodes, en nouba (cf. Rochemonteix, Quelques contes nubiens.. 
Le Qaire, 1888, in-4, p. 11). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-lilU' 151 

amelial sengel a teged el mesouak a Iferli'ed ouen d oiima m imoul ; 
mata lezred ikker d adhoud azeggaV char iklifem n ajdi tsased [lec/i- 
chated) agejdour ouen nech emmorUa. Izoua amza natla d oumas n 
laiziout en. Agouren si oudhen azr'arinna ias amza : Aia nemzaoudh. 
Ebdan a temzaoudhen ina amza oumas n tniziout en icki t. Ikker d 
adhou d amelial tel'raou taizioul en ivHeh tenna : Ou d ouma immoul. 
1 esefdh imefraouenes tsengel tega el misouak iimis tek^im taggod aou 
as ini : Mair'a ou tegid mak am ennir'? — Si d iousou iouf t id a 
tegou mak as inna. Mata d elald n taiziont en si ibfa emmitsen ennan 
as ioumas oudhiden : Ekker agour eVhag oumuk ehres t an outma k. 
Izoua itbà l djourtes noumas. Si iououdh taddarl n oiimza ia f d outma 
s dis. Tenna ias : Mata ak d iouin a iouma? Ak iclii amza am oumak. 
I)ina ias : D elmektoub en Rebbi. Tenna ias : Aia a k h'abir. TalCba t. 
Si d iousou amza inna ias am tikelt tamizart tesfour as t ded igas 
gaâ am oumas amizar. loused oudhiden igas am aitmas si d ousen 
sebd netnin ichi{ten) gaâ. Irnîek taiziout en ik'im netta ides. Mata d 
elahl en taiziout en ennan tarouaouin enna ichi ten amza. Iggen em- 
màs teCleb lallatsen Rebbi : la Rebhi ouch ii d oula d madji tâtd. 
louchas Rebbi aiziou dak'ezzouligou am ikkfm ar'ioul tesemmat Ma- 
djitàtd. Iggen emmas teffor lallas em ar'lad tebres mammou as d icher 
aman a tzal. Inna ias emmis Madjitâtâ : Ad ezouir am d chera nech. 
Izoua. Si iououdh tala ioufa d taousart techer aman. Inna ias Madji- 
tâtâ itaousart : Souga ad chera nech fezzar. Illa itnoura mâs tenna 
ias taousart : Agour eg as amou loumza ak ichin aitmak sebâ netnin 
temania s outmak. Si isouou aman izoua.. Si iououdh lallas inna ias : 
Uiamiaa teghedh ii ekker ag ii aklia n h^arbid. Tekkcr teg as h\ir- 
b\d. Inna ias : Ebbi tadount en s oufous im. Teged itetl iimmi ou. 
Teg fouses as t tebbi ibzas fouses ih'arbid. Tenna ias : ITarka. Inna 
ias : A ii temlid tanfoust en aitma d outma. Tenna ias : Ak mêla. Ilkas 
afouses temlas s tamizart al taneggarout. Inna ias : Ag ii eldouin ad 
ezouir' n oumza ichin aitma a ichii ani enrHrt. Izoua n h'addad inna 
ias : Ag ii eddebouz em ouzzal. Igast. Izoua loumza si iououdh taddartis 
iouet taourt. Tenna ias outmas : C liek ad mammou? Inna ias : Nech d 
oumam. Tenna ias : Nech lach ner'ri ouma. Inna ias : Nech d oumam. 
Imlas gaâ ag ellan. Tenna ias : Mata ak d iouin ak ichi amza ani 
aitmak icki ten sebâ netnin. Teliba t. Si d iousou amza inna ias : 
Boun Adam itfouh\ Tenna ias : Lach oula d Kad. Inna ias Madji- 
tâtâ ioumza : Ellir' da. Iffour'd. Isellem fellas. Amza isfour as d acha 
inna ias : Ouli r'isâ. Inna ias amza : Ekker a nezoua a tezred ti- 
gamma ou. louçi tameV f outes am tamizart. Effour'en ezouan si 



152 LA ZENATIA DU MZAB 

oudhen azrar inna ias amza i Madjitâtà : Aia a nemzaoudh. Ellan 
temzoudhen ichmar Madjltâtâ eddeOouz iouet amza iikhfis. loudha. 
Inna ias amza i Madjitâtà : Enii tiiti tididhets^. Inna ias : Ou k te- 
nir^ tiiti al taouid aitma sehâ netnin, ma illan? Jnna ias : Enkedh 
tafodent iou takchicht. Jnked/i as tafodentes. Effouren d sis aitmas 
sebâ netnin. Inna ias : Tiiti. Immet amza. Ikker adkou d azeggar^ 
tefrah' outmatsen taslilou. Jzoua d Madjitâtà netta d aitmas sebâ 
netnin netta temania. Chemeren aitli n oumza gaà. Ezouan netnin 
d outmatsent n oumezdar^ensen. Si oudhen ferh'an elald ensen ife- 
rali adjellid n oumezdar'' ensen si igou Madjitâtà. loused adjellld 
igou Madjitâtà d ouzires ou iteg chera 7''i sides. 
Ag edjir^ dis a ii ir'four Rehhi. 

V 
LE PARTAGE 



1j^_ L'j^^ >^_ Ojy: y* — !i ^j ji jjj (j-^-" (•-^-J^ -*^'^ (^■•^ 3^ jy\ 
^\ \j6\ ^_/^" (j^^ ^jj j^^ [j -3^ ^.jj ^^ ^^-- c-5*«JI 

j*-«j-\)l /^j' j-^X~jj 1 -^ Jjr L-.>-i jj-LJ- A..^ ^^ L5 -7^ c-T*^ 

03j^ ^ll— jul v_j2lajl t^' IJ..»- ^Ij bj* ^1 ^i JjL>-i C"*^ 4-^1 

1. 11 s'agit ici d'un trait fréquent dans les contes de ce genre. L'être sur- 
humain, abattu d'un seul coup par le héros, reviendra à la vie si celui-ci se 
laisse tromper et le frappe une seconde fois : cf. entre autres le conte gallois 
âePwyll, prince de Byvct (d'Arbois de Jubainville et Loth, Cours de liltcra- 
ture celtique, t. IIl, Les Mabinogion, V partie, p. 27-63, Paris, 1887, in-8). 



DE OUARGLA ET DE LOUED-KllV 153 

cS\ \^^ ^— Cfj^y^ cJ^ ç^ ij'^: jj3 ,j^y, 
l-us- ^ ij^j^ <j-^ j^^ -^f^ «^ ^-H^ <j^J ^'-J-^^ y^ ^^ 

/j^y /j^^ j'Jj' J^ ' (J^^ j-^ Jj.-Jl J^-JA fZ* jUl -Lftiaj ^ 
cT'-J V- ù*^^ û^JJ^ ^\^^ JiJ^'^ ^J-/*^ j/^ J- '^f'^. ô^-î^ 

ij_/ Alxc-jl ^J" jprl oj^^^^ y^^ j^jl jy\ (j^y_ Cs^^lll (j-^' 

<^^- clr'-J^ «.Hr'^ C*=^«J^ J=^^" (Jjj^ ^■^^, (^^ <^J'.-^A (^ 

' «y ^ j^î iJU Ijy ^jj ^^ ^^il 

G zeman ifaten ioused onchclien inna las inàdjet : Ekker a nekh- 
dem elh'ebat nech idam. lenna ias ennâdjet : Agour. Ezouan klied- 
men eWebal. En nàdjet tejbed ouchchen itefVef aman itr'anna. Si 
oudkent elliebal majerentent adenient zouintent. Inna ias ouchchen 
inàdjet : Agour aoui d mani a tegid essamam. Tenna ias : Zoun ad 
ega essamiou tarnourt. llla itzoun ibda itzedli iimanis d amizar. 
Ibda ili'seb igget, sent, charet', rebd, khamsa, setta, sebâ iouchchen^ 
iget inàdjet tekhs taoui mi ou ter'is inna Allah la taoui in cha Allah. 
Tenna ias ennâdjet : Souga ad ezouir' ad aouia ter'rar. Tezoua n 
slougi terina ias : Ak fera aâmmi. Inna ias slougi. Mata tekhsed? 
Tenna ias : Ekhsa tezouid ai tsougouded ouchclipn ai d iouch eUtak'- 
k'iou nekhdem elh'ebat nech ad netta, nech jebda, netlaitet'l'efaman 
si nella ntezoun igi i tah'ramit netta ad izedh sebà iimanes, nech it- 
zedli a igget. Inna ias slougi : Ag ii tar'rart. Tegi iar'rart techem- 

1. Communiqué à Ouargla, en 1885, par Moh'ammerl ben Ah'med b. Abou 
Bekr ben Sa'demou, dont l'orthographe a été conservée. 

10* 



154 LA ZENATIÂ DU MZAB 

mer. Si !ououdh tsers tarrart. Tenna ias ennâdjet iouchchen : Zoun. 
Igasam tikclt tamizart sebà inelta iget inâdjet. Tenna ias ennâdjet : 
Mak igou azoun iou, nech jebda chek leVVefd aman. Inna ias ouch- 
chen : Aech jebda chem teCCefd aman, mata tekiised a nsioul midden. 
Tenna ias : Ekker. Ezouan inna iasen ouchcken i midden : Imam- 
mou teslim itr'anna? Ennan as midden : Nsel a chek ai ouchcken 
ler'nid. Inna iasen : Itr^anna d ou ijbeden ani d ou iteCCefen aman? 
Ennan as midden : Itr'anna d ou ijbeden. Inna ias ouchcken inâ- 
djet : Sel agour anzoua a nzoun elh'ebatna. Ezouan. Sioudhenibda 
ouchcken itezedh sebâ inetta. Inna ias inâdjet : Akha igget mata 
tekksed mata, ou ter'sed Allah la taouid. I enna ias ennâdjet iouck- 
cken : Agour, aouar elkkeir, Iteyrart ecki uni aoiiir ak t éd. Izoua 
ouckcheni arou tar'rart iafed dis slougi. Idouelitazzelinna ias inâdjet : 
Nech 7^^i tirara maâm, tezouid taouid id dmmi aoui d tar'rart am. 
Ibda itezedk : Igge, sent, charet\ rebâ, kkamsa, setta, sebà ilallaou 
ennâdjet, igget iouchchen mi iekks iouianiAUah laiouiin chaAllak. 
TiCaouin elk'ak'k' banent islougi. Ik'ini inked dis ouchcken r'i iterjiji. 
Asi ik'da a:oun enni tserk'el ennâdjet elk'ebates, ouchcken ioui r'i 
adrous izoua maka iggen f imanes^. 

1. Le conte du partage dérive de la même donnée qu'une des brandies 
du roman de Renart qui ne nous est parvenue que dans le dialecte franco- 
italien de la Haute-Italie. Cf. Le roman de Renart, éd. Martin, t. II, p. 358- 
?80 ; cf. aussi la première branche de Renart le contrefait ap. Rothe, Les 
romans du Renard, Paris, 1845, in-8, p. 475 ; le conte du Loup, de la Chè- 
vre et des deux Chiens ap. Bartsch, Chrestomathie de l'ancien français, 
Leipzig, 1884, in-8, col, 359-362. Un trait semblable, mais où la chèvre 
est remplacée par Fhomroe, et le cheval par le renard, existe dans lesconies 
slaves : Afanasiev, Hapo^HLIil pvcCKiH CKaSKII {Contes populaires 
russes, 1. 1, n" i ; Le Renard, t. II, n" x.xxn. Le Paysan, rOurs et le Renard; 
t. III, n» 4, Ls Renard et le Broc, n" iir, L'Ours et le Semeur de navets; 
Roudchenko, HapO^HBIH lOHiOIIpycCKiH CKtiSKlliConies populaires 
de la Petite-Russie, Kiev, 1869-70, 2 v. in-8), t. I, ch. ut, p. 17, Le Renard, 
rOurs et le Paysan; en Finlande, E. Schreck, Finnische Mserchen, av. xvi ; 
en Lithuanie, Leskien et Brugmann, Litauische Volksliedcr und Mdrchen, 
Strasbourg, 1882, in-8, conte î, p. 252, L'Homme et le Renard; Schleicher, 
Litauische Miirchen, Weimar, 1857, in-8, p. 8-9, Le Renard; en Grèce; 
Hahn, Griechische und albanesische Mdrchen, t. II, n° lxxxxiv, p. 106-109. 
L'Ourse, le Paysan et le Renard, cf. le même épisode dans un conte kabyle 
des Béni iMenacer, dont j'ai donné le texte dans mes Notes de lexicographie 
berbère, Paris, 1885, in-8, p. 102-105 et la traduction dans mes Contes popu- 
laires berbères, p. 7-H. Une version existe chez les Arabes d'Algérie, cf 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIU' 155 

VI 
LE HÉRISSON, LE CHACAL ET LE LÉVRIER 

^^1 Ijjl j/1 j^^l jL^\ ^\^_^ oj_j^ jrj^' j^yl jâl ^ 
r^-5 OLO^ 4_r"'*^"^ C^^^ zS\ J'y^ -A-'-^ ^y^j-s^ (J'j'-^^ y*^^ 
Ll'I Oj/T ^;^-^^ o>tJi cil Aii^jl ^lu;i ^: jjk,' ^y\ ^j-Ll1j1 
wTt L?**-^,-* â-'J^ j^JJ^ (^:r4-— ^-^ ^ w) ^UJ-' vi.5>t.^.lJl cS\ l"^5i\ 

y^M JJJJ jj^^ O^rt.U. C-f^T C^iyl^, ^^\ ^^ y_ t5*^^ (J^^- 

^^j\ (^K bJ\ (^^^ ^^ ^-'^ cr^^. ^r-" -^ J^-?^ cT^-t «/j*^-^ 

jJT] j:lj\ ^Lu. jil,1 \jj ^1 b_j5i jLl 1_^ jl i. jjl jl ^C 
cTu (^Ijj ^^l l^^_ Jjj'_ ^1 \jj^ C-^'}-^ c5"^^ cT^^. ^^'j 
^. cs-'^ ct"^? ^-î-C cr"-?^ i . ^r' crl-^ r^ - à'"-'^ 0^5^-1! I 
j:^j\ Jjj^ S'^- cT^A L5?^- -> A ^^ ^^ f^^. <-^^Jl ù-^-J^ 

'c/-' Ji-^ J-j-^. ^>. ^^-' o-^ cT^?^ J:^. J>-^ ^^^.^ 

G' ezzeman ifaten imlak'a ouc/ichen netta d insi. Ezouan agouren 

Delphin, Textes pour servir à V élude de V arabe parlé, a" xxviii, La Brebis 
et le Chacal. Cf. le conte suivant, et celui de TOued-Rir'. également intitulé 
La Brebis et le Chacal, 

1. Communiqué à Ouargla, en 1885, par Moh'ammed ben Ah'med b. Abou 
Bekr ben Sa'demou, dont l'orthographe a été conservée. 



156 LA ZENATIA DU 3IZAB 

hersen mata ad echin. Oufen akmoiis n idrimen tamourt. Inna ias 
ouchchen iinsi : Agour a nzoua nserrali n elralem as nouch idrimen 
oua : na d ioiich igyet n ennâdjet a t nechi. Ezouan n serrah' ouchen 
as akmous n idiimen ennan as : Ouch anar' d igget ennâdjet. Inna 
iasen : Agouret alechcha ad efrena igget ennâdjet tazâloukt akoum t 
sehiir\ Ezouan ouchchen d insi. Ikker esserrali' irers ennâdjet igzer 
as aglimes ierd as t iouslougi ik'en as ran iiris. Si icbah' r'ahechcha 
ioused ouchchen d insi ennan as iserrah' : Ouch anar' d ennâdjet. 
louch asen aslougi. Ezouan tegouden t si oudhen bâid f esserah' 
beddan. Inna ias ouchchen iinsi : Souga a temia ad sina techt'art 
ani tamehzoul. Imi tet inna ias : TechCarl. Inna ias insi iouchchen : 
Ammi tedhouft tedhoufl n ennâdjet, idaren d idaren n âmmiou as- 
lougi. Inna ias ouchchen : D ennâdjet. Inna ias insi. Akha aCCef i a t 
ezra. IfCef i ouchchen insi itli as ikez s idarenes a tezendhites issen d 
aslougi. Inna ias iouchchen : Sougamiad ezouir' adsoua aman effouda 
ed daoula a t nechi. Inna ias ouchchen : Agour oui befa. Inna ias 
insi : Oui beCir' . Izoua insi irouel ih'ba imanes ouddai n igget ech- 
chedjart. Ouchchen isegoum dis si ibt'a ikez ouchchen irouel fellas 
insi. Ik'im ouchchen iouiial itkhemmem mak d igou ou ioufi. llfas 
iouslougi. Irouel ouchchen izoua aslougi itazzel deffires asi t iCCef 
ikharki[t). Idouel aslougi Iserraii' . 

VI 
LE LANGAGE DES BÊTES' 

-^ jj^j^ S^j, S: -'^>^ u"^-^. ir'^^ '^\ Jj^-*^ Lr' -^-i 
c— 'l^Vo j^^xf fj—-!:-*^ jl-kJl jT)! i^ii jjy _jL^f Jjl '-^ ^^ ^ 
(J* djjS'' t^bj -xJy ^K* ^ jf^_}l-l L_:x,' lj._> ^^.^ ijj-^. 
J\ jx.1 ^i^_> Jj^__ ^^cTt^J Cî' ^^-^* ^"^^ '^-'"^- ^-^^-^^ 

1. Communiqué à Ouargla, en 1885, parMoh'ammed ben Ah'med b. Abou 
B9kr ben Sa'demou, dont rorlhographe a été conservée. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 157 

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c— U-J) ^^c ii^y<3û ^j'^!^j\ ô'j^ j •><-jj\ (_/^^^ c.1^1 ^^'f'^^j' 

^Li-< (V-A— 1 Ja »!^l JDvi-'* jA^i v~ui ji -^J^^ ù y'^^ -u'ji ^j^^^ 
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1 — j»-l /f'»-'-^^ ^ — *-'-? t/'^;'"' is*-^"^ ^\/^j^^ j*^ wij.^1 jy 1 by J, 

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158 LA ZENATÎA DU MZAB 

o^^-î. u'^'-r-' ^-iy^ Xz^ <-^ - ^''-^'*^ C^"j^. b>»^ j^'^ <j^y 

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Jj-J^'- ^« vl*^ -*— Âi Aj) J^ ^__ -^jU-t' (_^-\)l -^-^ jjlll ^j-Aij"_J 
^f\^ l-jJiJj jJ-LJ-T Jt.il U O-^-^ (^-^' ij^^-^ J-^J' "^l. "^H, Û^'^l 

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DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 159 

jllA J^j\ \j^ -ki^l ti^J cTJJ (^- (j-J^-^J^ 

6^ ezzeman ifaten iggen emargaz ner^res aitli irleb iggen emmas 
izoua n lagzart iased iggen n aslougi itelt ikhsan. louchas agezzar 
titi izàki. Argaz en inked dis ik'd oulis f aslougi in isar' azgen 
andliar em aisoum f ougezzar iger as l istougi ichemmeri izoua. 

1. On reconnaît ici une version du conle de VAne, 'lu Taureau et du Fer- 
mier, qui se trouve au commencement des Mille et une Nuits (éd. de Bou- 
Jaq, 4 V. in-8, I3021iégire, t. I, p. 5-6; éd. de Habicht, 12 v. in-12, Breslau, 
1825-1843, t. I, p. 19-32; éd. de Beyrout, 5 v. in-8, 1889-98, t. I, p. 4; 
tr. Galland, éd. du Panthéon littéraire, Paris, 1840, grand in-8, p. 9-12; 
tr. de Lane, Arabian Nights, Londres, 1889, 3 v. in-8, t. I, p. 10-13), ei 
reproduit par Ah'med ecli-Chirouàni, Nefh'at el-Yemen, Le Qaire, 1305 hég., 
petit in-4, cité d'après l'édition de Calcutta, par Arnold, Chrestomathia ara- 
bica, Halle, 1853, 2 v. in-8, t. I, p. 50. Comme l'a démontré Benfey, PJin 
Mdrchen von der Thiersprache, Quelle und Verbreitung (Orient und Occi- 
dent, t. II, Gœttingen, 1864, in-8, p. 133-171), c'est dans l'Inde qu'il 
faut chercher l'origine de ce conte; nous le rencontrons dans le Harivansa, 
coniplénaent du Mahabharata, dans le Ramayana (cf. W. deSchli^gel, Essais 
littéraires et historiques, Bonn, 1842, in-8, p. 544, et Weber, Indische Stu- 
dien, III, p. 157), et dans la version tamoule du Vedala Cadai, tr. Babing- 
ton, Londres, s. d., in-8, p. 56. Dans les Mille et une ISuits on trouve un épi- 
sode qui manque dans presque toutes les versions de ce conte, mais qui 
existe isolé dans une fable ésopique, La Chèvre et l'Ane (Fuv'm, Fabulse seso- 
picBi, Leipzig, 1810, in-8, n° 262, p. 188, Rochefort; Notice d'un manuscrit 
grec de la Bibliothèque du Roi, Notices et Extraits, t. II, 1789, p. 699-700, 
fable 3; Fabularum Babrianarum paraphrasis ^odleiana, fable 3), et dont il 
reste une trace dans le conte berbère : épisode du Midet et de VAnesse. Celui- 
ci renferme encore un autre trait qui manque à l'arabe et la version bornoue 
(cf. Kœlle, African native literature, Londres, 1854, in-8, p. 24-26 du texte, 
143-145 de la traduction), mais qui existe dans la plupart des versions occi- 
dentales, surtout turco-slaves : la reconnaissance de l'aninaal (le roi des 
serpents dans presque tous les contes, le lévrier en berbère) : dans la version 
turke du Touti Nameh, éd. de Boulaq, 1264 hég., in-4, p. 182; tr. Rosen, 
Leipzig, 1858, 2 v. in-12, t. II, p. 236; tr. Wickerhauser, Leipzig, 1858, 
in-8, p. 275; dans une recension des Gesta Romanorum (cf. Keller, Li Ro- 
mans des Sept Sages, Tubingen, 1836, in-8, p. cxxii); en Hongrie, cf. Jones 
et Kropf, The folk-tales of the Magyars, Londres, 1889, in-8, p. 301, La curio- 



160 LA ZEx\ATIÂ DU MZAB 

Nelta salougi in d emmis n oujeUid ouddai n temourt. Mata d argaz 
en idouel fellas ezzeman ifour' aitlis gaâ. Idoiiel isarad imidden. 
Iggen emas izoïia isarad d chera ifser ten ijedi mellal ad ek'oren. Asi 

site féminine ; chez les Serbes, cf. Naake, Slavonic taies, La langue des ani- 
maux; Wuk Stephanowitch Karadjilch cité par Benfey, op. laud., p. 165; 
Kraiiss, Sagen und Mdrchen der Stid-Slaven, t. I, Leipzig, 1883, in-8, n" 97, 
p. 439-44 i; chez les Bulgares, Léger, Contes populaires slaves, Paris, 1882, 
in-18, n" xr, Le langage des animaux; Marmier, Contes populaires de diffé- 
rents pays, i^'^ série, p. H; chez les Slovaques : Wenzig, Westslaroische 
Mârchentchatz, Leipzig, 1867, in-8, p. 116, Le Berger et le Dragon, en 
Russie, Afanasiev, op. laud., t. \\, c. 47; en Bohême, cf. Léger, op. laud., 
n» XV, La montre enchantée ; en Albanie, Dozon, Contes populaires albanais, 
Paris, 1882, in-18, n° x. Le Serpent reconnaissant et la Boite merveilleuse . 
Le même conte, mais sans l'épisode de l'animal reconnaissant., existe dans 
le recueil de Morlini, Novellx, fabulx, comœdix, Paris, 1855, in-16, nov. 
Lxxr, De Puteolano qui animalium loquelam intelligebat, p. 129, d'où il a 
été emprunté par Straparole : Les facétieuses nuits, tr. Louveau et Lari- 
vey, Paris, 1857, 2 v. in-12, t. Il, p. 326, nuit XII, fable 3 : Federic du 
Petit Puits (Pouzzoies), lequel entendoit le langage de tous les animaux, 
bat estrangement sa femme, qui le voulait forcer luy déclarer un secret. La 
dernière partie du conte est identique à la version des Mille et une Nuits 
et à la version berbère. 

Quant à la manière dont le marchand apprend le langage des bêles lorsque 
le roi des animaux lui crache dans la bouche, c'est un trait commun aux 
peuples les plus divers, entre autres les Bulgares et les Slaves du sud (cf. 
Léger, Co7ites populaires slaves, n° xi; Krauss, Sagen und Mxrchen der 
Sùd-Slaven, t. I, n° 97). ApoUodore {Bibliothèque, 1. I, ch. xix) rapporte que 
le devin Melampous, fils d'Amython de Pylos, en l'honneur de qui Hésiode 
composa une Mélampodie, éleva de petits serpents qui se tenaient sur son 
épaule et lui nettoyaient les oreilles avec leurs langues; grâce à cette opé- 
ration, il connut le langage des animaux, et, de la sorte, prédit l'avenir et 
devint célèbre comme augure. D'ordinaire, c'est le cœur ou le foie d'un dra- 
gon qui, mangé même par mégarde, donne cette précieuse qualité. Pline 
l'Ancien {Histoire naturelle, 1, XXVIII) rapporte une tradition de ce genre 
en l'attribuant à Démocrite; Aulu-Gelle {Nuits attiques, 1. X, ch. xii) défend 
le philosophe grec contre cette superstition. Le poème alexandrin des Pierres, 
attribué faussement à Orphée, nous donne la recette pour arriver à ce but : 
On doit brûler de l'agate, ce qui attire les serpents : trois enfants saisissent 
le reptile le plus proche de l'autel; le sacrificateur le divise en neuf parties 
qu'il olTre à Hélios, à la Terre et à Athénè : il les fait cuire avec de l'huile, 
du vin, du safran et du sel. Après des libations de miel et de lait, on mange 
les chairs du serpent, et en revenant du sacrifice, nul ne doit parler avant 
d'avoir brûlé des aromates dans son foyer. Celui qui s'est acquitté de cette 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 161 

ad ifow'' eUIjarfjDud dltagt lamejills. Ikker ilazel nidas iCt'efi ir'ersi 
ih'ba tdllagl isoudh limsi icam eldjarboud ichi. Talid tamel't^oul. s 
lamourt teVCef argaz en tenna ias : Ou tezrid aiziou d a tdllagt 
tamejids? Inna ias : Oui zrir aiziou zrir' d eldjarboud tdllagt lame- 
jitis. Tenna ias : Ouin d cmmi. Teshoudi n oueddai n temourl 
tenna ias : Cliek lec/tid emmi teferk^ed t fella oula neck ak ferk'a f 
taroua k ai tekhdemd ankan n emmi. Jzeri ouin igin imanes d as- 
lougi azen tin iuxa ias iourgaz en : Cliek ad ouin isasr''in aisoum is- 
lougi tegerd as t. Inna ias : Aec/i. Jnna ias ouigi : Aslougi nech. 
Inna ias : Mammou ak diouin anda? Inna ias : Tamet'Cout. Imelas 

cérémonie comprend le langage de tous les animaux. Au dire de Philostrate 
( Vie d'Apollonios de Tyunc, 1. III, § 9), les habitants de Paraca, ville située 
au delà du Caucase indien, arrivaient à comprendre les cris des drogons tn 
leur mangeant soit le foie, soit le cœur. Les Eddas renferment une tradition 
analogue : Sigurd, faisant rôtir pour Regin le cœur du dragon Fafnir, goùle 
par mégaide le sang qui en découlait et comprend le langage de deux aigles 
qui lui prédisent la trahison de son compagnon (E. de Laveleye, La Saga 
des Mbeliingen dans l'Edda et le Nord Scandinave, Paris, 1866, in-18 jés., 
p. 209). La substitution de personnes existe aussi dans un conte gallois, 
mais la conclusion est toute différente et se rapproche du conte égyptien des 
Deux Frères, du conte slave à' Ivan, le fds du sacristain, et d'un épisode 
des aventures du second calender, dans les Mille et une Nuits : La fée Korid- 
wen, la déesse de la nature, avait confié pour un an et un jour la surveil- 
lance de la chaudière de la science qui bouillonnait au petit Gwion et à 
l'aveugle Morda. Trois gouttes tombent sur le doigt du premier qui le porte 
inconsciemment à ses lèvres; aussitôt la science se révèle à lui (Erny, Voyage 
dans le pays de Galles, § 5, Tour du Monde, t. XV, 1867, n» 383, p. 274). 
Un conte gascon nous représente le jeune homme qui lue « la Grand'bète à 
tète d'homme », lui enlevant le cœur qu'il fait manger tout cru à sa maîtresse 
le soir même de leurs noces : elle doit lui donner trois garçons et quatre 
filles : ces dernières, belles comme le jour, comprendront ce que chantent 
les oiseaux. Cf. aussi le conte tchèque. Les Cheveux d'or (Marmier, Contes 
popidaires de difl&rents pays, 2« série, Paris, 1888, in-18 jés., p. 55). Cette 
tradition exista de bonne heure chez les Arabes, car, d'après Philostrate 
[Vie d'Apollonios de Tyane, 1. I, § 20), ce peuple acquérait le talent de 
comprendre le langage des animaux en mangeant, selon les uns le cœur, 
suivant les autres le foie d'un dragon. Cf. aussi dans le conte chelh'a du 
Sous, la manière dont Sidi Abd er-Rah'man b. Medjdoub acquiert la science 
(K. Basset, Recueil de textes et de documents relatifs à la ■philologie herbtre, 
Alger, 1887, in-8. p. 65-67). Une version zouaoua du conte arabe des Mille 
et une Nuits, a été publiée par M. Belkassem b. Sedira, Cours de lançfue 
kabyte, n" clxxiv, p. 217. 

11 



162 LA ZENATIA DU MZAB 

gaà ag eçaren fellas ma lameCCout en. Inna ias : Agour echka sides 
ioujellidy nec/i d emmis n oujellid adezouir' as inir' : Argaz ou igou 
agdi elkheir; mak inna : Agour n khaznet chemmer al tezmered n 
idrimen, inas : Oui r'isa ekhsa ai tesefsed iimiou d elbarakat mak 
inna : Mamniou ak innan? inas : Oula d liad. Izoua argaz en l oujel- 
lid ichka s tamet'l'out, ididh ias oujellid itameC C out en inna ias : 
Mair^a a taouid ou tah'has[ed) t da? Tenna ias : Ichi d emmi. Inna 
ias oujellid : Maira igou emmim inianes d eldjerbouâ asi t ichou. 
Netnin nr^ersen am ezrin eldjerbouâ a t et'Vefen echin t. Inna ias 
oujellid iourgaz en : Oucli as tâllagt n emmis. louch as t. Inna ias 
oujellid ilamet'Cout en : Agour err emmis medden n ounkan a t taouid 
sis. Inna ias emmis em oujellid ibabas : Ou igou Ikheir agdi kefat 
s elkheir. Inna ias oujellid iourgaz en : Agour n khaznet chemmer 
al tezmered n idrimen. Inna ias : Oui r'isa idrimen : ekhsa sefsi 
iimiou d elbarakat. Inna ias : Mammou ak innan. Inna ias : Oula 
d h'ad. Inna ias oujellid : Ou tezmered itkefsiou. Inna ias : Ad ez- 
mera. Inna ias oujellid : Ma k sefsa iimik a tesined aoual n haouich 
d ijoudadh mi saoulen a tesined mata ennan chek mi asi temlid 
imidden a temetted. Inna ias : Oui mêla. Isefs as iimis iserh'i inna 
ias itajnet't'out en : Agour sioudhi n ounkan a t toufid dis. Tezoua 
tesioudhi n ounkanes. lali f tar'ioultes izoua n taddartes. Iak'k'en 
tar'ioultes izoua isioudh ad chera imidden, Idouel iali f tar'ioultes 
ad ioui tar'ouri. Ibda ih'fer tar''ouri si isel Ir^orab ik'k'ar ajenna : 
Ah' fer m ouddai si a ter'ennid mata irenni ek Rebbi. Issen mata 
inna ilifer m ouddai si ioudh el kenz m oura ichar tardent m oura 
igas aklia n tar'ouri s oujennas isioudh ner'ersen idouel bak'i itased 
itouli . Igget tikelt temlak'a tarioultes ma elber'el. Inna ias elber'el 
itarioult : Seddir tellid tekhdemd. Tenna, ias : Baba ou ioufou aitli 
illa iserh'al t id. Inna ias elber'el : Mi tioudhed ammas midden zà- 
badh tegerd as tarent temourt ad, ezrin midden ad ikchefamiserili. 
ISetta isla mata ek'k'aren izoua ichar tardent r'i n tar'ouri ouali'des. 
Si ioudh ammas midden tazàbadh tarioult léger tar'ent temourt. 
loutit asi tedjiouan t'ita. Idouel iserh'el aitlis. Si igda idouel d el- 
merkanti d azàlouk. Ner'res izidhan taddart a taidit. Iggen emas 
ioutefn tazek'k'a toute f taizif tetett elh'ebat. Inna ias izidhitaiziV : 
Aoui d aklia. Tenna ias : Aia ech imanek. Ik'k'im babatsen idç. Tenna 
ias tameV foutes : Mata ak isedçen? Inna ias : Oula d chera. Tenna 
ias : Tedçed fella. Inna ias : Oui edçir' fellam. Tenna ias : Lazem ai 
temlid f mata tedçed. Inna ias : Mi melir' ad, met ta. Tenna ias : Ai 
temlid temetted. Inna ias : Al degidh. Ikker isefour d iinendi inna 



DE OUARGLA ET DE F/OUED-RIR' 103 

ias ilnmeC foutes : Ekker ag e.lmârouf. Ididh imidden echin effon- 
r'en midden. Icliemmer ouchchou ilaidit ou toyis a tech. la^ed aidi 
n eldjar ensen illa Jwull ioum ilased itelL ma taidil. Azen ten iased 
10 f d ouchchou innn ias aidi iiaidil : A/a nechi. Tenna ias : Oulrisa. 
Inna ias : Mair^a. Tenna. ias. : Daba ou isel izidhan sioulen idç : ten- 
na ias lallaou : Amelii d fmata tedçed; inna ias : mi melir\ ad melta; 
tenna ias : Ai temlid temetted; achtiou igou Imàrouf bach as Imel, 
mi as imel, ouaou ad immet : Ou tifa mammou a igin am netta. 
Inna ias aidi itaidit : Mata ad issen aoualna ad ibbi tarCa iouch as 
al tedjiouan ichcha t ik^k'ar as : achtiou f mata edça, achtiou f 
mata edça, al mata tenna ias : ou ai mal. Netta illa itsela mata 
ek'Faren idan g iman ensen. Ikker ioujed tart'a. Ezouan et'fe- 
sen ag tensen. Tenna ias : Amel ii d. Ikker ijbed tart'a ichcha t 
ik'k^ar as : Achtiou fmata edça, asi tella tekkar as : Ou ai mal, ou 
ai mal, ou ai mal. Iterkit. Siselan iidan tenna ias : Ou ai mal, fer- 
lian ri tazelen ajenna n taddart tiraren echchin ouchchounsen. Si 
ouzin ou as tenna : Amel ii d chera. Ekli'imen hennan. 
Ag d ejjiy dis a irfer Rebbi. 

. VIII 
LA QUESTION D'AGE 



(Sj^ /^l ^r^ ô'^y^ ^=*" ô^ ^j*' *^-^ (3-^^ (_r!ri *-~-^ «iS^jl 
jljji /^'j'j^ ci*»- (Sj*> is^^, cr*t^ cT -^'-?-^ *-^„' ^ '•-^j*' '-'t* 

^X^ -dis— j_^l ,Y^'^ Ù'*' ^'t (j-^"*-' -5 S""} (j?-?' *-^^' Cf-""'-''^ 

^t^\ ij^^l iJ^i C>^x. ^"1 l*-Ol \,Ji*\ ^^^ ,j-J^^ _^A j\ ^\ 
jl {^.^) /»-- iS^ (^-^, w^ " cr^'"^- C ô!:'^' (Sj*^ ô^^ crirl. 

jiri- p5 ô^iJ^ i^\ (j->^? <_5~!. "H. ■^'^? ^'->^* ^ c^ f^ (^;U-J 

U jo I ^j,k:S\ (o);-^ ,3-^ lt^ Cy^^ r^ "-^ o^^ ^^—ÂTL. ^ -v-J 

^J'^ â-^^ cT^- O^-^ Ùj^\ Ùji^ CJLx- ^^i\ j^J,_ ^c^^ ^\\ 



164 LA ZENATIA DU MZAB 

jVlH.- -r-^ j^j3^ C/*^? s-^-lîi^ ^^\ -^-J ^^ C^)_ r-J -X-J jJlu 

Ouchchen ism iniancs MoJiammed, insi ism iinanes Masoûd. Inmi 
ias ouchchen iinsi : lallah a refîg nechik. Jnna ias insi : Manicht 
nr'erek en hHla ai ouchchen? Inna ias ouchchen : Ner'ri mlat h'ilet 
d elh'Vet d ouzgen. Inna ias insi : Ner'ri h'ilet d ouzgen. Ezouan 
sen netnin sgi oufan ainou dessat ensen. Ibhl t ouchchen. Inna ias insi : 
Sekn et id. Inna ias ouchchen : Ou hou. Inna ias insi : Amek' k' eran 
agedna a t ichi; manicht ner'rek elâmrek ai ouchchen? Inna ias ouch- 
chen : Nerri temanin dm. Inna ias akis insi : Xer'ri sebà [tesà)^ ou 
tesàin nechchin d amekl^eran fellak. loused ichi fellas insi. Ezouan 
daJi' sen netnin toused dessat ensen iasa. Ibbi tet dah'' ouchchen inna 
ias i insi : A t ibbi ak'chich arjidna a t ichi. Inna ias insi iouchchen : 
Manicht nerrek lâmrek ai ouchchen? Inna ias ouchchen : Ner'ri 
ass ou tlat iam. Inna ias insi : Nechchin vin imar ou aged loula 
necJi d ak'chich fellak. lousrd dah' ichi t fellas. loused ouchchen 
ifdheb fellas ezouan dah' sin netnin \ 

ÏX 

LA JARRE DE GRAISSE* 

>U. Je Je ^^i J^l jz.\ A^_ ^^ ^ ^\ cfz:^ j\j-j\ 

j iisi ^j i) 4j*i liy^y ij-^ ls^^ "^■*~' (j~' "^ s ty^^ ls^^ «-t"* 
Ojjili cS\ V ^ij\y^ ^y^\ AJi jj^j ^-1 -.xu, j^a", ^i:,! Liî 

1. Communiqué à Ouargla en 1S8"), par Moh'ammed ben Ah'med b. Abou 
Bekr b. Sa'clemou, dont l'orthographe a été conservée. 

2. Le texle porte bien clairement -^„ : cependant dans les contes de ce 
genre, on rencontre plulôt le chiffre 99 que 97 : il est possible que par 
inadvertance Moh'ammed b. Sa'demou ait écrit un nombre pour l'autre 
(«^ pour ^•). 

3. Cf. un épisode semblable dans un conte zouaoua : Belkassem b. Sedira, 
Cours de langue kabyle, p. ccxxiii, Le Hérisson et le Chacal, et une version 
des Arabes d'Algérie, A. Certeux, L-? Chacal et le Hérisson (Revue des Tradi- 
tions populaires, juin 1888, p. 317). 

4. Communiqué à Ouargla en 1885 par Moh'ammed b. Ah'med b. Abou 
Bekr b. Sa'demou, dont l'orthographe a été conservée. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RlFr 165 

^_j!i ^ji ciCi jj^^ j^j3^ o>. V ij^.:Ji ^v ^-< ^^1 

■5 ^^ J^ ^H. -^^ ^-/.^ (,^V-^ ^^^-> -^~1 o-f^' J^i (j-^ -^--i 

iJA^j ^- ^* ^>-^ ^\ ^^. (^JJJ c^^^l ^j-_j»J ^ç-^ Jjjjl 
_^:^1 :> ^ iJL j-^jlL J- j^j^l ^^_ ^w Jr^JÎL jj^ jJLl 

û'_^ ^M a:^_ ^ j^ ^V c^,Jl ^'"V dl-^^1 ^ ^Ul ^^1 ^x-._ 
(j'^y) lt-^J («rt^. "-^-^^ jj.ii-^ ij-ol- dlU ji j-^jîf ^L ^ jVI 
sl^i ^'j^y 1 ûl' (j-""^.' (3^ cT"^ ^>^'li ,-2^ ^_5-A._ (j-il t.r^ "^ ■'' 

-V>- J^ (j^) _j)J A-1j ^ <iijj>ij: jjl ij-'^J (3-^. (j~^, U"^' -^J-^ 

Ezouan sin neinin ouchchea d insi : ioused ouchchen it'oul fellas 
tikli dla khaCer ichl insi fellas ainou d tasa. Ioused insi inna ias 
iouchchen : A khouia tikli if oui fellana achtiou neffoud. Inna ias 
ouchchen : Nechcliin ellif ennoum[a) s oubrid la igget ennoubet 
k'bal ou assou ousir' d ma oubrid ou sgi ad oufir^ irgazen ikhazn[en) 
ezzir n oudi a nesou sis lakin ezzir ou la ik'reb. Ezouan agouren. 

1. Sur la ruse qui tire d'affaire le hérisson, cf. un détail semblable dans 
une fable de Marie de France, Poésies, éd. Roquefort, Paris, 1820, 2 v. in- 
8, t. II, p. 263, fabie 62, La compengnie dou Lou et dou Eirechon, dans un 
conte de Nicole Bozon {Contes moralises, n° xlu, fable 58 : Quod mali adqui- 
situm relinquitur sed preciinn remanebit; Romulus de Bruxelles (ap. Her- 
vieux, op. laud., t. Il), fable 62, p. 542, De Lupo et Herinacio. On peut aussi 
en rapprocher un conte zouaoua : Le Renard et le Hérisson (Beikassem b. 
Sedira, Cours de langue kabyle, n° cxcvi, p. 281V 



166 LA ZENATIA DU MZAB 

Sgi oudhen ezzir ioused ouchchen izzel ikhfis isoua ou amma d insi 
ou izmer ad isou dla hkaCer d agezzoul. Inna ias iouchchen : A 
khouia ourradi. Inna ias akis ouchchen : Ha sou ounk'dek ma itour'en 
tasa techilet ouah'dek. Ioused insi ingez ouah'des ezzir isoua. Inna 
ias : Ha sili a khouia. Inna ias ouchchen : Ou ak silia. Inna ias insi 
iouchchen : Sili sezzir. Inna ias ouchchen : Ou ak silia sezzir. Inna 
ias insi. Ou di [t]esi li[t) sezzir iak chekin d ah'bib iou. Inna ias 
ouchchen : BeccaK d alibihek lakin enniat lachi bini ad binek ek'- 
k^im clinna ala d ias bab n ezzir ad isilik sgidek elh^ik'oud ilh'ak'ek. 
Inna ias insi : Ai ouchchen, aoui d. Inna ias ouchchen iinsi : Ek'k'im 
b esselam. Inna ias insi : Ai ouchchen ain ak. ouçir' lamanal ellir 
khaznakh tel g iggen em ankan cheminer t sis ak tenfâ. Saât a islan 
ouchchen elamanat idouel d ner'res. Inna ias insi : Ai ouchchen aoui 
d tomejitek ak inir' ai ou isel h'ad. lousas ouchchen tamejites a 
ikmech dis insi. Ioused ouchchen a ichmer ikhfes s ezzir. Sgi ad iou- 
fou insi ilsali' dis ink'edh ikhfes ioused insi içar bâid. Inna ias insi 
iouchchen : Ha ma itli mia h'ilek achtiou eUiilet igget tendheni. 

X 

L'AGNEAU ET LE CHACAL' 



t. -U._j._ jjL jLlaJl ^-Ij^ \jy^ 1^_ ^ '^^ j Vj J^«) U/T 
ir'-i c/- ^^ -^^ CL. ijx- IScJ l'L (j-_5^1 (j-l t^ -*^i — 'S\ ^l 

1. Dicté à Ouargla en 1885 par El-H'adj Salah'. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 167 

^, ^\ jjU l'U (^lii ^l b J"jL,j) ^r^ Jjh^ ^^X ^(^ 

jyj >:^^L •*^, jl^^ t^^J C^J^ ^_^_ ^ (J Al5^" Oj_^l^ O^^-aT 
^<f\ ^l U ^j A-_5>^ l^ J^y^ j/ U ^^_j. ^1 J^' ^sj 



Ouchchen imlaga adllouch, inna las ouchchen : Mata tegid ikhfek? 
Inna ias akides adllouch : A âmnii imata ai teltecl? Jii oÀechcka am- 
kantou, illa aseggas iner' ckaredk n iiaren iner^ arbà iner' khamsa 
iner^ setta ad ega tadount achedra a âmmi. Inna ias akides ouch- 
chen : Tellid a techdered tegid tadount a, tased d elàfrit. lana ias adl- 
louch : Ak oucha làlid oula d rerar' iggen ichera. Izoua d ouchchen; 
ak'dhan iiaren, ioused inna ias : Ak ousïr^ d. Inna ias adllouch : 
Mata netga sidekf Mata tekhsed? Inna ias ouchchen : Ousir'' d mnni 
aoualek : Inna ias adllouch : Ou tsilir' d, nech ass ou elliv^ teglr acli- 

1. La première partie de celle fable rappelle celle de La Fontaine (1. IX, 
fable 10, Le Loup et le Chien inaigre); cf. Furia, Fabulae œsopicx, u° 86, 
p. 138, Le Loup et le Chien; Faerne, Fables, à la suite de Phèdre, éd. Tau- 
chnitz, Leipzig, 1868, in-16, n° xxviii, Canis et Lupus, p. 135; Burckhard 
Waldis, Msopus, 1. III, fable 63, l. I, p. 350, Vom Hundt und Wolffe; 
Camerarius, Historia vitae fortunxque Aesopiy Leipzig, 1544, petit in-8, 
p. 104-105, Canis et Lupus; G. Haudent, 366 apologues d'Ésope, Rouen, 
1547, in-16, 2e parlie, fable 26, D'un Loup et d'un Chien; Benserade, 
Fables d'Ésope en quatrains, n" 126; Zacharite, fable 127, Der Hund und 
der Wolf; cf. Robert, Fables inédites du xii", xui*^ et xiv« siècles, t. II, 
p. 220; Œuvres de Lafontaine, éd. Régnier, t. II, Paris, 1884, in-8, p. 407; 
Kïiiin, Mxrkische Sagen und Mdrchen, p. 295-296. 



168 LA ZENATIA DU MZAB 

chaoïtn. Jnna ias ovchchen : Ai emmi n tououdait a tkhand aoual 
ouma nsioul nechcldn idek. Jnna ias aâllouch : Aoui sat mammou 
nsioul nechchi d ideh. Inna ias ouchchen : Ellir' ek/isa sgidek che- 
riât. Inna ias alndes aâllouch : Allah ibarek alechcha al r'ahechcha 
ad asa r'ere/.'. Jzoïia aâllouch deggidh l ouslougi inna. ias : Chlai mata 
isaren ass ou bini ou bin ouchchen. Inna ias ouslougi : Achcha ebbid 
igget tisnit teggid tisnit g idis leffercd t stamourt tedfend ii dis ejji 
dai amkan imi ou d ifassen iou ou ien dpffen. lendh as iouchchen 
ma gou d iousou r'abeckcha. loused ouchchen. Inna ias : A âmmi 
nechni mala, nr'aJi' léchera j al ii r^ir tijilla, eliif oumenr'ek. Inna 
ias : la nezoua mai tekhsed ak ejella ma tekhsed. Inna ias : Baia 
chtai amraboudhiou jal iamraboiidhiou iezouid. Inna ias : Mailla. 
Inna : Chtai. Inna ias aâllouch : Haioua ini ak iout amraboudh ou. 
Inna ias : Soufour' fousek sersil iamraboudhiou . Netta isers fouses^ 
If'Cefit ouslougi ibbi t as. Izoua ouchchen iizagga : Khirakoum; ellan 
d ir'eddaren lach disen elaman, ancnda isar Icherd isar l ouslougi 
inna i : D amraboudhiou, d ibbi fousiou. 

XI 

CHANSON D'ABOU MANCOUR' 



iJ^ ^li-j jyT y J_^-al« \i\ 
iji\i k:>- ixl^ ^\ma ^aKj» 



\. Communiquée à Ouargla en 1885 par El-H'adj Salah' dont l'orlho- 
gryphe a été conservée. 



DE OUAKGLA ET DE LOUED-HIH' 169 

j^^A Ll «jLl (_^Li ijjr 






Jj-oIa \j\ i^"^ yù y^^\ \jj 



Abou Manrour, Bou G nef lai, dekhelt nr'erek 

Mamou mâak? mamou khouiak Aba Mançour? 

AK'med ben Daouia tiizouin, Aba Mançour, 

Mamou mâak? mamou khouiak? 

Ahd el K'ader ben Khodja, Aba Mançour, 

El H'adj Da H'arnoudi, Aba Mançour 

Ma irali? Mani. lougour, Aba Mançour? 

1. D'après la tradiLion, un enfant, ayant été battu par son père, implora 
rintervention de Sidi Mançour, mais il n'en fut que plus maltraité. Les 
assistants, témoins de cette brutalité, composèrent celte chanson qui fut 
bientôt dans toutes les bouches et rendit Ibu le père qui mourut peu après. 

11* 



170 LA ZENATIA DU MZAB 

Mata ichemmer bou fellaW , Aba Mancour? 
Iz-oua ifelleh' tizdain, Aba Mançour, 
Izoua koumbai chald, Aba Mançour, 
AWen tala fi r^adhab Allah, Aba Mançour, 
Taroubàit tameddit, Aba Mançour, 
Ikhes d arkout r'abechcha, Aba Mançour. 
Ma irah'? Mani lougour? Aba Mançour. 

Izoua d ouakan el H'adj Aisa, Aba Mançour, 
La semah' ou la r'efran, Aba Mançour. 
■ louchou Aicka s oukaroua, 

louchou Aicha s oukoulou en tim, Aba Mançour 
Ma Irak'? Mani iougour, Aba Mançour? 

Izoua Imougouna, Aba Mançour, 
Lmougouna el H'adj Aisa, 
Izoua ad ioui d bou fellak', Aba Mançour, 
Bou Guellal dekhel gidek. 



C. — OUED-RIR 

{Temacin) 

I 

L'ENFANT SAUVÉ DES FLAMMES" 

JVs^l ^T Âî-Ls O^^iaX /»>lJ! <JLc ^_j-AC l'-\ il jU^l >\, 

^jljl -u!X^ -Ow— Ij >lJ j . U â l l cJ^ iT^ t^j!i (Sl^^ AXllij ^z>^\ 

C} yj\ A-L" t^^^l iS^""-^ à— 1 ^^ f»>^^ <At ^_j.-JlC l'-U-i ^j-L*l 

1. Communiqué en 1885, à Touggouit, par l'adel de Temacin dont l'ortho- 
graphe a été conservée. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 171 

jj-iil jx. ^^ ^piill _^^1 cHV^ >L.i^I<-<i jjj 0-* ^ <-.jU7l j.^ 

nia g ezzeman n Sidna Aisa âleih es salam tameVCout calUia teg 
elûdjin g t'abounet. Telirem n tzallit. louxas ed Iblis f çouret n ta- 
meVfovt imma ias : Ik'rek elddjin. Oui tenkid r'eres. Inoui emmis 
un t g fa/jounet. Ou as tenkid, latef d nriazis iaf ed elâouret g 
Cabounet ittourar s terjin. Irr as lent Rebbi tiâkli'ain tizouggar'in. 
Emman as i Sidna Aisa àleih es salam imma iasen. AieC as r^eri tased. 
Isiouel it f ammou. 1 emma ias :.la Rouli er Rebbi mi iezdha ad tou- 
dlnr\ mi toudhir' ad zalla, mi iller sil h'ad ter'aousa ikhsil Rebbi 
as t ekdhir' i babes, achemmera Imadharr si midden ag idderen am 
chemmera elmadkarr si midden imaouten. 

II 

JÉSUS ET L'OISEAU' 

lâgeb Sidna Aisa âleih es salam f chak'k' m ouad. Jzra ajedhidh 
seg en nour ir'fes i telakht. Iffour^ d isarad idouel itacbilit ai d iga 
imanis i telakht iffour d isarad imanis iâad d oucbih' amou iid khams 
en tikal. làdjeb seg ammou. Imma ias Sidna Djebrail àleih es salam : 
la Aisa in telakht irras t Rebbi imen itazallan tazallil n khams, si l 
ommat Moh^ammed; ajedhidh am ed donoub isarad g ouad em ta- 
zallit. 

1. Communiqué en 1885, à Touggourt, par l'adel de Temacin dont l'ortho- 
graphe a été conservée. 






172 LA ZENATIA DU MZAB 

III 

LE QADHI VOLÉ' 

U (>;^jl jA\ ^ -c:a;_ ^j-lX j\jj\ {sic) <^UU1 C/^J^ jy^ 
li jj-L.i ^; ^U jij Jv^^; jLiJ ^_^L.\ j^jl <jl" jL— I 

Oukeren irchouten m elk''ad/ii ez-ouan. Igem as iafi ten d rer 
midden erden ten. Imma iasen elk'adhi g ikheddamenis : Aouit ten d. 
Aouin as ten d. H'adheren dessat elk'adhi imma iasen : Smani taou- 
im irchouten enni. Emman as : Nechan nafi ten l ouriaz iCCes nega 
7nàs elfah'ch neks as irchoutenis. Imma iasen elk'adhi. Irchouten 
enni oug enni ou. Ekkeren sferes. 

IV 
PART A DEUX' 

^^\ j\^^\ J^\ iyj^\ ^Jl ^*.\ ^)_ U ^_-v'i- jU-i -^^_ 

1. Communiqué en 1885, à ïougyourl, par Tadel de Temacin dont l'ortho- 
graphe a été conservée. 

2. Le héros de l'aventure qui vole les vêtements du qadhi est Si Djoh'a 
dans les diverses versions arabe, turke et berbère : Cf. Decourdemanche, Sot- 
tisier de Nasr eddin Hcdja, n° cLxxiri, p. 171, Un cadi dépouillé; Naouddir 
de Si Djoh'a, éd. de Boulaq, p. 33; éd. de Beyrout; FI. Pharaon, Spahis et 
hircos, Paris, 1864, in-18 jés., p. 177-179, Si Djoh'a et la Mule du cadi; 
Mouliéras, Les fnurberies de Si Djoh'a, Oran, 1891, in-12, n° xvn, p. 10, 
Si Djoh'a et le qadhi; Clouston, Flowers from a Persian garden, Londres, 
1890, in-8. Oriental wit and humour, p. 68. 

3. Communiqué en 1885, à Touggourl, par l'adel de Temacin dont l'ortho- 
graphe a été conservée. 



HE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 173 

t/^ ji^l j^^ {sic) >Z^j3>^\jj}\ jS\ ^l U (j>U-aJl --— '^ jLji j j- 

t^j j< ^a;^1 ^_U ^^^i ^_ u ;,^i, ;,_L ^^ ^>j ji^Jlj 

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Jlj <.^L ^^_^_ ^3411 ^^fH J^^^ ^J jU^l ^;^ j^^U jzj:>\ 

loiised oumrar l oukheddimis imma ias : Ekhsa sik al tezred 
idjen m ouriaz a ii içec août t id ma ii içeç as oucha mia rial kan ou il 
içeç as oucha mia dharba. Iffef oukheddimis izera ariaz ismis El 
Ask^alani imma ias : Ak r'ara f elkhadmet tehoun al taouid fellas 
mia rial. Imma ias : Ad mata. Imma ias : Nettat kan teçeced amfar 
a taouid sr'eres mia rial kan ou iça ak iouch mia dharba. Imma ias 
A t çeça. Imma ias oukheddim : Ad aouia d oudhidh ou taouid 
^a d h'ad ri nech ain ak oucha khamsin rial sis. Izoua màs louin- 
rar. latef ik'kHm g elmendadis isiouel s elh'ikaiat. Ou iça oum- 
r'ar. Imma iasen : Oucht as mia dharba. Ebdan g ouli. Seg oudhen 
khamsin dharba imma iasen : Edjil ad khamsin d ik'k'imen ouh a 
t ioui d akheddim ag iilan iaoui i d. Ain imma ii : Meimi taouid 
mia rial, ouch ii d sis khamsin. Oucht as khamsin dharba mamech 
ourer. Ain (i zenan idrimen am outi. Iça oumr'ar seg ioudha f edh- 
dhahris al def/ir. Iouch as mia rial i(fer\ Izona Ir'ersen izzeh. 

1. Ce coiiLe est cité par Voltaire qui lui atlribue une oiigine espagnole, 
Œuvres complètes, Pans, 50 v. in-8, 1877-1883, t. X, Préface de Catherine 
Vadé, p. 7-8. Chez les Arabes, il est atlnbuè à Abou Nouas, cf. Kitdb iSozhut 
el-Djallds fi iSaouddir Abou (sic) .\ouds, Beyroui, s. d., in-12, p. 23. On le 
trouve aussi avec Haroun er-Hachid, Mesrour et Ibn el-Meghàziii pour héros. 
Cf. El-lbcbihi, Moslat'ref, t. 11, ch. lxxvi, p. 306-307, reproduit par Bel- 
kassem ben Sedira, Cours de titl&rature arabe, § 48, p. 32-34. 11 existe 
aussi dans les Mille et une Nuit6, éd. de Beyrout, t. IJI, p. 176. 



174 LA ZENATIÂ DU MZAB 

V 

JÉSUS ET LA VILLE* 



J 



jljjl /V'-î^'^''^ ' t-*Jl«) /»— A.M Of-llail T-t-^-aTl v_>5»tJti;j j->l)^l CjU-Js 

^^l j>Jl J^is^ c^il ^>'j^'J j^-5j^-5 j^*', j^st^ll jj' jÇ-^ Â;>\r 

làgeb Sidna Aisa âleih es salam f oumezdar dis illa echchcdjer 
d elouidian. Dliifan t idbabes itddjeb a teçbah' ehneCaât ensen. 
Idgeb f oumezdar enni ezouan data senin. Jzra echchedjer enni 
ik'k'or d el ouidian oui tazzelen ad netta iakhli f idbabes. Itddjeb seg 
menni. Imma ias Rebbi : In idgeb f oumezdar' ariaz ou itzalliisarad 
oudemes si taliouin : ek'k'orent, ik'k'or echchedjer, iakhli oumezdar' 
seg illa ouenni ou itzallin. I) essebbat elhedem Imedina illa d esscbbat 
elmekhli em eddounit. 

VI 

LE CHACAL ET L'AIGLE' 

1 . Communiqué en 1885, à Touggourt, par l'adel de Temacin dont l'ortho- 
graphe a été conservée. 

2. Communiqué en 1885, à Touggourt, par l'adel de Temacin dont l'or- 
thographe a été conservée. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 175 

lir'^^ f. cr^^^ ^ Jr'^ ^^ o^V o^^^l -^^ ^\ o"-*^ 

j^j\ Cr^ji\ ^^ù J>y^ L.M ij^^:>^jj!i\ ^J\ ^yil jjjAJi ^J\ Jj l 

UJl ^1 OrjU 

loused enneser d ouchclien imma ias : Ekker fdliifet. Imma tas ouck- 
chen : Mani amchan? Itnma ias : G essema. Imma tas ouchchen g en- 
neser : Mamecli ala d alla ila ssema? Imma ias : Neck ala k silia l 
essema ennij elmedhheriou a fara sidik. Ig t ennij elmedkharis iafi 
sidis. Seg ibdd f tamourt lakhert seg a t illi sennij elmedhliaris' 
Imma ouchchen : la Rebbi illi i f ennader aloum ain g elmejri el- 
mah'ma. louodh dis aldin aoussar g elmejri itoudhou. Imma aoussar 
elâma seg iouodh ouchchen imma ias : A [iouin iVmaân ibazin g 
essema. 

VII 

LE LION, LE CHACAL ET LA HYÈNE' 

^J^yjJ*^ l5^ -^J^ (j^k -jy^ c/J^^ jLlÂ)! c^X J:^\ ^j\ 
^jL^\ U ^J^Ji'X AfJi ^\ ^J^S^ y^ ^^"^ {lisez ^j\) jy\ 

(^)-vi;i Cwi^-vT ij'->^J^\ J'^\ <j-^l iJ^i^ ^yy^ il^' J^ jjj 

1. Communiqué en 1885, à Toug<jourt, par l'adel de Temacin dont l'or- 
thographe a été conservée. 

2, Ce conte se retrouve dans presque toutes les littératures, et ses diverses 
versions peuvent se ramener à deux groupes. Le premier, auquel se rattache 
le texte de l'Oued-Rir', comprend les fables suivantes : chez les Arabes : 
Ah'med el-Qalyoubi, Naouddir, Boulaq, 1302 hég., ia-8, no 85, p. 36, repro- 



176 LA ZENATIA DU MZAB 

nia iffer' aotiir d ouchchen d edhdhehà si geng ensen bach ad 
kedhen ouclichou nsen. Afen d izmer d ouâllouch a tadment. Imma 
tas aouir g edlidhebâ : Zoun fellana. Imma edhdhehà : Izmer nech, 

duit avec quelques variantes clans Cheïkho, Medjdni el-adab, Beyrout, 10 v. 
in-12, 1885-1888, t. I, § 86, p. 34; Ah'med ech-Chirouàni, Nefh'at el-Yemen, 
p. 55 ; Raoudhat el-akhidr , ap. Arnold, Chrestomathia arabica, ïlh partie, n" 7, 
p. 36, d'où plie a passé en nouba, dialecte de Dar-el-Mahass (Reinisch, Die 
Nuha-Sprache, Vienne, 1879, 2 v. in-8, t. I, p. 248) ; Ibn el-Djouzi, Kitâb el- 
Azkid, Le Qaire, 1304. pet. in-4, ch. xxxiti, p. 189; Ed-Demiri, U'aiat el- 
H'aîoudn, Boulaq, 2 v. in-4, 1292 hég., t. I, p. 199 ; El-Ibchihi, Mo&taVref, 
t. II, ch. Lxii, p. 168; une version arabe sans indication d'origine a été 
traduite par Cardonne, Nouveaux mélanges de littérature orientale, Paris, 
an IX, 2 vol. in-12, t. II, p. 60, Le Lion, le Loup et le Renard ; en syriaque : 
Bar Hebraeus ap. Morales, Ergœtzende Erzâhlungen, ch. x {Zeitschrift der 
deiitschen morgenlsendischen Gesellschaft, t. XL, 1886, p. 414, 428); en toua- 
reg : Hanoteau, Essai de grammaire tamachek', Paris, 1860, in-8, p. 133- 
135 ; Le Lion, la Panthère, le Tahouri et le Chacal; en espagnol : Libro de los 
Gatos (ap. Gayangos, Escritores enprosa anteriores al siglo xv, Madrid, 1859, 
gr. in-8) ; ch. xv ; en lurk : Decourdemanche, Fables turques, Paris, 1882, 
in-18, L 81, Le Lion, VAne et le Renard; dans les fables ésopiques, Fabulx 
xsopicœ, éd. Furia, n° 109, p. 47 ; en latin : Romidus de Mlant (ap. Hervieux, 
Les fabulistes latins, t. II), f. 6, De Leone, Bubalo et Lupo venatum pergen- 
tibus ; Jacques de Vitry, Exempla, éd. Crâne, Londres, 1890, in-8, § 158, 
p. 69 ; Etienne de Bourbon, Anecdotes historiques, légendes et apologues, 
éd. Lecoy de la Marche, Paris, 1877, in-8, § 376, p. 333; Romuleœ fabnlœ 
rythmicœ (ap. Hervieux, op. laud.), I. I, f. 6, De Leone, Bubalo et Lupo; 
Romulus de Bruxelles (ap. Hervieux, op. laud.), f. 6, De Leone ; Eudes de 
Chériton {ibid.), f. 24, p. 642; Jean de Sheppei (ibid.), f. 5, Léo, Lupus et 
Vulpes; Altdeutsche Bldtter, Leipzig, 1840, t. II, p. 82; Abstemius, Hecato- 
mythium alterurn, Venise, 1499, in-4, f. 186 ; Faerne, fab. 2, Léo, Asinus 
et Vulpes ; Desbillons, Fabulœ œsopiœ, Paris, 1778, in-12, 1. IV, f. 4, p. 76, 
Léo, Asinus et Vulpis; Camerarius, Historia vlta; fortunœque Aesopi,p. 106, 
Léo, Asiiius, Vulpes; Bromyard, Summa prxdicantium, E, viii, 28; Wright, 
Latin stories, Londres, 1842, in-8, n° 58; Gabrias, Quatrains, éd. Laprade, 
Paris, 1853, in-12, quatr. 5, Le Lion, VAne et le Renard; en arménien : 
Vartan, Fables arméniennes, Paris, 1825, in-8, no 10, Le Lion, le Loup et le 
Renard; en français : Marie de France, (Euvres, t. H, Dou Lion, du Bugle 
et de un Leu; Roman de Renart, XVP branche par Pierre de Sainl-Cloud, 
V. 1187-1506 (éd. Martin, t. II, p. 187-196); P. Paris, Aventures de Maître 
Renart, 28® aventure, Comment Isengrin ne fut pas aussi bon partageur que 
Renart; La Compagnie Renart, ap. Robert, Fables inédites, t. I, p. 32-34; 
Benserade, Quatrains, n» 163; Haudent, l'* partie, fol. 173, D'un Lyon, 
d'un Asne et d'un Hegnard; G. Corrozet, Les fables et la vie d'Esope, Rouen, 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIIV m 

tadment g ouchchen, adllouck g aouir. Inhedh aouir sig zoun ou, iouet 
aouir edhdhebâ s ouachchares seg al teffer" taddourles. Imma g 
ouchchen : Zoun nech ad ak. Imma ias : Sellr' ak ekhsa : âllouck 

1587, in-16, fab. 64, Du Lyon, de rAsne et du Renard; Robert Messier, 
Sermons latins, folio 105, col. 2, cilé par Guillaume, Recherches sur les au- 
teurs dans lesquels La Fontaine a pu trouver les sujets de ses fables, Besan- 
çon, 1822, in-8, p. 7-8; en italien : Guichardin, Detti e fatti notabili, Lyon, 
1808, in-12, p. 244, Le Lion, VAne et le Renard. 

Le second groupe comprend les fables dont celle de La Fontaine (I. I, 
f. 6), La Génisse, la Chèvre et la Brebis en société avec le Lion, peut être 
considérée comme le modèle; cf. Fabulœ sesopicae, éd. Furia, fab. 299, p. 122, 
Le Lion et l'Onagre; Babrios, Fables, éd. Scbneidewin, Leipzig, 1880, in- 
12, n° 67, p. 29; Fabularum Babrianarum paraphrasis Bodleiana, Vienne, 
1877, in-12, n° 59, p. 22-23: Phèdre, 1. I, fab. 5, Vacca et Capella, Ovis 
et Léo; Romulus (ap, Hervieux, t. II), 1. I, fab. 6; Romulus de Nilant {ihid.)^ 
fab. 7, De Vacca, Capra et Ove, quae Leoni se sociaverunt; Adhémar de Gha- 
bannes [ibid.), fab. 9, Vacca, Ovis, Capella et Léo, Fabulse Phxdrianœ, ras. 
de Wissembourg {ibid.), fab. 8; Vincent de Beauvais (ibid.), I. III, coll. 3, 
fab. IV; Neckam, Aller Msapus (ap. E. Diiméril, Poésies inédites du moyen 
âge, Paris, 1854, in-8), p. 188, fab. IX, De Ove et Lecme et Vacca et 
Capella; Romulus I de Vienne (ap. Hervieux, t. II), fab. 6, Vacca, Capella, 
Ovis et Léo; Wright, Latin stories, p. 54; Romulus II de Vienne (ap. 
Hervieux), fab. 5, De Vacca; Romulus d'Oxford {ibid.), fab. 6, Vacca, Ca- 
jjella, Ovis et Léo; Bromyard, Summa prxdicantium. M, ix, 2; Jacques de 
Vitry, Exempta, ^ 15, p. 68; Romulus de Berlin (ap. Hervieux, t. Il), fab. 6, 
De Ove, Capra et Vacca; Romulus de Berne [ibid.], fab. 5, Vacraet Capella, 
Ovis et Léo: Gauthier l'Anglais {ibid.), fab. 6, De Leone, Vacca, Capra et 
Ove; Gualterianae pibidx libid.). fah. 6, De Capra, Leone, Juvenca et Ove; 
Romuleae fabulse rylhmicse (ibid), fab. 7, De Vacca et Leone; Roinulns Maris; 
Gallicœ {ibid.), fab. 7, De Leone: Romulus de Munich {ibid.), fab. 6, De 
Leone et Vacca, ac de Capra, simul de Ove; Anonyme de Berne {ibid.}, 
fab. 13, Vacca, Capra et Léo ; Jean de Sheppei {ibid.), fab. 4, Vacca, 
Capra, Ovis et Léo; Nicolas de Pergame, Dialogus creaturarum (éd. Graesse, 
Die beiden seltesten lateinischen Fabelbiicher des Mittelalters, Tùbingen, 
1880, in-8) Dial. XX, De Auro et Argento, p. 160; Camerarius, Historia 
vilx forlunaeque Aesopi, p. 189, Léo, Juvenca, Capra, Ovis ; Ysopet de 
Lyon (éd. Fœrster, Heilbronn, 1882, in-12, fab. VI, Da la Berbiz, da la Uaiche, 
da la Chieure, dou Lyon; Nicole Bozon, Contes moralises, Paris, in-8, 
no 131, Contra cupide adquirentes heredibus et de ingratitudine heredum ; 
Ysopet I, fab. VI, Comment la Brebis et la Chievre, la Genice et le Lion 
.'i'enlr accompagnèrent (Robert, Fables inédites, t. I, p. 34-35); Ysopet II 
{ibid., p. 36-37), fah. IX, Comment li Lyons mena chacier le Torel, la Vache 
et la Brebis et prirent un Cerf; Marie de France, t. II, p. 100, fab. 12, 

12 



178 LA ZENATIA DU MZAB 

efTer sides, tadment a ter''da[d) sides; izmer a tàcliclia[d) sides. Imma 
ias aouir : Mammou ak iselmeden elfeliameVl [Immas) : Si ticlitek 
ibah m elk'asmet tamzouart. 

VIII 
LA BREBIS ET LE CHACAL' 



,^^-^^ Jf^^ c/l: (^ u-^^ cT-?*. -^^ ^^ o:~"a.*1 (S^^yJ\ JjUl jTjy 

{Usez x^'UJl) ^i j_j.J t5^^Vj ^>if (j^V 



///a ioused ouchcken al tadment imma ias: In daddaour' ères kliamsa 
art'al en tadount fellam ai tselked disen. Temma ias : In dadda k 
lach r'eres fella. Imma ias : Anrali' lelk'adki. Temma ias : Anrah\ 
Ezouan l aouir netta in d elk'adki. Siouelen g aouir. Imma ias aouir : 
Ouch as r^erem aoual em djal. Temma ias iouchchen : As i d ak 
djala. lezoua teg aslougi asouddain tisenit. Seg ad ious ouchchen 
temma ias : Djal s tisenit ou. Inked tisenit izra aslougi asouddai 

Don Lion qui ala chacier od la Chièvre et la Brebis ; Le Noble, I. I, fab. 52, 
Du Lion et des autres animaux; Haudent, 1'" partie, lab. 116, D\in Lyon et 
de quelques autres Restes ; Corrozet, fab. 5, Du Lyon, de la Brebis et autres 
Bestes; Caxton, The fables of Aesop (éd. Jacobs, Londres, 1889, 2 voL 
in-8) t. IL L L fab. 6, p. ii ; Burckhard Waldis, Esopus, I, fab. 5, Vom 
Lœwen und andern Thieren; Boner, fab. 8, Der Edelstein, Berlin, 1816, 
in-8, fab. 8, Von vier tieren die lodren gesellen; cf. Wendunmufh, éd. Oester- 
ley, Vn, p. 23-24; Robert, Fables inédites, p. 31-32; Burckliard Waldis, 
Esopus (éd. Kurz, t. II, remarques, p. 31); Caxton, The fables of Aesop (éd. 
Jacobs, t. I, p. 232) ; La Fontaine, éd. Régnier, t. I, p. 74-76. 

1. Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont Tor- 
thographe a été conservée. 



DE OÛAHGLA ET DE L'OUED-RIR' 179 

imma ias : In feUrey d r'da ennadh chem Iselked lack fellam oula 
d chei aiour Ichral ennetn. 

IX 

LE JUIF ET LA MULE* 

j^\ fljjdl ^j-^.^lill ^1 j^l jf^j^ j^-^j^ cUJ^ Jjjl c/t/^^ 

Isa fer Oudai l oumezdar'' ibâd màs elber'el igou fellas eldouin d 
agi isli'ak' r'eres. Irouel elber'el oudlian irckouten ag illan ennij el- 
medkhares a teberda. Ichemmer Oudai teberda ad r'ires ennij elme- 
dhliares izoua sidensen. louodh as eldia illi irckouten ag ichemmer 
imma g oulis : Almesin edjoula si lamin d amok'ran ikedh Rebbi. 

X 

LE JUIF ET LE CRIEUR PUBLIC 

^jj^\ ^_ U ^^y^ vl*)j ^^i wJ^l c^ljSJ J J^\ JiJ^ ^b^ 

i^u jii c^' oitjj-*.iii T^j} iLci iS3J, j^^^ j^f^^ oVi|y <5j^ 

^Uajii!! lj!i_^Àll jli (_^bl J.-1 Jlj Â.,L ^ljjL-*l JjJl j-^jjl 

/ra/i' elbcyel em idjen d Oudai. Ikelleb fellas oui t ioufi imma 

1. Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont l'or- 
lliogroiphe a été conservée. 

2. Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont l'or- 
tbograplie a été conservée. 



180 LA ZENATIÂ DU MZAB 

as g ouherrali' : Aoui terialat g ber'el iou og illan izoïia. lâiedh' 
ouben'a/i g deroubat netta ik^War : Mamaou izerin elber^ el a tberdas 
mia rlal. Isela Oudai ik'k'ar g ouaoualou g âiadhes. Joused as imma 
ias : Ai aberrali mamec/i tek'k'ared amou? Chek tekhsed ad izoua 
elber'el s ouaoualek? Isousem feLlas, ou ioufi elberel. 

XI 
LES PAROLES ÉNIGMATIQUES' 

cH. ^. lt*.!?-^^ '^^^ t.-^^^^^ û-J ^i^-^-*^^ (_ri ^ j^é J'y. ^^j^^ 

j-u (jyic'i imxJi ^jjjJiW jj»>l j^=^^ } -Vil C*j C^l-jJl (j""*^ ^Jl^«i 
CJ^Ak-i- (O)^* ^^^i cA*^* cH-^. -'"^, '-'^,-' tl^J cT?" cH.^- ^^^-^ 

ù'-'?^ cTt^^ ^^-'^^ ^*^'^ ^^^-^ û^j' ,3- j^-^1 â^*^^ tr^' ^^ 
cH ^^ cr^^ -^^^^ ^i^-ul f-r" Jr"^ ùM ^^^' ^^. ù^^ J^ 

^Jjl ^j-x-.jj (j^^jl o'f jJ^-'J! a::J ^ ^l jl oiiJl fyi"?'^ ct'^-î^ 
^^1 iSi\ A.C L j^i-l jvs^ll ^_^ o_jjUI jj-^^1 (^-'-^. (*'c) «^^%'l 

1. Communiqué à Toug-gourt, en 1885, par l'adel de Teinaciu dont Tor- 
thographe a élè conservée. 

2. Ce conte fait partie de la série de ceux qui ont pour objet des paroles 
énigmatiques; cf. en berbère, Le Cadi et la Fille du marchand de savon 
(Rivière, Contes populaires de la Kabylie du Jurjiira, p. 159); en grec, Le 
langage figuré (Legrand, Contes populaires grecs, Paris, 1882, in-18, p. 21), 
La Reine et le Nègre (id., p. 28); en arabe, Entretien d' Alexandre et du 
sage indien (Masoudi, Prairies d'or, trad. Barbier de Meynard et Pavet de 
Courteille, t. II, Paris, in-8, ch. xxvi, p. 266-274 ; cf. aussi une note de 
Nœideke, Beitrœge zur Geschichte des Alexanderromans , Vienne, 1890, in-4, 
p. 7, note 1), V Aventure d'imrou 'l-Qais et sa fiancée (Abou l-Faradj el- 
Isbahàni, Kitûb el-Aghdni, Boulaq, 1285 hég., 20 v. in-4, t. VIII, p. 74-75, 
eiDixcatid'Amro 1-Kais, éd. de Slane, Paris, 1837, in-4, p. 17 du texte, 28- 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 181 

Saferen sln iriazen loumezdar ibâd. Seg faouelpn taiourt imrna 
tas idjen g oumeddoukelis : Sen ii ak sena. Imma ias : Oui zemera 
ak sena : nechchin d akedid oui zemera. Ageben f ezzerâ iouodk 
lamjar. Imma ias g oumeddoukelis : In ou zerâ echchin t idbabes. 
Imma ias oumeddoukelis : Mampck echchin t? I\elta ibed ou imjir. 
Aiouren g derb elkah' ageben m.idden s el mailt. Imma ias idjen : In 
ou iinmout idder. Imma ias : Mamech ou immoat netta, chemmeren 
t ennij em ndach ekhsen a t defenen. Seg aoudhen l oumezdar' agi 
ellan ezouan r'eres ferak'en. Koull idjen izoua l amchanes. Isken 
idjen as imma ameddoukelis g oubrid fillis. Temma ias : Netta aoual 
mâs aouales senii ak sena ikhssides d aoual sr''eres d r'erek; aouales 
f zerâ echchin t idbabes imma netta zenzen t fait aouin deremenes : 
aouales f el maiit idder imma r'eres taroua melmi g idjen as reran : 
la Abd Allah emmis en Abd el-K'ader idker essemit n daddas d 
semmit ennes g diadh iâd daddas idder. 

XII 
MORT BIZARRE* 

Idjem ass tàgeb tatneffout taoussart terdhou tarouf tamek'rant 
seg tkhalkhal tamourt oudhant elbàV en tiddarin eimnoulen erbàin 
midden seg Oudaien. 

XIII 
LE COQ ET LE CHACAL' 

29 de la traduction) l'épisode d'une version de l'histoire de Diab b. Ghànem 
(Largeau, Flore saharienne, Genève, 1878, in-8, p. 193). 

1. Communiqué, à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont l'or- 
thographe a été conservée. 

2. Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont l'or- 
thographe a été conservée. 



182 LA ZENATIA DU MZAB 

ùji^J\ j>uil c.;l^^in ^1 le ^L-.Vl J.,u j^M ^)lc jÇ^vi 

^_ jJl Jij'_ (/^sez ^k^) ^j^U (J^^l-l jj'_ (j-j5A^i jjJi -vScl 
^_jîl J? 3^1 4J-^^ «j*-!.^^, J^^ili jJj^l ^^Ir -x^«^ (J^'.y^ jj-Uzjtl 

Joused ouchchen l gazidh imina ias : Egser d onzalU. Imma tas 
gazidh : Elimam iffe.s ala d ikker. Imma ias ouchchen : Mail eli- 
mam? Imma ias : G oumthant ag illan s defferik, Inked ouchchen 

1. J'en ai publié une version en dialecte de Ouargla [Manuel de langue 
kabyle, III*^ partie, Chrestomathie, p. 30*) et une traduction {Contts populaires 
berbères, l"'" série, n° ix, p. 19j; cf. Furia, Fabulœ œsopicse, n° 88, p. 39, 
Le Chien, le Coq et le Renard, Ibn Arabchah, Fakihat el-Kholafa, ap. Cheïidio, 
Medjdni el-adab, t. III, p. 94; Ech-Cherichi, Le Renard et le Coq, ap. Cheï- 
kho, Medjâni el-adab, t. III, p. 94; El-Ibchibi, Mostafref, t. II, ch. lxii, 
p. 228, reproduit par Belkassem ben Sedira, Cours de littérature arabe, 
Alger, 1891, in-8, p. 20; une version en dialecte arabe d'Algérie, ap. Bel- 
kassem ben Sedira, Cours pratique d'arabe vidgaire, Alger, 1878, in-18, 
ch.xii, no 10; une traduction de l'arabe a été publiée sans indication d'ori- 
gine par Cardon ne, Nouveaux mélanges de littérature orientale, t. I, p. 75; 
Decourdemanche, Fables turques, n° 57, Le Renard et Le Coq; Faerne, 
fab. 29, Le Chien, le Coq et le Renard; Camerarius, Historia vita; fortu- 
nœque Aesopi, p. 360, De Vulpe et Gallo ; p. 233, Vidpies et Gallus ; 
Pogge, Facetiœ, éd. Liseux, Paris, 1878, 2 v, in-12, t. I, n° 79, De Gallo 

Vulpe; G. Tardif, Les Facéties de Poge Florentin, Paris, 1878, in-8, 
n° 53; La Fable d'ung Coq et d'ung Regnard; Philibert Hégémon, La Colom- 
bière ou Maison rustique, Paris, 1583, in-12, fab. 14, p. 54 ; Caxton, The 
fables of Aesop (t. II, p. 307, trad. de Pogge), f. VII, The Far, the Cock and 
the Dogges ; P. Paris, Aventures de Maître Renard, p. 40-43, Comment 
Maître Renart ne jmt obtenir de la Mésange le baiser de paix ; Rothe, Les 
Romans du Renard, Paris 1845, in-8, p. 127-128; Nicole Bozon, Contes mo- 
ralises, n" 61 , Quod in solo CJiristo spes nostra est figenda ; Marie de France, 
Œuvres, t. 11, fab. 52, Dou Coucou et dou Gourpill; Régnier, Apologii 
Phsedrii, Dijon, 1643, part. Il, fab. 23, Gallus et Vulpes; Habert, Annales 
poétiques, Paris, 1778, in-12, t. V, Le Coq et le Renard, reproduit par G. 
Merlet, Origines de la littérature française, Paris, 1873, 2 v. in-12, t. 1, 
p. 515-517, par DelbouUe, Les Fables de La Fontaine, Paris, 1891, in-12, 
p. 36-39, et par Souillé, La Fontaine et ses devanciers, p. 222-224, qui 
l'attribue à Guillaume Guéroult ; Haudent, l'''^ partie, fab. 36, D'un Coq, 
d'un Chien et d'un Regnard; Se7'mones convivales, éd. de Bàle, 1571, t. I, 
p. 121 ; Guichardin, Detli e fatti notabili, p. 222; // Ca7ie ed il Gallo; Ben- 



DE OUARCLA ET DE L'OIIED-RIR' 183 

s diifferea, izri aslougi it'es irouel ouchchen ikhlâ. Jâiedk a.i rjazidh 
sbàid imma ias : A doael d b anzalli. Jmma ias oiichchen : le.rz felln 
loudhou tzalUt ou ceçali bla loudiiou. Irouel seg aslougi. 

ÏX 

LE CHAT ET LE VIEUX RAT' 



j ^^K^^^lxkW (j-j^\ ^JJ^^^^ :i[^ fy\:i^i\.\ j\^k»\ (Usez ^\^^l) 
:>i^^ ^l ^_ Jlj <._U (jl) ^s^*^ 3jl" jjl-JjJiiJl ^j\Si\ ^jJ-^\ j\j\ 

serade, Quatrains, n" 130; La Fontaine, I. II, fab. 15, Le Coq et le Renard; 
Desbillons, Fabulœ œsopise, 1. XIV, fab. 27, Gallus et Vulpecula-, Krauss, 
Sagen und Mxrchen der Sùd-Slaven, t. II, Leipzig, 1884, iri-8, n° 10; Le 
Renard et les Poulets, n° 38, Le Renard et le Coq ; Schaller, Ber Hahn und 
der Fuchs; Braga, Contos tradicionùes do povo portuguez; Porto, s. d., 
2 V. in-12, t. JI, n° 248, A Raposa e o G allô ; Schleicher, Litauische Mser- 
chen, Weimar, 1857, ;n-8, p. 100, Der Sperling und der Kater; Loys 
Brueyre, Cmtes populaires de la Grande-Bretagne , Paris, 1875, in-8, 
n" XCVII, 2 p. 369-370 (d'après Campbell); cf. sur celte fable Benfey, 
Pantschatantra, Leipzig, 1859, 2 v. in-8, t. I, p. 310; Robert, Fables iné- 
dites, t. I, p. 146; Régnier, éd. de La Fontaine, t. I, p. 175; Jacobs, 
éd. de Caxlon, t. I, p. 76-77, où il croit reconnaître le sujet de notre fable 
dans un bas-relief de Barhut, dans l'Inde. Deux versions en zouaoua ont 
été publiées par M. Belkassem ben Sedira, Cours de langue kabyle, l'une 
(n° Lxxxiv, p. 68) traduite de l'arabe, l'autre (n° cm, p. 87) d'après La Fon- 
taine. 

1. Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont l'or- 
thographe a été conservée. 

2. Cf. une fable semblable dans Nicole Bozon, Contes moralises, n° 50, 



184 LA ZENATIA DU MZAB 

Seg irah'' mouch lelh'adjj imma iasen g ir^erdain. Izoua ioused. 
Joused as amoltran em iferdain IJi'amd emmes. Izeri t ith'arrach 
g inchoucheiines d echchelaremes. Imma ias : Ekhsa sik tr'aousa. 
Imma ias : D mata? Imma ias : Chek tessined irai\ ekhsa a tourared 
g elmendadiou taouid sr'eri mia rial. Imma ias ourerda : Es souma 
lakhert nechckin châfa sik, lach elaman nechch'm ad ak. Idouel i 
tarova âmmis imma iasen : Zrir' mouch ardhadhes d amok'ran ar'- 
maz imimes ou ikkes essis : Ouin ou ikherben ank'ou àd ikherb igou 
t d azirar soueddai n tamourt ou aouen infà r'i erouel seg ag illan 
zrikht. 

XV 

SINGULIÈRE CONSULTATION' 



Z>^>\y.!^\ <Zjy-\ ,j~J_J y^-ji J O^j^ ^ j\.J^ A-^JI jjjV'^ -^j», 
^j ^yj Ir j^ ^\ viXl«l-a)l CÀ* -»~^jJl jJjU ^j~[U Cjj!^\ ^y ^^\ 
J^- ^^ le [sic] CA-^aI! ^}yS\ ^■»-\ ij^ jli^i ^j_ U ^l^^\ J 

C^*" o^Jy^ (_5- »^-^' ^'^^ ^-'^ Cff^^ o^'^ c/J?^ C^X JpJ 
y^J C.l»-X)' jjr'j'l j_^fli jl~l ^l« J^Jl jjj'^ ^, ^ jj'j'^ 

^"jyiSjl o-J JVC.1 jjl ^_j ^ jJjJl jj ^^U 0^1 jll ^^fll 

Ioused l Haroun er Rachid ouriaz d amok'ran d aoussar dis 
tamart ettamok'rant seg taouodh l Itamourt. Imma ias Haroun er 
Rachid : Mata çenâlek ai noussar? Imma ias : Netch d ârif. Imma. 
ias amr'ar : Nechchin ekhsa ak saoula f elmesalet. Imma ias : Sioul 

Quod consortium divitum a pauperibus sunt fugienda {Le Chat et les trois 
Souris) p. 68-69. 

1. Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont l'or- 
thographe a été conservée. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 185 

f eg tekhsed. Imma ias : Mata kli ter'ared g ouriaz izenz tadment 
it'Cef idrimens izoua. Terdkou tadment ioufous m enni it irin seg 
teffer' tisket si tekchourtes tâma tiC m ouriaz : mamech eddia? f 
ouenni izenzen ain f ouenni ir'in. Imma ias : Eddia f ouenni izenzen. 
Imma ias Haroun er-Iiachid : Mamech tâad f ouenni izenzen? tad- 
ment terdhou i oufous m enni ir'in. Imma ias : Ouenni izenzen ikhe- 
hou imi iouenni ir'in a tekchourtes elmâk'al. Ira Haroun er-Rachld 
t'eça lakhert seg ioudhav aldefferisK 

XVI 

LE LION, LE CHACAL ET LE MULET- 



jLl jj:\ y^ ^^Dl Oj -^^f C^J^\ J-i jj\ ^>-i ^ J^ ^\ j)l 

i^jy CJlil ^j^^^ j^Àli CJl^^ O;;^— ^ A^ jUj* CJUfll ^"J 



(.1^1 ^\yu\ ^^:^ij a-/ï ^1 ^> ^. u j^i^ v5>-J\ 

jUrl jj^ ^M ^^i le jj-^^^ ojj jf- jr^ V <j->^ ^jj 
c/r-i J-^ cTt^ -^.->^ J^^ ^^^ -'-'^ ^ «^^ cH- ^ -^-^'^ 

1. Cette anecdote est mise aussi sur le compte d'Aboù iNouàs. 

2. Communiqué à Touggourt, en 1885, par Fadel de Temacin dont l'ortho- 
graphe a été conservée. 

3. Aux rapprochements cités p. 122-133 (conte XIV en dialecte du Mzab), 
il faut ajouter une version zouaoua publiée par M. Belkassem b. Sedira, Cours 
de langue kabyle, n°Lxxxix, Le Cheval et le Chacal (traduit de La Fontaine), 
et le remaniement en vers grecs, de la seconde moitié du xv« siècle, publié 



186 LA ZENATIA DU MZAB 

Illa aouir d ouchchen d elhefel a tiourin g edderh iovdhasen âiai 
iondhasen laz ad fad. Imma iasen aouir : A neg Uieràat fellana 
ouenni lias fellas a t nechch. Emman : A nsel nekhs. Elin Werâat 
toudka d f elher'el. Irnma iasen elberel : Ejjii i d ou i techet al aouen 
r'era f elinia.net oui âd temetar\ Ismit m amc/ian ag illan dis elima- 
net itouari g elKafer ouin aneggarou. Imma ias ouchchen : Chem- 
mer dharek bach ad âzema. Ichemmer. JgaKza r'eres ouchchen. Ou 
izmer ouchchen f elâzem. Imma ias elberel : Gah''ez bach a tezred 
eWorouf. Imma ias : Ou tegah''za netch ad âzema si bdid oti iek'erba, 
iouain d Câblât iou. Amou iser'ar i daddaou. Imma ias aouir g 
ouchchen : Ekker chek oui tezmered f elâzam, elâzam ou izmer fel- 
las la d idjen rir teroua. m. ouiren. Imma ias ouchchen. GalCez d ai 
amr'ar. /gah'za d. Imma ias elber'el : Chemmer dharou. Ichemmer 
igah'za aouir reres. Seg isers eljihhates f elh'aferes içek t elber'el 
seg ioutef elh'aferes g eljibhetes em ouir immovt. Ironel ouchchen, 

XVII 

LE PARASITE RÉCOMPENSÉ' 



dX— /j^i jlalw- ^ j\jlJv\ ^J U ^-\>JlÀ)l ^^\ (^l jU^l jJ\aW>_ j^jO' 
-,l^j) jli*! ^<a. ^«J_^'l w--aA)l i /j^ J^ ^ Jh-' "^1^ -5^*' i-i-^-f»- (_^ 

V^fl. ^5} Ji;>' <^^>» 

par J. Grimm : FaSapou, Ayxou y.a\ 'A),o'J7to0ç ô'-riyriatç ojpata. Cf. Gidel, 
Études sur la littérature grecque moderne, Paris, 1866, in-8, ch. xii, p. 331- 
342. 

1. Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Temacin dont l'ortho- 
graphe a élé conservée. 

2. Ce conte a sans doute une origine historique : cf. Ibn 'Abd Rebbih, 



DE OUARGLA ET DE L'OUED- RIIV IS" 

Illn ovrinz d fommn. melmi isel s dhifnt netta illa dis. Idjem. as 
iâgeb f edderh iafed elhâdlt em midden ek'k'im.en. F arma les nelnln 
isegoumen g ichou in dhifat. Nef)iin il'fefien amr'ar back a (en ig 
g elh'abs. Imma ias g echchaouch : S'itef len idjen seg idjen net- 
nin iourin i tebrat. Outfen kouilensen ilth'hn d netta oiiah'dps mir'i ou 
iouri i tabrat tnmzouart. Imma, ia.sen amrar : Oucht as mia. Isou- 
sem iâned beloua as ouchen mia rial d idrimen. Netta am^'ar imma : 
Oucht as, mia tichtiouin. Imma ias g oumr'ar : S ikkfik taâd mia 
ri(il d idrimen d elfodhdhat en Tounes. Iça a.mfar touchas mia 
rial : izoua iferah\ 

XVIII 

L'HOMME ET SON ESCLAVE' 



U di.!-^ j_^- oij^y <-£^\ dX,^\ jJ^\ ^^^ ^»ii j^«— • l ^\i _) 
) j^kW jl=.=^A)l j:l\ ^V cj: ^^'» c^l ^i ::.J Vj ^- 



[SIC 



Kitâb el-lqd el-ferid, Boulaq, 1293 hég., 3 v. in-4, t. III, p. 339, Le Para- 
site et les Manichéens, et p. 342; Masoudi, Prairies d'or, tr. Barbier de 
Mf^ynanl, t. VII, Paris, in-8, ch. cxxiv; Ibn H'addjah el-H"arnàoui, Thimd- 
rat et-Aourôq, Boulaq, 1300 liég., in-8, p. 96; Ah'med el-Qalyoubi, Nuoud- 
dir, hist. 132, p. 54. Celte anecdote a été peut-être tirée d'un recueil com- 
posé par Yousot ben Ibrahim le secrétaire, sous le titre (/ji^l ^j\ «-jlur 
cité par Mas'oudi, Prairies d'or, t. VII, p. 68. Ce conte a passé dans les 
Mille et une Nuits, et c'est le barbier de l'histoire du Petit bossu qui en est 
le héros (éd. de Boulaq, t. I, p. 92-93; éd. de Beyrout, t. I, p. 205-206; éd. 
de Breslau, t. Il, p. 253-256; tr. de Galland, p. 215-216; tr. de Lane, t. I, 
p. 34-2-343). 

1 . Communiqué à Touggourt, en 1885, par l'adel de Teuiacin dont Tortho- 
graphe a été conservée. 



188 LA ZENATIA DU MZAB 

Imma las ouriaz g ousniej iali l tazdait bach as d ikkes tini. lali. 
Sgi iouodh l ikhfis imma ias ibahes : Netch ioudha i àial ail d 
bach ai tsegered. lali igi t f (er'ardines igser d sides si tazdait. 
Wir akli'a imma ias babes : la Mas'oud netch ioudha i edhdharr sik 
et'fef tazdait s ifassenik. Imma ias : Oui zemera teVVef. Imma ias 
babes : I\etch iban i ak elia sennij n tir'ardiniou a temetted chek 
oula metta netch. Hit i taviourt immet. Lach elkhir g isemjan ag 
illan segan adbabensen. 



QUATRIÈME PARTIE 



LEXIQUE BERBERE-FJRANÇAIS 

B 

B B : (Mzab) ebbi, (ji, emporter (cf. Zouaoua aoui). 

B B : (Dj. Nefousa, Ouargla) ebhi, (ji, couper, déchirer; 
IN' f. (Mzab) tsebha, L"; IV f. (Dj. Nefousa) tsehb, 
c-j; V'' f. (Mzab) tebbi^ J\ nom d'action (Ouargla) 
Mai, (i-L, coupure. 

B J N : (Mzab) tabejna, i-jJ, tête, pL tibejniouin, i,^y^. 
2" B DJ N : (Mzab) tabedjna, U^", tête, pi. tibedjniouin^ 

BTCH (Mzab) betch, ^, s'envoler; n. d'act. (Mzab) ou- 
boutch, ^j>j, vol. 

B D : (Mzab, 0. Rir') bed, a., aor. ibbed, se dresser, se 
tenir debout, être debout. 
2" OU D : (Dj. Nefousa) oudd, jj, se tenir debout, se 
dresser, aor. iouded, jjj^_. 

B DD : (Mzab) abeddiou, ^_a.i, bête. 

B R : (Mzab) abe?% j\, aor. iouber, j-^, bouillir; n. d'act. 
(Mzab), abbar, jM, bouillonnement. 

B R KH S : (Mzab) bourakfis, ^jj-, enfants, postérité. 

B R D' : (Zouaoua) abrid\ J.yl, chemin. 

2° B R D : (Mzab) abrid, ^j\, chemin, route, voie, ma- 
nière, pi. ibriden^ ù-*ijhî (Dj. Nefousa) brid, j,j, 
chemin. 

B R R : (Dj. Nefousa) tebrçuri, (jj^j^i, neige. 



190 LA ZENATIA DU MZAB 

B R K : (Zouaoua) herrik, a^, être noir. 

2° B R GH : (Mzab) aherc/um, ô^j}, noir, fém. taher- 
chant, cJ^j^\ (Mzab) berchi, ^j-, carré de boue, 
pi. ibercha^ bjy_. 
3" B R TCH N : (Mzab et Ouargla) abertchan, o^-/', 
noir, fém. taberchant, cjU-jÇ; T" f. (Mzab) sbertch^ 
noircir; n. d'act. (Mzab) asebertchan, o^j^\^ action 
de noircir. 
B R N : (Ouargla) aberran, ^\j\, cordier, pi. iberranen^ 

B Z G : (Ouargla) ebzeg^ <5^l, être mouillé, être gonflé, 
aor. ibzeg, Sj^,\ T" f. (Ouargla) sebzeg^ ^j^, mouil- 
ler, aor. ad sebzegd, ^y.. ji. 
2° B Z DJ : (Mzab) ebzedj, ^j\, être humide, mouillé; 
n. d'act. (Mzab) abzadj , ^\j\, humidité ; 1'° f. (Mzab) 
sebzedj, ^rjy, mouiller; n. d'act. (Mzab) asebzed]\ 
rj^^t humidité. 

B GH GH : (Mzab) bechch, ^, se parer ; (0. Rir') abech- 
chiy ^1, arc-en-ciei, ceinture. 

B GH L : (Dj. Nefousa) bouchil^ ^x-> enfant, pi. ibou- 
chilen^ dr^^.- 

B K' : (Ouargla) abk'a^ Ui, mâchoire, pi. ibk'ain^ 'J^. 

BGLJ : (0. Rir') begloiij, j^iÇ, bouton de fleur; (0. 
Rir') tabeglouj, j_jiÇ, bouton de fleur. 

BL : (Ouargla) abal, j^l, ci], paupière, pi. ibliouin, 
^^ ; (Mzab) abliou, ^1, paupière. 

B L B L : (Mzab) teboulboult^ ^'^î^^', phune. 

B L Z : (Ouargla) tablouzt^ ^JiV", li't'sse. 

B L R' : (Mzab) tabelr'ouit, ^.>iV", merle de rochers. 

B N B TGH : (Mzab) asbenbetch, ^V-', action de voiler. 

B OU : (Mzab) ibaouen^ j^L, fèves. 



DE OUARGLA KT DE L'OUED-RIR' 191 

2° OU : (Ouargla) aou, jl, fève, pi. aoimn, j^l. 
B OU D : (Mzab) aboud^ jj,l, derrière (siibst.). 

2° G OU DU : (Ouargla) agoudh, ^/l, derrière. 
B OU CH : (Ouargla) tahboucht, >:^j^, pompon, pi. tihbou- 

chin, Cjt^^. 
B OU L : (Mzab) tibbiouali, Jl^^-", mauve. 

T 

T T : (Ouargla) ettou, y\, oublier, aor. Hr\ iJ, itta, b. 

TF : (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousaj atef, ^-i, 
entrer, aor. ioutef, ^-j.; n. d'act. (Mzab et 0. Rir') 
ataf\ o\'i, entrée; (Mzab) outouf, ^J^\ (Ouargla) 
moutfen, Ij^y, entrée; P*" f . (Mzab, 0. Rir', Dj. Ne- 
fousa) sitef\ ^:^, introduire ; (Ouarglaj sitef\ c.a;u^, 
marier; n. d'act. (Mzab) asitef\ ^.ax^J, introduction; 
IP f. (Ouargla) mioutef, ^^, entrer l'un chez 
l'autre. 

T OU R' : (Mzab) tour\ ^y, être, se trouver, aor. ittour' 
et itour\ ^^. 

TI : (Mzab, Dj. Nefousa) taia, L', négresse. 

TH 

TH B R : (Zouaoua) ithbir, ^t., pigeon. 

2° TBR (Mzab) itbir, j^_, pigeon, pi. itbirin, ôj^.\ 
(Ouargla) atbir, j^\, pigeon, pi. itbiren.i^j^-, (Ouar- 
gla) latbirt, ^y^, tourterelle, pi. titbirin, Oij^"- 
TH R : (Bougie) ether, J\, demander. 

2° T R (Mzab) metar, jli-, demander; (Ouargla et 0. 
Rir') etter, yi, demander; N' f. (0. Rir') terr, J. 
TH R : (Zouaoua) ithri, <j^>., étoile. 

2 " T R : (Mzab et Ouargla) itri, sj^., étoile, pi. ùmn, o'jy. 



192 LA ZENATIA DU MZAB 

DJ 

DJ : (Mzah) edj, ^i, laisser; V' f. (Mzab) teAj, £\ V- 
VllPf. (Mzab) tidj, ^. 
2° J J : (Mzab, Ouargia, 0. Rir') ejj, ji, aor. ijjou, 
iji^ ejj)Vr', çiji, laisser, permettre, abandonner; n. 
d'act. (Mzab) ajja^ iji, abandon; V-VIIP f. (Ouar- 
gia) tij\ y:. 

DJ DJ : (Mzab) djidj\ ^;r, piquet, pi. idjadjen^ (>^^^-- 
2° J J : (Ouargia) /z}', yj, pi. ijajen, oj^y_, cheville. 

DJ R : (Mzab) djerou, ^j>., préparer. 

DJ L F : (Mzab) adjelf^ <-âL>.l, nid, pi. idjelfaoïm, Ù3^f^- 

DJ N : (Mzab) edjen, ^l, ourler ; n. d'action (Mzab) tadje- 
naitj Col:^', ourlet. 

TCH 

TCH : (Mzab, Dj. Nefousa) etch, ^, aor. itchou^ ^ man- 
ger; (Ouargia) etch, ^1, aor. etchw\ ^l, tched (pour 
tetched) o^, itchou, yc, manger; Y-î"' f. (Dj. Nefou- 
sa) tsetch^ <^, nourrir. 
T CH (Mzab, 0. Rir') eclt, jti, manger, aor. icM, ^/, 
n. d'act. (0. Rir') ichchou^ ^:lj, nourriture; (Ouar- 
gia et Mzab) ouchchou^ ^^, nourriture, repas, cous- 
cous; (Ouargia) ichcha, Lij, nourriture; Vî. (Ouar- 
gia) chech^ ,^, faire manger, nourrir; IlPf. (Mzab, 
Ouargia) touach, J^y, être mangé. 
3' T T (Dj. Nefousa), VF" f. tett, jj, manger souvent; 
(Mzab) tett, c^, ettat^ cji\^ manger souvent. 

TCH T' : (Mzab) 0}itcliit\ ^^^ datte à moitié mûre. 

H' 

H' DJ M : (Mzab) tciKadjamt^ ^>^, tourterelle. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' I93 

H' RD M : (Mzab) ah'ardam, ,."j^I, lézard. 
H' M L : (Mzab) h'eniJ, j^, être rempli. 

KH 

KH : (Ahaggar) ;:, akli, lait aigre. 

2° R' (Mzab) tri. ju, lait aigre; (Ouargla) iri, ju, 
lait. 
KH B : (Ouargla) akhhou, ^J-i, trou, pi. ikhhian, o^^- 
KH B CH : (Ouargla et 0. Bir') takhboucht, c^^^, petite 

marmite, pi. tikhebbouchin, o^yJ^. 
KH DJ : (Mzab) akhdjout^ «^j^^'i caverne, pi. ikhoudja^ 

KH S : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') ekhs^ ^i, aimer, vou- 
loir; u. d'act. (Mzab) akhsa, Ui-I, volonté. 

KH S : (Mzab) tikhsi, ^^*, brebis, pi. tikksiouin, à^'i^'i 
(Ouargla) tikhsi, ,^", chèvre, pi. tikJtsiouin ^ 

KEJ S I : (Mzab) takhsait, siA^, courge, — sorte de pom- 
made rouge. 

KH L B : (Mzab) akhellab, v^'^ régime de dattes commen- 
çant à mûrir. 

KH M : (Mzab) akham^ ^U.', tente, pi. ikhamin, oi-i^ ; 
(Ouargla) akhiam, ^'^i, maison, [)1. ikhiamen^ 
^.Li: ; diminut. (Mzab) takhamt^ j^Ui, chambre, pi. 
tikhamin, oi«^'- 

KH N Z R : (Mzab), tikhounzer, sjy^-, morve. 

KH N Z Z : (Zouaoua) akhenziz, 'j'J^^^ morve. 
2" KH N S : (Ouargla) tikhensa, Uii:, morve. 

KH OU : (Mzab, Dj. Nefousa), V' f, sekhou, _,>, salir. 

KH 0[I G : (Dj. Nefousa) khoug, v5y., aor. ikhouga, ^^k, 
prendre. 

13 



194 LA ZENATIA DU MZAB 



D 



D : (0. Rir') eddou^ j^i, aor. iouadda, ij^_, aller. 

2** DJ : (Mzab) edjou, ^i, aor. idjou., ^_, aller. 

S'^ZOU: (Mzab, Ouargla) zona, Ijj, aller; (0. Rir') 
ezoua,, l«ji, aller, se passer, s'écouler. 
D KH : (Ouargla) taddakht^ J^U", aisselle, pi. tiddakhin^ 

D D : Ouargla) addi^ ^^J, battre la moisson, dépiquer, 
aor. dir\ i.^, idda, U ; (Mzab) eddi, t/ji, piler, pul- 
vériser; n. d'act. (Mzab) idda, U, pulvérisation; 
V^ f. (Mzab et Ouargla) teddi, isX. 

D D : (0. Rir') dadda, bj, père, grand-père. 

D D : (Mzab) tadada, bU*, sorte de carotte sauvage. 

D R : (Mzab) tadra, IjjJ, épine du djérid; (Ouargla) tadri^ 
iSjX, pi. tadrioum^ âj'.J-^'- 

D R S : (Mzab) tadris, ^.juT, glace. 

D R N : (Mzab) aderen, jjjI, tourner. 

D S : (Mzab) tidisa^ UjjT, moustique. 

D S S : (Mzab) idess^ j^a, content. 

D S K : (Dj. Nefousa) douskcm, o^j-»i grands plats. 

D L : (Dj. Nefousa), V f. tadel, ji*, commencer. 

D L : (Mzab) adali, JIJ, vert; (Mzab) taddalet, tiJU', sorte 
de datte. 

D L KH : (Dj. Nefousa et Mzab) tadlakht, cJ^^X, haricot, 
pi. tidlakhi?i^ cj^HS. 

D L S : (Mzab) adles^ ^^J, lèvre, pi. idlisen^ Xr^'^,- 

D M : (Mzab) tidmouin^ â.>-^"j ™i^- 

DMR : (Mzab) idemmoura, Ij^-ji-, richesses. 

D M M : (Mzab) tadmamt^ c-Uji;, sorte de datte. 

D M N : (Ouargla) tadinent, z^X, brebis. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 195 

D N : (Mzab et Ouargla) adan, ^IjI, boyaux, entrailles, 

ventre. 
D OU N : (Mzab) tadount^ û^^a:, poulie. 
D I Z : (Ouargla) timediaz, jijuf, ciseaux. 
2° D I S : (Mzab) timedias^ ltIj-^', ciseaux. 

D' 

D' : (Zouaoua) thid'ets^ sjjj, vérité. 

2° D (Mzab) tidei, ^jJ, vérité. 
D' : (Ait Khalfoun) imd'an^ jiJu, gens, 

2° D (Dj. Nefousa) ioudan, J-jj^, gens; (Mzab) midden, 
û^, gens. 
D' R : (Zouaoua), r*" f. sid'er, jju-, faire vivre. 

2" D R (Ouargla et Dj. Nefousa) edder, jjI, vivre, aor. 
idde)\ jx\ (Mzab) der, jj, vivre, aor. idder, jx\ (0, 
Rir' et Mzab) taddart, <i>j\S,, maison, pi. tiddarin, 
^jU"; (Mzab) tiddai\ jU", maisons; (0. Rir') tad- 
dourt, «i-jjjJ, vie; (Dj. Nefousa) tameddouwt^ ^jjj^'^ 
vie . 
D' R : (Zouaoua) ad'er, ji\, descendre. 

2" D R (Ouargla) ader, y, s'enfoncer; F' f. (Ouar- 
gla) sidei\ jju-, enfoncer. 
S^DH R : (0. Rir') adher^ ^i, tomber, aor. ioudher, j^^y^. 
D' R R : (Zouaoua) ad'ra)\ jijii, montagne. 

2" D R R : (Dj. Nefousa) drar, jijj, montagne, pi. 
idraren^ ùj'j-*'.- 
D" R R' L : (Zouaoua) ad'errel, Jêjii, aveugle. 

2"DRR'L: (Mzab) derr'el, Ji^jj, être aveugle; u. 
d'act. (Mzab) aderrel, Jijjl, aveuglement, cécité; 
(Ouargla) aderr'al, Jijjl, aveugle, pi. iderr'alen, 



196 LA ZENATIA DU .MZAB 

D' S : (Zouaoua) acris^ ^_jl, côté. 

2" DS : (Mzab, Oiiargla et 0. Rir') idis, ^^.a., côté, 
pi. idisan^ jjUjj,. 
D' R' R' : (Zouaoua) ad'r'ar\ ^\^ii, pierre. 

2° D R' R' : (Mzab et Ouargla) adrar\ ^l^ji, pierre, 
pi. idr'aren, ^lia.. 
D' K L (Zouaoua) d'oukel, Jfji, être joint. 

2° D K L (Dj. Nefousa) ameddakoul^ j^f'jul, pi. imed- 
doukal^ (J^jjtf, ami; (0. Rir'_, Ouargla), amdoukel^ 
Jfjjui, ami. 
2" D TCU L : (Mzab) amdoutchel, J^jj^J, ami, pi. im- 
doutchaU ij^-jJ^. 
D' G N : (Zénaga) ad'egen. ^ji, noir. 

2M> N : (Dj. Nefousa) agnaou, jUii, nègre. 
D' M : (Zouaoua) idhu^ ^j., sang. 

2"* D M : (Mzab et Ouargla) idmnen, ^U, sang. 
D' M : (Zouaoua) oud'eni, ^jj, visage. 

2° D M : (Mzab et 0. Rir') oudem, ^j^, visage, pi. 
oudmaouen^ Ùj^J^- 
D' M R : (Zouaoua), id'maren, û>-J^, poitrine. 
2° D M R : (Mzab) idmaren, ûj^-J^, poitrine. 
D' OU F : (Zouaoua) thad'ouft, C^^jS:^ laine. 
2° DM OU F : (Ouargla) tadhouft, .i^^*, laine. 
3" D OU F : (Mzab) tadouft, j.?jj:, laine. 

R 

R : (Ouargla et 0. Rir') ari, (^ji, écrire, aor. iouri^ ^sjy\ 
(0. Rir') ari, (^J, être écrit; n. d'act. (Ouargla) 
tira^ iji:, écriture; II'' f. (Ouargla) miouri, <jj^, 
être écrit; IIP f. pass. (0. Rir') touari, isjy, être 
écrit; (Dj. Nefousa) iroua7i^;Jjj, pi. savants, t'olba. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 197 

R : (Dj. N eîonsa) firou, j^j, à présent; (Mzah) s i?îtourou, 
jj^iL., à présent; (Mzab, Ouargla) imarou, jjlc, à 
présent. 

R : (Ouargla) ef^aoïf, jij, pleurer; f. hab. (Ouargla) fe- 
raou, ji^J». 

R : (Ouargla) iri, c/^, côte, nuque. 

R : (Ouargla) aroii^ jji, ouvrir. 

R : (Mzab) tarout, Ojy, poumon, de l'arabe ijj (?); (Ouar- 
gla) toura, IjjJ, poumon, pi. touraioum^ obhy- 

R ÏCH S : (Mzab), l"^^ f. se?iches, ^^^, épargner; 1'"- 
Vli"" f. (Mzab) sertchas, u\j^, tromper. 

RKH:(Dj. Nefousa) erkh, ^J, affluer; (Dj. Nefousa) 
erkhan, ^U.ji, beaucoup. 

R D : (Mzab) erd, jjI, posséder. 

RD : (Mzab) ired, jy_, s'habiller; (Ouargla) erd, ij\, se 
vêtir; (Mzab) aired^ jj-i, vêtements, habits; (Ouar- 
gla) irad, i\j, vêtements; 1"" f. (Ouargla, Mzab); 
sired^ jji«, habiller. 

R D N : (Mzab) taredounit, c.:^^}, galette. 

RD' : fZouaoua) ird'en^ ^'^j, blé. 
2" Il D : (Mzab) irden, C)^j^, blé. 

R D" : (Zouaoua) irid\ ly , propre. 

2° R D : (Mzab), V' f. sarad, J^, laver; (Dj. Nefousa) 
T' f. sv^ed, jju«, laver; V^-I'*' f. isired, jjwJ, laver. 

R R : (Mzab) ra?\ jij, jouer; (Ouargla) 2>«r, Jj, jouer; 
n. d'act. (Ouargla) irar^ Jj^, jeu; (Dj. Nefousa) 
ourar, Jjj, jeu, fantasia à cheval ; (0. Rir') irar, 
jij., jeu ; T" f. (Ouargla) sirar, Jj^, faire jouer ; 
V f. (Ouargla) iira?\ jijjj, jouer souvent; (0. Rir') 
tourar, Jjj:, aoi*. ittourai\ jhf-,- 

R R : (Mzab) err, J, aor. ierrna. ^j et ie?vH, ,jj^, rendre, 



198 LA ZENATIA DU MZAB 

ramener, vomir; (Ouargla, 0. Rir') eri\ ji, chan- 
ger; n. d'act. (Mzab) arra^ iji, restitution. 
RZ : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') erz^ jji, briser, casser, 
piocher; n. d'act. (Mzab) arza^ Ijj', action de 
casser, de piocher; W f. (Ouargla) mierz, j^, 
être cassé; aor. mierzir\ A.jji., imierzou, j jjjr ; 
VI'' f. (Ouargla) errez, jj, broyer. 
RZ M : (Mzab) erzem, ^j), ouvrir, lâcher; VP f. (Mzab) 

rezzem^ ,.jj. 
R S : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) ers, ^^ji, descendre, 
aor. ersir\ k^j\\ I'' f. (Mzab, Dj. Nefousa et Ouar- 
gla) sers, ^j^^ poser, placer, faire descendre ; n. 
d'act. (Mzab) asersi, ^^j~.l, action de poser; W-V f. 
(Dj. Nefousa) msers, ^tj^-' être placé. 
R CH : (0. Rir') irchoulen, ;J^t,j, objets. 
R CH F : (Mzab) tircheft^ <^?-y, caravane. 
R CH M : (Mzab) tourchimt, Cc^jy. datte commençant à 

mûrir. 
R DH : (0. Rir') erd/i, j^j\, peter. 

2*^ R T' : (Ouargla) tarout\ -b^y, pet. 
R DH DH : (0. Rir') ardhadh, ^U-^ji, turban. 
R DH L : (Mzab) erdhel, J;^ji, prêter. 
R T' : (Ouargla) tart'a, \i,J, bâton. 
RR' : (Mzab, Ouargla) err\ ^jl, brûler; (Mzab) tirr'it, 
C^j, braise; T' f. (Mzab) sirr\ ^jw, incendier; 
(Ouargla) serr\ ^^w, incendier. 
2° R K' : (Mzab) VP f. rek\ jj, brûler habituellement; 

(Mzab) tarek\ ^J, id. 
3° R" : (Mzab) sir\ ^^, allumer. 
4" R J : (0. Rir') tarjin, ;jjj, pi. braises. 
R R' : (Mzab) arr'a, Uji, braiment. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' I99 

RF : (Dj. Nefoiisa) aref, ^j\, griller; f. hab. (Dj. Ne- 

fousa) entaref, ^J:.\. 
R K S : (Zoiiaoua) tharkast, c^^J, chaussure. 

2" R CH S : (Mzab) tarchasf, c^\z.J, chaussure, pi. 

tirchasin, 01-^7- 
R G : (Zouaoua) argon , jT,!, rêver. 

2" R J : (Mzab) tirjet, Cjj}, rêve, songe ; (Mzab) 

tirja^ \jj, rêve, songe, pi. tirjaouin^ o5^jJ' 
R G : (Ouargia) targa, "€}, canal d'arrosage, pi. tar- 

giouin, if^^J. 
2" R J : (Mzab) tarja, ijy, canal d'arrosage. 
R G Z : (Ouargia) argaz, jl^J, pi. irgazen, ôj^j^, homme, 

mari; (Dj. Nefousa^ ergaz^ jlTjl, pi. irgazen, ôj^j, 

homme, mari. 
2° R J Z : (Mzab) arjaz, jij^i, homme, pi. irjazen, 

3° R DJ Z : (Mzab) arcljaz^ jUji, homme, pi. irdjazen^ 

R G G : (Zouaoua) ergigi, j^J, trembler. 

2*^ R J J : (Mzab) erjiji, ^sy^jj, trembler ; n. d'act. 
(Mzab) arjiji, isy.jj^, tremblement; V f. (Mzab et 
Ouargia) terjiji, isy^}, trembler beaucoup. 
3° R Z S : (Mzab) taierzast, c^\jj^, hase. 
4" R Z Z : (Mzab) tiarzozt, 'i^jjj:, hase. 
5'' G R Z Z : (Ouargia) agerziz, jjj'\, hèvre, pi. iger- 
zaz, jij^; 'Ouargia) iagerzizt, ^jfjj^, hase, pi. 
tigerzaz^ j'jj^- 
R G L (Ouargia) areggal, jl^J, brun; (0. Rir') arouggal, 

jé'jjl, noir. 
R M R' : (Mzab) ermar\ ^UJ, verser. 



200 LA ZENATfA DU MZAB 

R N : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefoiisa) aren, jjjl, farine. 

R N : (Mzab, Dj. iNefousa) ernou, jj, ajouter, augmen- 
ter, vaincre, accroître, triompher; (Mzab et Ouar- 
gla) erni^ J;i^ vaincre; IP f. pass. (Mzab) touar- 

RH : (Mzab) crha, Uj', être malade. 

R OU : (Dj. Nefousa et Mzab) arou^ jj', aor. tourou, ^jy^ 
enfanter^ pondre, mettre bas; (Mzab, Ouargla, 0. 
Rir') taroua., ij/, postérité, enfants; (Mzab) tiroua^ 
Ijiy, enfantement; (Ouargla) teroua^ Ijy, enfante- 
ment, accouchement; V*" f. (Mzab, Dj. Nefousa) 
tarou, 3>"; (Dj. Nefousa) roummou, ^.jj, frère (com- 
posé de ro?/, jj, fils, et de emmou, ^.i, mère). 

R OU I : (Dj. Nefousa) eroui, c/jji, pétrir; (Dj. Nefousa) 
arouai, c^ijj, couscous. 

R OU B : (Ouargla) trouhia, L^y, garance. 

R OU D : (Mzab) amroud^ jj^*!, canon (altération du mot 
haroud, poudre?). 
t' R OU ï : (Mzab) tamrout, cL^y, fusil. 

R OU T' : (Dj. Nefousa); F* f. serouet\ ij,r-, couvrir. 

R OU L : (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) erouel, 
jjji, fuir^ s'enfuir, aor. irouel, j^y ; F' f. (Mzab) 
serouel, j^.r-, faire fuir, mettre en fuite; n. d'act. 
(Mzab) aseronel^ Jjy^-', action de mettre en fuite. 



Z B : (Mzab) tzibaouin, j^VJ, bijoux. 

Z DJ : (Mzab) zedj\ pousser (v. act.); n. d'act. (Mzab) 

azedj'i, i^j', action de pousser. 
Z DJ M : (Mzab) zoudjini, ,^jj, tarentule. 
Z D : (Mzab) ezdou, jjj'i tourner. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 201 

Z D tr : (Mzab) ezdah\ ^IjjI, fouler aux pieds; n. d'act. 
(Mzab) azdah\ ^bji, action de fouler aux pieds. 

ZDD : (Mzab) azeddad, jbj', maigre; (Mzab) tazaddi, 
isyj, maigreur. 

Z D' L : (Zouaoua) ezd'el, jij, couver. 

S"* Z D L : (Mzab) tazdelt, c^hy, œuf, pi. tizdal, Jb>. 

Z D' R' : (Zouaoua) ezd'ar\ ^ijji, habiter. 

2" Z D R' : (Ouargla et 0. !>ir') amezdar\ ^bj^l, ville, 
contrée, pi. i?nezdar'e?i, ^b;^; (Mzab) amezdar\ 
^ij>l, pi. imezdar'en, ji^by, bourg. 

Z D' I : (Zouaoua) thazd'aith^ '^y^'J? palmier. 

2° Z D I : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') tazdait, Coj^y, pal- 
mier femelle, pi. tizdain^ u^^'j'-, (Dj. Nefousa) tez- 
dcii^ (j^yj . 

Z R : (Mzab) ezzar, jiji, précéder, aor. izzer, sj\ (Mzab) 
ezzar, jljl, d'abord; n. d'act. (Mzab) tizzert, c^y], 
action de précéder; (Ouargla) amezzar, ji>i, d'a- 
bord; (Ouargla) tizzar, jiy, d'abord. 
2° Z OU R : (Mzab et 0. Rir') amzouar, j\{^\, ancien, 
f. tamzouart, ^j\yj, pi. imzouaren, ;^J^yji^\ (Mzab) 
amzouarou, jjij.>'l, premier; (Mzab, 0. Rir') tam- 
zouart, ^Jjjè, d'abord. 

Z R : (Ouargla, Mzab) zer, jj, voir, chercher, aor. ze?nr\ 
çijj, izerou, ^yj-, (Dj. Nefousa et 0. Rir') ze?% jj, 
voir, aor. izeri, ^yj\ (Mzab) imezran, i\jy:, pi. sor- 
ciers; (Mzab) tamezraont, c^^^y^}, sorcière; II' f. 
(Ouargla) mizrou, jj>, aor. mizrer\ se voir l'un et 
l'autre; VP f. (Mzab et Dj. Nefousa) zeri\ jj, aor. 
izzar^ Jj-, pi. ezzaroun, ojj'j', visiter. 

Z R : (Mzab et Ouargla) /a52>?, isjj, lune, pi. tizirin, jj;j. 

Z R : (Dj. Nefousa) azrou, jjji, rocher. 



13* 



202 LA ZENATIA DU MZAB 

Z R : (Mzab) izeri^ issj^ chih' (Artemisia alba). 

Z R : (Mzab;, Ouargia) azour^ joi, racine, pi. izouran^ 



ù'jJà- 



z R D : (Ouargia) zaroud^ jjjj, jeter. 

ZRZ : (Mzab) azerza, ijjjl, sorte de palmier; (Mzab) 

tazerzait, c^jjyj, sorte de datte. 
ZRZR : (Mzab) izerzer, jjjj, gazelle; (Dj. Nefousa) 

zerzer, jjjj, gazelle. 
Z R F : (Ouargia) zarif, ^jj, alun; (Mzab) azerf, ^jjl, 

argent; (Mzab) azrouf, ojjji, monnaie. 
Z R G : (Mzab) imzargen, J'Jy:, boules de terre. 
Z R N : (Dj. Nefousa) tizarnin, j{>j\j', midi. 
Z Z : (Dj. Nefousa) ezzou, ^jl, planter; V f. tezzou, yj, 

pi. tezzan, j\-j. 
Z Z : (Ouargia) tizzet, ^y, coupure. 
Z Z : (Ouargia) izza/i, Jj-, excréments. 
Z Z : (Mzab) tizzin, j, y, barbes de l'épi. 
Ll:[0. Rir') ^r:;;?, (^jl, marmite, pi. izezza, \jj. 
ZL^l: (Mzab) tazezmet, c^yj, éventail. 
Z DH (Ouargia) zedh^ j»y peser; V*' f. (Ouargia) tzedh, Jo-J. 
Z DH : (Zouaoua) zedh, ^j, tisser. 

2° Z T : (0. Rir') azetta, Ljl, fil servant à la trame; 

(0. Rir') tazetta^ iry, fourche à onze dents servant 

à égaliser les fils. 
3" S T' : (Mzab et 0. Rir') aset'fa, lj^i, métier à 

tisser, pi. iseffouan, o'>^- 
4° Z D : (Ouargia) azd, jji, tisserand, pi. izdai, t/ljj-. 
Z DH : (Dj. Nefousa) ezdhou, ^jl, broyer. 

2° Z D : (Ouargia) azd^ jjl, broyer, aor. izdou, ^yj-, n. 

d act. (Mzab) azda, bji, mouture; II'' f. pass. (Ouar- 
gia) miezdou, jj>. 



DE OUÂRGLA ET DE L'OUED-RIR' 203 

Z DH F : (Dj. Nefoiisa), V f. zezdhof, .^jj, noircir; (Dj. 
Nefousa) zodhfi, er?^J, noirceur, couleur noire. 
2" Z r F : (Dj. Nefousa), IP f. zet'faf, J^j, azet't'af, 
^LWji, noir, nègre. 
Z A L K ; (Mzab) azdlouk, iJ^jl, long, grand, f. tazd- 
loukt, cS^']. 
2° Z L K' : (Mzab) tazalak't, JJ^jy, longueur. 
Z R' R : (Mzab) azr'our, j_^*jl, fantôme, pi. izr'ourouyi^ 

Z R' R : (Mzab) azr'ar, J^j\, plaine, campagne. 

Z K' : (Mzab) tazek'k'a, ^-J, enceinte; (Ouargla) tazek'k'a, 

\»jr, dépôt. 
Z K : (Bougie) azekka, Ifjl, demain. 

2^* CH CH : (Mzab) achcha, U, demain. 
Z K R : (Mzab) zakar, fj, bague. 
Z G : (Mzab) tazouggait, ûuXjj-", sorte de dattes. 
Z G : (Ouargla) ezzeg^ Sj\, traire. 

2" Z J : V^ f. (Mzab) tezzej, j>, traire. 
Z G D : (Bot'ioua) tazougda, Ij5}jr, plat. 

2" Z I OU : (Mzab) tzioua, \yj, pi. tziouam, ij\y'] : 
(Ouargla et Dj. Nefousa) tzioua, \j>-J, plat, pi. 
tziouaouin^ aj^yj. 
Z G R : (Dj. Nefousa) zger, /j, trancher, couper. 

2° Z DJ R : (Mzab) zedje?", ^^j, trancher, couper. 
Z G R R : (Ouargla) azigrar, Jfj\ long, fém. tazigrart^ 

2" Z J R R : (Mzab) azjerar, jljjjl, long. 

3" Z I OU R : (Mzab) aziouar, jl_yjl, épais, grossier; 

(Ouargla) aziouar, j\yj\, fém. taziouart, >^Jy;J, pi. 

tiziouarin, âj\j>j', long. 
4" Z I R R : (0. Hir') az?rm\ Jjj\, long. 



204 LA ZENATIA DU MZAB 

5° Z R R : (Dj. Nefousa) azrar, jljji, profond. 
Z G Z : (Zouaoïia) zigzou^ jjSj, être bleu. 

2° Z 1 Z : (0. Rir', Ouargla, Mzab) azizaon, i\jj\, vert; 
(Ouargla, Mzab) azizaou, j\-jj\, bleu; (Ouargla) ta- 
zizaout, ^jij'j''. chou; (Mzab) tazizaou^ ^Vj'j, sorte 
de dattes. 
Z G G : (Mzab, Ouargla) zegg, <5j, aor. izegga, ^y, s'a- 
dresser à, appeler, crier; n. d'act. (Mzab) azegga, 
Éji, reproche; V^ f. (Ouargla) tzegga, ^-J. 
Z G N : (Ouargla) azgen, ^i, moitié; (Dj. Nefousa) ze- 
gni, ^j, moitié. 
2" S G N : (Ouargla) asgen, Jz.\, moitié. 
3" Z DJ N : (Mzab) azd/efi, ^>.ji, moitié. 
4° DJ N : (Mzab) adj'en, ^l, moitié. 
Z L : (Ouargla) ouzzeU Jjj, fer; (Mzab) ouzzal, jjj; (Mzab 
et Ouargla) oiizzel, jjj, anneau de fer, pi. ouzlan, 

Z L : (Mzab) izzel, jj-, faute. 

Z L : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) zei, jj, aor. izzel, 

jj., allonger, étendre. 
Z L : (Ouargla) azel, jji, courir, se hâter; (Mzab, Dj. 

Nefousa, 0. Rir') azzel, jji, courir, se hâter; F" f. 

(Mzab, Ouargla) sizzei, jj^, hâter; V^ f. (0. Rir', 

Ouargla) tazzei, jy, courir, couler (en parlant de 

l'eau). 
Z L R : (Mzab) tizelri, ^jj-j, logette. 
ZLF : (Ouargla) azelaf\ ^^j\, jonc, pi. izelafen, -^j^^x- 
Z L M : (Mzab et Ouargla) zalim, Jj, oignon, pi. izali- 

Z L M D : (Ouargla) tazelmad, jUy, collier, pi. tizelmadin. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 205 

Z L M DH : (B. Menacer) azelmadhi, j^^j\, gauche. 

2° Z M M D : (Mzab) azemmad, jUjI, gauche. 
Z M R : (0. Rir') azmer, ^ji, agneau. 
Z M R : (Dj. Nefousa) tazermnourt^ ^Ji*>7 oHvier, pi. 

tizemrtiourin, ojs'-j^ coll. azemmour^ j>»ji. 
ZMR : (Ouargla, 0. Rir') ezmer, ^jl, pouvoir, aor. 

izmii\ jj>j^ 
ZMR: (Mzab) ezmer, ^j\, être malade; (Mzab) azmar, 

jUjl, maladie. 
Z M M : (Ouargla) tizemmet, c^-J, défilé, pi. tizemmatin, 

z M M : (Mzab) zemm, ^j, sucer; n. d'act. (Mzab) azemmi, 
t^jl, action de sucer; V f. (Mzab) tzemm, ^y. 

Z N (Mzab et Ouargla) azen, (jji, envoyer, aor. iouzen, 
ljjy\ IIIT. pass. (Ouargla) touazen^^j\y. 
2° Z L : (Mzab et Dj. Nefousa) zel, jj, envoyer, aor. 
izzal, jlj.. 

Z N : (Mzab) iouzen^ ^j^, farine grossière. 

Z N N : (Mzab) tiznin, ù^y, semence. 

Z N N : (Mzab) zennat, oi;j, poignet. 

Z OU DH : (Ouargla) IP f. mzaoudh, u^^i^, lutter en- 
semble. 

Z OU R' : (Bougie) ezouer, ^jji, être rouge. 
2" Z G R' : (Mzab) azouggar , ^i^'jj'. rouge. 
3** Z G R (Ouargla) azouggar, jl^^ji, rouge ; (Ouargla) 
azeggar, jèj\, rouge; (Mzab) tazouggouart, ^J/s'j^ 
pi. tizouggouarin, aj^5'j'^ (Dj. Nefousa) pi. teza- 
grin, 'a f^j, jujubier sauvage (ar. Sjju). 

Z OU N : (Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa, Ouargla) zoun, 
jjj, partager; n. d'act. (0. Rir') zoun, o^j, partage; 
(Ouargla) «soz/n, j^ji, partage; (Mzab) fl:;oz/?z/, t^^ji, 



206 LA ZENATIA DU MZAB 

partage; IP f. (Dj. Nefoiisa) mzoun, j3>; V^ f. 

(Ouargla) tzoun, Cjs'j", V'-IP f. (Dj. Nefousa) tem- 

zoun, ^}jc. 
Z I : (Zouaoïia) ezai, </iji, être lourd. 

2" Z : (Oiiargla) ezza, Ijl, aor. izza, \y être lourd. 
Z I OU : (Ouargla) zio?m, Ijjj, grappe, pi. iziouain, â^yy; 

diminutif (Ouargla) taziouait, c^}y_y\ pi. tiziouain, 

j\yy ; (Mzal)) azioua, Ijjjl, régime fécondé. 



J : (Mzab) aja, Iji, seau en cuir. 

J H' N DH : (Zouaoua) ajah'nidh, ja^^^Ji, queue. 

2° Z N DH N : (Mzab) tazcmdhint, vi.v^>, queue. 
J D DH : (Ouargla) ajdidh, jâ^jj!, oiseau, pi. ijoudadh, 

2° J D D : (Mzab) ajeddid, j^o', oiseau. 
J D : (Zouaoua) ijed'i, (^jj., sable. 

2° J D : (Mzab et Ouargla) ijedi, ^s^y., sable, pous- 
sière; (Dj. Nefousa) /eu??, t/jj, sable. 
.1 R : (Mzab) ajeroii^ ^jji, grenouille, pi. ijera. \jy, (Ouar- 
gla) ajerou, jjji, grenouille, pi. ijerouan, û'jj>.i 
J R D N : (Ouargla) tajerdant, ^îIjjj:, pantalon de laine, 

pi. tijerdanin^ c^^^jj'- 
J R D N : (Mzab) oujerdoim, ia^jh, petite datte; (Mzab) 

ajerdou^ jjjjl, datte mnre. 
,1 R CH : (Ouargla) ajarch, ^jj\, neige. 
J Z M R : (Mzab) ajezmir, ji*jji, cynodon dactylum. 
J G : (Zouaoua) qjegou, /ji, poutre. 

2" J J : (Ouargla) tajja, \^, brancard, pi. tajjaouen, 

J L : (Ouargla) tajelt^ c^^, abcès, pi. tijal, ji^*. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED- RIR' 207 

J L S : (Mzab) tajlist^ ^^^jh scarabée. 
J L L : (Mzab) tajellet^ j,)j^", coloquinte. 
JNN : (Mzab) ajennai, t^Ljl, tailleur. 
J OU : (Mzab) ejoua, Ijjl, bêler; (Mzab) ajoua^ ijji, bêle- 
ment. 
J OU N : (Ouargla) ijiouen, ô^y,, rassasié, pi. ijiouan^;j\yy. 

2" J OU M : (Mzab) jaoum, ^^ij, rassasier. 

3° DJ OU N : (Mzab) djaouent, ^^, satiété. 



S : (Mzab) tisit, c^s, miroir; (Ouargla) tisit^ ^^•, mi- 
roir, pi. tisitan^ ;Jc^. 
S : (Mzab) issis^ o-^-i^ pl- fiHes; (Mzab) isetma, i^-i, 

sœurs (composé de iset, c^. [(Zouaoua) south^ '^^, 

filles et de emma, U, mère). 
S : (Mzab) tasa, Lj, foie; (Ouargla) tisa, Lj, foie, pi. 

tisaouin, â^^*' 
S : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') as d, j ^i, venir, aor. iou- 

sa d, J L^j (Dj. Nefousa) as d^ j ^\, venir, aor. 

iousou d, J ^j.; n. d'act. (Mzab) osa, U, venue; 

r® f. (Mzab) asas, ^U, faire venir, prendre à 

l'écart; V^ f. (Mzab) tas, ^'J. 
S B N : (Mzab) tisoubna^ L^, grande aiguille. 

2** S B L : (Ouargla) tisoubla, X^, grande aiguille, 

pi. tisoublaouin, j^jX^. 
S T : (Mzab) tastit, j^:..;, goutte. 
S T N : (Mzab) P" f. sesten, c} , interroger, aor. ises- 

ZOUTl, ^j fl«.« ».) . 

S DJ M R' : (Mzab) asedjmir\ ^j*^', sorte d'herbe. 
S D' N : (B. Menacer) thisid'nan, jij.^s femmes. 
2° S D N : (Mzab) tisednan, jUjuj, femmes. 



208 LA ZENATIA DU MZAB 

S R : (Mzab, Ouargla) tasirt, '^j:^-, meule de moulin, 

dent molaire, pi. tisira, ijwj; (Dj. Nefousa) tisirt, 

Ojwj", moulin, pi. tesar^ jL.;. 
S R : (Mzab) tasra^ \j^, traganum nudatum (sorte de 

salsolacée). 
S R : (Dj . Nefousa) W-V^ f. mseser, j-^^, rejoindre. 
S R S R : (Ouargla) asersour, j^j^\, chou -palmiste, 

épine dorsale, pi. isersar, jU^^j. 
S S : (Mzab, Dj. Nefousa, Ouargla, 0. Rir') ass, ^l, jour, 

pi. oussan, ,jLj. 
2° S G J : (Mzab) asouggas, ^^^^J, année, pi. isoug- 

gasen, -^^^z, (Ouargla) aseggas, ^ICl, année; 

(Dj. Nefousa) souggas^ er^i-, année. 
S S : (Mzab) sissi, ^^^, briller. 
S S F : (Mzab) sousef, c^^, cracher. 
S S M : (Mzab, 0. Rir', Ouargla) sotisem, ~.^, se taire. 
S DU L : (Zouaoua) tsedhila, XIt,,,', action de raser. 

t" ï' S L : (Mzab) et'sel, J^l, raser. 
S R' : (Dj. Nefousa) aser\ i-,1, puits, citerne. 
S R": (Mzab)^6rr', ^L, acheter, aor. iser'ou, ^»-o; (Ouar- 
gla) esar\ ^Li, acheter, aor. iser'ou, ^iu-j. 
S R D' R : (Mzab) tisardrin, ,>jaJuJ, bracelets. 
S R' R : (Mzab, Dj. Nefousa, Ouargla) asr'ar, jii-,1, bois, 

branche, planche, pi. isr'are7i^ ùj^*-; 
S R' M R' : (Mzab) user mer'' t , jJu.i^", petite corde, pi. 

tisefmer'ht, o^i-juj. 
S F : (Mzab) soiif\ ^^^, rivière, marais; (Dj. Nefousa) 

asif, >_a^l, rivière; (Mzab) asafi^ ^sU, bassin de 

noria. 
S K' M : (Dj. Nefousa) sek'kem, ^, pouvoir; V^ f. (Dj. 

Nefousa) tsek'k'em, ^kJi. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-HIR' 209 

S K : fOuargla et 0. Rir') tisket, oC:, pi. tiskin, c^;, 
crottin; (Mzab) ^^>Âi;^, ô^Cj, broussailles. 

SK : (Zéiiaga) teskri^ ISlJ, corne. 

2° CH CH : (Mzab) achchaou, y^^l, corne, pi. ichc/iaoun, 
O^l^io; (Ouargla) achchaou, jl^l corne, pi. achchaoun, 

s K R : (Dj. Nefousa) esker, JZa^ pouvoir, faire, se 

mettre à. 
S K R : (Bougie) thiskeî'th^ >1>JZJ, ail. 

2° CH cri R : .(Mzab et Ouargla) tichchert, c.^, ail. 
S K R : (Chelha) asker, JL\, griffe. 

2° CH CH R (Mzab et Dj. Nefousa) achchar, J^\, ongle, 
griffe, pi. ichcharen, ^ji:^ et achcharen, ôj^'; (0- 
Rir') achchar, J^\, ongle, pi. ichcharen^ ôJ^i- 
SKS : (Ouargla) tisekkest, c-^JCj, base du djéricl, pi. 

tisekkesin^ jj.X.:. 
S K N : (Zouaoua) seken, JZ., montrer. 

2" S TCH N (Mzab) setchen, ^^f", montrer, expliquer, 
faire signe; n. d'act. (Mzabj aspfchni, ^=^\ action 
de montrer, explication^ signal. 
S G : (Dj. Nefousa) soug^ ^^^^ pfre préférable, l'empor- 

ter, aor. isougga, ^^^k 
SGR : (Mzab) asoifggourout, o^jjS^I, roucoulement. 
S G R : ^Mzab) aseggarou, jjé-i, barrage, pi. iseg goura, 

s G M (Ouargla) souggem, f^, attendi^e; Vil'' f. (Ouar- 
gla) so?igga/n, ^^y^. 

2" S DJ M : (Mzab) soudjem, ^^*. attendre; n. d'act. 
(Mzab) asoudjem, ^^i, attente. 

3° S G : (Ouargla) soug, v5}-., attendre. 

14 



210 LA ZENATIA DU MZAB 

S G M : (Zoiiaoua) segem^ il, croître. 

2° S DJ M : (Mzab) asedjmi^ i^-^\ croissance. 
S G N : (Oiiargia) tisegnit^ c.j_C.j, aiguille, pi. tisegna^ 

2° S J N F : (Mzab) tisejneft, J^^j^", aiguille. 
SL : (Ouargla, Mzab, 0. Rir') sel, J^, entendre; (Dj. 
Nefousa) asel, J^i, entendre ; (Mzab) aselli, J-.I, 
ouïe; V'f. (Ouargla, 0. Rir') tsel, J^:. 
SL : (Mzab) asli, J^l, fiancé, pi. islmi, o^-j.; (Ouargla) 
asll, J^l, marié, pi. isluut, J^,\ (Mzab) taslit, viJ-J, 
fiancée, pi. tislatin, o^iXj; (Dj. Nefousa) Uilout, 
^^', fiancée. 
S LLF : (Ouargla) ieslellafL vi^sX^', birondelle, pi. tis- 
lellafîn, cj^s^lj^. 
2° M S L L F : (Mzab) tamesloulafl , c.^^y^£, hirondelle, 
pi. thnesloulafln, o:?"^^-*^- 
S M : (Mzab) samou, ^-^, coussin. 
S M : (Mzab) tisemin^ ùi*--% jalousie. 
S M DH : (Ouargla) asemmadh, ^U-i, froid. 

2'' S M D : (Mzab) semmed, x^, froid. 
S M G : (Chelh'a) ismeg, iiC^j, nègre. 

2" S M J : (0. Rir') ismej\ j^^,, nègre, pi. isemjan, ô'j*-i. 
3" CH M J : (Mzab) icheirij, _)*-ii, esclave, pi. icheuija/t, 
OI>~j; (Ouargla) ichmej. _)^, nègre, pi. ichemjan, 
Jj^jlj ; (Dj. Nefousa) achemji, isy^\, nègre, pi. 
ichemjan, o'i*-^.- 
4° CH M DJ : (Mzab) ichemdj, ^^., nègre, pi. ichem- 
djan, o^=^J (t^j- Nefousa) achemdji, ^^^\ nègre, 
pi. icfietndjan, oV^- 
S M i\l : (Ouargla) asemmam, ^.UJ, aigre; (Ouargla) 
tasemmi, j^^~j, levain. 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 211 

S N : (Mzab, Ouargla, Dj\ Xefoiisa, 0. Rir'), essen, ^i, 
savoir; (Mzab) sin, y*-,, savoir; (0. Hir') issan, ô^, 
science; (Dj. Nefousa) oussoun^ bs^5-> science; 
(Mzab) amousni,^y.\ savant; IPf. (Ouargla) récip. 
missen^ ^-; IIP f. (Ouargla) touassen, ^\J, pass. 

S N : (Mzab et Ouargla) usent, iIJ-j, sel. 

S N : (Mzab) escm, (jU, bourre de palmier; (Ouargla) 
san, 0^^ bourre de palmier. 

S N : (Mzab) tasent, ca^j, escalier, pi. tisounan^ ô^^ ; 
(Ouargla) tsounet, o;^, escalier, pi. tisounan, ô^-'j-j- 

S N B : (Mzab) tisetibot, J*^~3, conduit. 

S N DJ : (Zouaoua) thasenadj\ -ILJ, panier. 

2° S N I : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') tisnit, cj^, panier. 

S N K : (Ahaggar) asink, -ilO, couscous. 

%" S OU K : (Dj. Nefousa) asouik, ap, sorte de cous- 
cous. 

S NN : (Mzab) asennan, o^i, épines, pi. isinan, o^-:- 
dents canines; (Ouargla) asennan, jjlL.i, pi. isen- 
nanen, épine, filament; dimin. (Ouargla) iasen- 
nant, Ji^ii^, pi. tisennanin, û^^^— j'- filaments; (Dj. 
Nefousa) isinen, ;y^_, dents canines. 

S OU : (Ouargla) tasoiia, i_^^3, queue, pi. tisouatin, o^:!^, 

S OU : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) son, ^, boire, aor. 
souir\ ^._j-, isouou, j_^.; F' f. (Ouargla) sessou, 
j^^, faire boire, teindre; (Ouargla) asessoui, is^, 
teinturier; VP f. (Mzab) sess, ^^. 

S I : (Mzab) V*' f. tessi, ^-, prendre, aor. itessi, ^. 

CH 

CH T T : (Mzab) achettai, ^\:^\, gros. 

2° CH D D : (Mzab) tacheddi, ,jjj^, embonpoint. 



212 LA ZENATIA DU MZAB 

GH T R : (Mzab) achettar^ Jcjl.\, gras. 

2° Cil D R : (Mzab, Ouargla) echdei\ jj.:.\^ être gras, 

aor, ichdei\ jjo. 
3" CH T' R : (Ouargla) achet't'cu\ jLkii, gras, pi. ichet'- 

farin, j>jUa:ij. 
CH R : (Ouargla) cher, ^^ puiser. 
CH R M : (Mzab) tacheroumt, c-^^, cou. 
CH CH R : (Mzab) ichchert, ^j-^., pi. ichcharen, jjUlj. 

grosse corde; (Mzab) ticJichert, ^j^^ gandoura. 
CH F : (ûj. ÎNefousa) echcfief\ ^^J, se jeter sur. 
CH M CH R N : (Ouargla) tachhncherant, ^l^-vu-u, lézard, 

pi. tichemcheranin, ^\j^^t^. 

DH 

DH : (Mzab) adh, jo\^ aor. ioudha, V-^y, tomber, descendre; 
(Mzab) aoudha, Uji, chute. 
2" T' : (Mzab) ouf fou, _^j, chute, péril. 

DU : (Mzab et Ouargla) adhou, y^l, vent, pi. idhouen, 
oy-H', I'" f. (Ouargla et Mzab) soudh, J^y-^ souffler, 
allumer; n. d'act. (Mzab) asoudhi, j^^J. souffle. 

DH R : (Mzab et 0. Rir') dhar, jU, pied, pi. idharen. 

2° D R : (Ouargla) dar, jb, jambe, patte de derrière, 
pi. idaren, -^J^x. 
DH S : (Zouaoua) adhs, ^\, rire. 

2° DH G : (Mzab) dheç, ^, rire (verbe). 
3*^ T' Ç : (0. Rir') feça, Ui,, rire (subst.) 
4" Ç : (0. Rir') ec, ^l, rire, aor. iça, La.. 
DH S : (Ouargla) F" f. soudhes, ^^, endormir. 

2° T' S (Mzab, Ouargla, 0. Rir') effes, ^j,l, dormir, 
se coucher; V f. (Ouargla) tefs, ^l:. 



UE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 213 

DH DH : (Mzab) asoudhedh, j^^\ allaitement. 

2° T' DH : (Mzab, Oiiarglaj et'fedh, ^\^ aor. ieftedh, 
jjaj, téter; V f. (Mzab) soufedh, j^_^, allaiter. 
DH DH : ( Ahaggar) adhadh, 33, doigt. 

2" DH D (Mzab et Ouargla) dhad, jU, doigt, [)l. dhou- 
dan^ O'-^j^- 
DH L : (Mzabj adhel, J::^!, fermer (les yeux ). 
DH L : (Chelh'a) adhil, j^l, raisin. 

2° D L : (Mzab) adil, j^ji, raisin; (Ouargla), adil, Ji-^i, 
vigne. 
DH N : (Ouargla) madhoun^ ùi-^^ malade ; (Ouargla) 
ioudhan, ô^j», pi. ioudhanen, o-'i^j^^, malade ; (Mzab) 
adhen^ ^i, aor. ioudhan^ J'^y. être malade. 
2" T' N : (Dj. Nefousa) afen, jJ^', aor. ionfen, ^y, 
être malade; (Mzab) afan, ^\i>\ et affan, jjltl. ma- 
ladie. 
DH N : (Mzabj ioudhen, -j^y, autre; (0. Rir') pi. idhinhu 

jj<IJdj, I. s. tlClfllt^ CvJ.aJ. 

2" T' N (Dj. Nefousa) ouait\ i^}}, autre. 
3° D DH : (Ouargla) oudidhen, ir^.^5, autre, f. tididhet, 
j^j:, pi. ididhenin^ ù^.-^,-, 1- tididhentin, ^jX^^^s,. 
DH N : (Mzab) edhen, •^\, couvrir. 

2*" D N : (Ouargla) adan, JJ, couverture. 

T' 

T : (Mzab, Ouargla, 0. Rir'j fit\ i^J, œil, pi. tifaouin. 

j^^Uai; (Dj. Nefousa) source; (Dj. Nefousa) fit\i^, 

œil. 
T'F : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) efi'ef, ^\, aor. 

it'fef, ^lae, prendre, saisir; n. d'act. (Mzab, Dj. 

Nefousa) ont ouf, ^ji>3, prise, capture; (Dj. Nefou- 



21 i LA ZENÂTIA DU MZAB 

sa) 2VVV//,j_jli:^, prise, capture; (0. Rir') teffaf, ^oLk:, 
capture, prise, saisie; II' f. pass. (Ouargla) inief- 
fef, ^v; IIP f. pass. (Ouargla) touaffef, ^J^iy, 
V*^ f. hai). fMzab) tet'fef, h^-, tenir. 

T' K R : (Ahaggar) et'kor, O- :3, être rempli. 

2"* CH R : (Mzab et Ouargla) char, jb, aor. ichour, 
j^i, être plein, rempli; (Dj. Nefousa) Vf. tech- 
chrn\ jIjlj", être plein; (Dj. Nefousa) tetchar, j\^, se 
remplir. 

T'LK' : (Dj. Nefousa) afloi(k\ j»Iti, parfum. 

T' M N : (Dj. Nefousa) foumen, ^>k, sorte de rouina. 



ÂDS : (Mzab) adddis, ^^-^^^ ventre, pi. idddas, ^tju.. 
A DH : (Mzab) ddhi, ^, plier. 

R' 

R' : (Mzab) trat, lI-'j^, chèvre. 

R' : (Mzab, Dj. Nefousa, Ouargla) €ir\'^^ prendre, aor. 
iourou, ^y^\ (0. Rir') ar\ ^l, acheter, prendre, 
aor. ir'i, jo : (0. Rir') irin, o;^, acheteur; (Ouar- 
gla) IP f. pass. Tïiiour'ou, 3^^.'- 
2" G: (Ouargla) eg,^\, aor. igi, j^, prendre. 

R' D : (Mzab) tar'eda, \j:c, canne de palmier. 

R" D" : (Zouaoua) ired\ J*, cendre. 

2" R' D : (Mzab) ir'ed, jJu, cendre; (Ouargla) irid, 
jiju, boue, pi. ir'aiden^ c-^.- 

R' R : (^Zouaoua) ar'ourar, Jj^\; sécheresse. 

2° K' R : (Mzab, 0. Rir', Ouargla, Dj. Nefousa) ek'- 
k'or, jii, être sec, dur, avare. 

R' R : (Mzab) tar'oun, ^sj/*-', mortier. 



DE OUARGLA ET DE L'UUED-IUR' 215 

R' R : (Mzab) tar'eri, cf>', tige d'épi. 

R' R : (Mzab) rVrc?, j>, pleurer. 

R' R D' : (Zouaoua) ar'erda^ ij>i. rat. 

2" R' R D : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') ar'erda, i.^i, rai, 
pi. iferdain^ â'j>i. 
R' R D' M : (Zouaoua) thir'ird'emth, ^«jji*, scorpion. 
2° R'RDM: (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) 
ter'ardemt, vI»-jjU;, scorpion, pi. tir'ourdam, ,»ijjyj. 
3" J R D M : (Mzab) ajerdem^ ^jjji, tarente. 
R' R R : (Ouargla) arerour, jjj=^\, jardin. 
R' R R : (Ouargla) ar'erour, jj>i, poutre. 

2° R' R I : (0. Rir') ar'eroid, t^j>i, poutre. 
R' R S : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') i^'ers, ^>, égorger, 
immoler; n. d'act. (0. Rir') ar'ras^ ^^J^K action 
d'égorger; IP f. pass. (Ouargla) mir'e/\s\ ^>-. 
R' R DH : (Zouaoua) thir'erdhin^ ù:r'j^% os de l'épaule. 
2° R' R D : (Mzab et 0. Rir') tar'ei^oud, jj>-, épaule, 

pi. tifardin, i,^}^. 
3'' R' RT : (Ouargla) tarderont. ^j>;j, épaule, pi. tar'e- 
routin, Cjî>5J''>- 
R' R F : (Mzab) afaref, ^j\i\ pierre meulière; (Mzab) 

ar'erraf, u>}J^\, petit plat. 
R' R M : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') ar'eroum, ^j^i, pain. 
R' R M : (Mzab) ar'erem, ^^l, ville, pi. ir'ermaouen^ 

R' R M : (Ouargla) V' f. tr'arem, ^jUj, se parer. 

R' Z : (Dj. Nefousa) er'z, ^l, creuser; (Ouargla) 7^'ezz^ 
^, mordre; (Mzab) wza, 1;^*, grotte; (Mzab) ar- 
zou^ j:^\, fossé, ruisseau, silo, pi, irouza, ij^_; 
IIP f. pass. (Ouargla) touar'ez, ;^\y. 

R' Z R : (Mzab) ir'zer. jyu, fleuve, pi. ir'ezran, o'j>i- 



216 LA ZENATIA DU MZAB 

R' S : (Dj. Nefousa) r'w, ^^xi, espérer. 

R' S : (Dj. Nefousa) res^ ^^, se diriger. 

R' S : (Mzab) tir' est, c.*jj, puits, pi. tir^sin, oi-^^"- 

R' S : (Oiiargla) w'es, ^ij, appétit. 

R' S : (Mzab) ires, ,_^iu, os, noyau, pi. irsan^ •^^_. 
2" KH S : (Ouargla) ikhs, ^jj>£., pi. ikhsan, o^i ^s. 

R' S M : (Mzab) ar'essim, ^\, courge ; (Ouargla) tar'es- 
simt, vl^r**'^ melon vert, pi. tiressimen^ ^r**- 

R'F : (Ouargla, Dj. Nefousa) ir'f, c^i., tête. 
2" KH F : (Ouargla) ikhf\ c^, tête, bout, cap. 

R'L : (Mzab) rï/, j^, croire. 

R' L : (Mzab) ar'il, jjil, ir'il, jju, r'il, JJ^, bras, coudée, 
pi. ir' alleu, ^l*; (Ouargla) «r'eV, J^l, bras, pi. iri- 
len^ 'J^^. 

R' L : (Mzab) afiouU J^l, âne, pi. ir'ouial, Jb^i', (Ouar- 
gla, 0. Rir') arioul^ j^l, âne, pi. irial, jUi. (Ouar- 
gla) tar'ioult^ ^>^*, ânesse; (Dj. Nefousa et Mzab) 
ter'allit^ cJ^, jument;, pi. tir al lin, gJU:. 

R' L CH : (R. Menacer) thr'allach, ^%i, brebis. 

2° A L CH : (Ouargla) âllouch, j^^»i^, agneau, p]. idl- 
lach^ LT^. ; (0. Rir') dllouch, ij-^, mouton. 

R' L D : (Mzab) ar'lad^ j3UI, rue, pi. iroalad^ ^^y^.\ (Ouar- 
gla) arlad, j^i, rue, pi. ir'laden^ 6-^.- 

R' L L : (Mzab) ir'ellel, Jii., paille longue. 

R M' : (Mzab et Ouargla) tarma^ U*, cuisse, pi. tar- 
miouin^ âir=*- 

R' M : (Dj. Nefousa) ar'emma^ ifi, légumes, pi. ir'mairi^ 

K M : (Mzab) tar'imt, j>", tas. 

2" K' M : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) kHin, ^a, se 
tenir, se dresser, demeurer, rester, se mettre à. 



DE OUAUGLA ET DE LOUED-RIK' 217 

s'asseoir; (Ouargla) ek'k'im, ^i\, s'asseoir; (0. Rir') 
ekliim, ^i, se tenir; (Ouargla) tik'imt, cJ^, cous- 
sin, pi. iik'imin, cj^'\ (Mzab) ak'k'im, ^l, séance; 
V f. (Ouargla) sk'im, ^, faire tenir. 

R' M S : (Mzab et Ouargla) tir^mest, z^^^, dent, pi. 
tirmas^ u*^'- 

R' M L : (Mzab) armai, jLfi, moisir; n. d'act. fMzab) 
ar'mal., ji-êi, moississure. 

R' N : (Ouargla) ran, ^U, pi. ir'ounen, ^'^., corde. 
2° K' N : (Ouargla, Mzab) aklien, ^i, lier, attacher; 
n. d'act. (Mzab) ouk'k'otm, ^^s^, attachement, liga- 
ture; Vf. (Ouargla) tak'an, ^J^*. 

R' N DJ : (Mzab) arendjai, t/i^', pi. irendjain^ ùi^-i 
cuiller; (Mzab) tar'endja, i^*, petite cuiller. 

R' N S : (Mzab) aster'nes^ ^ii^-i, incubation. 

R' N M : (Ouargla) Ir'animt, J^u:, roseau. 

R' OU S : (Mzab, 0. Rir', Ouargla, Dj. Nefousa) ter'aousa^ 
UjU:, chose, désir, virginité, pi. tir aousiouhi , 

R' ou N : (Mzab) terouni, J^-, coffrage. 

R' I : (Mzab) tar'iout^ Zj^^, datte dont le noyau est formé . 

u 

F : (Dj. Nefousa, Mzab, 0. Rir', Ouargla) af, Js, trouver, 
aor. ioufou, _^j.; n. d'act. (Mzab) aoufa, u^i, trou- 
vaille; IP f. (Ouargla) mioiifou, _^?^, pass.; V^ f. 
(Mzab) ettouf, ^J\ ; (Ouargla) ///, ^:. 
F : (Ahaggar) afa, vsi, lumière. 

2" F OU : (Mzab) tifaout, O3UÎ, lumière, feu; (Dj. Ne- 
fousa) ton fout, Zj^J, soleil. 
3° F OU 1 : (Mzab et Ouargla) tfouit, vi*:^?:, soleil, pi. 
toufouia, Ij^?/. 



14- 



218 LA ZENATIA DU MZAB 

F (Mzab) toufa, uy, branche de palmier, pi. toufaouin, 

F D' : (Zoiiaoua) fad\ ils, soif. 

2° F D : (0 jargla, Mzab) fond, j_^9, avoir soif, aor. 

iffoud, j^i; (Dj. Nefousa) fad, jls, avoir soif, aor. 

iffed, j^/, (0. Kir)fad, jl?, soif; (Mzab) f'oud, j^, 

soif. 
F D' : (B. Menacer) foud\ j^, genou. 

2^ FI) : (Mzab et Oimrgla) fond, j^s, genou; (Ouar- 

gla) tafoudent^ <^^yi^, doigt de pied. 
FR : (Ouargla) oufer, ^j, s'envoler; (Mzab) afriou, 

_y_^i, aile, pi. afriou7i,^yj>\\ (Ouargla) afriou, yj\, 

aile, pi. ifriouen, ôxj^-'^ ^^^ ^' (Ouargla) sifer, yu^, 

faire envoler. 
F R : (Mzab) afriou, j.^1, feuille, pi. afrioun, ôji^?'; (C>uar- 

gla et 0. Rir') tifrit^ ^.j*% feuille, pi. tif'rai, is^j<i^\ 

(Mzab) tifrit, Co^", feuille, pi. tifriouin, à.y.j^- 
F R KH : (Mzab) ifra/ih, ^l^., citrouille. 
F R DH : (Mzab) efrad/i, j^\^\, nettoyer; n. d'act. (Mzab) 

afradh, J^\j}, nettoiement. 
F R R' : (Ouargla) afrour\ ^,^si, casserole, pi. ifrou- 

r'cm, cMsjs,. 
F R F D R' : (Ouargla) aferfedar\ ^U? .si, fibre, pi. ifer- 

fedar'en, ^Ijls^.. 
F R N : (Mzab) afre?i, ôj?K choisir. 
F Z : (Ouargla) effez, _^l, mâcher; IV f. (Ouargla) pass. 

mieffez, yu.\ IIP f. (Ouargla) pass. touaffez, y>}y. 
F Z : (Mzab) tefza, t;,»;, grès rouge. 
F S : (Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa) /b2/^, ^^s, pi. ifassen^ 

^U, main, patte de devant; (Mzab et Ouargla) 

fous^ ^^9, pi. ifassen^ ^u, main, patte de devant; 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 219 

(Dj. Nefousa) afes, ^i, pi. ifassen, ^U, main; 
(Ouargla) afousai, (/L^i, droite; (Ouargla) ifsous, 
o-.?^.. léger. 

F S : (Ouargla) aifes, j^^j, céréales; (0. Rir') aifes, 
^tu}, semence; (Mzab) aifs^ ,^,i, graine. 

F SI : (Mzab et Ouargla) efsi, ^i, fondre, v. neut.; 
1"" f. (Ouargla et Mzab) sefsi^ ^«u, fondre, v. act.; 
n. d'act. (Mzab) asefsi, ^^\ fonte. 

F S N Ivli : (xMzab) tifestiakht, cJ-\:^, carotte; (Ouargla) 
tafsenakht, cJ^\u^, pi. tifsenakh^ ^^^^', carotte. 

FR' : (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) effe7^\ ^i, 
sortir, aor. iffer\ ia^; n. d'act. {Ou.avg\a)moufe?^'en, 
^^., sortie; r*" f. (Mzab, Ouargla) soufer\ is^ et 
soufJer\ faire sortir, expulser; n. d'act. (Mzab) 
aso}ifer\ is^i, expulsion; T^-YIIP f. l'Ouargla) sou- 
four, •^^.^. 

F R' R : (Ouargla) fir'ar, jUî, serpent, pi. ifir'eran, 

F F : (Ouargla) iff, ^., sein, mamelle, pi. iffati, o^.- 
2" F : (Mzab) if, ^_, sein, mamelle, pi. i/fan, jU. 
F F : (Dj. Nefousa) afaf, J^\ aor. ioufaf, ^Ujj, être fm, 
délicat. 
2° F : (Dj. Nefousa) V f. sifou, yu^. passer au crible. 
F K R : (Ouargla) fekrowi, ôij^r tortue. 
F G : (Zouaoua) afeg, v5^i, voler. 
t'¥l: (O.Rir')«^ ^\, voler. 
F L : (Mzab) aflou, ^i, percer, trouer, aor. iftou, ^«u. 
F L : (Mzab) afel, Jsî, passer sur. 
F N S : (Mzab et Dj. Nefousa) afounas, y y}, bœuf, pi. 
ifounasen, ^^'ifi; (Mzab) tafounast, c^'J^?:, vache, 
pi. tifounasen, ^u^.r. 



220 LA ZENATIA DU MZAB 

K' 

K' R : (Onargla) taliraouit n irf\ ^: ^jl>', crâne. 
K' Z N : (Dj. Nefousa) toulxzin^ bj^^- milieu de l'après- 
midi. 
K' S : (Ouargla) eh's, ^^i, piquer, aor. ad ek'sd, ^\ J, 
II'' f. (Ouargla) miek's, tr^:-i pass. ; IIP f. pass. 
(Onargla) touak'es^ u^^S- 
K' CH Cil : (Oiiargla et 0. Uir') ak'chich, lA^^', enfant. 
K' L : (Mzab) ekli^ Jsi, laisser, divorcer, répudier; n. 

d'act. (Mzab) ak'li, Jsi, divorce. 
K' M M : (Mzab) ak'moum^ ^^kl, bouche. 
2" R' N B : (Mzab) irenha, L::>:, pi. becs. 
3° R' N B B : (Ouargla) ar'eiihouh, v^:*l, pi. ir'enhab, 
ijiu., bec. 
K B : (Ouargla) akeh, ^Tl, sauterelle, pi. ikebban, ^L5C. 

2" TGH B : (Mzab) atcheb, ^, sauterelle. 
K B R : (Ouargla) takbert, CjjSz, jupe, vêtement, pi. ti- 

kebrin., ^jS^. 
K TH M : (Zouaoua) akthoum^ ^r^^^ chair. 

2" l S M : (Mzab et Ouargla) aisoum, f^^>\, viande, 

chair. 
3" l S N : (Dj. Nefousa) isati, o^, viande. 
K D D : (0. Rir') akedid, a-jT!, faible. 
K D M : (Mzab) kadoum, ^^jS', hache. 
K D' : (Zouaoua) akid\ j/l, avec. 

2° CH D : (Ouargla) ached, jiii, aor. iouched, j^j>, 
aller avec. 
K R : (Zouaoua) ke?Yi, \J', chose. 

2" CH R : (Dj. Nefousa) achcher, ^ii, chose, partie, 
quelque ; (Mzab et Ouargla) chera, i^, chose. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 221 

K R B S : (Oiiargla) takerhoust, c^yj^, plafond, pi, ti- 

kerhas, u-iijSz. 
K R R : (Oiiargla) ikerrouan, ô'^j^Hi pl- moutons. 
K R Z : (Zouaouaj kerez^ jf^ labourer. 

2M R Z : (Dj. Nefousa) tirza, \jjz^ culture. 
K R S : (Zouaoua) keres, ^f, nouer. 

2° TCH R S : (Mzab) atchrous, ^j^>-l, nœud, pi. itch- 
rousen, ^-j^^:. 
K R CH : (Zouaoua) Ûiaka?i^achtk,C^\J^^ piège à détente, 

2° R CH CH : (Mzab) trachcha, \lJ, piège. 

K R DH : (Mzab) akerdha, ii./i, vol, larcin; (Mzab et 

Ouargla) toiikeidha, v^jfj^xoX; (Ouargla) n. d'ag. 

amkerdhan, o^^^^Tj, voleur, pi. imkerdhaneyi^'Jc^J^z. 

2" K R : (Mzab, 0. Rir' et Ouargla) aker, /i, voler, 

dérobe:^', aor. iouker^ J'y, V"" f. (Ouargla) siker, 

JL., faire voler; IIP f. pass. (Ouargla) touaker^ 

J\y\ Y" f. hab. (Mzab) take?^, /i". 

K R F : (Ouargla) taker fouit, C^tj^J^, corde, pi. tiker- 

fiouin^ (lrit!j^- 
K R K S : (Ouargla et 0. Rir') skarkous, ^/JZ., mentir; 
(Ouargla et 0. Hir') tikerkas, ^r^O^- pl- mensonges. 
2° CH R CH S : (Mzab) techerches, ,^^ycJ, mensonge, 
pi. ticherchas, ^\t,^t^. 
K R K CH : (Ouarglaj takerkouchf^ c^fj^, pi. tikerkou- 
chin, Cr-iO^» écaille de tronc de palmier. 
2" K R CH CH : (Mzab) akerchouch^ J-y^f^ tronc de 
palmier. 
K R M : (Dj. Nefousa) oukrim, rf^, dos; (Ouargla) ti- 

kermin, oiv^^' ^^^* 
K R N : (Mzab) ekroun, o^/i, être caché; V f. (Mzab) 
sekren, oSL, cacher. 



222 LA ZEN ATI A DU JVIZAB 

K Z : (Ouargla) akez, •J'\ kez, -f^ aor. ioukez^ -fy^^ penser, 

reconnaître. 
K S ; (Mzab) akkes-^ ^i, fermer une porte. 
K S : (0. Rir', Dj. Nefousa) ekkes, ^fi, ôter, cueillir, 

cesser. 
K S R : (Zouaoua) aouksar, ji^i, déclivité. 

2" G S R : (0. Rir') gser, ^S, survenir, arriver. 
K S DH : (Chelh'a) kesedli, ^S, craindre. 

2** G D : (Mzab, Ouargla) egged^ S\, aor. iougged, 

Sy, craindre; P* f. (Mzab) sougged^ j"^^-,, effrayer; 

(Ouargla) souggoud, j>fj-,, effrayer; V" f. hab. 

(Ouargla) taggoud^ i^\ (Dj. Nefousa) tagged, jSz. 
K CH : (Mzab) takcha, 1^5?, ver, pi. tikchaouin, jj^. 
2° G GH : (Mzab) tagechcha, \Jz, soie ; (Ouargla) ta- 

gechclia, iji5j, pi. tigechchouin^ a5^'-> ver, 
K CH R : (0. Rir') tekchourt, ^j^-i^, derrière (subst.). 
K CH K Cil : (Ouargla) kechkec/i, jS^, secouer; V- 

VIIP f. (Ouargla) tkechkouch, yj^f-S^». 
K DH : (Mzab) akedJd, ^n, trou, pi. ikedhian, ùL:-Ç. 
KÂR : (Dj. Nefousa) ikdh, ^.Ç, renard. 

2° ÏCH A R : (Mzab) itcliah, ^^_, renard. 
KF S : (Ouargla) iikoufas, ^-^^^^ salive. 

2" ÏCH F S : (Mzab) tchouffist, c.^t^,^^, crachat. 
K L : (Zouaoua) thikli, J5?, marche. 

2° ÏCH L : (Mzab) titvhelt, vUU, fois, 
K L L : (Mzab) kelli, JT, rouler. 
K M ; (Dj. Nefousa) ekm, ^\, entrer. 
K M R : (Mzab) takemmarit, û..,;U5j, fromage. 
K M,R : (Dj. Nefousa) kamoai\ jf, toit. 
K M Z : (Mzab et Ouargla) ekmez, •J^\, gratter; n, d'act. 

(Mzab) akmaz, jlfi, grattaee; II"' f. pass. (Ouargla) 



DE OIJARGLA ET DE L'OUED-RIR' 223 

miekmez, >Jv; Iil' f. pass. (Ouargla) touakmez, 

K M S : (Ouargla) akmous, ^/Tl, bourse. 

K N : (Ouargla) akniou^ ^jl5'i, jumeau, pi. aknioun, Oir^- 

KNF : (Ouargla) taknift, z^Sh, galette, pi. tiknifln, 

G 

G : (Ahaggar) ag, T, fils. 

2" OU : (Mzab) ouma, Uj, frère ; (Mzab) ioua, \y, frère. 
G: (Dj. Nefousa) tigcf, È, herbe; (Ouargla) touga, éjT, 

herbe, pi. tougaouin, àj^^- 
G : (Ouargla) eg, d'\, être. 

G: (Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) eg, 3'\, aor. igou, 
^, mettre, faire, placer. 
2° R' : (Mzab) «r', ^i, prendre, accepter, faire, aor. 

ir'ou^ ^_. 
3** DJ : (Mzab) edj\ ^i, faire, mettre, aor. idjou^ yA\ 
u. d'act. (Mzab) adja, U, action. 
G H' Z : (Mzab et 0. Rir') gah'ez^ yX, s'approcher, se 

jeter sur, aor. igah'za^ \j^.. 
GDD : (Chaouia) ageddid^ ajTi, outre. 

2° J D D : (Mzab) ajeddid, a^ji, outre. 
G D' R : (Zouaoua) thigd'erth^ ^jj^^i épi. 

2M D R : (Mzab) taiddert, ^jj.:, épi. 
G D' L : (Zouaoua) agd'al, jijï^l, prairie. 

2° J D L : (Mzab) ajedlaou, ^"^(jji, pi. ijedlaoun, ôi^^y.^ 
réservoir ; (Ouargla) ajedlaou, ^^jjl, bassin au pied 
du palmier, réservoir, pi. ijedlaouin, oj'iiy;, (Mzab) 
ajdel, jjji, rigole autour du palmier. 
G R : (Zouaoua) gar^ j(f, entre. 



224 LA ZENATIÂ DU MZAB 

2° J R : [^z'àh) jer ou, ^jj, convenir. 
G R : (Oiiargla) aggour, j/ï, marcher; (Dj. Nefonsa) 
ager, J'\ et agour, jf\, aor. iougour, ^f^, s'en 
aller; n, d'act. (Dj. Nefousa) tagouria, \jfi, marche, 
conduite; (Ouargla) «^o?/r, jA, aller. 
2" DJ U : (Mzab) adjour, j^>.i, aller, aor. idjour, j^<. 
3" I R : (0. Rir') taiourt, ^j^^-, marche, conduite ; 
(0. Rir') aiour, jj.i, marcher. 
G R : (Zouaoua) aougar, ji^jl, surpasser. 

2° J R : (Mzab) ajer, jji, surpasser, aor. ioujer, jjv. 
3'' DJ R : (Mzab) oudjar, jUj, plus. 
G R : (Ouargla) eger, f\, jeter; IP f. pass. (Ouargla) 

meger, J^. 
G R : (Ouargla) tagrou, jjz, extrémité; (0. Rir') aneg- 

garou^ jjél'', dernier. 
G R : (Zénaga) tageré, J^j, assiette. 

2° J R : (Mzab) tajera, lj>", plateau; (Ouargla) aou- 
jera, ijj^i, vase, pi. ioujerioun, ôyjjy. 
G R TH L : (Zouaoua) agerthil, Ô-^J'\, natte. 

2° J R T L : (Mzab, Ouargla) ajet^til, jJjji, natte, pL 
ijertal, ji.'j_>i, dimin. (Ouargla) tajertilt, cJL'j^);. 
petite natte, pi. tijertal, jb"j_)î. 
G R Z : (Ouargla) agrouz, j^f\, chou-palmiste, pi. igrou- 

zan, o^jij^,. 
2" J R Z : (Mzab) adjrouz, jj_;=^i, chou-palmiste. 
G R J M : (Mzab) tagerfoumt, ^jjj^, collier. 
G R S L : (Zouaoua) igersel, J-.^, houx. 

2° I R S L : (Mzab) tirselt, vJLjii. montant du puits, 
pi. tirsal, jUji^; (0. lUr') tiirselts, cJ^j^, poteau per- 
pendiculaire du métier à tisser. 



\ 



DE OUAK'jLA et UE LOL'ED-RIR 22o 

G R F : (Zouaoua) agerjuju, y^,/"^, corbeau. 

2" DJ RF : (Dj. Ncfoiisa) iidjer/i. ^^^.d, corbeau. 
G R G B : (Ouargla) agourgm/b. ^fj^\^ collier, pi. iger- 

gah, J^^,. 
G J : (Dj. Nefousa) gaji, «/J^, cbambre. 
G J D' R : (Zouaoua) agejfVour^ j3Jj.^i, lamentation. 

S*" G .1 D R : (Ouargla) agejdour, j^jjTi, lamentation. 
G DH G DH : i^Mzab) l" f. segedhgedh, j^fc^-, chatouil- 
ler; n. d'act. (Mzab) asgedhgpxUi, j^O, chatouil- 
lement. 
G DH M : (Zouaouaj igoudhman, J^^J^.-> baguettes. 

2" G T yi : (Dj. Nefousa) ageffoum, ^^\, baguette. 
G G : (Zénagai geggen. ^, pi. barres de bois. 

2° DJ DJ : I Mzab) djidj, ^^, piquet, pi. idjadjeîi, ^l^. 
G G OU : (Mzab) eggou, f\. pétrir, aor. ieggou, ^; n. 
d'act. (Mzab) tiggoui. ^^, mélange, action de 
pétrir. 
G L : (Zouaoua j gail, j^, jurer. 

2° DJ L : (Mzab et 0. Rir') dj'a/, jU, aor. ïd/oid, j^;<:. 

jurer; u. d'act. (0. Rir') dfa/, jU, serment. 
S'' J L : (Ouargla) y^///, jij, jurer; n. d'act. (Ouargla) 
tijilla^ >;_)j, serment. 
G L D' : (Zouaoua) agellid\ Jui^'l, roi. 

2° G L D : (Ouargla) tageldit, ^.jOJj, royauté. 
3" J L D : (Ouargla, Mzab, Dj. Nefousa) ajellid, jJji, 
roi, pi. ijellidan, o'-^>.- 
G L DH M : (Ouargla) tageldhimt, ii«^ij, bouchée, pi. 

tigeldhimin^ ^^^i^Kr. 
G L M : (Dj. Nefousa et Ouargla) agliin, JTi, peau, pi. 
iglimen^ ^~è. 

15 



k 



226 LA ZENATIA DU MZAB 

2" DJ L M : (Mzab) adjlim^ JUI, peau, cuir, pi. idjli- 

meti, ^ç^.. 
3" J L M : (Mzab) ajlini, ^Jjl, peau, cuir. 
4MLM: (Mzab) tilmit, w^;, pellicule; (Mzab) til- 
niai, t^UL', écorce. 
G L M M : (Zouaoua) agoulmim, ^\f\, mare. 

2° DJ L M M : (Mzab) djelmain, ^'JU-, bassin, réser- 
voir. 
G M : (Zouaoua) agem, f\, puiser. 

2" DJ M : (Mzab) adjem, ^^i, puiser, aor. ioudjem^ 
^y\ u. d'act. (Mzab) adjem, ^i, action de puiser. 
G M R : (Zouaoua) thagmarth^ ^j\Jz, jument. 

2° .1 M R : (Mzab) tajmart, ^>_):, jument. 
G M M : (Ouargla) tagemrmint^ vL.^^, gorgée, pi. tigein- 

rainiin, o;*r^- 
G M M : (Ouargla) tagennni, ^Jz^ forêt, verger, [)1. ti- 
gamma, \Jz. 
2° J M M : (Mzab) ta/enuiii, ^j^, buisson. 
G N : (Zouaoua) igenni, ^, ciel. 

2°JN : (Ouargla, Mzab) ajenna, i;ji, ciel, pi. ijen- 
nouan, o'j-'^; (Mzab) tajennout, ^j-ji, nuage, pluie; 
(Mzab) toujinist, vi^'j/, air. 
2° DJ N : (Mzab) tadjentiouit, ^li^, pluie. 
G N : (Mzab) igouni^ Jj5^, keskas. 
G N G : (0. Rir') geng, J^, caverne. 
G N G R : (Ouargla) agengour, j/lTi, front, pi. igengai\ 

G N G N : (Ouargla) itgengin, oi^iî-, bègue. 

G N N : (Ouargla) agnin^ ^S\, nid, pi. igninen, c^r^Ç- 

G OU R : (Zouaoua) aggour, jf\, mois. 



DE OUARGLA F,T DE I/OUED-HIR" 221 

2" I OU R : (Mzab) iiow, jj>, mois, p). iiouren, jjj-; 
(Mzab, Ouargla, 0. V\\v') aiow\ jj-i, mois, j)I. aiou 
ren, ^jy\, pi, (Mzab) iiaren, jjIj. 

G 1 : (Ouargla) ^go^^h J^^^ pl- ^QO^^^^^', â^^., joue. 
2" DJ I : (Mzab) adjai, t^Ui, joue, pi. adjaien, i,\cJ. 



L : (Ouargla, 0. Rir'j tala, X, source, fontaine, fleuve; 
pi. talioum, ^_^-; (Dj. Nefousa, Mzab) tala, X-, ré- 
servoir^ source, pi. taliouin^ u5'^'- (Mzab) alloun, 
j^i, fenêtres, trous; ( Dj. Nefousa) talat, o^-, ravin, 
pi. tilaten^ i}%. 

L : (Mzab, Dj. Nefousa, Ouargla, 0. Rir') ili, J^, être, 
aor. illa, %_. 

L : (Zouaoua) mselai^ t/X-», parler. 

2r ou L : (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) aoual, 
jiji, pi. ioualen., -J^Sy., parole, avis, sentiment, pro- 
jet, mot; (Mzab, 0. Rir', Dj. Nefousa) siouel, j^^, 
parler; (Ouargla) sououel, j^^, parler; u. d'act. 
(Mzab) asioul, j^, langage. 

L B : (Dj. Nefousa) talehat, OU;, voile. 

L B B : (Ouargla) loubbou, j.y, mousse. 

L T M : (Ouargla) taltamit, ju^', mouchoir; pi. tiltamiin^ 

L DJ N : (Mzab) aldjoun, o^i, houe, pi. iloudjan, o^-^.- 

L KH : (Ouargla) arnlakh, ^%>\, cordonnier. 

L OU D : (Mzab) loud, j^, boue. 

L Z : (Mzab) laz, ji, aor. illouz, j^_, avoir faim ; (Ouargla) 
ellouz^ j^i, aor. illouz^ j^L, avoir faim; (Dj. Ne- 
fousa et 0. Hir') laz^ yi, faim; (Mzab) iouz, j^, Ûa- 
zit, Coj%-, faim ; V f. (Ouargla) sillaz, jX-, affamer. 



228 LA ZENATIA DU MZAB 

L Z D' : (Zonaoua) thilez-d'ith^ ^.^>*, flocon. 

2" L Z D : (Mzab) pi. tilezdin, if^-J^, flocons. 
L S : (Mzab) iles, ^_, langue, pi. ilsaoun, o^:\ (Ouai- 

gla) ils^ ^Pi, langue, pi. ilsaouen, Oj^^.î (Ouargla) 

talest, Ja*.!:, sorte de fleur jaune. 
LS: (Mzab et Ouargla) tsallast, ,i^X«:, ténèbres, pi. 

tisellasin^ Cj^X.:\ (Mzab) issoules, ^.^.,èirQ obscur; 

(Mzab) soullis^ 0^}^", ténèbres. 
L S OU : (Ouargla) illisou, ^«.aL, fané. 
L R" : (Zonaoua) lour\ ^^, être trouble. 

2° L Iv L K' : r-^f. (Mzab) selaJilak\ jiiL, troubler; n. 

d'act. (Mzab) aselak' lak\ ^XJ, action de troubler. 
L R" : (Ouargla) ale?'\ ^l, étang, pi. ilir'an, o^J^ii (^j- 

Nefousa) allar\ '^\, fond; in allar\ ^^1 ^>, vers le 

fond (av. mouvement). 
L R' : (Mzab) allar\ ^"^i, lécber; (Mzab) oulour , ^^Jj. 

action de lécher. 
L R' M : (Dj. Nefousa) alr'oum, ^yù\, chameau, pi. 

ilour''man^ ù^^.- 
2° L M : (Mzab) aloum^ ,.^1, chameau, pi. ilman, ^^Ul; 

(Ouargla) alem^ ^il, chameau, pi. ilaman^ '^\\ 

(Mzab et Ouargla) taleint, <L^, chamelle, pi. tile- 

min^ ^J:. 
L F S : (Ouargla et Mzab) talefsa, U«L-, vipère, pi. tilef- 

siouin^ ôst^' 
LF F : (Mzab) oulaffa, UJj, setaria verticillata ; (Ouar- 
gla) iilfaf, .^W;, sorte de plante à feuilles longues 

et lancéolées. 
L K : (Zonaoua) thilkets^ iSJ^^ pou. 

2° L Cil : (Mzab et Ouargla) pi. tilchin, c^, poux; 

(Dj. Nefousa) tiilchin^ ovii-', poux. 



DE OUAUGLA ET DE L'OUED-RIR" 229 

3" L I : (Mzab et Ouargla) tillit, J*J:, ])0u. 

L G G : (Ouargla) tilegget, siSJ:, genêt. 

L L : (Mzab, Dj. Nefousa) /«/, j"^, être, se trouver, aor. 
iloul^ j^L; (Ouargla) loul, j^, aor. iloul^ j^L, être, 
naître; (Ouargla) ililou, ^_, pousser des cris de 
joie à la naissance d'un lils. 

L L : (Mzab, 0. Rir', Dj. Xefousa) illi, J., fille. 

L L : (Mzab) tiloulet, ^j^i;, câprier. 

LM : (0. Rir') aloum, >^)\, paille; (Mzab et Ouargla) 
loum^ >^, paille. 

L M Z : (Mzab) elmez, •j.s, avaler; (Ouargla) alertiez, -js^ 
avaler. 

L M iV : (Dj. Nefousa) alemmar\ ^lil, action de nager. 

L OU : (Mzab) louid, j t/i^ se souvenir; n. d'act. (Mzab) 
aloiii, t/^l, souvenance; V f. (Ouargla) seloui, 
t?^, rouler. 

L OU S : (Mzab) teloiisi, ^-yj, beurre; (Ouargla) telousti, 
j^y;, crème. 

LI : (0. Rir') eli, Ji, jeter. 

LI : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa, 0. Rir') ali, Jl, 
monter, aor. ioidi, jj._; n. d'act. (Mzab et Dj. Ne- 
fousa) allai, is^\, montée; P* f. (Dj. Nefousa, Mzab, 
Ouargla, 0. Rir') sili, ^j.^, faire monter; (Mzab) 
tsili, J-', monticule. 

LIT : (Mzab) tilitm. oi^L-, sorte d'herbe. 



w 



M : I Ouargla) erid, J^, examiner. 

M : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) aman, c,Ui, eau. 

M : (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) imi, ji 



LS*' 



230 LA ZENAïlA DU .MZAR 

bouche, seuil; (Mzab) timit, c^c, uombril; (Ouar- 
gla) tmiat, vLU", nombril. 
M B R : (Ouargla) amhoiu\ jy..\^ lèvre, pi. imbouren^ 

M TH : (Zouaoua) emineth^ vl-i, mourir. 

2° M T : (0. Rir', Mzab) pjnmet, 1I..1, mourir, aor. 

itnmout, Zj^z\ iDj. Nefousa) emmet, J».l. mourir, 

aor. immet, z^\ 11. d'act. (Mzab et Ouargla) teinet- 

tant, il*; lie, mort. 
M 1) : (Mzab) med, a-, bâter. 
M DR : (B. Menacer) thamdirth, '^j-^, soir. 

2° M D D : (Mzab, Dj. Nefousa 1 tameddit, j-o/, soir. 
M R : (Mzab) marou, jjU, pi. imouran, oUy^ mur; (Ouar- 
gla) mouron^ jj^., pi. imouran^ û'ji£^ mur. 
M R : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') tmart, vJjUf, bar1n\ 
M R D' : (Zénaga) amerd'i, <i-i^l, dos. 

2" M R D : (Ouargla) amred^ .j^i, s'agenouiller; 1' f. 

(Ouargla) smerd, j^-,, faire agenouiller; W f. 

récip. (Ouargla) niiemred^ j^-. 
M R S D : (Ouargla) amersid^ ju-,^1, palmier mâle, pi. 

imersad, jU.^, 
M R R' : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) tmourr'i^ J-j^^ 

bande de sauterelles. 
M R OU : (Mzab) meraou, jl^, f. meraout, di^i^, dix: 

(Mzab) temraoui^ -^j'y, dizaine, pi. temraouin, jj^J. 
MZ : (Ouargla) arnza, i>i, ogre, pi. imziouan, oij^^^r ; 

et amziouan, o^yy'\\ (Ouargla) tamzait, c-jy. 

ogresse, pi. iimziouin, i^yj qï tamziouin. 
M Z R' : (Mzab) taiiiezzour't, c^yj, oreille, pi. timezrin, 

2" M DJ : (Ouargla) taniedjit^ ■^■f^-, oreille. 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 231 

3° M J J : I Mzab) amjoif/\ j^j.!, sourd. 
M Z R' : (Dj. Nefousa) aniazir , ^^^i, Berbère, pi. imazi- 

ren, ^jU. 
MZN : (Mzab) temzin^ ^y, orge; (Oiiargla) timzin, 

If-Jy orge; (Dj. Nefousa) famzin. i^yJ», orge. 
M Z I : (Mzab^ amezian, ^Vy\, petit. 

T M CH K : (Dj. Nefousa) mechek, cU-, petit. 
M J J : (Ouarglai tamejjit, c-y. sorte de fleur blanche. 
M J J : (Mzab et Ouargiaj amejj\ y.\, terrasse, pi. imjou)\ 

M S : (Ouargla) thnsi, ^, feu, chaleur; (Mzab) temsi, 

^•, feu, enfer. 
M 8 : (Mzab et Ouargla) tamisa^ u«, courge. 
M S : (Ouargla) mous, ^^, être. 
M S D : (Mzab) msed, ju-, être aiguisé, tranchant; T" f. 

(Mzab) semsecL ju.^-, aiguiser; n. d'act. (Mzab) 

asemsed, ju^^i, action d'aiguiser. 
M S L : (Mzabj amsel, J*.J, action de boucher. 
M CH : ^Ouargla) amrhi. ^-i, pi. imechchan^ jUlc, figue; 

(Mzabj amouchchi, ^^y>\, pi. miechchan, jjLic, figue; 

(Mzab) tamchet, c^c, figuier, pi. temchin, ^H^c ; 

(Ouargiaj tamechchiat, J^Lic, pi. timechchia/i ^ ù^^^, 

figuier; ( Dj. Nefousa^ pi. temafchin, Ct^^-i^c, figuiers. 
?vl CH : (Mzab et 0. Rir') mouc/i, j^^*, chat, pi. imoii- 

chen, ^^/, (Ouarglai mouch, ^^-, chat, pi. imoii- 

chien, cjC^^c ; (Mzab et Ouargiaj tmoucht, >l^^ , 

chatte, pi. timouchin, oi-y» 
M CH L : (Mzab) tamechoult, ^^:.î, flûte, pi. timechal, 

M CH N (Ouargla) thnchenl^ LUi^u", plâtre. 

M T" : (Mzabj amfaou^ ^Ua.i. larme, pi. iinïaoïien, j^u^c 



232 LA ZENATJA DU MZAB 

2" M T' R : (Oiiargia) imcCraouen, o^\M, larmes. 

M T' : (Mzab et Ouargla) tameffout, o^^u, femme. 

M R' R : (Zouaoua) amr''ai\ jUJ, vieux. 

. 2** M K' R : (Dj. Nofousa) mok'k'o7\ >«, mok'ri, isj^, 
être grand, fém. mok'rit, «i^o^; (Mzab) amok^ran, 
^ji^i, grand, chef; (Mzab et Dj. Nefousa) amek'- 
k'era?i, ù'j*''' ^' tameklierant, ûjI^àc, grand. 

M K' L : (Mzab) tamk'alt, vi^iUc, queue. 

M K : (Ouargla) timkaouin^ b^y mauve. 

MGR: (Zouaoua) )nege)\ Jk,^ moissonner. 

2° M J R : (Mzab) emjm\ j\y\, moissonner; (Ouargla 
et 0. Rir') emje>\ jj.l, être moissonné; (Mzab et 
0. Rir') amia>\ jij.l, moissonneur; (Mzab) amjer, 
jy\, faucille. 

MGZ : (Ouargla) ternaggaz, jl5Ï", joue, pi. tiinaggazin, 

M L T cri : (Mzab) imouUc/ian^ ô^V? jeune palmier. 
ML S : (Ouargla) amellas, ^r^.i, potier, pi. imellaseti, 

M L K : (Ouargla) emlek, ^IXl.l, se marier (en parlant de 

la femme). 
2° M LTCEl : (Mzab) tameletch, ^s épouse; (Mzab) 

emmeltch, >', se marier (en parlant de la femme). 
3° M L Gfl : (Mzab) ernlech^ jj^\, se marier (en parlant 

de la femme). 
M L L : (xMzab) tmalelt, ûOlu", bloc de bois. 
MLL : (Mzab, Ouargla, Dj. Nefousa) amellal, jXl, 

blanc; (Dj. Nefousa) mellel, Ji-, être blanc; V f. 

(Dj. Nefousa) semlil, JJU-,, blanchir; (Mzab) smell, 

J^^, blanchir; n. d'act. (Dj. Nefousa) tesmeleUi^ 

JJU-.;, action de blanchir, blanchissage; (Mzab) as- 



DE OUARGLA ET DE L'OL'ED-KIR' 233 

inelli^ J*^i, action de blanchir; (Ouargla) amelloul, 
j^J, pi. imellalen, ^i3ic, melon blanc; (Ouargla) 
tmalla, yj, colombe, pi. timalliouin^ uy^^- 

M M : (Ouargla) tammait, J..U", acacia. 

M M : (Mzab) iimnii, ^c, sourcil. 

M M : (Ouargla, 0. Rir'j emmi^ ^/i, fils; (Oujirgla) aiiiala, 
U.', fille; (Mzabj meinmi, j:, fils; (^Mzab) imma^ U, 
mamma^ ir, mère. 

M M : (Mzab et Ouargla) tamernt, c^J, miel de dattes. 

MN : (Mzab, Ouargla, 0. Rir' et Dj. Nefousa) imcrn, 
^ic, àme, personne. 

M N : (Mzab) mennaouf, 1I.3U*, beaucoup. 

M N D : (Mzabj imendi, t^-jiic, céréales; (Ouargla) ime7icli^ 
t/aj:_, blé. 

MNS : (Mzab) amennas, ^^u.i, gamelle en terre, pi. 
imenyiasen, ^-Uc; cf. (Ouargla) amellas, yj'%\, po- 
tier. 

M OU T : (Mzab et Ouargla) temoutit, o-^^ P^- timoutin, 
iijy, jeune palmier n'ayant pas encore produit, 
pousse, scion. 

M I S : (Mzab) tinisit^ «^-ié, silex. 

K 

N : (Mzab, Ouargla) i?n^ ^, dire, aor. inna, L. 
2" M : (0. Rir') inii, ^s, dire, aor. vnma, u. 
N : (Mzab, Ouargla) tmi, ^^/, dattes; (0. Rir) teni, J", 

dattes. 
N : (Dj. Nefousa) tanout, o^»-', puits, pi. tma^ L". 
N B S : (Ouargla) nebes, ^a,, lancer. 
NT : (Mzab) nit, c^:, fois; (Dj. Nefousa) 7iit, *:.:. aussi. 
N DJ F : fDj. Nefousa) tendjift, ^v.^', mariage. 



234 LA ZENATIA DU MZAB 

N D : (^Mzab) 1" f, send, jcl^, battre le beurre; ii. d'act. 

(Mzab) asendi, c^jcl«i^ barattement. 
N D L : (Mzab) endel, jjJi, ravager; ii. d'act. (Mzab) an- 

deL jjii, ravage. 
N D M : (Ouargla) annoiidem, ^jjli, sommeil; V-VIIP f. 

(Mzab) tnoudoum^ f5^^, avoir sommeil. 
N D N : (Mzab) tandount, vI^î^jl-"^ plateau. 
N R R : (Mzab) anrm\ J^i, meule de paille. 
N R Z : (Mzab et Ouargla) inei^z, jj^:, talon, pi. hier- 

zaouen, ûjIj^.- 
N Z : (Mzab, Ouargla, 0. Hir') enz, yi, être vendu; I" f. 

(Mzab, Ouargla, 0. Rir') zenz, j-j, vendre; n. d'act. 

(Mzab, Ouargla) azenzi, ^s'jj\, vente; (0. l^ir') izen- 

zan., Jyj, vendeur; T'-VIIP f. (Mzab) zenouz, j^lj. 
N Z : (Mzab) enzou, ^yi, éternuer. 
N Z R : (Zouaoua) anzar, jiyi, pluie. 

2" M Z R : (Ouargla et 0. Rir') amzar, ji>i, pluie. 
N Z R : (Mzab) tinzert^ '^jj^, pi- tinzaren, ôj\y>^ nez. 
2'* G N Z R : (Mzab) gounzei\ yjS, saigner du nez, 

aor. igounzer^ jj^.- 
N S (Mzab et Ouargla) er?s, ^J^^^, })asser la nuit, aor. e?t- 

sù'\ i-*jl, wsoi/, ^A,; (Mzab) mensi^ ^1-, souper 

V. n.; (Mzab) mouasou, ^*.j^, souper, aor. imoun- 

sou, j*.jy: ; (Mzab et Ouargla) amensi, ^^U.l, pi. 

imensioim, o.?c*-^i souper; (Dj. Nefousa) mensi^ 

,^, souper (subst.j; (Mzab) imounsou^^i^i., souper. 
N S : (Mzab) armas, j^Ul, serrure en bois, clef, pi. inna- 

se7i, ^-b; (Mzab et Ouargla) tnast, C.-L", clef, pi. 

tinisa^ L-xJ. 
N CH R F : (Mzabj ancherif, «-«i^-ij', prise d'eau. 
N DU : (Mzab) nedh^ jjj, aor. inedhdh^ j^-, être auprès do. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 235 

T N T' : (Dj. Nefousa) net't\ 1,3, aor. ineff, ^, être 
auprès de. 

N R' : (Mzab, Ouargla) em^\ i:i, tuer, aor. enr'ir\ i^i, 
inr'ou, ^i-; u. d'act. (Ouargla) anr'a^ UîI, meurtre; 
(Mzab) amenr'i, ^l, meurtre; IV-II' f. (Mzab) 
tsemenr\ ^ê, se battre; VIIT f. (Ouargla) nou?^\ 
j^y, V^'-VIIP f. (Ouargla) tnour\ ^y.', se battre. 

N R' L : (Ouargla) e^ifel^ Jiii, verser, aor. mraL ju:-. 

N F R : (Ouargla) tinfert, ^^f-", balai, pi. ti?ifrati?i, ù^\j^. 

NFS: (Mzab) tanefoust^ ^^>?-, histoire, pi. tinfousirt, 

N K D : (Ouargla) nked, jSJ, regarder fixement; (0. Rir') 

enked, jS^\, se tourner vers. 
N K R : (Ahaggar) e/tker, O- II, se lever. 

2° K K. R : (Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) ekker, f\, 

se lever; V f. (Ouargla) sekkei% ^.C, faire lever. 
3° TCH R : (Mzab) T" f. setcher, yf, éveiller. 
N L : (0. Rir') inelli, J^, fil; (Mzab) tinli. J-, fil, bri- 

mali; (Mzab et Ouargla) tinelli, JJ, fil, pi. tinil- 

liouin, O:^'- 
N M : (Mzab et Ouargla) ennam, ^Ul, s'habituer; I"'^- 

VI IP f. (Ouargla) sennou?n, ^y-, habituer. 
N N : (Ouargla) inni, ^i-, âtre, pi. innain, Or>.; (Mzab i 

tenni. S, huile à brûler. 
N I : (Dj, Nefousa, Mzab) amnai, t^ui, cavalier, pi. im- 

naien, ^\ic^. 
2° N N : (Mzab) enn, J, monter à cheval, aor. innou, 

J-; V' f. (0. Rir') sen, ^, porter. 
NIR : (Zouaoua) enii?% ^i, front saillant. 

2° N R I : (^Mzabi an?^ai, (S^y\, front. Cf. (Ouargla^ 

agengour, j/Lfi, front, pi. igengar, jàs:. 



236 LA ZENATIA DU MZAB 

JN 1 L : (Mzab) anil, JJI, tombeau, pi. inilpji, ;J.^^. 

I! 

H R : (Mzab) tahe)'t, vi.^% lionne. 

2° OU R : (0. Rir') aouir, ^y, lion; (Mzab et Dj. Ne- 
foiisa) oua)\ jij, lion, pi. iouaren^ ùj'j'î (Mzab et 
Dj. Nefousa) touaret^ ^^Jy, lionne. 
3° R : (Ouargla) aj\ ji, lion, pi. araoue?i, jjiji; (Ouar- 
gla) taert, Oji;, lionne, pi. taraouin, C/j'/» (^^-zabj 
iiralin, Oi'iy, pi. lionnes. 
H R Z : (Mzab) tihourzin, j^Oj^ê'- couscous blanc. 
H DU : (Ahaggar) ahadh, 3;, nuit. 

2" IDH : (Ouargla) idli, j.,, nuit; (Mzab) pi. idhan, 

^U2i, nuits, 
a** 1 ï' : (Dj. Nefousa) iet\ j.., nuit. 
4° D DJ : (Mzab) dadj\ ^L, nuit. 
H OU : (Dj. Nefousa) ahoua, i^û.', descendre, aor. iahoui, 
iSj^., houan^ ji^. 

ou 

ou TH : (Zouaoua) o/////, l1.j, frapper. 

2" OUT : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') ouet, Oj, frapper. 
3" G T : (Dj. Nefousa) eggat, J€\^ aor. iouggat, cXy., 

battre des ailes. 
4° en T : (0. Rir') ticht, c^ç, coup, pi. tichtioiiin, C;sr^^ î 

(Mzab et Ouargla) echchat, ci;b,l, battre souvent. 
5" I T : (Ouargla) titi, ^:, coup, pi. tita, u;. 
6'' GHT' : (Mzab) chat\ j.:., frapper. 
OU D' : (Zouaoua) oud'i^ t^ij, beurre, 

2" OU D : (Mzab, Ouargla) oudi, t/^j, !>eurre, graisse, 

huile. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-R[R' 23T 

3" OU D N : (Oiiargla, 0. Rir') tadount, zx^^x. 
graisse. 

OU R : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') tœnourt, Cjj^z, terre, 
pi. timoura, \j^C\ (Dj. Nefousa) tamourt, i»jy. pays, 
terre, pi. temouraouin ,, o^^j^^'i (Mzab) ourt'ou, ^j^^ 
pi. onrfoun^ ùi^Jii verdure, culture, pâturage; 
(Dj. Nefousa) ourfou, ^jj, pi. aourt'omi, o^^jj'i 
verdure, culture, pâturage. 

OU R : (Mzab) touourt, CjjJ, chambranle ; (Ouargla et 
Mzab) taououH^ ^jy, porte, pi. tiouira. I^-^J. 

OU R R : (Mzab) aourir, jj^\ colline, terrain monta- 
gneux, pi. iouriren, ôjjy. 

OU R R' : (Mzab, Ouargla) aourar\ ^Ij^l, jaune; (Mzab) 
ourar\ ^Ijj, or. 

OU Z N : [Mzdih) aouizan,ii\-ji\. blé concassé. Cf. rac. Z N. 

OU S R : (Dj. Nefousaj ousser, ^j, être vieux; (Mzab, 
Ouargla et 0. Rir') aoussar, jL,^', vieux, vieillard, 
pi. ioussaren, ûj^ji; (Mzab, Ouargla et 0. Rir') 
taoussart^ yijJ^J, vieille. 

OU S OU : (Ouargla) tousout\ -b^/, toux. 

OU CH T : (Mzab) aouchet\ Jai,y, sorte de datte. 

OU CH N : (Mzab, Ouargla, 0, Rir' et Dj. Nefousa) ouch- 
cheti, ^3, chacal, pi. ouchchanen, J'^j. 

OU DH : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') aouodh, J»i, arriver, 
aor. iouodh, j^y\ V f. (Mzab) siouedh, J^^, faire 
arriver. 
2" OU G DH : (Mzab) aouggadh, ^^Ify, arrivée. 
3° OU T' : (Dj. Nefousa) aouet\ iji, arriver. 

OU DH F : (Zouaoua) pi. thioudefin^ ùi^s^\ fourmis. 
2" G T F : (Mzab) fagettoufl, c.^,^>, fourmi, pi. tiget- 



238 LA ZENATIA DU MZAB 

3" G D F : (Oiiarg:la) tagdefit, >^:?-*^, fourmi, pi. tig- 
difin^ o^j5j. 
OU F R : (Mzab) toufrit, c^{j,j>. boucle de cheveux. 
OU F F : lOuargla) touffa. Uy, extrémité du djérid, pi. 

touf'faouin, J3^,J. 
OU K CH : (Bot'ioua) oukc/i, jS^, donner. 

2" OU CH : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') o\ich, j^^, donner; 
V^ f. hab. (Mzab et Onargla) touch, ^J. 
OU G L : (Ouargla) tougelt, cJ^^, dent canine, pi. iou- 

gelin, c^S- 
OU L : (Mzab) oulli, jj, troupeau; (Ouargla) oulli, jj, 

chèvres. 
OU L : (Mzab) oui, j^, cœur, caractère; (Ouargla) nul, 

j3, cœur, pi. oulaouriy Oi^j- 
OU M : (Ouargla) ouma, Uj, fumier. 

2° G OU M : (Mzab et Ouargla) gnuma, L/, latrines. 
OU N S : (Mzab) touinest^ c^J^J, boucle d'oreille, pi. 

tournas^ a-^y. 
OU OU : (Mzab) iouou, y, être cuit; V f. (Mzab) soou, 

^, faire cuire; (Dj. Nefousa) souou^ ^, faire cuire. 
2" M OU : (Ouargla) imou, y, être cuit; V f. (Ouar- 
gla) saui, ^L,, faire cuire. 
OU I : (Mzab) tioui, t^^-', bouton de fleur. 

2" F I : (Ouargla) tafif, <l^, bouton de fleur. 
OUI : (Mzab, Ouargla, 0. Rir', Dj. Nefousa) aoui, c^y, 

aor. iououi^isy^ porter, emmener, apporter; IIP f. 

pass. (Ouargla) tououi, isy\ V° f. hab. (Dj. Nefousa) 

taoui, t/jL". 
2" G I : (Mzab) aygai, jè\^ charge. 



DE OUARGLA ET DE LOUED RIR 239 



I T L : (Mzab et Ouargla) aitli, J:«i, biens, richesses. 

1 TH : (Mzab) aitma, iri, frères, composé de ait, c.>\, 
fils et de imma^ Ir , mère. 
2° T : (Mzab, Ouargin, 0. Rir'j at, .11, pi. fils. 

IDD : (Ouargla) tiddet. Oju, sangsue, pi. tiddad, jIjl:. 

I D L : (Mzab) aidouL jja.1, muraille. 

I D M : (Ouargla) taidemt, JU.-u, poutre servant à proté- 
ger les puits, pi. tiidaiidn^ ùi-'-^-'. 

1 R D' : (Zouaoua) irid\ j.^, être propre. 

2M H D : V' f. (Mzab) sirad, ^ju., laver; (Ouargla et 
0. Rir') sired, jj^-., laver, aor. isarad, jjUj ; V-l'" f. 
(Dj. Nefousa) tsired, jjuJ, laver. 

I Z : (Mzab, Ouargla, 0. Rir') izi, ,jj, mouche, pi. izan, 

I z DE : (Ouargla) iazid/i, j».>,, coq, pi. iazidhen, ^.j^, 

(Mzab) aiazidh, j»jjIj', coq, pi. iazidhen, ^jb; (Mzab) 

pi. tiazidhnhi, c^^J-^, poules. 
2° Z T" : (Mzab) tiazit\ la^jL", poule; (Ouargla) tiazit\ 

ja-jL', poule, pi. tiazifin^ ù^J^.j^-'• 
3" G Z T' : (Dj. Nefousa) aggazit\ Jkij^i, coq, pi. iyya- 

zit'en, ;^jÉ^.- 
I Z I : (Ouargla) aizioii, yj\, petit garçon, pi. izioua, ij-> ; 

(Mzab et Ouargla) taizziout, ^y^y^, petite fille, pi. 

tiizwmn, if^y^jô. 
I S : fMzab, Ouargla, Dj. Nefousa) Us, ^., cheval. 
1 DU : (Mzab) aidhi, ^J, chien, pi. iidhan, ^L^; (Mzab) 

taidhit^ ^V*r% chienne. 
2" I D : (Ouargla) aidi, is^\, chien, pi. iidan, o'-^-- 

(Ouargla) taidit, ûoji-*, chienne. 



240 LA ZENATiA DU MZAB 

3° I T' : (Dj. Nefousa) pi. if an, i^^^ chiens. 
I L : (Mzab) tailout, ^A'i outre. 

2° J D DH : (Mzab) ajedidh, j»iO^ outre pour l'eau. 
I N S : (Mzab etOuargla) //W2,^.i,, hérisson, pi. insaonen. 



APPENDICES 



VOCABULAIRE MZABITE 

DONNÉ PAR SHALER 

Esquisse de lÊtat d'Alger, trad. Blanchi, Paris, 1830, in-8o,p. 328 : « Vo- 
cabulaire de la langue des Mozabites, qui semble être un dialecte de 
la langue chouiah ; il a été fait à Alger d'après les recherches de 
M. David Bacri et de M. Beuzamon. » 



Ami \ ainduglick(Ouargla: amdoukelik;Uzah : amdoutchelitch), 
ton ami. 
Ane, ariun [ar'ioul). 
Année, assugas [asouggas). 
Arbre, zejerit (arabe ijf^)- 
Aujourd'hui, assu (assou). 
Barbe, argoum (?). 
Beurre, filerzie {telousi). 
Blanc, amelelin {amellal), pi. imellalen. 
Blé, arden {irden). 
Bon, douahdy {daouah'di). 
Bouche, immy [iini). 

Brebis, tizfrin [tikhsiouin) ; cf. oufrich, mouton. 
Chameau, ariun (confusion avec âne, ar'ioul). 

1. Dans le texte original, les mots étaient donnés en anglais par ordre 
alphabétique. Le traducteur français (Blanchi) a conservé cet ordre qui, 
en français, ne répondait plus à rien. J'ai cru devoir le rétabhr. Les 
mots entre parenthèses sont la rectification de ceux donnés par Shaler. 

16 



242 LA ZËiNATIA DU MZAB 

Champ, amezen (peut-être confusion avec femzln, orge). 

Chef (ou magistrat), tamusny [amousni, t'aleb). 

Cheval, izi {Us). 

Chèvre, allim [oulU, Ouargla). 

Cieux, ajeni [ajenna). 

Corps, fristin benadem [tafi'isat en bnadcm). 

Dates (lisez dattes), tinini {tini). 

Demain, asha [ackcha). 

Enfant, atefly (de l'arabe Jal»). 

Enlève (faule d'impression pour esclave), aberkan (noir). 

Ennemi, eladu (arabe ^juJI). 

Femme, tagenmit (?). 

Figues, temcbem [tamchct, figuier). 

Fille (jeune), taysuit [taizziout). 

Fontaine, elen uaman [allen ouaman). 

Homme, erges [arjaz). 

Jour, duges {doug ass, dans le jour). 

Lait, ameleli [amellal, blancj. 

Langue, ilsick {ils itc/i, ta langue). 

Lèvres, amburen [imbouren). 

Lumière, edaw (de l'arabe ^:^\). 

Lune, tezjeri [taziri). 

Maison, tadart {taddart). 

Mauvais^ duslin {d ouchilm). 

Miel, tenergom (?). 

Mine (air), udem {oudem). 

Mois, eyur {aiour); — de l'année, iarnunsugas {liaren ousouggas). 

Montagne, amzied (?). 

Mort, afunest (erreur évidente pour tafounast, vache). 

Nez, tinzar [tinzaren). 

Noir, abukan {aberchan). 

Nuit, djid [dedjidh). 

Œil, titanin (pour titauin ^r tWaouin, plur.). 

Oiseau, agiet {ajeddid). 

Oreilles, temezguin {timezr'in). 

Orge, temzeyenie {teniz'm). 

Oui, hehee, ea, ee. 

Poitrine, ehadis {aâddis, ventre). 

Prince, temusny {amousni, t'aleb). 

Raisins, adilli {adil). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED- RIR' 



243 



Rivière, luad (arabe (j-jl_^l). 

Semaine, elguemha (de l'arabe 4*?^\ 

Soleil, tfouit. 

Tête, tabegna [tabejna). 

Vache, tafounesset [tafounast). 

Viande, assium [aisoum). 

Ville, tamdint (ar. Â:.ju). 

MÉTAUX 

Argent, elfedet (de l'arabe à:a«Ji 
Fer, uzal [ouzzel). 
Or, urag [ourar'). 

Plomb, dazuga (sans doute pour azouggar, rouge , désignant 
le cuivre). 

Plomb, ezezau [azizaou, bleu). 

NOMBRES 



Un, 


ighem [iggen], 


Deux, 


sen, 


Trois, 


chared, 


Quatre. 


, aquoz [okkoz], 


Cinq, 


semess (sem?nes), 


Six, 


sez. 


Sept, 


sa [saa], 


Huit, 


tam, 


Neuf, 


tess (tes), 


Dix, 


mrauw [meraou] 



Vingt, seni d mrîiuw [senet temraouin), 



fém. egat [igget). 

— senet. 

— sharot {charel). 

— eugest (eA7.'o;e^). 

— semset (semmeset)^ 

— zet {sesset). 

— sat {saai). 

— temmet [temmel). 

— i'&dX[tesset). 

— mereou [meraoul). 
sènet mereou. 



244 LA ZENATIA DU MZAB 



II 



ESSAI SUR LA LANGUE DES BENI MZABS {sic). 

L'auteur de cet Essai, Samuda, le publia en trois parties dans 
le Moniteur algérien de 1840. C'était un travail remarquable pour 
l'époque, surtout si on le compare à ceux qui l'avaient précédé, 
et l'auteur fît preuve d'un certain sens philologique en affirmant 
la parenté des divers dialectes berbères qu'il connaissait : le 
mzabite, le kabyle et le chelh'a. Cette esquisse grammaticale est 
bien supérieure à celle de Venture de Paradis, surtout avec la 
révision de Jaubert '. 

Premier article «. 

« Après ces observations générales', nous passons à un 

examen particulier de la langue des Béni Mzabs, et pour rendre 
cet examen plus intelligible, nous présenterons un recueil de 
mots, suivant l'ordre reçu des parties du discours. 

« Il reste à faire observer que nous donnons le singulier et le 
pluriel des substantifs, le singulier et pluriel masculin des adjec- 
tifs, et l'impératif, ainsi que la troisième personne singulière 
masculine des verbes pour les trois temps, passé, présent et futur. 

SUBSTANTIFS * 

Singulier, Pluriel. 

Ane, aighrioule (ar'ioul), ighriêle [ir^ial). 

Année, asoguêce (asou^'^'a*) , isogiiecen (isou^^asen). 

1. Voir, au sujet des erreurs commises par Venture de Paradis et 
Jaubert, le jugement sévère et mérité, porté par M, de Slane, Appendice 
à Vhistoire des Berbères (t. IV, pp. 527-528). 

2. Moniteur algérien, IX« année, n" 385, 22 mars 1840. 

3. Ces observations ont trait aux diverses populations de l'Algérie, et il 
m'a paru superflu de les reproduire. 

4. J'ai remis par ordre alpliabélique les mots cités sans ordre. Les mois 
entre parenthèses sont la restitution des formes correctes. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 



245 



Singulier. 

Beurre, telouci [telousi]. 
Bœuf, afounèce [afounas], 
Bouche, aimi {imi), 
Bras, aghrile [ar'il), 
Chambre, takhamt, 
Chat, mouche [mouch] , 
Chemin, abride (abrid). 
Cheval, aiyes [us]. 
Cheveux (lis. cheveu), ezâou(azaow). 
Chien, aidi {aidhi}, 
Demoiselle, taizyoute [taizziout], 
Dent, tighramas (tir'mesl). 
Doigt, adad (dhad), 
Eau, amann [aman). 
Étoile, ithri (ifr/j, 
Femme, tématoute [tamet'fout], 
Fils, mim [memmi). 
Fille, aïli {illi). 
Frère, youa [ioua). 
Genou, foude [fond). 
Homme, redjêze {ardjaz), 
Jour, aouêce {ass), 
Jument, teghralt {tr'allit), 
Langue, ailis {iles), 
Lèvre, ambour (dialecte de Ouargla), 
Lune, têziri [taziri). 
Main, fouss {fous), 
Maison, têdartê {taddart)^ 
Matin, ghrebbicha {rabechcha). 
Mère, marna [mamma). 
Miel, têmemt [tamemt). 
Mois, ayour {aiour). 
Mouton, aufriche [oufritch]. 
Nez, tinezart [tinzert], 
Œil, tite [tit'). 

Oncle maternel, d'khal (ar- 
— paternel, d âam (ar. 
Ongle, achar {ac/ichat-), 
Oreille, tômazoukt [tamezour't) 



JU.), 



Pluriel, 

ifounêcen [ifounasen). 

imaoun. 

ighrêlen [ir'allen). 

tikhamine [tikhamin). 

imouchen. 

ibriden. 

iyêcen [lasen). 

iden [iidhan). 
tiziouine {tiiziouin). 
tighramêcen {tir'mas) 
idouden [idiioudan). 

ithrann [itran). 
ticednann {tisednan). 



ifaden [ifadden). 
redjêzen [irdjazen). 
aucin [oussan). 
tighrali [tir'allin). 
ilêcen (ilsaoun). 
imbouren. 

ifêcen {ifassen), 
tldar [tiddar). 



iyaren [iiaren). 

oufrichen. 

tinezar [tinzaren). 

titouine {tifaouin). 

edkhal. 

edami. 

icharen [ichcharen). 

timazghrine itimezfin) 



246 



LA ZENATIA DU MZAB 



SinguUei'. 

Pain, aghroum {ar'eronm). 

Peau, ijlime [adjlim), 

Père, baba. 

Pied, adar {dhai-), 

Porte, taourt {taouourt). 

Rue, aghrlêde {ar'lad). 

Sang, aidsine [idamen). 

Sœur, oultema [outma), 

Soir, lêmedite [tameddit). 

Soleil, têfour (tfouit). 

Tante maternelle, dkhalt (ar. ^jU.'i^ 

— paternelle, debti , 
Tête, tabijna [labejna], 
Viande, ayssou [aisomn). 
Ville, aghram [ar'erem), 
Vin, aman ezgouaghren {aman 

izouggar''en),Qd.\x rouge. 



Plui-iel. 

îjlimen [idjlimen). 

idaren {idharen}. 

tiouira. 

ighroulède (iroulad). 

istima lisetma). 



edkhalt (o^U). 

edebti. 

tibejniouine [tibejniouin). 

ighrmann [ir' ermaouen) . 



Deuxième article '. 



ADJECTIFS 

Singulier. 

Bon, dahouahedi, 
Mauvais, douchetime. 
Jeune, damziann [d amezuin). 
Beau, douchen, 
Joli, dizaïm Car. ^\,^), 
Chaud, sekhône (ar. ^^), 
Froid, desmoLide [d asemmadh)^ 
Blanc, dêmelêle {d mellal). 
Noir, dêbarchan [d aberchan). 
Rouge, df'zagouaghr {d azouggar'), 
Jaune, daouaraghr {d aourar), 



Pluriel. 

daouahediine. 

douchetimen. 

dimeziênen {imzianen) 

douchênen. 

dizaimen. 

sekhônine, 

dicemaden 

dimelêlen. 

dibarchênen. 

dizagouaghren. 

diouaraghren. 



1. Moniteur algérien, IX" année, n° 386, 4- avril 18i0. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 



247 



PRONOMS 



Personnels. 

Je, neche (nech). 
Tu, chitchi [chetchi). 
— , fém. chem. 
Il, neta [netta). 
Elle, netèta [neltaha). 
Nous, nechenin [nichnin). 
Vous, checheouim [chetchaouin). 
— , fém. chemti [chetchmitin] 
Ils, netnine [netnin). 
Elles, — {netnitin). 



Formant le rét/ime des verbes el 

prépositions et les pronoms 

possessifs. 

i après les yerbes et iouk possessif. 

etch. 

em. 

I et 

ana [anaf). 
aoun. 

tan [ten, sen). 
(tent, sent). 



Un, iguen [iggen), (fém. igget). 

Deux, sen, sennet, (fém. senet). 

Trois, charede [chared], (fém. charet). 

Quatre, okouz [okkoz], (fém. okkozet). 

Cinq, chimess {semmes), (fém.semmeset). 

Six, sez (fém. sesset). 

Sept, sête {saa), (fém. saal). 

Huit, têmete (tam), (fém. tamet). 

Neuf, tissot [tes), (fém. tesset). 

Dix, meraouete [meraou], (fém. vieraout). 

Vingt, sennet meraouine [senet temeraonin). 

Vingt et un, sennet meraouine d iguen [senet temeraouln d iggen). 

Vingt -deux, sennet meraouine de sennet [senet temeraouin 

d senet). 
Trente, charede meraoï^ine [charet temeraouin). 
Quarante, okouz meraouine [okkozet temeraouin). 
Cent, touineste [touinest). 
Cent un, touineste de iguen [touinest d iggen). 
Deux cents, sen touinass. 
Mille, touineste temoukrade(foMmesf/a?noA''ran^,grandecentaine). 



LA ZENATL4 DU MZAB 







VERBES 








IMPÉRATIF 


PASSÉ 


FUTUR 


PRÉSENT 


Acheter 


esaghr 


yesghrou 


ad isaghr 


yeçaghr 




{sar') 


(isfoii) 


{ad isar') 


{ad isar') 


Ajouter 


ami 


yarni 


ad iyarni 


yerenni * 




(arnou) 


{irna) 


{ad irna) 


{ad irna) 


Aller 


ezoua 


yezoua 


ad izoua 


yezigga 




{ezoua) 


{izoua) 


{ad izoua) 


{ad izoua) 


Apporter 


aoui 


yioui 

{ioui) 


ad ioLii 


yetaouide 
{taoui, f. hab.). 


Apprendre 


elmed 
(de Tar. Ji) 


yelmed 


ad ilmed 


yelimmed 


Asseoir 


kim 


yekiim 


ad ikiim 


yetkiima 




[ek'k'im) 


(iek'k'im) 


{ad iek'k'im) 




Boire 


essou 


yessou 


ad issou 


yesiss 




(sou) 


(iessou) 




{isess) 


Chanter 


houaf 
(?) 


yehouaf 


ad ihouaf 


yethouaf 


Couper 


enkad 


yenkad 


ad enkad 


yenekkad 




{enkedh) 


[icnkedh) 


{adinkedh) 




Courir 


aghrar 

{azzcl) 


yaghrar 


ad ighrar 


yeghrar 


Demander 


siston 


yesiston 


ad isiston 


yesiston 




{sesten) 


{isestoun) 


{ad isestoun) 


{isestoun) 


Descendre 


ahoua 


yahoua 


ad ihoua 


yehigga 


{ahoue d, Bougi 


e; ahoua, Dj. 


, Nefousa) 




Dire 


eni 


yeni 


ad yeni 


youaini 




(m/) 


{inna) 


{ad ini) 




Donner 


ouchide 


youchou 


ad iyouche 


yetouche 




(onc/i d) 


{iouchoii) 


{ad ioiich) 


[touch, f. hab.) 


Dormir 


attass 


yattass 


ad iyattass 


yetatass 




(et't'es) 


(iet'Ves) 


{ad ieVt'es) 


{teVs, f. hab.) 


Écrire 


ari 


youri 

(iouri) 


ad iyari 
{ad iari) 


yetêteri 


Emplir 


chour 


yechour 
{ichour) 


ad ichour 


yechouar 



1. On remarquera que, pour le temps improprement appelé présent, 
Samuda emploie la forme habituelle à l'aoriste. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 



249 



IMPtRATTF 

Enseigner silmed 

(f. fact.ne Ji). 

attef 

{atef) 

sitef 



PASSE FUTUR PRESENT 

yesilmed ad isilmed yesilmed 



Entrer 

— (faire) 
Envoyer 
Faire 
Fermer 
Habiller (s') 
Habiter 
Imaginer (s] 
Lever (se) 
Lire 
Manger 
Mettre 
Monter 
Montrer 



Mourir 



Oublier 



Ouvrir 



Passer 



— (faire) 



azen 

edj 

akkes 

ired 

amar 

(de Tar. ^). 

) aghrile 

{ril) 

atchar 

[etchsr) 

azem 

{dzem) 

ichi 

{ech) 

seress 

{sers) 

ali 

sestchon 

{setchen) 

moût 

(emmet) 

etta 

(ettou) 

arzem 

(erzem) 

egdâ 

(de l'ar. «Jas) 

sesdâ 



youtcf 
(ioutef) 

yasitef 
(isitef) 
youzen 
[iouzen) 

yedjou 
[idjou) 

yakkes 

(iakkes) 

yired 

(ired) 

yâmar 

yeghrile 

{ir'il) 

yetchar 

{Ucharou) 

yâzem 

{idzem) 

yechou 

(ichou) 
yesress 

{isers) 

youli 

[ioulï) 

yesestchon 

(isetchen) 

yemout 

(immet) 

y etta 

(itta) 
yarzem 
{ierzem) 

yegdâ 



ad iyêtef 
(ad iatef) 
ad isitef 

ad iyêzen 

{ad iazen) 

ad idj 

ad ikkes 

ad iyired 

{ad ired) 

ad iyâmar 

ad ighrile 

{ad ifil) 

ad itchar 

{ad itcher) 

ad iyâzem 

{ad idzem) 

ad iche 

{ad ich) 

ad iseress 

{ad isers) 

ad iyali 

(ad iali) 

ad isestchen 

(ad isetchen) 

ad imoLit 

(ad immet) 

ad ita 

{ad il ta) 

ad irzem 



ad igdà 



yestêtef 

yesêtef 

yetêzen 

yetidj 

yetekkes 

yetirede 

youâmmar 

yethghrile 

yetchar 

youâzem 

yetist 
(itetti, f. h.) 
yesroGsou 
{iserousou , f. h.) 
yetêli 
(itali, f. h.) 
yesestchon 

(isetchen) 
yetemittête 

yetitta 

yerezzem 

(ierezzem, f. h.) 

yeguiddâ 



yesegdâ ad isegdâ yesegdâ 



250 



LA ZENATIA DU MZAB 





IMPERATIF 


PASSE 


FUTUR 


PRESENT 


Prendre 


aghr 


youghrou 


ad iyaghr 


yetaghr 




(«'•') 


{iour'ou) 


{ad iar') 


{itar, ï. h.) 


Tuer 


anaghr 


yenhri 


ad inaghr 


yenaghr 




{enr") 


(îîlJ-'ow) 


{ad iner'') 




Vaincre 


arna 

\ernou , voy 


yarna 

•. s. V. Ajouter). 


ad iyarna 


yerenna 


Vaincu (êtrel 




yetouarna 
(pas. itouarna) 






Venir 


assed 


youced 


ad iyass 


yetêssid 




{as d) 


{ioiisou d) 


{ad ias) 


{itas ed, f. h, 


Voir 


ergueb 


yergueb 


ad irguel) 


yereggab 



(■lel'ar.^j). 



CONJUGAISON DES VERBES 



Vei'be Manger. 



1'"' p. sing. 


chighr (cAm-'). 


ad echa {ad echar''). 


2"= - — 


lechide{l echid). 


etchide {a techid). 


"à" p. masc. 


yechou {ichou). 


ad iche {ad icii). 


3" — fém. 


techou 


atiche {a tich). 


Ir» p. plur. 


nechou 


aniche [a nich). 


2^^ — masc. 


techim 


etchime {a techim). 


(2"— fém. 


» techiml). 


)> (a techiml) 


3^ — masc. 


echin 


adichine {ad echin). 


(3= — fém. 


» echint). 


» {ad echint). 



PUÉSE.NT {forme Jiabituelle). 



l""" p. sing. tetta (tettar). 

2'' — tetted 

:^c — masc. yettett [itetti). 

3« _ fém. tettett {lettet). 

!<"■ p. plur. nettett {nettet). 

2" — masc. tettim. 

(2" — fém. » tettimt). 

2e — masc. lettin. 

(3« — fém. » {tettent). 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR" 



251 



Ire p. sing. 
Oe 

ÎJ" — masc. 
3* — fém. 

l""*^ p. plur. 
2e — masc. 
(2" — fém. 
3' — masc. 
(3«= — fém. 



Vevbe Voir. 

PASSÉ 

erguebaghr (ergebui'^). 
targuebed [tergebed). 
yergueb [iergeb). 
lergueb [tergef)]. 

nergueb [nergeb). 
targuebim [tergebem). 

» tergebemt). 

erguebine {ergeben). 

» ergebent). 



FUTUR 

edrigueba [ad ergebar'). 
etrigaebed [a tergebed). 
ad irgueb [ad irgeb). 
alirgueb [a tergeb). 

enirgueb {a nergeb). 
etriguebim [a tergebem). 

» [a tergebeml). 

ad 'w^'aeh'xnQ {ad ergeben)- 

» [ad ergebent). 



1" 


P 


. sing. 


2« 


— 


masc. 


3« 


— 


. — 


3» 


— 


fém. 


^re 


P' 


plur. 


Oe 


— 


masc. 


/Oe 


— 


fém. 


3>^- 


— 


masc. 


('3" 


— 


fém. 



PRÉSKiNT [forme habituelle). 

reggueba [reggebai-'). 
teregguebed (tereggebed). 
ierreggab (ireggeb), 
tereggab [tereggeb). 

nereggab [nereggeb). 
tereggabim [tereggebem). 

» tereggebemt). 

reggabine [reggeben). 

» reggebent)^. 



« On reconnaîtra facilement, même à l'échantillon imparfait que 
nous venons de donner de cette langue, qu'elle appartient à la 
grande famille des langues orientales. Elle a quelques caractéris- 
tiques qui lui sont communes avec l'arabe. Le pluriel des subs- 
tantifs se forme assez irrégulièrement, comme dans cette der- 
nière langue, quelquefois par l'addition d'une ou plusieurs lettres 
au milieu ou à la fin du mot, quelquefois même par la suppres- 
sion d'une lettre : toutefois, il est vrai de dire que Tirrégularité 
n'est pas si marquée qu'en arabe. Les substantifs sont indéclina- 
bles, comme dans l'arabe vulgaire. 

« D'autres caractéristiques communes se trouvent dans les pro- 
noms qui suivent immédiatement les prépositions et souvent les 

1. On voit que Samuda n'a pas connu la conjugaison de l'impératif, 
Je participe et les noms d'action. 



252 LA ZENATIA DU MZAB 

verbes dont ils sont le régime, et qui deviennent pronoms pos- 
sessifs unis à des substantifs; ainsi l'on dit « hrar-i » (r'eri) j'ai, 
comme en arabe « andi s ((/jllc); « erguebaghrt» (er^eôar7),jerai 
vu, comme « chouftou » («Aifi-) ; « touchid as», tu lui as donné, comme 
« atitou » (<n,shfi) ; « foussatch » {fous etch, ta main), votre main, 
comme « yedak » (iJa) ; « ahril-as », son bras {ar'il es), comme 
« drâ-ou » (itfijj); car il faut observer qu'à la troisième personne 
singulière, le possessif se forme avec le datif et non l'accusatif; 
ainsi l'on ne saurait dire « ahril at », son bras '. Enfin, le petit 
nombre des temps des verbes et le manque d'infinitif* sont d'au- 
tres points de ressemblance, car l'on dit « aksaghr ad ezoua » 
{akhsar' ad ezouar), littéralement je veux je vais, comme en 
arabe « habbaite nemchi » (^ vl«^)... 

Troisième article ". 

« La langue des Béni M'zabs n'a pas d'article. Les adjectifs qui ne 
sont pas empruntés à l'arabe commencent par un D et ne sont pas 
communs en genre au pluriel; le féminin singulierdérive du mas- 
culin par la substitution d'un T au D et l'addition d'un T à la fin; 
ainsi, « d aouahedi » {d aouah'di), bon; « t aouahedite » {taouah'dit), 
bonne. Et le pluriel par la substitution d'un Tau D, ainsi «daoua- 
hediine» {d iouah^din), bons; « taouahediine » {tiouah'din), bonnes. 
Les pronoms ne suivent pas toujours les verbes dont ils sont le 
régime, mais bien seulement quand le verbe est affîrmatif et 
qu'il est au temps passé ou en quelques personnes du futur; 
quand il y a négation, le pronom précède toujours, ainsi «ouchighr- 
atch » [ouchir' atch), je vous ai donné; « ou ache ouchighr » {ou 
ach ouchir' je ne t'ai pas donné). On aura remarqué que la langue 
des Béni M'zabs a un temps présent, ce qui n'existe pas en arabe, 
à proprement parler, et ce temps se forme quelquefois assez 
irrégulièrement, ainsi qu'on l'a vu pour les verbes boire, manger, 

1. L'auteur a bieu vu que les pronoms suffixes des substantifs diffèrent 
des pronoms suffixes des verbes, mais son expficalion est confuse. 

2. Erreur. Dans l'exemple cilé d'ailleurs, il existe une conjonction ad 
qui manque dans l'expression arabe : la traduction exacte est (j'ai voulu, 
aller) « j'ai voulu que j'allasse. » 

3. Moniteur algérien, IX» année, n» 387, 11 avril 1840. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 253 

aller, descendre, etc. Lorsqu'il y a négation, les voyelles a, ou 
qui se trouvent dans les verbes deviennent i; ainsi « yetaghr »{itar''), 
il prend, «oui yetighr » {oui itir'), il ne prend pas; « youchou » 
{iouchou), il a donné, « oui youchi » {oui iouchi), il n'a pas donné. 
« Nous avons remarqué une particularité qui se retrouve aussi 
dans la langue turque, c'est-à-dire que le gh7' ou ghrain (é^r') de- 
vient quelquefois A- ou koff (^ A;'). Ainsi «yenaghr» (mar'), il tue; 
« oui yenak » {oui inak'), il ne lue pas ;« lèmazouk' l» {tainezouk' t), 
oreille, « timazghrine » {timezr'in), oreilles. Nous énonçons cette 
particularité sans en tirer aucune induction ', car il existe trop 
de différences essentielles entre les deux langues pour songer à 
établir des rapprochements : d'ailleurs, le turc, tiré, comme il 
l'est, de la Tartarie, ne saurait rien avoir de commun avec une 
langue qui a dû avoir son berceau dans la partie occidentale de 
TAsie. » 

C'est par cette sage conclusion que je terminerai l'extrait de la 
notice de Samuda, qui mérite, comme on le voit, une place à 
part parmi ceux qui se sont occupés des dialectes du berbère au 
début des recherches sur cette langue. 

1. Cf. l'oxplicalion de ce phénomène phonétique dans Hanoteau, 
Grammaire kabyle, p. 10; Essai de grammaire tamachek', p. 13. 



25 i LA ZEN ATI A DU MZAB 



III 



VOCABULAIRE MZABITE 

DOiViNÉ PAR nODGSON 

{Notes on JSorthern Africa, the Sahara, and Soudan, New- York, 1844, 
in-8, pp 97-98.) 



aghiul [ar'ioul), pi. eghial {h''ial), âne. 

adjedet [ajeddid), pi. ejoodat (ijoudad), oiseau. 

abi'ichaa [aberchan), noir. 

aghrom [ar'eroum), pi. aghroman, pain. 

alom [aloum], pi. aloman [ilman], chameau. 

agaram [ar^erem], ville. 

abreed [abrid), pi. abredan [ibriden], chemin. 

adil {adil), pi. edillan, grappe. 

ajenou {ajenna), pi. ejenouwan [ijennouan], ciel. 

aman (eau). 

afus {fous,, pi. efessan {ifassen), main. 

ator, faute d'impression pour atoo {ndfiou), veni, air. 

atar {dhar), pi. etaran {idharen), pied. 

ayur {aiiour), pi. eyuran {liaren), lune, mois. 

afoones {afounas), pi. efoonessan {ifounasen), bœuf. 

aizat {aiazldh), pi. aiyzat {iaz/dhan), coq. 

aksum {aisoum), pi. eksaman, viande. 

aghee {ar'i), lait. 

amellal, blanc. 

azgagh {azouggaf), rouge. 

azegzou {azizaou), bleu. 

auragh {aourar), jaune. 

asheban (?), vert. 

aberkush (?), gris. 

amdujel {amdoulchel), ami. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED -HIFI' 253 

amsoog [lamezourl], oreille. 

asgar [asr'ar], bois. 

amgar [amr'ar), vieux. 

amekran [amok'ran), grand, large. 

aifous, droite. 

azelmat {azemmad), gauche. 

adhroos [adrous), peu. 

akkeen (?), loin. 

ardjez (erdjaz), homme. 



ess [ass], jour, pi. ouessen [oussuji). 

ezee {izi), mouche, pi. izan, mouche. 

ethree {itri), étoile, pi. ithran {itran). 

erden [irden], blé. 

ettidj {tfouit : zY'y n'est employé qu'en zouaoua), soleil- 

ejenoo (ajenna), air. 

essanet, hier {ass emiadh). 

essha. (achcha), demain. 

egzer(de l'arabe ojj^^, oasis, île. 

ejdee [ijedi), sable. 

eneggaroo (anec(;drow, dernier ; traduit par erreur par firsi), 

premier. 
entouwa(?), dernier, 
ergeb (de l'arabe v_*sj), voir, 
echemer (arabe j^), être capable, 
essoual [siouel], dire (lis. parler). 
enni {ini), dire, 
etcha {itch), manger, 
essoo [sou], boire. 

eoosh [oucli), efk (n'est employé qu'en Zouaoua), donner, 
echer [etcher), se lever, 
ellee [ilï], être, 
esal [sel], entendre, 
enetsa [netlaha], elle. 
enetseen, inetnitin) elles. 

G 



gabit (arabe i,U!, jardin. 



236 LA ZENATIA DU MZAB 



inna, ce. 

issentee {lisent), sel. 



N 



nish (nech), moi, masc. 

nishnee [nechni], moi, fém. (erreur de Hodgson; nec/inz n'est 
que le pluriel de nicli et s'emploie pour les deux genres), 
nitchnee, nous, 
nichentseen, nous, 
netsa [netta), lui. 
netseneen [netnin), eux. 

S 

shitchee {chetchi), toi. 
shimmee {chemmi), elle (fém.). 
shitsooeem [chetchaouin], vous. 
shimmeeiseen {che te hmitin), vous (fém.). 



terchest [tarchast), pi. terchesin {tirchasin), chaussures. 

tezalut (?), arbre. 

tawoort {taouourt), pi. tawoora [tiouira), porte. 

terist (?), pi. teriseen, fontaine. 

tegalit [tr'allit, jument), cheval. 

tagamert {tajmart), jument. 

tagat {trat), chèvre. 

tenee {tini), datte. 

tezdait {tazdait, palmier femelle), dattier. 

tomzeen {teynzin), orge. 

tamoort (iamour^), contrée. 

tedert [taddart), maison. 

takhamt, cave (maison). 

temsheen [tamchet , figuier), figue. 

tezeree {taziri), clair de lune. 

tafookt {tifaout), lumière. 

tamtot {(amet'tout), pi. tesidnan {tisednan) , femmes. 

teerst (?), pi. teersin, source. 



DE OUARGLA ET DE L"OUED-RIR' 



2-n 



teït {tW)y œil. 
ternis {timsi), feu. 
tedjemoot [tajennout), pluie, 
tafoonest [lafounast), vache, 
taizat [tiaziC), poule, 
temalelts [tazdelt], pi. temalelin, œuf. 
tesint (lisent), sel. 
tegzerlh (de l'arabe 'ejy-), île. 
terroua [iaroua, postérité), fils. 

tebjena {tabejna), pi. tehjenaween {tibij ni oui7i), tête. 
tamert [Imarl], barbe, 
tamdurt [tameddourt], vie. 

tamdint, mort. — H y a sans doute ici une ligne sautée : le 
manuscrit de Hodgson devait porter : 
tamettant, dealh (mort). 
tamdint, tow^n (ville). 

tralet, colline (en m'zabi aourir; tralet se rattache sans doute 

au mot ir'il, en zouaoua, crête). 
temsoolest (?), rue, pi. temsolesseen. 
tergit [lirr''it), braise, 
tefowan [ioufaouin), branches d'arbre. 
tinna, cette. 



egen, 1. 
seen, 2. 
sharot, 3. 
okuz, 4. 
sems, 5. 
suz, 6. 
sa, 7. 
ta, 8. 
tez, 9. 
merou. 10. 
meroudegen, 1 1. 
meroudeseen, li2. 



NOMS DE NOMBRE 

merousharot, 13. 

meroudokuz, l^. 

seentemeroueen, 20. 

sharottemerouecn, 30. 

okuztemeroueen, 40. 

merou merou, " 

zoowenist, 

seen toowenisan, 200. 

meron [sic) toowenisan, 1000. 

toowenist amagarant, 4000. 

merou toowenisan amagaranan,10000. 



100. 



n 



§58 Ik ZENATIA DU MZAB 



IV 



VOCABULAIRE DE L'OUED-RIR' iWADREAG) 



D APRES HODGSON 



{Notes on Northern Afrlci, pp. 99-100 : A vocaoulary ofthe Erçiîiah dinlect 
of the Bn'her language : it is usâd in the Oiies of Wair^aj ani Wur- 
gelah.) 

Aman, eau. 

aghroom [ar'croum], pain. 

atsum {aisoum), viande. 

algom [alem], chameau. 

anazdag [amezd'ar"), pi. emz lagan [im?zdar'en), village. 

adil, grappe. 

agliiul [arioid), âne. 

ajedet [ajdidli), oiseau, 

aghogul {arouggnl), noir. 

amellal, blanc. 

azegzou (azizaou), bleu. 

abreed [abiid], route. 

ayur (aiour), pi. eyaran [aiourj/i], lune, mois 

akla (ar. Jià) ?, petit. 

amgar (amr'ar), vieux. 

amekran {mak'roun, grand), large. 

amdakkel {amdouhel)y ami. 

asgar {asr'ar), bois. 

atoo iadhou), vent. 

amzar, pluie. 

ardjez [ar/'az), homme. 

afus [nfous), pi. efessan {ifassen), main. 

Essegass {aseggas), année. 

ess (ass), jour. 

eghed {idfi), nuit. 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 2o9 

ezee (m), pi. ezan (izan), mouche. 

eshemsh [ichmej], nègre, rapproché à tort par Hodgson de 

l'arabe , „^^. 
emendee [imendi], blé. 
ejen (idjen), un. 
etheree {itri), étoile. 

Gabit (de l'arabe 4jU), jardin. 

Haisht (ar, âj^^U,, bête de somnae), mule. 

Oozer [doussar), vieillard. 

oorer [aourir], montagne. 

Temsheen [tamechchint, figuier], figue. 

tedderth [taddart], pi. tedderin {tiddarin), maison. 

tilleesee [lelousï], beurre. 

tomzeen [thiizia], orge. 

tabekrath (arabe iju], vache. 

tamoort (tamourt), terre, pays. 

takhamt, pi. takhaman , tente de poils. 

temsheen {(imechian, figuier), figue. 

tenee [tini], datte. 

tezdaith (/e2c?ai7, palmier femelle), pi. tezdain [tizdain], dattiei . 

tegalit [Irallit)^ jument. 

tamtot [tameVt'out], pi. tesiduan (<ï5e(/nan), femme 

tefoït {t fouit), soleil. 

tezeree {taziri), clair de lune. 

thala [lala], pi. thalov/een (taliouin), fontaine. 

teït [tit"), œil. 

teït enthala [tif n lala), fontaine;, source. 

temis [timsi), feu. 

tezemoot {asetnmadh), froid. 

lesint [tuent], sel. 

tehaizet {liazW), poule- 

temert [tmart), barbe. 

tenzer [tinzerl], nez. 

temdjit [lamdjit), pi. temdjeneen, oreille. 

tuggurt, fém. tukkurt [t.ekliort), sèche. 

tegzer, toouzur [ir'zer], rivière, vert (confusion avec izeri, chih'). 

Ikoor [ik'k'or], sec. 

ikf [ikhf], pi. ikfouwan (pi. ikkfaouen), tête. 



260 LA. ZENATIA DU MZAB 

inshoosh (imi), bouche. 

idjdee [ijedi), sable. 

ille (^7/^), fille, pi. isi. 

Memmi [ammi), fils, pi. errowee [taroua). 

Ooltsma [outma), sœur. 

ommoa {ouma), frère. 

Zamel (ar 4I..IJ. bête de somme), cheval. 



NOMS DE NOMBRE 



ejen, 1. 
seen {sin), 2. 
teltsa (ar. ^*X'), 3. 
arbâ (ar. iujjl), 4. 



PRONOMS INSEPARABLES 



ikf [iklif), tête, 
ikfeek [ihhfîk)^ ta têle. 
ikfeou {ikh/iou), ma tête, 
ikfts [ikhfis), sa tête. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 261 



v 



VOCABULAIRE MZABITE 

EXTRAIT DE DUVEYRIER 

{Notizen iiber vier herherische Vôlkerschaflen [Zeitschrift dcr deutschen 
morgenlœndischen Gesellschaft, t. XU, 1858, pp. 176-18C]). 

Blé, irden. 

Bouche, imi. 

Brebis, ùfrits' • [oufrilcli). 

Caravane, tirg'eft [tirdjefi). 

Chameau, alam [âlam). 

Chemin, abrid. 

Cheveu, zau {zaou). 

Cinq, semmez. 

Corde, tiainli. 

Cuir, ajlim. 

Dents de devant, liâmes {lirmès). 

Deux, sen. 

Dix, merau [meraou). 

Eau. amèm. 

Femme, tamtut itamloul). 

Figuier, tamkait. 

Fleuve, igzer [ii-'zer). 

Gerboise, agerda [aferda). 

Gouttière, suflr {soufir). 

Herbe, izri. 

Homme, erg'ez [erdjez). 

1 J-ai reproduit la transcription employée par M. Duveyrier et reslilu.- 
entre parenthèses la transcriplioa des mêmes mots d'après le système 
adopté par le général Hanoleau. 



252 LA ZENATIA DU MZAB 

Huit, te m. 

Insecte, tajlisl. 

Jardin, gabet [rahet). 

Lune, laziri. 

Main, fusts' [fonsetch, ta main). 

Maison, deddert. 

Molaires, ) ^. . 
■BIT T ( tissira. 

Moulins, ) 

Mzabite, eglem [er'lem). 

Nègre, aberts'en [aberlchen). 

Neuf, tes. 

Nez, tinzer. 

Oiseau, ajdèd. 

Or, ui'ak [ourak). 

Oreilles, timzegin {f.imzer'in). 

Orge, tarazèn. 

Palmier, tezdait. 

Papillon, timdiaz. 

Peau, ajlim. 

Pied, darts' [darelch, ton pied). 

Pierre, adgar [adrar). 

Plante, tilitti. 

Pluie, fairnut (tadjmout). 

Poitrine, es's'eren [echclieren). 

Porte, tauert [taouert). 

Poule, razit {sic pour t/azit'). 

Prosterner (se), kaiim. 

Prunier, taberkokt. 

Puits, tirist. 

Quatre, bokkor [sic pour okJwz). 

Rue, aglet^(a?'7erf). 

Sable, ijdi amellal. 

Selle, tehauit [tekiouit). 

Scorpion, tgardemt [tr'arderat). 

Sept, sa. 

Six, soz [çoz). 

Soleil, tefuit [te fouit). 

Soudan, tamdint mis'emjen [tamdint m ichemjnn). 

Tente, tahhant [takhkliant). 

Terre, tamort. 



DE OUARGLA ET DE L'OUEU-RIIV 263 

Tombeau, ani. 
Trois, s'aaret [chaaret). 
Un, iygen. 
Vent, adu [adou). 
Ville, agrem [ar'rem). 
Viande, aisum [nisoum). 
Vipère céraste, telefsa 



264 



LA ZENATIA DU MZAB 



VJ 



PARABOLE DE L'ENFANT PRODIGUE 



(Aus Briefen von Herrn Duveyrier, Zeitschrlft der deutschen morgenlœn- 
dischen Gesellschaft, t. XIV, 18j0, pp. 550-555). 



Luc, XV, 



11. Ilaa ijdraren dîilet takdimt ârg'az ierô sen 
//an ijdraren doulet tak'dimt ardjaz lero sen 
Années nombreuses du temps ancien un homme avait deux. 



elwas'ul 

elouachoul 
fils 



zaalken, 

zaâlken. 
grands. 



12. Inneyâs 


amezzâti 


ibâbàs : 


îec'er 


us'id 


Inneias 


amezzan 


i babas : 


letcher 


ouclild 


Dit à lui 


le petit 


à sou père : 


Lève-toi 


donne 


tûntiiik s 


Liitlic' 


bàbànsen 


iezung' 


aitlis 


tountiouli' s ouiilitch 


bàbânsen 


iezoundj 


aitlis 


ma part de 


ton bien 


père d'eux 


partagea 


son bien 


jarâ-n-sen. 










jaransen. 










entre eux. 










13. Ussân 


drus 


is'emmor 


amezzân 


aitlis 


Onssan 


drous 


ichemmor 


amezzan 


aitlis 


Jour 


peu 


prit 


le petit 


son bien 



izzua 

izzoua 
il alla 

iesefsed 

iesefsed 

il dépensa 

14. 



el 



g 

r'e/ 
vers 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-HIir 26t 

temûra tijdrâren iaamer dis 

temoura tijdrâren idmer dis 

des pays éloignés il vient là 

aillîs tisednan. 

aitlis tisednan. 

son bien (avec) des femmes. 



Ami 

Ami 
Lorsque 

imendî 

imendi 
le grain 



ierzî fimânës 

ierzi fimanes 

il eut dépensé à sa volonté 



les' 

lech 
point 

15. 



legla 

ier'la 

fut cher 

gers 
r'ers 
chez lui 

Izziiâ 

Izzoua 
11 alla 



wâlu 

oualou 
beaucoup 



iêkîmed 

ieh'imed 
il demeura 



tàmëdint enni 

lamedint enni 
(dans) ville cette 

d amës's'aro 
d amechcharo 



s eriâl 
s erial 



ûla 

oula 
aucune 

al 

al 

vers 

iâzeiit 

iazent 



pour de l'argent, il envoya 

derây n ielmân. 

d erài 
berger 

16. 



d es'ra. 

d echra. 
chose. 

wergâz 

ouergaz 

un homme 

ei'g'azû 
erdjazou 
cet homme 



adihëdcm 

ad ikhedem 

pour travailler 

làmortes 

tamorles 
(vers) sa terre 



gers 
fers 
chez lui 

isâr 

isar 
il devint 



n ielman. 
de chameaux. 



Mit ta 

Mitla 

Alors 



es s eg er 
echchedjer 



illà 

il la 
mais 

ti tient 

tittent 



arbres que mangeaient 



ul is's'i ge 

oui ichclil r'e 

point il mangeait sinon 

ielmân. 

ielmân. 
les chameaux. 



tifrày n 

tifrai n 
les feuilles des 



17. 



lergeb 



limànes iëkkar limanes : Bâbâiok 

lergeb l imanes leUk'ar l imanes : Babaiok 

Il vit d'après son âme il dit a son âme : Mon père 



266 

gers is'emjèn 

r'ers ickemjen 

chez lui esclaves 



US SU 

ouchchou 
nourriture 

lemetlâl^g 

temettater' 
je meurs 

18. Imàro 

Imaro 
A présent 

hâbâok 

babaok 
mon père 



r.A ZEN ATI A DU MZAB 

ieglob as's' 
lerHob achch 

beaucoup 

d âwahâdi, • mitla illà 

d aoiiahadl, milta illa 

bonne, maintenant mais 



s echcherr 
de faim 

ahseg 

akhser' 
je veux 



asinig : 

asinir' : 
je lui dirai : 



S tagag 

chtagaf 

il me manque 

âdebbedeg 
ad ehbeder' 
je me lèverai 

là bà tegidi 
lu ba iegidi 
père j'ai fait 



iggen 

iggen 
chacun 



nechchl 
je 

kull s'ï. 

koull chi. 
toute chose, 

âdzuig 

adzovif 

pour aller 



gers 

r'ers 

chez lui 

iraâro 

imaro 
à présent 



g erac 

djeratch 
envers toi 



ad Rebbi. 

ad Rebbi. 
et Dieu, 



gel 

vers 



S ra 
dira 
chose 



dus'lîin 

douchfoun 
mauvaise 



19. Rarag 
K'araf 
Je dirai 

memmic' 

memmitch 
ton fils 



ualgisseg â'Jsellen 

ou algisspy adsellcn 

je n'aime pas que nomment 



aljsi an 

ah lis } an 
aime-moi comme 



Iggen 

iggen 



un 



mîdden nes's'i 

midden nechchi 
les gens moi 

sîs'enijenec'. 

sichemjenetch. 
de tes esclaves. 



20. 



Mitla 

Milta 
Alors 



illâ 

illa 
mais 



sebaaid 

sebâid 
de loin 

ihabbi 

i/i'abbi 
il bnisa 



iùsid 

iousHd 
il vint 



ihann 

ill'ann 
il eut pitié 

tittâwinës 



gofs 

r'efs 
de lui 



ger 
djer 
entre 



titlaouines . 
ses veux. 



elbâbâs. 

elbabas. 
à son père. 



jgar 

irar 
courut 



Netta 

Netta 
Lui 



gers 

r'ers 
vers lui 



iergebt 

iergebt 
vit 

iaangas 

iaângas 
l'embrassa 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RTR' 



267 



21, Inneyas memmîs g'îg s'râ dus'tûn g'erac' 

Jnneias memmis djif chra d ouchtoun djeratch 

Lui dit son fils j'ai fait chose mauvaise envers toi 

ad Rebbi illâ assu ulgisseg âdsellen mîdden 

ad Rehbi illa assou oui r^isser' od sellen midden 

et Dieu mais aujoiird'liui je n'aime pas que nomment les gens 



nés s 1 memmic awyi an 

nechchi memmitcli aouii an 

moi ton fils recois-moi comme 



iggen SIS emjenec . 

iggen sickemjenetch. 

un de les esclaves. 



22. 



Bàbâs 

Babas 
Son père 



issiwel 

issiouel 
appela 



is emjen : 

ichemjen : 
les esclaves : 



lâsmit tawahadît 

tasmit taouah^adit 
une chemise belle 

d âwahadi ég'etes 
d aouah'adi edjet es 
beau placez-le 

idârenës. 

idarenes. 
à ses pieds. 

23. Awîtes ûferîs' 

Aouiles ouferich 
Apporlez-lui une brebis 

bâs'âk annefrab. 

bachak annefrali'. 



sired 

sired 
habillez 



n^'sl 

nast 
lui avec c 



lie 



Eyyau 

Eiiaou 
Hé 

âuted 

août ed 
apportez 



âuted 

août ed 
apportez 

zakar 

zakar 
anneau 



dâdos 

dados 
à son doifit 



ég'etes 

edjetes 
failes-à lui 



terc asin 

tertchasin 
des souliers 



as'etlâr 

ach'Htar 
grasse 



egest 

er'est 
éfforgez-la 



essoNvùtesl 

essoououlest 
faites-la cuire 



avec quoi nous nous rej 


ouïrons. 




24. Alâ 


bâler 


batla imût imâro 


idder 


A la 


khaVer 


bat ta imout imaro 


idder 


Parce 


que 


avant il était mort à présent 


il vit 


iltûg îjemod 


; imâro 


ufihl. Fârabân nefus 


nsen. 


ittour' ijemod 


imaro 


oufikiu. Faralian nefous 


7tsen. 


il était perdu 


à présent 


retrouvé. Ils réjouirent âmes 


d'eus. 



268 



25. Memmis 

Me mini s 

son fils 



LA ZENATIA DU MZAB 

amokran izzuâ tâmortes bâs'âk 

tarnortes hac/iak 

(dans) son pays pour que 

teddârtës baad 



amoliran 
Srand 



izzoua 
alla 



adihedem lâmort. liised gel 

ad ikhedem tamort. loused r'el teddartes baâd 

il travaillât la terre. Il vint vers sa maison après que 

izzuâ gel teddârt en bâbâs îsel elhass en 

izzoua r'el teddart en babas isel elh'ass en 

il fut allé vers la maison de son père il entendit le bruit du 

tôbel tems'ûlt duerkaz. 

Vohel temcho'ult d ouerk'az. 

tambour de la flûte ft de la danse. 



26. lezaak 

lezâak 
Il appela 

Batta yu. 

Bat ta y ou. 
Quoi cela. 



iggen is emj 
iggen ichemj 
un esclave 



issestent inneyâs 

issestent inyieias : 

il l'inten^oi^ea il lui dit : 



gel 



27. Inneyas is'emj : [uwâc' à amezzan 
Inneias ichemj : lououatch d amezzan 

Dit à lui l'esclave : Ton frère pelit 

ûferis' 

ouferich 



]gerses 

ir'erses 
a éaovsé 



bâbàc' ne lia 

r'el babatch netta 
vers ton père lui 

alâ bâter iûderd elafiet. 

dla khaCer ioudherdh elâfiet. 

parce que il est revenu (avec) la santé. 



une brebis 



iùsëd 

iouçedh 
est venu 

d as'etlâr 

d achettar 

grasse 



28 



. lùwes 

Joues 
Son frère 



Aultes 

Aoultes 

Tu n'iras pas 



ô-pl 



rel 
vers 



amokran 

amok'ran 
grand 

teddârt 

teddart 
a maison 



iedik ienber dis 

iedhik' ienher dis 
fut en colère là-dessus 

en babaôk. 

en babaok\ 
de mon père. 



inneyas : 

inné ias . 
lui dit : 



29. lefegd 

le fer' d 
Sortit 



DE OUARGLA ET DE LOUED-RIR' 

bâbâs sleddàrlës ilûwwum 



babas 
son père 



memmîs issîwel 

memmis issiouel 

sou fils répondit d'après sa volonté 



steddartes 
de sa maison 

fimànes 

f imanes 



ilououm 
il hlâma 

inneyâs : 

inneias: 

il lui dit 



269 

gofs 

rofs 
contre lui 

la bâ 

la ba 

père 



ergeb 

ergeb 

vois 



nes's'i isuguâssen hedem 

nechc/u isouggouasen kliedem 
moi des années je travaille 



ul g' e ri ha ûlec' 

oui djerih'a o^detch 

point j'ai blessé ton cœur 

bâs'ak 

bachak 



rdrc' ieglob 

roretch ier'lob 
pour toi beaucoup 

es'ec'c'i uaitùs'îd iila 

echetchi ouaitouckid oula. tar'at 
et toi tu donnes aucune chèvre 



la gai 



atlàgarsa 

attar\irsa. 



âdfarha 
adfark'a 



pour que 



nous l'égorf^ions et nous nous réjouissions 



nés s 1 

nechchi 

moi 



d imduc^âliuk, 

d imdoutchaliouk. 

et mes amis. 



30. 



Wuni 

Ououni 
Celui-là 



elmuhabbet 

elmouliabbet 
par amour 

gersedes 

rersedhes 
tu lui as égorge 



memmic 

memmitck 
ton fils 



aitb'c' 

aitlitch 
ton bien 



gaa 
gaâ 
tout 



en 

en 
des 



lisedenân 

tisedenan 
femmes 



assu 

assoti 
aujourd'hui 



netta 

netta 
lui 



iêsefsed 

iesefsed 
il l'a dépensé 

iûsed 

ioused 
vient 



ûfërîs' 

ouferich 
une brebis 



d as'ettàr. 

d achetlar. 
grasse. 



31. Inneyâs bâbâs s'ec'i attaamerd geri idisiûk 

Inneias babas chetchi attaamerd r'eri idisiouk' 
Lui dit son père loi tu demeures près de moi à mon côté 

dîma aitliuk gaa d aitlic'. 

dima aitliouk' gaâ d aitlitch. 
toujours mon bien tout ton bien. 



270 


LA ZENATIA DU MZAB 




32. Alemkénni 


annefrah 


alâ hâter 


iuuwoc' 


alemkenni 


annefrah' 


àla khaCer 


iououotch 


Pourquoi nous réjouissons-nous parce que 


ton frère 


d amezzân itlûg 


imût 


imâro idder 


ittùg 


d amezzan ittour' 


imout 


imaro idder 


iltour' 


petit il était 


mort 


à présent il vit 


il était 


ijemod nàfi. 








ijemodk nafi. 








perdu retrouvé. 









Commentaire. 



XV, 11. Ilan. années, peut-être à rapprocher du touareg aliel, 
II*, jour. — *dulet = ar. AJji. — *lakdimt — forme berbère fém. 
de y>^. — arr/az, cf. rac. R G Z. — iero pour iarou, qui signifie à 
proprement parler enfanter, mettre bas; cf. rac. R OU. — ^^y^-, 
n. dénombre; cf. Gram., § 81-82. — e^t'a^-'HY se rattache sans doute 
à la racine B CH L. qui a donné au Dj. Nefousa bouchil, J^-^j-'. 
— zaalken, 3" pers. masc. phir. de Taor. ; cf. Z A L K. 

12. Inneyâs ^ i7ina ias, (11) dit à lui; cf. rac. N et Gramm., 
§ 12; amezzân. La forme amezzian est la seule que j'ai rencontrée 
au Mzab comme dans les autres dialectes ; cf. rac. M Z I. — ihdbds, 
complément pléonastique, cf. Gramm. ^ § 67. — tec'er, à lire sans 
doute ec'er,y^\,k l'impératif et non à l'aoriste; cf. rac. NK R — 
us'id, fi^^-^j, pour us' id, ->^j- Le c? final n'est pas emphatique ; cf. 
Gramm., § 30, et rac. OU K CH. — tuntiuk, ^^j^J, à lire luntiuk, 
^jjZpy. Le k final, marque de la l''« personne {ouok) n'est pas 
guttural; cf. Gramm., § 11. — souitlic , cf. Gramm.,, § 65, et rac. 
I T L. — iezung' ■::^ iezound. Le d Qnal est la particule de rapport; 
cf. rac. ZOUN. — jard-n-sen. On remarquera l'emploi delà prépo- 
sition n entre la prépositionyaj'd (zi/ar)etle pronom complément. 

13. Ussdn, cf. rac. S S. — drus; cf. (Ouargla) ec??'0M5, (r-jp^. — 
"is'eiiwwr z^ ichemmor, de l'arabe ►,>«. — izzud^z izoua, ^jj^', cf. 



DE OUARGLA ET DE L'OUED-RIR' 271 

rac. D. — gel, préposition, pour r'er; cf. Gramm., § 84-^5 — le- 
mûra, pi. de tamourt; cf. rac. OU H. — *iaamei\ arabe j^. — 
du, en lui. — *iesefsed, forme factitive berbère du verbe arabe 
j.*»o, gâter. — tisednan, cf. rac. S D' N. 

14. Âmi, conjonct., pour emmi ; cf. Gramm., §91. — ierzi; cf. 
rac. RZ. — firnânes, cf. rac. M N — 'lâm'èdint, forme berbère de 
l'arabe A.^j^>>. Le mot mzabite est ar'rem, ^J^\ cf. rac. R' R M. — 
enni, adj. dém.; cf. Gramm., § 19.— menofj, cf. rac.MND. — *ieyla, 
-**j, du verbe arabe î^i. — L'expression suivante, wdlu ieklmed 
d ames's'arozjz: oualou iklCimed d amechcharou, doit être traduite 
« en rien il demeura rassasié » : oualou est une négation éner- 
gique employée encore en arabe vulgaire d'Algérie ; amechcharou 
me semble se rattacher au verbe mzabite char, jli^, être plein; 
cf. rac. T' K R. — *les z= / ^Xï- ~ 'J^'^^' L-'V^' ^^ Gramm., § 15, 

— ûla, adj. indéfini. — e.s'ra; cf. rac. K R. 

15. Al, préposition marquant la direction. - ivergâz, à lire sans 
doute ouerg'àz; cf. rac. R G Z. — ad, particule du subjonctif. — 
ihedem, de l'arabe j»^-=^. — sériai, composé de la préposition s, cf. 
Gramm., §84-85, et du mot arabe *Jbj emprunté à l'espagnol rea/. 

— iâzent, cf. rac. Z N et Gramm., § 16. — isàr, jL^j, à lire isâr, 
jL=j, de l'arabe jl-s. — *erâay, de l'arabe ^y.— ielmdn, cf. rac. 
L R' M. 

IG. Illâ, \ parait être la c<° pers. masc. de l'uor. du verbe 
m, ^J, employé comme auxiliaire.— ul, négation. — {^'s'/z^^i.^;, 
cf. rac. TCH. — re, o , altération de l'arabe ^^t (?).— Ufrdy, ^^jsii : 
on trouve d'ordinaire au Mzab laforme ordinaire tefriouin, ^_j>jS^=, 
et à Ûuargla la forme tifrai, cf. rac. F R. — *csseger, de l'arabe 
j^ I. _ tiiient pour tilten[teUen); 3*^ pers.de laforme habituelle 
du verbe ech et lent, ^L^, pron. fém. suflf. plur. mis pour H frai. 

17. *Iergeb, de l'arabe w-^j- — limdnes, vers son âme. — iékkar 
sert de forme d'habitude à ini. — bâbâiok, iok^ziouok, affixe pro- 
nominal de la 1'''^ personne, —iietnjen {ichemjan); cf. rac. S M G. 

— *ieglob, de l'arabe ^i^; le mot mzabi est mennaout, o^jl:--.— 



272 LA ZEN ATI A DU MZAB 

as's' doit être la iouch, ip_^_, il donne. — iggp^n, ^^.,, cf. Gramm., 
§81-82. — aus''s^u,jJ^j, nom d'action, cf. rac. TCH. — d awahàdi 
^Jjîilj!.), à lire d mvahadi, ^A=s.j!:). — nes's'i, ^^}, cf. Gramm., 
§ 9-10. — temeAtàle'g, ^VLxjJ', marquant l'intfensité ; cf. rac. M TH. 
— *ses's'er, de l'arabe ►iuJI. — *s''tagag, *c,^-^, altération de la 
X<^ forme arabe, ^s'^!, employée en arabe vulgaire dans le sens 
d'avoir besoin. — *kull, de l'arabe Jo . — *s'i, de l'arabe ^i^. 

18. Ahseg, cf. rac. KH S. — âdebbedeg, ^^h\ cf. rac. B D. — 
asinig, composé de as, pron. pers., 3e pers. sing. compl. indir., 
et i7iir\ k.^i. cf. rac. N. — bâ, abréviation de baba. — teg'edi ne 
peut signifier j'ai fait : il faut lire edjir'; cf. rac. G. — *rebbi, de 
l'arabe ^jj. 

lo\ Ualgîsseg. ^^jCJj, doit se lire ul gisseg , ^^Jcj. Le verbe 
7''?s s'emploie dans le dialecte du Dj. Nefousa pour signifier « es- 
pérer »; cf. rac. R' S. Cf. d'ailleurs, le vers. 21. — midden., cf. rac. 
D'. — mem7nic\ ^■:,^, cf. rac. M. — an, ^î, la forme ordinaire est 
atn; cf. Gramm., § 91. 

20. lûsid, à lire ioused, .x^y, 2^ pers. masc. de l'aor. du verbe 
as d; cf. rac. S. — *elbâbàs, composé de el, J, particule de direc- 
tion, et de bâbds {babas), son père. — *sebaaid, de la préposition s 
pour .«^ et de l'arabe J-*j, loin. — *iliann^ (•r^' ^^ l'arabe ^^, 
avoir pitié. — *igar, Xxi, de l'arabe ,Lc : le vrai mot mzabite est 

azzel, J',^; cf. rac. Z L. — *iaangas, ^->£:.sij, de l'arabe ^4^> à, la 

IIIc forme, i4Jl-^, embrasser. — *i/iabbi, cr^i, de l'arabe > ^=v. — 

g'er, préposition, cf. Gramm., §8-4-85. — tiltdwinës, àlire tiCaouines, 
^.ijjlîsJ, plur. de ÙC , isJ", avec le pronom affixe; cf, racine T'. 

21. G"ig, i-5>, li'f" pers. de l'aor. du verbe edj, /--i, aor. idjou, 
j^, ; cf. rac. G. — assu, ^^\, aujourd'hui, composé du substantif 

ass, ^f^\, plur. OM55on, jol—j;. et de l'adj. démonstratif ou, ce; cf. 
Gramm., § 19. — aivyi, composé de aoui, ^^, prendre; cf. rac. 
OU I, et du pron. pers. suff. i, ^. 

22. Isshvel, jj^, il parla, du verbe sioul ; cf. rac. L. — àuted, 



bE OUARGLA Et DE LOUÈD-RIR' 273 

JJj!, à lire aouit ed, -^^_j^ impératif du verbe aoui, apportez; cf. 
rac. OU I. — 'tawahadît, fém, de aouah'di, emprunté sans doute à 
l'arabe J-^'j, unique. — sï'ref/, (j^^rrr*^, à lire siredet, ^j^^j--^, habillez, 
'2e pers. plur. de Timpér. de la forme factitive du verbe ired, ùjj, 
cf. rac. R D. — nast pour as t, à lui, elle. — âuted pour aouit ed, 
^-l^. — zakar, rac. Z K R. — dâdos, lisez dhad es, ^-..5 Le», cf. rac. 
DH DU. — terc'asin pour terchasin, w..wlà,jj"; cf. rac. R K S. — 
iddrenes ponr iidhare II es, jj*.!,l^j, à ses pieds; cf. rac. DH R. 

23. Uferis\ pour oufrlck, mouton, mot emprunté à l'arabe; cf. 
Masqueray, Comparaison, p. 74. — as'etlâr, j\::.t.\; cf. rac. CH T R. 

— egest doit se lire r'erstet , ^z^-^jZ, égorgez-le, composé de 
verset, impératif du verbe r'ers, cf. rac. R' R S, et de et^ .jij; 
pron. pers. aff. — essàwutesl, à lire soout et, faites-le cuire, 
composé de sooutei, impératif de soou, forme factitive de ouou; 
cf. rac. OU OU et de et, c^, pron. pers. sufT. —bds'âk, composé de 
'bacli, /ii'-^, emprunté à l'arabe, et de la particule ak, jj'. — 
*annefrah, de l'arabe ^^i. 

' ■ c- ■ 

24. *Ald hdler, de Tarabe^l-U ^U. - imût, cf. rac. M TH. — 
^md7^o, pour imar, temps; cf. rac. M R et ou, ce. — idder, cf. rac. 
DR.— ittug pour itour', verbe défectueux; cf. rac. T OU R'. — 
ufiht, à lire ou/îr't, -Jl-vi^j. I/aoriste de la ire personne ne se ter- 
mine en ^, kh, qu'à Taroudant et à Syouah ; cf. rac. F. — * ne fus, 
de l'arabe (r'j^'- 

25. Amokran, ^^j^^^ cf. rac. M R' R. —tdmortes pour tamourt, 
vOjj^'-'": cf. rac. OU R. — 'iliedem, de l'arabe ^.X:^. — 'baad , de 
l'arabe ^*j. — hass, de l'aralje ^^. — 'tobel, de l'arabe J-.ls, — 
tems'ûlt= tamechoult, ^jù^^!, plur. timechal, J'-i.J; rac. M CH L. 

— 'uerkdz, de l'arabe ^"^j; le changement du ^ en ; est assez 
fréquent; cf. tezaUit, -^JL^i^y, prière, de l'arabe ï^^. 

26. 'lezaak, à lire iezaak {lezaak\ ^Jf^y), de l'arabe 4^;, crier 

— issestent, pour isestount, ^Jl^jZ^^ ; cf. rac. S T N. 

27. luivac zzzioua tek. ton frère; cf. rac. G. — amezzàn, à lire 
ampzzian; cf. rac. M Z I. — igerses =z ir'ers as, i^l^jxj, a égorgé 

18 



274 LA ZENATIA bU MZAB, DE OUARGLA ET DE LOUED-ftlR' 

pour lui. — iûderd, à lire iouderd, ^pj^_, et à rattacher à la racine 
D' R; cf. (Zouaoua) ad'er^ li!, descendre; (0. Rir') adher, yo\, 
tomber. — *elafiat, de l'arabe .^.^UJl. 

28. Imues, à lire ioua s, ij^^^. — *iedik ien/ier, peut-être de 
l'arabe, jt^Jl ^ji-.-^j, le jour fut étroit pour lui. — aultes, h lire 
oui tased, à-^^J Jj, tu n'iras pas; cf. rac. S. 

29. lefegd, pour i^e)-' d. -Xii»; cf. rac. F R'. — *iliïwwum, de 
l'arabe /)i, aor. *Jj. — fimdnes, par lui-même ; cf. rac. M N. — 
isugûasen = isougasen, plur. d'asouggas, cf. rac. S S. — */iedem, 
à lire hedemegz=:hhedemer\ i-j.^^, je travaille. — "ieglob, de Far, 

> -nIc, — g'ej'iha, à \ire*ger/hag, ?i-^y^, de l'ar. ^ ,2^, j'ai blessé. — 

ûlec\ ton cœur, cf. rac. OU L. — es'ec'ci z= d cliPtchi, et toi ; cf. 
Gramm., § 9-10. — uallih'id r= ou ai touc/dd , point à moi tu as 
donné. — làyal, rac. R'. — attâgarsa, à lire alar'ersar\ c,U^iJ^, 
que je Tégorge ; cf. rac. R' R S. — àdfarha, à lire *ad far}iar\ que 
je me réjouisse, de l'arabe ^ ,3. — imduc'aHak, cf. rac. D' K L. 

30. Wuni := ouenni, .Jj. — ^elmuhabbet, de l'arabe ^^s:^. — 
gersedes, à lire tegersed as, .-! ^x^-yi', tu as égorgé pour lui. 

31. Atlaanîèrd, de l'arabe »^='. — idisiùk, à lire idisiouk, com- 
posé de /c/is, côté, cf. rac. D' S, et de louk, pron. sufT. pers. — 

dhna, de l'arabe '••jj'.^. — aitliuk, à lire aitliuk [aitlioiik). 

32. Alejnkenyii, peut-être composé de la préposition arabe *d/a, 
,Jc et de emkenni; cf. en zouaoua akenni, 'cf\; ainsi, damezzan, à 
lire d amezzian. — ncf/«, nous (l'javons trouvé. 



TABLE DES MATIÈRES 



Introduction i 

Bibliographie raisonnée x i 

V^ PARTIE. — Notes grammaticales 1 

11" — Lexique français-berbère 35 

IIP — Textes . . '. 101 

A) Textes mzabites 101 

B) Textes de Ouargla 136 

C) Textes de l'Oued-Rii' 170 

IV^ — Lexique berbère-français 189 

Appendices : I. Vocabulaire mzabite de Shaler (1830). . . . 24i 

— II. Essai sur ia langue des Beni-Mzabs de Samuda 

(18i0) 244 

III. Vocabulaire mZabite de Hodgson (1844). . . 254 

— IV. Vocabulaire de rOued-Rir' de Hodgson (184 i\ 258 

— V. Vocabulaire mzabite de Duveyrier (1856) , . 261 

— VI. Parabole de l'Enfant prodigue, en mzabite, de 

Duveyrier (1857) 264 



Ai<l&ERS, niP. BURPKN ET C", 4, RUEGARNIER, 4. 



18(:^8 4 



PJ Basset, René Marie Joseph 

2395 ^tude 

Z^B33 

1892 



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